CHÔMAGE, POLLUTION, MISERE, REPRESSION, EXPLOITATION...
LE CAPITALISME, C'EST LA CRISE !

[La Poste] En grève le 29 mars !

Article du mardi 29 mars 2011

FÉDÉRATION CNT PTT

La Poste annonce une augmentation de 3,5 % de ses bénéfices nets pour l’année 2010. Mais à quel prix ?

Pour le courrier si, malgré de nombreux mouvements de résistance, la DOTC a réussi à imposer le plan « facteur d’avenir » dans la plupart des bureaux, il nous est bien resté en travers de la gorge.

La sécable, en veux-tu ? En voilà !!!

Ah la belle escroquerie !! Au début, réservée aux jours faibles, aux absences inopinées et au mois d’août (ce qui fait déjà beaucoup !!!), la tournée sécable nous est maintenant imposée à chaque période de vacances et même pour remplacer les longues maladies. La flexibilité pour gérer la baisse des effectifs... La Poste a maintenant un outil diabolique pour faire assumer à son personnel les suppressions d’emplois (11’700 rien que pour l’année 2010) : la « sécabilité » des tournées qui entraîne une surcharge de travail, des journées à rallonge, le tout avec des risques accrus en terme de sécurité au travail et de santé.

Diviser, contrôler, culpabiliser pour mieux régner …

Depuis peu, un nouveau mode de management hérité du privé s’est imposé dans notre entreprise : une intensification des contrôles sur les agents, les casiers de tri, les véhicules. Avec l’introduction de la culture du résultat basée sur des critères douteux - comment quantifier le qualitatif ? - avec la mise en compétition des bureaux, des agents divisés en équipes et pénalisés en cas d’arrêt maladie ou d’accident du travail lors de l’attribution de la prime Facteur d’Avenir. Toutes ces mesures induisent une perte d’autonomie dans notre travail et génèrent une montée du stress et un sentiment de culpabilité. Elles sont également, par essence, incompatibles avec la mission de service public basé sur l’engagement des agents pour l’intérêt général et non la recherche de profits.

Précarité au sein de la boîte ...

Alors que l’enseigne se targue d’être une entreprise « sociale », de nombreux collègues ne voient aucune issue favorable à leurs CDD à répétition …et ce pour être finalement jetés comme des « mal propres » après quelques années de bons et loyaux services … Ils sont utilisés comme de véritables variables d’ajustement, précaires et donc corvéables à merci, privés de tout leurs droits (maladie, grève…) du fait de la fragilité de leur situation. Le gel des embauches ne fait qu’accentuer une situation déjà inacceptable.

Nous n’aurons que ce que nous prendrons !!!

De nombreux bureaux se battent ou se sont battus contre cette situation, comme à Marseille 2 où, après 139 jours de grève, les agents unis dans la lutte, toutes fonctions confondues, ont obtenu l’embauche en CDI des intérimaires et l’annulation des suppressions de postes.

Nous devons maintenant intensifier et unir nos luttes pour inverser le rapport de force, nous réunir en assemblées générales dans chaque bureau pour poser les problèmes et décider des actions à mener.

Isolés nous pouvons rien, unis et solidaire, nous pouvons tout !!!

- retrait immédiat du plan « facteur d’avenir » et de la sécabilité des tournées
- Reconversion immédiate de tous les contrats précaires en CDI
- Embauches massives

Tous et toutes en grève le 29 mars pour construire un large mouvement reconductible.

