CHÔMAGE, POLLUTION, MISERE, REPRESSION, EXPLOITATION...
LE CAPITALISME, C'EST LA CRISE !

Combat Syndicaliste N°352 de juillet 2010

Article du lundi 26 juillet 2010

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Sommaire :


People & Baby
Les filles ne lâchent toujours rien !

Cinémathèque
Vague de répression

Sanitaire et social
Haro sur les conventions

Bordeaux
Bilan de la manif pro-choix

Sevelnord
La CNT met le turbo

Jurisprudence
Un point après la loi du 20 août

Billet d’humeur
Ca sent les vacances !

Coupe du monde
Pompe à fric

FAU
Un syndicat de combat !

Makhno
Textes et Mémoires

Festivals
La Belle Rouge et Résistances


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Chat Noir Tempête N°17 juin 2010

Article du dimanche 27 juin 2010

Le N°17 de Chat Noir Tempête (Revue d'action syndicale de la CNT Santé-Social de Lyon et de sa région) :

cliquer ici ou sur l'image pour télécharger le numéro de juin 2010





Sommaire :

Dans la santé, le social, le public, le privé, les retraites sont en danger

Une section syndicale à la direction du travail

Une section syndicale à l'IDEF

Insultons l’insulteur !

Quand la sécu s'la joue « poucave » !

Le piège des Gratifications !

pour le lire directement en ligne cliquer sur l'image ci-dessous :






Anciens numéros

Fédération CNT des Travailleur-se-s de la Santé, du Social et des Collectivités territoriales

Combat Syndicaliste N°350 de mai 2010 à télécharger

Article du mercredi 2 juin 2010




Télécharger le Combat Syndicaliste n°350 de mai 2010 ici


Sommaire :


- Carnet rose et noir

Le chat noir fait des petits, à Triselec, à laDDTE, à l’Idef ou chez Lagardère.

- People & Baby

Trois licenciements, une mutation disciplinaire et une réintégration à son poste:ce sont les sentences prononcées par la direction de People and Baby au terme des mises à pied conservatoires qui avaient été signifiées aux salariées de la section CNT début mars, le lendemain d’une journée de grève.

- Congrès de la FTE

C’est sur le site de la Freychède, en Ariège, que s’est déroulé du 25 au 27mars le 7e congrès de la FTE (fédération des travailleurs de l’éducation). Seize départements étaient représentés parleurs mandatés tout au long de ces trois jours de débats, de vote des motions et de transmission des mandats fédéraux.

- La Belle Équipe

La Belle Équipe est le nom de la société coopérative ouvrière de production qu’ont décidé de créer quelques cénétistes avec l’appui du syndicat unifié du bâtiment de la région parisienne. Cette scop aura pour activité la réalisation de travaux de bâtiment, en tous corps d’état.

- Juridique

C’est une décision singulière qu’a rendu le tribunal d’instance de Brest le 27 octobre, statuant sur la légalité de la désignation par le syndicat FO d’un délégué syndical n’ayant pas passé la barre des 10%.

- International

Du Maroc au Mexique en passant par l’Espagne ou la Palestine, le Combat syndicaliste vous propose un tour d’horizon des luttes sociales.

- Antifascistes toujours

Ce sont plus de 3ooo personnes qui ont défilé le 10 avril dans les rues de Lyon pour dénoncer les agissements de groupuscules fascistes violents. Les cénétistes étaient présents en nombre pour dire que nous sommes partout chez nous.


Ce numéro contient également un supplément juridique de 8 pages à télécharger ici


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Supplément au Combat Syndicaliste n°350 de mai 2010

Article du dimanche 30 mai 2010

LA CNT AU COEUR DU COMBAT POUR LA DÉFENSE DU SYNDICALISME DE TRANSFORMATION SOCIALE

A télécharger ici ou en cliquant sur l'image ci-dessous



Sommaire :

Affaire Baud vs CNT :
Lutte des classes vs dialogue social
Un enjeu majeur pour les libertés syndicales

La charte d’Amiens :
Référence historique du syndicalisme français ?

La question juridique des « valeurs républicaines »

Chronique d’un échec juridique :
Le critère de l’audience de la loi sur la représentativité mis en cause par le droit européen

Sommaire du Combat Syndicaliste n°350 de mai 2010



Pour lire en ligne le supplément :





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Sommaire du Combat Syndicaliste n°350 (mai 2010)

Article du lundi 24 mai 2010




- Carnet rose et noir

Le chat noir fait des petits, à Triselec, à laDDTE, à l’Idef ou chez Lagardère.

- People & Baby

Trois licenciements, une mutation disciplinaire et une réintégration à son poste:ce sont les sentences prononcées par la direction de People and Baby au terme des mises à pied conservatoires qui avaient été signifiées aux salariées de la section CNT début mars, le lendemain d’une journée de grève.

- Congrès de la FTE

C’est sur le site de la Freychède, en Ariège, que s’est déroulé du 25 au 27mars le 7e congrès de la FTE (fédération des travailleurs de l’éducation). Seize départements étaient représentés parleurs mandatés tout au long de ces trois jours de débats, de vote des motions et de transmission des mandats fédéraux.

- La Belle Équipe

La Belle Équipe est le nom de la société coopérative ouvrière de production qu’ont décidé de créer quelques cénétistes avec l’appui du syndicat unifié du bâtiment de la région parisienne. Cette scop aura pour activité la réalisation de travaux de bâtiment, en tous corps d’état.

- Juridique

C’est une décision singulière qu’a rendu le tribunal d’instance de Brest le 27 octobre, statuant sur la légalité de la désignation par le syndicat FO d’un délégué syndical n’ayant pas passé la barre des 10%.

