CHÔMAGE, POLLUTION, MISERE, REPRESSION, EXPLOITATION...
LE CAPITALISME, C'EST LA CRISE !

[International] Maroc : L’Etat marocain agit en véritable hors la loi

Article du samedi 31 octobre 2009



Pour empêcher les ouvriers licenciés abusivement par SMESI, filiale de l’OCP, géant économique étatique, d’organiser, le 29 octobre 2009, un sit in devant les locaux administratifs de l’OCP à Khouribga, les forces de répression ont pratiquement quadrillé la ville, bouclant tous les chemins qui mènent à ces locaux.

Les autorités, en connivence avec l’OCP, ont créé un climat de peur, terrorisant la population. Les enfants n’ont pas pu aller à l’école dans la quiétude nécessaire.

Au lieu d’imposer à l’OCP le respect de la législation de travail, L’État marocain préfère persécuter les prolétaires qui ont tout donné à ce pays et qui se voient après des années de trime jetés à la rue comme des "bons à rien".

En soutenant aveuglement l’OCP, véritable hors la loi dans ce conflit, l’État marocain affame délibérément des milliers de personnes, jettent dans le désespoir familial des milliers de femmes, empêchent des milliers d’écoliers d’aller normalement à l’école, fait mourir à petit feu des centaines de bébés, les tétines de leurs mamans étant asséchées par le manque de nourriture.

Le comité de soutien aux ouvriers de SMESI, ne peut que condamner ferment cette répression, et réaffirmer son soutien inconditionnel aux victimes de l’arbitraire.

Le comité de solidarité avec les ouvriers de SMESI :

- Dénonce Le licenciement illégal des 850 ouvriers de SMESI
- Rend l’État et son groupe OCP, responsables du drame social que vit la région de Khouribga
- Exige, entre autres, de l’OCP la réintégration des 850 ouvriers licenciés ; l’ouverture des négociations avec le bureau syndical en vue de la titularisation des victimes de l’arbitraire et le respect de la liberté syndicale

La solidarité nous interpelle

Le 29 octobre 2009,

Le coordinateur du comité de soutien aux mineurs de l’OCP

Ali Fkir


Solidarité CNT 69 avec les mineurs de l'OCP

actions solidaires de la CNT

Plus d'infos sur cette lutte

Photos solidarité avec les mineurs marocains de l'OCP

Article du lundi 26 octobre 2009



Solidarité avec les mineurs marocains de l'OCP

Article du mercredi 21 octobre 2009

Rassemblement de soutien

vendredi 23 octobre

Place du Pont à 17h

Arrêt de métro D Guillotière, côté Tram



Soyons nombreux à soutenir nos camarades marocains





LA CNT SOLIDAIRE DES MINEURS MAROCAINS DE L’OCP !


Depuis début septembre 850 mineurs de l’OCP (entreprise étatique qui extrait du phosphate), dans la région de Khouribga, sont en grève. Ce mouvement est la conséquence de leurs licenciements secs pour leur refus d’accepter les nouvelles conditions de travail au sein de l’entreprise.

En effet, la Direction de l’OCP entend revenir sur des acquis sociaux (CDI, salaire, sécurité sociale). Or ces droits, les mineurs les ont conquis dans le passé au prix de luttes souvent très dures. Parmi cette remise en cause, il y a entres autres l’idée de systématiser des CDD (contrats à la semaine) et de diviser les salaires par deux.

Le mouvement de grève est soutenu au Maroc par nombres d’organisations dont l’ANDCM (Association marocaine des Droits de l’Homme) et le syndicat UMT.

Comme cela arrive souvent au Maroc, ce qui prouve que le Maroc de Mohamed VI n’est pas très éloigné de la réalité des "années de plomb" du Maroc des années 80 et de Hassan II, la seule réponse est la politique de la matraque. La police attaque systématiquement tous les rassemblements de soutien. Les leaders syndicaux de l’OCP sont emprisonnés et torturés. Quatre d’entres eux passeront d’ailleurs en procès en novembre pour atteinte "à l’ordre public".

La CNT en tant qu’organisation se réclamant de la lutte des classes et de l’internationalisme entend apporter tout son soutien aux mineurs en grève de l’OCP.

La CNT exige :

- La réintégration des 850 mineurs licenciés abusivement ;
- Le respect des droits syndicaux au sein de l’OCP et ses filiales ;
- La libération immédiate des syndicalistes inculpés.