FEDERATION CNT PTT
33,Rue des Vignoles 75020 Paris
http://www.cnt-f.org/fedeptt
fede.ptt@cnt-f.org
05 57 89 21 72


Tract en pdf

[CNT ASEA, Villefranche] grève nationale des professionnels de l'urgence sociale

Article du dimanche 27 février 2011



La section CNT ASEA de Villefranche a décidé de ne pas participer à cette journée de grève, l’objectif étant de rencontrer le Préfet et d’échanger avec lui sur plus d’hébergement.
Cette revendication est estimé stérile par notre section et en décalage avec la réalité des personnes SDF que nous remettons à la rue faute de place quotidiennement.
Nous pensons que d’autres actions plus revendicatives doivent être entreprises ; les discussions sont stériles et n’ont amené aucunes places supplémentaires d’hébergement.
Il nous semble important de sortir de revendication d’un réseau qui s’inscrit dans du corporatisme pour se fédérer autour d’autres luttes actuelles en s’associant a celle-ci.

grève nationale des professionnels de l'urgence sociale le jeudi 3 mars

Article du dimanche 27 février 2011




« Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique et sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d'hébergement d'urgence ». Art L 345-2-2 Code de l’action sociale et des familles.
« Toute personne accueillie dans une structure d'hébergement d'urgence doit pouvoir y bénéficier d'un accompagnement personnalisé et y demeurer, dès lors qu'elle le souhaite, jusqu'à ce qu'une orientation lui soit proposée.» Art.L 345-2-3.

Cet hiver, dans de nombreuses villes de France plusieurs dizaines de personnes ont été contraintes de dormir dehors bien qu’ayant sollicité le 115. A la fin de l’hiver, lorsque les structures ouvertes pour la période de froid fermeront leurs portes, elles seront plusieurs centaines dans chacune des grandes agglomérations de notre pays.

Cette situation est hors la loi, inacceptable et contre productive en termes de dépense publique.
Nous savons combien les remises à la rue mettent à mal les projets de réinsertion formés durant l’hiver, condamnant les personnes à se dégrader physiquement et psychiquement.

Parce que, dans les conditions actuelles, nous nous trouvons dans l’incapacité d’effectuer les missions qui nous sont confiées (mise à l’abri, prendre soin et accompagnement social)
Parce que nous ne voulons plus, par notre silence, être complices des dysfonctionnements du dispositif,

Nous, professionnels de l’urgence sociale, serons en grève
le jeudi 3 Mars
et en appellerons publiquement au Président de la République

Nous demandons :
- Conformément à la loi, la non remise à la rue des personnes hébergées dans des conditions précaires durant l’hiver.
- Un effort tangible en matière de création de formes de logement adapté et, pour ce faire, un réel financement du chantier de la Refondation.

Rassemblement à 14h devant la préfecture rue Dunoir Lyon 3e



Caisse de soutien

Article du vendredi 5 novembre 2010



Le mouvement social de lutte contre la réforme des retraites prend de l'ampleur et s'enracine durablement.

Beaucoup de secteurs sont en grève reconductible depuis de nombreux jours.

De nombreux syndicalistes CNT sont également en grève reconductible et participent aux blocages et diverses actions avec les cheminots, routiers... sur les points stratégiques de l'économie.

La solidarité notamment financière sera déterminante dans ce conflit qui se durcit. La caisse de grève est un outil mis en place depuis longtemps par les syndicats comme moyen de lutte.

C'est pourquoi L'UD CNT 69 ouvre une caisse de solidarité financière pour ces militants.

La somme récoltée sera donnée directement, en soutien aux grévistes afin de compenser partiellement, leur perte de revenus et leur donner les moyens de tenir.

Il est capital d’aider ces camarades à poursuivre leur lutte.

Cette action s'adresse particulièrement à tout ceux qui ne peuvent faire grève, mais qui veulent tout de même par solidarité participer de cette façon à la lutte en cours.

Chèque à envoyer à (ordre : UD CNT 69)

UD CNT 69
44 Rue Burdeau
69001 Lyon

avec mention au dos "Soutien grévistes"

Retraite : reprenons ce qu'ils nous ont volé

Article du dimanche 10 octobre 2010

Quid du Droit de grève

Article du vendredi 8 octobre 2010



Plus de détails sur le droit de grève

Retraite : grève générale

Article du jeudi 30 septembre 2010

En grève reconductible à partir du 12 octobre...