- International

Du Maroc au Mexique en passant par l’Espagne ou la Palestine, le Combat syndicaliste vous propose un tour d’horizon des luttes sociales.

- Antifascistes toujours

Ce sont plus de 3ooo personnes qui ont défilé le 10 avril dans les rues de Lyon pour dénoncer les agissements de groupuscules fascistes violents. Les cénétistes étaient présents en nombre pour dire que nous sommes partout chez nous.


Ce numéro contient également un supplément juridique de 8 pages


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[Leur presse] Lyon Capital / 1er mai : mobilisation lyonnaise moins forte que l’année dernière

Article du dimanche 2 mai 2010



4 500 personnes selon la police et 8 500 selon les organisateurs. Le traditionnel défilé du 1er mai a rassemblé deux fois moins de monde que l’année dernière. Un « tour de chauffe » avant un conflit sur les retraites ?

Derrière la banderole de tête « Pour une répartition des richesses, pour l’emploi, les salaires, la retraite », un modeste cortège a battu le pavé pluvieux. 4 500 manifestants selon la police - et 8 500 selon les organisateurs - ont rallié dans la matinée Bellecour, depuis la place Jean Jaurès (quartier de Gerland, 7e arr). Le long du parcours, les causes de cette modeste mobilisation ont été égrenées par les responsables syndicaux lyonnais : la pluie, un 1er mai qui tombe un samedi et surtout le recul de la dynamique unitaire syndicale.

Sur le plan national, cinq confédérations (CGT, CFDT, UNSA, FSU et Solidaires) au lieu de huit appelaient à manifester. Même si, sur le plan local, la CFTC enjoignait ses militants à se joindre au défilé et que le cortège de la CNT était conséquent, il manquait FO et les cadres de la CGC. « L’année dernière, on a bénéficié des grosses journées de mobilisation de 2009 », précise également Gilbert Debard, secrétaire départemental de l’UNSA. Le pic de la mobilisation avait été atteint le 19 mars quand 45 000 personnes avaient manifesté dans les rues de Lyon. Depuis, l’unité syndicale s’est fissurée alors que de plus en plus de voix critiquaient la stratégie de la multiplication des journées d’action.

Malgré tout, l’optimisme était de rigueur ce 1er mai. « C’est un tour de chauffe », affirme Rosario Elia de la FSU. Tout le monde a en effet en tête une nouvelle « bataille des retraites » qu’il faudra certainement mener quand le gouvernement annoncera, vraisemblablement à la fin du mois de juin, les options retenues. Mais tous redoutent un allongement de la durée de cotisation. « Pour le moment, le gouvernement n’entend jouer que sur l’âge de départ à la retraite. Mais si on recule cette âge, on baisse automatiquement le niveau des pensions puisque les gens travaillent de plus en plus tard et qu’ils sont mis au chômage à 55 ans », précise le secrétaire de la CGT du Rhône, Pierre Coquan.

Les solutions avancées tournent autour de la répartition des richesses et de l’emploi. D’où le slogan de la banderole de tête. « La création d’un million d’emplois ou encore la taxation des revenus financiers régleraient une grande partie des problèmes », avancent Pierre Coquan de la CGT. « A cause des politiques d’entreprises, on ne travaille pleinement qu’entre 35 et 45 ans. C’est donc totalement hypocrite de parler d’allongement de cotisation, poursuit Anne-Marie Colongeli de la CFDT. Il faut donc travailler sur le niveau d’emploi et la pénibilité. Mais pour l’instant ni le patronat, ni le gouvernement n’avancent sur ces questions-là. Ça nous encourage à durcir le ton ». Compte tenu du calendrier, il y a peu de chance qu’un mouvement social sur les retraites démarre avant l’été. Rendez-vous en septembre.

Par Laurent Burlet

La CNT a bonne presse...

Article du mercredi 21 avril 2010

La précarité t’isole, le syndicat te renforce !

Du forçat de la pige au galérien du stage, du standardiste en intérim au collaborateur régulier, la précarité dans les boîtes de presse se porte plutôt bien.

Très bien même puisque, malgré une concurrence acharnée, la presse, avec un tiers de travailleurs précaires, se maintient gaillardement dans le peloton de tête des activités les plus précarisées. Encore ce tiers ne concerne-t-il que le "cœur de métier", c’est-à-dire les journalistes au sens des conventions collectives, et ne prend-il pas en compte les activités dites "annexes" (informatique, secrétariat, documentation, etc.) d’une boîte.

Mais un taux de précarité élevé n’est pas le seul titre de gloire du secteur presse. Vieux briscard du contournement du CDI, la presse se distingue aussi par le nombre et la variété de ses statuts précaires, témoignant encore une fois de l’imagination dont savent faire preuve les patrons quand il s’agit de gros sous.

Car le travail précaire, c’est d’abord un enjeu financier : exigence de productivité, durée de contrat adaptée aux besoins de l’entreprise, indemnités de fin de contrat minimales voire inexistantes, rémunérations inférieures au CDI et constamment revues à la baisse, baisse ou exonération des cotisations sociales...

C’est aussi un enjeu social, notamment pour ce qui concerne le droit du travail : difficile en effet pour un précaire, le plus souvent isolé, déconnecté de la vie de l’entreprise, soumis à un chantage à l’emploi permanent, de le faire respecter - une situation d’autant plus prégnante dans le secteur presse que s’y développe le télétravail, avec ses risques d’atomisation accrue des travailleurs. Quant à la défense collective des travailleurs, si les précaires peuvent (sous certaines conditions tout de même) être délégués syndicaux ou représentants du personnel, l’exercice relève du parcours du combattant, version kamikaze.

