CHÔMAGE, POLLUTION, MISERE, REPRESSION, EXPLOITATION...
LE CAPITALISME, C'EST LA CRISE !

CNT - Infos N° 7, été 2011 Bulletin d’information confédéral

Article du vendredi 22 juillet 2011




Au sommaire :

Édito : BOUCHONS SUR L’AUTOROUTE DU DROIT AUX VACANCES !
La Bourse des travailleurs
Infos d’ici... et d’ailleurs
International
Communiqués

CNT Infos n°7 à télécharger

[ Revue de Presse] Inspection du travail Dans l’étau des objectifs

Article du dimanche 10 juillet 2011

Article paru dans l'Humanité.fr le 7 juillet 2011


Sous couvert d’un renforcement des effectifs à l’inspection du travail, le ministère du Travail a lancé en 2006 une modernisation qui impose aux agents des objectifs quantitatifs d’interventions en entreprise. Inspecteurs et contrôleurs rejettent une politique du chiffre qui dévoie le sens de leur travail.

C’est un signal inquiétant : lorsqu’ils parlent de leurs conditions de travail, inspecteurs et contrôleurs du travail se comparent souvent, spontanément, à France Télécom. « On est France Télécom, dix ans plus tard. Notre hiérarchie manifeste un mépris total pour la culture de service public. Le seul modèle c’est le privé », déplore un contrôleur du travail. « On va accumuler les tensions, puis franchir un palier au-delà duquel il y aura des arrêts maladie et peut-être des suicides, poursuit un de ses collègues. Et là, comme chez France Télécom, il sera très difficile de revenir en arrière, car quand une organisation du travail pathogène est mise en place, elle continue longtemps de produire ses effets. »

Sombre tableau. Pourtant, l’inspection du travail devrait bien se porter, puisqu’elle a bénéficié, officiellement, d’un renforcement historique ces dernières années. En mars 2006, dans la foulée de l’électrochoc provoqué par le drame de Saussignac – deux contrôleurs tués par un agriculteur dans ce village de Dordogne en septembre 2004 – le ministre délégué au Travail, Gérard Larcher, annonce un vaste « plan de modernisation et de développement de l’inspection du travail » (PMDIT). Assez habilement, il semble répondre aux revendications majeures des inspecteurs, réactivées par l’assassinat de leurs collègues, réclamant des moyens humains supplémentaires et un soutien politique à la mission de contrôle de l’application du Code du travail. Ainsi, alors que le corps compte à l’époque 450 inspecteurs et 900 contrôleurs, le PMDIT prévoit la création de 600 postes d’agents de contrôle sur 2007-2010, pour hisser la France – péniblement – à la moyenne européenne. D’autre part, il affirme la volonté du ministère de soutenir, promouvoir et piloter l’action de l’inspection, ce qui se traduira par une « politique travail », alors que depuis la crise des années 1970, il portait toute son attention sur la « politique emploi » de mesures contre le chômage.

« Le PMDIT, c’est un vrai jeu de dupes », déplore aujourd’hui un contrôleur du travail CGT, en service dans le Val-de-Marne. En matière de « développement » des effectifs, le tour de passe-passe a consisté à fusionner avec l’inspection du travail généraliste les inspections spécialisées dans les transports et l’agriculture, qui comptaient 570 agents. Au total, le renfort a représenté moins de 200 postes au niveau national (lire encadré p. 13), alors que, dans le même temps, l’application de la révision générale des politiques publiques (RGPP) sabrait les emplois de secrétaires, reportant sur les agents de contrôle une partie du travail administratif. En revanche, le volet « modernisation » et pilotage de l’inspection s’est, lui, réellement déployé, bouleversant en profondeur le travail des inspecteurs et contrôleurs du travail. « Au lancement du plan, les représentants du ministère avaient prévenu : ils donnaient des effectifs, mais attention, ils allaient encadrer », se souvient Joël Louis, inspecteur du travail, élu CGT au CHS du Rhône.

« Encadrer » signifie que désormais, le ministère du Travail impose aux agents de contrôle des domaines et thèmes d’action prioritaires, avec des objectifs quantitatifs à atteindre. Il s’agit d’appliquer à l’inspection les principes de la loi organique relative aux lois de finance (Lolf), votée sous la gauche en 2001 et entrée en vigueur le 1er janvier 2006 : pour rationaliser la dépense, toute action de l’État doit voir sa « performance » mesurée à l’aide d’indicateurs précis, comparant les résultats à des objectifs fixés chaque année. La Lolf se décline, dans la gestion du personnel, par une individualisation des salaires sous forme de primes versées après évaluation du « mérite », avec tout ce que cela implique d’arbitraire et de mise en concurrence.

À l’inspection, l’arsenal Lolf se met en place. Fin 2005 est inauguré le logiciel Cap Sitère, dans lequel, un an plus tard, les agents de contrôle sont tenus de saisir toute leur activité, pour que les chiffres « remontent » au ministère. En 2008, voilà les entretiens annuels d’évaluation, déterminant l’attribution de parts de primes en fonction des résultats individuels. L’objectif imposé est de 200 interventions par agent et par an, dont la moitié sur des axes prioritaires comme la santé sécurité, le dialogue social, la lutte contre le travail illégal, ou sur des campagnes ponctuelles de quelques semaines ciblées sur les garages, le risque routier, le risque ionisant…

« En soi, est-ce contestable que le ministère ait une politique travail avec des priorités ? En théorie, non, mais à condition que cela ne se fasse pas au détriment de champs entiers du droit du travail, et au détriment de la demande des usagers », explique un inspecteur du travail d’Île-de-France, élu de SUD travail. C’est là que le bât blesse. L’essentiel des actions prioritaires porte sur la santé et la sécurité au travail, en lien avec le scandale de l’amiante qui pousse désormais les pouvoirs publics à se couvrir dans ce domaine, et sur le travail illégal, en relais de la politique de lutte contre l’immigration. « Mais rien sur la durée du travail, la rémunération, les droits des institutions représentatives du personnel, sauf une simple campagne d’information sur la loi de 2008 sur la représentativité, pointe-t-il. On ne nous demande pas d’abandonner ces champs, mais… De même, on sent que la réponse aux usagers n’est plus du tout la priorité de notre direction. »

