Du forçat de la pige au galérien du stage, du standardiste en intérim au collaborateur régulier, la précarité dans les boîtes de presse se porte plutôt bien.
Très bien même puisque, malgré une concurrence acharnée, la presse, avec un tiers de travailleurs précaires, se maintient gaillardement dans le peloton de tête des activités les plus précarisées. Encore ce tiers ne concerne-t-il que le "cœur de métier", c’est-à-dire les journalistes au sens des conventions collectives, et ne prend-il pas en compte les activités dites "annexes" (informatique, secrétariat, documentation, etc.) d’une boîte.
Mais un taux de précarité élevé n’est pas le seul titre de gloire du secteur presse. Vieux briscard du contournement du CDI, la presse se distingue aussi par le nombre et la variété de ses statuts précaires, témoignant encore une fois de l’imagination dont savent faire preuve les patrons quand il s’agit de gros sous.
Car le travail précaire, c’est d’abord un enjeu financier : exigence de productivité, durée de contrat adaptée aux besoins de l’entreprise, indemnités de fin de contrat minimales voire inexistantes, rémunérations inférieures au CDI et constamment revues à la baisse, baisse ou exonération des cotisations sociales...
C’est aussi un enjeu social, notamment pour ce qui concerne le droit du travail : difficile en effet pour un précaire, le plus souvent isolé, déconnecté de la vie de l’entreprise, soumis à un chantage à l’emploi permanent, de le faire respecter - une situation d’autant plus prégnante dans le secteur presse que s’y développe le télétravail, avec ses risques d’atomisation accrue des travailleurs. Quant à la défense collective des travailleurs, si les précaires peuvent (sous certaines conditions tout de même) être délégués syndicaux ou représentants du personnel, l’exercice relève du parcours du combattant, version kamikaze.
Il est aussi un enjeu social par les divisions qu’il génère entre les travailleurs : entre CDI et non-CDI, mais aussi entre les différents statuts précaires.
C’est enfin, pour le secteur presse, un enjeu idéologique : difficile, là encore, pour un précaire, de s’opposer au contrôle de l’info, et donc de l’opinion, exercé par gouvernement et patronat, et de contester et/ou dénoncer censure et gros mensonges imposés par sa direction. Ou de s’opposer au contrôle exercé par les annonceurs et l’idéologie qu’ils véhiculent.
Vu sa redoutable efficacité comme machine à fric et comme outil de déconstruction sociale, on comprend l’engouement patronal pour le contrat précaire, quelle que soit sa forme. Un engouement tel, d’ailleurs, que pour Mme Parisot et le Medef, la priorité des priorités, c’est le fameux contrat de travail unique, en lieu et place de tous les contrats existants, un contrat précaire bien entendu.
Peut-être, alors, les travailleurs verront-ils mieux la nécessité de ne pas dissocier leurs luttes en fonction de leur statut ?
- Tour de piste de la presse précaire
Profession pigiste "Tu fais quoi, toi, dans la vie ? - Moi ? je suis pigiste." Une réplique fréquente ces derniers temps, au cinéma comme à la télé. Le détournement du terme "pigiste", qui désigne le statut d’un journaliste rémunéré à la tâche, pour lui attribuer le sens de "profession journaliste" n’est pas anodin : en assimilant un statut à une profession il banalise et institutionnalise la précarité dans la presse. Et si la "profession pigiste" est très valorisée par les médias comme par l’industrie culturelle, la réalité est beaucoup moins valorisante. Numéro 1 de la précarité dans la presse, ce statut, réservé à l’origine à certaines professions non postées et à des compétences spécifiques (photographes, rédacteurs, dessinateurs, etc.), s’applique à présent à tous les métiers du journalisme. En 2004, il concernait 20 % des journalistes, un taux en constante augmentation (+ 50 % en 10 ans). Car la pige est une bonne affaire pour les patrons : pas d’indemnités de fin de contrat, congés payés souvent inclus dans le salaire brut, des salaires de base dépassant à peine le smic, et... pas de contrat. Les patrons ont en effet pris la mauvaise habitude de considérer et d’imposer la pige comme une forme de contrat de travail, dans la plus parfaite illégalité, et malgré la loi Cressard (1974), qui rappelle que la pige n’est qu’un mode de rémunération, et que l’absence de contrat équivaut à un CDI. Trente ans après, la quasi-totalité des pigistes continuent de travailler sans contrat et de miser sur la bonne foi de leurs patrons...