UN COUP CONTRE L’UN D’ENTRE NOUS EST UN COUP CONTRE NOUS TOUS ET TOUTES !



Message de nos camarades du Maroc:


Nous vous sommes très reconnaissants de tout ce que vous faites pour alléger, du moins moralement, les souffrances des 850 familles victimes de l'arbitraire. Vos actions sont très très précieuses. Elles constituent ,entre autres, un moyen de pression efficace sur l'OCP et l'Etat marocain. Nous suivons avec admiration vos actions de solidarité avec les prolétaires licenciés abusivement par la SMESI, filiale de l'OCP, le géant économique marocain.

Le procès des 4 ouvriers aura lieu le 4 novembre 2009.

Vive la solidarité internationaliste

Le coordinateur du Comité national
de solidarité avec les ouvriers de SMESI
Ali Fkir*
"

Pour en savoir plus :

Article du Secrétariat International de la CNT

Tentative de briser la résistance ouvrière de l’entreprise OCP

l’innocence nous interpelle" par Ali FKIR

Interview d’Ali FKIR* sur la lutte des mineurs de l’OCP

*(initiateur du Comité de soutien aux mineurs (la CNT en fait partie))



Autres luttes syndicales au Maroc :

Intervention musclée contre nos camarades de l'ANDCM (syndicat marocain)

Manifestation de l’ANDCM du 16 mai 2009 à Khenifra


Photos du rassemblement en solidarité avec le syndicat marocain ANDCM

Campagne de solidarité internationale de la Coordination syndicale euro-maghrebine et de la CNT avec l’ANDCM


Autres luttes syndicales au Maghreb :

Maghreb des luttes sociales





Tract version française

Tract version arabe

[International] Mexique : APPO ?... APPO ?... Quelle APPO ?

Article du dimanche 4 octobre 2009



Le sang coule encore à Oaxaca. L’incident à San Pedro Jicayán, une agression de membres du PRI contre des maîtres de la 22e section [du Syndicat national des travailleurs de l’éducation, SNTE], a mis l’indignation à fleur de peau, et on a vu à nouveau des manifestations et des barricades pour défier l’impunité, la répression, la destruction systématique de l’état de droit. Sur le papier, cette manche a été gagnée.

Trahissant les siens, le gouvernement [de l’État] rendra 58 écoles à la 22e section, délivrera des mandats d’arrêt contre les agresseurs et décrètera la disparition des pouvoirs dans les municipalités concernées. Tout cela est l’expression de la normalité nationale. Le jeu de dupes continue, l’hypothèse qui résoudrait la soi-disant énigme de la permanence d’Ulises Ruiz au pouvoir. Plusieurs gouverneurs et Felipe Calderón lui-même doivent être en train de se dire : s’il a été possible de soutenir l’imprésentable Ulises, en serrant les rangs autour de lui, pourquoi pas moi ?

Rien de tout cela n’est une nouveauté. Mais l’Assemblée populaire des peuples d’Oaxaca (appo), qu’est-ce qui se passe avec l’APPO ? Quelle APPO est à nouveau descendue dans la rue ?

On discute encore pour savoir si ce qui s’est passé en 2006 a été une simple révolte populaire, à présent éteinte, ou un mouvement de mouvements qui pourrait se réactiver n’importe quand.

Ça a été les deux. En 2006, le mécontentement a éclaté en une éruption spectaculaire. La répression a éteint l’éruption, mais le magma volcanique continue à bouillir dans les entrailles de la société, et il reste les traces de la lave qui a débordé lors de l’éclatement et s’est largement étendue.



La révolte a été l’expression de divers mouvements sociaux (ceux qui émergent du tissu social oaxaquègne et les manifestations locales de mouvements nationaux et internationaux). Ces mouvements s’articulent et se désarticulent continuellement, pour une grande variété de raisons et de circonstances. Celle de 2006 aura été une de leurs articulations les plus étendues et spectaculaires.

Caractériser l’APPO n’est pas une affaire théorique, mais pratique. Depuis qu’elle est née, elle est traversée par un conflit entre deux courants politiques et idéologiques qui s’expriment vigoureusement en son sein. Tous deux essaient de donner à l’APPO la configuration et l’orientation qui à leur avis sont appropriées. Et ainsi sont interminablement disputés ou adoptés des accords instables.