Pour les inspecteurs et contrôleurs, qui tiennent chaque semaine deux demi-journées de permanence, l’une physique, l’autre téléphonique, où défilent des salariés de plus en plus nombreux et dans des situations de plus en plus désespérées, c’est une « très forte injonction paradoxale, de plus en plus difficile à vivre, entre la demande de la hiérarchie et le travail réel », souligne ce militant. Gilles Gourc, contrôleur du travail à Lyon et représentant CNT, confirme : « Vu nos moyens, on a toujours plusieurs mois de retard dans le traitement des dossiers. C’est déjà difficile d’accueillir les gens en souffrance, et de leur annoncer qu’on ne pourra pas intervenir dans un délai raisonnable. On voit les gens s’effondrer. Si en plus on essaie d’atteindre les objectifs de la direction, on va souffrir. Je préfère avoir des mauvais chiffres, et me reconnaître dans mon métier. » Un autre contrôleur, exerçant dans les Hauts-de-Seine, ne décolère pas : « On nous demande de contrôler des entreprises sur le risque routier, mais les livreurs de pizza qui roulent avec des pneus lisses et sans rétroviseur n’entrent pas dans cette campagne. À quoi ça rime ? »

D’après le ministère, le pilotage de l’inspection du travail vise à améliorer l’« effectivité du droit du travail ». « Mais toujours plus de chiffres, toujours plus d’interventions, sans regarder la qualité, ça ne signifie rien, c’est seulement de l’affichage », proteste Joël Louis, de la CGT. « Si l’objectif était vraiment le respect du Code du travail et la protection des salariés, il y aurait d’autres moyens, bien plus efficaces. Par exemple, des réunions avec les parquets pour expliquer l’importance de l’ordre public social, pour qu’ils poursuivent autant dans le domaine social que sur la sécurité routière ! Rien n’est fait, nos PV sont transmis avec une simple lettre de notre directeur, sans même une explication sur l’importance de poursuivre. » Par ailleurs, les promoteurs du « pilotage » sont les mêmes qui, dans ces années 2000, par les 35 heures et les lois Fillon, ont multiplié pour les entreprises les possibilités de dérogation, qui compliquent la tâche des inspecteurs pour contrôler le respect du Code du travail.

Face à cette politique du chiffre, les agents résistent. Les syndicats CGT, SUD, CNT, organisent des campagnes de boycott de Cap Sitère et/ou des évaluations, qui impliquent un renoncement aux parts de prime et aux accélérateurs de carrière, au nom du « bon travail ». Mais la carotte et le bâton produisent, insidieusement, leurs effets délétères sur la manière de travailler, et sur l’ambiance. « Avant, entre nous, on parlait de ce qui se passait dans les boîtes, raconte Joël Louis. Aujourd’hui, oui, certains collègues ne parlent plus que des bâtons à remplir pour la hiérarchie et la carrière. Le ministère ne demande que ça ! C’est pas évident de résister. Les directeurs réunissent les sections pour donner les instructions, et l’agent qui ne se plie pas reçoit des mails lui rappelant ses objectifs. C’est assez traumatisant, car ça n’existait pas du tout avant. » L’absurdité du système pousse aussi aux comportements déviants, dont la hiérarchie fait mine de s’offusquer : saisies de fausses interventions, contrôles rapides à la chaîne pour remplir les quotas. « Un contrôle du registre du personnel, qui prend dix minutes, compte pour un bâton, tout comme une enquête sur la durée du travail, qui va nous demander énormément de travail », explique le contrôleur CGT du Val-de-Marne. « La politique du chiffre amène à mentir et à faire de l’abattage, puisque ce n’est plus le travail réel qui compte », souligne Gilles Gourc. « Pour sauvegarder le métier, il faut s’opposer à la direction ! »

De la résistance, il en faudra encore puisque le ministère poursuit son travail de « modernisation ». Prochaine étape, la mise en place, avant le 1er janvier prochain dans toute la fonction publique, de la prime de fonctions et de résultats (PFR) qui va encore accentuer l’individualisation des salaires par les primes. En parallèle, le ministère demande aux inspecteurs du travail, qui sont chefs de service, de se comporter en « managers » et de surveiller dans leur section l’application des objectifs par les subordonnés (les contrôleurs), alors que les relations entre collègues étaient jusqu’ici assez égalitaires.

Dans les services, les alertes se multiplient sur la souffrance, sous l’effet de la perte de sens du travail et des restructurations, réorganisations, déménagements, suppressions de postes menées à la hussarde par la RGPP. Avec ce sentiment des agents de vivre ce qu’ils sont censés prévenir dans les entreprises du privé.

Inspection renforcée ou fusionnée ?

En 2006, le ministre délégué aux Relations du travail, Gérard Larcher, annonce la création de 600 postes d’agents de contrôle (inspecteurs et contrôleurs) sur la période 2007-2010, dans le cadre du plan de modernisation (PMDIT). En réalité, c’est la fusion avec les inspections des transports et de l’agriculture (en janvier 2009) qui va permettre d’afficher une augmentation des effectifs. Ainsi, d’après les rapports annuels au Bureau international du travail, en 2006, l’inspection généraliste compte 1 430 agents de contrôle, contre 570 à l’agriculture et aux transports, soit 2 000 agents en tout. Fin 2009, après fusion et application du PMDIT, l’inspection fusionnée compte 2 190 agents de contrôle, soit seulement 190 de plus, au lieu des 600 renforts annoncés.

Fanny Doumayrou

Bulletin de la CNT Construction N°25 - printemps 2011

Article du lundi 20 juin 2011



télécharger le réveil du batiment N° 25 ici

Sommaire

Gestes de luttes
- 8 martyrs pour la conquête des huit heures, Chicago mai 1886...
- Quand Fayat Travaux Publics fait le fayot des pouvoirs publics
- Petites coupures (d’eau).
- Les chevaliers du travail

Batwoman
- On bricole aussi dans les ateliers d’écriture

Urbanisme / Architecture
- L’apogée des villes compétitives
- Détruire ce qui nous détruit
- Grand Paris, le paradis perdu de la croissance

Fiche pratique
- Petite géographie des salaires

Contre culture commune
- Films et SUB-Version
- BD et Bouquins
- Chronique d’échange de savoirs
- Jeux et Blagues

Pour commander des versions imprimées :

Le Réveil du Bâtiment
CNT/SUB 38
102 rue d’Alembert
38000 Grenoble
sub38@laposte.net

Combat Syndicaliste n°358 juin 2011 à télécharger

Article du lundi 20 juin 2011




Télecharger le Combat Syndicaliste n°358 juin 2011 ici

Sommaire: p2 :
Le sabordage de la sécurité sociale continue : empêchons le !
Une lutte bien soignée à l’école des aides-soignant-e-s

p3 :
IKEA et les NAO, innaceptable pour les précaires !
L’éducation nationale, lourdement sanctionnée.

p4 :
G8 de l’éducation et de la recherche : coulé !
L’éducation un problème épineux.
EREA : ça remue chez les parents pauvres de l’éducation.

p5 :
L’acharnement à la poste.
Université populaire, la faculté de se prendre en main.

p6 :
Casse de l’écuation prioritaire laboratoire néo-libéral.

p7 :
Gaz de schiste : la boulette du gouvernement.

p8 :
Vers une révolution en Algérie ?
1er mai sous les balles à Setubal.
Palestine : 2 militants éliminés.

p9 :
Révolte au Burkina.
Journées internationales de l’éducation publique.
« Terre et Liberté »

p10 :
Le capitalisme des mots déguisé en évidence.
Mayonnaise Christ.
Rudolf Rocker.

p11 :
La rue à témoins.
Semons la résistance.