Le petit vernis de la précarité : le CDD Il présente quelques avantages non négligeables : prime de précarité, congés payés non compris dans le salaire brut. De plus, soumis à un encadrement juridique strict, il est relativement protecteur du droit du travail : rupture de contrat motivée, égalité de traitement avec les CDI (en principe)... C’est sans doute la raison pour laquelle le recours au CDD plutôt qu’à la pige est généralement le fruit d’un combat syndical, et non du bon vouloir patronal.
Services "annexes" Pour ces services (personnel administratif, informatique, accueil, entretien, etc.), c’est le plus souvent par le biais de l’externalisation que s’est instaurée la précarité. Des services revendus à des sous-traitants, généralement des sociétés de services qui font leur beurre en se débarrassant des CDI pour les remplacer par des intérimaires. Coup double pour la boîte de presse : un intérimaire externe, ça revient moins cher et, ne faisant pas partie de la boîte, ça ne revendique pas.
Correspondants locaux de presse (CLP) Le chouchou de la PQR. Traditionnellement instits, notables ou élus locaux, les CLP ne bénéficient pas du statut de journaliste. Mieux, travaillant sans contrat, payés en honoraires, les CLP ne relèvent même pas du statut salariés et sont assimilés à des travailleurs indépendants. Pas de cotisations sociales, pas de rémunération minimale, pas de contraintes liées au droit du travail : une aubaine pour les patrons de presse locale, qui, en l’absence d’encadrement juridique du recours au CLP, ne se gênent pas pour appliquer ce statut à un nombre croissant de journalistes professionnels (25 000 en 2004). Payés une misère, ne bénéficiant ni de la protection du Code du travail ni de protection sociale, les CLP constituent le Lumpenprolétariat du journalisme.
Le CDD d’usage Réservé à certains secteurs d’activité à caractère saisonnier (dont l’information et l’audiovisuel) et "aux emplois par nature temporaires", il est très prisé dans l’audiovisuel. Au contraire du CDD classique, il peut être renouvelé indéfiniment. Conclu et conçu pour des durées très courtes (un à plusieurs jours), il est le contrat flexible idéal. Et, cerise sur le gâteau, il permet aux patrons de s’exonérer de la prime de précarité.
Stagiaires Qui n’a jamais vu un service ou une rédaction tenir sur les épaules d’un stagiaire, conventionné ou non, bien entendu pas payé ou tout juste indemnisé. Notamment pendant ces glorieuses périodes estivales où, les journaux devant bien paraître tout de même, le stagiaire devient souvent presque le maître des lieux... Sans parler de la non-existence fréquente de tuteur et de réel suivi. Et pourtant on sait bien que le stage est un passage presque obligé pour entrer dans une entreprise de presse à la sortie de la formation. En gros, un bon cheptel de jeunes arrivants corvéables et taillables à merci, sans droit, sans salaire et donc... sans problème !
