CHÔMAGE, POLLUTION, MISERE, REPRESSION, EXPLOITATION...
LE CAPITALISME, C'EST LA CRISE !

[International ] Mobilisation pour la liberté syndicale en Allemagne

Article du mercredi 24 février 2010



Communiqué de presse

Samedi 27 février à 15h00, l’Union Régionale Rhone-Alpes de la CNT appelle à un rassemblement devant l’Institut Goethe, 16 Rue François Dauphin.

La Confédération nationale du travail (CNT) continue ainsi la mobilisation mondiale qui a vu des protestations dans 20 pays du globe les 29 et 30 janvier dernier, ainsi la France a connu des mobilisations à Marseille, Lille et Paris. La dernière décision juridique, datant du 16 février 2010, démontre la nécessité de maintenir, voire d’augmenter la pression publique. En effet, un tribunal a confirmé l’arrêt interdisant au syndicat berlinois de la Freie Arbeiter-Union (FAU) de poursuivre le conflit social dans un cinéma de la capitale allemande.
Le juge aurait reconnu, d’après un témoin, que dans n’importe quel pays européen les droits syndicaux de la FAU ne seraient pas remis en cause. Mais selon lui, la tradition allemande exigerait le maintien des interdictions contre la FAU. Oui, deux interdictions : car la direction du « Babylon », le seul cinéma subventionné par la mairie, s’est appuyée sur l’arrêt récemment confirmé pour faire interdire à la FAU Berlin de poursuivre son activité dans le cinéma mais également de se désigner comme « syndicat » ou « syndicat de base ».

Les attaques juridiques ne s’en prennent pas uniquement à la section du cinéma mais visent la totalité du syndicat local, la FAU Berlin. Ceci au moment où le 4e sénat de la Cour fédérale du travail s'apprête à casser un des piliers du droit syndical allemand en autorisant l'existence de plusieurs conventions collectives dans la même entreprise. La FAU a d’ores et déjà annoncé qu’elle allait se battre dans toutes les instances afin de faire reconnaître ses droits comme l’a dit l’avocat Klaus Stähle : « C’est une lutte contre les structures de pensée juridique établies qui est menée ici. » Point de vue partagé par le nouveau-né Comité pour la liberté syndicale regroupant notamment des militants des syndicats DGB – comme ver.di et IG Metall – et d’autres citoyens défendant les droits civiques. Ne partageant pas forcément la conception anarcho-syndicaliste de la FAU, ils appellent malgré tout leurs adhérents et permanents de syndicats ainsi que tous les défenseurs du droit fondamental à la fondation d’organisations de salariés libres et indépendantes à défendre la liberté syndicale et à revendiquer l’annulation de la décision interdisant à la FAU Berlin toute activité syndicale. Il faut savoir qu’en Allemagne les conventions collectives de branche validées ne sont contraignantes que pour les organisations signataires et leurs adhérents ; 50% des salariés travaillent donc sans convention collective.

La FAU est la confédération anarcho-syndicaliste en Allemagne. Confrontées à un cadre juridique restrictif, les organisations fédérées ont, les années dernières, augmenté leurs efforts sur le terrain syndical. La FAU Francfort a initié la première grève dans l’intérim en décembre 2005 ; aujourd’hui c’est la FAU Hanovre qui soutient les intérimaires licenciés de VW à Stöcken.
La FAU Berlin s’investit au sein des cinémas depuis plusieurs années. En 2002 déjà, une étude de la FAU constatait que largement plus de la moitié des salariés dans les cinémas berlinois sont des étudiants. Après s’être engagé au niveau de la culture, du social, des stagiaires et des licenciements abusifs en 2008 et 2009, les anarcho-syndicalistes s’apprêtaient à conclure leur première convention collective à Berlin.


tract pdf

Plus d’informations sur internet :


http://www.cnt69.org/index.php/2010/02/19/289--lyon-rassemblement-de-soutien-a-la-fau

La coordination ROUGE ET NOIRE solidaire de la FAU

Le syndicat FAU-AIT (anarchosyndicaliste) déclarée illégale à Berlin (Allemagne)


www.cnt-f.org/international


Appel du Comité pour la liberté syndicale :
www.labournet.de/diskussion/gewerkschaft/real/fausoli.pdf

Copenhague : la grande escroquerie climatique et sociale

Article du vendredi 19 février 2010

La manifestation monstre du samedi 12 décembre a réuni pas oins de 100 000 personnes en faveur d’un engagement des États pour une action réelle en faveur de la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). Néanmoins, on ne s’attendra pas à un résultat satisfaisant du sommet, qui se termine le 18 décembre, pour prendre les mesures nécessaires à une baisse drastique des émissions de GES, la stabilisation du climat à un maximum de + 2° et à une solidarité avec les peuples qui sont les plus victimes des impacts du réchauffement climatique.



