CHÔMAGE, POLLUTION, MISERE, REPRESSION, EXPLOITATION...
LE CAPITALISME, C'EST LA CRISE !

[Etats-Unis] Grève générale votée à Oakland

Article du lundi 7 novembre 2011



C’est historique aux Etats-Unis, la grève générale a été votée par les manifestants Californiens (inspirés des Occupy Wall Street) le 26 octobre dernier dans la ville de Oakland après une violente répression policière. Un manifestant avait été gravement blessé à la tête alors que la police faisait usage de balles lestées pour disperser les campeurs. Réunis sur la place Oscar Grant les 1607 votants ont massivement voté pour la grève générale. [1484 pour, 77 abstentions, 46 contre]. L’appel de l’assemblée est radical « Toutes les banques et les grandes entreprises devront fermer pour la journée ou nous marcherons sur elles ». Objectif annoncé, libérer Oakland des 1%. Des actions de masses et piquets de grèves sont prévus toute la journée.



Voici l’appel traduit en français :

Nous invitons tous les étudiants à sortir des écoles. Les travailleurs au lieu d’aller au travail, les étudiants au lieu d’aller à l’école, les gens vont converger vers le centre-ville d’Oakland et paralyserons la ville.

Toutes les banques et les entreprises devraient fermer pour la journée ou nous marcherons sur elles.



Alors que nous appelons à une grève générale, nous demandons aussi beaucoup plus. Les gens qui sont organisés dans leurs quartiers, les écoles, les organismes communautaires, groupes d’affinité, les lieux de travail et les familles sont encouragés à s’organiser eux-mêmes d’une manière qui leur permette de participer à la paralysie de la ville.



Le monde entier regarde Oakland. Montrons-leur ce qui est possible.

Le Conseil de coordination de la grève commencera à se réunir tous les jours à 17 heures sur la place Oscar Grant devant l’Assemblée générale à 19 heures. Tous les participants à la grève sont conviés. Restez à l’écoute pour plus d’informations.

Source : actualutte


























Plus d'infos :

http://www.occupyoakland.org/

http://www.iww.org/en/OakGenStrike

http://dailynuts-news.over-blog.com/article-historique-greve-generale-illimitee-a-oakland-aux-etats-unis-87844864.html

[ESPAGNE] Semaine de lutte du 14 au 18 novembre, contre le Pacte Social et pour la Grève Générale

Article du mardi 25 octobre 2011

info venue de l'autre côté des Pyrénées :

La CGT-e, la CNT - e et SO (Solidaridad Obrera) se sont réunies le 17 octobre, dans l’idée de poursuivre un travail commun et coordonné, déjà entamé il y a quelques mois, et dont le but est de lutter ensemble vers la grève générale en Espagne.

en pdf, le tract issu de cette rencontre

Pour ces trois organisations, seul la grève générale pourrait contrer les politiques de coupes sociales, le démantèlement des services publics, la perte des droits des travailleurs. Elles applaudissent chaleureusement les mobilisations des Indignés et les encouragent à poursuivre leurs luttes et leurs action. Aussi, elles estiment nécessaire la convergence de toutes ces luttes vers une action commune.

Ainsi donc, la CGT, la CNT et SO font appel à toutes les organisations syndicales, aux assemblées populaires de quartiers et de villages, aux groupes de travail du mouvement des Indignés et à tous les travailleurs en général, à participer à une Semaine de Lutte contre le Pacte Social et pour la grève générale, qui aura lieu du 14 au 18 novembre.

Ces dates sont choisies en raison du calendrier électoral : le 20 novembre auront lieu en Espagne les élections présidentielles. 


La lutte est dans la rue - vers la grève générale.

Secrétariat International de la CNT-F
33, rue des Vignoles
75020 Paris
www.cnt-f.org/international

Conférence-débat avec deux militants tunisien et algérien

Article du mercredi 21 septembre 2011

La CNT 69 organise une conférence débat avec deux militants tunisien et algérien le 24/09 à 14h



Le Secrétariat International de la CNT orga­nise une tour­née en France sur les révol­tes arabes avec un mili­tant de l’Union des diplô­més Chômeurs (UDC), syn­di­cat tuni­sien, et un du Collectif Lycéen Algérien (CLA).

Les deux syn­di­ca­lis­tes sont impli­qués dans les mou­ve­ment sociaux de leurs pays et dans les récen­tes révol­tes arabes. L’UDC de Regueb fut une force motrice de la révo­lu­tion tuni­sienne. Nous dis­cu­te­rons de leurs pro­jets de centre cultu­rel et de coo­pé­ra­ti­ves agri­co­les à Regueb. Le CLA est syn­di­cat de l’éducation qui est ancré dans la lutte et l’action directe. Ce sera l’occa­sion de reve­nir sur la révolte tuni­sienne mais aussi sur la dif­fi­culté de faire un syn­di­cat auto­nome en Algérie.

L’UD CNT 69 vous invite à un confé­rence débat avec ces deux mili­tants le 24 sep­tem­bre à 14h au local de la CNT (44 rue Burdeau, Lyon 1er) qui sera suivi comme il se doit d’un apéro à prix libre. Venez par­ta­ger leurs expé­rien­ces !


La Section ASEA de Villefranche du syndicat Santé social vous invite à une Soirée Projection débat "La lutte des peuples du maghreb" en présence de ces deux militants dimanche 25 septembre 18h au local alternatif la Ruche des Citoyens 19 rue de prony à Villefranche sur Saône suivit comme il se doit aussi, d'une Bouffe populaire (prix libre). Les bénéfices seront partagés entre le local alternatif et l'UDC.

Construisons une véritable unité et solidarité internationale entre les exploité-e-s !


Télécharger l'affiche

Chronique ordinaire d’une occupation : les attaques des forces israéliennes contre les paysans palestiniens

Article du mercredi 24 août 2011

27 mai 2011.
Les forces israéliennes ont tiré sur des paysans palestiniens à Gaza


Bande de Gaza. Les forces israéliennes ont ouvert le feu ce mardi sur des paysans palestiniens dans la zone d’Al-Farrahin area, à l’est de Khan Younis dans le sud de la bande de Gaza selon des témoins.
Les troupes israéliennes stationnées sur la frontière est de Gaza ont ouvert le feu à la mitrailleuse sur les paysans palestiniens qui étaient en train de récolter leurs cultures. Il n’y a pas eu de blessés signalés. Les paysans craignent de ne pouvoir récolter leurs cultures, ce qui est leur seule source de revenus depuis le blocus de gaza imposé en 2008.

30 mai 2011 Des soldats et des colons empêchent des paysans palestiniens de travailler leurs terres.

Cisjordanie. Cette période est particulièrement cruciale dans le cycle agricole. Une fois de plus dans cette période si importante, des soldats israéliens ont empêchés des fermiers des villages de Safa et Beit Unmar de travailler leurs terres près de la colonie de Bat Ayin au nord de ces villages, prétendant que l’endroit est une zone militaire fermée. Cette zone agricole riche, appelée Wad Abu El-Rish est semée d’oliviers et de vignes. Les terres appartiennent à différents fermiers des villages de Safa et Beit Unmar. _ Durant les derniers jours, des colons ont coupé une vingtaine d’oliviers et une vingtaine de pieds de vignes à Wad Abu El-Rish. Le propriétaire des arbres détruits, Hammad Solaibi, a déclaré : « Si les soldats continuent de nous empêcher d’aller sur nos terres, nous allons perdre la saison des raisins, qui est notre principale source de revenus. L’année dernière, des colons avaient coupés des dizaines d’arbre dans cette zone, et ils recommencent cette année ».
Des gens des villages ont déclaré à l’Alternative Information Center qu’ils craignaient que les récentes attaques de colons, et le classement de cette zone comme “zone militaire fermée” soit le premier pas pour une annexion de celle-ci à la colonie Bat Ayin.
2 juin 2011 Des colons mettent le feu à des vignes dans des villages de la zone de Naplouse

Cisjordanie. Pour la deuxième fois cette semaine, des villageois ont rapporté que des colons ont mis le feu à des terres agricoles au Sud de Naplouse. Des habitants de Burin ont accusé des colons de la colonie Yitzhar. Des terres agricoles près des villages de Madama et Burin, tous les deux au sud de Naplouse ont été incendiées jeudi après-midi et les villageois ont déclaré que des observateurs avaient vu des colons dans la zone.
Les pompiers palestiniens ont pu contenir l’incendie mais plusieurs dunum [1] ont été détruits a rapporté un officiel.
Le feu s’est déclaré après l’évacuation d’un avant-poste d’une colonie, quinze kilomètres au sud des villages. Des habitants d’une localité près de la colonie de Shilo où quatre structures illégales ont été démantelées ont dit que douze voitures avaient été vandalisées par des colons.
Lundi, des colons visitant un lieu saint à l’intérieur de Naplouse ont tiré sur les forces israéliennes escortant le groupe de 1 600 personnes puis, selon des sources palestiniennes ont mis le feu à des terres près de Madama. Ces incidents marquent un saut important dans la violence des colons contre les palestiniens dans cette zone.

3 juin 2011
Des soldats israéliens attaques des manifestants qui protestaient contre le Mur, blessant six civils.

Cisjordanie. Six civils ont été blesses vendredi et beaucoup d’autres soignés suite à l’inhalation de gaz lacrymogène quand les troupes israéliennes ont attaqué les manifestations hebdomadaires anti-Mur dans différents villages de Cisjordanie. Cette semaine, des manifestations ont été signalées dans les villages de al-Nabi Salleh, Bilin, Nilin dans la partie centrale de Cisjordanie ainsi qu’à al-Massara dans le sud. Un homme a été blessé à la jambe et deux douzaines traités pour les effets des gaz lacrymogène quand les troupes ont attaqué la protestation hebdomadaire dans le village de al-Nabi Salleh. Vendredi matin, des villageois et des militants internationaux et israéliens se sont regroupés près de terres où Israël a planifié de construire une nouvelle colonie. Dès qu’ils sont partis, les troupes ont attaqué le village, l’ont envahi et lances des bombes lacrymogènes dans les maisons... Ensuite, après la prière de la mi-journée, des manifestants ont de nouveau marché vers le lieu de construction de la colonie où ils ont été attaqués de nouveau avec des gaz lacrymogènes avant de se retirer du village. Un homme a été blessé à la main par une bombe lacrymogène.

