CHÔMAGE, POLLUTION, MISERE, REPRESSION, EXPLOITATION...
LE CAPITALISME, C'EST LA CRISE !

[BILLET D’HUMEUR] Ça sent les vacances !

Article du lundi 26 juillet 2010

J’en entends de plus en plus parler au boulot.
Chacun a fixé ses dates et plus ou moins ses projets. On se raconte tout ça comme si on voulait y goûter un peu avant d’y être vraiment. Et puis après, on se racontera nos vacances pour les faire durer un peu. L’un part au bled voir sa famille, l’autre aux States visiter les canyons, le troisième à la campagne dans un gîte et puis il y aura bien quelques travaux à faire chez soi ou ailleurs… mais surtout les vacances, c’est le farniente. Le bonheur du travailleur, c’est le farniente : soir, week-end, vacances. Mais, en fait, on ne fait jamais rien. Quand on voyage ou même quand on sort simplement de chez soi, on part à la découverte, on va à la rencontre, on visite, on s’ouvre. Certains profitent de tous ces instants de « farniente », ces instants hors travail pour jardiner, lire, peindre et tout autre types d’activités sportives, culturelles et associatives.

On ne peut vraiment pas dire que l’on ne fasse rien. En fait, cette sensation est dûe au fait qu’hors travail, on ne fait pas les choses sous la contrainte, dans l’obligation de travailler pour vivre, sous la domination du patron et de ses nombreux souschefs.
Non, on fait les choses librement en pouvant écouter nos désirs. Il y a dans cette soif de week-end et de vacances qu’on a tous un profond germe de la lutte des classes : l’envie de se libérer du patron, être libre ! On voit bien qu’il n’y a pas que dans le marché qu’existent la production et la création.
Tous les jours, hors du marché capitaliste, il y a de la production agricole, artistique, artisanale, de services, mais aussi culturelle, scientifique ou encore de luttes, de fraternité, d’amour… Toute la question est d’arriver à ce que le marché se vide et que toute la production humaine soit libre et desirée.
Qu’on soit en vacances toute l’année, bordel ! Et on pourra alors réapprendre à aimer le mot travail.

Au lieu de ça, nos tristes ennemis luttent sans relâche pour nous ramener vers l’esclavage. La journée de 8 heures, les congés payés, la retraite à 60 ans : tout ça, ils l’ont en travers de la gorge et ils entendent bien nous le reprendre. Il n’y a qu’à voir ce qui se passe en ce moment sur les retraites. Les patrons n’ont qu’un but : maximiser leurs profits et donc par conséquent nous payer le moins possible pour un temps de production le plus long possible. C’est une belle photographie de la lutte des classes que ce combat entre la réduction du temps de travail et la maximisation du profit. Et force est de constater qu’on perd du terrain ces derniers temps !
Alors, profitons des vacances pour nous préparer à la lutte. Faut pas qu’on laisse passer sur les retraites. Faut qu’on revienne à la rentrée regonflés à bloc pour leur foutre sur la gueule ! Profitons des vacances pour bien nous reposer avant d’attaquer une longue et dure lutte. Se reposer, ne rien faire, buller, pioncer… ça aussi c’est important. Pour le corps. Pour la tête. Se détendre, se ressourcer…
Ah, le Farniente !

Ben Sub 69

Vente de Tee shirts en soutien à la CNT

Article du lundi 12 juillet 2010



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[International] Mexique : Libération des 12 d’Atenco

Article du vendredi 2 juillet 2010



Les ministres de la Cour ont accordé un "amparo" (décision de protection judiciaire) aux accusés, y compris les leaders du Front des villages pour la défense de la terre Ignacio del Valle et Felipe Alvarez Medina.

Mexico, District fédéral. À la majorité, les ministres de la première salle de la Cour suprême de justice de la nation ont décrété la libération des douze hommes, détenus depuis mai 2006 dans le cadre des événements de San Salvador Atenco, État de Mexico. Par conséquent, les dirigeants du Front des villages pour la défense de la terre, Ignacio del Valle - condamné à 112 ans de prison pour enlèvement et séquestration - et Felipe Alvarez Medina, détenus dans la prison de haute sécurité de l’Altiplano, ont été également libérés.

La Cour a accordé un "amparo" (décision de protection judiciaire) aux accusés, qui de ce fait seront libérés dès que la notification sera parvenue aux autorités pénales des établissements où ils sont détenus. Les ministres ont statué que dans le cas de ces douze personnes des preuves illégales ont été employées, pour essayer de les accuser d’un délit qu’elles n’ont pas commis.

