CHÔMAGE, POLLUTION, MISERE, REPRESSION, EXPLOITATION...
LE CAPITALISME, C'EST LA CRISE !

Grève des sans-papiers / Solidarité de la CNT avec notre camarade Cheikne KOITA

Article du jeudi 26 novembre 2009

Communiqué de presse confédéral du 25 novembre 2009



Depuis lundi 26 octobre, notre camarade Cheikne KOITA est incarcéré à la prison de Fresnes suite à une rixe contre des vigiles venus casser une grève.

Koita participait depuis le vendredi 23 octobre à l’occupation d’un local de la société ISS (nettoyage) avec une vingtaine de sans-papiers afin de réclamer leur régularisation dans le cadre d’un vaste mouvement de grève des travailleurs sans-papiers. Des vigiles se relayant 24h/24 ont empêché les grévistes de sortir et ont bloqué l’entrée aux nouveaux travailleurs venus rejoindre l’occupation. Le lundi 26 octobre, les grévistes se sont dégagés et ont levé le blocage. La police est arrivée et a arrêté deux vigiles extrêmement violents et - pour l’exemple et sous prétexte d’une "accusation de violences" - notre camarade Cheikne KOITA. Après sa garde à vue, il a été écroué en attendant son procès le 2 décembre où il risque en plus d’une condamnation, l’expulsion. La double-peine.

ISS, comme de nombreuses autres entreprises dans les secteurs du nettoyage, du bâtiment, de la restauration, ou dans l’intérim exploite puis licencie ses salariés sans-papiers. Avec ces méthodes, ISS ramasse de nombreux marchés, engrangeant des profits énormes.

Alors que depuis le mois d’octobre plusieurs milliers de travailleurs sans-papiers sont en grève pour leur régularisation et que plusieurs centaines de milliers de sans papiers sont exploités par le patronat en France, le gouvernement vient de publier une nouvelle circulaire de « régularisation par le travail ».

Cette circulaire de par ses critères restrictifs et le principe du traitement au cas par cas est aussi inique et inacceptable que la précédente. Au même moment le ministre de l’immigration Éric Besson se permet d’annoncer de façon arbitraire le chiffre d’un millier de régularisations possibles avant même toute étude des dossiers.

Aujourd’hui, les sans-papiers viennent réclamer par la lutte ce qui leur est dû : puisqu’ils travaillent et cotisent ici, puisqu’ils vivent ici, qu’ils soient régularisés !

La CNT est solidaire de cette lutte et exige la libération de notre camarade Cheikne KOITA et la régularisation de tous les sans-papiers.

Billet de "On Vaulx Mieux que ça !" sur la régularisation de notre camarade sans-papier

Article du lundi 16 novembre 2009






On Vaulx Mieux que ça !

Montage sonore de Radio Canut sur l'intervention de la CNT 69 pour faire régulariser un camarade sans-papier

Article du jeudi 12 novembre 2009



Ecoutez le montage sonore de Radio Canut sur l'intervention de la CNT 69 pour faire régulariser notre camarade sans-papier


Radio Canut

Billet de "Rebellyon" sur la régularisation de notre camarade sans-papier

Article du jeudi 12 novembre 2009





Lire la suite sur :
http://rebellyon.info/Solidarite-avec-le-travailleur.html

[Leur presse] Article de "Metro" sur la régularisation de notre camarade sans-papier

Article du jeudi 12 novembre 2009





Un sans-papier sauvé de justesse

Une mobilisation a eu lieu pour défendre les droits de deux sanspapiers licenciés. Reportage.

49, rue Mercière. Une vingtaine de personnes ont tenté d’occuper le restaurant La Route des pâtes, dans le IIe arrondissement. Motif : faire pression sur l’employeur pour qu’il régularise au plus vite l’un de ses employés, sans papiers. “L’employeur a licencié de façon abusive ses deux commis de cuisine, quand il a appris qu’ils étaient sans papiers. C’est illégal, explique Mickaël Goyot, porte-parole de la Confédération nationale du travail (CNT). Nous allons donc le poursuivre aux prud’hommes et au pénal pour travail dissimulé.”

Distribution de tracts aux passants, message au mégaphone… Au bout d’une heure, un des cogérants sort du restaurant et retire des affichettes “Travailleurs français ou immigrés, même patron ! Même combat”, scotchées sur sa vitrine. “On n’était pas au courant de sa situation”, assure- t-il, en colère. “Nul n’est censé ignorer la loi”, lui répond un des manifestants. S’ensuivent plus de deux heures de discussion entre syndicalistes et gérants.

Finalement, la CNT annonce que le patron s’est engagé dans une procédure de régularisation et remettra un formulaire Cerfa à la préfecture. Il pourrait reprendre son travail dès lundi prochain, grâce à une autorisation provisoire de travail. Son collègue, lui aussi licencié sans motif, a choisi la voix judiciaire. “Mon patron doit comprendre ma situation. J’ai trois enfants, je paye mes cotisations”, dit Thiam, d’origine malienne, 42 ans, dont cinq ans d’ancienneté à la Route des pâtes.