Il est aussi un enjeu social par les divisions qu’il génère entre les travailleurs : entre CDI et non-CDI, mais aussi entre les différents statuts précaires.

C’est enfin, pour le secteur presse, un enjeu idéologique : difficile, là encore, pour un précaire, de s’opposer au contrôle de l’info, et donc de l’opinion, exercé par gouvernement et patronat, et de contester et/ou dénoncer censure et gros mensonges imposés par sa direction. Ou de s’opposer au contrôle exercé par les annonceurs et l’idéologie qu’ils véhiculent.

Vu sa redoutable efficacité comme machine à fric et comme outil de déconstruction sociale, on comprend l’engouement patronal pour le contrat précaire, quelle que soit sa forme. Un engouement tel, d’ailleurs, que pour Mme Parisot et le Medef, la priorité des priorités, c’est le fameux contrat de travail unique, en lieu et place de tous les contrats existants, un contrat précaire bien entendu.

Peut-être, alors, les travailleurs verront-ils mieux la nécessité de ne pas dissocier leurs luttes en fonction de leur statut ?



- Tour de piste de la presse précaire

Profession pigiste "Tu fais quoi, toi, dans la vie ? - Moi ? je suis pigiste." Une réplique fréquente ces derniers temps, au cinéma comme à la télé. Le détournement du terme "pigiste", qui désigne le statut d’un journaliste rémunéré à la tâche, pour lui attribuer le sens de "profession journaliste" n’est pas anodin : en assimilant un statut à une profession il banalise et institutionnalise la précarité dans la presse. Et si la "profession pigiste" est très valorisée par les médias comme par l’industrie culturelle, la réalité est beaucoup moins valorisante. Numéro 1 de la précarité dans la presse, ce statut, réservé à l’origine à certaines professions non postées et à des compétences spécifiques (photographes, rédacteurs, dessinateurs, etc.), s’applique à présent à tous les métiers du journalisme. En 2004, il concernait 20 % des journalistes, un taux en constante augmentation (+ 50 % en 10 ans). Car la pige est une bonne affaire pour les patrons : pas d’indemnités de fin de contrat, congés payés souvent inclus dans le salaire brut, des salaires de base dépassant à peine le smic, et... pas de contrat. Les patrons ont en effet pris la mauvaise habitude de considérer et d’imposer la pige comme une forme de contrat de travail, dans la plus parfaite illégalité, et malgré la loi Cressard (1974), qui rappelle que la pige n’est qu’un mode de rémunération, et que l’absence de contrat équivaut à un CDI. Trente ans après, la quasi-totalité des pigistes continuent de travailler sans contrat et de miser sur la bonne foi de leurs patrons...

Le petit vernis de la précarité : le CDD Il présente quelques avantages non négligeables : prime de précarité, congés payés non compris dans le salaire brut. De plus, soumis à un encadrement juridique strict, il est relativement protecteur du droit du travail : rupture de contrat motivée, égalité de traitement avec les CDI (en principe)... C’est sans doute la raison pour laquelle le recours au CDD plutôt qu’à la pige est généralement le fruit d’un combat syndical, et non du bon vouloir patronal.

Services "annexes" Pour ces services (personnel administratif, informatique, accueil, entretien, etc.), c’est le plus souvent par le biais de l’externalisation que s’est instaurée la précarité. Des services revendus à des sous-traitants, généralement des sociétés de services qui font leur beurre en se débarrassant des CDI pour les remplacer par des intérimaires. Coup double pour la boîte de presse : un intérimaire externe, ça revient moins cher et, ne faisant pas partie de la boîte, ça ne revendique pas.

Correspondants locaux de presse (CLP) Le chouchou de la PQR. Traditionnellement instits, notables ou élus locaux, les CLP ne bénéficient pas du statut de journaliste. Mieux, travaillant sans contrat, payés en honoraires, les CLP ne relèvent même pas du statut salariés et sont assimilés à des travailleurs indépendants. Pas de cotisations sociales, pas de rémunération minimale, pas de contraintes liées au droit du travail : une aubaine pour les patrons de presse locale, qui, en l’absence d’encadrement juridique du recours au CLP, ne se gênent pas pour appliquer ce statut à un nombre croissant de journalistes professionnels (25 000 en 2004). Payés une misère, ne bénéficiant ni de la protection du Code du travail ni de protection sociale, les CLP constituent le Lumpenprolétariat du journalisme.

Le CDD d’usage Réservé à certains secteurs d’activité à caractère saisonnier (dont l’information et l’audiovisuel) et "aux emplois par nature temporaires", il est très prisé dans l’audiovisuel. Au contraire du CDD classique, il peut être renouvelé indéfiniment. Conclu et conçu pour des durées très courtes (un à plusieurs jours), il est le contrat flexible idéal. Et, cerise sur le gâteau, il permet aux patrons de s’exonérer de la prime de précarité.

Stagiaires Qui n’a jamais vu un service ou une rédaction tenir sur les épaules d’un stagiaire, conventionné ou non, bien entendu pas payé ou tout juste indemnisé. Notamment pendant ces glorieuses périodes estivales où, les journaux devant bien paraître tout de même, le stagiaire devient souvent presque le maître des lieux... Sans parler de la non-existence fréquente de tuteur et de réel suivi. Et pourtant on sait bien que le stage est un passage presque obligé pour entrer dans une entreprise de presse à la sortie de la formation. En gros, un bon cheptel de jeunes arrivants corvéables et taillables à merci, sans droit, sans salaire et donc... sans problème !