Les troupes ont de nouveau envahis le village ensuite et sont rentrés dans les maisons y compris celle de Bassem al-Tamimi, un militant local qui a été détenu par l’Armée israélienne les six derniers mois. De même, dans le village de Bilin, un journaliste a été blessé et beaucoup de personnes soignées suite à l’inhalation de gaz lacrymogènes après que l’Armée ait attaqué la manifestation. Des habitants de Bilin protestent contre la construction du Mur depuis six ans. Des militants israéliens et de nombreux pays rejoignent les villageois dans leurs protestations chaque vendredi après la prière de la mi-journée. Dès que les gens arrivent à la grille séparant les paysans de leurs terres, les soldats israéliens tirent des bombes lacrymogènes et des bombes assourdissantes . Khalid Sabarnah, 45 ans, un journaliste local a été blessé par une bombe lacrymogène quand elle est venue heurter sa main. D’autres manifestants se trouvaient dans le village voisin de Nilin où les habitants font la prière du midi près du Mur Israélien avec le soutien de militants internationaux et israéliens. Ils ont ensuite marché vers le Mur, marquant le troisième anniversaire de lutte contre celui-ci. Les troupes israéliennes ont alors tiré des gaz lacrymogènes et à balles réelles causant des blessures légères à quatre d’entre eux. Les soldats ont tiré en plus des grenades en direction de vergers d’oliviers, enflammant plusieurs d’entre eux. Ailleurs le même jour, des villageois et leurs soutiens internationaux et israéliens ont protesté contre le Mur et les colonies à al-Masara village du sud de la Cisjordanie. Les soldats israéliens ont empêché les villageois d’atteindre le côté du Mur en construction et refoulé les gens dans le village où la protestation s’est terminée sans autres affrontements.

12 juin 2011
L’armée israélienne brûle des terres agricoles près de Qalqiliya

Cisjordanie. Des soldats israéliens ont mis le feu la nuit dernière à des terres agricoles d’Azoun Atme, un village de la ville cisjordanienne de Qalqilya, sans justification légale. Selon des témoins, des véhicules israéliens ont envahi le village dans la nuit et ont mis le feu sur de larges étendues près de la colonie illégale d’Aornett causant de graves dommages.
Des témoins ont relaté que plus de vingt dunums plantés d’oliviers et de céréales ont été complètement brûlés. Ces terres étaient le seul moyen d’existence de douzaines de familles palestiniennes.
Une équipe de la défense civile palestinienne ont accouru sur les lieux pour éteindre l’incendie. Il n’est pas fait état de blessés.
Azoun Atme est un village palestinien entouré par le Mur de Séparation dans lequel plus de 1 700 de ses habitants ne peuvent plus entrer et doivent vivre en dessous du seuil de pauvreté du fait des exactions israéliennes toujours en cours.

13 juin 2011
Les forces israéliennes émettent trois ordres de démolition pour trois fermiers de Majdal Bani Fadel

Cisjordanie. Les forces israéliennes ont publié trois actes de démolition pour trois fermiers qui bénéficiaient du projet de réclamation et de réhabilitation des terres dans le village de Majdal Bani Fadel village, mis en place par l’UAWC et financé par le Fonds international pour le développement agricole, dans le district de Naplouse. Les forces israéliennes ont informé les trois fermiers qu’ils avaient une semaine pour démolir leurs citernes d’eau et détruire les terres récupérées. De plus, les forces israéliennes ont confisqué un véhicule agricole et demandé à son propriétaire de comparaître devant la court de Qalqiliya.
Il faut mentionner que les forces israéliennes ont publié un premier ordre de démolition le 22 mars 2011 et le second le 12 juin 2011.

23 juin 2011
L’armée israélienne stoppe le projet de réclamation des terres et confisque des véhicules agricoles


Cisjordanie. L’armée israélienne a stoppé le travail du projet de réclamation des terres situé dans les villages de Jurish et Aqraba, au sud du district de Naplouse, et dans le village de Imreiha, à l’ouest de Jenin sous le prétexte que ces terres sont situées en zone C et donc réservées aux colonies et routes à usage exclusif des colons.
Le coordonnateur du projet, Saada Abu Sheikha, a dit qu’à “Aqraba, l’armée israélienne a confisqué un excavateur et détenu plusieurs heures des ouvriers construisant des murs de rétention”
“À Jurish, l’armée israélienne a stoppé le travail sur vingt dunums situés près de la colonie illégale de Migdalim. Ils ont aussi stoppé le travail sur cinquante dunums à Yabad près du village d’Imreiha.”
Ce projet consiste en la récupération et la culture de centaines de dunums avec la plantation d’arbres fruitiers, l’installation de citernes, l’ouverture de routes agricoles, le creusement de basins, la formation de centaines de fermiers aux technologies modernes de l’agriculture.
Ce projet vise à améliorer les conditions d’existence de familles palestiniennes qui dépendent de l’agriculture mais aussi à protéger leurs terres des confiscations israéliennes. Il faut préciser que ce projet a été mis en place par l’UAWC en partenariat avec de nombreuses ONG palestiniennes, sous le contrôle du PARC et financé par le gouvernement hollandais. L’UAWC appelle donc toutes les organisations internationales à protéger les palestiniens et leurs propriétés des attaques israéliennes.

[International] A Londres, les bonnes vieilles méthodes d’exploitation n’ont pas disparu

Article du dimanche 24 juillet 2011

Après deux journées de grève en juin pour réclamer des salaires décent et le versement de la totalité de leur salaire, les travailleurs du nettoyage du Guildhall à Londres - bâtiment représentant les intérêts de la classe dominante, selon la présentation de son propre site Internet - des IWW ont débrayé pendant leurs heures de travail puis manifesté ce vendredi 15 juillet, devant le Guildhall. Leurs dernières paies sont incomplètes – il manque en moyenne deux semaines de salaire sur trois mois de travail - et malgré les promesse de la direction de l’entreprise sous-traitante Ocean Contract Cleaning London de régulariser la situation rien n’a été fait ; ces travailleurs sont de surcroît rémunérés 5,95 £ par heure, ce qui les oblige à vivre sous le seuil de pauvreté. Ils n’ont de plus ni retraite ni couverture maladie.

Leur colère et leur détermination face au mépris dont ils font l’objet sont aussi nôtres.

Le secrétariat international de la CNT-f tient à apporter son soutien à ces travailleurs en grève. Un coup porté contre l’un d’entre nous et un coup porté contre tous ! Solidarité Internationale !

[International] Tentative d’assassinat du président du SNAPAP ( Algérie)

Article du vendredi 22 juillet 2011



Nous avons appris dimanche 17 juillet, par le site des Dernières nouvelles d’Algérie (information reprise depuis par plusieurs journaux francophones et arabophones), la tentative d’assassinat ayant visé le président du SNAPAP, Rachid Malaoui.

Celle-ci n’est pas sans nous rappeler le meurtre de Ahmed Kerroumi il y a quelques mois dans la même ville d’Oran. Le sabotage des câbles de frein de la voiture de Rachid Malaoui se rajoute à toutes les mesures auxquelles le pouvoir algérien a recours pour essayer de faire taire la contestation dont les syndicats autonomes algériens sont l’un de moteurs.
Après les menaces, pressions, harcèlements, matraquages, etc., les généraux algériens s’en prennent à la vie des militants. Devant ces évènements, nous réaffirmons notre soutien aux syndicalistes autonomes algériens dans leur combat pour les libertés syndicales et la dignité, contre le pouvoir dictatorial.

Un coup porté à l’un d’entre nous est un coup porté contre nous tous,Solidarité internationale !

Précédents billets sur le SNAPAP

[International] Nouvelle répression en Palestine

Article du mercredi 8 juin 2011

L’armée israélienne a de nouveau tiré le dimanche 5 juin sur les réfugiés palestiniens et les syriens qui manifestaient contre l’annexion du Golan,tuant 20 manifestants et en blessant plus de 300. Déjà le 15 mai, jour anniversaire de la Nakba, la répression avait fait 4 morts et des dizaines de blessés (et de nombreux autres à la frontière libanaise). L’annexion du Golan, réalisée à la fin de la guerre des six jours, est unilatérale et a été condamnée par l’ONU. Elle a abouti à l’expulsion forcée de plus de cent mille habitants, palestiniens et syriens, et à la destruction de tous leurs villages. Ils ont été remplacés par vingt mille colons israéliens. Après la commémoration de la Nakba lors de laquelle plus de sept cent cinquante mille palestiniens avaient été expulsés, cette manifestation de réfugiés palestiniens et de réfugiés syriens avait pour but de protester pacifiquement contre cette occupation et colonisation dont on parle peu. Avec le mépris pour la vie humaine qui lui est coutumier, l’armée israélienne n’a pas hésité à tirer à balles réelles et à commettre un massacre de plus. Les réfugiés palestiniens chassés de leurs terres en 48 et les réfugiés syriens de 67 ne faisaient que réclamer ce qui est dû à chaque être humain, leur terre et leur liberté. Alors que le monde arabe s’embrase et que les peuples luttent au risque de leur vie et leur liberté contre leurs dictateurs, l’Etat israélien continue dans l’impunité la plus totale à spolier et à assassiner les palestiniens et les paysans syriens du Golan.