Le système capitaliste nous montre un fois de plus son incapacité à régler les problèmes qu’il a luimême engendré : les théories de l’économie libérale basées sur la croissance sans fin se retrouvent de plus en plus au pied du mur, face à la réalité d’un monde fini, d’une biosphère de plus en plus incapable de supporter les activités humaines et d’une misère toujours plus importante pour les presque sept milliards d’humains qui peuplent la terre. Copenhague et Kyoto sont déjà, en soi, une arnaque. Les gouvernements comptabilisent en effet les émissions (donc leurs éventuelles réductions) par pays. Ce qui est un non-sens technique dans un système économique mondialisé : la plupart des biens de productions (et les émissions qui leur sont dûes) sont consommés dans les pays riches mais leurs émissions sont imputées aux pays où ils sont produits (Chine, etc). Il est donc facile pour la France de se glorifier d’une stabilité de ses émissions de GES, son activité industrielle étant en partie délocalisée dans les pays en développement.

De même que pour la production alimentaire, une large partie de ce que nous consommons provient de cultures des pays du Sud. Par exemple, les importations massives de soja (transgénique bien souvent) pour l’élevage du bétail européen sont responsables d’une vaste déforestation (ainsi que la destruction des cultures paysannes locales) et d’une part importante des émissions mondiales de GES.

Les pays riches ont donc la responsabilité historique du réchauffement climatique, depuis la révolution industrielle notamment, mais ils en sont responsables également aujourd’hui avec les compagnies financiéro-industrielles qui ont délocalisé une bonne partie de la production vers les pays pauvres mais pas les profits, bien entendu. Le rouleau compresseur de ce système capitaliste déferle donc sur des continents entiers, détruisant aussi bien forêt vierge et autres écosystèmes, peuples et cultures locales, acquis sociaux dans les pays riches, imposant un sous-prolétariat miséreux dans les pays en développement, épuisant les ressources vitales à l’économie humaine, énergie, matières premières, eau et terres arables.

Derrière les façades fraîchement repeintes en vert des supers ministères de développement durable (sic !) et autres multinationales, derrière les discours de la croissance verte et autres attrape-nigauds, la réalité est toujours plus de profits, toujours plus de casse sociale et, au final, c’est toujours nous les plus pauvres qui paieront les pots cassés.

Au moment du sommet de Copenhague, on apprend la fin du tarif réglementé du gaz (prochainement celui de l’éléctricité ?), la libéralisation du trafic voyageur du rail (on a vu le résultat pour le fret : toujours plus de camion) et l’augmentation des abonnements d’électricité. En effet, Edf a augmenté de 172 % l’abonnement le plus économique pour les petits consommateurs, mesure encourageant donc la consommation d’électricité (à 80 % nucléaire).

La résolution des problèmes environnementaux ne se fera donc pas sans une remise en cause radicale de notre système économique et sociale. Il faut imposer enfin les vraies bases d’une société égalitaire : produire par nous-même pour nous-même sans enrichir divers profiteurs.

Tout en préparant ce futur bouleversement social par les luttes menées sur le terrain social, dans nos entreprises et dans la rue, de multiples solutions pratiques existent pour éviter ce système de surproduction. Ainsi, à l’image de la coopérative « coopequita », soutenue par les syndicats de la CNT, regroupant producteurs et consommateurs, sortons des supermarchés et d’une industrie destructrice !

Bitume CNT Santé-social 69

La mécanique de l’exclusion

Article du jeudi 18 février 2010

Il y a aujourd’hui officiellement en France huit millions de pauvres, soit 13 % de la population.
Il s’agit de la pauvreté dite « monétaire » qui se définit par les personnes disposant d’un revenu inférieur à 60 % du revenu médian. Mais la pauvreté ne se résume pas au revenu et comprend le manque d’accès à de nombreux besoins élémentaires (santé, logement). Elle ne peut être résorbée que par un effort volontariste de la société qui aille à l’encontre de la logique du marché.

La spirale de l’exclusion

On peut reprendre la définition que donne de la pauvreté le sociologue britannique P. Townsend : être « exclu des modes de vie courants dans une société ». C’est pourquoi la pauvreté est une situation de non-accès à certains droits fondamentaux.
Plusieurs indicateurs peuvent être retenus pour mesurer cette situation. L’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale en retient quatre principaux :
— le taux de renoncement aux soins pour des raisons financières (13 % de la population en 2005) ;
— le taux de jeunes n’ayant pas achevé un diplôme reconnu (CAP, BAC, BEP) : 100 000 chaque année ;
— la proportion de demandes de logements sociaux non satisfaites au bout d’un an : 45.8 % en 2006 ;
— le taux de demandeurs d’emploi non indemnisés : 40,3 % en 2006.

