Les agents de l’inspection du travail étaient appelés à cesser le travail mardi 7 février, suite au suicide de l’un des leurs le 18 janvier dernier. Ils dénoncent un scénario « à la France Télécom » alors qu’ils sont censés être les garants de « la santé et de la sécurité au travail ».
Le 18 janvier dernier, l’inspecteur du travail Romain Lecoustre se pendait à son domicile. Quelques jours plus tard, une large intersyndicale* appelait tous les personnels du ministère du travail à se mettre en grève. Le ministère du Travail a estimé le taux de grévistes à 24,55 %. La France compte 2 190 agents de contrôle dont 767 inspecteurs, soit un agent pour 8 345 salariés.
A Lyon, mardi matin, environ 200 personnes se sont réunies devant le siège de leur direction régionale, la DIRRECTE, à la Tour Suisse de la Part-Dieu (Lyon 3e).
Ils veulent faire reconnaître le suicide de leur collègue comme un « accident de service ». Pas seulement. Ils demandent que soit prise en compte la souffrance au travail. Car chacun se reconnaît dans la situation de Romain.
« C’est Romain, ça aurait pu être nous »
Le jour de l’inhumation de Romain Lecoustre, le 24 janvier, des assemblées générales se sont réunies un peu partout en France. A Lyon, les derniers mails envoyés par ce jeune inspecteur du travail du Nord-Pas-de-Calais ont été lus. Nombreux sont ceux qui se sont identifiés à son calvaire.
Marie Pierre Maupoint, inspectrice syndiquée à Sud :
« Cela aurait pu être nous. Les situations qu’il a vécues sont très proches de celles que nous vivons ».
Un des collègues de Romain Lecoustre a publié sur un blog deux mails qu’il avait envoyés après sa tentative de suicide en juin 2011 :
« Côté boulot, je suis arrivé en section et je me suis pris beaucoup la tête sur des gros dossiers. Je dis pas que je suis le meilleur des inspecteurs, mais je ne comptais pas mes heures, je bossais à la maison, le week-end, pendant les congés et quand j’étais dans les murs de la direction départementale c’était pour ressentir cette ambiance de merde, les collègues qui n’allaient pas bien et comme tu le dis justement, les remarques de [« P », la chef de l'époque] sur mes chiffres, sur l’activité de mes contrôleurs et tout et tout. Sauf que ça m’a touché mais que j’ai toujours essayé de rester tête haute et ne rien lâcher. (…) Je me suis éloigné de mes amis, j’ai commencé à sombrer dans quelque chose qui m’est impossible de décrire. Une forme de dépression que je n’avais connue… Même pas une dépression mais une souffrance, un mal de vivre au travail ».
Il voulait faire reconnaître sa tentative de suicide comme « accident de service ». Ce fut finalement le cas le 3 février, après son suicide. Et ce 7 février, un Comité d’hygiène et de sécurité (CHS) s’est tenu, à Paris, pour statuer sur le lien entre son travail et le suicide.
« Schizophrène, l’inspection du travail devient France Télécom »
Selon le ministère du travail cité par Mediapart (payant), sept agents (dont trois inspecteurs du travail) ont mis fin à leurs jours depuis 2007. Le 4 mai 2011, c’est l’inspecteur du travail Luc Beal, secrétaire national du syndicat Snutefe-FSU qui se suicidait.
En région Rhône-Alpes, les agents sont particulièrement remontés puisqu’une enquête du cabinet Technologia, à l’initiative du Comité d’hygiène et sécurité, portant sur l’unité territoriale du Rhône, rendue en 2010, faisait la liste des principaux ingrédients de cette souffrance au travail :
Une charge de travail importante. « Les exigences de travail sont conséquentes du fait de fortes contraintes temporelles et d’une forte charge de travail. (…) 60% des agents jugent que leur travail est bousculé ».
Un manque de soutien de la hiérarchie. A l’inverse, le rapport juge « le soutien social entre collègues satisfaisant ».
Des problèmes de santé, notamment du sommeil. « 63% des agents décrivent des troubles du sommeil en lien avec le travail ».
Pour ces agents du Rhône, la réponse de la direction n’a pas été à la hauteur. Ils parlent de « déni » car, de ce rapport, la direction territoriale a déduit seulement un « défaut de communication ».
« On nous a proposé des petits déjeuners où chacun devait se présenter. Pour apprendre à mieux se connaître. On nous apporte des réponses managériales. C’est ce qui s’est passé chez France Télécom », raconte Jean-Michel Bonnet, inspecteur syndiqué à la CGT.
Les agents font volontiers le parallèle avec l’ancienne administration des télécoms où les suicides se sont multipliés en pleine restructuration.
« C’est schizophrène, on a eu à gérer le cas France Télécom. Mais on fait la même chose en connaissance de cause. On est censé mettre en place la prévention des risques psychosociaux dans les entreprises mais nous sommes les premiers à connaître cette souffrance au travail », déclare Ian-Patrick Dufour-Gruenais, inspecteur, également syndiqué à la CGT.
« La politique du chiffre = une souffrance éthique »
Les inspecteurs du travail mettent surtout en cause une politique du chiffre qui dénature leur travail. Comme dans la police, ils décrivent une course aux « bâtonnets ». Gilles Gourc, contrôleur du travail, du syndicat CNT : « Nos objectifs de contrôle ont augmenté de 50% pour l’année 2011 alors que nous sommes en sous-effectif chronique ».
La pression de la hiérarchie se fait plus grande pour mener telle ou telle campagne de contrôle. Gilles Gourc poursuit :
« On fait du quantitatif, comme le contrôle du registre unique du personnel, ça fait un bâtonnet dans les statistiques. Mais on nous dissuade de mener des enquêtes plus longues, comme sur la discrimination syndicale ou le harcèlement moral ».
Conséquence, ils mettent en avant, outre la surcharge de travail, une difficulté à faire leur métier. Gilles Gourc : « Les demandes qui arrivent à notre bureau ne sont pas celles de la hiérarchie. Du coup, il y a une différence entre ce qu’on veut faire et ce qu’on fait. C’est générateur d’une souffrance éthique ».