La CNT condamne ces crimes de guerre d’une soldatesque lâche à l’encontre de civils désarmés et pacifiques et soutient la juste revendication du droit au retour des réfugiés palestiniens et syriens.

Groupe Palestine du secrétariat international de la CNT

[Algérie] Hassi-Messaoud, ses puits de pétrole, ses milliards et ses chômeurs de longue durée

Article du vendredi 3 juin 2011

Article pubié dans les dernières nouvelles d'Algérie le Vendredi, 03 Juin

Hassi-Messaoud, ses puits de pétrole, ses milliards et ses chômeurs de longue durée
Vendredi, 03 Juin 2011

Hassi-Messaoud, ses puits de pétrole qui rapporte rapportent des milliards de dollars et ses chômeurs qui crèvent la dalle. Quarante six jeunes chômeurs originaires de Hassi-Messaoud, ville pétrolière située à plus de 800 km au sud-est d’Alger, observent depuis quatre jours une grève de la faim, entamée mardi 31mai. Campés devant le siège de la daïra (sous préfecture), ces jeunes chômeurs réclament du travail et dénoncent leur exclusion par les sociétés pétrolières.

Mercredi 01 juin, cinq grévistes ont été blessés après une tentative de la police des les déloger. Ils refusent des quitter les lieux. Avant d’entamer la grève de la faim, ils ont tenu un sit-in non stop devant le siège de la daïra pendant 16 jours.

Alors face au mutisme, doublé de l’indifférence des autorités locales, ces jeunes chômeurs ont déclenché cette grève, ultime recours pour faire valoir leur droit « constitutionnel » au travail.

« Avant de déclencher notre mouvement, nous avons saisi le chef de daïra. Celui-ci s’est dit incapable de régler notre problème. Il a nous a promis une audience avec le wali (préfet). Ce dernier a refusé catégoriquement de nous recevoir », raconte à DNA Walid, 21 ans, l’un des grévistes.

Sans nourriture depuis quatre jours, sous une température qui avoisine les 47° à l’ombre, l’état de santé des grévistes se détériore de jour en jour. « Nous sommes très faibles physiquement. Mais nous sommes décidés à aller jusqu’au bout. Nous demandons seulement des postes d’emplois décents », affirme ce jeune chômeur d’une voix éteinte.

Walid raconte encore : « Mercredi dernier, les forces de l’ordre nous ont violemment chargé pour faire évacuer les lieux. Cinq de nos camarades ont été blessés avant de perdre conscience. Une fois évacués vers l’hôpital de la ville, certains membres du personnel médical, sous la pression d’un nombre important d'éléments de sécurité, ont refusé de les prendre en charge. Certains d’entre nous ont courus se réfugier à l’intérieur du siège de la daïra, investi ensuite par les policiers. »

Alors, ils racontent le favoritisme, les passes-droits, la corruption, la hogra...

« Nous sommes exclus.Les sociétés de sous-traitance nous ont portés l’estocade. Les postes d’emploi se monnayent à coup de millions de centimes. De plus, les responsables exigent des universitaires de la région une expérience de plusieurs années », s’indigne Mahmoud, porte-parole du comité local des chômeurs de Hassi-Messaoud en dénonçant une « maffia » aux commandes de la politique de recrutement.

Classée commune la plus riche en Algérie, Hassi-Messaoud occupe la seconde place au niveau africain avec des recettes annuelles dépassant 1800 milliards de centimes ( 245 millions de dollars) correspondant à la collecte d’impôts et taxes prélevés sur plus de 149 entreprises pétrolières et de services.

« La daïra de Hassi-Messaoud offre annuellement 60 000 emplois dans tous les domaines. Les habitants de la région ne bénéficient presque de rien. Par contre, des étrangers viennent de partout, y compris d’Inde pour travailler avec de faux visas. Même les Indiens trouvent du travail, nous on nous exclut », accuse-t-il.

Pas de quoi décourager ces jeunes déterminés à aller jusqu'au bout de leurs revendications, l'obtention d'un poste d'emploi et la fin de cette politique de ségrégation. « Nous continuerons notre grève. Hier jeudi, nous avons dressé une tente devant le siège de daïra », affirme Mahmoud.

Lire l'article original : Hassi-Messaoud, ses puits de pétrole, ses milliards et ses chômeurs de longue durée | DNA - Dernières nouvelles d'Algérie

Le printemps des révolutions arabes éclot...en Espagne ?

Article du mercredi 25 mai 2011



Les vents de révolution auraient-ils réussi la traversée du détroit de Gibraltar ? Pourrait-on imaginer que l’élan de la subversion né en Tunisie finirait par gagner aussi l’Europe ? Les mobilisations en cours en Espagne , au Portugal, en Grèce, ces derniers mois, invitent à rêver : un germe de révolution serait-il enfin en train de pousser ? ...

La semaine dernière, des milliers de personnes sont descendues dans plus de 50 villes espagnoles pour crier leur ras-le-bol et leur mécontentement contre toute la classe politique, principale responsable d’une crise qui enfonce le pays dans une précarité devenue insoluble. Depuis lors ce mouvement, baptisé « Movimiento 15-M » (parce que né le 15 mai) ne cesse de prendre de l’ampleur. Depuis le début de la semaine dernière, et à l’aune du succès de la journée du 15 mai, des centaines de militants avaient décidé d’occuper spontanément les places des villes les plus importantes. Ceci avait provoqué une vague immédiate d’arrestations ; mais la répression n’a pas fait reculer : au contraire, la madrilène « Puerta del Sol » est devenue, tout comme la place Tahrir au Caire, le haut lieu de résistance qui ne cesse de rassembler de plus en plus de monde. Cela fait une dizaine de jours que des milliers de personnes campent sur la place. Au début, il était question d’y rester jusqu’à la journée des élections municipales du 22 mai. Les résultats n’ont rien changé : le campement continue.

Les espagnols se disent indignés et affirment ne plus avoir peur (« sans maison, sans taf, sans retraite, sans peur » était un des slogans que l’on pouvait lire sur les pancartes). Cette mobilisation massive est en effet la réponse collective et organisée de la société espagnole face à une situation politique, économique et sociale qui devient de plus en plus tendue. 21% de la population est au chômage. À cela s’ajoute un pacte social qui entérine la précarité comme mode de vie. Aucune perspective de futur pour les jeunes. Des conditions de travail de plus en plus dures. Plus de retraite digne de ce nom. Les élections municipales arrivent dans un climat particulièrement tendu, parce que la crise ne cesse de s’aggraver et que les partis politiques ne représentent plus personne. Que réclament-ils ? L’engagement de tous dans la vie politique et sociale, plus de justice, des services publics pour tous, un changement global et réel. Des initiatives pour lutter contre la précarité sont envisagées : comme l’occupation de logements vides, décision prise aujourd’hui en assemblée générale. Dans les autres villes, des assemblées générales ont lieu tous les jours.

Le succès de la mobilisation surprend tout le monde : ni les médias, ni les partis de gauche, ni les syndicats majoritaires n’avaient pensé qu’elle serait à ce point suivie et reconduite. La population s’organise, dans toutes les villes, en dehors des circuits traditionnels, de manière spontanée, en assemblées générales dans la rue, par Internet, par téléphone, ... Les révolutions arabes et les révoltes en Grèce sont devenues le modèle à suivre. L’hétérogénéité des manifestants est aussi inédite : les moteurs de cette révolte ne sont pas forcément des militants chevronnés, mais plutôt des individus anonymes, désabusés, sans expérience de lutte préalable ; ce qui explique aussi que ce mouvement se revendique parfois « apolitique » ou « citoyenniste ». Dans tous les cas, il s’agit d’un mouvement très large qui s’inspire des pratiques libertaires dans son mode d’action et qui est jusqu’à présent capable de rassembler des gens très hétéroclites.

A noter que ce mouvement d’occupation des places publiques fait tâche d’huile, au Portugal notamment (place du Rossio à Lisbonne), ou les jeunes précaires sont mobilisés depuis le mois de mars. Des appels à des rassemblements spontanés sont aussi prévus en France pour les jours qui viennent.

La jeunesse européenne va-t-elle se réveiller ? En tout état de cause, nous soutenons les Espagnols dans l’expression de leur désarroi et colère, espérant qu’il s’agit d’un signe annonçant quelque chose de plus large et profond, ouvertement politique et anticapitaliste. De la même manière nous soutenons les peuples portugais et grecs, dans cette même en lutte. La CNT-f espère que ce ne soit pas qu’un feu de paille, mais bien les braises d’une révolution sociale.

http://www.cnt-f.org/international/spip.php?article557

[International] Répression en Algérie

Article du mercredi 4 mai 2011

"Le lundi 2 mai, un millier d’étudiant-e-s algériens ont manifesté une nouvelle fois leur opposition face au délabrement de l’enseignement supérieur. Ils continuent ainsi de dénoncer le manque de moyens et d’avenir que leur impose le système actuel. Une nouvelle fois, ils se sont heurtés aux forces de police déployées au centre d’Alger pour empêcher leur marche. On dénombre une quinzaine de blessés parmi les manifestants. Lors de cette tentative de manifestation, un journaliste s’est vu confisquer son appareil photo par les policiers qui ont effacé la carte mémoire. Des représentants du collectif des chômeurs, venus manifester en solidarité avec les étudiant-e-s, ont également été pris à partie par les forces de l’ordre.

