CHÔMAGE, POLLUTION, MISERE, REPRESSION, EXPLOITATION...
LE CAPITALISME, C'EST LA CRISE !

[International] Soutien de nos camarades rouges et noirs de la CGT espagnole pour le 7 septembre

Article du lundi 6 septembre 2010

Soutien de la CGT d’Espagne à la grève générale du 7 septembre en France



Nous ne paierons pas leur crise

La CGT d’Espagne désir exprimer son soutien et sa solidarité à la grève générale contre l’augmentation de l’âge de départ en retraite, qui aura lieu en France le 7 septembre. Nous envoyons notre soutien à toute la classe ouvrière et aux organisations qui appellent à cette grève, avec une mention spéciale pour les camarades de la CNT-f et de Solidaires.

Nous sommes dans une crise sans précédents causée par les abus du système capitaliste, une crise qui touche toute la classe ouvrière et les citoyens en général et très particulièrement les classes les plus défavorisées. Loin de réfléchir et de chercher une issue basée sur la répartition équitable de la richesse, les différents gouvernements européens ignorent les appels que nous lançons, nous les personnes souffrant de la crise. Les gouvernements appuient à nouveau les mesures et les propositions faites par le système capitaliste. Incompréhensiblement la classe politique veut résoudre la crise avec les propositions des responsables de cette crise. C’est une fuite en avant en en refusant les conséquences.

La Confederación General del Trabajo d’Espagne appuie la mobilisation française du 7 septembre. Nous considérons la grève générale comme un instrument nécessaire pour faire face à la dictature du capital.

Dans différents pays européens des processus de mobilisations sont en marche. Ce n’est pas la première grève générale en France, de même qu’en Grèce et dans d’autres pays. En Espagne, après plusieurs mois d’actions il y aura une grève générale le 29 septembre. Nous pensons que le moment est arrivé de dire ÇA SUFFIT, mais pas seulement contre les marchés, également contre les différents États qui continuent à suivre les instructions des institutions privées.

En tant que Secrétariat permanent de la CGT-e nous considérons nécessaire d’œuvrer de façon coordonnée et aussi efficace. Coordonnée pour frapper ensemble et efficace pour ne pas tomber dans des solutions médiocres qui ne serviraient qu’à nettoyer la face du système, des multinationales et des gouvernements.

Pour la répartition du travail et de la richesse

Vers une grève générale européenne

Salutations et beaucoup de chance dans la Lutte.


Le Secrétariat permanent du Comité confédéral de la CGT-e






Apoyo de la CGT del Estado Español a la huelga general del 7 de septiembre en Francia.

No pagaremos su crisis.

La CGT del Estado Español quiere manifestar su apoyo y solidaridad a la Huelga General contra el aumento de la edad de jubilación, que tendrá lugar en Francia el día 7 de septiembre. Enviamos nuestro apoyo a toda la clase trabajadora y organizaciones que la convocan, con especial mención a nuestros compañeros y compañeras de CNT-F y Solidaires.

Nos encontramos en una crisis sin precedentes originada por los abusos del sistema capitalista, una crisis que afecta a toda la clase trabajadora y a la ciudadanía en general y muy especialmente a las clases más desfavorecidas. Lejos de reflexionar e intentar buscar una solución basada en el reparto equitativo de la riqueza, los diferentes gobiernos europeos ignoran los llamamientos que hacemos las personas que estamos padeciendo la crisis y vuelven a respaldar las medidas y propuestas que hace el sistema capitalista. Incomprensiblemente la clase política quiere solucionar la crisis con las propuestas de los responsables de dicha crisis. Es una huída hacia delante de negativas consecuencias.

La Confederación General del Trabajo del Estado Español valora positivamente la movilización francesa del día 7 de septiembre. Consideramos la Huelga General un instrumento necesario para plantar cara a la dictadura del capital.

En diferentes países europeos se han puesto en marcha procesos de movilización. Esta no es la primera huelga General en Francia, al igual que en Grecia y en otros países. En el Estado Español, tras varios meses de acciones se celebrará una Huelga General el día 29 de septiembre. Pensamos que ha llegado el momento de decir BASTA, pero no sólo a los mercados, sino también a los diferentes Estados que siguen las instrucciones de las instituciones privadas. Desde el Secretariado Permanente de la CGT consideramos necesario trabajar de forma coordinada, pero también contundente. Coordinada para golpear conjuntamente y contundente para no caer en soluciones mediocres que sólo sirvan para lavarle la cara al sistema, las multinacionales y los gobiernos.

Por el reparto del trabajo y la riqueza.

Hacia una Huelga General Europea.

Salud y suerte en la lucha.


Secretariado Permanente del Comité Confederal de la CGT

[International] Maroc : Souscription de soutien aux mineurs de l’OCP

Article du vendredi 2 juillet 2010



Les 15 détenus : 13 ouvriers de SMESI- OCP , et deux solidaires ont été condamnés le lundi 7 juin 2010 à 4 mois de prison ferme et 500 dh d’amende.

Une fois de plus la "justice" reste au service du plus fort, au service du capital, au service de l’OCP.

De toute façon au Maroc, constitutionnellement, il n’y a pas de pouvoir judiciaire. Les condamnations sont prononcées au nom du roi.

Condamnons ce qui se passe à Khouribga !

Exigeons la libération des 15 détenus !

Exigeons la réintégration des 850 prolétaires licenciés abusivement, leur titularisation au sein de l’OCP où ils ont trimé pendant des années !

Exigeons le respect de leur choix syndical !

Dénonçons l’État marocain qui piétine délibérément les lois relatives aux relations/conditions de travail, aussi bien internationales que nationales !

L’État marocain se comporte comme un véritable hors-la-loi. C’est un véritable État voyou !

Ali Fkir (8 juin 2010)


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APPEL AU SOUTIEN FINANCIER !

Le Secrétariat International (SI) de la CNT en appelle à la solidarité financière la plus active.

L’argent récolté sera remis en main propre en juillet, une délégation de la CNT se rendra à cet effet à Khouribga rencontrer les mineurs en lutte.

Cet argent servira à fournir une aide matérielle aux détenus et plus généralement aux mineurs (et à leurs familles) privés de salaire depuis leur licenciement en juillet dernier soit quasiment un an. Il servira aussi à contribuer à payer les frais d’avocats.

Les chèques seront centralisés par la CNT Gard.

Ils ont à adresser à la CNT ETPIC 30 et à envoyer à :

CNT 30, 6 rue d’Arnal, 30 000 Nîmes.

Mettre mention "Solidarité OCP" au dos du chèque.

Billets précédents :

Maroc : Mineurs de l’OCP condamnés / Appel à la solidarité financière

La CNT solidaire des mineurs marocains de l’OCP

Maroc : L’Etat marocain agit en véritable hors la loi

Photos solidarité avec les mineurs marocains de l'OCP

Solidarité avec les mineurs marocains de l'OCP

[International] L’interdiction de la FAU Berlin levée

Article du vendredi 11 juin 2010



Hier, le 10 juin 2010, la Cours de cassation berlinoise a levée l’interdiction à la FAU Berlin de se nommer syndicat ou syndicat de base. Les juges ont souligné l’importance du droit fondamental de la liberté d’expression.

Après la décision : rassemblement devant le cinéma

En plus ils ont constaté que le cinéma Babylon ne peut prouver que l’activité de la FAU en son sein ait nuit à l’entreprise. Le fait de ne pas posséder suffisamment d’éléments pour prouver sa « capacité de négocier » n’interdit pas au syndicat d’apparaître comme tel dans l’entreprise. Plus loin, l’entreprise ne saurait interdire à la FAU de se désigner « syndicat » en dehors de l’entreprise ceci relevant du domaine de la liberté d’expression. En outre, le juge a exclu d’aller plus loin dans les instances. Lors du procès ont été présent des observateurs internationaux de la CNT française, la ZSP-AIT polonaise et la CNT-AIT espagnole.

Transposé à la situation française, on pourrait dire que la FAU n’a pas pu assembler les éléments pour obtenir le statut de « syndicat représentatif » dans l’entreprise, mais ne peut être interdite d’agir et d’apparaître comme organisation syndicale.

La FAU Berlin remercie tous les organisations et personnes qui à un moment ou à un autre ont envoyé messages de soutiens à la FAU et ont fait des actions de solidarité.