Travailleur indépendant En pleine expansion en Europe et en France, le statut indépendant chez les journalistes fait d’abord un tabac dans les pays de l’ex-URSS (80 % des journalistes) comme dans les pays anglo-saxons, dont il symbolise parfaitement l’idéologie qui y règne en maître (laisser-faire économique et marché roi). Vendu comme un contrat "de gré à gré", censé résulter à la fois des lois du marché et d’une négociation entre deux parties égales et complémentaires, le "contrat" indépendant est présenté comme la forme idéale de la relation employeur-travailleur. Idéale pour l’employeur, sans aucun doute : d’une part, vu l’état du "marché du travail", c’est lui qui impose les conditions du contrat, d’autre part les termes (rémunération, temps et conditions de travail...) de la relation de travail étant tous "négociés" "de gré à gré", ils ne relèvent pas du droit du travail et ne garantissent aucun filet de protection au travailleur... Pour le travailleur, par contre, c’est une autre histoire : la marge de "négociation " est quasi nulle, il ne bénéficie d’aucune protection, que ce soit sur le plan du droit du travail ou sur celui de la protection sociale.



- Face au développement de la précarité, luttons pour obtenir :


• la transformation en CDI de tous les postes fixes ;

• le paiement en salaire de tous les collaborateurs de presse (Agessa, CLP...) ;

• l’alignement des droits des précaires sur ceux des CDI, en application du Code du travail ;

• l’alignement des droits des CDD d’usage sur ceux des CDD ;

• l’élargissement de l’indemnisation chômage à tous les précaires ;

• la rémunération des stagiaires au tarif du poste occupé ;

• la réintégration des emplois et fonctions sous-traités ;

• un réduction du temps de travail réelle, sans diminution de salaire, et avec embauches en CDI correspondantes.

La précarité t’isole, le syndicat te renforce !

"Le Réveil du Bâtiment" n°23 printemps 2010, journal de la Fédération CNT Construction

Article du mardi 13 avril 2010

Le Réveil du Bâtiment N°23 printemps 2010
Journal de la Fédération CNT Construction
à télécharger en cliquant sur l'image de la couverture ou ici



Sommaire :

Fiche pratique :
Apprenti : un métier d’avenir

Infos luttes :
Régularisation de tous les sans-papiers

International :
Partout dans le monde les ouvriers
de la construction luttent !
Haïti

Dossier :
Accidents du travail

Coup de gueule
Pourquoi je ne veux pas monter
mon entreprise

Lecture :
- La fabrique d’une génération, Georges Valero
- Les Canuts et la démocratie turbulente
- Marge(s)
- Louise Michel, une femme libre 15

Foot anti-fasciste
FC Sankt Pauli

Mots croisés Rouges et Noirs

Contacts





Lecture en ligne possible en cliquant sur l'image ci-dessous :





La version imprimée du journal est disponible au local de la CNT aux heures de permanences



Réveil n°22

Anciens numéros du Réveil du Bâtiment

[Leur presse] LibéLyon : Mobilisation à Lyon contre l'extrême-droite

Article du dimanche 11 avril 2010




Photo : JPK

MANIFESTATION - Environ 2.000 personnes (1.800 selon la police, 2.500 personnes selon les organisateurs) ont manifesté samedi après-midi à Lyon "contre l'extrême-droite et la haine", à l'appel de partis, associations et syndicats de gauche et d'extrême-gauche. Sous un beau soleil et regroupés derrière une banderole proclamant "ripostons au racisme", les manifestants ont défilé de la place Bellecour à la place de la République en passant par le Vieux-Lyon. Peu avant d'atteindre la place de l'Hôtel de ville, quelques échauffourées ont eu lieu entre les manifestants et des militants d'extrême-droite...

"On a assisté à des jets de bouteilles de part et d'autre, mais il n'y a pas eu de blessé, ni d'interpellation", a-t-on précisé de source policière. Dans la foule, flottaient au vent des drapeaux ou des banderoles de la CNT, du NPA, du PCF, du Parti de Gauche, des Jeunesses socialistes, du Mrap, mais également de la CGT, de RESF et des Amoureux au banc public. "Suite à la recrudescence d'actes d'intimidation et de violences de divers groupes d'extrême droite à Lyon", un "Réseau de vigilance 69", constitué de dizaines d'associations, syndicats et partis, avait décidé il y a quelques jours de prendre l'initiative de cette "manifestation unitaire et d'affirmation politique".

"A Lyon et dans plusieurs villes de France, nous assistons à une véritable recrudescence des groupuscules fascistes", affirmait un communiqué distribué aux passants, dénonçant une "véritable politique de recrutement en masse de la jeunesse". Les manifestants, jeunes pour la plupart, ont notamment chanté "pas de quartier pour les fascistes, pas de fascistes dans nos quartiers" et "contre le fascisme et la misère, c'est la lutte sociale qui est nécessaire" ou bien encore "le fascisme, c'est la gangrène".

(Avec AFP)

[Leur presse] M6 manifestation anti extrême droite

Article du dimanche 11 avril 2010



[Leur presse] Lyon capital : Succès de la manif contre l’extrême droite malgré une provocation

Article du dimanche 11 avril 2010





Samedi après-midi, plus de 2000 personnes ont défilé à Lyon de la place Bellecour aux Cordeliers “contre l’extrême droite et la haine”. Un succès pour les organisateurs*, malgré la quarantaine d’individus venus provoquer la manifestation.

L’appel à manifester contre la “recrudescence d’actions d’une extrême droite violente” a été lancé par le réseau Vigilance 69 regroupant une trentaine d’organisations* (lire notre article précédent). Dans les rues de Lyon, ce sont plus de 2000 personnes (selon la police et les organisateurs) qui ont défilé derrière la banderole “riposte au fascisme”. Dans le cortège, s’affichaient notamment les banderoles et drapeaux de la CNT, du NPA, du PC, du Parti de gauche, des jeunes socialistes, de SUD et de la CGT. Parti de Bellecour, le cortège a gagné le Vieux Lyon. A Saint-Paul, à l’angle du pont Lafeuillé et du quai Bondy, un groupe d’une quarantaine de personnes attendaient les manifestants au cri de la “France aux Français” et en chantant la Marseillaise (voir la vidéo).