Cette difficulté vient s’ajouter à l’absence de reconnaissance de la part des supérieurs, ce qui se concrétise par l’absence de prime :
« Comme Romain, l’ancien directeur départemental du Rhône n’arrêtait pas de nous dire qu’on était mal classé », relate Jean-Michel Bonnet.
« On est arrivé à l’os »
Pour faire remonter cette parole, des cahiers de doléances ont été élaborés en 2011. Les 316 pages, mises en ligne, disent comment les agents sont « submergés » ou ramenés à des tâches d’exécutants :
« Je suis agent de catégorie C. Je suis mal payé, mal primé. J’ai eu un poste où j’avais droit à des prises d’initiatives, même à être l’interlocuteur officiel d’autres services de l’Etat. Les nouveaux modes de gestion issus de la RGPP (Réforme générale des politiques publiques) ont fait de moi un agent de saisie, un agent d’exécution ».
Dans le collimateur, la trop fameuse RGPP, pour Réforme générale des politiques publiques. La fusion des services, qui a abouti à la création de la DIRRECTE, a amené une grande désorganisation.
Les agents pointent également le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux : selon les syndicats, moins 55% de fonctionnaires du ministère du travail depuis deux ans et une absence de concours de catégorie C. Pour la première fois, on parle de supprimer une section d’inspection. Une première, disent-ils.
Les demandes des agents, outre la reconnaissance comme « accident de service » sont simples : l’arrêt de la politique du chiffre et des suppressions de postes.
“Les risques psychosociaux concernent tout le monde”
Pour porter leurs revendications, ils ont envahi les locaux de la DIRRECTE et ont obtenu une audience auprès du directeur régional, qui a proprement botté en touche : « Nous sommes attristés par ce suicide », nous a déclaré Michel Delarbre.
Pour répondre aux revendications, il a cette formule : « Les risques psychosociaux concernent l’ensemble des entreprises. A la DIRRECTE, il n’y en a pas plus qu’ailleurs ».
Un air déjà entendu du temps de France Télécom, avant que le nombre de suicides n’atteigne des records.
Afin de « préserver la santé et la qualité du service public », les grévistes réunis en assemblée générale, ont adopté une motion appelant à « exercer leur droit de retrait lors des prochains entretiens individuels d’évaluation » pour marquer leur refus de la « politique du chiffre » et de « l’individualisation des relations au travail ».
Romain Lecoustre, Inspecteur du Travail, s'est suicidé à son domicile, le 18 janvier 2012. Au mois de juillet dernier, notre collègue avait déjà attenté à ses jours.
Trop plein d’une charge de travail aggravée par celle des intérims dont la hiérarchie a refusé de prendre la mesure.
Trop plein de pression croissante sur les chiffres et d’une organisation du travail, en décalage complet avec la demande des usagers.
Trop plein de la hiérarchie qui fait de la dévalorisation et de la déstabilisation des agents un mode de relation hiérarchique.
Dès 2010, le médecin du travail et à sa suite les organisations syndicales avaient alerté sur la détérioration des conditions de travail dans le service en missionnant un expert.
A la suite à sa tentative de suicide, tous les échelons hiérarchiques ont été alertés sur la détérioration de ses conditions de travail et nous avons dénoncé leur inertie à prendre des mesures afin de faire cesser cette situation. L’ensemble des témoignages recueillis et des éléments démontrant le caractère professionnel de la tentative de suicide leur ont été transmis.
De la hiérarchie locale jusqu’au DAGEMO/DGT : l’administration savait.
Nous accusons l’administration :
d’avoir laissé perdurer cette situation sans agir, et donc de l’avoir aggravée,
de maintenir une politique du chiffre et du résultat sans états d’âme dans tous les services,
et de contribuer à la perte de sens au travail.
Nous exigeons !
Aujourd’hui, après notre colère et écœurement nous demandons justice pour Romain.
Nous demandons la reconnaissance immédiate de sa tentative de suicide et de son suicide en accidents de service, et ce dès la réunion du CHSM extraordinaire convoqué le 7 février au cours duquel, nous réaffirmerons également cette demande pour Luc.
Ce suicide s’ajoute malheureusement à une liste qui commence à être longue dans notre ministère.
La mise en place de la RGPP, de la politique travail, de la performance individuelle, de la réduction d’effectifs, ont détérioré les conditions de travail des agents. L’arrivée imminente de la PFR (prime de fonction et de résultats) ne va pas améliorer les choses, bien au contraire !
Aujourd’hui, nous ne pouvons plus attendre qu’un autre collègue mette fin à ses jours. Il y a urgence à répondre aux revendications !
abandon immédiat de tous les objectifs chiffrés
arrêt des suppressions d’emplois alors que la charge de travail ne cesse d’augmenter
arrêt des suppressions de missions (emplois, formation professionnelle), des mutualisations de fonctions avant leur externalisation
retrait de la note sur la ligne hiérarchique
stop à la dévalorisation et la destabilisation des agents comme mode de relations hiérarchiques. Nous appelons tous les agents de la région à cesser le travail le mardi 7 février 2012 (date du CHSM extraordinaire), et à participer au rassemblement organisé ce jour, à 10 H, devant la DIRECCTE RHONE-ALPES, devant la Tour Suisse, 1, boulevard Vivier Merle, à côté de la Part Dieu.
Une conférence de presse sera organisée , à 14H, Salle des Congrès
(1er étage) à la Bourse du Travail
Nous appelons les agents à se réunir localement en assemblée générale dès cette semaine pour exprimer collectivement leur colère et préparer la mobilisation du 7 février
TOUS ENSEMBLE POUR DIRE NOTRE EMOTION ET NOTRE COLERE
LE 7 FEVRIER A 10 H DEVANT LA DIRECCTE.
Haikel, tunisien salarié depuis mars 2010 salarié dans l'immobilier à Villefranche, a été embauché alors qu’il était titulaire d’un titre de séjour d’une durée d’un an que les services préfectoraux ne lui ont pas renouvelés.