[Leur presse]Les InRocks: Identitaires, skins : la face noire de Lyon

Article du mercredi 8 juin 2011





Assaut de kebab, “marche des cochons”, agressions diverses… entre identitaires proprets et skins avinés, Lyon a aussi une face noire, qui ressurgit. Article extrait du numéro spécial Lyon, en kiosque jusqu'au 14 juin.

http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/66155/date/2011-06-06/article/identitaires-skins-la-face-noire-de-lyon/

[Leur presse] LyonMag: Lyon : forte mobilisation pour dénoncer le local « néo-nazi » de Gerland

Article du jeudi 24 février 2011

Ce sont près de 700 manifestants qui se sont retrouvés mercredi aux alentours de 18h30 place Jean Macé pour demander la fermeture du local à Gerland abritant l’association « Lyon Dissident », brocardée comme « néo-nazie » par les manifestants. Une délégation du collectif 69 contre l’extrême-droite, à l’initiative de la manifestation, a été reçu par le maire du 7e, qui n’a pas pu apporter une réponse immédiate à leur requête.
Jean-Pierre Flaconnèche a mis le local sous surveillance administrative. Impossible de faire plus pour le moment eu égard à la forme juridique du contrat de location du local : un bail privé qui lie l’association au propriétaire. « Le procureur pourrait également s’auto-saisir au regard de la gravité des faits » déclare Bruno Guichard du collectif A Tire d’Aile, qui reproche à l’association ses activités néo-nazies. L’homme a également confié l’inquiétude du collectif à voir se multiplier dans l’agglomération les agressions de l’extrême-droite. Le dernière en date de la fin du mois de janvier, où cinq militants de l’extrême-droite s’en sont violemment pris à une femme de 35 ans frappée au visage à coups de batte de base-ball. Le collectif promet d’ailleurs une manifestation au sortir des vacances de Février pour maintenir la vigilance sur cette recrudescence constatées. « On ira les débusquer jusque dans leur local s’il le faut » s’écrit un participant particulièrement remonté, foulard sur le visage.

La manifestation se disperse confusément
S’il n’y a pas eu d’échauffourées entre les militants des deux extrêmes, les participants les plus véhéments ont tenté de charger les CRS, présents en nombre mercredi soir pour sécuriser le place Jean Macé. Si quelques canettes ont volé, il n’y pas eu d’affrontement, mais le face à face a contraint à fermer pendant une vingtaine de minutes. Un jeune a également été interpelé sur le quai. Les manifestants, suivis sur l’avenue de Saxe par les forces de police, se sont dispersées dans le calme.

[Leur presse]Le Progrès: La gauche extrême en force contre la montée de l’extrême droite radicale

Article du jeudi 24 février 2011






Près de 700 personnes ont manifesté, hier, à Lyon, pour demander la fermeture d’un local abritant une association présentée comme proche de l’extrême-droite radicale
Pas de réponses juridiques. C’est en substance la réponse apportée par le maire du 7 e arrondissement, Jean-Pierre Flaconnèche, (PS,) à la demande de fermeture d’un local abritant l’association « Lyon Dissident ». Une association, selon les promoteurs du rassemblement, proches de l’extrême-gauche, qui abriterait des militants de la mouvance nationaliste et radicale, logée au fond d’une impasse à proximité de la place Jean-Macé. Le local, lui, est officiellement destiné à accueillir des groupes de musique.

C’est donc devant la mairie du 7 e, place Jean-Macé, que se sont réunis entre cinq et sept cents manifestants issus de mouvements et parti politiques de gauche et d’extrême-gauche. Un rassemblement largement encadré par les forces de police qui voulaient avant tout éviter un éventuel affrontement entre les deux parties dont certains membres étaient prêts, et s’étaient même équipés, à en découdre.

La veille, sur leur site internet, les membres de Lyon Dissident avaient mis en garde leurs contradicteurs : « Les associations signataires seront les uniques responsables d’éventuels incidents ou de représailles », écrivaient-ils. C’est donc toute une compagnie de CRS et des policiers de la Compagnie départementale d’intervention qui ont assuré la sécurité aux abords de la place, établissant un véritable cordon sanitaire autour des manifestants.

Le local en question est loué dans le cadre d’un bail de droit privé et aucune infraction n’a été relevée à l’encontre des responsables de l’association. Ce qui rend juridiquement impossible une fermeture des lieux. Les élus n’ont pu qu’envisager « une surveillance administrative ». Trop peu pour les manifestants qui envisagent, à l’issue des vacances scolaires, d’organiser une marche dans les rues de Lyon. Car les manifestants ont une autre crainte, c’est celle de l’augmentation des agressions initiées par des membres de l’extrême-droite. Un chiffre qui serait effectivement en augmentation dans l’agglomération lyonnaise.

Le rassemblement s’est dissous vers 20 heures, après que les CRS aient évacué, manu militari, la place Jean-Macé. Une légère bousculade a provoqué la fermeture de la station de métro une petite demi-heure. Encadré de policiers, une cinquantaine de militants a poursuivi son chemin sur l’avenue Jean-Jaurès.
Geoffrey Mercier

Publié le 24/02/2011

Combat Syndicaliste N°356 de décembre 2010 à télécharger

Article du mercredi 23 février 2011



Télécharger le Combat Syndicaliste n°355 de novembre 2010 ici


SOMMAIRE

ACTUS
- Baud : la CNT gagne en cassation : p 2
- Représentativité chez People & Baby : p 2
- La sarkonnection : p 3

VIE SYNDICALE
- Dans les tranchées du BTP : p 5

JURIDIQUE
- Immigration rime avec discrimination : p 6

HUMEUR
- De la défaite à la victoire : p 7

INTERNATIONAL Retour de Palestine : p 8

CULTURE
- Jolie môme en scène : p 10

PÊLE-MÊLE
- Salut Valérie : p 11
- 84 ans de combat syndicaliste : p 11

Combat Syndicaliste N°355 de novembre 2010 à télécharger

Article du vendredi 28 janvier 2011




Télécharger le Combat Syndicaliste n°355 de novembre 2010 ici

Sommaire:

ACTUS
La CNT en action et en images
Cinémathèque : vive l’hypocrisie !