La CNT-F dénonce une nouvelle fois la brutalité à laquelle recourt le pouvoir algérien pour faire taire le peuple. Malgré les discours d’ouverture, la situation ne change pas. Nous continuerons à soutenir les étudiant-e-s, les chômeurs, ainsi que toutes les personnes qui luttent contre la tyrannie, pour la liberté et la dignité. Dans ce sens, nous apportons également notre soutien à Hassan Bouras, après ses 19 jours de grève de la faim, et exigeons des autorités locales qu’elles mettent fin aux pressions exercées sur ce journaliste. Nous demandons également que l’enquête sur la mort d’Ahmed Keroumi soit menée correctement et que la lumière soit faite sur ce meurtre."

mercredi 4 mai 2011

Bolivie : une semaine de grève générale de la COB

Article du mercredi 27 avril 2011



La Centrale ouvrière bolivienne a débuté le 6 avril une grève générale illimitée avec des mobilisations menées par des instituteurs, des mineurs, des ouvriers et des travailleurs de la santé. La grève a été lancée après que la police de La Paz a réprimé avec des lacrymogènes et plusieurs arrestations les colonnes de mineurs qui voulaient se rendre sur la Place Murillo, devant la maison du gouvernement. Même si la grève générale est très limitée, elle a eu un écho national grâce aux grandes mobilisations de 10 000 travailleurs à La Paz et des mobilisations dans d’autres villes qui se répètent tous les jours. La revendication est celle d’une augmentation salariale supérieure au 10 % qu’a décrété le gouvernement pour une partie seulement des travailleurs de l’État (santé, instituteurs, policiers et militaires) et a dit qu’il s’agissait d’un « guide » pour la discussion salariale dans le secteur privé. Mais les aliments ont augmenté de plus de 30 % en moyenne sur les derniers mois. Une autre demande concerne la dérogation au décret suprême 21060, datant des temps du néolibéralisme, qui garantit la « liberté des contrats », rend possible la tertiarisation du travail et empêche le contrôle des prix. Evo Morales refusait de recevoir les grévistes, mais entre dimanche et lundi il s’est réuni seize heures durant avec la délégation de la COB. Il a cependant refusé une augmentation salariale supérieure à 10 %. Comme les gouvernements néolibéraux, il allègue qu’une augmentation salariale de 15 % « provoquerait de l’hyperinflation ». Sans prendre en considération la hausse des prix, des aliments en particulier, qui existait bien avant, sans qu’il n’y ait eu aucune augmentation salariale, et que cela ait amené des millions de boliviens au bord de la famine.

La COB, dans sa « contre-proposition », a réclamé 15 % (avant qu’elle n’ait précisé combien elle réclamait, seuls les ouvriers parlaient de 30 %, les 15 % que réclame maintenant la COB n’ont été discutés dans aucune base syndicale).

Les autres secteurs sociaux non salariés ou informels ne participent pas à la grève générale. La direction de la COB n’a porté ni les demandes des paysans ni les demandes populaires. Cependant il y a des exemples de soutien, comme une rencontre d’ayllus indigène (organisation traditionnelle), le Mouvement sans terre et des représentants de la FEJUVE (Federación de Juntas Vecinales, fédération des comités de quartier) d’El Alto, qui se sont réunis à Cochabamba et se sont solidarisés avec les grévistes. La direction bureaucratique de la COB, emmenée par le mineur Pedro Montes, a reporté le congrès de la centrale depuis deux ans et est arrivée pour aider le gouvernement. Elle s’est vue obligée de lancer la lutte à cause de la pression des bases sur le thème des salaires et ensuite la grève générale à cause de la répression.

Le gouvernement a déclaré la grève illégale et a menacé de retenues salariales et de mises à pied des grévistes, et a également menacé de réprimer ceux qui bloquent les rues et les routes. Il tente aussi de mobiliser les secteurs paysans contre la grève, avec les directions syndicales qu’il contrôle, c’est à dire la CSUTCB (une centrale paysanne) et les Bartolinas (femmes paysannes) même si jusqu’à maintenant il n’y a pas réussi. Il y a beaucoup d’indices de ce qu’une grande partie de la paysannerie est aussi profondément mécontente de la marche de l’économie. Des récents sondages indiquent qu’Evo Morales obtient seulement 33 % d’opinions favorables. La détérioration du gouvernement est notoire depuis décembre dernier quand il a décrété une augmentation de l’essence de 85 %. Ce décret a provoqué une gigantesque réaction populaire, avec des mobilisations et des blocages qui menaçaient de renverser le gouvernement. « Ou il retire le décret ou il s’en va », se on disait dans les rues. Le 31 décembre le gouvernement a annulé le décret. Mais cela a eu pour effet de générer également une grande instabilité des prix, une augmentation des aliments, qui existait déjà mais qui s’est accélérée depuis. Des millions de personnes ont compris que le gouvernement d’Evo n’était pas le « gouvernement des paysans » ou « des mouvements sociaux », comme il s’auto-proclame, mais un gouvernement subordonné aux capitalistes, aux transnationales et des propriétaires fonciers. Malgré les discours, Evo n’a pas touché à la grande propriété terrienne et les hydrocarbures sont toujours dans les mains des transnationales. Le décret sur la hausse de l’essence s’est faite sur une demande expresse de la Chambre bolivienne des hydrocarbures (qui n’a rien de bolivienne mais qui est l’émanation des transnationales Petrobrás, Repsol et d’autres).

Le peuple bolivien commence de nouveau à réclamer les solutions de fond qui ont motivé la « Guerre du gaz » en 2003, l’Agenda d’octobre 2003, l’expropriation et l’expulsion des transnationales, l’industrialisation des hydrocarbures et des minéraux dans le pays, la confiscation des propriétés terriennes et leur remise aux paysans et indigènes sous forme de propriété collective. La grève de la COB est à un carrefour dangereux. Le gouvernement tente de la diviser. La direction vient de refuser de convoquer à un élargissement ouvert aux bases et n’a pas non plus convoqué les autres secteurs populaires. De cette manière elle facilite les manœuvres du gouvernement. La Protesta vient d’impulser le soutien à la lutte des travailleurs de la COB, mais en avertissant que le gouvernement voulait les diviser et les mettre en déroute. Un élargissement national avec des délégués de tous les secteurs choisis par la base qui élabore un cahier de doléances ouvrières, populaire, paysanne et indigène est nécessaire. Chaque peuple indigène, chaque région du pays, chaque quartier populaire - le peuple d’El Alto ou celui de Potosí - ont des demandes propres totalement légitimes, toutes doivent être reconnues dans un cahier unique qui accompagne la pétition salariale pour réussir une mobilisation unie et radicale qui impulse un programme économique au service des majorités populaires.

Source : http://www.laclase.info/internacion...

Grèce : Victoire( partielle) pour les sans papiers en grève de la Faim

Article du samedi 12 mars 2011

Les 286 travailleurs sans-papiers, en grève de la faim depuis 44 jours à Athènes et Salonique, ont mis fin à leur mouvement mercredi soir, après avoir reçu la satisfaction d’une partie de leurs revendications de la part du ministre de l’Intérieur...

[international] Manifestations pour la vérité et la justice au Burkina Faso

Article du vendredi 11 mars 2011

Suite au décès de l’élève Justin ZONGO dimanche 20 février victime de sévices infligés par la police, des manifestations, réprimées violemment, ont eu lieu dans différentes localités du pays.

C’est à Koudougou que les premières manifestations ont eu lieu dès le lundi 21 février. Les élèves et les étudiants de la ville de Koudougou sont sortis massivement pour exprimer leur mécontentement et exiger que toute la lumière soit faite.

Mardi 22 février, une dizaine d’élèves a été arrêtée par la police et de nombreux blessés et dégâts matériels ont été enregistrés. Le soir même le procureur de Koudougou a fait fermer les écoles de la région pour éviter tout regroupement. Les "autorités" (Ministre de la santé, Gouverneur, Procureur, Docteur, Directeur de la Police etc.) ont déclaré que Justin ZONGO était mort de méningite, ce qui a fait monter la tension encore plus et échauffé les esprits.

Le lendemain une nouvelle manifestation à Koudougou a opposé des milliers d’élèves et d’étudiants (qui exigeaient le départ du gouverneur et la libération de leurs camarades arrêtés) et les forces de l’ordre. Ces dernières ont fait usage de grenades lacrymogènes, de matraques, et de tirs à balles réelles. Deux manifestants ont été tués au cours d’échauffourées qui ont également fait de nombreux blessés. Dans leur colère, les manifestants ont incendié une douzaine de véhicules appartenant à la police, à la gendarmerie et au gouvernorat de la région. Le bâtiment du gouverneur a aussi été incendié.

Le gouvernement burkinabè a réaffirmé la thèse de la méningite et « condamné fermement ces actes de vandalisme », tout en promettant que « des enquêtes seraient diligentées ».

Jeudi 24 février, les manifestations se sont étendues à tout le territoire à Nandiala (25 km de Koudougou) et à Kokologho (55 km de Koudougou). Les élèves des différents établissements secondaires de la ville de Ouahigouya ont déserté les classes. A Ouagadougou, la capitale, s’est déroulée une manifestation devant le palais de justice et le bâtiment du ministère des Enseignements secondaire et supérieur et celui de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation. Les élèves ont envahi l’enceinte de leur ministère de tutelle. Deux élèves et un policier ont été tués à Poa et à Kindi, alors qu’au même moment les manifestants séquestraient les policiers de Réo. Un étudiant de l’université de Koudougou a succombé à ses blessures, alors qu’il avait été admis la veille à l’Hôpital, suite à un traumatisme crânien. Le gouvernement a ordonné la fermeture des écoles, collèges et lycées dans tout le pays jusqu’au lundi. Le bilan de ces quatre jours de manifestations est de 6 morts et des centaines de blessés. Le gouvernorat du centre Ouest, des hauts commissariats, des commissariats de police etc ont été incendiés.

Lundi 28 février, élèves et étudiants de Koudougou se sont rendus au siège du gouvernorat lors d’une marche pacifique pour exiger que la « lumière soit faite sur les assassinats de leurs camarades ».