Rassemblement en soutien à la FAU

Samedi 27 février à 15 h : Rassemblement de soutien à la FAU

La coordination ROUGE ET NOIRE solidaire de la FAU

Le syndicat FAU-AIT (anarchosyndicaliste) déclarée illégale à Berlin (Allemagne)


Comment soutenir la FAU

[International] Maroc : Mineurs de l’OCP condamnés / Appel à la solidarité financière

Article du mercredi 9 juin 2010



Les 15 détenus : 13 ouvriers de SMESI- OCP , et deux solidaires ont été condamnés le lundi 7 juin 2010 à 4 mois de prison ferme et 500 dh d’amende.

Une fois de plus la "justice" reste au service du plus fort, au service du capital, au service de l’OCP.

De toute façons au Maroc, constitutionnellement, il n’y a pas de pouvoir judiciaire. Les condamnations sont prononcées au nom du roi.

Condamnons ce qui se passe à Khouribga !

Exigeons la libération des 15 détenus !

Exigeons la réintégration des 850 prolétaires licenciés abusivement, leur titularisation au sein de l’OCP où ils ont trimé pendant des années !

Exigeons le respect de leur choix syndical !

Dénonçons l’État marocain qui piétine délibérément les lois relatives aux relations/conditions de travail, aussi bien internationales que nationales !

L’État marocain se comporte comme un véritable hors-la-loi. C’est un véritable État voyou !

Ali Fkir (8 juin 2010)



APPEL AU SOUTIEN FINANCIER !

Le Secrétariat International (SI) de la CNT en appelle à la solidarité financière la plus active.

L’argent récolté sera remis en main propre en juillet, une délégation de la CNT se rendra à cet effet à Khouribga rencontrer les mineurs en lutte.

Cet argent servira à fournir une aide matérielle aux détenus et plus généralement aux mineurs (et à leurs familles) privés de salaire depuis leur licenciement en juillet dernier soit quasiment un an. Il servira aussi à contribuer à payer les frais d’avocats.

Les chèques seront centralisés par la CNT Gard.

Ils ont à adresser à la CNT ETPIC 30 et à envoyer à :

CNT 30, 6 rue d’Arnal, 30 000 Nîmes.

Mettre mention "Solidarité OCP" au dos du chèque.




La CNT solidaire des mineurs marocains de l’OCP

Maroc : L’Etat marocain agit en véritable hors la loi

Photos solidarité avec les mineurs marocains de l'OCP

Solidarité avec les mineurs marocains de l'OCP

[International] Espagne : la CGT-e (Rouge et Noir) appelle à la grève générale le 8 Juin 2010

Article du lundi 7 juin 2010



Elle exige des syndicats CCOO et UGT (syndicats majoritaires en Espagne) qu’ils appellent à la grève générale et qu’ils ne signent aucune nouvelle réforme du travail.

Après les mesures adoptées par le Gouvernement contre les travailleurs/euses du public, contre les retraités, contre la classe des travailleurs/euses, les classes populaires et toute la société en général, la CGT-e appelle à une nouvelle journée d’action.

La grève et la journée d’action du 8 Juin rendront visible le malaise de l’ensemble de la société contre des dirigeants politiques totalement éloignés des intérêts du peuple, occupés exclusivement à suivre le dessein du marché et du capitalisme, premiers coupables de la crise qui touche gravement l’Espagne.

Cet appel à la grève doit servir pour que les grandes centrales syndicales assument leur responsabilité vis-à-vis des travailleurs/euses et se décident à appeler à la Grève Générale, et qu’ils arrêtent ainsi d’être complices d’un gouvernement égaré, dérouté, qui a mis en place des politiques économiques néfastes et qui, se disant « soc-dem », s’est finalement révélé comme un gouvernement conservateur.

La CGT-e lance un appel à la participation de tous les travailleurs/euses à la grève du 8 Juin pour apporter une réponse claire et efficace au Gouvernement et un appel solidaire pour sortir dans la rue contre ces mesures.

Il faut également exiger UGT et CCOO, que dans ce contexte de crise, de précarité, chômage, exclusion sociale, de xénophobie, de baisses des salaires, des salaires, des prestations sociales, d’attaques contre les classes les plus populaires, de se refuser à signer une nouvelle réforme du code du travail et d’appeler à une mobilisation sociale pour reprendre tout ce qui nous a été volé.

Secrétariat Permanent du Comité Confédéral de la CGT espagnole.

Traduc : Lirios (SI de la CNT)


site de la CGT espagnole

Israël, c’est vous les terroristes !

Article du mardi 1 juin 2010

Dans la nuit du 30 au 31 mai, cinq bateaux chargés d’aide humanitaire ont tenté de briser le blocus imposé à la bande de Gaza par l’État israélien. Partis de Chypre, ils devaient apporter à la population des matériaux de construction, des maisons préfabriquées, de l’aide médicale, des fournitures scolaires...

Les Gazaoui manquent en effet de tout à cause de l’embargo dont ils sont victimes depuis juin 2007, suite à l’élection du Hamas. De plus les destructions infligées lors de l’opération « plomb durci » en janvier 2009 ont aggravé les conditions de vie et augmenté la dépendance à l’aide humanitaire. L’objectif de la flotte humanitaire est donc double. Tout d’abord, il s’agit d’apporter à la population une aide symbolique nécessaire à sa survie que ce soit dans le domaine du logement, de la santé ou bien de l’éducation. Mais cela va à l’encontre de la volonté de l’État sioniste de briser la population palestinien, de la punir collectivement d’avoir voté pour le Hamas. Permettre à des familles palestiniennes d’avoir un toit, à la population de se soigner, aux enfants d’aller à l’école ne peut être toléré par Israël. C’est de la Résistance car le peuple palestinien reste en vie ! Le deuxième objectif des bateaux est donc politique : briser ce blocus qui affame et tue, entrer dans la prison à ciel ouvert de Gaza qu’ils ont conçue, aider la Palestine à survivre, faire plier Israël dans son œuvre destructrice à l’encontre du peuple de Palestine.

Israël avait donc prévenu : la flotte de bateaux ne passerait pas. Au delà de leur parole tenue, ils ont encore montré toute la barbarie dont ils sont capables. Les commandos de la marine israélienne ont attaqué les bateaux et tués des passagers internationaux. En effet cette démarche est internationale et regroupe des militants français (Mission civile), des grecs, des américains... ainsi que des députés turcs. Naturellement la flotte n’avait aucun moyen de se défendre contre ce déchainement de violence. Bilan : 10 morts d’après l’armée israélienne mais au moins 16 d’après Aljezira ! L’idéologie de haine et de peur de l’autre développée par les sionistes a encore frappé.

La CNT dénonce avec la plus grande colère ce nouvel exemple de la Terreur pratiquée par Israël. Nous sommes aussi très inquiets pour les camarades qui étaient présents sur les bateaux.

Groupe de Travail Palestine de la CNT

Tract

Vendredi 21 mai à 19h30 : Rencontre et débat avec Bassolma Bazié (secrétaire adjoint de la CGT du Burkina Faso)

Article du vendredi 21 mai 2010



Organisée par la CNT, la tournée de Bassolma Bazié (secrétaire adjoint de la CGT du Burkina Faso) fait étape à Lyon. Rencontre et débat le Vendredi 21 mai à 19h30 au local des syndicats CNT du Rhône (44, rue Burdeau, 1er arrondissement, Lyon). Cette rencontre sera l’occasion de discuter de la situation sociale et des luttes aux Burkina Faso et d’échanger sur nos pratiques syndicales. Elle pourra se prolonger autour du Bar de la CNT.

La CGT-B, créée en 1988, se revendique du syndicalisme révolutionnaire. Elle contribue à la lutte pour de meilleures conditions de vie et de travail et pour les libertés. Aujourd’hui, elle est présente sur tout le territoire et dans la plupart des champs professionnels. Elle participe à l’Unité d’Action syndicale et à la coalition contre la vie chère. Non seulement elle lutte par la grève pour défendre les travailleurs-euses et le service public, mais elle gère aussi une école démocratique populaire et se mobilise contre les OGM. Enfin, elle vise à soutenir et populariser les luttes des autres travailleurs-euses de par le monde.

Cette rencontre sera l’occasion de discuter de la situation sociale et des luttes au Burkina Faso :

* Luttes contre la vie chère et la dernière grève contre la Taxe de Développement Communal
* Luttes contre les actions du gouvernement et la corruption
* Luttes contre les multinationales comme en 2009 contre Total.