Il est en procédure de licenciement sur injonction de la Préfecture auprès de son employeur au motif qu’il est en situation irrégulière sur le territoire.
Haikell est père de 2 enfants nés en France et son épouse est titulaire d’une carte de séjour de 10 ans.
Si Haikel est licencié cette famille se retrouvera sans aucune ressource.
La situation de cette famille est le reflet de la politique xénophobe appliquée par notre gouvernement dont les conséquences sont dramatiques pour les personnes sans-papiers.
Le Collectif de soutien aux sans-papier de Villefranche, appel à un rassemblement mercredi 25 janvier à 17h30 place
des arts à villefranche sur saône
A la Ruche des citoyens
19 rue de Prony
69400 Villefranche sur Saône
La projection sera suivie d’un repas à prix libre
Le 10 juin 1968, dans le cadre de
travaux pratique de l’IDHEC, une équipe
d’étudiants en cinéma se rend à la sortie
des usines Wonder à Saint-Ouen. C’est
le jour de la reprise du travail, votée
après trois semaines de grève. Il y a un
attroupement devant l’usine, des
ouvriers, des militants discutent avec les
responsables syndicaux, l’atmosphère
est tendue… et, au milieu de la foule,
une jeune fille est là, qui pleure, qui crie,
qui dit qu’elle ne rentrera pas, qui dit que
non, elle ne mettra plus les pieds dans
cette taule dégueulasse…
C’est avec consternation et colère que nous avons appris le suicide le 18 janvier 2012 d’un de nos collègues, Romain Lecoustre, inspecteur du travail à Lille.
Ce nouveau suicide vient illustrer de façon dramatique la dégradation de nos conditions de travail et la responsabilité des différents niveaux d’une hiérarchie zélée.
Romain Lecoustre avait déjà effectué une première tentative de suicide de juillet 2011 face à la surcharge de travail et aux pressions de la hiérarchie locale. Il avait lui-même vainement tenté de faire reconnaître cet acte comme accident de service.
Après avoir fait part d’une compassion de rigueur, les différents échelons de la hiérarchie, jusqu’aux responsables nationaux, ne manqueront pas de se dédouaner de leurs responsabilités pour faire du cas de Romain un cas particulier.
Pourtant pour nous, comme pour tous ses camarades, il n’y a de doute sur la nature professionnelle de son mal-être, ni sur les causes de son suicide : c’est bien le travail, ses conditions d’exercice et l’environnement hiérarchique qui sont ici clairement responsables de la dégradation profonde de son état de santé, qui l’a conduit à la mort.
Pression sur les chiffres ; fonctionnement des services à flux tendu ; déni de la souffrance et dévalorisation des agents : la destruction de notre travail finit par détruire les agents eux-mêmes et conduit parfois à des actes désespérés.
Syndicat CNT Travail et affaires sociales de Rhône Alpes
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Édito :
TVA antisociale
Le gouvernement doit annoncer en cette fin de mois à quelle sauce il nous cuisinera la « TVA sociale ». Le projet devrait être ensuite étudié par le Parlement en février. Cependant, quelque soit la sauce utilisée, on est sûr de se faire bouffer. La « TVA sociale » c’est une double perte pour nous les travailleurs (avec ou sans emplois, en formation ou à la retraite) à tel point qu’on devrait l’appeler TVA antisociale ! Double perte car l’Etat et le Medef veulent réduire notre salaire d’un côté et augmenter les prix de l’autre. En y réfléchissant bien c’est très intelligent en ces temps de crise ! Ils voudraient plomber l’économie qu’ils ne s’y prendraient pas autrement. Mais entre la volonté d’en donner toujours plus à leurs potes du Fouquet’s et le fait que Sarkozy a souvent réussi à se faire passer comme un rempart solide contre les crises économiques, on peut se demander si on n’est pas dans les marécages glacés du calcul politicien.
Ainsi, ce projet de TVA antisociale se base sur une baisse de la part dite patronale des cotisations sociales. Nous ne répéterons jamais assez que ces cotisations sociales ne sont en rien des charges comme aiment à le répéter les patrons. Ces cotisations constituent une autre forme de salaire dit salaire socialisé. Elles alimentent des caisses collectives qui servent à maintenir les revenus des travailleurs en cas de coups durs (chômage, maladie) ou pour assurer une fin de vie décente sans travailler (retraite). Donc en supprimant certaines de ces cotisations sociales, l’Etat entend continuer à faire baisser le coût du travail pour les patrons et les actionnaires afin que ceuxci s’en mettent toujours plus dans les poches. Quand on voit ce qu’a donné ce type de politique ces dernières années (RIEN sur le front du chômage ou des délocalisations), on voit bien qu’on est comme toujours dans la lutte des classes que nous livre le Medef et son gouvernement de combat.
Le deuxième effet Kiss cool c’est la hausse de la TVA. Or on sait que la TVA est l’impôt le plus injuste qui existe. En effet, qu’on gagne 1 000 € ou 10 000 € par mois, nous payerons la même TVA sur la baguette de pain. Bref on paye le même impôt quelque soit ce que l’on gagne et donc les riches payent moins d’impôt proportionnellement à leurs revenus. Cette hausse de la TVA entraînera donc une hausse des inégalités. Par ailleurs, étatiser le financement de la sécurité sociale en le faisant passer de la cotisation sociale (prélevée sur les richesses produites) à l’impôt ne nous donne aucune garantie de niveau ni de longévité. Et cela notamment en période de crise lorsqu’il faut absolument trouver du financement pour d’autres choses. Or la crise semble être l’état permanent de ce système économique puisqu’on entend parler que de ça depuis plus de 30 ans... Mais au-delà, on voit que sous prétexte de rigueur les dépenses de santé se réduisent comme peau de chagrin. De réforme en réforme, le service public de santé a de moins en moins les moyens d’assurer ses missions, on ne compte plus le nombre de médicaments qui ne sont plus remboursés... Et l’on voit se développer le marché juteux des assurances privées ! Au passage on peut rappeler que l’un des gros du secteur de l’assurance privée n’est autre que Malakoff Médéric dirigé par Guillaume Sarkozy, frère du Président de la République. Déconnecter le financement de la sécurité sociale des richesses produites (par le biais des cotisations sociales) pour le faire glisser vers l’impôt a bien pour but, à terme, d’asphyxier la sécurité sociale pour livrer ce marché aux entreprises privées. Cela rentre bel et bien dans la grande entreprise de privatisation de tous les services publics pour livrer ces marchés aux appétits financiers de quelques sinistres individus au détriment des travailleurs.