INTERNATIONAL
La coopérative Aseela des femmes palestiniennes

JURIDIQUE
Élections syndicales dans les TPE

HUMEUR
Ben aime les gens !

VIE SYNDICALE
Le marteau et la truelle
Généraliser les pratiques de lutte

CULTURE
Rencontre avec la Rabia

PÊLE-MÊLE
Répression féroce à Lyon

Réveil du Bâtiment N°24

Article du vendredi 5 novembre 2010



Pour lire ou télécharger ce numéro cliquer sur l'image ci-dessous et choisir l'option voulu :




La version imprimée du journal est disponible au local de la CNT aux heures de permanences



Réveil n°23

Réveil n°22

Anciens numéros du Réveil du Bâtiment

[Leur Presse] Lyon Capital : 200 à 300 manifestants devant le siège de l'UMP

Article du mardi 26 octobre 2010





L'ambiance était bon enfant mardi après-midi entre 14h et 15h30, devant le siège de la fédération UMP du Rhône. Syndicalistes, organisations étudiantes et lycéennes ainsi que des citoyens non-affiliés, en majorité des jeunes, ont entonné les refrains contestataires, sous les fenêtres, restées closes, du 25 de la rue Edouard Herriot. Ils sont venus, une nouvelle fois, protester contre la réforme des retraites.

Ils étaient une petite centaine à 14h, devant le 25 de la rue du président Edouard Herriot. Au mégaphone, Raphaël, assistant social de 31 ans, non affilié et fier de l'être, a demandé à chacun de reprendre en coeur le refrain : « les jeunes dans la galère ! Les jeunes dans la misère ! On n'en veut pas de cette société là ! », poursuivant quelques minutes plus tard avec des variantes : "Jeunes ! Actifs ! Et retraités ! C'est tous ensemble, qu'on va gagner " puis, "c'est pas les salariés ! c'est pas les immigrés ! C'est Sarkozy, qu'il faut virer !" . Une jeune fille brandit une pancarte en carton "Sarkozy, regarde ta Rolex, c'est l'heure de la révolte ! ".

Journalistes et photographes de presse sont venus en masse. Un porte-drapeau de l'UNEF(organisation étudiante) et un autre de l'UNL (organisation lycéenne) se postent derrière Raphaël qui tient le mégaphone. Ils font flotter leurs logos dans le champ des caméras. Tandis que Jacques, improvisé vigile du service d'ordre des syndicats, brassard en tissu bariolé accroché au bras, joue du pipeau en plastique sur un air péruvien, pour détendre l'atmosphère entre deux slogans.

Dans le rassemblement, deux lycéens se tiennent droit dans leurs bottes : "le retrait de la réforme, on n'y croit pas trop ", reconnaît Emile, inscrit en STI (sciences et techniques industrielles) au lycée Aragon de Givors. Olivier, même âge, même cursus, poursuit : "c'est important de montrer qu'on n'est pas d'accord ". Les deux lycéens regrettent que l'UMP soit "majoritaire à l'Assemblée et au Sénat ". Ils voudraient que "tout le monde se bouge et descende dans la rue " pour faire plier le gouvernement. Ils disent que oui, ils sont plus politisés aujourd'hui qu'avant les manifestations. Olivier explique que "ça [l'] oblige à regarder les informations chaque soir, à [se] renseigner" sur le processus démocratique. L'information sur la manifestation, il l'a eue grâce aux médias, BFM T et, France 2 en ont parlé à la mi-journée. Les deux amis ont vérifié sur Internet, sur le site Rebellyon.info, comme beaucoup.

Aucun signe de la fédération UMP


A 15h, le rassemblement a enflé, 200 à 300 personnes sont maintenant sur place. Les syndicalistes CGT de Feyzin ont rejoint les manifestants, ainsi que les fonctionnaires de la région. Ces derniers, plutôt remontés, font brûler un ou deux fumigènes. Les photographes se précipitent pour immortaliser l'événement.

Plus haut, toujours rien. Pas même une fenêtre ouverte au troisième étage, siège de la fédération UMP du Rhône, visé par la manifestation. Quatre CRS sont postés devant la porte de l'immeuble. Au bout de la rue, les gendarmes mobiles attendent tranquillement la fin de la manifestation. Un étudiant de l'Unef tient maintenant le mégaphone. Il reprend des slogans étudiants, mais la CNT lui pique la vedette en chantant plus haut et plus fort : "Union ! Action ! Autogestion ! ". Un instant, on se croirait à Gerland un soir de match, lorsque les supporters se répondent.

La CGT Chômeurs et précaires du Rhône est présente aussi. Ses membres, une cinquantaine dans le Rhône sont inquiets. Philippe Baot, leur représentant explique que déjà aujourd'hui les précaires partent à 65 ans, qu'en sera-t-il demain avec la réforme ? Il évoque aussi l'expérience du CPE et du CNE. "La loi avait été votée , rappelle-t-il, et pourtant, les décrets d'application ne sont jamais parus. Le gouvernement a reculé, souvenez-vous ".

Prochain rassemblement à 18h, place des Terreaux. Les jeunes, très marqués par l'opération policière de jeudi dernier place Bellecour, appellent maintenant à manifester sur la place dessiné par Buren, chaque soir, jusqu'à nouvel ordre.

Par Lucie Blanchard

[Leur presse] Le Progrès : Lyon: le Rhônexpress et le tram T3 bloqués par des manifestants

Article du mardi 26 octobre 2010




Photo d'archives Philippe Juste

Depuis midi, environ 70 manifestants se sont installés sur les voies du tram T3 et du Rhônexpress dans le 3e arrondissement de Lyon, bloquant la circulation de la ligne reliant la Part-Dieu à Meyzieu et de la liaison vers l'aéroport Saint-Exupéry.

Environ soixante-dix manifestants, militants CGT, CNT ou encore Sud (SNUI Trésor Solidaires notamment), bloquent depuis midi le tramway T3, reliant la gare de Part-Dieu à Meyzieu, et le Rhônexpress, la liaison vers l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry.

Pour protester contre la réforme des retraites, ils se sont installés sur les voies dans le 3e arrondissement, au carrefour de l'avenue Pompidou et la rue de la Villette. La circulation automobile n'a elle pas été bloquée. Elle est régulée par quelques policiers présents sur place.