Les autres détenus libérés sont Óscar Hernández Pacheco, Rodolfo Cuéllar Rivera, Julio César Espinoza Ramos, Juan Carlos Estrada Cruces, Édgar Eduardo Morales Reyes, Jorge Alberto y Roman Adán Ordóñez Romero, Narciso Arellano Hernández et Alejandro Pilón Zacate.

Téléchargez le N°81 de "Tartagueule" juin 2010 (mensuel de la CNT Education 69)

Article du dimanche 27 juin 2010



Cliquer ici ou sur l'image pour télécharger le numéro 81 de juin 2010




Sommaire ;

- Vente à la découpe ! La démolition du service public d'éducation continue...
- l"éducation prioritaire à Vaulx l'eau ?
- Vidéo-protection !
- Education et syndicalisme au Burkina-Faso
- Retraites : la "réforme" est une escroquerie ! 5 bonnes raisons de lutter contre cette nouvelle "réforme" Appel à la grève interprofessionnnelle du 24 juin.


Pour le lire en ligne :





Anciens numéros

CNT SUTE du Rhônes 69

Adresse électronique educ69@cnt-f.org

Téléphone 04 78 27 05 80 fax :04 78 30 98 65

Adresse postale Palais du travail, 9 place Lazare Goujon, 69100 Villeurbanne

Permanences : 2e mercredi du mois, 18h/19h
au local de la CNT 69 : 44 rue Burdeau 69001 Lyon.

Site de la Fédération de l'Education

[CNT Education 38] Grève générale, pour qui, pour quoi ?

Article du jeudi 24 juin 2010

La CNT appelle depuis plusieurs années à une réelle grève générale interprofessionnelle et reconductible. Que ce soit pendant les mouvements de 2003 sur les retraites, la lutte contre le CPE où les innombrables manifestations sectorielles, notre confédération travaille à l’unification des luttes. Loin d’être des slogans ou des invocations stériles, ces appels partent d’un constat clair : l’échec des grèves sectorielles éparpillées, la multiplication et la radicalisation des attaques de l’Etat et du patronat et l’impasse dangereuse de la cogestion syndicale. Autant de réalités aujourd’hui accrues par la crise financière devenue économique et sociale.

Il est temps de renverser le rapport de force en notre faveur !

L’enjeu d’une grève générale est de permettre le retour à une situation de droits collectifs des travailleurs qui nous permette de ne plus se faire continuellement voler et au contraire acquérir de nouveaux acquis. Une grève générale qui nous permette de nouer des liens interprofessionnels forts et de reconstituer la solidarité collective laminée par la violence du capitalisme. Une grève générale pour opposer la solution collective et la solidarité de classe aux échappatoires individualistes et au triomphe de la méritocratie et du chacun pour soi. Une grève générale pour remettre en cause les fondements inégalitaires, liberticides et immoraux du capitalisme, en instituant des pratiques qui vont dans le sens de la satisfaction de l’intérêt général et non de quelques-uns, qui privilégie la redistribution plutôt que l’accumulation et la concentration des richesses. Qui pousse à l’auto-organisation, l’autogestion et le développement des libertés plutôt qu’à la hiérarchisation, l’autoritarisme et la course au sécuritaire.

Nous n’attendons rien de tel ou tel parti, de telle ou telle élection. Nous pensons que seules les luttes syndicales et sociales, dans un cadre unitaire mais sans compromis, peuvent mener le combat de la résistance quotidienne à l’exploitation. Des luttes syndicales à la grève générale pour imposer nos choix sur la retraite, la sécurité sociale, les services publics, le logement...

La grève générale à laquelle nous appelons n’est pas un slogan mais pose les conditions pour que les travailleurs/travailleuses et leurs organisations syndicales assument enfin le rapport de force face au patronat et construire dès aujourd’hui les fondements d’une émancipation collective.

[CNT Interco 71] Pôle Emploi : la machine à exclure

Article du vendredi 18 juin 2010




Tract en pdf

Interco71@cnt-f.org

Syndicat Intercorporatif de Saône & Loire
BP 30035 - 71302 Montceau-les-Mines Cedex

Haine Brigade (Lyon 1981-1990)

Article du samedi 5 juin 2010









Haine brigade

CNT Archéologie/Patrimoine

Article du samedi 29 mai 2010




Affiche

secteur-archeologie@cnt-f.org

site CNT Archéologie/Patrimoine

[International] Solidarité avec les travailleurs grecs !