Travailleur indépendant En pleine expansion en Europe et en France, le statut indépendant chez les journalistes fait d’abord un tabac dans les pays de l’ex-URSS (80 % des journalistes) comme dans les pays anglo-saxons, dont il symbolise parfaitement l’idéologie qui y règne en maître (laisser-faire économique et marché roi). Vendu comme un contrat "de gré à gré", censé résulter à la fois des lois du marché et d’une négociation entre deux parties égales et complémentaires, le "contrat" indépendant est présenté comme la forme idéale de la relation employeur-travailleur. Idéale pour l’employeur, sans aucun doute : d’une part, vu l’état du "marché du travail", c’est lui qui impose les conditions du contrat, d’autre part les termes (rémunération, temps et conditions de travail...) de la relation de travail étant tous "négociés" "de gré à gré", ils ne relèvent pas du droit du travail et ne garantissent aucun filet de protection au travailleur... Pour le travailleur, par contre, c’est une autre histoire : la marge de "négociation " est quasi nulle, il ne bénéficie d’aucune protection, que ce soit sur le plan du droit du travail ou sur celui de la protection sociale.
- Face au développement de la précarité, luttons pour obtenir :
• la transformation en CDI de tous les postes fixes ;
• le paiement en salaire de tous les collaborateurs de presse (Agessa, CLP...) ;
• l’alignement des droits des précaires sur ceux des CDI, en application du Code du travail ;
• l’alignement des droits des CDD d’usage sur ceux des CDD ;
• l’élargissement de l’indemnisation chômage à tous les précaires ;
• la rémunération des stagiaires au tarif du poste occupé ;
• la réintégration des emplois et fonctions sous-traités ;
• un réduction du temps de travail réelle, sans diminution de salaire, et avec embauches en CDI correspondantes.
MANIFESTATION - Environ 2.000 personnes (1.800 selon la police, 2.500 personnes selon les organisateurs) ont manifesté samedi après-midi à Lyon "contre l'extrême-droite et la haine", à l'appel de partis, associations et syndicats de gauche et d'extrême-gauche. Sous un beau soleil et regroupés derrière une banderole proclamant "ripostons au racisme", les manifestants ont défilé de la place Bellecour à la place de la République en passant par le Vieux-Lyon. Peu avant d'atteindre la place de l'Hôtel de ville, quelques échauffourées ont eu lieu entre les manifestants et des militants d'extrême-droite...
"On a assisté à des jets de bouteilles de part et d'autre, mais il n'y a pas eu de blessé, ni d'interpellation", a-t-on précisé de source policière. Dans la foule, flottaient au vent des drapeaux ou des banderoles de la CNT, du NPA, du PCF, du Parti de Gauche, des Jeunesses socialistes, du Mrap, mais également de la CGT, de RESF et des Amoureux au banc public. "Suite à la recrudescence d'actes d'intimidation et de violences de divers groupes d'extrême droite à Lyon", un "Réseau de vigilance 69", constitué de dizaines d'associations, syndicats et partis, avait décidé il y a quelques jours de prendre l'initiative de cette "manifestation unitaire et d'affirmation politique".
"A Lyon et dans plusieurs villes de France, nous assistons à une véritable recrudescence des groupuscules fascistes", affirmait un communiqué distribué aux passants, dénonçant une "véritable politique de recrutement en masse de la jeunesse". Les manifestants, jeunes pour la plupart, ont notamment chanté "pas de quartier pour les fascistes, pas de fascistes dans nos quartiers" et "contre le fascisme et la misère, c'est la lutte sociale qui est nécessaire" ou bien encore "le fascisme, c'est la gangrène".
Samedi après-midi, plus de 2000 personnes ont défilé à Lyon de la place Bellecour aux Cordeliers “contre l’extrême droite et la haine”. Un succès pour les organisateurs*, malgré la quarantaine d’individus venus provoquer la manifestation.
L’appel à manifester contre la “recrudescence d’actions d’une extrême droite violente” a été lancé par le réseau Vigilance 69 regroupant une trentaine d’organisations* (lire notre article précédent). Dans les rues de Lyon, ce sont plus de 2000 personnes (selon la police et les organisateurs) qui ont défilé derrière la banderole “riposte au fascisme”. Dans le cortège, s’affichaient notamment les banderoles et drapeaux de la CNT, du NPA, du PC, du Parti de gauche, des jeunes socialistes, de SUD et de la CGT. Parti de Bellecour, le cortège a gagné le Vieux Lyon. A Saint-Paul, à l’angle du pont Lafeuillé et du quai Bondy, un groupe d’une quarantaine de personnes attendaient les manifestants au cri de la “France aux Français” et en chantant la Marseillaise (voir la vidéo).