La CNT s’opposera partout où elle le peut à cette TVA antisociale et lutte toujours pour l’arrêt des exonérations de cotisations sociales, véritable hold-up sur nos salaires au bénéfice du profit et des dividendes.
A ce propos, avez vous remarqué que lorsque les salariés font valoir leur parole fermement sans
« fausses» négociations, ils sont entendus ?! Aujourd’hui de nombreux combats restent à mener. Le maintien de nos jours de congés, le respect
de la convention (sur le temps d’habillage/déshabillage notamment) et bien évidement la garantie
de nos salaires, et pourquoi pas son augmantation !
La section CNT ne manquera pas d'être vigilante, de soutenir et de relayer toutes ces préoccupations. Elle
continuera à diffuser des tracts, à faire des prises de paroles sans compromis lors des réunions du CE,
bref, elle s'assurera que les questions et revendications des salariés soient entendues.
Oui, les luttes et la victoire sont possibles !
Souvenez vous de nos paires qui se sont battus pour leur droits, aujourd’hui continuons le combat pour
conserver nos acquis et en en obtenir de nouveaux !
La Section Syndicale CNT vous souhaite à toutes et à tous :
Une Belle année 2012
Qu’elle soit remplie de luttes salariales victorieuses !
Enfin, car les problèmes rencontrés dans les établissements sont liés indéniablement à la politique ultralibérale
portée par le gouvernement, et donc à la question plus globale de la répartition des richesse, cidessous
un petit Quizz qui en dit long...
Un petit quizz pour bien commencer l'année. La fin de la trève des confiseurs approche, aussi pour
bien commencer l'année, la CNT propose un petit jeu :
►Quel est le pays européen qui compte le plus de millionnaires ?
■ A : La France
■ B : La Suisse
■ C : L'Angleterre
►Quel est le montant annuel des niches fiscales créant artificiellement des déficits ?
■ A : 50 milliards d'euros
■ B : 5 milliards d'euros
■ C : 500 millions d'euros
►Dans quel pays les 0,5 % des foyers les plus riches sont-ils le moins soumis aux impôts sur le revenu et
sur le patrimoine ?
■ A : La France
■ B : Les Etats-Unis
■ C : L'Angleterre
Alors ?
Si vous avez coché triple A, vous avez gagné !
Et oui d'après les calculs du Crédit Suisse, c'est bien la France qui a le plus de millionnaires en
Europe. De son côté, l'inspection des Finances décompte plus de 50 milliards attribués aux niches fiscales.
A ces 50 milliards s'ajoutent les 30 milliards d'exonérations patronales. Pour rappel, les déficits cumulés
des régimes de retraites et de la Sécu sont de 37 milliards d'euros pour 2010.
D'après une étude de l'économiste Thomas Piketty, le taux d'imposition des ménages les plus
riches était le plus faible en France, avec un taux d'imposition de 21,5 %.
Effectivement, les richesses existent, le PIB de la France (la production des richesses) n'a jamais
été aussi haut et la situation sociale actuelle est bien le résultat de choix dans la répartition des richesses.
Mais les exonérations salariales et fiscales ne sont pas le seul levier qui a permis la création des déficits
qui servent aujourd'hui à liquider les différents avantages sociaux. En effet, la répartition des richesses
produites, au lieu d'être redistribuée vers les salaires, est reversée tout droit vers les dividendes et les
revenus du capital. Pour exemple, en 2011 les bénéfices reversés aux actionnaires des entreprises du
CAC 40 s'éléve à 37 milliards d'euros !
Bref, la nouvelle crise imposée par les tenants des pouvoirs économiques et politiques est une
nouvelle excuse pour nous soumettre un peu plus aux lois du marché. Une autre répartition des richesses
est possible et il est urgent d'organiser une riposte sociale d'envergure. En ce début d'année 2012, la CNT poursuivra donc sa campagne « Pour une répartition égalitaire des richesses ! »
Pierre Bourdieu
Sur l'État
Cours au Collège de France (1989-1992)
Raisons d'agir/Seuil
2012
Présentation de l'éditeur
Transversale à l’œuvre de Pierre Bourdieu, la question de l’État n’a pu faire l’objet du livre qui devait en unifier la théorie. Or celle-ci, à laquelle il consacra trois années de son enseignement au Collège de France, fournit à bien des égards la clé d’intégration de l’ensemble de ses recherches : cette « fiction collective » aux effets bien réels est à la fois le produit, l’enjeu et le fondement de toutes les luttes d’intérêts.
Ce texte, qui inaugure la publication des cours et séminaires du sociologue, donne aussi à lire un « autre Bourdieu », d’autant plus concret et pédagogue qu’il livre sa pensée en cours d’élaboration. Dévoilant les illusions de la « pensée d’État », vouée à entretenir la croyance en un principe de gouvernement orienté vers le bien commun, il se montre tout autant critique à l’égard de l’« humeur anti-institutionnelle », prompte à résumer la construction d’un appareil bureaucratique à une fonction de maintien de l’ordre social.
À l’heure où la crise financière permet de précipiter, au mépris de toute souveraineté populaire, le démantèlement des services publics, cet ouvrage apporte les instruments critiques nécessaires à une compréhension plus lucide des ressorts de la domination.
La fin de la trève des confiseurs approche, aussi pour bien commencer
l'année, la CNT propose un petit jeu :
►Quel est le pays européen qui compte le plus de millionnaires ?