Pour cette raison et d’autres, l’APPO n’est pas parvenue à exister. Elle n’est ni une organisation, ni un mouvement. Il n’est pas vrai que « c’est nous tous » : on n’y trouve pas tous ceux qui devraient en être, alors qu’y figurent des participants à l’existence réelle problématique. On ne peut pas non plus la réduire à ses mécanismes d’articulation.

Le courant orienté de façon traditionnelle vers la « prise du pouvoir » en a affronté à chaque pas un autre, extrêmement hétérogène. Issu de l’expérience des peuples indiens, et non d’un groupe d’illuminés, d’une idéologie, d’un dirigeant ou d’un parti, il était unifié par la méfiance vis-à-vis des schémas de sommet de l’action politique et des structures organisationnelles verticales et centralisées, ainsi que par un grand désenchantement envers les élections, la démocratie formelle et les institutions existantes.



Il essayait de projeter vers l’ensemble de la société la forme d’existence sociale et d’organisation politique des communautés indigènes. Il s’est articulé autour de l’assemblée, la figure qui a donné son nom à l’APPO, mais il ne la voyait pas seulement comme un mécanisme de prise de décisions ou un exercice rituel, mais aussi comme la composante centrale de la lutte elle-même et du régime politique qui en surgirait : c’était un dispositif qui évitait la séparation des moyens et de la fin, et qui maintenait l’exercice de l’autonomie dans tout le processus. Cela manifestait une exigence d’innovation qui n’a pu être satisfaite, mais qui a donné lieu à une constante expérimentation, en particulier en ce qui concerne la tension et la contradiction entre présence et représentation.

L’APPO a été jusqu’à présent une possibilité, une tentative. Elle n’a pas encore d’existence ni de réalité. Mais ce n’est pas un fantôme. À sa manière, bousculée et dispersée, ce que nous continuons d’appeler APPO exprime la vigueur et la vitalité d’une façon d’être et de penser qui constitue une tendance politique profondément enracinée parmi les peuples d’Oaxaca.

Par son origine, en tant qu’intention et espoir, l’APPO tend à être une assemblée d’assemblées. Pour qu’elle le soit réellement, il faut d’abord que les communautés indigènes, les quartiers métis et tous les groupes qui forment le tissu social bigarré de l’Oaxaca d’aujourd’hui se constituent en assemblées capables d’exprimer convenablement la volonté collective, et que toutes ces assemblées se regroupent en une autre, qui les articule toutes démocratiquement, conformément au principe du Congrès National Indigène : être réseau quand nous sommes séparés et assemblée quand nous sommes ensemble, et non suivant le principe de représentation. En chemin pourra disparaître le sigle pléonastique, entre autres pour contribuer à la réconciliation dans une société violemment polarisée.

Il faudra encore de grands efforts pour que toutes les volontés qui vont dans cette direction se généralisent et que toutes confluent dans l’APPO, c’est-à-dire qu’elles décident conjointement et simultanément de donner réalité à ce rêve amplement partagé.

Gustavo Esteva

Tribune parue dans La Jornada du 9 septembre 2009.

Traduit par el Viejo.

Secrétariat International CNT


Comité Chiapas





[International] Contre la violence des militaires : la CNT solidaire de la lutte du peuple guinéen

Article du samedi 3 octobre 2009



La Confédération nationale du travail-France (CNT-F), tient à apporter tout son soutien aux camarades guinéens en butte à une nouvelle répression sanguinaire. « Cinquante années de dictatures civile et militaire, ça suffit », voilà les mots qui sont sur les lèvres des travailleurs guinéens aujourd’hui : après les régimes de Sékou Touré (1958-1984), et de Lansana Conté (1984-2008) c’est au tour de la junte dirigée depuis neuf mois par le capitaine Moussa Dadis Camara de briser par la force et la violence meurtrière la soif de liberté du peuple guinéen.

Pendant plus d’un mois déjà, au début de l’année 2007, les travailleurs et la population de Guinée s’étaient levés, au prix de plus de 137 morts et de milliers de blessés, à l’appel de l’Inter Centrale Syndicale (CNTG, USTG, ONLSG, UDTG), pour réclamer leur droit à la liberté et à la dignité.