Ce sera aussi l’occasion de renforcer des liens internationaux en échangeant sur nos pratiques :

* Luttes pour la liberté syndicale
* Développement du syndicalisme révolutionnaire au Burkina Faso
* Solidarité internationale de lutte de classe

CGT-B

Affiche

Afrique sans chaînes

[International] Solidarité avec le peuple grec / Solidarity with Greek People

Article du vendredi 7 mai 2010



«Ce n’est que le début d’une grande guerre.»

(Une manifestante, Athènes, 5 mai 2010)


Aujourd’hui, mercredi 5 mai, à l’occasion d’une grève générale, plusieurs centaines de milliers de travailleurs grecs sont descendus dans la rue, et ont massivement fait grève (80% de grévistes dans le secteur public, 60% dans le secteur privé), afin de protester contre les mesures dites d’austérité du gouvernement grec.

La mort tragique de trois employés d’une banque, qui n’ont pas été autorisés à quitter leur lieu de travail par leur employeur durant la manifestation, sert actuellement de prétexte à une répression extrêmement dure. La police grecque procède en ce moment-même à des rafles massives, à des destructions de locaux, se livrant à des représailles aveugles.

Nous, militants de la CNT, déclarons notre pleine et entière solidarité avec les manifestants, grévistes et émeutiers grecs. Leur refus net de payer la crise à la place des dirigeants politiques et financiers doit faire exemple dans le monde entier. Nous appellerons, en fonction des événements en Grèce, à des actions de solidarité, qui doivent montrer notre détermination à faire respecter la volonté des travailleurs.

VIVE LA RÉVOLTE DU PEUPLE GREC ! À BAS LA RÉPRESSION ! VIVE LA LUTTE DES PEUPLES LIBRES CONTRE LES ÉTATS, LES POLICES ET LES CAPITALISTES, PARTOUT DANS LE MONDE !

Solidarity with Greek People

«It’s just the beginning of a great war.»

(a protester, Athens, 5 may 2010)

Today, 5th of may, for a general strike, thousands of greek workers went down the streets, and massively participate to the strike (70% of greek workers didn’t go to work today), as a protestation against the government measures.

The tragical death of 3 bank employees, who didn’t were authorized by their chiefs to quit their job during the demonstration, is now a pretext to a hard repression. Greek police actually proceed massive arrestations and political places destructions.

Us, members of the CNT-F, declare our total solidarity with protesters, strikers and rioters in Greece. Their massive refusal of paying the crisis instead of the politic and financial leaders shall be an example in the entire world. We will call for solidarity actions, to show our determination to make every government respect the working class will.

LONG LIVE THE GREEK PEOPLES REVOLT ! DOWN WITH THE REPRESSION ! LONG LIVE FREE PEOPLES STRUGGLE AGAINST STATES, POLICES AND CAPITALISTS ALL OVER THE WORLD !

Communiqué des syndicats CNT des lycées, de l’école d’art et de l’Université d’Avignon.

[Témoignage Palestine] Mardi 30 mars à 19h : Réfugié en son propre pays

Article du vendredi 26 mars 2010



Mardi 30 mars à 19h au local de la CNT (44 rue Burdeau, Lyon 1er)

En 2010, Naji vit toujours dans le camp de réfugiés de Deisheh à Bethléem. Il anime un centre social créé par les habitants du camp.

Il nous raconte leurs luttes au jour le jour :
- Comment vivre sous l’occupation israélienne et résister à la colonisation dans une période de recomposition de la vie politique palestinienne ?
- Comment s’organise la vie collective dans un camp de réfugiés ?
- Quelle lutte est-il encore possible de mener aujourd’hui pour la reconnaissance des droits des réfugiés palestiniens ?


Organisé par l’Union Départementale de la CNT69


Affiche :

[International] Algérie : comment la police politique a fait pression sur des syndicalistes pour arrêter la grève dans l’éducation

Article du mardi 16 mars 2010

Le 9 mars 2010, les enseignants syndicalistes du Cnapest (Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique) ont décidé de suspendre leur grève. Massivement suivie dans tout le pays, cette grève aura duré quinze jours. Les revendications des grévistes portaient notamment sur le régime indemnitaire, la gestion des œuvres sociales et les conditions de travail (salaires dérisoires, suivi des enseignants par la médecine du tra-vail…).

Le CISA, qui a pu recueillir le témoignage de nombreux syndicalistes, tient à faire connaître et à dénoncer les pressions inadmissibles et illégales auxquelles ils ont été soumis de la part du pouvoir pour les contraindre à reprendre le travail : ponctions sur les salaires, menaces de « retrait d’agrément » du Cnapest (alors qu’au regard de la loi, l’agrément du gouvernement n’est pas nécessaire pour fonder un syndicat), menaces de radiation massive des grévistes (mais où trouver dès lors près de 50 000 enseignants ? Cela montre le peu de cas que le pouvoir fait de la qualité de l’enseignement).

La grève a enfin été déclarée « illé-gale » par une cour d’Alger aux ordres (là encore, décision elle-même totalement illégale). Jusqu’à présent, le pouvoir s’était contenté d’ordonner l’arrêt de certaines grèves, et cela dans l’illégalité encore. Mais face à cette grève particulièrement déterminée, l’escalade des pressions a atteint un sommet avec des menaces directes formulées par des officiers de la police politique (le DRS, Département de renseignement et de sécurité, ex-sécurité militaire) sur les responsables du Cnapest. Ces activités de basse police montrent que le pouvoir algérien entend toujours gérer les conflits sociaux par l’intimidation et la violence.

Le CISA constate donc une escalade dans le harcèlement et la répression que subis-sent les syndicats autonomes algériens et, plus généralement, toutes les forces qui luttent pour plus de démocratie et de justice dans le pays. Le CISA dénonce fermement les manœuvres des appareils sécuritaires et notamment de la police politique, visant à bri-ser une grève à la fois légitime et légale.

Ces pressions révèlent à nouveau, s’il en était besoin, la nature du pouvoir réel en Algérie, détenu par les chefs d’une police politique qui instrumentalise un gouverne-ment et une justice aux ordres, et qui n’hésite pas à leur faire bafouer ouvertement les lois d’une « démocratie » de pure façade.

Le CISA réaffirme son soutien sans réserve aux syndicats autonomes algériens.

Le Comité de Soutien au Syndicalisme autonome Algérien

(Comité qui regroupe entre autre des syndicats de lutte en Algérie mais aussi Solidaires , la CNT et la CGT espagnole).

[International] Allemagne : Une septicémie syndicale *

Article du mardi 9 mars 2010

Des syndicalistes, juristes et chercheurs se lancent dans un débat lors de l’interdiction de fait du syndicat FAU Berlin

Située place Rosa Luxemburg à Berlin, juste en face du cinéma « Babylon », se trouve le théâtre « Volksbühne » (La scène populaire) (1). C’est dans ce cinéma qu’est mené, avec le soutien de la FAU et de façon acharnée, depuis un an, un conflit social. Dans le théâtre se retrouvèrent le 30 janvier 2010 des syndicalistes, juristes et chercheurs autour d’une table pour discuter des nouvelles formes du travail et de l’organisation collective. Le débat s’est fait suite à l’appel de la FAU Berlin qui se voit privé des ses droits syndicaux par un tribunal berlinois.

D’abord un petit aperçu en vidéo sous-titré en français ...



Déjà les exposés d’entrée mettaient en évidence que les participants du débat jugeaient très explosif cet incident unique dans l’histoire de la République fédérale. Dr. Renate Hürtgen, historienne et co-fondatrice de l’« Initiative pour des syndicats indépendants » en RDA en 1989, appelait à prendre très au sérieux cette affaire. Selon elle, l’attaque faite à la FAU Berlin concerne tout le mouvement syndical : « Il se déroule quelque chose qui représente un danger pour toute structure représentative – et il ne faut pas diminuer le poids de cette affaire-là. » Le politologue Jocher Gester, militant au Groupe de travail Internationalisme de la IG Metall Berlin, insistait sur le point que le caractère syndical de la FAU Berlin, lui, a été anéanti à cause d’un manque présupposé de capacité à signer des conventions (2). De son avis, la décision du tribunal vise à empêcher que la FAU puisse même développer une puissance et devienne représentative. « La façon dont on traite la FAU, cette dernière étant sans doute indépendante de l’adversaire et essaie de construire une sorte de syndicat, démontre que le tribunal ne cherche pas à protéger la liberté syndicale mais n’affiche que du mépris à son encontre. »