■ A : La France
■ B : La Suisse
■ C : L'Angleterre
►Quel est le montant annuel des niches fiscales créant artificiellement des déficits ?
■ A : 50 milliards d'euros
■ B : 5 milliards d'euros
■ C : 500 millions d'euros
►Dans quel pays les 0,5 % des foyers les plus riches sont-ils le moins soumis
aux impôts sur le revenu et sur le patrimoine ?
■ A : La France
■ B : Les Etats-Unis
■ C : L'Angleterre
Alors ?
Si vous avez coché triple A, vous avez gagné !
Et oui d'après les calculs du Crédit Suisse, c'est bien la France qui a le plus de
millionnaires en Europe. De son côté, l'inspection des Finances décompte plus
de 50 milliards attribués aux niches fiscales. Si une partie est constituée par des
aides sociales, plus de la moitié profite aux plus riches ou est jugée inefficace
par ce même rapport. A ces 50 milliards s'ajoutent les 30 milliards d'exonérations
patronales. Pour rappel, les déficits cumulés des régimes de retraites et de la
Sécu sont de 37 milliards d'euros pour 2010.
D'après une étude de l'économiste Thomas Piketty, le taux d'imposition des
ménages les plus riches était le plus faible en France, avec un taux d'imposition
de 21,5 %.
Effectivement, les richesses existent, le PIB de la France (la production des
richesses) n'a jamais été aussi haut et la situation sociale actuelle est bien le
résultat de choix dans la répartition des richesses.
Mais les exonérations salariales et fiscales ne sont pas le seul levier qui a permis
la création des déficits qui servent aujourd'hui à liquider les différents avantages
sociaux.
En effet depuis 30 ans, le poids des salaires dans le PIB a diminué de plus de 10
%. C'est à dire que si la répartition du gâteau des richesses produites était resté la
même, aujourd'hui il y aurait plus de 120 milliards d'euros supplémentaires
distribués aux revenus du travail. Autant de salaires et de cotisations sociales en
plus. Car aujourd'hui ces 8% existent toujours, mais, par les conditions imposées
par le patronat et le pouvoir politique, ils sont revenus à la rémunération des
dividendes et aux revenus du capital. Ces 8% de PIB se retrouvent par exemple
dans les plus de 40 milliards de bénéfices reversés en 2010 par le simple CAC 40.
Bref, la nouvelle crise imposée par les tenants des pouvoirs économiques et
politiques est une nouvelle excuse pour nous soumettre un peu plus aux lois du
marché. Une autre répartition des richesses est possible et il est urgent
d'organiser une riposte sociale d'envergure. En ce début d'année 2012, la CNT
poursuivra donc sa campagne « Pour une répartition égalitaire des richesses ! »
afin de convaincre la population de la possibilité d'imposer une autre politique.
Le Secrétariat Relations Médias de la CNT
Relations médias : relations-medias@cnt-f.org / 06.61.57.16.96
Web : http://www.cnt-f.org/
projection du film de Marco Ferreri
« Touche pas à la femme blanche »
Local alternatif la Ruche des Citoyens
19 rue de prony à
Villefranche sur Saône
Entrée gratuite
Bouffe populaire à prix libre.
Une parodie de western, de la bataille de Little Big Horn (1876) et son célèbre général Custer, tournée dans le chantier du futur Forum des Halles, dans le centre de Paris. Dans cette farce anachronique tournée dans le Paris des années soixante-dix, le général Custer veut parquer et exterminer les Indiens devenus résistants aux persécutions. Marie-Hélène de Boismonfrais, tout de blanc vêtue, est séduite par Custer. Elle symbolise « la femme blanche. » Mitch, l'éclaireur indien de Custer, ne doit pas toucher « la femme blanche » : cela concerne principalement Marie-Hélène de Boismonfrais, mais également toute femme qui n'est pas indienne, qu'elle soit habillée de rouge ou de blanc.
La crise profonde qui s’est ouverte en 2008 met en question les conceptions économiques orthodoxes et suscite un regain d’intérêt pour les approches critiques. Cet ouvrage propose ainsi une histoire, une présentation et une analyse hétérodoxes – c’est-à-dire critiques et à rebours des théories dominantes – des théories économiques, en mettant en exergue leurs implications politiques.
Les théories économiques prétendent en effet souvent au statut de science exacte, libre de tout jugement de valeur. L’auteur montre au contraire leur fonction idéologique et, plus particulièrement, celle de la science économique officielle, instrumentalisée dans le débat public pour justifier des choix partisans, à l’instar des politiques d’austérité. Il défend notamment la pertinence des théories postkeynésiennes, pour lesquelles la répartition des richesses est au cœur de l’explication de la crise des subprimes et des dettes souveraines.
Ce livre constitue donc à la fois un instrument de compréhension de l’histoire et des implications politiques des théories économiques, un outil de critique des théories néolibérales, et un plaidoyer pour la construction d’une pensée économique alternative.
Liêm Hoang-Ngoc est maître de conférences à l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne. Il est député au Parlement européen, membre de la commission des affaires économiques et monétaires, et secrétaire national adjoint en charge de l’économie au Parti socialiste.
Sommaire
Introduction. L’économie est-elle une science ?
Chapitre premier. Orthodoxes contre hétérodoxes, un clivage structurant
Chapitre 2. Les classiques au tournant de la révolution bourgeoise
Adam Smith : la division du travail et la répartition des revenus
David Ricardo : valeur, rente et avantages comparatifs
Chapitre 3. Marx et l’anatomie du capitalisme
La théorie de la valeur et l’énigme du capitalisme
La théorie de l’exploitation
Chapitre 4. À quoi sert le modèle néoclassique de concurrence parfaite ?
Les hypothèses néoclassiques sont-elles neutres ?