Article du vendredi 7 mai 2010



Nous ne paierons pas leur crise !

Le plan d’aide économique à la Grèce, décidé dimanche dernier par l’UE et le FMI, aura des conséquences néfastes pour les travailleurs grecs, victimes d’une crise mondiale dont on leur exige de payer les frais.

Cela ne va pas sans rappeler d’ailleurs les années de la dictature militaire, où le FMI avait pris le contrôle financier du pays.

Depuis quelques mois déjà, la population grecque se mobilise contre des mesures d’austérité draconiennes. Pour avoir accès aux fonds de l’UE et de la Banque Mondiale et pouvoir ainsi payer une partie de sa dette publique, le gouvernement du PASOK a mis en place un programme de rigueur visant à diminuer drastiquement les dépenses publiques : abandon progressif du système des retraites pour tous, réduction des salaires, non remplacement des départs à la retraite dans la fonction publique, augmentation de la TVA de 19 à 23%, départ à la retraite à 67 ans, etc.

Une fois de plus, les travailleurs souffrent des effets d’une politique économique dont ils ne sont pas responsables ; mais en Grèce, ils ne se résignent pas à payer la crise du capitalisme ! C’est massivement que la population grecque a exprimé sa juste opposition : deux grèves générales ont eu lieu depuis le mois de février et les manifestations se succèdent. La lutte prend de plus en plus d’ampleur et ce 1er mai 2010, marqué par une forte répression policière, en est bien l’exemple, avec plus de 20'000 personnes dans les rues d’Athènes. Une nouvelle journée de grève générale est prévue pour le 5 mai.

La situation de la Grèce rappelle celle de l’Argentine en 2001. Ne l’oublions pas : la crise grecque n’est qu’un éclat d’une crise mondiale qui, à présent, attaque les économies européennes les plus faibles, mais qui à terme touchera l’ensemble des pays de la zone euro. Dans cette situation alarmante, au lieu d’aider le peuple, l’UE et ses sbires ne font qu’entériner leur rôle de gardiens des marchés financiers internationaux.

Le Secrétariat International de la CNT tient à affirmer sa solidarité avec les travailleurs grecs et manifeste son soutien à cette nouvelle journée de grève générale. Aussi, nous participerons aux manifestations de soutien avec la lutte du peuple grec.

Ni en Grèce ni ailleurs, nous ne paierons pas leur crise !


Le SI de la CNT, le 2 mai 2010.


[CNT 38] Non aux suppressions de postes et à la précarisation !

Article du samedi 3 avril 2010

La Révision générale des politiques publiques (RGPP) a pour objectif clair de faire des économies sur le service public : après le nonremplacement d’un employé sur deux partant en retraite, c’est la loi sur la mobilité des fonctionnaires qui est l’outil de suppression de postes dans la fonction publique. Elle est inacceptable, c’est un véritable plan social adapté au secteur public car tous les agents sont potentiellement concernés par des suppressions de postes.

L’Article 07 de cette loi permet dans le cadre d’une restructuration/suppression de service, la mise en « disponibilité forcée » sans traitement d’un agent qui refuserait trois propositions de mutation quelque soit le lieu géographique, le ministère, la collectivité ou le métier proposés. Autant dire une mise au chômage d’office. Cela est également valable si de retour de congé maternité, parental, longue maladie ou détachement, votre poste a été transformé ou supprimé.

Ces postes proposés pourront se présenter sous la forme d’un cumul de plusieurs postes à temps partiels et pourront se répartir sur des missions et/ou administrations et/ou lieux très différents… « flexibilité oblige »… C’est également la création d’une nouvelle position statutaire : « fonctionnaire sans traitement en attente de poste ou avant licenciement », et rappelons- le sans indemnité chômage car la grande majorité des employeurs publics ne cotisent pas à l’assurance chômage... L’article 21 organise le recours à l’intérim sous prétexte de « continuité du service public ».