La thèse qui dit que les changements sociaux en cours rendent nécessaires de nouvelles formes de coalitions de salariés a été soutenue dans de nombreuses prises de parole. L’auteur et journaliste Willi Hajek expliquait : « Je comprendrais [l’affaire de] la FAU comme symbole, car il y a un grand besoin. Voilà ce que les gens ressentent : maintenant il s’agit de notre existence, et nous devons faire quelque chose. » Il reconnaît dans ce conflit au Babylon, une nouvelle caractéristique qui serait typique de notre époque. Une époque dans laquelle la majorité des contrats de travail se trouvent hors des conventions collectives. L’avocat Klaus Stähle qui représente la FAU auprès du tribunal, évoquait qu’en Allemagne une convention collective n’est plus en vigueur que pour 50% des salariés à l’ouest et 25% des salariés à l’est. Il y aurait là un espace qui devrait être remplie. De même Dr. Renate Hürtgen y voyait un vacuum tout récent ; ce qui s’est développé au cinéma Babylon suite à la défaillance – dans ce cas – du syndicat DGB ver.di. D’où la légitimité dont disposent les salariés de s’organiser à la base. Willi Hajek reprenait cette idée en indiquant que la société ne peut être changée que s’il y a des organisations qui soutiennent les gens à se prendre en mains eux-mêmes. Le politologue Prof. Dr. Bodo Zeuner à son tour insiste en soulignant le fait qu’une organisation effective ne peux pas se priver de la solidarité, cette dernière étant un composant essentiel. Il considère donc insuffisant la perspective de ne construire que des syndicats d’entreprise autonomes : « C’est problématique que la solidarité nécessite pour des raisons tant morales que d’intérêt, une extension au-delà des groupes de collègues isolés. D’où la question de comment en assurer la coordination ? C’est là qu’il faut une organisation. Il faut faire gaffe qu’elle ne se coupe pas de la base et se centralise, mais l’organisation en tant que telle est une partie intégrale de la solidarité. »

En Allemagne, jusqu’ici, une autre conception de ce qu’est un syndicat prévalait, c’est ce qu’évoquait Holger Marcks qui participait au débat au nom de la FAU. La centralisation du mouvement ouvrier aurait mené, par la canalisation des conflits dans des voies contrôlables, à l’instauration d’une discipline ouvrière. L’efficacité de ce modèle serait reconnu par le fait que des économistes comprennent depuis peu, mais expressément, les syndicats centralisés comme facteur de compétitivité pour l’économie allemande. Le Prof. Dr. Bodo Zeuner insistait également sur le fait que ce rôle d’une force de l’ordre ne devait pas être la tâche primordiale des syndicats : « C’est un enjeu valable pour lequel il faut lutter et se mobiliser – dans le terrain public mais aussi au niveau juridique – pour que le droit du travail allemand cesse à considérer le maintien de l’ordre comme but principal d’un syndicat idéal. » L’avocat Stähle y consent et confirme la nécessité d’action au niveau juridique. La lutte serait à mener contre les structures de pensée juridique établies.

Au cours du débat avec la bonne centaine de personnes présentes, c’étaient tant les participants que le public qui ont déclaré à plusieurs reprises que les différents syndicats ne devraient pas se considérer comme concurrents, mais devraient travailler ensemble. Ce qui est une pratique réelle et normale dans de nombreux pays. Jochen Gester proposait que tout le monde devrait s’apercevoir comme partie intégrale d’un seul mouvement syndical et qu’il ne fallait pas se borner à opposer les modèles respectifs du DGB et de la FAU. Renate Hürtgen consenti qu’il ne s’agissait pas de comparer ou d’opposer les différentes formes d’organisation. Le DGB ne devrait pas craindre la FAU ni essayer de la réprimer. Tous devraient avoir l’intérêt de voir la FAU acceptée – même dans leur propre intérêt. Bodo Zeuner souhaitait que le syndicat ver.di fasse une déclaration contre l’interdiction de fait de la FAU Berlin. Même si la FAU aurait choisi un autre modèle d’organisation, elle devrait être considérée comme syndicat.

À la fin du débat, le public proposait de fonder un Comité contre la criminalisation de la FAU. Cette idée a été reprise par plusieurs intervenants. Il a été décidé de perpétuer l’échange et de rédiger une déclaration berlinoise.

Source : Indymedia Germany
Traduction : GT Europe au SI de la CNT et CCS 44 CNT

*) Le titre de « septicémie syndicale » fait allusion au non-mot de l’année qui est choisi – en parallèle avec le mot de l’année de la Société pour la langue allemande (Gesellschaft für deutsche Sprache, GfdS) – par un jury de philologues de l’Université Goethe à Francfort-sur-le-Main depuis 1994 pour inciter une réflexion linguistique critique. Pour l’année 2009, l’expression « septique du comité d’entreprise » (betriebsratsverseucht) a été attribué le titre du non-mot de l’année.

1) Tous les deux, le théâtre et le cinéma disposent d’une importante tradition, s’inscrivant à l’avant-garde moderne et du mouvement ouvrier (d’où le nom de la place). (N.d.trad.)

2) C’est que la décision prise est fondée sur l’hypothèse de la puissance manquante (en allem. : « Tarifmächtigkeit », c’est-à-dire la capacité d’établir des conventions, de forcer l’adversaire social), dans son rôle pour le syndicat ceci correspond à peu près à la représentativité en France ... La décision judiciaire empêche donc la FAU d’en faire preuve qu’elle peut forcer l’adversaire social concret. (N.d.trad.)



Manif de soutien au syndicat FAU le 20 février 2010 à Berlin :





Plus d’informations sur internet :


Rassemblement en soutien à la FAU

Samedi 27 février à 15 h : Rassemblement de soutien à la FAU

La coordination ROUGE ET NOIRE solidaire de la FAU

Le syndicat FAU-AIT (anarchosyndicaliste) déclarée illégale à Berlin (Allemagne)


www.cnt-f.org/international


Appel du Comité pour la liberté syndicale :
www.labournet.de/diskussion/gewerkschaft/real/fausoli.pdf

[International] Meryem Mehdi met un terme à sa grève de la faim après 80 jours

Article du mardi 9 mars 2010



Le Comité des femmes du Snapap, nous informe qu’un accord a été trouvé entre l’avocat de Meryem et la multinationale de British Gas.

Après 79 jours de grève de la faim, Meryem met de ce fait fin à sa lutte et à sa grève de la faim.

Le SI de la CNT.





Nous désirons mettre en valeur le courage et la dignité de cette camarade qui a affronté en solitaire, avec le soutien fondamental du comité des femmes de SNAPAP et du comité d’aide aux travailleurs algériens, une multinationale comme British Gas.

Le courage et la dignité de Meryem Mehdi a rendu visible la situation des zones pétrolières et de gaz dans le sud algérien, comme Hassi Messaoud, des zones militarisées et aux accès interdits aux propres citoyens algériens, là où règnent l’impunité et la violation de tous les droits syndicaux et démocratiques.

Nous exprimons notre joie pour la préservation de la vie de Meryem, en espérant son rétablissement rapide et que son exemple de lutte marque un chemin à suivre. Nous tenons également à souligner la coïncidence dans l’abandon de la grève de la faim des camarades de Taroudant (Maroc) et de Meryem Mehdi (Algérie)

Mouatamid


Royo y Negro CGT Espagnol



Plus d'infos :

Algérie : Meryam MEHDI en danger de mort

Meryam MEHDI suite...

[International] Rassemblement en soutien à la FAU

Article du dimanche 28 février 2010

Une cinquantaine de personnes se sont rassemblées devant l'Institut Goethe pour marquer leur soutien au syndicat allemand FAU




[Lyon] Samedi 27 février à 15 h : Rassemblement de soutien à la FAU

Article du samedi 27 février 2010

Interdiction du Syndicat FAU de Berlin



La lutte dans les cinémas Babylon. La FAU Berlin (anarcho-syndicaliste) et sa section syndicale des cinémas Babylon mènent depuis Juillet 2009 une lutte pour obtenir une convention collective. Les cinémas Babylon sont des cinémas dits « engagés », subventionnés par la mairie de Berlin.

A Lyon, nous savons bien que la projection de films « alternatifs » n’empêche pas les patrons de se comporter comme des pourris. On se souvient de Moravioff, patron des CNP lyonnais, faisant vider en catimini la cabine de projection du CNP-Odéon l’été dernier. La FAU des cinémas Babylon de Berlin a engagé un combat pour l’amélioration des conditions de travail (salaires…).