Le chômage est volontaire
Les marchés financiers sont efficients
La monnaie est neutre
L’équilibre général est optimal
Le libre-échange est mutuellement avantageux
Chapitre 5. Keynes à la recherche d’une théorie générale
Le chômage est involontaire
Les marchés financiers sont inefficients
La demande effective est déterminante
La philosophie sociale de la « Théorie générale »
Chapitre 6. La boîte à outils du « mainstream »
Le débat macroéconomique partiel
Les frontières de l’intervention de l’État
Les néo-institutionnalistes : nouvelles apologies du capitalisme
Chapitre 7. Les héritiers rebelles de Marx et Keynes
Les théories de la régulation
L’actualité des modèles postkeynésiens de répartition des revenus
Conclusion. Où va l’hétérodoxie ?
L’hétérodoxie récupérée
Existe-t-il une hétérodoxie positive ?
L’émancipation des travailleurs
Une histoire de la Première Internationale
Huit ans : c’est ce qu’a duré l’Association internationale des travailleurs, plus connue sous le nom de première Internationale. Une vie brève donc, et pourtant c’est tout un monde qui change avec la Commune de Paris pour pivot. Entre le meeting fondateur au St Martin’s Hall de Londres en septembre 1864, et le congrès de la scission, à la Haye, en septembre 1872, on passe d’un timide réseau d’entraide ouvrière à une organisation internationale qui parle ouvertement de révolution sociale. En partant d’un conglomérat hétérogène de syndicalistes anglais, d’artisans mutuellistes français et de communistes allemands, on voit surgir en chemin de grandes figures du mouvement ouvrier comme le belge César De Paepe et le français Eugène Varlin, et l’on assiste à la formation des courants marxistes, anarchistes et sociaux-démocrates. Pour finir, les épisodes se succèdent dans la lutte entre les « autoritaires » autour de Karl Marx et les « anti-autoritaires » autour de Michel Bakounine, lutte qui finira par faire éclater l’Internationale.
Bien des questions qui sont les nôtres sont déjà posées dans les congrès de la première Internationale, dans les luttes qu’elle a menées et dans les querelles dont elle a fini par mourir. Une richesse largement oubliée, que ce livre restitue avec une entraînante empathie.
Bénéfices des cinémas Gaumont Pathé pour 2010 : 30 millions d’euros ! Record déjà battu pour une année 2011 exceptionnelle. ¹
Malgré ces bénéfices :
• Pas d’augmentations salariales en conséquence.
• Discrimination arbitraire de certains salariés du bénéfice de la prime de partage des profits 2010 (prime Sarkozy).
• Réduction des effectifs pour l’accueil du public notamment en caisse.
• Précarité des emplois avec des CDD à temps partiel à répétition. Salariés incertains de leur proche avenir et à la merci des caprices de la hiérarchie.
• Installation de matériel numérique au rabais et dans la précipitation entraînant pannes, annulations de séances ou projections de mauvaise qualité.
• Malgré cela, suppression des postes de projectionnistes, un seul technicien responsable de plusieurs sites.
• Techniques de management perverses provoquant concurrences et violences entre travailleurs, inquiets pour leur avenir.
• Pression sur les délégués et non-respect des institutions représentatives du personnel.
• Nécessité pour les salariés de contrôler constamment leurs bulletins de salaire avec vigilance tant l’opacité de ceux-ci (ratio confiserie) et la propension de l’entreprise à rogner le moindre sou est pesante.
• Sabordage et fermeture de sites comme le cinéma Bienvenue Montparnasse.
Halte au mépris des salariés !
Nous exigeons l’ouverture d’un véritable dialogue avec la direction sur tous ces points. Des réponses claires et motivées aux questions que nous posons. Notamment concernant la suppression massive de postes de projectionnistes à venir. Pour les agents d’accueil des conditions de travail permettant de faire des projets et d’avoir une vie un tant soit peu équilibrée.
C’est nous qui travaillons, ne laissons pas la direction saboter nos conditions de travail et nos cinémas pour des profits toujours plus démesurés.
SYNDICAT CULTURE SPECTACLE DE LA RÉGION PARISIENNE
33 rue des Vignoles 75020 Paris - cultspect@csrp.cnt-fr.org
¹ avec en plus de l’exploitation, la distribution de « Rien à déclarer » (Pathé) et « Intouchables » (Gaumont). A noter que ce dernier film, pour des raisons de rentabilité est diffusé dans certaines salles plus grandes mais…inaccessibles aux handicapés ! Aux salariés d’expliquer ça aux spectateurs...
Film de Benjamin Baudet et Amélie Labourdette
VO Française / DVD 5 / Toutes Zones / Stéréo / 4:3 / 65 minutes
Production : Zarlab
Originaires du Daghestan, Nariman, Aïda et leurs enfants, sont demandeurs d’asile et vivent à Rezé, près de Nantes. Ils attendent la décision qui leur permettra ou non de rester en France. Oscillant entre l’espoir et le découragement, ils tentent malgré tout de reconstruire ici ce qu’ils ont perdu là-bas, et de s’adapter à une autre langue, une autre culture, un autre quotidien.
Derrière la condition instable d’hommes en attente, c’est la prégnance du statut d’exilé avant celui de demandeur d’asile qui se révèle progressivement, pudiquement. Il s’agit moins de rendre compte d’un combat héroïque contre les lourdeurs de la bureaucratie française que de rendre sensible une résistance quotidienne au recouvrement de l’identité originelle, des valeurs culturelles, de la langue maternelle.
Ce qui se déploie au jour le jour, à même le corps, à travers le moindre geste, au détour de la parole, révèle la difficulté de dire le déracinement.Ce sont ces visages, ces gestes et ces histoires qui traduisent au plus près l’expérience de l’exil comme nécessité d’exister ailleurs, à travers la présence de ceux qui se disent suspendus entre ciel et terre.