Pour tenter de calmer le jeu, le gouverneur a été relevé de ses fonctions samedi 26 février puis le directeur régional de la police a été limogé. Une délégation composée de ministres est allée présenter les condoléances aux familles des victimes à Koudougou. Le gouvernement à annoncé le 02 mars, des mesures d’arrestations des policiers mis en cause et l’ouverture de trois enquêtes : sur les événements de Koudougou, sur ceux de Kindi et sur ceux de Poa. L’enquête suite à la plainte de Justin Zongo pour coups et blessures est maintenue.

Les établissements scolaires du primaire à l’université sont restés fermés jusqu’au lundi 7 mars.

Ces mesures d’apaisement n’ont pas suffit pour empêcher la population de manifester pour réclamer vérité et justice. C’est comme si les élèves et la population ne croyaient pas les promesse du Gouvernement.

Lundi, une dizaine de localités ont en effet enregistré des manifestations plus ou moins violentes (quatre commissariats et une direction régionale de la police, ont été incendiés, des prisonniers libérés, des édifices publics attaqués, des barricades érigées, des grèves et marches organisée). Des manifestations aussi à Bobo Dioulasso, deuxième ville du pays, Koudougou , Gaoua , Fada N’Gourma , Tenkodogo , Pô et Léo.

Mardi 8 mars, difficile de savoir ce qui s’est passé ce jour si ce n’est qu’à Kindi les élèves se sont joints aux femmes pour une procession de 5 km jusqu’au domicile du regretté Michel. Le gouvernement a, de nouveau, annoncé la fermeture des établissements scolaires à partir de mercredi et jusqu’à nouvel ordre tout en haussant le ton contre les manifestants.

Mercredi 09 mars, jour annoncé par l’ANEB pour une marche pacifique à Ouga. C’est à Ouahigouya que des élèves, aidés par des citoyens en colère ont cassé et brûlé des emblèmes des services publics (le siège du CDP (parti au pouvoir), la résidence du gouverneur, tous les démembrements de la police, le Conseil régional, la mairie, la douane et une partie du Palais de justice). Il y a aussi eu des manifestations à Koupéla, Pouytenga, Gourcy, Yako, Dori, Boulsa, Diapaga, Fada N’Gourma.

Hier, jeudi 10 mars lors d’une conférence de presse le CCVC (Coordination de la coalition nationale de lutte contre la vie chère, la corruption, la fraude, l’impunité et pour les libertés ) a appelé à un meeting de protestation et de mobilisation le samedi 19 mars 2011. La coalition dénonce l’attitude des autorités qui ont « usé du mensonge pour étouffer la vérité », et l’utilisation de « la violence injustifiée pour réprimer les manifestations légitimes des populations de Koudougou ». Le CCVC exige que « cesse l’usage des armes à feu dans le maintien de l’ordre ». Elle en a profité pour exprimer sa réprobation et son indignation contre l’enchérissement des coûts des produits de première nécessité et rappeler que c’est dans ce contexte que le maire de la commune de Ouagadougou a annoncé le contrôle de la taxe de développement communal pour fin mars 2011.

Aujourd’hui vendredi 11 mars, Des militaires se seraient postés à différents points stratégiques de Bobo-Dioulasso (deuxième ville). Selon l’observateur Paalga dans la capitale, la police et la gendarmerie ont eu aussi le soutien des militaires. l’ANEB et l’UGEB appelaient à une nouvelle marche pacifiste à Ouagadougou. Toujours selon l’observateur Paalga, le cortège des étudiants et des élèves s’est heurté aux barricades dressées par les forces de l’ordre. Très vite, les affrontements ont commencé entre manifestants et forces de répression (jets de pierre contre tirs de gaz lacrymogènes et de balles blanches). Les manifestants ont été dispersés mais les échauffourées se sont poursuivies dans certains quartiers de la capitale jouxtant l’université de Ouagadougou.

A noter qu’au Burkina Faso comme en France, la presse parle de casseurs, voyous, vandales, pillages (…) pour parler des actions de protestation des élèves.

Chacun dans un communiqué, le collectif syndical CGT-B, l’Union d’action syndicale, le mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples (MBDHP) et l’ Union Générale des Etudiants Burkinabè ­­ (UGEB) rappellent que ce n’est pas la première fois que le pouvoir tente de couvrir des coupables et des dérives policières par des mensonges : Assassinat en 1990 de l’étudiant en médecine, DABO Boukary ; mort par bal dans le dos de deux élèves lors d’une manifestation des scolaires à Garango en 1995 ; assassinat du journaliste Norbert ZONGO en 1998 ; mort du jeune NEBIE Flavien tué par un gendarme lors d’une manifestation des scolaires pour exiger vérité et justice pour Norbert ZONGO et ses compagnons en 2000 ; les cas de GAOUA, POUYTENGA, BANFORA, REO, Commissariat de WEMTENGA à OUAGADOUGOU….

La CNT-F est solidaire de la CGT-B qui :
1. exprime toute sa compassion et son soutien aux familles éplorées ainsi qu’aux nombreux blessés à qui il souhaite prompt rétablissement ;
2. Condamne fermement la répression inqualifiable abattue sur les manifestants ;
3. Exige des autorités toute la lumière et la vérité sur la mort de l’élève Justin L. ZONGO et sur les six autres victimes de la répression ;
4. Exige la traduction en justice des auteurs et des complices de la mort de l’élève Justin L. ZONGO et des six autres victimes de la répression, ainsi que des nombreux blessés, afin qu’ils soient punis conformément à la loi ;
5. Exige le dédommagement des familles des victimes décédées et la prise en charge de tous les frais d’hospitalisation, de soins des nombreux blessés et leur dédommagement.

La CNT-F soutien le syndicat CGT-B dans son « appel à la mobilisation à l’ensemble de ses militantes et militants, à tous les travailleurs et à tous les citoyens épris de vérité et de justice, pour soutenir la juste lutte en cours, en vue de contraindre le pouvoir de la quatrième République à mettre fin à la culture de l’impunité et à la démagogie ».

La CNT-F rejoint l’unité d’action syndicale (UAS) pour saluer la mobilisation et la détermination de la jeunesse, celle scolaire en particulier dans l’exigence de vérité et de justice. Les réactions des élèves dans diverses localités témoignent d’une prise de conscience véritable de la jeunesse sur les dangers de l’impunité.

La CNT-F est solidaire de l’UGEB qui appelle à une mobilisation sans faille pour que la lumière soit faite sur ces crimes.

Vérité et justice pour Justin ZONGO et pour tous les jeunes qui ont perdu la vie pour avoir réclamé plus de liberté et de justice !

http://www.cnt-f.org/international/spip.php?article548

Déclaration du collectif CGT-B (01/03/2011)

Déclaration de l'UAS (Union Action Syndicale)( 03/03/2011)

Déclaration de l'UGED (Union Général des Etudiants Burkinabé) (01/03/20111)

Déclaration du MBDHP (Mouvement Burkinabé des Droits de l'Homme et des Peuples) (28/02/2011)


PS: Aujourd'hui vendredi 11 mars, la répression s'est une nouvelle fois abattue sur la manifestation à Ouagadougou. La police a poursuivit les manifestants dans les rues et jusque dans les résidences universitaires! Un enfant a été tué par bal dans le marché. L'ANEB syndicat étudiant appelle à une grève de 96 heures.

Algérie : communiqué contre la répression

Article du mercredi 9 mars 2011

Paris, le 7 mars 2011

La Confédération Nationale du Travail (CNT, France) a pris connaissance de la répression qu’ont subi les militants oranais lors de la marche prévue par la Coordination Nationale pour le Changement et la Démocratie – Oran, ce samedi 5 mars. Malgré les déclarations du président Abdelazziz Bouteflika et la levée de l’état d’urgence, les marches demeurent dans les faits interdites et les méthodes employées pour empêcher le peuple algérien de s’exprimer ne changent guère. Cette fois-ci, une centaine de personnes ont été arrêtées et les arrestations étaient ciblées, les policiers en civil présents utilisant des photos, une liste de noms et des indicateurs. Parmi les personnes arrêtées, figuraient une dizaine de journalistes et des militants de la CNCD-Oran.

La CNT-F dénonce une fois de plus la répression que le pouvoir algérien oppose systématiquement à la contestation, et notamment les arrestations, ainsi que la volonté du système algérien de museler la presse.

La CNT-F réaffirme son soutien aux luttes des peuples pour leur liberté et leur dignité, et notamment aux luttes du peuple algérien. Le Secrétariat International de la CNT-F

[Grèce] Soutien à la grève de la faim des travailleurs sans-papiers

Article du jeudi 3 mars 2011

Les 300 travailleurs sans papiers en grève de la faim à Athènes et à Thessalonique ont décidé lundi de cesser de prendre du sel et du sucre avec l’eau qu’ils boivent. Ce pas en avant dans le désespoir est le résultat du refus obsessionnel du gouvernement grec de prendre en compte leurs revendications.

Après les avoir insultés, chassés de l’université de droit et dénigré leur combat, après avoir criminalisé les soutiens en les renvoyant devant la justice, le gouvernement s’apprête à les laisser mourir. Aujourd’hui plus de 66 grévistes ont déjà été hospitalisés, tant à Athènes qu’à Thessalonique Rappelons que l’obtention de papiers en Grèce était auparavant soumise à la condition de travail. Que le refus du patronat Grec de délivrer des contrats en bonne et due forme a eu pour effet le non renouvellement de leurs papiers pour 150 000 travailleurs. Dans un contexte de répression européenne accentué, à l’encontre de tous les migrants, la solidarité internationale est une nécessité...