A noter, que les salariée- s sont largement impliqué-e-s dans la lutte, ce qui est assez exceptionnel en Allemagne. Les « luttes » syndicales y sont en effet le plus souvent dirigées par le syndicat « unique » co-gestionnaire DGB (Ver.di pour ce qui est du secteur public). Autant dire, que l’action autonome des salarié-e-s des cinémas Babylon n’a été du goût ni du patron, ni de la municipalité (SPD et Die Linke), ni du syndicat « institutionnel » DGB (qui bien qu’absent des cinémas est allé négocier avec la mairie).

L’interdiction de la FAU de Berlin. A la demande de la direction des cinémas, les modes d’action choisis (notamment le boycottage) ont d’abord été interdits par un tribunal. La représentativité de la FAU-Berlin a été mise en cause.
Pire, le 06 Janvier, une ordonnance de restriction a été prononcée : elle interdit à l’union locale de la FAU-Berlin de se présenter comme « syndicat ». Il s’agit donc non seulement d’une privation des droits syndicaux de la FAU mais aussi d’une interdiction de fait. Une telle mesure n’a pas d’antécédent en Allemagne depuis 1933.
Le 12 Janvier, la direction du cinéma Babylon Mitte, qui considère que les camarades de la FAU n’ont pas respecté cette interdiction, a même demandé à un tribunal « une amende convenable [ou] l’emprisonnement des secrétaires ». Le syndicalisme de combat bâillonné.
La lutte menée par la FAU est une lutte pour l’amélioration des conditions de travail mais aussi pour la défense de la liberté syndicale.

Comme d’autres syndicats en France (Marseille, Lille, etc) mais aussi dans le monde (Espagne, Pologne, Suède), les syndicats CNT des Unions Départementales du Rhône et de l’Isère sont solidaires des camarades de la FAU. Ici aussi, le syndicalisme de combat et autogestionnaire est combattu par le patronat, par l’état… et par les syndicats « représentatifs » (notamment CGT et CFDT).
Les camarades de la CNT PTT en ont fait les frais (interdiction de 3 ans). Les réformes concernant la représentativité syndicale (récentes ou à venir) sont autant de nouvelles étapes de cette volonté de rendre inoffensifs les syndicats de lutte.


C’est aux travailleurs/ses de décider comment s’organiser !
Solidarité Internationale !



Rassemblement de soutien : samedi 27 février à 15 h devant l'Institut Goethe.
16 Rue François Dauphin, 69002 Lyon‎ - Près de la Place Bellecour.



tract :




La coordination ROUGE ET NOIRE solidaire de la FAU

Le syndicat FAU-AIT (anarchosyndicaliste) déclarée illégale à Berlin (Allemagne)



Comment soutenir la FAU

[International] La coordination ROUGE ET NOIRE solidaire de la FAU

Article du vendredi 19 février 2010



Suite à un conflit social dans un seul cinéma, un tribunal berlinois a interdit, mi-décembre 2009, au syndicat local de la confédération « Freie Arbeiterinnen- und Arbeiter-Union » (FAU) de se désigner comme « syndicat » ou « syndicat de base ».

Un jour après la confirmation de cet arrêt début janvier 2010, la décision du tribunal n’était pas encore rendu par écrit, la direction du même cinéma demande au même tribunal de prononcer une « une amende d’un montant convenable [ou] l’emprisonnement des secrétaires » de la FAU Berlin. Désormais, tous les syndicalistes FAU à Berlin – et pas uniquement les salariés de l’entreprise en question – se voient privés de leurs droits syndicaux (droits de grève et de signature).



Autres pays, autres mœurs ? Pas du tout ! Nous tous connaissent de semblables attaques à des syndicats de lutte sous n’importe quel prétexte.

Citons par exemple l’interdiction de la CNT-PTT en France en 2006 ou les multiples cas de répression en Suède, Espagne, Grèce, Italie, Angleterre ou Pologne ou ailleurs. À Berlin aussi, il s’agit d’une infraction aux libertés syndicales pourtant protégés par la Constitution allemande et par la convention C87 de l’Organisation Internationale du Travail. Car c’est bien uniquement aux travailleurs de définir ce qu’est un syndicat et de choisir son organisation syndicale !

Fidèles au mot d’ordre du mouvement syndical : « Une attaque contre un seul est une attaque contre tous ! », les organisations soussignées informeront le public de cette scandaleuse affaire d’état. Nous appelons la Cour de cassation à annuler cette interdiction d’exercer le droit syndical, et appelons les juges allemands à arrêter de charger la FAU Berlin de peines juridiques alors que son seul but en tant que syndicat est de défendre les intérêts et besoins de ses membres.



Afin de faire pression sur l’État allemand et afin de soutenir activement nos camarades de la FAU, les organisations membres de la Coordination rouge et noire organiseront différentes actions dans la semaine du 12 au 20 février 2010 en parallèle au festival international du cinéma à Berlin.

L’État allemand doit respecter la liberté syndicale !

Vive la solidarité internationale des travailleur-seuses !

Vive l’anarcho-syndicalisme et le syndicalisme révolutionnaire !


La Coordination anarcho-syndicaliste (CNT (France), USI (Italie), IP (Pologne), CGT (Espagne), SAC (Suède))


Le syndicat FAU-AIT (anarchosyndicaliste) déclarée illégale à Berlin (Allemagne)

[Soutien urgent] Meryam MEHDI suite...

Article du mercredi 27 janvier 2010

C'est un bon signe, mais il semble que le mail de l'ambassade d'Algérie soit bloqué.

Peut être à cause de la multitude de messages reçus en soutien à Meryam ?

Il faut dire qu'au delà des syndicats CNT le Secrétariat International de la CNT a diffusé l'info à tous nos contacts africains entres autres.

On vous invite donc à varier les cibles de mails. Vous pouvez par exemple envoyer des mails de soutien à Meryam à :

consulat-general-algerie@Wanadoo.fr

Sinon des consulats d'Algérie existent un peu partout :

http://www.consulat-algerie.com

Continuons par contre à mailer aux responsables de la British Gas.

Secrétariat International de la CNT


Pour en savoir plus

[Epheméride] Il y a 70 ans en Suède : Syndikalismen

Article du dimanche 10 janvier 2010



En janvier 1939, il y a donc 70 ans, sortie en Suède du premier numéro de la revue anarcho-syndicaliste "Syndikalismen".

[International] Le syndicat FAU-AIT (anarchosyndicaliste) déclarée illégale à Berlin (Allemagne)

Article du jeudi 7 janvier 2010





Le 5 janvier 2010, à l'occasion de la révision de l'arrêt du 11/12/2009 demandée par la FAU, le tribunal a confirmé l'interdiction de la FAU-B !



La manif du 19/12 avait été un succès : 300 personnes dans la rue (à -13°C), un an après le premier rassemblement devant le cinéma, la FAU y est retourné en force. concernant la situation dans le cinéma, la convention collective de ver.di n'est pas encore en vigueur (c'est-ce qui était prévu pour le 01/01/10).






www.fau.org

Tract


Pour plus d'infos voir les textes ci-dessous :


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Le groupe de Berlin de la FAU - AIT (anarcho-syndicaliste) mène depuis plusieurs mois une lutte dans les Cinémas Babylon de Berlin.



Vu la résistance acharnée qu’ont mené les compagnons et les salariés, Ver.di, le syndicat réformiste local est venu jouer les intermédiaires entre le gentil patron et les pauvres employés manipulés par les vilains gauchistes anarchistes.


Sauf que pour bien faire comprendre qu’il ne fallait plus traiter avec ces affreux méchants, Ver.di avec le concours de ses amis de la municipalité de Berlin (alliance socio-démocrates et Die Link (gauche anti-libérale ) a carrément fait interdire la FAU !

Du jamais vu depuis les lois d’exceptions nazis de 1933 !


Dans la loi allemande, une ordonnance de restriction est prise sans entendre la partie contre laquelle elle s’exerce, ni même sans lui notifier.

En effet, une ordonnance de restriction du Haut tribunal des Prudhommes de Berlin-Brandebourg vient d’interdire à l’union locale de la FAU de Berlin d’utiliser le terme "syndicat’ ou "syndicat alternatif", et menace tout individu qui s’y risquerait d’une amende de 250 000 euros.

Cette ordonnance de restriction est une partie d’un conflit entre la direction du Cinéma Babylon et le syndicat local de la FAU sur les salaires, les conditions de travail et la régularisation des travailleurs temporaires dans cette entreprise.

La direction est soutenu dans ce conflit par le gouvernement local de la municipalité de Berlin et par Ver.di, le syndicat "unique" (monopolistique) du secteur public au sein de la confédération DGB.