Cette occupation des rails devrait se poursuivre jusqu'à 14 heures.

[Leur presse] Le Progrès - Ain : Une opération péage libre dans l'Ain

Article du lundi 25 octobre 2010



Opération «péage libre» à la Vavrette

Avec les départs en vacances de ce week-end, la pression est momentanément retombée autour de la réforme des retraites. Aucune manifestation de lycéens n'a ainsi été enregistrée hier dans le département et les «hostilités» ont été au moins provisoirement suspendues sur le site de stockage de gaz d'Étrez. En revanche, et parce que la journée d'hier marquait précisément le début des vacances de Toussaint, c'est au péage de la Vavrette à Tossiat, sur l'A40, qu'une quarantaine de manifestants (soixante selon l'intersyndicale), s'est invitée peu après midi. Pour une opération «péage libre» au sortir de l'autoroute qui, si elle a surpris les automobilistes, leur a permis de faire l'économie du péage ou de soutenir les grévistes qui invitaient les usagers de l'A40 à abandonner quelques euros dans la caisse du «collectif départemental pour la grève générale». Une action qui avait reçu le soutien de la CGT, des cheminots, de la CNT (Confédération nationale du travail) et de Solidaires (Sud rail, Sud éducation, Sud commerces et services, Solidaires douanes). Et celle de quelques salariés du privé.



Les automobilistes ont réservé un bon accueil aux manifestants, «à part quelques conducteurs de grosses cylindrées qui ont spontanément refusé le tract qu'on proposait», commentait un manifestant. Un tract dénonçant la contre réforme des retraites et appelant à la mobilisation générale pour exiger son retrait total. Les gendarmes, présents sur les lieux, ne sont pas intervenus, mais un huissier est venu constater l'ouverture des barrières de péage. L'opération a pris fin à 13 heures, sur la promesse d'autres actions pour la semaine prochaine.

Aux pompes à essence, pour finir, la situation était loin de s'améliorer, hier, dans le département. Où l'on comptabilisait 60 stations fermées et soixante en rupture de gazole et/ou d'essence, pour 20 stations fonctionnant normalement, en début d'après-midi. Et c'est dans le Val-de-Saône et la Bresse, qu'on recense les plus grosses difficultés de ravitaillement.

publié le 24.10.2010

[Leur presse] Le Progrès - Ambérieu-en-Bugey : Des manifestants ont perturbé la fin de la journée du Pôle emploi

Article du lundi 25 octobre 2010





Vers 16 heures hier, 80 manifestants, parmi lesquels de nombreux militants de différents syndicats (CGT, SUD et CNT entre autres) se sont introduits à l'Espace 1 500, perturbant ainsi la fin de la journée « 1 semaine pour 1 emploi », organisée pour le Pôle emploi local. La présence pour la clôture de l'événement du sous-préfet de Belley était l'une de leur principale motivation. Mais Didier Doré n'est finalement jamais venu. Seuls Josiane Exposito, maire d'Ambérieu, l'un de ses adjoints, et Damien Abad, arrivé vers 17 heures une fois la journée terminée, étaient présents.

publié le 22.10.2010

[Leur presse] 20 Mn : Les lyonnais se mouillent contre la réforme

Article du mercredi 8 septembre 2010





Article

Combat Syndicaliste N°352 de juillet 2010

Article du lundi 26 juillet 2010

</a>


Sommaire :


People & Baby
Les filles ne lâchent toujours rien !

Cinémathèque
Vague de répression

Sanitaire et social
Haro sur les conventions

Bordeaux
Bilan de la manif pro-choix

Sevelnord
La CNT met le turbo

Jurisprudence
Un point après la loi du 20 août

Billet d’humeur
Ca sent les vacances !

Coupe du monde
Pompe à fric

FAU
Un syndicat de combat !

Makhno
Textes et Mémoires

Festivals
La Belle Rouge et Résistances


En vente au local ou... abonnez-vous, 22 euros pour un abonnement d’un an (11 numéros) soit moins de 2 euros par mois !!!:




Soutenez les syndicats CNT : abonnez-vous !

s'abonner au Combat Syndicaliste

recevoir trois numéros gratuit du Combat Syndicaliste

Chat Noir Tempête N°17 juin 2010

Article du dimanche 27 juin 2010

Le N°17 de Chat Noir Tempête (Revue d'action syndicale de la CNT Santé-Social de Lyon et de sa région) :

cliquer ici ou sur l'image pour télécharger le numéro de juin 2010





Sommaire :

Dans la santé, le social, le public, le privé, les retraites sont en danger

Une section syndicale à la direction du travail

Une section syndicale à l'IDEF

Insultons l’insulteur !

Quand la sécu s'la joue « poucave » !

Le piège des Gratifications !

pour le lire directement en ligne cliquer sur l'image ci-dessous :






Anciens numéros

Fédération CNT des Travailleur-se-s de la Santé, du Social et des Collectivités territoriales

Combat Syndicaliste N°350 de mai 2010 à télécharger

Article du mercredi 2 juin 2010




Télécharger le Combat Syndicaliste n°350 de mai 2010 ici


Sommaire :


- Carnet rose et noir

Le chat noir fait des petits, à Triselec, à laDDTE, à l’Idef ou chez Lagardère.

- People & Baby

Trois licenciements, une mutation disciplinaire et une réintégration à son poste:ce sont les sentences prononcées par la direction de People and Baby au terme des mises à pied conservatoires qui avaient été signifiées aux salariées de la section CNT début mars, le lendemain d’une journée de grève.

- Congrès de la FTE

C’est sur le site de la Freychède, en Ariège, que s’est déroulé du 25 au 27mars le 7e congrès de la FTE (fédération des travailleurs de l’éducation). Seize départements étaient représentés parleurs mandatés tout au long de ces trois jours de débats, de vote des motions et de transmission des mandats fédéraux.

- La Belle Équipe

La Belle Équipe est le nom de la société coopérative ouvrière de production qu’ont décidé de créer quelques cénétistes avec l’appui du syndicat unifié du bâtiment de la région parisienne. Cette scop aura pour activité la réalisation de travaux de bâtiment, en tous corps d’état.

- Juridique

C’est une décision singulière qu’a rendu le tribunal d’instance de Brest le 27 octobre, statuant sur la légalité de la désignation par le syndicat FO d’un délégué syndical n’ayant pas passé la barre des 10%.

- International

Du Maroc au Mexique en passant par l’Espagne ou la Palestine, le Combat syndicaliste vous propose un tour d’horizon des luttes sociales.