Le secrétariat International de la CNT française apporte un soutien total à leurs revendications de régularisation, d’égalité des droits, et de dignité ; pour :

- Que les permis de séjour ne soient plus dépendants du fait d’avoir un emploi.
- Que tous ceux qui ont perdu leur permis pour la raison ci-dessus soient régularisés de nouveau.
- La défense de tous ceux dont la demande a été rejetée en 2005, après que le dépôt de leur demande ait été accepté et après avoir été forcés de payer des milliers d’euros chacun.
- La mise en place d’une procédure permanente et ouverte à la régularisation complète, qui traitera les demandes.
- L ’abandon de toute poursuite à l’encontre des camarades qui ont agit en solidarité avec les grévistes.
A Paris, le 02 mars 2011



Vous pouvez manifester votre solidarité en interpellant (par courriers, fax, mails...) les autorités grecques aux adresses suivantes : http://www.amb-grece.fr/grece_en_france/missions_diplomatiques.htm



Le secrétariat International de la CNT
Contact : international@cnt-f.org

Communiqué de la CGT de Côte d’Ivoire

Article du lundi 28 février 2011




LA CGT-CI DENONCE LES MESURES DU GOUVERNEMENT GBAGBO RELATIVES AU PAIEMENT DES SALAIRES DES TRAVAILLEURS

Les travailleurs qui ont espéré la fin de leurs souffrances avec la tenue de l’élection présidentielle vont encore déchanter du fait du blocage de la situation sociopolitique.
La Confédération Générale des Travailleurs de Côte d’Ivoire (CGT-CI) note entre autres que : (i) le blocage de la situation sociopolitique né du refus du candidat de « La Majorité Présidentielle » Laurent Gbagbo de respecter la souveraineté populaire exprimée le 28 novembre 2010 a pour conséquence l’aggravation des conditions sociales des travailleurs déjà marquées par la paupérisation accrue, la baisse drastique du pouvoir d’achat, le chômage endémique, l’insécurité, etc. ; (ii) face à la psychose généralisée de non-paiement des salaires des travailleurs de février 2011, subséquemment au dérèglement du système financier et bancaire, le gouvernement Gbagbo se propose de faire payer les salaires des travailleurs du secteur public par les banques à capitaux nationaux. Cette mesure exclut donc de facto les travailleurs du privé et les retraités tant du public que du privé.

La CGT-CI, s’étonne par ailleurs qu’après avoir procéder à la nationalisation et à l’ouverture des succursales des deux banques françaises (BICICI et SGBCI), le gouvernement Gbagbo s’évertue à délocaliser les comptes bancaires des fonctionnaires et agents de l’Etat dans certaines banques nationales. Ledit gouvernement agit comme s’il ne s’agissait que d’un gouvernement au service des seuls fonctionnaires et agents de l’Etat.
En conséquence de ce qui précède, la CGT-CI :
DENONCE :
1°/ le blocage de la situation sociopolitique qui ne fait qu’accentuer l’inexorable descente aux enfers des travailleurs.
2°/ l’incohérence des mesures du gouvernement Gbagbo relatives au paiement des salaires des travailleurs par les banques nationales, mesures qui risquent de gêner davantage le fonctionnement de l’administration ivoirienne. A moins que ces mesures ne soient une autre astuce pour rouler les travailleurs dans la farine !
3°/ la politique de deux poids, deux mesures du gouvernement Gbagbo à l’égard des retraités et des travailleurs du secteur privé abandonnés à leur triste sort.
INVITE : 1°/ La classe politique à trouver le pus rapidement possible une issue pacifique à cette crise et à faire en sorte de mettre fin à la guerre civile en cours. 2°/ Les travailleurs à ne pas céder au découragement, à la résignation, mais à s’engager résolument dans les luttes organisées et à se mobiliser ; afin de ne point aggraver leurs tristes conditions de vie et de travail.

Fait à Abidjan, le 26 février 2011

LE SECRETARIAT GENERAL CONFEDERAL

[Communiqué confédéral] HALTE A LA BOUCHERIE EN LIBYE

Article du lundi 28 février 2011



La CNT-F exprime son indignation face à la forte répression que subit le peuple libyen depuis quelques jours : au moins un millier de personnes a perdu la vie depuis que les manifestations ont éclaté pour exiger le départ du dictateur Muammar Kadhafi.

Les forces de l’ordre ouvrent systématiquement le feu sur la population, et ont également recours à des roquettes antichars pour disperser les manifestants. Plusieurs villes du pays sont, pour l’heure, le théâtre de violents combats. Le pays est au bord de la guerre civile ; les dernières déclarations de Khadafi laissent à penser qu’il a choisi les massacres et le bain de sang pour étouffer la juste révolte du peuple contre son régime.

Nous réaffirmons notre soutien au peuple libyen en lutte et exigeons l’arrêt immédiat des massacres. La CNT-F dénonce une fois de plus les positions néo-coloniales et complices de la France, de l’Europe et des Etats-Unis et rappelle la nécessité de l’autodétermination des peuples. La simple condamnation, de la part des gouvernements qui se lavent les mains et n’attendent que la suite des événements pour se positionner, est insuffisante !

La CNT-F appelle à rejoindre toutes les initiatives de soutien à la lutte du peuple libyen contre la dictature. Partout dans le monde : le peuple uni ne sera pas vaincu !

Halte aux massacres ! A bas la dictature de Khadafi !

— Secrétariat International de la CNT-F
33, rue des Vignoles
75020 Paris
www.cnt-f.org/international

Publié le 24 février 2011.

[International] Compte rendu marche de soutien des manifestations en Algérie

Article du dimanche 20 février 2011



Nous étions une centaine à nous rassembler aux Broteaux ce samedi matin Pour soutenir les manifestations en Algérie. Surtout des militants des divers organisations appelant à cette marche. Quelque militants de la CNT.
Nous avons manifesté jusqu'au consulat algérien quelques rue plus loin. Là des barrières de la police nous empêchaient de nous approcher trop prêt. Les manifestants ont continué de brandir leurs pancartes, le sociologue Lahouari ADDI à pris la parole et les manifestants ont fait une minute de silence.

[international] Algérie : communiqué de soutien de la CNT-F

Article du vendredi 18 février 2011

Marche de soutien
samedi 19 février à 10h 00 aux Brotteaux (métro Brotteaux) Lyon 6ème


Paris, le 13 février 2011

La Confédération Nationale du Travail (CNT-F) dénonce les intimidations et pressions qu’ont subi les membres de la CNCD notamment dans les jours précédant les marches et rassemblements du 12 février ; le dispositif policier mis en place pour empêcher ces marches et rassemblements ; les arrestations nombreuses lors de ces rassemblements ; la violence utilisée par les forces de l’ordre contre les manifestants.

La CNT-F demande la libération de toutes les personnes interpelées lors de ces manifestations et lors des émeutes du mois de janvier. La CNT-F réitère son soutien aux syndicats autonomes algériens et au peuple algérien dans son combat pour la liberté et contre le système en place, système fondé sur la corruption, l’injustice et le mépris.

La CNT-F appelle à rejoindre les initiatives locales de soutien à la marche du 19 février.

Le Secrétariat International de la CNT-F

[International] De la Tunisie à l’Egypte : el pueblo unido jamas sera vencido !

Article du dimanche 6 février 2011


http://www.cnt-f.org/international/

En Tunisie, les habitants des régions mobilisées depuis décembre contre le régime de Ben Ali, région de Kasserine et de Sidi Bouzid, et qui ont subi le plus la répression des semaines sanglantes de janvier ne décolèrent pas, « Non au vol de la Révolution ! » scandaient les manifestants il y a quelques jours à Sidi Bouzid. En effet, si la tête du pouvoir est en fuite, ses sbires sont toujours en place, et les tunisiens de ces régions ne se leurrent pas sur les manipulations visant à étouffer leur contestation via remaniement ministériel ou milices armées, ils continuent d’exiger la démission du gouvernement de transition et de Ghannouchi, premier ministre qui assure la présidence en intérim. Ces habitants en lutte depuis plus d’un mois, ont organisé une « caravane de la liberté » jusqu’à Tunis, où le 23 janvier ils se sont installés sous des tentes, à la Casbah, devant le siège du gouvernement, pour maintenir leurs revendications contre la dictature et la précarité. Depuis leur présence, ils ont fait face à une répression continue. Le 28 janvier l’attaque violente de la police pour les évacuer a fait plus d’une quinzaine de blessés, et certaines sources parlent de plusieurs morts à l’issue de courses poursuites dans les rues de Tunis. Un enfant de 17 ans originaire de Regueb (région de Sidi Bouzid) est porté disparu. 29 jeunes ont été arrêtés et torturés, et sont passés au Tribunal le lendemain samedi 30 janvier, pour entrave à la circulation, coups, et jets de projectiles, ils ont finalement été libérés en attendant la délibération. Si depuis le départ de Ben Ali la police n’avait pas usé de gaz lacrymogènes, cela n’aura pas duré longtemps, l’Etat policier montre de nouveau son visage ! Stop à la répression !

Les milices armées des partisans du RCD continuent leurs exactions. La CNT-F dénonce l’existence et les actes de ces milices qui poursuivent leur terreur, de même nous dénonçons l’occupation des locaux régionaux des syndicats de l’UGTT le 25 janvier 2011 à Monastir et Béja et les tentatives d’occupation pour ceux de Gafsa par ces milices. La CNT-F apporte tout son soutien aux habitants toujours en lutte pour obtenir satisfaction !

L’Algérie connaît elle aussi depuis janvier des révoltes populaires de la jeunesse dans différentes régions, contre la vie chère mais aussi comme en Tunisie pour un renversement du régime. Les manifestations continuent, l’état d’urgence est toujours de vigueur, les tentatives d’immolations d’habitants en désespoir ne font que se répéter. Le 22 janvier Alger était complètement assiégée. Samedi 30 janvier c’est encore plusieurs milliers de personnes qui sont descendues dans les rues de Béjaïa en Kabylie. Une coordination nationale pour le changement et la démocratie en Algérie (qui regroupe des associations, syndicats, partis politiques) s’est créée il y a quelques jours pour mener un front uni contre le régime de Bouteflika : d’ores et déjà une marche est appelée le 12 février pour la levée de l’état d’urgence et pour faire tomber le régime ! La CNT-F s’oppose à tous les moyens qu’use l’Etat Algérien pour étouffer et réprimer la contestation, en ce sens nous dénonçons fermement les pressions directes de la Direction des Renseignements et de la Sécurité que subit le SNAPAP (syndicat autonome des personnels de l’administration publique qui fait partie de cette coordination) depuis ces derniers jours !