Les cars de gendarmes mobiles et les CRS ont créé un cordon pour séparer les manifestants des contre-manifestants d’extrême droite. Des jets de canettes de bière et de pierres ont alors été échangés de part et d’autre, sans faire de blessés. Les CRS ont finalement repoussé la quarantaine de personnes cinq cent mètres plus loin. Il n’y a eu aucune interpellation. La manifestation a pu continuer sans incident jusqu’aux Cordeliers. A l’arrivée, l’un des porte-paroles du collectif tirait le bilan, mégaphone à la bouche : “face aux intimidations de quelques dizaines d’extrémistes, nous sommes plus de 2000. C’est un succès”.

* Alternatifs, Alternative Libertaire, Amoureux au ban public, attac-Rhône, Cabiria, CCRASS, CGA, CGT Educ’action, Collectif 69 de défense des sans papiers, COVRA, CRI, FA, FASE69, FCPE, FSE, Gauche unitaire, JCML, Planning familial, MRAP, NPA, OCL, PAG69, Parti de Gauche, Ras l’Front, RESF, RUSF, Solidaires, Sud éducation, Sud culture, Tous ensemble69, TEMOINS, UD CNT69, CNT Interpro 73-74, UJFP, UPC, Les Voraces,...

[Leur presse] Le Progrès : Plus de deux mille personnes dans les rues de Lyon hier après-midi

Article du dimanche 11 avril 2010







Le début des vacances de Pâques aurait pu jouer contre elle. Le temps en revanche était de son côté. En réunissant plus de deux mille personnes dans les rues de Lyon hier après-midi, la manifestation antifasciste organisée par le Comité vigilance 69 a été un réel succès. Sous haute protection policière, et avec un service d'ordre remarquablement organisé, aucun incident ne s'est produit en dépit des provocations de quelques dizaines de jeunes militants d'extrême-droite à proximité de Saint-Paul.

Parti de la place Bellecour vers 15 h 30 derrière une large banderole « Ripostons au fascisme », le cortège s'est disloqué deux heures plus tard aux Cordeliers. Entre-temps, il avait traversé une première fois la Saône au pont Bonaparte pour rejoindre la place Saint-Jean. Là David, de la CNT (Confédération nationale du travail, anarchiste) mais intervenant au nom de l'ensemble du Comité, rappelle le contexte de ce rassemblement : « Depuis quelques mois à Lyon, les fascistes tentent d'imposer leur parole en usant de violences. Nous sommes là pour dénoncer ces pratiques […] la meilleure réponse contre ces quelques dizaines de personnes c'est une réponse populaire, massive et politique ». L'orateur faisait allusion à divers incidents récents comme les agressions contre les manifestants de gauche lors de la venue d'Eric Besson à la préfecture du Rhône pour un débat sur l'identité nationale ou encore de syndicalistes à Saint-Jean ou de sans papiers.

Le cortège, dans lequel il y a énormément de jeunes, beaucoup d'anarchistes et où flottent nombre de drapeaux de la CNT, du Parti de gauche, du NPA, du MRAP ou encore du Mouvement de la jeunesse socialiste, reprend les quais de Saône jusqu'au pont de la Feuillée où la confrontation avec les militants d'extrême droite se limite au jet de deux ou trois canettes et pétards qui tombent aux pieds des forces de l'ordre faisant tampon entre l'importante manifestation et la poignée d'agitateurs. Après quelques minutes de flottement, la marche reprend vers les Terreaux puis redescend tranquillement jusqu'au palais de la bourse.

Michel Rivet-Paturel

[Leur presse] MLyon.fr : Les anti-fascistes défilent à Lyon

Article du dimanche 11 avril 2010





Une manifestation anti fasciste a réuni plus de 2000 personnes samedi après midi dans les rues de Lyon. Ce rassemblement était organisé par le Comité Vigilance 69. On a pu y voir entre autre les anarchistes de la Confédération nationale du travail, mais également des membres du NPA d'Olivier Besancenot et des sympathisants de gauche. Les manifestants protestaient contre des agressions imputées à des groupuscules d’extrême droite. Aucun incident n’a été à déplorer.

Rebellyon : Une riposte antifasciste massive et déterminée face aux attaques d’extrême-droite

Article du dimanche 11 avril 2010



Samedi 10 avril, plus de 2.500 personnes ont répondu présent à l’appel antifasciste unitaire qui faisait suite à une série d’attaque des nazillons sur Lyon. Manifestation à travers la presqu’île et le Vieux Lyon et prises de parole derrière une banderole unitaire « Ripostons au fascisme ». Récit et photos.

La manifestation, partie sur les coups de 15h de la place Bellecour, a rejoint le Vieux Lyon et la place Saint Jean, lieu connu pour sa fréquentation par les nazillons et par le fait que s’y est produit une des dernières attaques attribuées aux fascistes.

Sur place, entre les drapeaux noirs, ceux de la CNT et des autres organisations et les banderoles antifasciste, une prise de parole a eu lieu, afin de rappeler les dernières exactions de l’extrême-droite lyonnaise et la nécessité du combat antifasciste. Les slogans rappelant que "le fascisme c’est la gangrène, on l’élimine ou on en crève" ou la nécessité de la lutte sociale face à l’état et aux fascistes, ainsi que la solidarité avec les sans-papiers et les travailleurs immigrés, ont fusé pendant plusieurs minutes.