Les cars de gendarmes mobiles et les CRS ont créé un cordon pour séparer les manifestants des contre-manifestants d’extrême droite. Des jets de canettes de bière et de pierres ont alors été échangés de part et d’autre, sans faire de blessés. Les CRS ont finalement repoussé la quarantaine de personnes cinq cent mètres plus loin. Il n’y a eu aucune interpellation. La manifestation a pu continuer sans incident jusqu’aux Cordeliers. A l’arrivée, l’un des porte-paroles du collectif tirait le bilan, mégaphone à la bouche : “face aux intimidations de quelques dizaines d’extrémistes, nous sommes plus de 2000. C’est un succès”.
* Alternatifs, Alternative Libertaire, Amoureux au ban public, attac-Rhône, Cabiria, CCRASS, CGA, CGT Educ’action, Collectif 69 de défense des sans papiers, COVRA, CRI, FA, FASE69, FCPE, FSE, Gauche unitaire, JCML, Planning familial, MRAP, NPA, OCL, PAG69, Parti de Gauche, Ras l’Front, RESF, RUSF, Solidaires, Sud éducation, Sud culture, Tous ensemble69, TEMOINS, UD CNT69, CNT Interpro 73-74, UJFP, UPC, Les Voraces,...
Le début des vacances de Pâques aurait pu jouer contre elle. Le temps en revanche était de son côté. En réunissant plus de deux mille personnes dans les rues de Lyon hier après-midi, la manifestation antifasciste organisée par le Comité vigilance 69 a été un réel succès. Sous haute protection policière, et avec un service d'ordre remarquablement organisé, aucun incident ne s'est produit en dépit des provocations de quelques dizaines de jeunes militants d'extrême-droite à proximité de Saint-Paul.
Parti de la place Bellecour vers 15 h 30 derrière une large banderole « Ripostons au fascisme », le cortège s'est disloqué deux heures plus tard aux Cordeliers. Entre-temps, il avait traversé une première fois la Saône au pont Bonaparte pour rejoindre la place Saint-Jean. Là David, de la CNT (Confédération nationale du travail, anarchiste) mais intervenant au nom de l'ensemble du Comité, rappelle le contexte de ce rassemblement : « Depuis quelques mois à Lyon, les fascistes tentent d'imposer leur parole en usant de violences. Nous sommes là pour dénoncer ces pratiques […] la meilleure réponse contre ces quelques dizaines de personnes c'est une réponse populaire, massive et politique ». L'orateur faisait allusion à divers incidents récents comme les agressions contre les manifestants de gauche lors de la venue d'Eric Besson à la préfecture du Rhône pour un débat sur l'identité nationale ou encore de syndicalistes à Saint-Jean ou de sans papiers.
Le cortège, dans lequel il y a énormément de jeunes, beaucoup d'anarchistes et où flottent nombre de drapeaux de la CNT, du Parti de gauche, du NPA, du MRAP ou encore du Mouvement de la jeunesse socialiste, reprend les quais de Saône jusqu'au pont de la Feuillée où la confrontation avec les militants d'extrême droite se limite au jet de deux ou trois canettes et pétards qui tombent aux pieds des forces de l'ordre faisant tampon entre l'importante manifestation et la poignée d'agitateurs. Après quelques minutes de flottement, la marche reprend vers les Terreaux puis redescend tranquillement jusqu'au palais de la bourse.
Une manifestation anti fasciste a réuni plus de 2000 personnes samedi après midi dans les rues de Lyon.