Rappelons que le recours à l’emploi précaire (vacations, contrats CAE...) est déjà largement répandu (25 % des agents). Et que l’indemnité de précarité qui existe pour le privé n’est pas prévue pour les agents non titulaires de la Fonction Publique. C’est la voie ouverte à la sous-traitance et donc à l’entrée du privé dans le secteur public. C’est la fin de la garantie de l’emploi pour l’agent. Il s’agit d’un moyen supplémentaire de liquider à terme les garanties statutaires des travailleurs de la Fonction Publique, de précariser les personnels, au détriment de leurs statuts et de l’intérêt du service public. Pour une société égalitaire et émancipatrice L’État ne voit dans le service public qu’un coût qu’il faut réduire (la suppression des emplois à venir étant une simple variable d’ajustement au déficit public), à aucun moment n’est pris en compte la richesse du service que nous apportons qui est pourtant garant d’égalité des droits, d’émancipation par l’éducation, d’accès de tous aux soins, etc. Une société sans service public de qualité est une société qui renforce et produit les inégalités.

Nous revendiquons la titularisation sans condition de tous les précaires, assortie de l’ouverture massive de postes statutaires, seule à même de faire barrage aux tentatives de liquider le statut de la Fonction Publique, et d’assurer réellement la continuité des services publics.

CNT santé-social et fonction public territoriale 38

BP 385 38015 Grenoble cedex 1

ul38@cnt-f.org

www.cnt-f.org/ul38

Sortie du N°11 du Vent se lève, le journal de la Fédération des Travailleurs de la Terre et de l’Environnement (FTTE) de la CNT

Article du jeudi 25 mars 2010




Prix libre (l’exemplaire plus l’expédition coûtent 2,5 €).

À commander à :

CNT-STTE 34
BP 04 - 34390 Olargues.

Fédération des Travailleuses/eurs de la Terre et de l’Environnement

FTTE CNT
36, rue Sanche de Pomier
33000 Bordeaux

Tel : 05 56 31 12 73
Mail : ftte@cnt-f.org

[International] Arretons la guerre au Chiapas !!!

Article du vendredi 19 mars 2010



Le zapatisme est à l’heure actuelle, à l’échelle internationale, l’une des références de lutte civile et transformatrice et un exemple de ce que peut arriver à construire une société organisée.

L’autonomie et l’auto-organisation de ses communautés se consolident en tant que mode de vie capable de surpasser largement le modèle proposé par les démocraties formelles et représentatives.

Dans le but de miner l’alternative zapatiste, le gouvernement de l’État du Chiapas, de la gauche institutionnelle mexicaine (PRD), et l’extrême droite qui tient le gouvernement fédéral (PAN) fomentent des affrontements et des attaques au travers d’organisations paramilitaires comme l’"Armée de Dieu" ou l’"OPDDIC".

Ces organisations, constituées de membres du PRI et d’autres éléments violents sans la moindre éthique, s’acharnent contre l’objectif commun : les bases de soutien de l’EZLN.

Un appel international, signé entre autre par la CNT et la CGT espagnole, a été lancé :

Depuis le 12 janvier 1994, l’Armée Zapatiste de Libération Nationale (EZLN) s’est engagée devant la société civile nationale et internationale à n’entreprendre aucune action armée contre le gouvernement fédéral, de l’État ou municipal. Depuis lors, l’EZLN a tenu sa parole, malgré une forte militarisation dans son territoire et la création de plusieurs groupes paramilitaires, qui, d’une façon récurrente, ont provoqué des affrontements sans atteindre leurs objectifs.

Aujourd’hui, le Conseil de Bon Gouvernement « El camino del futuro », du Caracol de « Resistencia hacia un nuevo amanecer », situé à La Garrucha, dénonce l’existence de documents dans lesquels le groupe paramilitaire Organización Para la Defensa de los Derechos Indígenas y Campesinos (OPDDIC), est en train de préparer un attaque pour déloger les zapatistes de Santo Domingo, utilisant des armes à feu et même des bombes.

Nous, qui avons accompagné les zapatistes dans leur lutte pour une paix avec justice et dignité, sommes en alerte devant cette menace et dénonçons le gouvernement, (fédéral, de l’État et municipal), ainsi que les forces armées cantonnées là-bas, comme directement responsables de toute attaque. Nous croyons en la force de volonté de nos frères et sœurs zapatistes pour résister dans la défense de leur pays et maintenir leur parole de ne pas se lancer dans aucune action défensive. Nous appelons les Mexicains et les internationaux de bonne foi à se prononcer sur la question et à rester en alerte.

Plus d’infos sur :

http://enlacezapatista.ezln.org.mx/denuncias/3156

Le Secrétariat Internationale de la CNT

[International] Mexique : fin de grève des mineurs de Cananea ?