Article du mardi 28 septembre 2010



Tract format A5 à diffuser largement

Appel de l’AG des Grévistes de Lyon le 28 septembre

Article du mardi 28 septembre 2010

Appel adopté ce matin lors de l'AG des grévistes à la Bourse du travail de Lyon!

Pour le retrait de la réforme des retraites
En grève reconductible à partir du 12 octobre !

Les 7 et 23 septembre de millions de gens se sont mis en grève et ont manifesté dans toute la France pour exiger le retrait du projet de réforme des retraites.
Le gouvernement, par son mépris, nous fait comprendre de plus en plus clairement que nos manifestations ne suffisent pas à le faire plier. Le dernier choix qu'il nous reste est celui du durcissement de la grève et du blocage du pays. En 95, pour défendre la Sécu, comme en 2006 contre le CPE, c'est par ces moyens que nous avons obtenu satisfaction alors même ces lois antisociales avaient été votées.

Aujourd'hui face au mépris de nos dirigeants économiques et politiques, il est de notre responsabilité de franchir le cap. A Lyon comme partout dans le pays, des sections syndicales, des coordinations de syndicats ou des assemblées générales de grévistes préparent, lancent et organisent la reconduction de la grève.
Il est temps de mettre en oeuvre le blocage du pays par la reconduction de la grève et par des actions de blocage des flux économiques.

Soyons les plus nombreux à manifester le samedi 2 octobre, tout le monde doit descendre dans la rue du plus petit gône aux plus anciens Tous et toutes en grève à partir du mardi 12 octobre !
D'ici là, réunissons nous partout sur nos lieux de travail, dans nos secteurs géographiques en Assemblée générale pour décider et organiser la reconduction de la grève.

Sur la base de l'appel de l'AG des grévistes de Lyon du 23 septembre, Nous exigeons :
Le retrait de la réforme des retraites ;
L'augmentation générale des salaires ;
L'interdiction des licenciements ;
L'embauche des précaires dans le privé comme dans le public ;
Des revendications pleinement liées au rejet de la réforme des retraites puisque c'est à travers les salaires (cotisations sociales) et l'emploi, que nos caisses de retraite, la sécurité sociale et toutes nos caisses collectives sont financées.
Le partage des richesses passe par là !

Les grévistes du 28/09 dans la suite de l'appel du 23/09

Appel soutenu à ce jour par :
Solidaires Rhône, UD CNT 69, CGT-Vinatier


Rendez-vous :
Assemblée générale jeudi 30/09 à 18H à la Bouse du travail de Lyon
Manifestation samedi 2 octobre à 14H place Jean Jaures (Lyon 7ème)
Rassemblements : mardi 5 octobre à 18H, place Bellecour et jeudi 7 octobre
18H Part-dieu entrée Vivier Merle.

[CNT 73] Semaine d'actions en Savoie (73): blocages, actions vers les jeunes

Article du mardi 28 septembre 2010

L'intersyndicale de Savoie ( FO, CGT, CNT, SNUipp-FSU, Solidaires, UNEF) s'est réunie samedi 25 septembre.

Les organisations syndicales du public et du privé de la Savoie ont décidé d'actions "coup de poing" pour alerter l'opinion publique sur la question des retraites.

Après le blocage du dépôt pétrolier de Chignin la semaine dernière, il a été décidé de :
*-dès lundi 27/09 : Action de blocage.
Reprise de cette action tous les matins de la semaine de 4h00 à 12h00 (mardi 28, mercredi 29, jeudi 30 et vendredi 1er/10)
*- mardi 28/09 : Autre opération coup de poing
*- jeudi 30/09 : distribution de tracts à destination des jeunes lors de la journée de l'étudiant à Chambéry, au manège (à côté Carré Curial), de 14h à 18h*

L'intersyndicale décide de se réunir tous les vendredi midi à la Maison des Syndicats à Chambéry pour faire le point de la semaine d'actions et préparer le planning de la semaine suivante. Ouvert à tous!

[Retraite] Mardi 28 septembre : la lutte continue...