Ce rassemblement était organisé par le Comité Vigilance 69. On a pu y voir entre autre les anarchistes de la Confédération nationale du travail, mais également des membres du NPA d'Olivier Besancenot et des sympathisants de gauche. Les manifestants protestaient contre des agressions imputées à des groupuscules d’extrême droite. Aucun incident n’a été à déplorer.
Samedi 10 avril, plus de 2.500 personnes ont répondu présent à l’appel antifasciste unitaire qui faisait suite à une série d’attaque des nazillons sur Lyon. Manifestation à travers la presqu’île et le Vieux Lyon et prises de parole derrière une banderole unitaire « Ripostons au fascisme ». Récit et photos.
La manifestation, partie sur les coups de 15h de la place Bellecour, a rejoint le Vieux Lyon et la place Saint Jean, lieu connu pour sa fréquentation par les nazillons et par le fait que s’y est produit une des dernières attaques attribuées aux fascistes.
Sur place, entre les drapeaux noirs, ceux de la CNT et des autres organisations et les banderoles antifasciste, une prise de parole a eu lieu, afin de rappeler les dernières exactions de l’extrême-droite lyonnaise et la nécessité du combat antifasciste. Les slogans rappelant que "le fascisme c’est la gangrène, on l’élimine ou on en crève" ou la nécessité de la lutte sociale face à l’état et aux fascistes, ainsi que la solidarité avec les sans-papiers et les travailleurs immigrés, ont fusé pendant plusieurs minutes.
Le cortège, divers tout autant que déterminé, des militantEs du Pink Bloc à celles et ceux du groupe antifasciste radical Les Voraces présents en nombre et masqués comme une partie du cortège, a ensuite repris les quais de Saône en direction de Saint-Paul entre fumigènes et slogans antifascistes. Arrivés à proximité de la place Saint-Paul et du pont menant à l’Hôtel de Ville, le service d’ordre de la manif, alerté de la présence de quelques nervis fascistes cachés derrière des gardes mobiles, a formé un bloc pour y faire face, de même qu’un grand nombre de manifestantEs.
La petite quarantaine de fachos, hools de Gerland et identitaires, s’époumonaient à brailler "bleu blanc rouge, la france aux français", rapidement couverts par les slogans des manifestants : "alerta alerta antifascista" "No pasaran" et autres "antifa".
Les mobiles, après avoir fait un double rang entre les nombreux manifestants et le petit groupe de fachos, ont fini par faire reculer de quelques centaines de mètres les fafs, après que de nombreux projectiles divers soient tombés indifféremment sur les flics et les fachos.
Au bout de quelques minutes, les manifestants abandonnent les fachos à leurs cris réactionnaires et poursuivent la manifestation en direction des Terreaux, puis des Cordeliers, où a eu lieu une dernière prise de parole avant la dispersion de la manifestation.
Face aux exactions violentes de quelques nervis d’extrême-droite, les manifestants ont répondu par l’affirmation politique et populaire d’un antifascisme sans concession.
Aujourd’hui comme hier :
Pas de fachos dans les quartiers,
Pas de quartier pour les fachos !
Entre 1.800 et 2.500 manifestants, selon la police ou selon les organisateurs, ont défilé samedi à Lyon pour dénoncer "l'extrême-droite et la haine". La manifestation a été organisée à l'initiative de partis politiques, d'associations et de syndicats de gauche et d'extrême-gauche. Quelques heurts se sont produits entre des manifestants et des militants d'extrême-droite, sans qu'ils ne donnent lieu à des interpellations. "Suite à la recrudescence d'actes d'intimidation et de violences de divers groupes d'extrême droite à Lyon", un "Réseau de vigilance 69", constitué de dizaines d'associations, syndicats et partis, avait décidé il y a quelques jours de prendre l'initiative de cette "manifestation unitaire et d'affirmation politique".