Article du mercredi 17 mars 2010



Depuis le 30 juillet 2007 les mineurs de la ville de Cananea (État du Sonora,au nord du Mexique) - d’autres mines sont en grève, notamment à Taxco (Guerrero) et à Sombrerete (Zacatecas) - sont en grève contre leurs patrons, Grupo México, sur des questions de sécurité et d’hygiène, et occupent la mine.

Une cour fédérale vient, le 11 février dernier, de rendre sont jugement final : les relations entre l’entreprise et le syndicat sont « terminées ». Grupo México, après avoir tenté le coup de pression en virant des grévistes, a été jusqu’à fermer la mine en mettant fin de fait aux contrats de travail. Pas de contrats de travail, donc pas de syndicats et pas de grévistes !

Après avoir d’abord par un décret gouvernemental inconstitutionnel et ensuite manu militari liquidé l’entreprise publique d’électricité Luz y Fuerza del Centro – et surtout son puissant syndicat, le SME - en octobre, voilà qu’une décision de justice déclare une grève illégale en supprimant l’existence d’un syndicat.

C’est une atteinte de plus au droit de grève, c’est une attaque claire contre les travailleurs organisé. En même temps il convient aussi de rappeler que le leader officiel du syndicat national des travailleurs des mines, des métallurgistes et des métiers similaires de la République Mexicaine (SNTMMSRM) à savoir Napoleón Gómez Urrutia, est auto-exilé au Canada parce que la justice le recherche pour avoir indûment empoché quelques 55 millions de dollars.

Les dissidents du syndicat, qui occupent encore la mine alors que menace l’expulsion violente par la force publique, demandent qu’il soit démis de ses fonctions. C’est aussi une des réalité du syndicalisme mexicain : même combatif sur certaines luttes, même si la base déborde souvent la hiérarchie, il reste extrêmement corrompu, souvent à la botte du pouvoir, tel le SNTE (Syndicat national des travailleurs de l’éducation) emmené par l’inénarrable Alba Esther Gordillo, proche copine de l’actuel président de la république, Felipe Calderon (Parti d’Action Nationale, droite dure).

La mine de cuivre de Cananea reste un nom mythique dans l’histoire mexicaine. En 1906, la lutte des mineurs et ses 23 morts, avec l’impulsion du Parti libéral mexicain des frères Florès Magon, constitue un des prémisses de la période 1910-1917 que l’on nommera plus tard « révolution mexicaine ».

Par ailleurs, c’est le magnant mexicain des médias Carlos Slim qui est devenu, selon le classement du magasineForbes, l’homme le plus riche du monde, devant Bill Gates, avec 53,5 milliards de dollars d’argent de poche : le peuple mexicain apprécie.

Bastien, Secrétariat International de la CNT.

[International] Pologne : « La ville de Poznan n’est pas une marchandise : Rozbrat résiste »

Article du lundi 15 mars 2010

Le lundi 8 mars 50 personnes du collectif du squat Rozbrat ont manifesté devant le portail du Centre International des Congrès de Poznan, où avait lieu un congrès des conseils locaux de toute la Pologne. Scandant des slogans comme « La ville n’est pas une entreprise, Rozbrat résiste », les anarchistes ont bloqué le portail.

De nombreux véhicules d’officiels ont dû faire demi-tour.

Au bout d’un moment, les anarchistes ont décidé d’aller dans l’entrée du Centre, n’étant arrêtés par personne. Ils ont ensuite essayés de rentrer dans le bâtiment où se tenait le Congrès : ils ont été attaqués par la police. Certains ont été violemment frappés, 37 ont été arrêtés et conduits dans trois commissariats. La plupart d’entre eux snot sortis avec des chefs d’accusations mineures. D’après nos renseignements, 3 personnes seront accusés d’avoir attaqué des fonctionnaires ; ces 3 là sont encore en prison.

Le but de la manifestation était de démontrer que le conseil de la ville de Poznan, plutôt que développer le côté socio-culturel de la ville, ne se soucie que des profits venants de riches investisseurs. Les activistes de Rozbrat sont allés aux réunions du conseil de la ville depuis plus d’un an mais les officiels de la ville n’ont jamais manifesté d’intérêt pour leur situation. Ils ont débattu du plan de développement du district de Solacz, où se trouve Rozbrat, et ce débat a pris énormément de temps à cause des nombreuses oppositions de gens ordinaires. Selon ce plan, un pavillon doit être construite à l’entrée de Rozbrat.