Article du lundi 27 septembre 2010

Suite à l’assemblée générale des grévistes réunie à la Bourse du Travail de Lyon le 23 septembre 2010 :

- rendez-vous des grévistes à 9 heures à la Bourse du Travail

- rassemblement à 18 heures devant l’ancien Palais du commerce (métro Cordeliers)



à venir : une nouvelle AG jeudi 30 septembre à 18 heures à la Bourse du Travail

Quelques rappels sur le droit de grève :

Article du lundi 27 septembre 2010

Le droit de grève dans le privé

La grève se définit comme une cessation collective et concertée du travail en vue d'appuyer des revendications professionnelles. Si la grève est limitée à une entreprise ou si les revendications sont exclusivement spécifiques à cette entreprise, elle doit réunir au moins 2 personnes de l’entreprise. S’il s’agit un mouvement dont les revendications vont au delà du cadre de l'entreprise, on peut être le seul de son entreprise à se déclarer gréviste.

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Appel de l’assemblée générale des grévistes réunie à la Bourse du Travail de Lyon le 23 septembre 2010

Article du lundi 27 septembre 2010





L’assemblée générale a réuni près de 200 grévistes, syndiqués (CGT, CNT, FSE, FSU, Solidaires...) et non syndiqués, issus de plusieurs secteurs professionnels, ce jeudi 23 septembre, après la manifestation qui avait rassemblé 40 000 personnes dans les rues de Lyon.

L’assemblée générale a exigé :
• le retrait du projet de loi sur les retraites ;
• l’arrêt de toute négociation sur ce projet.
Sur la question des retraites, la seule réponse valable est :
• l’augmentation des salaires ;
• la redistribution des richesses ;
• l’interdiction des licenciements et l’embauche des précaires, dans le public comme dans le privé.

L’assemblée générale a estimé que seule la grève reconductible permettra de gagner sur ces mots d’ordre.

Elle demande aux directions syndicales nationales de s’engager dans cette voie.

S’inscrivant d’ores et déjà dans cette perspective, et pour construire la grève reconductible, l’assemblée générale a décidé de se donner rendez-vous mardi 28 septembre en appelant ses participants à la grève (rendez-vous des grévistes à 9 heures à la Bourse du Travail) et, plus largement, à un rassemblement à 18 heures devant l’ancien Palais du commerce (métro Cordeliers).

Des préavis nationaux couvrent tous les personnels qui souhaitent se joindre à cet appel, au moins pour le secteur public. Les salariéEs du privé doivent prendre contact avec leur section syndicale.

L’assemblée générale a appelé à une nouvelle AG jeudi 30 septembre à 18 heures à la Bourse du Travail, et, afin de la préparer, à des AG d’entreprises, d’établissements, de secteurs géographiques..., avant cette date.

L’assemblée générale invite les sections syndicales, les Unions locales et les Unions départementales du Rhône à relayer le présent appel.

L’assemblée générale des grévistes,
réunie à la Bourse du Travail de Lyon le 23 septembre 2010.

[CNT Santé Social 69] Grève 27 mai 2010 : Réforme des retraites : les salariés trinquent une fois de plus.

Article du mardi 25 mai 2010

Le gouvernement vient de préciser ses propositions dans un « document d’orientation sur la réforme des retraites ». Comme prévu, après avoir allongé en 2003 le nombre d’années de cotisations nécessaires pour une retraite à taux plein, il prévoit de reculer l’âge de départ à la retraite et faire sauter le seuil des 60 ans. Parallèlement, et sans surprise non plus, le gouvernement exclut toute augmentation de cotisations sociales au nom de la « compétitivité », répondant ainsi aux exigences patronales. Seule mesure censée faire passer la pilule, l’éventualité d’un élargissement de l’assiette de cotisations par une taxation des « hauts revenus » et ceux du capital.

Fondamentalement la logique est donc toujours la même, on prétend que le déséquilibre des caisses de retraites est un problème démographique et non une question de répartition des richesses : on augmente progressivement la durée d’activité, pas les cotisations. Le patronat pose ses exigences, le gouvernement obéit et les salariés trinquent.