Film de Jérémy Gravayat
VO Française / DVD 5 / Toutes Zones / Stéréo / 4:3 / 75 minutes
Production : Les Inattendus
« Traverser les ruines de l’usine, se souvenir des gestes répétés. Entendre les voix des ouvriers rassemblés dans la cour et le silence des machines arrêtées. Parcourir la ville dans la boue des chantiers, partir à la recherche d’un travail. Frapper la pierre et la brique, regarder les choses lentement s’effondrer. Repérer les lieux, s’y introduire, changer les serrures et raccorder l’électricité. Se rassembler dans la nuit, allumer un feu, construire de nouveaux abris. Raconter toujours la même histoire : celle qui fait tenir les hommes debout. »
Matière composite et trajectoires entremêlées. Histoires fragmentaires, réelles ou imaginées, de trois personnages ayant vécu et travaillé dans un ancien quartier populaire et industriel de Lyon.
Evocation de trois temps historiques de ce lieu. Celui du travail et de la lutte, celui de l’utilisation de cet espace vacant une fois l’usine fermée, puis celui de sa démolition et de sa future reconstruction.
Avec cette biographie inédite consacrée à Cipriano Mera (1897-1975) – la seule qui existe à ce jour en langue française –, nous proposons aux lecteurs de suivre une figure emblématique mais injustement oubliée du prolétariat révolutionnaire madrilène, maçon devenu général de l’armée populaire, au coeur d’un événement politique majeur du XXe siècle : la guerre civile espagnole.
Comme Durruti, Cipriano Mera, militant éminent de la CNT, s’engage à fond dans la guerre de classes qui ravage l’Espagne. Comme Durruti, il a connu les cachots de la dictature de Primo de Rivera, puis ceux de la République. Cependant, à la différence du martyr fauché en pleine gloire en novembre 1936, Cipriano Mera gardera les armes à la main jusqu’en mars 1939, et bien au-delà. Antimilitariste convaincu, il s’est pourtant fait l’agent de la militarisation des milices. Le retour à une discipline abhorrée, au système des soldes et des insignes, combattu par nombre d’anarchistes, contribuera à rejeter sa figure dans l’ombre. Mais comment ne pas reconnaître l’audace et la sincère conviction d’un anarchiste qui, excédé par l’hégémonie communiste, participera à l’expérience du Conseil national de défense avec le colonel Casado ?
L’utopie est-elle contrainte d’embrasser les méthodes de ses ennemis pour vaincre ? Quelle part prirent les staliniens dans la défaite du camp dit républicain en 1939 ? Les fascistes et leurs alliés sauront-ils toujours mieux faire la guerre que nous ? À l’heure où les tenants de la dernière idéologie libérale en date – celle de la fin des idéologies – essaient d’enterrer le bel idéal révolutionnaire, ce livre bat en brèche le schéma réducteur diffusé par la propagande (communiste, entre autres) d’une guerre opposant fascisme et démocratie.
Cipriano Mera Sanz, 1897-1975, De la guerre à l’exil, Clément Magnier, éditions CNT-RP, 2011, 231 p., 15 €, frais de port 3,25 €.
La CNT se dote d’une nouvelle arme syndicale : la Fédération des travailleurs des transports, de la logistique et activités auxiliaires.
Elle a pour but de réactiver l’esprit combatif des travailleurs des transports, trop longtemps assommé par la classe dominante, le patronat et ses sbires.
Cette Fédération se donne comme objectif, de regrouper les travailleurs des transports et de la logistique afin de réunir les différentes luttes qui permettront de reconquérir nos acquis sociaux et surtout d’en gagner de nouveaux.
La « FTTLA » de la CNT englobe tous les secteurs des transports et de la logistique, qu’ils soient de marchandises ou de personnes, quels que soient leur statuts, public ou privé, quels que soient leur mode, aérien, maritime, fluvial, ferroviaire, routier.....ect.
La CNT un syndicalisme autogestionnaire ?
- Pour le contrôle des négociations par la base
- Pour des assemblées générales souveraines
- Pour le refus des permanents syndicaux
- Pour le refus des hiérarchies salariales
- Pour des délégué(e)s élu(e)s et révocables
- Pour la défense de tous les travailleurs, quelle que soit leur nationalité
Nous ne sommes pas des chiens ! Il est grand temps qu’un syndicalisme de lutte de classe se développe dans notre secteur d’activité et au delà !
Face à ton exploiteur, ne reste pas seul, syndique toi !
Nous étions autour de 400 personnes présentes ce matin, au bout d’une heure,
nous décidons d’occuper les locaux de l’ARS avec les militants de SUD et CNT,
pendant que la délégation SUD CGT discute avec le directeur de l’ARS.
Nous n’avons pas pu accéder à la salle où était le directeur de l’ARS 4ème
étage ; les ascenseurs ayant été bloqués.
Toutefois, nous sommes restés près d’1h30 dans les locaux (rez de chaussée)
entourés par quelques CRS.
RASSEMBLEMENT DEVANT L’ARS
au pied de la tour du Crédit Lyonnais
129 rue Servient, Lyon 3ème
MERCREDI 7 DECEMBRE 2011 de 10h à 13h – DELEGATION 11h30
PRISE DE PAROLE POUR DEFINIR DES ACTIONS A VENIR
Une riposte d’ampleur est nécessaire
CCN 51 - CCN 66 – CROIX ROUGE – CLCC ET AUTRES... TOUS ENSEMBLE POUR L'AMELIORATION DE NOS
CONVENTIONS
CC 51 : Une dénonciation de trop !
La FEHAP, en refusant en Commission Nationale Paritaire (CNP) la moindre proposition syndicale et
en dénonçant la CC 51, a montré sa véritable conception du
« dialogue social ». Le drame de Lyon survenu lors du rassemblement du 6 octobre dernier, est bien le
fruit de la violence, celle du Patronat, sourds aux revendications légitimes des salariés-es et de
l’ensemble de leurs organisations syndicales.
Pourtant depuis 2003 les salariés ont déjà perdu nombre de leurs acquis. Mais ceci n’est pas suffisant
pour la FEHAP qui tente d’accentuer la régression sociale, quitte à l’imposer par la force.
