CHÔMAGE, POLLUTION, MISERE, REPRESSION, EXPLOITATION...
LE CAPITALISME, C'EST LA CRISE !

Pour un 1er Mai d’espoir et de combat

Article du vendredi 30 avril 2010



Appel des syndicats CNT du Rhône pour un 1er Mai d’espoir et de combat.

Manif 1er mai / cortège CNT
Le 01/05/2010 à 10:30
place Jean-Jaurès 69007 Lyon


SeulEs nous ne pouvons rien, uniEs nous pouvons tout !

La crise est le prétexte utilisé par le patronat et l’État pour accentuer son offensive contre les droits sociaux. Branche par branche (Éducation, SNCF, métallurgie, etc.), entreprise par entreprise (Continental, Sodimatex, etc.), les salariéEs se sont mobiliséEs, chacunE de leur côté, parfois avec des méthodes d’action que l’on ne « devait plus voir » (dixit les gouvernements…). Certes la « paix sociale » est une chimère et les grèves et mouvements locaux se multiplient, mais pour quel résultat ? Des primes de licenciement supplémentaires, des cellules de reclassement floues, quelques postes d’enseignantEs arrachés… Des pansements sur une jambe de bois. La solidarité interprofessionnelle doit être au cœur de la stratégie syndicale.

Un coup contre l’unE d’entre nous est un coup contre touTEs !

Loin des directions syndicales bureaucratisées, les salariéEs et leurs syndicats doivent s’unir. L’exemple de Continental est édifiant : appuyéEs par un front syndical large, les salariéEs ont fait infléchir un verdict inique à leur encontre, malgré l’absence remarquée des « grands chefs ». La force d’une centrale syndicale doit être de pouvoir apporter un soutien sans faille à ses sections en lutte. À l’image de la mobilisation, depuis deux mois, de notre confédération aux côtés de la section CNT-People and Baby, où les salariées syndiquées qui ont fait grève ont été purement et simplement licenciées. Décloisonner les luttes, pour mieux soutenir les camarades victimes d’atteintes aux libertés syndicales, développer un syndicalisme offensif et déterminé, pour reconstruire pas à pas l’espoir d’un autre futur.



Face à un patronat et un État de combat, avant de négocier et de quémander, créons le rapport de force qui nous permettra de discuter sur un pied d’égalité. Notre force est notre nombre et notre capacité à bloquer la production : construisons la grève générale reconductible public-privé, seule stratégie susceptible d’arrêter le rouleau compresseur et de renverser la vapeur.

Travaillons tous, moins et autrement

À la veille de la grande bataille pour la défense des retraites, la passivité des instances des centrales syndicales laisse présager le pire. Il faudra se souvenir des journées d’action qui ne mènent à rien, des grèves d’un jour non reconduites sans autre effet que la perte de salaire, des manifestations en ordre dispersé qui nous divisent. Cette stratégie n’a conduit, année après année, qu’à la capitulation. Face à la propagande actuelle sur « l’indispensable réforme » du système par répartition et les terribles déficits publics, le constat est simple : des profits colossaux sont faits par les entreprises, et cet argent, fruit du travail des salariés, se concentre dans les mains de quelques-uns… Imposons qu’il soit redistribué égalitairement et faisons en sorte que les progrès technologiques et la hausse de la productivité nous permettent à tous de travailler moins et autrement. L’augmentation significative des salaires devient une urgence sociale et politique. Alors que les profits s’accumulent toujours pour les plus riches, que les loyers augmentent, que les soins sont de moins en moins remboursés et que les conditions de l’inflation des prix sont réunies, les salaires stagnent. Le but principal est que les bas salaires restent au plus bas et pour longtemps : environ 1 salarié sur 5 est payé au Smic et n’a aucune chance de voir évoluer son salaire, les patrons pratiquant ce niveau de salaire étant exonérés de charges sociales par l’État. Ce qui représente environ 24 milliards d’euros d’exonérations. Au regard de ce qui manque dans les caisses de retraite, cela fait rêver. Pour améliorer les salaires, il faut revendiquer auprès des employeurs et faire pression sur l’État pour que ce palace fiscal soit restitué. L’augmentation des salaires permet de mieux vivre tout de suite, de réalimenter les caisses sociales et de commencer à récupérer ce qui a été volé aux salariés depuis trente ans.

Pour un syndicalisme de lutte de classe et d’émancipation sociale !