Pendant ce temps-là un autre centre culturel, la gallerie Inner Spaces, qui louait un immeuble appartenant à la ville, a été viré et la ville a loué cet espace à un restaurant. Deux cinémas indépendants et ayant une longue carrière, le Malta et l’Amarant, ont fermé à cause de la concurrence des multiplexes et parce qu’ils n’avaient pas reçu d’aide de la ville. Les autorités sont toujours en course pour que Poznan soit Capitale de la Culture en 2016.



L’action de lundi était un appel pour la manif du 20 mars.Nous n’abandonnerons pas sans nous battre !

Initiative des travailleurs (IP)

Harcelées, exploitées, sous-payées, ça suffit : égalité sociale

Article du lundi 8 mars 2010

[CNT Education 69] Grève au collège Henri Barbusse de Vaulx-en-Velin (suite...) :

Article du dimanche 7 mars 2010



Collège Barbusse ou la fin de l'hypocrisie sur l'ambition de réussir d'un Collège banlieue

Le collège Barbusse est classé en Réseau Ambition Réussite depuis 4 ans (c'est le classement le plus élevé des anciennes zones d'éducation prioritaire). Sous ce label, l'académie et le ministère veulent faire croire que notre établissement a des moyens qui lui permettent de palier les difficultés sociales de la population accueillie (plus de 90% de familles défavorisées). Les enseignants n'avaient pas attendu ce label pour mettre en place des dispositifs permettant d'accompagner l'entrée et l'adaptation des élèves au collège, ou des dispositifs d'aide pour les élèves de 4ème afin d'essayer de redonner goût à l'école à des élèves parfois en souffrance. Pourtant, depuis plusieurs années, ces moyens sont rognés, et les enseignants doivent se mobiliser à chaque annonce des crédits de fonctionnement pour l'année suivante sous peine de ne même pas pouvoir sauvegarder le strict minimum pour fonctionner décemment. Ici, nous n'avons pas vu passer le moindre centime des milliards annoncés par le très médiatique « plan banlieue ».

Bien au contraire : cette année, les moyens attribués au collège étant encore très nettement en baisse, le chef d'établissement a dû choisir de supprimer un certain nombre des dispositifs qui faisaient la force et la qualité de l'accueil au collège Barbusse. Les enseignants du collège Henri Barbusse réunis en heure d'information syndicale vendredi 5 mars ont décidé d'entamer un mouvement de grève à partir de lundi 8 mars afin de protester contre la situation qui est faite à leur établissement et par conséquent à leur élèves. Ils bloqueront également le collège à partir de 7 heures lundi matin.

Ainsi les élèves qui rentreront en 6ème à la rentrée 2010 ne bénéficieront pas des mêmes chances que ceux qui sont entrés au collège il y a quelques années. En effet contrairement à leurs aînés, ils ne bénéficieront plus d’heures d’aide au travail personnalisé (ATP) qui permettaient d'accompagner l'entrée et l'adaptation des élèves au collège. La rentrée en 6ème est en effet une période de transition difficile, et ce dispositif mettait l'accent sur la méthodologie nécessaire pour suivre correctement les cours au collège tant au niveau de l'organisation concrète du cartable ou de l'apprentissage des leçons. Lorsqu'ils rentreront en 5ème ils n'auront plus d'aide hebdomadaire afin de les aider dans leur travail personnel et se retrouveront en classe entière en sciences (sciences-physiques, SVT technologie). Pourtant dans ces matières où l'expérimentation est primordiale, accueillir les élèves en groupes réduits de 18 indispensables pour réaliser les expériences scientifiques dans de bonnes conditions de sécurité. De même en classe de 4ème, ce fonctionnement par groupes en sciences va disparaître, tout comme l’heure de Traitement des Difficultés Scolaire (TDS) mise en place il y a quelques années. Pourtant remédier aux difficultés rencontrées par les élèves de 4ième, classe dans laquelle les décrochages sont très nombreux, est également nécessaire au collège Barbusse. Ce dispositif permet aux élèves de réfléchir à leur difficultés et leur laisse le choix de la matière dans laquelle ils seront pris en charge pendant quelques semaines, que ce soit pour travailler un point qu'ils n'ont pas acquis ou pour approfondir un thème qu'ils affectionnent davantage ou encore pour avoir l’occasion de s’exprimer en langues vivantes dans un groupe de 14 élèves maximum.