Si cette sentence ne peut pas être rejeté, ce sera alors la première fois qu’en Allemagne un syndicat sera interdit de fait, depuis le régime Nazi en 1933. Et cela pourra servir de précédent autoritaire contre toute tentative en Allemagne de créer un syndicat en dehors du cadre de la confédération réformiste monopoliste de la DGB.


FAU-AIT Berlin



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Le syndicat FAU Berlin interdit !
Appel urgent à la solidarité internationale !


Depuis, le 11/12/2009, le syndicat FAU Berlin est interdit de fait. L’arrêt a été prononcé sans audience contradictoire. Le fait même que l’entreprise « Neue Babylon GmbH » ait entamé une action judiciaire n‘avait pas été communiqué à la FAU Berlin, impliquée depuis plusieurs mois dans un conflit social avec cette entreprise.
L’arrêt va bien au-delà de la privation pour la FAU Berlin de ses droits syndicaux au niveau de l’entreprise puisqu’elle n’a même plus le droit de se désigner comme "syndicat". L’interdiction prend effet immédiatement.



Le prélude

Depuis juillet 2009, la FAU Berlin et sa section syndicale sont impliqués dans un conflit social avec ce cinéma, le seul partiellement communal de Berlin, recevant des subventions publiques et dans lequel on n’offre pas des salaires décents et ignore les droits de salariés.
Dans ce cinéma une partie considérable du personnel est syndiquée à la FAU Berlin.

Ce conflit social, qui est le premier conflit social majeur pour la FAU Berlin, encore bien petite, a rencontré un fort écho, non seulement à Berlin, mais dans toute la république. Les anarcho-syndicalistes lancés dans un conflit social, s’appuyant sur un boycottage très médiatisé et efficace pour gagner sur des revendications amples et innovantes, avec une participation, inhabituelle pour le syndicalisme allemand, des salariés eux-mêmes : tout cela a impressionné largement le public.

Quand la pression a atteint un niveau tel que la direction ne pouvait plus éviter les négociations, ce ne sont pas seulement la municipalité, mais aussi le syndicat DGB ver.di qui sont intervenus. Bien que ce syndicat ne dispose pas d’une base syndicale dans l’entreprise, ver.di a entamé des négociations avec la direction sans y être mandaté. Malgré son indignation, le personnel concerné n’a pas été impliqué.
Il est clair qu'un marché entre le syndicat ver.di, la municipalité et la direction est à l’origine de ces négociations afin de débarquer la FAU Berlin et de rétablir le calme dans la boîte. Mais les salariés et la FAU ne s’étant pas résignés, il s’est suivi plusieurs « coups de matraque » judiciaires et une campagne de ver.di contre la FAU.
Ainsi, les modes d’actions de ce conflit social, comme le boycottage, ont été proscrits par un tribunal. Ce même tribunal mettait en doute la « représentativité » du syndicat qui est en Allemagne une condition préalable pour enclencher des conflits sociaux.
Dans le même temps, il y a eu d’autres procédures en diffamations initiées par la direction du cinéma. Mais la FAU Berlin ne reculant toujours pas, cela a mené à l’arrêt récent qui interdit quasiment la FAU en tant que syndicat.




La situation en Allemagne

Dès le début, la FAU Berlin a estimé qu’il s’agissait dans ce conflit social, si petit soit-il, non pas seulement de l’amélioration de conditions de travail, mais aussi des libertés syndicales en Allemagne. La tradition d’un syndicalisme de combat en Allemagne a pris fin en 1933.

Outre-Rhin, le DGB, soi-disant « confédération unitaire », dispose presque d’un monopole dans la représentation des salariés (corporatisme) qui est bien sanctuarisé par la jurisprudence et qui empêche les syndicats alternatifs de s’établir. À cause de ce système syndical spécifique, l’autogestion et la décentralisation dans les syndicats ne sont ni reconnues ni souhaitées au niveau juridique.
Ce conflit social modeste animé par la FAU Berlin a montré pour la première fois en RFA qu’il existe une alternative syndicale. Visiblement ceci ne pouvait pas être toléré par les syndicats établis et les partis politiques qui craignaient évidemment les conséquences de cet exemple.
C’est dans ce contexte que le travail syndical de la FAU a été rendu illégal. Les implications de cet arrêt sont graves. Si la décision du tribunal est maintenue, cela rendrait impossible de fonder et de construire des syndicats reconnus juridiquement, le statut de syndicat dépendant a priori de la reconnaissance par la justice.
Or les salariés entamant des conflits sociaux sans le statut de syndicat risquent des peines massives. Deux fois déjà, la FAU a été menacée d’une amende de 250.000 euros, ou le cas échéant d’emprisonnement du secrétaire, si elle poursuivrait ses actions syndicales. Cet arrêt rend impossible le travail syndical légal de la FAU Berlin dans tous les domaines. Ainsi, les anarcho-syndicalistes allemands sont menacés de nouveau, après la première guerre mondiale et le troisième Reich, d’une prohibition.

Cet arrêt est d’autant plus scandaleux qu’il est le résultat d’une procédure d’urgence sans quelconques auditions ou autre possibilité de défense de la part de la FAU. Ceci alors qu’il n’existe en Allemagne aucune définition juridique claire d’un syndicat et que le pouvoir est apparemment capable de se mêler arbitrairement de la jurisprudence concernant les syndicats.
Bien que l’Allemagne ait ratifié certaines conventions de l’OIT, elles n’y ont aucune valeur pratique comme ce sont essentiellement les syndicats unitaires, et désormais même le patronat, qui dictent ce qu’est un syndicat.
Même sous l’Empire au XIXe siècle et dans les années vingt, les syndicalistes disposaient de davantage de droits. Avec cet arrêt, la situation en Allemagne devient ressemblante à la situation misérable des syndicats en Turquie, traditionnellement hostile au syndicalisme.
Bien sûr il existe la possibilité d’une révision de cet arrêt. Mais la FAU Berlin ne veut pas se faire d’illusions sur cette question. Entre-temps, tout semble possible alors que l’ingérence politique dans cette affaire et la volonté d’étouffer dans l’œuf une alternative syndicale sont évidentes.



La portée

La portée de l’arrêt est déjà considérable, mais son caractère durable serait une catastrophe. Depuis le 11/12, la FAU Berlin peut être considérée comme un syndicat interdit. De fait, cet arrêt est également susceptible de toucher tous les syndicats FAU en Allemagne. En tant que précédent il va nuire à tout le mouvement syndical et aux droits des salariés. Dans la foulée de cette jurisprudence, une quelconque alternative syndicale en Allemagne ne peut pas se construire.
Ce cas de figure est une nouveauté dans la lutte anti-syndicale menée par les entreprises en Allemagne. Suite à cette décision judiciaire, le patron lui-même peut non seulement choisir le syndicat dans son entreprise, mais aussi définir ce qu’est même un syndicat !

L’autogestion des organisations de travailleurs, dans le cinéma Babylon à Berlin ou ailleurs, est rendu illégale et l’institutionnalisation de la mise sous tutelle de la classe ouvrière progresse.
Le syndicat ver.di porte une lourde responsabilité dans cet arrêt, avec son intervention hostile, contraire à toute solidarité syndicale. Hostilité volontaire, ver.di ayant déjà déclaré par écrit qu’il considère la FAU Berlin comme une organisation concurrente contre laquelle on doit agir !

Solidarité !


La CNT solidaire des mineurs marocains de l’OCP

Article du mercredi 25 novembre 2009





Depuis début septembre 850 mineurs de l’OCP (entreprise étatique qui extrait du phosphate), dans la région de Khouribga, sont en grève. Ce mouvement est la conséquence de leurs licenciements secs pour leur refus d’accepter les nouvelles conditions de travail au sein de l’entreprise.

En effet, la Direction de l’OCP entend revenir sur des acquis sociaux (CDI, salaire, sécurité sociale). Or ces droits, les mineurs les ont conquis dans le passé au prix de luttes souvent très dures. Parmi cette remise en cause, il y a entres autres l’idée de systématiser des CDD (contrats à la semaine) et de diviser les salaires par deux.

Le mouvement de grève est soutenu au Maroc par nombres d’organisations dont l’ANDCM (Association nationale des diplômés chômeurs marocains), l’AMDH (Asoociation marocaine des Droits de l’Homme) et le syndicat UMT.