Le cortège, divers tout autant que déterminé, des militantEs du Pink Bloc à celles et ceux du groupe antifasciste radical Les Voraces présents en nombre et masqués comme une partie du cortège, a ensuite repris les quais de Saône en direction de Saint-Paul entre fumigènes et slogans antifascistes. Arrivés à proximité de la place Saint-Paul et du pont menant à l’Hôtel de Ville, le service d’ordre de la manif, alerté de la présence de quelques nervis fascistes cachés derrière des gardes mobiles, a formé un bloc pour y faire face, de même qu’un grand nombre de manifestantEs.

La petite quarantaine de fachos, hools de Gerland et identitaires, s’époumonaient à brailler "bleu blanc rouge, la france aux français", rapidement couverts par les slogans des manifestants : "alerta alerta antifascista" "No pasaran" et autres "antifa".
Les mobiles, après avoir fait un double rang entre les nombreux manifestants et le petit groupe de fachos, ont fini par faire reculer de quelques centaines de mètres les fafs, après que de nombreux projectiles divers soient tombés indifféremment sur les flics et les fachos.

Au bout de quelques minutes, les manifestants abandonnent les fachos à leurs cris réactionnaires et poursuivent la manifestation en direction des Terreaux, puis des Cordeliers, où a eu lieu une dernière prise de parole avant la dispersion de la manifestation.

Face aux exactions violentes de quelques nervis d’extrême-droite, les manifestants ont répondu par l’affirmation politique et populaire d’un antifascisme sans concession.

Aujourd’hui comme hier :
Pas de fachos dans les quartiers,
Pas de quartier pour les fachos !

No Pasaran !


photos : http://rebellyon.info/Une-riposte-antifasciste-massive

[Leur presse] Europe 1 : Lyon: Manifestation contre l'extrême-droite

Article du dimanche 11 avril 2010



Entre 1.800 et 2.500 manifestants, selon la police ou selon les organisateurs, ont défilé samedi à Lyon pour dénoncer "l'extrême-droite et la haine". La manifestation a été organisée à l'initiative de partis politiques, d'associations et de syndicats de gauche et d'extrême-gauche. Quelques heurts se sont produits entre des manifestants et des militants d'extrême-droite, sans qu'ils ne donnent lieu à des interpellations. "Suite à la recrudescence d'actes d'intimidation et de violences de divers groupes d'extrême droite à Lyon", un "Réseau de vigilance 69", constitué de dizaines d'associations, syndicats et partis, avait décidé il y a quelques jours de prendre l'initiative de cette "manifestation unitaire et d'affirmation politique".

[Leur Presse] Le Figaro : Défilé contre l'extrême-droite à Lyon

Article du dimanche 11 avril 2010



De 1.800 à 2.500 personnes, selon la police ou les organisateurs, ont manifesté cet après-midi à Lyon "contre l'extrême-droite et la haine", à l'appel de partis, associations et syndicats de gauche et d'extrême-gauche, a constaté une journaliste de l'AFP.

Sous un beau soleil et regroupés derrière une banderole proclamant "ripostons au racisme", les manifestants ont défilé de la place Bellecour à la place de la République en passant par le Vieux-Lyon. Peu avant d'atteindre la place de l'Hôtel de ville, quelques échauffourées ont eu lieu entre les manifestants et des militants d'extrême-droite. "On a assisté à des jets de bouteilles de part et d'autre, mais il n'y a pas eu de blessé, ni d'interpellation", a-t-on précisé de source policière.

Dans la foule, flottaient au vent des drapeaux ou des banderoles de la CNT, du NPA, du PCF, du Parti de Gauche, des Jeunesses socialistes, du Mrap, mais également de la CGT, de RESF et des Amoureux au banc public.

"Suite à la recrudescence d'actes d'intimidation et de violences de divers groupes d'extrême droite à Lyon", un "Réseau de vigilance 69", constitué de dizaines d'associations, syndicats et partis, avait décidé il y a quelques jours de prendre l'initiative de cette "manifestation unitaire et d'affirmation politique".

"A Lyon et dans plusieurs villes de France, nous assistons à une véritable recrudescence des groupuscules fascistes", affirmait un communiqué distribué aux passants, dénonçant une "véritable politique de recrutement en masse de la jeunesse".

Combat Syndicaliste N°349 de avril 2010 à télécharger

Article du mardi 6 avril 2010





Télécharger le Combat Syndicaliste n°349 d'avril 2010 ici


Sommaire du CS n°349 (avril 2010)

- People & Baby

Le ton monte à People & Baby. La direction joue la carte de la répression contre les grévistes et la section syndicale CNT fer de lance de la contestation. Un appel à souscription est lancé. Face à la répression patronale, organisons la solidarité syndicale.

- Zone ambition sacrifiée

Le gouvernement poursuit sa politique de démolition de l’éducation. En effet, en cette période où tombent les DHG (dotation horaire globale), qui correspondent aux moyens dont seront dotés les établissements scolaires à la rentrée prochaine, il est clair que le ministère souhaite économiser sur le dos de cette institution même au risque de sacrifier l’avenir de nos bambins.

- Du rififi à la cinémathèque

La section CNT cinémathèque passe à l’offensive judiciaire. Nos camarades n’en sont pas à leur coup d’essai contre leur direction. Aussi quand ils l’assignent en justice, celle-ci a du souci à se faire ! Il s’agit ici de contrer des arrangements obscurs concoctés par la direction ou bien des passages en force (ou en loucedé) de cette dernière, maîtrisant les entorses au droit du travail et les limites de l’expression syndicale.