- Antifascistes toujours

Ce sont plus de 3ooo personnes qui ont défilé le 10 avril dans les rues de Lyon pour dénoncer les agissements de groupuscules fascistes violents. Les cénétistes étaient présents en nombre pour dire que nous sommes partout chez nous.


Ce numéro contient également un supplément juridique de 8 pages à télécharger ici


En vente au local ou... abonnez-vous, 22 euros pour un abonnement d’un an (11 numéros) soit moins de 2 euros par mois !!!:



Soutenez les syndicats CNT : abonnez-vous !

s'abonner au Combat Syndicaliste

recevoir trois numéros gratuit du Combat Syndicaliste

Supplément au Combat Syndicaliste n°350 de mai 2010

Article du dimanche 30 mai 2010

LA CNT AU COEUR DU COMBAT POUR LA DÉFENSE DU SYNDICALISME DE TRANSFORMATION SOCIALE

A télécharger ici ou en cliquant sur l'image ci-dessous



Sommaire :

Affaire Baud vs CNT :
Lutte des classes vs dialogue social
Un enjeu majeur pour les libertés syndicales

La charte d’Amiens :
Référence historique du syndicalisme français ?

La question juridique des « valeurs républicaines »

Chronique d’un échec juridique :
Le critère de l’audience de la loi sur la représentativité mis en cause par le droit européen

Sommaire du Combat Syndicaliste n°350 de mai 2010



Pour lire en ligne le supplément :





SOUTENEZ LA CNT EN ACHETANT LE COMBAT SYNDICALISTE / ABONNEZ-VOUS !!!



En vente au local ou... 22 euros pour un abonnement d’un an (11 numéros) soit moins de 2 euros par mois !!!:



Soutenez les syndicats CNT : abonnez-vous !

s'abonner au Combat Syndicaliste

recevoir trois numéros gratuit du Combat Syndicaliste

Sommaire du Combat Syndicaliste n°350 (mai 2010)

Article du lundi 24 mai 2010




- Carnet rose et noir

Le chat noir fait des petits, à Triselec, à laDDTE, à l’Idef ou chez Lagardère.

- People & Baby

Trois licenciements, une mutation disciplinaire et une réintégration à son poste:ce sont les sentences prononcées par la direction de People and Baby au terme des mises à pied conservatoires qui avaient été signifiées aux salariées de la section CNT début mars, le lendemain d’une journée de grève.

- Congrès de la FTE

C’est sur le site de la Freychède, en Ariège, que s’est déroulé du 25 au 27mars le 7e congrès de la FTE (fédération des travailleurs de l’éducation). Seize départements étaient représentés parleurs mandatés tout au long de ces trois jours de débats, de vote des motions et de transmission des mandats fédéraux.

- La Belle Équipe

La Belle Équipe est le nom de la société coopérative ouvrière de production qu’ont décidé de créer quelques cénétistes avec l’appui du syndicat unifié du bâtiment de la région parisienne. Cette scop aura pour activité la réalisation de travaux de bâtiment, en tous corps d’état.

- Juridique

C’est une décision singulière qu’a rendu le tribunal d’instance de Brest le 27 octobre, statuant sur la légalité de la désignation par le syndicat FO d’un délégué syndical n’ayant pas passé la barre des 10%.

- International

Du Maroc au Mexique en passant par l’Espagne ou la Palestine, le Combat syndicaliste vous propose un tour d’horizon des luttes sociales.

- Antifascistes toujours

Ce sont plus de 3ooo personnes qui ont défilé le 10 avril dans les rues de Lyon pour dénoncer les agissements de groupuscules fascistes violents. Les cénétistes étaient présents en nombre pour dire que nous sommes partout chez nous.


Ce numéro contient également un supplément juridique de 8 pages


En vente au local ou... abonnez-vous, 22 euros pour un abonnement d’un an (11 numéros) soit moins de 2 euros par mois !!!:



Soutenez les syndicats CNT : abonnez-vous !

s'abonner au Combat Syndicaliste

recevoir trois numéros gratuit du Combat Syndicaliste

[Leur presse] Lyon Capital / 1er mai : mobilisation lyonnaise moins forte que l’année dernière

Article du dimanche 2 mai 2010



4 500 personnes selon la police et 8 500 selon les organisateurs. Le traditionnel défilé du 1er mai a rassemblé deux fois moins de monde que l’année dernière. Un « tour de chauffe » avant un conflit sur les retraites ?

Derrière la banderole de tête « Pour une répartition des richesses, pour l’emploi, les salaires, la retraite », un modeste cortège a battu le pavé pluvieux. 4 500 manifestants selon la police - et 8 500 selon les organisateurs - ont rallié dans la matinée Bellecour, depuis la place Jean Jaurès (quartier de Gerland, 7e arr). Le long du parcours, les causes de cette modeste mobilisation ont été égrenées par les responsables syndicaux lyonnais : la pluie, un 1er mai qui tombe un samedi et surtout le recul de la dynamique unitaire syndicale.

Sur le plan national, cinq confédérations (CGT, CFDT, UNSA, FSU et Solidaires) au lieu de huit appelaient à manifester. Même si, sur le plan local, la CFTC enjoignait ses militants à se joindre au défilé et que le cortège de la CNT était conséquent, il manquait FO et les cadres de la CGC. « L’année dernière, on a bénéficié des grosses journées de mobilisation de 2009 », précise également Gilbert Debard, secrétaire départemental de l’UNSA. Le pic de la mobilisation avait été atteint le 19 mars quand 45 000 personnes avaient manifesté dans les rues de Lyon. Depuis, l’unité syndicale s’est fissurée alors que de plus en plus de voix critiquaient la stratégie de la multiplication des journées d’action.

Malgré tout, l’optimisme était de rigueur ce 1er mai. « C’est un tour de chauffe », affirme Rosario Elia de la FSU. Tout le monde a en effet en tête une nouvelle « bataille des retraites » qu’il faudra certainement mener quand le gouvernement annoncera, vraisemblablement à la fin du mois de juin, les options retenues. Mais tous redoutent un allongement de la durée de cotisation. « Pour le moment, le gouvernement n’entend jouer que sur l’âge de départ à la retraite. Mais si on recule cette âge, on baisse automatiquement le niveau des pensions puisque les gens travaillent de plus en plus tard et qu’ils sont mis au chômage à 55 ans », précise le secrétaire de la CGT du Rhône, Pierre Coquan.