Comme cela arrive souvent au Maroc, ce qui prouve que le Maroc de Mohamed VI n’est pas très éloigné de la réalité des "années de plomb" du Maroc des années 80 et de Hassan II, la seule réponse est la politique de la matraque. La police attaque systématiquement tous les rassemblements de soutien. Les leaders syndicaux de l’OCP sont emprisonnés et torturés. Quatre d’entres eux passeront d’ailleurs en procès en novembre pour atteinte "à l’ordre public".

La CNT en tant qu’organisation se réclamant de la lutte des classes et de l’internationalisme entend apporter tout son soutien aux mineurs en grève de l’OCP.

La CNT fait d’ailleurs partie du Comité de soutien aux mineurs.

La CNT exige :

- La réintégration des 850 mineurs licenciés abusivement ;
- Le respect des droits syndicaux au sein de l’OCP et ses filiales ;
- La libération immédiate des syndicalistes inculpés.

Afin de contribuer au succès de la lutte légitime des mineurs contre l’arrogance des riches, la CNT multiplie les actions de solidarité (collages, rassemblements devant les consulats, diffusions de tracts etc.) à Nîmes, Lyon, Marseille, Dijon, Nanterre, Limoges, Orléans, Brest, Grenoble et Nantes.

D’autres sont prévues dans les semaines à venir. Les photos de ces actions sont consultables sur :

http://www.cnt-f.org/international/spip.php ?article389

UN COUP CONTRE L’UN D’ENTRE NOUS EST UN COUP CONTRE NOUS TOUS ET TOUTES !




Photos solidarité avec les mineurs marocains de l'OCP

Solidarité avec les mineurs marocains de l'OCP

Palestine : La CNT rejoint la Campagne « Boycott, Désinvestissement, Sanctions »

Article du dimanche 22 novembre 2009



Par le biais de son Secrétariat international, la Confédération Nationale du Travail (CNT), syndicat anticapitaliste, internationaliste et de lutte de classes en France, rejoint la campagne « Boycott, Désinvestissement, Sanctions contre l’état d’Israël » - campagne internationale lancée par plus de 170 organisations de la société civile palestinienne, incluant nos partenaires des syndicats indépendants palestiniens.

Notre confédération syndicale participera activement aux initiatives lancées en France. Le Secrétariat international de la CNT invite également les différents syndicats et fédérations de notre confédération à signer individuellement et à agir concrètement dans leurs secteurs d’activités (éducation, santé-social, culture, commerce, médias…) et dans leurs différentes régions.

L’engagement de la CNT auprès du peuple palestinien, depuis de nombreuses années, nous conduit tout naturellement à adhérer à cette indispensable campagne pour la fin de l’exploitation et de l’occupation israélienne. Un Groupe de travail Palestine existe depuis 2001 au sein de notre secrétariat international. Par son biais, nous avons noué de nombreux contacts en Palestine avec des syndicats autonomes et des organisations de base en lutte contre l’occupation.

Nous rejoignons cette campagne « Boycott, Désinvestissement, Sanctions » (BDS), suite logique de notre solidarité avec la Palestine, définit par notre motion de soutien à la lutte du peuple palestinien adoptée par la CNT à son congrès de 2006. Cette motion est l’expression des principes anticolonialistes et internationalistes de notre syndicalisme. Elle réaffirme notre opposition à toutes formes de colonisation et d’occupation ainsi que notre solidarité envers les opprimés contre les oppresseurs.

Comme cela avait été fait pour l’Afrique du Sud, cette initiative a pour but de peser par le biais économique et médiatique sur l’état Israélien jusqu’à ce que cesse l’oppression et la négation, en toute impunité, des droits fondamentaux du peuple palestinien.

NE FINANÇONS PAS L’OCCUPATION ET LA COLONISATION DE LA PALESTINE : NOTRE RÉPONSE, LA SOLIDARITÉ INTERNATIONALE DES TRAVAILLEURS !

Secrétariat international de la CNT - Groupe de travail “Palestine” : palestine@cnt-f.org


plaquette campagne BDS





CNT International Secretary



PALESTINE : The French Workers’ Union CNT has joined the Campaign “Boycott, Disinvestment and Sanction”

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[International] Palestine : action solidaire de la CNT

Article du dimanche 1 novembre 2009

Dans le cadre de son travail de solidarité avec les palestiniens, le groupe de travail Palestine du Secrétariat international lance une souscription pour l’achat de savons à l’huile d’olive.

Ces savons sont produits par une coopérative de femmes de la région de Bethléem, Aseela, dont plusieurs sont originaires du camp de réfugiés de Dheisheh avec lequel nous avons développer de nombreux liens (des camarades du secteur de l’éducation s’y sont notamment rendus en avril dernier). Cette coopérative essaye de développer des possibilités pour les femmes d’avoir une activité et un revenu dans un contexte toujours plus difficile du fait de l’occupation israélienne.



Ce savon de 100 grammes fait entièrement à l’huile d’olive est doux et convient parfaitement aux peaux fragiles. Le prix est de 2,5 euros et il sera disponible à partir de novembre.

Une journée de distribution et des permanences le mercredi soir pour récupérer les commandes seront organisés sur Paris.

Pour les envois en dehors de la région parisienne, nous vous remercions de commander par multiple de 5 pour faciliter la manutention. Les frais d’envoi sont de 3,5 euros pour 5 savons, 6 euros pour 10 à 15, 7 euros pour 20 à 50.

Les chèques, à l’ordre d’ « Entre ici et là-bas » sont à envoyer au 21 ter, rue voltaire 75011 Paris, accompagnés de vos nom, prénom, adresse (pour envoi) et email pour pouvoir vous informer des dates de distribution.

Groupe de Travail Palestine du SI de la CNT

[International] Maroc : L’Etat marocain agit en véritable hors la loi

Article du samedi 31 octobre 2009



Pour empêcher les ouvriers licenciés abusivement par SMESI, filiale de l’OCP, géant économique étatique, d’organiser, le 29 octobre 2009, un sit in devant les locaux administratifs de l’OCP à Khouribga, les forces de répression ont pratiquement quadrillé la ville, bouclant tous les chemins qui mènent à ces locaux.

Les autorités, en connivence avec l’OCP, ont créé un climat de peur, terrorisant la population. Les enfants n’ont pas pu aller à l’école dans la quiétude nécessaire.

Au lieu d’imposer à l’OCP le respect de la législation de travail, L’État marocain préfère persécuter les prolétaires qui ont tout donné à ce pays et qui se voient après des années de trime jetés à la rue comme des "bons à rien".

En soutenant aveuglement l’OCP, véritable hors la loi dans ce conflit, l’État marocain affame délibérément des milliers de personnes, jettent dans le désespoir familial des milliers de femmes, empêchent des milliers d’écoliers d’aller normalement à l’école, fait mourir à petit feu des centaines de bébés, les tétines de leurs mamans étant asséchées par le manque de nourriture.

Le comité de soutien aux ouvriers de SMESI, ne peut que condamner ferment cette répression, et réaffirmer son soutien inconditionnel aux victimes de l’arbitraire.

Le comité de solidarité avec les ouvriers de SMESI :

- Dénonce Le licenciement illégal des 850 ouvriers de SMESI
- Rend l’État et son groupe OCP, responsables du drame social que vit la région de Khouribga
- Exige, entre autres, de l’OCP la réintégration des 850 ouvriers licenciés ; l’ouverture des négociations avec le bureau syndical en vue de la titularisation des victimes de l’arbitraire et le respect de la liberté syndicale

La solidarité nous interpelle

Le 29 octobre 2009,

Le coordinateur du comité de soutien aux mineurs de l’OCP

Ali Fkir


Solidarité CNT 69 avec les mineurs de l'OCP

actions solidaires de la CNT

Plus d'infos sur cette lutte

Photos solidarité avec les mineurs marocains de l'OCP

Article du lundi 26 octobre 2009



Solidarité avec les mineurs marocains de l'OCP

Article du mercredi 21 octobre 2009

Rassemblement de soutien

vendredi 23 octobre

Place du Pont à 17h

Arrêt de métro D Guillotière, côté Tram



Soyons nombreux à soutenir nos camarades marocains





LA CNT SOLIDAIRE DES MINEURS MAROCAINS DE L’OCP !


Depuis début septembre 850 mineurs de l’OCP (entreprise étatique qui extrait du phosphate), dans la région de Khouribga, sont en grève. Ce mouvement est la conséquence de leurs licenciements secs pour leur refus d’accepter les nouvelles conditions de travail au sein de l’entreprise.

En effet, la Direction de l’OCP entend revenir sur des acquis sociaux (CDI, salaire, sécurité sociale). Or ces droits, les mineurs les ont conquis dans le passé au prix de luttes souvent très dures. Parmi cette remise en cause, il y a entres autres l’idée de systématiser des CDD (contrats à la semaine) et de diviser les salaires par deux.