Car le gouvernement a beau répéter qu’il ne veut pas toucher au niveau des pensions, tout allongement de la durée de cotisations se traduit ainsi inévitablement par une baisse des pensions. Aujourd’hui l’âge moyen de cessation d’activité est de 59 ans. Avec l’allongement du nombre d’années de cotisations nécessaires pour une retraite à taux plein et le recul de l’âge légal de départ, on rend concrètement impossible le bénéfice d’une retraite à taux plein dans le cadre du système par répartition. Une récente étude réalisée par la Commission européenne a ainsi confirmé qu’avec les contre-réforme qui ont déjà eu lieu depuis 1993, le taux de remplacement devrait passer de 79% en 2006 à 63% en 2046, soit une chute de 16,5 points !

Pour le MEDEF et le gouvernement : un double enjeu.

Dans ses dernières projections le Conseil d’Orientation des Retraites (COR) a rappelé que l’allongement de la durée de cotisation et le recul de l’âge légal de départ ne suffiraient pas à assurer l’équilibre du système à long terme. Seule une augmentation des cotisations et un plafonnement des retraites les plus élevées permettrait d’assurer cet équilibre.

Le but réel des réformes proposées par le gouvernement n’est en aucun cas le retour à l’équilibre des caisses et le soit-disant « sauvetage » du système par répartition. La logique à l’oeuvre, le MEDEF lui a donné un nom il y a déjà plusieurs années : la « refondation sociale ». L’enjeu c’est la casse de nos systèmes de solidarité : retraites par répartition, assurance chômage, sécurité sociale.
Pour le patronat le bénéfice est double. La paupérisation des retraités lui permet d’une part de faire main basse sur le magot en proposant ses « solutions » c’est-à-dire en forçant les salariés à acheter des actions pour compléter leur pension (cf la création des PERP en 2004). Ceux d’ENRON, qui ont tout perdu du jour au lendemain peuvent témoigner de la sécurité sur l’avenir que cela donne ! D’autre part, précariser les travailleurs pour mieux les asservir : démanteler le lien social en passant d’une protection sociale solidaire à une protection sociale individualisée en fonction des moyens.

La CNT revendique :
- 37,5 annuités pour tous, privé et public (avec prise en compte de l’inactivité contrainte : formation, chômage...).
- Garantie d’un taux de remplacement de 75% (calcul sur la base des 6 meilleurs mois) !
- Refus des retraites par capitalisation.
- Pas de pension inférieure au SMIC !
- Exclusion du patronat des instances paritaires et gestion de leurs organismes de solidarité (sécu, retraites, chômage) par les salariés eux-mêmes.


Pour défendre nos retraites, tous en grève le 27 mai !


Tract à télécharger

CNT Equipement 69 : Boycott des élections paritaires le 6 mai

Article du mercredi 5 mai 2010

L'essentiel n'est pas de voter mais de lutter !

Le 6 mai 2010, vous serez appelés aux urnes pour élire les « représentants du personnel » au Comité Technique Paritaire (CTP). Comme toujours pour les élections paritaires de la Fonction Publique, la CNT ne présentera pas de candidats et appellera à ne pas voter. Dénoncer ces élections ne va cependant pas de soi à l'heure où la syndicalisation est en recul, où les attaques sur nos conditions de vie et de travail se multiplient. Celà n'éloignerait-il pas encore un peu plus les salariés de l'action collective ? Au contraire !



Ce n'est pas le fait de voter qui nous gêne (nous pratiquons régulièrement le vote à la CNT pour décider ensemble en AG dans le syndicat, la confédération) mais c’est son cadre et sa conséquence obligée : justifier ce danger du syndicalisme, le paritarisme !