Les solutions avancées tournent autour de la répartition des richesses et de l’emploi. D’où le slogan de la banderole de tête. « La création d’un million d’emplois ou encore la taxation des revenus financiers régleraient une grande partie des problèmes », avancent Pierre Coquan de la CGT. « A cause des politiques d’entreprises, on ne travaille pleinement qu’entre 35 et 45 ans. C’est donc totalement hypocrite de parler d’allongement de cotisation, poursuit Anne-Marie Colongeli de la CFDT. Il faut donc travailler sur le niveau d’emploi et la pénibilité. Mais pour l’instant ni le patronat, ni le gouvernement n’avancent sur ces questions-là. Ça nous encourage à durcir le ton ». Compte tenu du calendrier, il y a peu de chance qu’un mouvement social sur les retraites démarre avant l’été. Rendez-vous en septembre.

Par Laurent Burlet

La CNT a bonne presse...

Article du mercredi 21 avril 2010

La précarité t’isole, le syndicat te renforce !

Du forçat de la pige au galérien du stage, du standardiste en intérim au collaborateur régulier, la précarité dans les boîtes de presse se porte plutôt bien.

Très bien même puisque, malgré une concurrence acharnée, la presse, avec un tiers de travailleurs précaires, se maintient gaillardement dans le peloton de tête des activités les plus précarisées. Encore ce tiers ne concerne-t-il que le "cœur de métier", c’est-à-dire les journalistes au sens des conventions collectives, et ne prend-il pas en compte les activités dites "annexes" (informatique, secrétariat, documentation, etc.) d’une boîte.

Mais un taux de précarité élevé n’est pas le seul titre de gloire du secteur presse. Vieux briscard du contournement du CDI, la presse se distingue aussi par le nombre et la variété de ses statuts précaires, témoignant encore une fois de l’imagination dont savent faire preuve les patrons quand il s’agit de gros sous.

Car le travail précaire, c’est d’abord un enjeu financier : exigence de productivité, durée de contrat adaptée aux besoins de l’entreprise, indemnités de fin de contrat minimales voire inexistantes, rémunérations inférieures au CDI et constamment revues à la baisse, baisse ou exonération des cotisations sociales...

C’est aussi un enjeu social, notamment pour ce qui concerne le droit du travail : difficile en effet pour un précaire, le plus souvent isolé, déconnecté de la vie de l’entreprise, soumis à un chantage à l’emploi permanent, de le faire respecter - une situation d’autant plus prégnante dans le secteur presse que s’y développe le télétravail, avec ses risques d’atomisation accrue des travailleurs. Quant à la défense collective des travailleurs, si les précaires peuvent (sous certaines conditions tout de même) être délégués syndicaux ou représentants du personnel, l’exercice relève du parcours du combattant, version kamikaze.

Il est aussi un enjeu social par les divisions qu’il génère entre les travailleurs : entre CDI et non-CDI, mais aussi entre les différents statuts précaires.

C’est enfin, pour le secteur presse, un enjeu idéologique : difficile, là encore, pour un précaire, de s’opposer au contrôle de l’info, et donc de l’opinion, exercé par gouvernement et patronat, et de contester et/ou dénoncer censure et gros mensonges imposés par sa direction. Ou de s’opposer au contrôle exercé par les annonceurs et l’idéologie qu’ils véhiculent.

Vu sa redoutable efficacité comme machine à fric et comme outil de déconstruction sociale, on comprend l’engouement patronal pour le contrat précaire, quelle que soit sa forme. Un engouement tel, d’ailleurs, que pour Mme Parisot et le Medef, la priorité des priorités, c’est le fameux contrat de travail unique, en lieu et place de tous les contrats existants, un contrat précaire bien entendu.

Peut-être, alors, les travailleurs verront-ils mieux la nécessité de ne pas dissocier leurs luttes en fonction de leur statut ?



- Tour de piste de la presse précaire

Profession pigiste "Tu fais quoi, toi, dans la vie ? - Moi ? je suis pigiste." Une réplique fréquente ces derniers temps, au cinéma comme à la télé. Le détournement du terme "pigiste", qui désigne le statut d’un journaliste rémunéré à la tâche, pour lui attribuer le sens de "profession journaliste" n’est pas anodin : en assimilant un statut à une profession il banalise et institutionnalise la précarité dans la presse. Et si la "profession pigiste" est très valorisée par les médias comme par l’industrie culturelle, la réalité est beaucoup moins valorisante. Numéro 1 de la précarité dans la presse, ce statut, réservé à l’origine à certaines professions non postées et à des compétences spécifiques (photographes, rédacteurs, dessinateurs, etc.), s’applique à présent à tous les métiers du journalisme. En 2004, il concernait 20 % des journalistes, un taux en constante augmentation (+ 50 % en 10 ans). Car la pige est une bonne affaire pour les patrons : pas d’indemnités de fin de contrat, congés payés souvent inclus dans le salaire brut, des salaires de base dépassant à peine le smic, et... pas de contrat. Les patrons ont en effet pris la mauvaise habitude de considérer et d’imposer la pige comme une forme de contrat de travail, dans la plus parfaite illégalité, et malgré la loi Cressard (1974), qui rappelle que la pige n’est qu’un mode de rémunération, et que l’absence de contrat équivaut à un CDI. Trente ans après, la quasi-totalité des pigistes continuent de travailler sans contrat et de miser sur la bonne foi de leurs patrons...

Le petit vernis de la précarité : le CDD Il présente quelques avantages non négligeables : prime de précarité, congés payés non compris dans le salaire brut. De plus, soumis à un encadrement juridique strict, il est relativement protecteur du droit du travail : rupture de contrat motivée, égalité de traitement avec les CDI (en principe)... C’est sans doute la raison pour laquelle le recours au CDD plutôt qu’à la pige est généralement le fruit d’un combat syndical, et non du bon vouloir patronal.

Services "annexes" Pour ces services (personnel administratif, informatique, accueil, entretien, etc.), c’est le plus souvent par le biais de l’externalisation que s’est instaurée la précarité. Des services revendus à des sous-traitants, généralement des sociétés de services qui font leur beurre en se débarrassant des CDI pour les remplacer par des intérimaires. Coup double pour la boîte de presse : un intérimaire externe, ça revient moins cher et, ne faisant pas partie de la boîte, ça ne revendique pas.