Xavier thouveNot

[Leur presse] Article de "20 minutes" sur la régularisation de notre camarade sans-papier

Article du jeudi 12 novembre 2009





MANIFESTATION POUR AIDER UN
SANS-PAPIERS À GARDER SON JOB


Une mobilisation qui porte ses fruits. Un aide cuisinier malien sans-papiers a obtenu hier de son employeur la promesse d’une demande de régularisation à la préfecture, à l’issue d’une manifestation de militants du syndicat CNT devant l’établissement, situé rue Mercière (2e). Thiam, 42 ans, en France depuis 1999, avait été embauché il y a cinq ans dans ce restaurant grâce à de faux papiers. Il y a un mois, à la suite d’un dysfonctionnement de l’alarme, la police débarque en cuisine et découvre que Thiam n’est pas en règle. Les cogérants du restaurant, qui ignoraient sa situation, l’écartent alors des fourneaux. « C’était un licenciement oral, donc irrégulier. Il ne touchait plus son salaire, ne pouvait pas s’inscrire au chômage alors qu’il a cotisé, déplore Samuel Delor, militant de la Confédération nationale du travail. Alors que les employeurs peuvent, depuis 2008, demander un titre de séjour provisoire pour un salarié sans-papiers. » C’est ce qu’ont réclamé, hier matin, une vingtaine de militants de la CNT, qui avaient recouvert de tracts la vitrine du restaurant. Et déployé une banderole rouge exigeant « la régularisation des travailleurs sans-papiers ». Après plus d’une heure de discussions avec les restaurateurs, ils sont ressortis avec un accord. « Ce n’est que la première étape. Après, la balle sera dans le camp de la préfecture », indique Samuel Delor.

FRÉDÉRIC CROUZET

Billet de l' "Endehors" sur la régularisation de notre camarade sans-papier

Article du jeudi 12 novembre 2009





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Billet de "Jura Libertaire" sur la régularisation de notre camarade sans-papier

Article du jeudi 12 novembre 2009





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Billet de "Bellaciao" sur la régularisation de notre camarade sans-papier

Article du jeudi 12 novembre 2009



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Action de soutien de la CNT dans un restaurant pour la régularisation d'un sans-papier à Lyon

Article du mercredi 11 novembre 2009

A Lyon comme ailleurs, régularisation des travailleurs sans-papiers.



Alors que plus de 5000 travailleurs sans-papiers sont en grève depuis plusieurs semaines en Ile de France pour obtenir leur régularisation, ce mercredi 11 novembre des militants du syndicat CNT Interco et de l'Union Départementale du Rhône de la CNT se sont rassemblés devant le restaurant « La Route de Pâtes », rue Mercière pour réclamer la régularisation d'un salarié travailleur sans-papier de l'entreprise.

Celui-ci travaille depuis 5 ans dans l'établissement et est présent en France depuis 10 ans. Il a décidé de porter le problème sur la place publique pour défendre ses conditions de travail, réclamer sa régularisation et l'application du droit du travail.

Après 1 heure et demie de négociation, un accord a été trouvé avec l'employeur qui s'est engagé à faire toutes les démarches nécessaires pour obtenir sa régularisation. Cette action montre l'intérêt de se mobiliser dans toutes les luttes.

La solidarité des travailleurs finira par payer!






texte du tract distribué :

Aujourd’hui, mercredi 11 novembre 2009, le syndicat CNT Interco 69 a décidé d’occuper le restaurant « La route des pâtes », 49 rue Mercière à Lyon, en soutien à l’un de ses syndiquéEs, commis de cuisine dans le restaurant. Depuis 5 ans il travaille là, sans-papiers.

Aujourd’hui il a décidé de sortir de l’ombre et de lutter pour sa régularisation et pour de meilleures conditions de travail. Il rejoint ainsi les quelques 5000 travailleurs sans-papiers d’Ile de France en grève depuis plusieurs semaines dans les restaurants, les entreprises de nettoyage, sur les chantiers du BTP, etc. Plus largement, leur lutte rejoint celle de toutes les travailleuses et travailleurs, avec ou sans-papiers, qui se battent pour leur dignité et pour défendre leurs intérêts de salariés face à des patrons sans scrupule !

Refusons l’hypocrisie

L’État présente les sans-papiers comme des clandestins et des profiteurs et veut en faire les boucs émissaires de la crise. Alors qu’ils produisent des richesses, qu’ils travaillent, qu’ils cotisent aux différentes caisses de sécurité sociales et d’assurances chômage mais n’en bénéficient pas.
Les patrons et les politiciens qui les servent tiennent un discours qui vise à diviser les travailleurs, en opposant travailleurs français et immigrés, avec et sans-papiers.

Alors que ce sont les patrons qui licencient ! Ce sont les patrons qui précarisent ! Ce sont les patrons qui baissent ou gèlent les salaires ! Cela pour empocher des profits. C’est contre eux et leur politique qu’il faut lutter, pas contre nos camarades travailleurs sans papier !

Patrons et politiciens font croire que la politique de répression de l’immigration préserve les travailleurs français de la prétendue concurrence des travailleurs migrants. En réalité, cette politique ne fait que sur-précariser les travailleurs migrants. C’est de cette situation de précarité que profitent les patrons pour imposer des horaires et des conditions de travail indignes, illégales, en tirant ainsi la situation de tous les travailleurs vers le bas.

C’est donc au contraire la régularisation des travailleurs sans-papiers : qui cassera cette dynamique de nivellement vers le bas qui créera les conditions d’une lutte commune de tous les travailleurs afin de stopper la politique de régression sociale menée par le patronat

Soutenez la lutte des travailleurEs sans-papiers !
Défendez vos intérêts de travailleurs !
Prenez contact avec les syndicats







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