- Un syndicat sort ses griffes

Que ce soit dans la presse, le nettoyage, l’industrie automobile, le bâtiment, ou l’agroalimentaire, la CNT marque de plus en plus le paysage syndical hexagonal de son empreinte. Le Combat syndicaliste vous propose un tour d’horizon de ces nouvelles sections d’entreprise.

- Ne battons pas en retraite

Des années décisives, notre système de retraites en a déjà connu depuis 1993 : 1995, 2000 (pour les retraites complémentaires du secteur privé), 2003… Mais 2010 sera de nouveau une année décisive parce que le gouvernement et le Medef ne sont pas encore arrivés à leurs fins et qu’ils comptent bien utiliser le déficit record laissé par la crise (produit direct de leurs politiques) pour aller encore plus loin.

- International : Italie

Des travailleurs africains de Rosarno (Calabre) regroupés à Rome, après leur « évacuation » par la police suite aux émeutes racistes du 8 janvier dernier, expriment dans une déclaration (voir ci-contre) leur révolte. Ils veulent signifier à l’Italie tout entière le rôle économique qu’ils jouent dans l’agriculture de ce pays.

- Hommage à Roldán

Francisco Roldán nous a quittés le vendredi 12 mars. Il avait 95 ans.






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Combat Syndicaliste N°348 de mars 2010

Article du jeudi 18 mars 2010



Sommaire :

- La presse face à la casse sociale
- Carton rouge pour l’Huma
- Nettoyage, des nouvelles du front
- Les profs passent à l’action
- Vive les PME !
- Petite enfance et gros business
- Représentativité chez Exapaq
- Harcèlement au travail
- Dette publique : le faux débat
- FAU, toujours debout
- Coordination Euro-Maghreb
- Solidarité avec les No Border






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[Leur presse] 20 Min 10/03/10 : le collège Barbusse se rebelle

Article du dimanche 14 mars 2010





éducation Les profs sont en grève contre la dotation horaire globale

Le collège Henri-Barbusse se joint à la grogne contre les dotations horaires globales prévues pour la rentrée. Après le lycée professionnel Pablo-Picasso (Givors) le mois passé, et le collège Eluard (Vénissieux) jeudi dernier, les enseignants de ce collège vaudais sont à leur tour en grève depuis lundi. Hier, ils se sont rassemblés devant l'inspection académique pour demander le maintien de leurs heures d'enseignement. « L'inspection doit récupérer 44 postes dans le second degré. Elle gratte partout, notamment dans les collèges de banlieue, jusqu'alors plutôt épargnés », indique Denis Pourrat, prof de français à Barbusse.

Le principal séquestré une heure
En septembre, 50 heures de cours devraient disparaître dans ce collège pourtant classé ambition-réussite. Un signe de « mépris » pour les enseignants, qui, en dix ans, ont fait passer le taux de réussite au brevet de 40 à 80 %, en mettant en place divers dispositifs d'aide aux élèves. La plupart de ces heures d'encadrement et de soutien scolaires sont menacées. Pour faire réagir l'inspection académique, les grévistes ont séquestré leur proviseur pendant une heure hier. L'action a porté ses fruits. Des délégués de l'inspection doivent se rendre demain au collège pour discuter avec les personnels. D'ici là, la grève continue.

Elisa Frisullo

[Leur presse] LibéLyon 12/03/10 : Un collège occupé par ses profs à Vaulx-en-Velin

Article du dimanche 14 mars 2010



Une trentaine d'enseignants et de personnels du collège Henri Barbusse de Vaulx-en-Velin, en grève depuis le début de la semaine (lire), occupent désormais leur établissement. Ils ont passé leur première nuit à l'intérieur, pour protester contre la baisse de moyens annoncée pour l'année prochaine. "Devant l'absence de réponse de l'inspection d'Académie à nos revendications, nous avons décidé de passer la nuit dans notre établissement", a affirmé à l'AFP Mickaël Goyot, professeur de mathématiques au collège. Depuis lundi, la quasi-totalité des enseignants est en grève et seuls quelques cours ont été assurés selon l'inspection d'académie. Une journée d'action nationale est prévue vendredi dans l'Education, pour protester notamment contre la dégradation des conditions de travail, les réformes en cours ou bien encore la préparation difficile de la prochaine rentrée. Ol.B. (avec AFP)

[Leur presse] Le Progrès 12/03/10 : Lyon: 1300 enseignants des collèges et lycées dans la rue

Article du dimanche 14 mars 2010





A l'appel de plusieurs syndicats (Snes, Fo, CGT éduc'action, CNT, Snalc), les enseignants des collèges et lycées étaient appelés à faire grève et à manifester contre les restrictions des moyens en termes d'heures d'enseignement dans les établissements, l'évolution de la formation des professeurs et la réfome des lycées.

Selon le rectorat de Lyon, la grève a été suivie par un peu plus de 13% des enseignants en moyenne sur l'Ain, le Rhône et la Loire. Jean-Louis Pérez, le secrétaire académique du Snes-FSU estime pour sa part que plus d'un enseignant sur deux a suivi la grève. Ces derniers jours, plusieurs actions "dures" ont été menées. Les collèges Barbusse à Vaulx-en-Velin, Longchambon à Lyon 8e, Schoelscher à la Duchère ont ainsi obtenu une rallonge de leur budget.

[Leur presse] Le Progrès 12/03/10 : Collège Barbusse : les profs n'abdiquent pas

Article du dimanche 14 mars 2010





Hier soir, une vingtaine de professeurs du collège Henri-Barbusse ont décidé d'occuper l'établissement depuis sa fermeture et sans doute pour la nuit.