Correspondants locaux de presse (CLP) Le chouchou de la PQR. Traditionnellement instits, notables ou élus locaux, les CLP ne bénéficient pas du statut de journaliste. Mieux, travaillant sans contrat, payés en honoraires, les CLP ne relèvent même pas du statut salariés et sont assimilés à des travailleurs indépendants. Pas de cotisations sociales, pas de rémunération minimale, pas de contraintes liées au droit du travail : une aubaine pour les patrons de presse locale, qui, en l’absence d’encadrement juridique du recours au CLP, ne se gênent pas pour appliquer ce statut à un nombre croissant de journalistes professionnels (25 000 en 2004). Payés une misère, ne bénéficiant ni de la protection du Code du travail ni de protection sociale, les CLP constituent le Lumpenprolétariat du journalisme.

Le CDD d’usage Réservé à certains secteurs d’activité à caractère saisonnier (dont l’information et l’audiovisuel) et "aux emplois par nature temporaires", il est très prisé dans l’audiovisuel. Au contraire du CDD classique, il peut être renouvelé indéfiniment. Conclu et conçu pour des durées très courtes (un à plusieurs jours), il est le contrat flexible idéal. Et, cerise sur le gâteau, il permet aux patrons de s’exonérer de la prime de précarité.

Stagiaires Qui n’a jamais vu un service ou une rédaction tenir sur les épaules d’un stagiaire, conventionné ou non, bien entendu pas payé ou tout juste indemnisé. Notamment pendant ces glorieuses périodes estivales où, les journaux devant bien paraître tout de même, le stagiaire devient souvent presque le maître des lieux... Sans parler de la non-existence fréquente de tuteur et de réel suivi. Et pourtant on sait bien que le stage est un passage presque obligé pour entrer dans une entreprise de presse à la sortie de la formation. En gros, un bon cheptel de jeunes arrivants corvéables et taillables à merci, sans droit, sans salaire et donc... sans problème !

Travailleur indépendant En pleine expansion en Europe et en France, le statut indépendant chez les journalistes fait d’abord un tabac dans les pays de l’ex-URSS (80 % des journalistes) comme dans les pays anglo-saxons, dont il symbolise parfaitement l’idéologie qui y règne en maître (laisser-faire économique et marché roi). Vendu comme un contrat "de gré à gré", censé résulter à la fois des lois du marché et d’une négociation entre deux parties égales et complémentaires, le "contrat" indépendant est présenté comme la forme idéale de la relation employeur-travailleur. Idéale pour l’employeur, sans aucun doute : d’une part, vu l’état du "marché du travail", c’est lui qui impose les conditions du contrat, d’autre part les termes (rémunération, temps et conditions de travail...) de la relation de travail étant tous "négociés" "de gré à gré", ils ne relèvent pas du droit du travail et ne garantissent aucun filet de protection au travailleur... Pour le travailleur, par contre, c’est une autre histoire : la marge de "négociation " est quasi nulle, il ne bénéficie d’aucune protection, que ce soit sur le plan du droit du travail ou sur celui de la protection sociale.



- Face au développement de la précarité, luttons pour obtenir :


• la transformation en CDI de tous les postes fixes ;

• le paiement en salaire de tous les collaborateurs de presse (Agessa, CLP...) ;

• l’alignement des droits des précaires sur ceux des CDI, en application du Code du travail ;

• l’alignement des droits des CDD d’usage sur ceux des CDD ;

• l’élargissement de l’indemnisation chômage à tous les précaires ;

• la rémunération des stagiaires au tarif du poste occupé ;

• la réintégration des emplois et fonctions sous-traités ;

• un réduction du temps de travail réelle, sans diminution de salaire, et avec embauches en CDI correspondantes.

La précarité t’isole, le syndicat te renforce !

"Le Réveil du Bâtiment" n°23 printemps 2010, journal de la Fédération CNT Construction

Article du mardi 13 avril 2010

Le Réveil du Bâtiment N°23 printemps 2010
Journal de la Fédération CNT Construction
à télécharger en cliquant sur l'image de la couverture ou ici



Sommaire :

Fiche pratique :
Apprenti : un métier d’avenir

Infos luttes :
Régularisation de tous les sans-papiers

International :
Partout dans le monde les ouvriers
de la construction luttent !
Haïti

Dossier :
Accidents du travail

Coup de gueule
Pourquoi je ne veux pas monter
mon entreprise

Lecture :
- La fabrique d’une génération, Georges Valero
- Les Canuts et la démocratie turbulente
- Marge(s)
- Louise Michel, une femme libre 15

Foot anti-fasciste
FC Sankt Pauli

Mots croisés Rouges et Noirs

Contacts





Lecture en ligne possible en cliquant sur l'image ci-dessous :





La version imprimée du journal est disponible au local de la CNT aux heures de permanences



Réveil n°22

Anciens numéros du Réveil du Bâtiment

[Leur presse] LibéLyon : Mobilisation à Lyon contre l'extrême-droite

Article du dimanche 11 avril 2010




Photo : JPK

MANIFESTATION - Environ 2.000 personnes (1.800 selon la police, 2.500 personnes selon les organisateurs) ont manifesté samedi après-midi à Lyon "contre l'extrême-droite et la haine", à l'appel de partis, associations et syndicats de gauche et d'extrême-gauche. Sous un beau soleil et regroupés derrière une banderole proclamant "ripostons au racisme", les manifestants ont défilé de la place Bellecour à la place de la République en passant par le Vieux-Lyon. Peu avant d'atteindre la place de l'Hôtel de ville, quelques échauffourées ont eu lieu entre les manifestants et des militants d'extrême-droite...

"On a assisté à des jets de bouteilles de part et d'autre, mais il n'y a pas eu de blessé, ni d'interpellation", a-t-on précisé de source policière. Dans la foule, flottaient au vent des drapeaux ou des banderoles de la CNT, du NPA, du PCF, du Parti de Gauche, des Jeunesses socialistes, du Mrap, mais également de la CGT, de RESF et des Amoureux au banc public. "Suite à la recrudescence d'actes d'intimidation et de violences de divers groupes d'extrême droite à Lyon", un "Réseau de vigilance 69", constitué de dizaines d'associations, syndicats et partis, avait décidé il y a quelques jours de prendre l'initiative de cette "manifestation unitaire et d'affirmation politique".

"A Lyon et dans plusieurs villes de France, nous assistons à une véritable recrudescence des groupuscules fascistes", affirmait un communiqué distribué aux passants, dénonçant une "véritable politique de recrutement en masse de la jeunesse". Les manifestants, jeunes pour la plupart, ont notamment chanté "pas de quartier pour les fascistes, pas de fascistes dans nos quartiers" et "contre le fascisme et la misère, c'est la lutte sociale qui est nécessaire" ou bien encore "le fascisme, c'est la gangrène".

(Avec AFP)

[Leur presse] M6 manifestation anti extrême droite

Article du dimanche 11 avril 2010