Aujourd’hui encore, le peuple guinéen est debout pour réclamer son dû. Nous leur apportons tout notre soutien, pour que finisse enfin le règne des dictatures néocoloniales africaines qui bafouent les droits des travailleurs, méprisent la population, et envoient la jeunesse dans une impasse.

Nous invitons tous les syndicats et individus à diffuser la déclaration ci-jointe du mouvement social guinéen et à nous envoyer des messages de soutien à africa@cnt-f.org, que nous ferons suivre à nos camarades de la CNTG.

Un coup contre l’un d’entre nous est un coup contre tous !

Solidarité syndicale internationale ! Vive le syndicalisme révolutionnaire !



Le secrétariat international de la CNT-F



Pour en savoir plus sur la CNTG, voir l’interview de Rabiatou secrétaire générale de ce syndicat de lutte de classe ici :

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Déclaration n° 1 du mouvement social guinéen sur les événements du 28 septembre 2009

Un meeting pacifique, à l’appel des Forces Vives de Guinée, a été organisé le lundi 28 septembre 2009 au stade du 28 septembre, pour faire respecter les engagements pris par le CNDD pour un retour à l’ordre constitutionnel.

Dans ce stade, temple historique, le peuple de Guinée a vécu une barbarie sans commune mesure perpétrée par des forces de défense et de sécurité au nom de la junte au pouvoir. D’innocentes personnes ont été tuées, des leaders politiques violentés, des jeunes mutilés, des femmes humiliées et violées.

Les responsables de l’Inter centrale syndicale, du Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne et des religieux, compatissant à cette douleur sans nom, ont rendu visite aux blessés dans les hôpitaux et aux leaders politiques à leur domicile.

Par la présente déclaration, le mouvement social guinéen composé de l’Inter centrale syndicale (CNTG, USTG, ONLSG, UDTG) de l’Inter syndicale (UGTG, SIFOG, CGSL, CGTG), du Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne et des confédérations patronales guinéennes :

· présentent leurs condoléances émues aux familles éplorées et s’inclinent pieusement devant la mémoire des disparus ; · Condamnent vigoureusement ces massacres et exactions commis à l’encontre de citoyens sans défense.

En conséquence, le mouvement social guinéen exige :

· la libération sans conditions et sans délai de toutes les personnes arrêtées et détenues ; · la restitution de toutes les dépouilles, y compris celles subtilisées, à leurs familles respectives ; · l’organisation immédiate de funérailles nationales pour les victimes assassinées ; · la création d’une commission internationale d’enquête pour faire la lumière sur le massacre et les exactions du 28 septembre et la poursuite des auteurs ainsi que leurs commanditaires ; · la prise en charge médicale et l’évacuation, le plus rapidement possible, des leaders politiques et de tous les blessés graves ; · la réparation immédiate des préjudices subis par les victimes ; · le respect des libertés d’expression, d’opinion et celles relatives aux libertés individuelles et collectives.

Le mouvement social guinéen exprime sa solidarité aux responsables politiques et réaffirme son engagement à œuvrer pour l’établissement d’une véritable démocratie en Guinée.

Par ailleurs, le mouvement social guinéen exige vivement, du fait du caractère répétitif et ostentatoire du viol et de l’humiliation des femmes, que des mesures et des sanctions exemplaires soient prises à l’encontre des auteurs de telles forfaitures qui portent atteinte à la dignité humaine.

Le mouvement social guinéen remercie le Conseil Inter religieux, les Sages et les exhorte à s’impliquer davantage dans le processus de restauration de la paix en Guinée.

Le mouvement social guinéen remercie la CEDEAO, l’UA, le Groupe de Contact International sur la Guinée, l’Union Européenne, les Etats-Unis d’Amérique, l’ONU, le Bureau International du Travail (BIT), la Confédération Syndicale Internationale (CSI), l’Organisation de l’Unité Syndicale Africaine (OUSA) et les partenaires et amis de la Guinée pour leur solidarité et leur soutien au peuple de Guinée pour le respect des engagements pris par le CNDD en vue d’une transition apaisée.

Conakry, le 30 septembre 2009

Signataires : · Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne (CNOSCG) ; · Inter Centrale Syndicale (CNTG, USTG, ONLSG, UDTG) ; · Inter Syndicale (UGTG, SIFOG, CGSL, CGTG), · Confédérations patronales de Guinée (CPEG, CNP – Guinée).