Tract 1er mai

Diaporama photos manif antifa Lyon 10 avril 2010

Article du dimanche 11 avril 2010


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Manif 10 avril : contre l'extrême droite et la haine à Lyon

Article du jeudi 8 avril 2010






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Nouvelle Affiche Manif

Manif antifasciste et unitaire : samedi 10 avril 2010, 15h place Bellecour à Lyon

Article du jeudi 8 avril 2010



Manif antifasciste et unitaire :
samedi 10 avril 2010,
15h place Bellecour à Lyon



L'importance de l'extrême droite à Lyon n'est pas une nouveauté.
Lyon a souvent été le terreau d'une extrême droite virulente tissant ses théories racistes et négationnistes notamment à l'Université. Depuis plusieurs mois maintenant l'extrême droite lyonnaise, sous l'égide des jeunesses identitaires, tend à s'installer durablement sur le département, en particulier à Lyon. Jusqu'alors leurs actions de terrain se limitaient à perturber, avec une dizaine de militant-e-s, les rassemblements dont nous sommes partie prenante (Soutien aux sans-papiers/sans-papières, délit de solidarité, défense de l'IVG, Marche des Fiertés LGBTI).

Ces derniers mois, l’extrême droite a cherché à accentuer sa présence sur la ville en multipliant ses actions sur le terrain, et faisant recours de plus en plus souvent à la violence :

• Actions de harcèlement auprès des bibliothèques du 4ème et du 8ème afin de faire interdire une exposition de photo sur les sans-papiers et sans-papières;

• Manifestations du FN contre la mosquée de Vénissieux, puis de 80 militant-e-s devant le Conseil Régional contre le financement public de l'Institut français du culte musulman (Jeunesses identitaires, FN, MPF), non par principe laïque mais par haine de l’Islam.

• Manifestation contre le droit à l’avortement.

• Janvier, une trentaine d’individus attaquent un rassemblement appelé par plusieurs organisations politiques qui protestaient contre la tenue du débat sur l’identité national à la Préfecture.

• Février, meeting d’Alain Soral d'Egalité & Réconciliation nationale (« Gauche du travail, droite des valeurs, pour une réconciliation nationale ») à Vaulx-en-Velin.

• Mars, l’activisme d’extrême droite s’est débridé : occupation islamophobe du Quick halal de Villeurbanne par une cinquantaine d’identitaires masqués en cochon, agressions violentes de militants à St Jean, attaque à la bombe incendiaire d’un squat politique, intimidation et menaces exercées par des groupes de 40 à 60 nationalistes radicaux contre des militant-e-s de gauche reconnus sur les pentes de la Croix-Rousse, infiltration d’un meeting du NPA par des nationalistes et découverte d’un coktail molotov, campagne d’affichage islamophobe par le FN, multiplication des tags racistes et antisémites dans les rues et les lycées…

Ces faits, inquiétants, ne sont malheureusement que la partie la plus visible du développement et de la diffusion des idées racistes, haineuses et populistes des partis d’extrême droite. Ces partis, et les groupuscules qui leur sont associés, représentent un danger réel, sur le plan politique quand ils utilisent les réalités sociales à leurs fins pour développer un discours de haine et d’exclusion de l’autre, les soraliens allant même jusqu’à tenter de s’implanter en banlieue pour détourner a leur profit la radicalisation de la jeunesse. La situation économique et les politiques associées de la part de l'État aggravent la marginalisation des hommes et des femmes allant jusqu’à les déshumaniser.

Ces faits prolongent la politique actuelle du gouvernement (chasse aux sans-papiers/sans-papières, débat haineux et raciste sur l’identité nationale et délit de solidarité) d'une droite décomplexée surfant sur les idées traditionnellement utilisées par l’extrême droite (stigmatisation d’une partie de la population, montée de la haine de l’autre,, retour aux valeurs familiales traditionnelles, prises de positions sur le terrain religieux), désignant des boucs émissaires dans le but de casser les solidarités et faire taire toute contestation. On assiste à une normalisation des discours et des pratiques racistes sous la forme de discours islamophobes, antisémites, sexistes, et homo-lesbophobes. Jour après jour, les « dérapages » verbaux de membres du gouvernement se succèdent, ces discours contaminent a présent l’ensemble de la classe politique, un tabou est tombé.

La répression et les lois liberticides réduisent de plus en plus nos libertés individuelles et collectives tout en favorisant la criminalisation des opposant-e-s et la stigmatisation d’une partie de la population. C'est en construisant un front unitaire que nous pourrons mettre fin à ces actions racistes et haineuses et à leur propagation.