Que ce soit ici, en Tunisie, en Algérie, et ailleurs, libertés syndicales !!

L’écho de la révolte du peuple tunisien a raisonné jusqu’en Egypte ! Depuis le 25 janvier se sont des centaines de milliers et largement plus d’un million aujourd’hui 1er février au Caire et dans d’autres villes qui réclament le départ de Moubarak au pouvoir depuis 1981 !

Comme les révoltes du bassin minier de Gafsa en 2008 pour la Tunisie, l’Egypte a connu un épisode de mobilisation précédent marquant : les révoltes de Mahalla, aussi en 2008, parties au départ de la grève des travailleurs d’une usine de textile appartenant à l’Etat égyptien, puis qui se sont étendues massivement et sur de longs mois, avec comme revendication principale une augmentation des salaires face à la vie chère, sont significatives. En effet si aujourd’hui le peuple égyptien réclame la chute du régime et le départ du président, c’est aussi, et surtout, comme en Tunisie et en Algérie un mouvement populaire dans la continuité des expériences de 2008, pour la liberté d’expression, de meilleures conditions de travail, et contre la précarité !

La vitesse et l’ampleur de la mobilisation est impressionnante, mais celle de la répression aussi : si en Tunisie le bilan catastrophique des morts en janvier s’élevait à environ 200 en plusieurs semaines, en Egypte, au bout de trois jours seulement on compte déjà 300 morts.

La stratégie militaro-sécuritaire et la répression féroce associée, et ce avec l’ingérance de la France et des Etats Unis dans les différents pays est inacceptable ! En nomant le 30 janvier, à la place de vice-président, Omar Suleiman, chef des services de renseignements égyptiens depuis plusieurs décennies, et biensûr proche de ses confrères européens et israéliens, Moubarak ne fait que confirmer ses orientations mais aussi ses inquiétudes face à la force de la contestation populaire. Car malgré la coupure du réseau internet et téléphonique, les tirs à balles réelles et les tueries, les arrestations et tortures, et la complicité des puissances occidentales à la dictature de Moubarak, le peuple égyptien reste mobilisé et poursuit comme en Tunisie son élan révolutionnaire !

La CNT-F réaffirme son soutien aux peuples Tunisien, Algérien et Egyptien en luttes, dénonce la répression dont ils sont victimes, et exige l’arrêt des arrestations et tueries, la libération de tous les prisonniers et l’arrêt des poursuites à leur encontre ! Aussi la CNT-F dénonce une fois de plus les positions néo-coloniales et complices de la France, de l’Europe et des Etats Unis. Stop à l’ingérence ! Autodétermination des peuples !

La CNT-F appelle à rejoindre les initiatives locales de soutien aux mouvements populaires actuels en Tunisie, en Algérie et en Egypte et ceux qui suivront dans cet élan ! El pueblo Unido Jamas Sera Vencido !

Solidarité Internationale !

Le groupe de travail Afrique du Secrétariat International de la CNT-France.

[Espagne] Grève générale contre la réforme des retraites

Article du jeudi 27 janvier 2011

La CGT espagnole appelle à des mobilisations en Catalogne, Pays Basque, Galice, Navarre et Valence le 27 janvier.



La CNT française, par le biais de son Secrétariat International, veut ici manifester sa solidarité avec les luttes que les travailleurs espagnols ont décidé de mener cette semaine contre la prochaine réforme des retraites, décidée par le gouvernement de José Luis Rodríguez Zapatero. En Espagne, en France, et partout en Europe, les capitalistes nous font le coup de la crise - qu’ils ont eux même provoquée, pour imposer des mesures qui sont de véritables atteintes à nos droits fondamentaux. Travailler plus longtemps, c’est accroître leurs bénéfices, et certainement pas obtenir une juste répartition des richesses, qui est bien la seule solution pour assurer à tous une amélioration de nos conditions de vie. De plus, comme on a pu le voir l’automne dernier en France, les populations économiquement et socialement en grande difficulté (les femmes, les immigré.e.s), les précaires) seront une fois de plus les plus touchées par cette nouvelle loi. Non, nous ne paierons pas leur crise !

Comme en France, ce projet de réforme n’est ni amendable ni négociable : la retraite doit rester un droit universel, accessible et équitable, et non pas un objet de consommation dont profiteraient toute sorte d’organismes privés.

Aussi, nous rejoignons nos camarades dans leurs justes revendications et nous les soutenons pour cette nouvelle journée de grève générale du 27 janvier.

Nous exprimons également notre solidarité avec les camarades qui ont entamé une grève de la faim à Madrid contre la réforme.

Un coup porté contre l’un d’entre nous est un coup contre tous !

CNT - Secrétariat International

[International] Justice sociale et rage populaire en Afrique du nord

Article du samedi 22 janvier 2011

Que ce soit en Algérie, en Tunisie ou au Maroc, les luttes sont partout les mêmes et poursuivent des objectifs similaires : dénoncer la politique de précarité et d’exclusion, dénoncer la hausse des prix, exiger le respect des libertés fondamentales et l’amélioration des conditions de vie, condamner enfin l’escalade de terreur que, depuis plusieurs semaines, subissent les manifestants.



Malgré le dédain de la communauté internationale qui, par un laconique appel de Ban Ki-moon à « la retenue et au dialogue » choisit de passer sous silence ces événements, malgré la désinformation intéressée des médias, toujours frileux à l’heure de décrire l’envergure de la répression, le nombre des victimes, et l’importance de cette révolte, la mobilisation spontanée, solidaire, massive, ne cesse de s’étendre : en Tunisie, elle a finit par gagner la capitale, où la répression est brutale.

La rébellion se généralise. Les mobilisations en cours dans ces trois pays sont l’expression du mécontentement, de la colère et du désespoir de la population -et en particulier, de la jeunesse- contre une politique totalitaire qui non seulement dégrade les conditions de travail et de vie de la population, mais applique aussi la stratégie de la terreur pour étouffer la moindre revendication.

Le bilan des affrontements demeure incertain : le nombre de victimes ne cesse de s’alourdir. Les chiffres avancés ne sont que des estimations qui laissent à penser à une réalité encore plus inquiétante, lorsqu’on apprend que les émeutes du week-end ont laissé des blessés si nombreux qu’on ne peut plus les compter. La répression est sanglante : les policiers, et à présent l’armée, sont dans la rue depuis le début du mouvement. Des gaz lacrymogènes très forts ont été massivement utilisés. Les agressions physiques, les enlèvements, les disparitions se multiplient. La police tire à balles réelles sur les manifestants et certaines villes subissent un état de siège depuis plusieurs jours.

L’Algérie connaît depuis quelques jours des épisodes de révolte qui ont également fait plusieurs morts, des blessés et plus de mille personnes ont été arbitrairement arrêtées. Au Maroc, la répression est tout aussi sanglante : des blessés lors des manifestations, des personnes arrêtées qui ont subi des tortures, les rassemblements de soutien à la Tunisie ont été interdits.

À présent, Ben Ali a quitté le pouvoir, promettant ainsi le retour au calme et le relâchement des personnes détenues. Or ceci est peu rassurant face à la présence de plus en plus massive de militaires dans les rues, le maintien de l’état d’urgence et du couvre feu imposés. L’espace aérien est interdit et la population vit toujours sous la crainte de nouvelles escalades de violence.

La Confédération Nationale du Travail réitère son indignation face à la violence subie par la population de ces pays. Nous dénonçons, une fois de plus, les politiques de terreur et nous exigeons l’arrêt immédiat des tueries, la libération immédiate des personnes incarcérées ainsi que l’arrêt des oursuites judiciaires entamées à leur encontre.

Nous condamnons également le collaborationisme de l’état français qui, non content de piller systématiquement ces pays, propose ouvertement, par la voix de M. Alliot-Marie, son aide à la répression.

Nous appelons à des actions, à des mobilisations, ici et ailleurs, pour exiger la fin immédiate de la répression. Nous appelons à la solidarité urgente, dans chaque ville, dans chaque pays, avec nos camarades algériens, tunisiens, marocains.

Un coup contre l’un d’entre nous est un coup contre tous !

http://www.cnt-f.org/international/

[International] Stoppons les "pompiers pyromanes" français !

Article du lundi 17 janvier 2011

Ça suffit ! Entre la Côte d’Ivoire, le Niger, l’Algérie et la Tunisie, l’État français a plus que prouvé qu’il n’est bon à rien d’autre qu’à défendre ses propres intérêts politiques et économiques en jetant de l’huile sur le feu ou en soutenant des dictatures.

Et qui peut oublier l’opération Turquoise du Rwanda en 1994, l’opération Licorne en Côte d’Ivoire depuis 2002, le soutien aux Déby, Compaoré, Eyadema, Bongo, Omar Guelleh et autres dictateurs néo-coloniaux ?

Et qui peut oublier les présences d’Areva, Bolloré, Bouygues, France Télécom, EDF, Total, etc. dans tous ces pays ; autant de multinationales françaises et de leurs filiales, qui asservissent et exploitent les populations locales, pillent les richesses naturelles et détruisent les terres ?

Il est temps que l’État français se taise et se désengage militairement et politiquement de toutes ses anciennes colonies où elle n’a de cesse, depuis les pseudo-indépendances, de laisser faire voire de soutenir le pire pour conserver son pré-carré politique ou ses intérêts économiques. Il est temps que les multinationales françaises cessent de piller ces pays et d’arroser les dirigeants locaux pour gagner de nouveaux marchés ou conserver ceux qu’ils ont déjà. Il est temps que l’État français arrête d’expulser des immigrés qu’il a lui-même forcé à quitter leurs pays en soutenant des dictatures ou empêchant tout développement économique et progrès social. Il est temps que les dirigeants français arrêtent de jouer aux innocents humanistes aux mains propres et aux "porteurs de paix".