CC66 : des propositions patronales toujours inacceptables !<br />
Le cadre de la révision fixé par les syndicats patronaux (FEGAPEI et SYNEAS) a, quant à lui, pour
limite le 7 décembre 2011. Les négociations menées depuis des mois sous l’autorité du ministère du
travail, dans le cadre de la commission paritaire mixte, n’avancent pas. Depuis 2005, ils continuent à
n’avoir qu’un seul objectif: casser les garanties collectives, individualiser les salaires, augmenter le
temps de travail pour, au final, en baisser le coût.
Depuis 2005, face à ces attaques, les salariés résistent et ripostent
Le 7 décembre, date de la dernière réunion de négociation avant une
éventuelle dénonciation, nous entrons dans une deuxième phase de la lutte.
Elle nécessite que tous les salariés, quel que soit leur convention collective,
résistent en même temps. C’est pour cette raison que les syndicats CGT,
CNT et SUD appellent les salariés du secteur à se rassembler devant l’ARS.
Local alternatif la Ruche des Citoyens
19 rue de prony à
Villefranche sur Saône
Projection de La mise à mort du travail 2ème partie
L’aliénation de l’individu
Un film de Jean-Robert Viallet : comment les logiques de rentabilité pulvérisent les liens sociaux et humains.
En France, 3 salariés sur 4 travaillent dans les services. S’il il y a une crise du travail, c’est donc de là qu’il faut l’observer.
Le réalisateur s’est installé dans une entreprise anodine, une entreprise comme il en existe aujourd’hui des dizaines de milliers dans le monde : Carglass.
Mondialisée, standardisée, Carglass est une filiale du groupe anglais Belron présent dans plus de 30 pays du monde. Ici, deux credo : une productivité maximale et un client roi totalement satisfait…
Deux notions qui, aujourd’hui, dans toutes les entreprises de services du monde, imposent la mise en place de nouvelles formes de management.
Durée : 64 minutes 2009
Bouffe populaire, bénéfices reversés au local alternatif.
Cette soirée est organisée par la CNT.
Entreteien de la CGC avec Jean-Robert Viallet:
Débat avec Jean-Robert Viallet et le sociologue Vincent de Gaulejac
- La Bourse des travailleurs
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- Communiqués
Édito :
Gagner plus ? pour les riches !
De plan de rigueur en plan d’austérité, le gouvernement est en train de faire glisser les travailleurs (avec ou sans emplois) vers la misère. Pour la majorité des gens c’est toujours moins de pouvoir d’achat, c’est un comble pour un président qui s’en revendiquait.
Cette crise est une aubaine pour le patronat et ses hommes politiques bons petits soldats. Non seulement, certains cyniques gagnent du fric en spéculant sur la crise mais surtout celleci est un formidable alibi pour accélérer la destruction de nos systèmes de protection sociales et de redistribution des richesses. Pas un jour ne se passe sans qu’on apprenne des coupes budgétaires, des réductions d’effectifs ….
Ainsi le dernier plan Fillon (07/11/11) est un véritable hold up, 86 % de ce plan sera supporté par les ménages. Cumulé avec les mesures d’aout dernier, on arrive à 1,5 milliards d’euros de baisse des dépenses de l’Etat, 1,3 milliards d’euros de baisse des prestations sociales (sécu, allocations familiales et logement, retraite). Magnifique escroquerie que celle d’indexer désormais les allocations familiales et logement à la croissance et non plus au prix. Les prix augmentent et la croissance dégringole, fallait y penser ! C’est un crime quand on sait que ces allocations bénéficient le plus souvent aux populations pauvres. Dans la foulée, le gouvernement augmente la TVA, impôt le plus injuste. Il faut savoir que la TVA pèse 8 % dans la consommation des ménages les plus aisés et 16,6 % dans celle des ménages les plus pauvres. Côté impôt, ils ajoutent aussi le gel des barèmes de l’impôt sur le revenu en 2012 et 2013. Chaque année les barèmes évoluent en fonction des prix. Geler cette évolution revient à une augmentation de l’impôt sur le revenu pour certains foyers fiscaux qui se verront basculer dans la tranche supérieure. Pour faire bonne figure le gouvernement a décidé de faire passer de 19 à 24 % le taux du prélèvement forfaitaire libératoire. Cette hausse rapportera 600 millions d’euros par an (à comparer aux 2 milliards d’euros que coûte la réforme de l’ISF). L’impôt sur les sociétés sera augmenté de 5 % juste pour 2012 et 2013 pour les entreprises dont le chiffre d’affaire dépasse les 250 millions d’euros. A savoir que ces grandes entreprises ne payent que 8 % d’impôt sur les sociétés pendant que les petites en payent 30 % selon la cour des comptes.
C’est pour la bonne cause, il faut assainir les comptes nous disent-ils. Alors que pour les assainir il suffirait de commencer par regarder d’où vient la dette. Celle ci ne vient pas des dépenses mais bien de la suppression progressive des recettes et aussi et surtout de la privatisation de l’argent et donc du crédit. La dette française est essentiellement composée des intérêts qu’on a versé aux banquiers privés depuis la privatisation en 1973 (1433 milliards d’euros).
Il va devenir vital pour la population de réagir si nous ne voulons pas finir à la rue. Alors occupons la avant ! Ils ne s’arrêteront pas, chaque plan d’austérité est un test de résistance de la population, tant que ça passe ils continueront. Se rendent-ils compte qu’ils jouent avec le feu ? Le feu des émeutes ou le feu du fascisme...Le peuple doit reprendre le pouvoir et réinventer la démocratie tant celle-ci a été confisquée par l’économie et la finance plus particulièrement. Aujourd’hui quelques individus décident du sort de centaines de millions de gens sur la base de théories économiques foireuses : ce sont les agences de notation. Ce sont ces gens ainsi que les dirigeants des grandes banques et autres institutions financières mondiales comme le FMI qui ont le pouvoir aujourd’hui.
A nous de le reprendre et d’imposer une nouvelle démocratie basée sur l’humain et non l’argent, sur des mandats précis et révocables et non sur des blancs seings le temps des mandatures, sur un fédéralisme impliquant le plus de monde possible et non sur une classe dirigeante enfermée dans ses certitudes et qui croie n’avoir de compte à rendre à personne.