Construisons ensemble cette riposte
Déterminons ses contours et ses modalités d’actions
Rejoignez nous pour en débattre

Manif antifasciste et unitaire : samedi 10 avril 2010,
15h place Bellecour à Lyon






Premiers signataires : Les amoureux au ban public, ATTAC Rhône, CABIRIA, CCRASS, CGA, Collectif contre le Racisme et l’Islamophobie, Covra, FASE69, Gauche unitaire, MRAP, NPA, PAG69, Planning familial, Ras l’front, US Solidaires, Collectif Tous ensemble 69, CNT 69, UJFP Lyon, Union pour le communisme…

Premiers soutiens : Collectif 69 de défense des sans-papiers et demandeurs d’asile

affiche 1

Affiche 2

Manif jeudi 8 avril 10 h Place des Terreaux : Non au démantèlement du service public d’accueil de la petite enfance

Article du mercredi 7 avril 2010

Mobilisation nationale le 8 avril



Après plusieurs journées d’action et de grève nationale dans le secteur de la petite enfance, le gouvernement reste sourd aux revendications des professionnel-le-s. Voici maintenant plusieurs années que la casse du service public d’accueil des jeunes enfants s’accélère. Les réformes et décrets ne visent qu’à améliorer la "productivité" des établissements aux dépens de la qualité du service d’accueil et des conditions de travail des salarié-e-s.

Parallèlement à ces politiques, c’est tout l’univers de la petite enfance qui est attaqué. Par exemple, suite aux fermetures de classes en école maternelle découlant des dizaines de milliers de suppressions de postes depuis dix ans, des enfants se retrouvent chaque année sans lieux d’accueil à la rentrée.

Concrètement, afin de subvenir aux besoins d’accueil des enfants, l’état plutôt que de choisir de développer les capacités d’accueil en augmentant le personnel, en diminuant le temps de travail pour favoriser la qualité du service, en favorisant l’accès à la formation, choisit la politique la plus destructrice :

• L’augmentation de la capacité d’accueil des assistantes maternelles de 3 à 4 enfants, donc plus de charge pour le personnel et moins d’attention pour les enfants

• Même logique dans la création de regroupements d’assistantes maternelles pouvant accueillir jusqu’à 16 enfants sans aucune règle collective de fonctionnement

• Enfin la création expérimentale de 8000 places de jardins d’éveil d’ici 2012 pour les enfants de deux à trois ans, prévoyant un taux d’encadrement d’un adulte pour 8 à 12 enfants au lieu d’un pour 8 enfants en âge de marcher actuellement pratiqué dans les crèches

Les conséquences :

• Pour le personnel, des conditions de travail plus difficiles, la diminution des professionnel-le-s qualifié-e-s, une perte de sens dans la pratique de leur profession, une quête de la rentabilité toujours plus poussée.

• Pour les enfants, un environnement moins dédié à l’épanouissement et l’éveil car les établissements n’auront pour ambition que d’être de simples garderies de masse. Souvenons nous des propos du ministre Darcos considérant les enseignants de maternelle comme de simples « changeurs de couches ». Enfin cette politique provoque une augmentation des risques liés à la diminution du taux d’encadrement.

• Pour les parents, la baisse du taux de scolarisation aboutira à la nécessité de recourir plus fréquemment aux établissements d’accueil de jeunes enfants, les privant ainsi d’une possibilité de choix, augmentant leurs dépenses et favorisant de fait les inégalités sociales. Les familles les plus aisées seront donc les seules à pouvoir offrir à leurs enfants un service de qualité.

La Fédération CNT des travailleur-se-s de la santé et du social dénonce les politiques mises en oeuvre par le gouvernement. Une nouvelle fois, ce n’est pas la qualité du service public et les conditions de travail des personnels qui sont défendues mais la seule volonté de rentabiliser le secteur. Pourtant, depuis longtemps, nous savons que pour les enfants, l’essentiel se joue avant cinq ans. Cette politique s’attaquant aux crèches comme aux écoles, nous estimons indispensable de s’organiser conjointement entre parents, professionnel-le-s de la petite enfance et enseignant-e-s.

La CNT, signataire de l’appel "pas de bébés à la consigne"*, se joint à ses revendications et soutient partout les mouvements des travailleuses et des travailleurs des établissements d’accueil des jeunes enfants dans la défense de leurs emplois, de leurs sites, de leurs conditions de travail et de leurs pratiques professionnelles. Le projet du gouvernement est d’ouvrir le marché aux entreprises privées dont les objectifs sont loin de l’épanouissement des enfants, mais plutôt de réaliser des profits sur le dos des salarié-e-s sous payé-e-s et précarisé-e-s.

*http://www.pasdebebesalaconsigne.com/

La Fédération CNT des travailleurs de la santé et du social appelle à la grève et à manifester le jeudi 8 avril


Tract

Appel à la mobilisation contre l'extrême droite et la haine à Lyon (mise à jour des signataires) : Manifestation unitaire 10 avril 15h place Bellecour

Article du mardi 6 avril 2010




tract en pdf

Affiches

[Antifa] Manif antifasciste 10 avril à Lyon

Article du samedi 3 avril 2010