L’exclusion est ainsi l’aboutissement d’un parcours où les différentes dimensions se renforcent mutuellement.
L’indicateur le plus synthétique reste néanmoins celui de la pauvreté monétaire : revenus inférieurs à 60 % du revenu médian.
Concrètement, ce revenu a été fixé en Europe à 908 euros. C’est lui qui permet d’estimer la pauvreté en France à 13 % de la population. C’est pourtant moins que la moyenne des pays de l’UE (16 %) et nettement moins que certains pays qui ont 20 % de pauvres (Espagne, Italie, Royaume-Uni, etc.).



Comment les pays riches peuvent-ils développer en leur sein une telle proportion de pauvres ?

Au coeur, le problème de l’emploi. Bien sûr, la première solution est de fournir un revenu décent à ceux qui en sont privés. Mais on ne peut pas le faire dans la logique capitaliste car ce serait une « désincitation au travail ». Alors ces allocations, comme le RSA, sont calculées pour être en dessous du seuil de pauvreté officiel. On te permet de ne pas crever, mais on te fait bien sentir que tu n’as pas le droit aux « modes de vie courants dans une société. »

Bien mieux, on voit se développer cette nouvelle catégorie de « travailleurs pauvres ». Effectivement, 10% des salariés du secteur privé touchent moins de 710 euros par mois. Soit ils ne travaillent pas à plein temps, soit ils font des allers-retours entre emploi et chômage. Sans doute que le travail assure à chacun une place dans la société et renforce une image positive de soi. Mais, quand tu es confronté aux mêmes choix budgétaires qu’un autre pauvre, on peut douter que ce soit très motivant de travailler. Surtout quand tu vois que la santé de l’économie mondiale dépend des intuitions de quelques traders qui jouent des milliards sur les marchés financiers. Il y a décidément quelque chose de pourri au royaume du capital.

Solidarité collective contre les mécanismes de marché Le capitalisme semble bien incapable d’assurer à chacun un emploi décent. Cela fait plus de 30 ans qu’il maintient 10 % de la population aux marges de la société. L’autorégulation du marché, loin de résorber le problème, semble bien se contenter de cette situation. Au contraire, dans la période récente, il tend à développer des nombreuses situations intermédiaires entre emploi et chômage.
Cela stabilise sans doute les chiffres du chômage mais pas ceux de la pauvreté. Il n’y a pas d’illusions à se faire. Dès sa naissance, le capitalisme a développé la pauvreté d’une partie de la population. Si la paupérisation, dénoncée par Marx, ne s’est pas pleinement produite, c’est bien grâce aux luttes ouvrières et sociales. Le capitalisme laissé à lui-même développe spontanément les inégalités.

Seule notre action consciente et organisée peut permettre de réduire les inégalités dans la société. Faire de la solidarité collective la valeur centrale ne viendra pas spontanément du fonctionnement du marché, mais devra au contraire s’imposer contre sa logique inhumaine.

Rico CNT Education 69

[CNT Construction] Débat le 6 février 14h30 : Le travail en coopérative

Article du jeudi 4 février 2010

Le travail en coopérative,
alternative ou intégration au système capitaliste ?





Débat le 06 février à 14 h 30
à la Marmite Colbert - 7 rue Diderot - 69001 Lyon



Avec la participation :

De Michel Rohart, directeur de l'Union régionale des SCOP, qui nous expliquera ce que sont les SCOP ainsi que leur réalité d'aujourd'hui. Il nous expliquera aussi quelle philosophie anime cette fédération des SCOP.

De Marc Bourgeois, travailleur à Ambiance Bois, Scierie-raboterie coopérative du Limousin fondée en 1989. Il nous expliquera, à travers cette entreprise, cette expérience d'émancipation.

D'un syndicaliste du SUB 69 qui reviendra sur le lien entre syndicalisme et coopératives. Et de vous camarades intéressés qui souhaitez apporter votre pierre au débat.


Affiche A3



http://www.ambiance-bois.com/

http://www.scop.org/

http://www.cnt-f.org/sub69


Commission coopérative de la CNT

[CNT Santé-Social] Compte-rendu du rassemblement à la Préfecture en faveur des SDF du 28 janvier

Article du mardi 2 février 2010




Nous étions 300 personnes lors de ce rassemblement (travailleurs sociaux et personnes SDF). Après ce mouvement, Mr May Carle (directeur de la Cohésion Sociale au niveau de la DDASS) a envoyé un mail au 115 pour demander:

1/ que toutes les personnes soient mises à l'abri (y compris les isolés qui ont de fait accès à l'hôtel);

2/ de stopper le procédé de rotation des places. Ce qui signifie que les personnes pourront être hébergées en continu pour l'instant.

Ces mesures sont demandées pour les quinze jours à venir seulement. A nous d'être vigilants pour la suite.

3/ Concernant la pérennisation des centres d'hébergements d'urgence après la période du Plan Froid, nous n'avons eu aucune réponse.

La CNT santé social présente lors de ce rassemblement a décidé de participer pleinement dans cette lutte en mandatant des militants pour se rendre aux réunions du collectif.