De 1.800 à 2.500 personnes, selon la police ou les organisateurs, ont manifesté cet après-midi à Lyon "contre l'extrême-droite et la haine", à l'appel de partis, associations et syndicats de gauche et d'extrême-gauche, a constaté une journaliste de l'AFP.
Sous un beau soleil et regroupés derrière une banderole proclamant "ripostons au racisme", les manifestants ont défilé de la place Bellecour à la place de la République en passant par le Vieux-Lyon. Peu avant d'atteindre la place de l'Hôtel de ville, quelques échauffourées ont eu lieu entre les manifestants et des militants d'extrême-droite. "On a assisté à des jets de bouteilles de part et d'autre, mais il n'y a pas eu de blessé, ni d'interpellation", a-t-on précisé de source policière.
Dans la foule, flottaient au vent des drapeaux ou des banderoles de la CNT, du NPA, du PCF, du Parti de Gauche, des Jeunesses socialistes, du Mrap, mais également de la CGT, de RESF et des Amoureux au banc public.
"Suite à la recrudescence d'actes d'intimidation et de violences de divers groupes d'extrême droite à Lyon", un "Réseau de vigilance 69", constitué de dizaines d'associations, syndicats et partis, avait décidé il y a quelques jours de prendre l'initiative de cette "manifestation unitaire et d'affirmation politique".
"A Lyon et dans plusieurs villes de France, nous assistons à une véritable recrudescence des groupuscules fascistes", affirmait un communiqué distribué aux passants, dénonçant une "véritable politique de recrutement en masse de la jeunesse".
Le ton monte à People & Baby. La direction joue la carte de la répression contre les grévistes et la section syndicale CNT fer de lance de la contestation. Un appel à souscription est lancé. Face à la répression patronale, organisons la solidarité syndicale.
- Zone ambition sacrifiée
Le gouvernement poursuit sa politique de démolition de l’éducation. En effet, en cette période où tombent les DHG (dotation horaire globale), qui correspondent aux moyens dont seront dotés les établissements scolaires à la rentrée prochaine, il est clair que le ministère souhaite économiser sur le dos de cette institution même au risque de sacrifier l’avenir de nos bambins.
- Du rififi à la cinémathèque
La section CNT cinémathèque passe à l’offensive judiciaire. Nos camarades n’en sont pas à leur coup d’essai contre leur direction. Aussi quand ils l’assignent en justice, celle-ci a du souci à se faire ! Il s’agit ici de contrer des arrangements obscurs concoctés par la direction ou bien des passages en force (ou en loucedé) de cette dernière, maîtrisant les entorses au droit du travail et les limites de l’expression syndicale.
- Un syndicat sort ses griffes
Que ce soit dans la presse, le nettoyage, l’industrie automobile, le bâtiment, ou l’agroalimentaire, la CNT marque de plus en plus le paysage syndical hexagonal de son empreinte. Le Combat syndicaliste vous propose un tour d’horizon de ces nouvelles sections d’entreprise.
- Ne battons pas en retraite
Des années décisives, notre système de retraites en a déjà connu depuis 1993 : 1995, 2000 (pour les retraites complémentaires du secteur privé), 2003… Mais 2010 sera de nouveau une année décisive parce que le gouvernement et le Medef ne sont pas encore arrivés à leurs fins et qu’ils comptent bien utiliser le déficit record laissé par la crise (produit direct de leurs politiques) pour aller encore plus loin.
- International : Italie
Des travailleurs africains de Rosarno (Calabre) regroupés à Rome, après leur « évacuation » par la police suite aux émeutes racistes du 8 janvier dernier, expriment dans une déclaration (voir ci-contre) leur révolte. Ils veulent signifier à l’Italie tout entière le rôle économique qu’ils jouent dans l’agriculture de ce pays.
- Hommage à Roldán
Francisco Roldán nous a quittés le vendredi 12 mars. Il avait 95 ans.
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