Un vernis démocratique

« Paritarisme » : le mot sert à désigner la gestion paritaire (autant de représentants du personnel que de l'État). À première vue, cette co-gestion, est une garantie de démocratie et d'égalité, généreusement octroyée par l'État... mais qu'en est-il vraiment ?
Plusieurs accrocs à ce vernis démocratique : la non participation des personnels précaires (donc leur exclusion des commissions) qui représentent pourtant environ 15 % des effectifs. (contrairement à une idée reçue la précarité est plus forte dans le public que dans le privé, rapport Institut Dares).
- ne participent au 1er tour que les syndicats déjà jugés représentatifs, (représentativité basée essentiellement sur le résultat aux élections, cherchez l’erreur !). Ainsi les autres syndicats souvent plus radicaux doivent attendre un hypothétique 2e tour, qui n’a lieu que s’il y a moins de 50 % de votants au 1er tour... Même leur démarche “démocratique” montre ses limites...
Certes la réforme sur la représentativité syndicale (déjà dans le privé et et celle qui va suivre dans le public) aura pour but d’institutionnaliser le système en priviligiant les résultats aux élections de tous les syndicats pour acquérir la représentativité, permettant ainsi au gouvernement de désigner comme illégaux et de réprimer de plus en plus durement les mouvements de luttes qui sortiront de ce cadre délimité.

- Parité ? Les agents ne représentent au bout du compte que 50% des membres de ces commissions. L'État s'accorde généreusement les 50 % restant ! Au nom de quoi, de qui ? Pourquoi devrions-nous partager quoi que ce soit avec ceux qui ont des intérêts résolument contraires aux nôtres et décident de nos vies ? Les décisions sont d'ailleurs souvent liées à des considérations budgétaires qui vont dans le sens contraire de nos besoins.

- Élire équivaut à donner un chèque en blanc aux élus qui échappent au contrôle de la base, car non révocables et sans mandat précis. Nous refusons ce principe.

En aucun cas le paritarisme ne sert l’intérêt des salariés. Ceux qui n'ont rien en commun s'associent autour d'une table pour un semblant de négociation où l'administration a toujours le dernier mot... Les syndicats n’ont qu’un avis consultatif. Ce cadre trompeur, revient en réalité à un simple ajustement ponctuel du système.

Élection, piège à... quoi ?

Sans remettre en cause leur sincérité, nous pensons que nos camarades des autres confédérations se trompent en empruntant cette voie. Insidieusement, depuis des années, avalant couleuvre sur couleuvre, le système les pousse vers la voie dangereuse du syndicat de service individuel et du clientélisme.
Dans cette optique les syndicats deviennent des “partenaires sociaux”, des associés, bien utiles à l’administration pour désamorcer les conflits dans un climat feutré et faire oublier que l’État, féroce exploiteur de l’ensemble des salariés, veut assujettir et casser le service public pour l’intérêt du capital, l’usager devenant un client... (Service qui autogéré par nous tous, n’aurait aucune nécessité de rester étatique).
Ce syndicalisme devient impuissant face aux attaques actuelles contre nos conditions de travail et de vie. L'outil traditionnel de la grève d'un jour devient inefficace dès que l'État le décide : il n’hésite pas alors à piétiner ce système co-gestionnaire ! (décentralisation, réforme de la notation, suppressions de postes... les exemples n’ont pas manqués). Or face à la démolition du service public, nous savons bien que l'heure n'est plus à la négociation mais à l'établissement d'un rapport de force approprié ! Ce rapport de force il nous faut le construire à la base, en adhérant à son syndicat et en s’y impliquant, pas en posant simplement un bulletin dans une urne...!
Les élections modifient les comportements. Elles divisent les personnes et les syndicats en les mettant en concurrence. La gestion par catégorie pousse les syndicats vers le corporatisme, (parfois même revendiqué !), source de divisions au lieu de luttes interprofessionnelles. Alors le vrai enjeu des élections c'est quoi ?
La répartition des droits syndicaux et leur monopole. Les élections engendrent une rivalité entre syndicats. Au contraire, la CNT milite pour l'extension de tous les droits syndicaux à tous les syndicats, tous les collectifs, coordinations, assemblées... l’émancipation ne passe pas par la délégation... Quel acquis social n’a pas été obtenu par la lutte ?
Contre cette « professionalisation » du syndicalisme, la CNT privilégie le syndicalisme des origines, celui issu du mouvement ouvrier sur une conscience de classe, basé sur la démocratie directe, l'autogestion et la rotation des tâches à l'intérieur du syndicat. Ainsi, la CNT refuse les permanents, et ne repose que sur des personnes élues sur un mandat précis (mandats ouverts ou fermés) contrôlées et révocables à tout moment par la base. La CNT est également le seul syndicat à refuser les subventions de l’État. Le boycott des élections rend-il la CNT inefficace ?
Non ! Tout en refusant d'être formatés par les commissions paritaires, notre action de terrain a montré que nous pouvions construire une représentativité de fait et un rapport de forces favorable aux salariés par la lutte et la mobilisation sur des cas individuels comme collectifs. Par ailleurs, la lutte à la base est autrement plus émancipatrice pour l’individu par la solidarité et la responsabilité qu’elle engendre.
Pour obtenir des informations, la CNT participe aux réunions mensuelles administration/syndicats, pratique des demandes d'audiences directement, en intersyndicale ou en délégation. Ces Informations ne devant pas être réservées à des spécialistes, la CNT fait toujours des comptes rendus de ces audiences à destination des adhérents ou agents concernés. Pour soutenir des collègues, la CNT assure conseils, accompagnement et défense et surtout lutte collective et solidaire devant l'administration. Reste aussi dans les cas extrêmes, le recours au Tribunal Administratif, qui ne nécessite pas d'élus. Ne votez par pour eux, luttez pour vous !