Car comment l’État français peut-il s’insurger contre les prises d’otage au Niger, quand Areva surexploite les Nigériens, pille leur uranium et pollue leurs terres sans vergogne ? Car comment Michèle Alliot-Marie peut-elle oser proposer "le savoir faire, reconnu dans le monde entier, de nos forces de sécurité" ? Alors que la police française forme aussi la police haïtienne, la PFP mexicaine ou les OMON russes, entre autres - pays où ne règne pas vraiment la liberté des peuples ? Comment peut-elle ne faire que "déplorer les violences" en Tunisie et Algérie sans remettre en question son soutien indéfectible à Bouteflika et Ben Ali, que Nicolas Sarkozy n’a de cesse de présenter comme des porteurs de démocratie et de progrès sociaux ? Comment encore peut-elle oser dire que "la France n’a pas de leçons à donner" à ces dirigeants, quand elle se permet chaque jour d’en donner à tant d’autres à travers le monde ? Vraiment il est temps que l’État français se taisent une bonne fois pour toute et retire ses armées, ses bases militaires, ses "aides au développement" et autres outils de conquête néo-coloniale.

La liberté et l’émancipation des peuples ne viendra jamais d’une ingérence extérieure, et surtout pas d’un État au passé et au présent aussi chargé que la France.

C’est à nous, qui résidons sur le territoire français, que revient de lutter aujourd’hui comme hier contre l’État et les entreprises qui poursuivent, sous d’autres formes, la colonisation.

Anticolonialiste toujours, toujours anticapitaliste !

Soutien aux luttes du Maghreb janvier 2011

Article du lundi 10 janvier 2011

La CNT apporte sa solidarité aux mouvements sociaux qui se déroulent actuellement en Tunisie comme en Algérie et dénonce fermement leur répression de plus en plus brutale.




Algérie : "Qui sème la misère, récolte la colère !"

Les émeutes qui se multiplient ces derniers jours en Algérie sont les conséquences des politiques mises en place par les gouvernements algériens successifs, de la corruption et du népotisme qui caractérisent ces deniers, de la misère et de l’oppression dans lesquels ces dirigeants ont maintenus la population algérienne, du mal être dans laquelle elle vit.

La CNT dénonce une fois de plus ces politiques autoritaires qui ne servent que quelques uns au détriment du reste de la population de ce pays. La CNT affirme son soutien aux luttes en cours et son opposition à la répression qui s’abat sur les manifestants. La CNT demande la libération des personnes détenues et l’arrêt des poursuites contre les émeutiers ainsi que la levée de l’état d’urgence.

Solidarité entre les peuples !


Tunisie :



Après les mobilisations à Gafsa en 2008 et Bengardane en 2010, la Tunisie connaît, depuis plusieurs semaines , un fort mouvement de contestation,premier mouvement de cette ampleur depuis 23 ans et le début du régime de Ben Ali.

La réaction immédiate des habitants de Sidi Bouzid suite à la mort d’un jeune diplômé qui s’est immolé en décembre 2010, acte de désespoir face au harcellement policier et à la précarité, a été relayée dans plusieurs villes.

Sur l’ensemble du territoire, le peuple tunisien est rapidement descendu dans la rue, en soutien ; pour défendre leurs condition de travail, la liberté d’expression, et contre la précarité, la répression et la terreur installée par ce régime policier.

Depuis la rentrée scolaire et universitaire début janvier 2011, ce sont les collégiens, les lycéens, certains enseignants et les étudiants qui ont rejoint la mobilisation des travailleurs, chômeurs et de la jeunesse.

Malgré le silence et la désinformation des médias internationaux, la mobilisation spontannée de la population, soutenue et rejointe par les syndicalistes ne fait que se renforcer et s’étendre. Les Tunisiens sont déterminés à faire entendre leurs revendications concernant leurs conditions de vie et de travail par tous les moyens.

Si la répression des manifestants et des syndicalistes, ainsi que la censure et la désinformation, sont depuis longtemps les méthodes du pouvoir tunisien, Ben Ali et ses sbires ont franchi une nouvelle étape dans la violence de la repression pour étouffer ce mouvement. Les policiers ont dès le début été très présents et l’armée a été très rapidement envoyée dans la rue. Dès le début de la mobilisation des gazes lacrymogènes très forts ( qui en temps normal sont utilisés contre des animaux ou en situation de guerre) ont été massivement utilisés. Les agressions physiques sur des manifestants et des journalistes, les enlèvements et disparitions se sont multipliés.

Depuis plusieurs semaines la police tire à balles réelles sur les manifestants, faisant un premier blessé grave le 23 décembre 2010, puis de nombreux autres par la suite.

Certaines villes subissent un état de siège comme à Feriana, Tela, et la population est entrée dans une résistance continue depuis plusieurs jours.

Mais depuis la nuit du 7 janvier 2011, c’est un épisode sanglant que vivent les habitants de la région de Kasserine (Tela, Kasserine, Feriana...) et de la ville de Meknessi (région de Sidi Bouzid). Ainsi dans la nuit du 7 janvier 5 personnes ont été tuées par balles et 5 autres ont été grièvement blessées à Kasserine. Dans la nuit du 8 au 9 janvier, les affrontements dans ces villes ont fait au moins 10 morts suite aux tirs à balles réelles des forces de l’ordre, 9 de source officielle, une vingtaine minimum de sources syndicales et selon la population. Un jeune de 17 ans s’est suicidé en s’immolant à Kasserine.

La Confédération Nationale du Travail – France condamne la violence que subit depuis des semaines le peuple tunisien. Nous dénonçons la politique du gouvernement, qui répond au mouvement des travailleurs par la terreur. Nous exigeons l’arrêt immédiat des violences et des tueries orchestrées par des forces de l’ordre, la libération immédiate des personnes emprisonnées ainsi que l’arrêt des poursuites entamées à leur encontre, en raison de leur participation à ce mouvement.

Par ailleurs, il est temps que l’Etat français condamne clairement la dictature de Ben Ali et qu’il arrête de présenter la Tunisie comme un espace "où les liberté progressent", comme un pays dont la stabilité politique et économique serait un moteur pour le Maghreb. Les intérêts économiques néocolonialistes de la France ou les arrangements entre les amis Sarkozy et Ben Ali sur la "gestion des flux migratoires" doivent cesser, et l’Etat français définitvement arrêter son soutien à cette dictature.

La CNT soutient les travailleurs tunisiens dans leur lutte et condamne la répression violente qu’utilise l’Etat tunisien pour faire taire le peuple, et ceci avec le soutien de l’Etat français.

Un coup contre l’un d’entre nous est un coup contre tous !

Vive la solidarité internationale !


Le Secrétariat International (S.I) de la CNT

Affiche Maghreb

Affiche Tunisie

SOLIDARITE AVEC LES LUTTES DU PEUPLE TUNISIEN

Article du dimanche 9 janvier 2011



* Nous affirmons notre solidarité sans faille avec le formidable mouvement de contestation que connait la Tunisie ainsi qu’avec les mots d’ordre de la révolte initiée à Sidi Bouzid ;

* Nous dénonçons l’attitude du pouvoir qui répond aux Tunisiennes et aux Tunisiens par les balles, les arrestations, l’intimidation et la répression.

* Nous appelons à la libération immédiate et à l’arrêt des poursuites à l’encontre de tous les emprisonnés de ce mouvement comme de ceux qui l’ont précédé, notamment celui des révoltés du bassin minier de Gafsa, ainsi que les étudiants emprisonnés en raison de leur activité syndicale.

* Nous réclamons que les responsables de la répression, des violences à l’encontre de la population qui ont causé la mort et des blessures graves parmi les manifestants soient traduits en justice.

* Nous appelons à une mobilisation nationale et internationale d’ampleur en soutien à la révolte du peuple tunisien initiée par les habitants de Sidi Bouzid.

* Nous faisons nôtres les mots d’ordre scandés dans les manifestations à travers toute la Tunisie : Pour le droit au travail et le droit de gagner sa vie dignement ; Pour une juste répartition des richesses ; contre la corruption et le népotisme.

* Nous maintiendrons une mobilisation vigilante pour soutenir toutes les victimes de la répression, pour faire échec à l’entreprise de criminalisation de la contestation, pour répondre aux agressions qui visent les syndicalistes, les avocats, les média indépendants du pouvoir, les associations et partis solidaires de la révolte tunisienne.

Solidarité totale avec les luttes du peuple tunisien.

Premiers signataires : AC ! - ACHR - ACORT - AFASPA - AMF - ASDHOM -ATF- ATF Paris - ATMF - ATTAC - CAPJPO-EuroPalestine - CEDETIM - CISA - CNT - Comité National de Soutien au Mouvement du Bassin minier - Courant Nationaliste Progressiste - CORELSO- CPR – CRLDHT - DAL - EtoileNord Africaine - Europe Écologie Les Verts - La pelle et la pioche - FASE (Fédération pour une alternative Sociale et Écologique) - FDLT (Forum démocratique pour la liberté et le Travail) - FTCR - Les Alternatifs - Le MOUVEMENT POUR UNE ALTERNATIVE SOCIALE ÉCOLOGIQUE ET DÉMOCRATIQUE - LUTTE OUVRIÈRE -Manifeste des Libertés - Mouvement Nahdha - Mouvement Tajdid France - MRAP - NO-VOX - NPA - PCF - PCOF - PCOT - PDP - PG– Réseau Stop la Précarité - SOLIDAIRES - Solidarité Tunisienne – SORTIR DU COLONIALISME - UTIT - Voie Démocratique Maroc - Voix Libre...