Le nom de « Walter » et le mot « résistance », Gilles Perret les a toujours associés. Avant
même de savoir ce que cela signifiait, Gilles savait que son voisin Walter avait été déporté
dans un camp de concentration du nom de Dachau …
Aujourd’hui Walter Bassan a 82 ans. Il vit avec sa femme en Haute-savoie, et mène une vie
pour le moins active. D’écoles en manifestations, de discours engagés en témoignages de la
guerre, Walter continue son long combat, fait de petites batailles, contre toutes les formes de
démagogies, d’injustices et d’oppressions. De même que lorsqu’il avait 18 ans, et qu’il
« jouait » comme il dit, à distribuer des tracts anti-fascistes dans les rues commerçantes
d’Annecy alors occupée, Walter agit en écoutant son coeur. « Je n’ai pas changé », comme il
se plait à rappeler.
Partageant ces mêmes « raisons du coeur », Gilles Perret réalise ici un portrait vivant de cet
homme calme et insurgé. Nous sommes invités à les suivre en passant du Plateau des Glières
à Dachau, à faire des retours en arrière pour mieux comprendre l’Histoire, à partager leurs
inquiétudes face à un monde où l’inégalité et l’injustice gagnent sans cesse du terrain, à poser
les questions qui fâchent...
Sans prétention, et avec la même simplicité et constance que Walter, ce documentaire révèle
l’actualité, l’importance, et la nécessité, d’une résistance au quotidien.
« C’est en Espagne que ma génération a appris que l’on peut avoir raison et être vaincu, que la force peut détruire l’âme et que, parfois, le courage n’obtient pas de récompense. C’est, sans aucun doute, ce qui explique pourquoi tant d’hommes à travers le monde considèrent le drame espagnol comme étant une tragédie personnelle, la dernière grande cause. » Albert Camus
PARCE QUE NOUS N'OUBLIERONS JAMAIS...
"LA RETIRADA"
Le 26 janvier 1939, Barcelone tombe sous l’avancée franquiste. C’est la fin de la guerre d’Espagne.
Pour les républicains, les vaincus, c’est le début de l’exil. De janvier à février 1939, près de 500 000 républicain-e-s vont rejoindre la France par différents points de la frontière pyrénéenne pour ensuite être enfermés dans des camps de concentration. Le col d’Ares, au dessus de Prats de Mollo, dans les Pyrénées Orientales a vu passer quelques 100 000 réfugiés. Aujourd’hui, de nombreuses personnes commémorent chaque hiver La Retirada. Cette marche symbolique dans les pas des républicain-e-s espagnols participe au travail de mémoire que réalisent tous ceux pour qui la guerre d’Espagne garde une résonance particulière dans leur histoire familiale ou politique.
70e anniversaire (1939 - 2009) de la "retirada" : hommage de la CNT-Paris et de la CNT-Perpignan aux antifascistes espagnols exilés en France, déportés à Mauthausen, etc. en vidéo :
Et pourtant, ils existent - Histoire du syndicalisme d’action directe Michel Mathurin
Combien de personnes savent que la CGT, quand elle s’est constituée, était différente des syndicats dits représentatifs actuels.
Entre 1895 et 1914, le syndicalisme révolutionnaire mise sur l’efficacité de la grève générale pour renverser d’un seul coup la démocratie bourgeoise et le régime capitaliste.
En 1906, la Charte d’Amiens est largement influencée par les partisans de l’action directe. Cette influence vient de la 1ere Internationale, de la Commune, de la Fédération des bourses du Travail lancée par Fernand Pelloutier et traversée par le courant anarcho-syndicaliste.
Cet héritage sera revendiqué par la CGT-SR de 1926 à 1939 et la CNT depuis 1946.
Avec les interventions de :
- David Rappe
- Franck Mintz
- Michel Fabre
- Stéphane Dinard
Produit par :
- Acracia Film
- Atelier du Soir
Langue : Français Durée : 64 min Format : avi Poids du fichier : 695 Mo Genre : Documentaire Lieu : France Mot(s) clef : Grèves et luttes sociales License : No-copyright