Le mouvement de grève est soutenu au Maroc par nombres d’organisations dont l’ANDCM (Association marocaine des Droits de l’Homme) et le syndicat UMT.

Comme cela arrive souvent au Maroc, ce qui prouve que le Maroc de Mohamed VI n’est pas très éloigné de la réalité des "années de plomb" du Maroc des années 80 et de Hassan II, la seule réponse est la politique de la matraque. La police attaque systématiquement tous les rassemblements de soutien. Les leaders syndicaux de l’OCP sont emprisonnés et torturés. Quatre d’entres eux passeront d’ailleurs en procès en novembre pour atteinte "à l’ordre public".

La CNT en tant qu’organisation se réclamant de la lutte des classes et de l’internationalisme entend apporter tout son soutien aux mineurs en grève de l’OCP.

La CNT exige :

- La réintégration des 850 mineurs licenciés abusivement ;
- Le respect des droits syndicaux au sein de l’OCP et ses filiales ;
- La libération immédiate des syndicalistes inculpés.


UN COUP CONTRE L’UN D’ENTRE NOUS EST UN COUP CONTRE NOUS TOUS ET TOUTES !



Message de nos camarades du Maroc:


Nous vous sommes très reconnaissants de tout ce que vous faites pour alléger, du moins moralement, les souffrances des 850 familles victimes de l'arbitraire. Vos actions sont très très précieuses. Elles constituent ,entre autres, un moyen de pression efficace sur l'OCP et l'Etat marocain. Nous suivons avec admiration vos actions de solidarité avec les prolétaires licenciés abusivement par la SMESI, filiale de l'OCP, le géant économique marocain.

Le procès des 4 ouvriers aura lieu le 4 novembre 2009.

Vive la solidarité internationaliste

Le coordinateur du Comité national
de solidarité avec les ouvriers de SMESI
Ali Fkir*
"

Pour en savoir plus :

Article du Secrétariat International de la CNT

Tentative de briser la résistance ouvrière de l’entreprise OCP

l’innocence nous interpelle" par Ali FKIR

Interview d’Ali FKIR* sur la lutte des mineurs de l’OCP

*(initiateur du Comité de soutien aux mineurs (la CNT en fait partie))



Autres luttes syndicales au Maroc :

Intervention musclée contre nos camarades de l'ANDCM (syndicat marocain)

Manifestation de l’ANDCM du 16 mai 2009 à Khenifra


Photos du rassemblement en solidarité avec le syndicat marocain ANDCM

Campagne de solidarité internationale de la Coordination syndicale euro-maghrebine et de la CNT avec l’ANDCM


Autres luttes syndicales au Maghreb :

Maghreb des luttes sociales





Tract version française

Tract version arabe

[International] Mexique : APPO ?... APPO ?... Quelle APPO ?

Article du dimanche 4 octobre 2009



Le sang coule encore à Oaxaca. L’incident à San Pedro Jicayán, une agression de membres du PRI contre des maîtres de la 22e section [du Syndicat national des travailleurs de l’éducation, SNTE], a mis l’indignation à fleur de peau, et on a vu à nouveau des manifestations et des barricades pour défier l’impunité, la répression, la destruction systématique de l’état de droit. Sur le papier, cette manche a été gagnée.

Trahissant les siens, le gouvernement [de l’État] rendra 58 écoles à la 22e section, délivrera des mandats d’arrêt contre les agresseurs et décrètera la disparition des pouvoirs dans les municipalités concernées. Tout cela est l’expression de la normalité nationale. Le jeu de dupes continue, l’hypothèse qui résoudrait la soi-disant énigme de la permanence d’Ulises Ruiz au pouvoir. Plusieurs gouverneurs et Felipe Calderón lui-même doivent être en train de se dire : s’il a été possible de soutenir l’imprésentable Ulises, en serrant les rangs autour de lui, pourquoi pas moi ?

Rien de tout cela n’est une nouveauté. Mais l’Assemblée populaire des peuples d’Oaxaca (appo), qu’est-ce qui se passe avec l’APPO ? Quelle APPO est à nouveau descendue dans la rue ?

On discute encore pour savoir si ce qui s’est passé en 2006 a été une simple révolte populaire, à présent éteinte, ou un mouvement de mouvements qui pourrait se réactiver n’importe quand.

Ça a été les deux. En 2006, le mécontentement a éclaté en une éruption spectaculaire. La répression a éteint l’éruption, mais le magma volcanique continue à bouillir dans les entrailles de la société, et il reste les traces de la lave qui a débordé lors de l’éclatement et s’est largement étendue.



La révolte a été l’expression de divers mouvements sociaux (ceux qui émergent du tissu social oaxaquègne et les manifestations locales de mouvements nationaux et internationaux). Ces mouvements s’articulent et se désarticulent continuellement, pour une grande variété de raisons et de circonstances. Celle de 2006 aura été une de leurs articulations les plus étendues et spectaculaires.

Caractériser l’APPO n’est pas une affaire théorique, mais pratique. Depuis qu’elle est née, elle est traversée par un conflit entre deux courants politiques et idéologiques qui s’expriment vigoureusement en son sein. Tous deux essaient de donner à l’APPO la configuration et l’orientation qui à leur avis sont appropriées. Et ainsi sont interminablement disputés ou adoptés des accords instables.



Pour cette raison et d’autres, l’APPO n’est pas parvenue à exister. Elle n’est ni une organisation, ni un mouvement. Il n’est pas vrai que « c’est nous tous » : on n’y trouve pas tous ceux qui devraient en être, alors qu’y figurent des participants à l’existence réelle problématique. On ne peut pas non plus la réduire à ses mécanismes d’articulation.

Le courant orienté de façon traditionnelle vers la « prise du pouvoir » en a affronté à chaque pas un autre, extrêmement hétérogène. Issu de l’expérience des peuples indiens, et non d’un groupe d’illuminés, d’une idéologie, d’un dirigeant ou d’un parti, il était unifié par la méfiance vis-à-vis des schémas de sommet de l’action politique et des structures organisationnelles verticales et centralisées, ainsi que par un grand désenchantement envers les élections, la démocratie formelle et les institutions existantes.



Il essayait de projeter vers l’ensemble de la société la forme d’existence sociale et d’organisation politique des communautés indigènes. Il s’est articulé autour de l’assemblée, la figure qui a donné son nom à l’APPO, mais il ne la voyait pas seulement comme un mécanisme de prise de décisions ou un exercice rituel, mais aussi comme la composante centrale de la lutte elle-même et du régime politique qui en surgirait : c’était un dispositif qui évitait la séparation des moyens et de la fin, et qui maintenait l’exercice de l’autonomie dans tout le processus. Cela manifestait une exigence d’innovation qui n’a pu être satisfaite, mais qui a donné lieu à une constante expérimentation, en particulier en ce qui concerne la tension et la contradiction entre présence et représentation.

L’APPO a été jusqu’à présent une possibilité, une tentative. Elle n’a pas encore d’existence ni de réalité. Mais ce n’est pas un fantôme. À sa manière, bousculée et dispersée, ce que nous continuons d’appeler APPO exprime la vigueur et la vitalité d’une façon d’être et de penser qui constitue une tendance politique profondément enracinée parmi les peuples d’Oaxaca.

Par son origine, en tant qu’intention et espoir, l’APPO tend à être une assemblée d’assemblées. Pour qu’elle le soit réellement, il faut d’abord que les communautés indigènes, les quartiers métis et tous les groupes qui forment le tissu social bigarré de l’Oaxaca d’aujourd’hui se constituent en assemblées capables d’exprimer convenablement la volonté collective, et que toutes ces assemblées se regroupent en une autre, qui les articule toutes démocratiquement, conformément au principe du Congrès National Indigène : être réseau quand nous sommes séparés et assemblée quand nous sommes ensemble, et non suivant le principe de représentation. En chemin pourra disparaître le sigle pléonastique, entre autres pour contribuer à la réconciliation dans une société violemment polarisée.

Il faudra encore de grands efforts pour que toutes les volontés qui vont dans cette direction se généralisent et que toutes confluent dans l’APPO, c’est-à-dire qu’elles décident conjointement et simultanément de donner réalité à ce rêve amplement partagé.

Gustavo Esteva

Tribune parue dans La Jornada du 9 septembre 2009.

Traduit par el Viejo.

Secrétariat International CNT


Comité Chiapas