Cet ensemble qui vise à créer une cohérence pédagogique et une ambiance de travail au sein du collège, et par là même à donner plus de sens à l'école risque de disparaître. Pourtant tous ces dispositifs ont été validés par l'administration et mis en avant comme pistes de travail pour d'autres collèges, en particulier lors de visites des inspecteurs généraux qui ont salué ces initiatives pédagogiques. Le travail des élèves et des enseignants a d’ailleurs porté ses fruits : le collège Henri Barbusse est passé de 45% de réussite au brevet des collèges au début des années 2000 à 80% ces deux dernières années.

Cela n'a pas convaincu l'Inspectrice d'Académie qui, lorsqu'elle a reçu une délégation composés de personnels et d'un parent d'élève, a apporté une fin de non-recevoir et reporté l’attribution d'hypothétiques moyens supplémentaires au mois de juin « en fonction de ce qui lui restera ». Or comment préparer sereinement et correctement la rentrée prochaine sans aucune certitude quant aux moyens alloués en septembre? Cette gestion témoigne d’une certaine indifférence pour la réussite scolaire de la jeunesse d'un quartier populaire comme celui de Vaulx-en-Velin et d’un mépris réel pour le travail de l’équipe pédagogique du collège Henri Barbusse.

Après tout, pourquoi un collège de banlieue ne se contenterait-il pas d'un petit 50% de réussite au Brevet des Collèges? Ne serait-ce pas là un juste retour à la normale? Pourquoi les enseignants et les parents maintiendraient-ils cette curieuse et bien trop coûteuse ambition de vouloir faire réussir leurs élèves et leurs enfants?





Mobilisation au collège Barbusse pour garantir une éducation de qualité : grève lundi 8 mars

[CNT Education 69] Mobilisation au collège Barbusse pour garantir une éducation de qualité : grève lundi 8 mars

Article du dimanche 7 mars 2010



Depuis plusieurs années, des dispositifs d'aide aux élèves et de nombreux projets pédagogiques ont été mis en place au collège Barbusse. Grâce à cela, les résultats au brevet sont passés de 45% à 80 % de réussite en dix ans et l'ambiance de travail s'est améliorée.

Or l'inspection d'académie enlève chaque année un peu plus de moyens.

Cette année, la diminution est tellement forte que cela va entraîner à la rentrée prochaine la disparition pure et simple de certains de ces dispositifs d'aide aux élèves, ainsi que la suppression des groupes de sciences.

Les enseignants du collège ont décidé de ne pas accepter ces choix budgétaires qui vont priver les élèves de Vaulx-en-Velin des chances de réussite qui leur sont dues. C'est pourquoi ils ont décidé d'être en grève à partir de lundi 8 mars.

N'hésitez pas à venir au collège pour venir vous informer et soutenir les personnels qui veulent se battre pour l'avenir des élèves de leur collège.

Vaulx en Velin Journal : moins de moyen pour les collèges

Communiqué du personnel du collège Henri Barbusse de Vaulx-en-Velin

Lutte victorieuse à Vaulx-en-Velin

Metro : "La fronde des profs"

[International ] Mobilisation pour la liberté syndicale en Allemagne

Article du mercredi 24 février 2010



Communiqué de presse

Samedi 27 février à 15h00, l’Union Régionale Rhone-Alpes de la CNT appelle à un rassemblement devant l’Institut Goethe, 16 Rue François Dauphin.

La Confédération nationale du travail (CNT) continue ainsi la mobilisation mondiale qui a vu des protestations dans 20 pays du globe les 29 et 30 janvier dernier, ainsi la France a connu des mobilisations à Marseille, Lille et Paris. La dernière décision juridique, datant du 16 février 2010, démontre la nécessité de maintenir, voire d’augmenter la pression publique. En effet, un tribunal a confirmé l’arrêt interdisant au syndicat berlinois de la Freie Arbeiter-Union (FAU) de poursuivre le conflit social dans un cinéma de la capitale allemande.
Le juge aurait reconnu, d’après un témoin, que dans n’importe quel pays européen les droits syndicaux de la FAU ne seraient pas remis en cause. Mais selon lui, la tradition allemande exigerait le maintien des interdictions contre la FAU. Oui, deux interdictions : car la direction du « Babylon », le seul cinéma subventionné par la mairie, s’est appuyée sur l’arrêt récemment confirmé pour faire interdire à la FAU Berlin de poursuivre son activité dans le cinéma mais également de se désigner comme « syndicat » ou « syndicat de base ».

