CHÔMAGE, POLLUTION, MISERE, REPRESSION, EXPLOITATION...
LE CAPITALISME, C'EST LA CRISE !

[BILLET D’HUMEUR] Ça sent les vacances !

Article du lundi 26 juillet 2010

J’en entends de plus en plus parler au boulot.
Chacun a fixé ses dates et plus ou moins ses projets. On se raconte tout ça comme si on voulait y goûter un peu avant d’y être vraiment. Et puis après, on se racontera nos vacances pour les faire durer un peu. L’un part au bled voir sa famille, l’autre aux States visiter les canyons, le troisième à la campagne dans un gîte et puis il y aura bien quelques travaux à faire chez soi ou ailleurs… mais surtout les vacances, c’est le farniente. Le bonheur du travailleur, c’est le farniente : soir, week-end, vacances. Mais, en fait, on ne fait jamais rien. Quand on voyage ou même quand on sort simplement de chez soi, on part à la découverte, on va à la rencontre, on visite, on s’ouvre. Certains profitent de tous ces instants de « farniente », ces instants hors travail pour jardiner, lire, peindre et tout autre types d’activités sportives, culturelles et associatives.

On ne peut vraiment pas dire que l’on ne fasse rien. En fait, cette sensation est dûe au fait qu’hors travail, on ne fait pas les choses sous la contrainte, dans l’obligation de travailler pour vivre, sous la domination du patron et de ses nombreux souschefs.
Non, on fait les choses librement en pouvant écouter nos désirs. Il y a dans cette soif de week-end et de vacances qu’on a tous un profond germe de la lutte des classes : l’envie de se libérer du patron, être libre ! On voit bien qu’il n’y a pas que dans le marché qu’existent la production et la création.
Tous les jours, hors du marché capitaliste, il y a de la production agricole, artistique, artisanale, de services, mais aussi culturelle, scientifique ou encore de luttes, de fraternité, d’amour… Toute la question est d’arriver à ce que le marché se vide et que toute la production humaine soit libre et desirée.
Qu’on soit en vacances toute l’année, bordel ! Et on pourra alors réapprendre à aimer le mot travail.

Au lieu de ça, nos tristes ennemis luttent sans relâche pour nous ramener vers l’esclavage. La journée de 8 heures, les congés payés, la retraite à 60 ans : tout ça, ils l’ont en travers de la gorge et ils entendent bien nous le reprendre. Il n’y a qu’à voir ce qui se passe en ce moment sur les retraites. Les patrons n’ont qu’un but : maximiser leurs profits et donc par conséquent nous payer le moins possible pour un temps de production le plus long possible. C’est une belle photographie de la lutte des classes que ce combat entre la réduction du temps de travail et la maximisation du profit. Et force est de constater qu’on perd du terrain ces derniers temps !
Alors, profitons des vacances pour nous préparer à la lutte. Faut pas qu’on laisse passer sur les retraites. Faut qu’on revienne à la rentrée regonflés à bloc pour leur foutre sur la gueule ! Profitons des vacances pour bien nous reposer avant d’attaquer une longue et dure lutte. Se reposer, ne rien faire, buller, pioncer… ça aussi c’est important. Pour le corps. Pour la tête. Se détendre, se ressourcer…
Ah, le Farniente !

Ben Sub 69

Vente de Tee shirts en soutien à la CNT

Article du lundi 12 juillet 2010



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N'oubliez pas de préciser les tailles

[International] Mexique : Libération des 12 d’Atenco

Article du vendredi 2 juillet 2010



Les ministres de la Cour ont accordé un "amparo" (décision de protection judiciaire) aux accusés, y compris les leaders du Front des villages pour la défense de la terre Ignacio del Valle et Felipe Alvarez Medina.

Mexico, District fédéral. À la majorité, les ministres de la première salle de la Cour suprême de justice de la nation ont décrété la libération des douze hommes, détenus depuis mai 2006 dans le cadre des événements de San Salvador Atenco, État de Mexico. Par conséquent, les dirigeants du Front des villages pour la défense de la terre, Ignacio del Valle - condamné à 112 ans de prison pour enlèvement et séquestration - et Felipe Alvarez Medina, détenus dans la prison de haute sécurité de l’Altiplano, ont été également libérés.

La Cour a accordé un "amparo" (décision de protection judiciaire) aux accusés, qui de ce fait seront libérés dès que la notification sera parvenue aux autorités pénales des établissements où ils sont détenus. Les ministres ont statué que dans le cas de ces douze personnes des preuves illégales ont été employées, pour essayer de les accuser d’un délit qu’elles n’ont pas commis.

Les autres détenus libérés sont Óscar Hernández Pacheco, Rodolfo Cuéllar Rivera, Julio César Espinoza Ramos, Juan Carlos Estrada Cruces, Édgar Eduardo Morales Reyes, Jorge Alberto y Roman Adán Ordóñez Romero, Narciso Arellano Hernández et Alejandro Pilón Zacate.