[Leur presse] Le Progrès Vaulx 12/03/10 : les profs de Barbusse ont occupé leur collège cette nuit

Article du dimanche 14 mars 2010



Cette nuit, après quatre jours de mobilisation active, après une manifestation pacifique lundi et avoir retenu leur principal 45 minutes mardi, plus d'une vingtaine de professeurs ont décidé de durcir le mouvement en occupant leur collège vaudais Henri-Barbusse. Ils espèrent enfin se faire entendre par leur hiérarchie académique. Au cœur de cette protestation, une réduction des moyens horaires «représentant une menace pour les dispositifs pédagogiques qui ont pourtant fait leurs preuves en terme d'efficacité depuis quelques années». Ils devraient obtenir une réponse à leurs revendications aujourd'hui.

[Leur presse] Lyon Capitale 09/03/10 :

Article du dimanche 14 mars 2010



Début avril doit ouvrir, dans l’enceinte de l’hôpital psychiatrique du Vinatier, le premier hôpital fermé dédié aux prisonniers. Pour ses promoteurs, elle apportera une réelle amélioration de la prise en charge de la santé mentale des détenus. Pour autant, l’unité hospitalière spécialement aménagée (UHSA) est loin de faire l’unanimité.

Pour preuve ce mardi 9 mars, plusieurs organisations* appellent à une “nuit blanche de la résistance”.

Dans un communiqué, ces organisations dénoncent “cette prison dans l’hôpital psychiatrique” : “L'UHSA est la conséquence d’une judiciarisation des comportements qui assimilent sous prétexte de responsabilisation, malades mentaux et délinquants. Plus que le retour à une conception ancienne du grand enfermement, elle indique le point de bascule du médical au service de l’idéologie sécuritaire”. De 19h à minuit, dans la Salle des organisations (à proximité de la chapelle), prises de parole, débats, lectures de textes vont se succéder. Vont notamment intervenir Jean Darrot psychiatre, Albert Levy du syndicat de la magistrature, Raphaël Thaller économiste, Odile Nguyen philosophe et Christine Durif-Brucker psychosociologue. L’acteur Laurent Vercelletto devrait lire des extraits d’oeuvres de louis Althusser et Michel Foucault.

*Parmi ces organisations : CGT Vinatier, SUD Santé Sociaux, CNT Santé Social , FSU 69, PCF, Parti de Gauche 69, MRAP Collectif Privés d'emploi de Vaulx en Velin, Collectif d'aide aux sans papier et demandeurs d'asile 69, NPA, CGA, La Gauche unitaire, L'Appel des Appels 69, CGT chômeurs, La librairie "à plus d'un titre", Le CIRDEL, CGT Renault Trucks, section de Lyon du syndicat de la magistrature.

[Leur presse] Lyon Capitale 10/03/10 : Le collège Henri-Barbusse mène la mutinerie contre l'inspection d'académie

Article du dimanche 14 mars 2010



Le mouvement de grève entamé lundi par les enseignants du collège Henri-Barbusse n'est pas prêt de se terminer. Après avoir manifesté mardi et obtenu une audience auprès de l'inspection d'académie, les professeurs ont eu la désagréable surprise de voir les promesses de l'inspectrice se volatiliser mercredi, avant d'occuper le bureau de leur proviseur et d'exiger une réponse avant jeudi 16 heures. Ce n'est que mardi vers 11h15, après une journée et demi de grève, que les enseignants du collège Henri Barbusse ont pu être reçus par l'inspection d'académie. Au terme de la réunion, l'inspectrice, Simone Christin, leur a annoncé la tenue d'une réunion, jeudi, dans leur établissement afin d'évaluer leurs besoins et de décider d'une possible rallonge d'heures d'enseignement, ce pour quoi ils se battent. Une promesse qui n'est pourtant pas arrivée aux oreilles du proviseur du collège concerné. Selon les enseignants, celui-ci a alors contacté l'inspection d'académie dans l'après-midi afin de confirmer la réunion. "L'inspection a répondu que la réunion avait été annulée. On a vraiment eu l'impression de s'être fait avoir", explique Mickaël Goyot, enseignant du collège. 35 à 40 enseignants ont donc occupé le bureau du proviseur pendant une heure afin de faire pression sur l'administration. Au bout de trois quarts d'heures de négociation entre le proviseur et Simone Christin, une nouvelle réunion a été décidé jeudi avec l'inspecteur d'académie adjoint, André Duco. L'inspectrice d'académie n'a, quant à elle, pas souhaité s'exprimer sur le sujet pour l'instant. "Des solutions de bricolages" Mercredi matin, les enseignants du collège réunis en assemblée générale ont décidé d'exiger une réponse de l'administration avant demain 16 heures. Ils menacent notamment de poursuivre le mouvement de grève voire même de le radicaliser par l'occupation des locaux. Le syndicat national des enseignants de second degré (SNES) appelle, quant à lui, à la mobilisation mercredi après-midi devant l'Inspection. La semaine dernière déjà, des enseignants de Vénissieux avaient manifesté contre la suppression d'heures de soutien. Depuis quelques temps, la tension monte au sein du corps enseignant, peu satisfait par les propos de Luc Chatel sur les remplacements des enseignants par des étudiants et des retraités : "Ils adoptent des solutions de bricolage pour pallier aux suppressions de postes. Mais c'est surtout sous-entendre que le métier s'improvise", déclare notamment Denis Pourrat, professeur au collège Henri Barbusse. Vendredi 20 mars, les principaux syndicats enseignants ont lancé un appel national à la grève afin de manifester contre les réformes et la politique d'économie du gouvernement. Reste à savoir si ce mouvement aura l'ampleur de celui de l'année dernière. Virginie Coutière