Pour retrouver un syndicalisme de combat, rendons illégitimes ces commissions
la CNT appelle au boycott de ces élections
Déléguer, c’est abdiquer !


Tract :

Grève générale en Kanaky !

Article du lundi 17 août 2009

La CNT salue la lutte de nos camarades de l'USTKE (Union syndicale des travailleurs kanaks et des exploités) qui ont appelé à la grève générale à partir du 27 juillet. Celle-ci s'est développée au fil des jours en prenant la forme de blocages d'axes routiers stratégiques (blocage de la seule route menant au sud du pays pendant 2 jours, blocage du port autonome empêchant la sortie de diverses matières premières nécessaires à l'économie et blocages de la zone commerciale et industrielle de Nouméa) en réponse à la violence policière importante, notamment au cours des premiers jours, et à la volonté de pourrissement d'Aircal (Air Calédonie, société de transport aérien desservant les îles de nouvelle Calédonie) qui refusait de signer un protocole d'accord de fin de conflit. En effet au cours des premiers mois de l'année, les salariés d'Aircal ont fait 3 mois de grève suite au licenciement abusif d'une employée. Cette affaire doit passer en jugement devant le tribunal du travail dans les prochains mois.

Après plus d'une semaine de lutte déterminée, L'USTKE a réussi à imposer la signature du protocole d'accord au patron d'Aircal. La grève a été levée mais des actions se poursuivront dans les prochains jours, notamment avec une grande marche le 22 août, pour exiger la libération de Gérard Jodar (président de l'USTKE) et de 6 autres militants emprisonnés depuis le 29 juin suite à une action fin mai dans le cadre du conflit avec Aircal.

La CNT réclame la libération immédiate de tous les militants syndicaux emprisonnés.

VIVE LA GREVE GENERALE!

VIVE L'USTKE!



plus d'infos ici

Quelques photos prises sur place par des camarades lyonnais :





CNT Equipement 69 en grève le 19 mars

Article du samedi 14 mars 2009

Destruction aggravée de la Fonction Publique

Alors que les diverses réformes et restrictions dans la Fonction Publique de ces dernières années se sont faites au nom de la réduction du déficit public, puisque nous sommes considérés comme étant une « dépense » alors que nous sommes avant tout une « richesse » (le service public est d’un point de vue économique un salaire indirect pour chacun par les activités assumés collectivement qu’il apporte à la société), la crise a accentué très fortement ce même déficit en quelques jours, chaque agent appréciera...

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