Les attaques juridiques ne s’en prennent pas uniquement à la section du cinéma mais visent la totalité du syndicat local, la FAU Berlin. Ceci au moment où le 4e sénat de la Cour fédérale du travail s'apprête à casser un des piliers du droit syndical allemand en autorisant l'existence de plusieurs conventions collectives dans la même entreprise. La FAU a d’ores et déjà annoncé qu’elle allait se battre dans toutes les instances afin de faire reconnaître ses droits comme l’a dit l’avocat Klaus Stähle : « C’est une lutte contre les structures de pensée juridique établies qui est menée ici. » Point de vue partagé par le nouveau-né Comité pour la liberté syndicale regroupant notamment des militants des syndicats DGB – comme ver.di et IG Metall – et d’autres citoyens défendant les droits civiques. Ne partageant pas forcément la conception anarcho-syndicaliste de la FAU, ils appellent malgré tout leurs adhérents et permanents de syndicats ainsi que tous les défenseurs du droit fondamental à la fondation d’organisations de salariés libres et indépendantes à défendre la liberté syndicale et à revendiquer l’annulation de la décision interdisant à la FAU Berlin toute activité syndicale. Il faut savoir qu’en Allemagne les conventions collectives de branche validées ne sont contraignantes que pour les organisations signataires et leurs adhérents ; 50% des salariés travaillent donc sans convention collective.

La FAU est la confédération anarcho-syndicaliste en Allemagne. Confrontées à un cadre juridique restrictif, les organisations fédérées ont, les années dernières, augmenté leurs efforts sur le terrain syndical. La FAU Francfort a initié la première grève dans l’intérim en décembre 2005 ; aujourd’hui c’est la FAU Hanovre qui soutient les intérimaires licenciés de VW à Stöcken.
La FAU Berlin s’investit au sein des cinémas depuis plusieurs années. En 2002 déjà, une étude de la FAU constatait que largement plus de la moitié des salariés dans les cinémas berlinois sont des étudiants. Après s’être engagé au niveau de la culture, du social, des stagiaires et des licenciements abusifs en 2008 et 2009, les anarcho-syndicalistes s’apprêtaient à conclure leur première convention collective à Berlin.


tract pdf

Plus d’informations sur internet :


http://www.cnt69.org/index.php/2010/02/19/289--lyon-rassemblement-de-soutien-a-la-fau

La coordination ROUGE ET NOIRE solidaire de la FAU

Le syndicat FAU-AIT (anarchosyndicaliste) déclarée illégale à Berlin (Allemagne)


www.cnt-f.org/international


Appel du Comité pour la liberté syndicale :
www.labournet.de/diskussion/gewerkschaft/real/fausoli.pdf

Copenhague : la grande escroquerie climatique et sociale

Article du vendredi 19 février 2010

La manifestation monstre du samedi 12 décembre a réuni pas oins de 100 000 personnes en faveur d’un engagement des États pour une action réelle en faveur de la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). Néanmoins, on ne s’attendra pas à un résultat satisfaisant du sommet, qui se termine le 18 décembre, pour prendre les mesures nécessaires à une baisse drastique des émissions de GES, la stabilisation du climat à un maximum de + 2° et à une solidarité avec les peuples qui sont les plus victimes des impacts du réchauffement climatique.



Le système capitaliste nous montre un fois de plus son incapacité à régler les problèmes qu’il a luimême engendré : les théories de l’économie libérale basées sur la croissance sans fin se retrouvent de plus en plus au pied du mur, face à la réalité d’un monde fini, d’une biosphère de plus en plus incapable de supporter les activités humaines et d’une misère toujours plus importante pour les presque sept milliards d’humains qui peuplent la terre. Copenhague et Kyoto sont déjà, en soi, une arnaque. Les gouvernements comptabilisent en effet les émissions (donc leurs éventuelles réductions) par pays. Ce qui est un non-sens technique dans un système économique mondialisé : la plupart des biens de productions (et les émissions qui leur sont dûes) sont consommés dans les pays riches mais leurs émissions sont imputées aux pays où ils sont produits (Chine, etc). Il est donc facile pour la France de se glorifier d’une stabilité de ses émissions de GES, son activité industrielle étant en partie délocalisée dans les pays en développement.

De même que pour la production alimentaire, une large partie de ce que nous consommons provient de cultures des pays du Sud. Par exemple, les importations massives de soja (transgénique bien souvent) pour l’élevage du bétail européen sont responsables d’une vaste déforestation (ainsi que la destruction des cultures paysannes locales) et d’une part importante des émissions mondiales de GES.

Les pays riches ont donc la responsabilité historique du réchauffement climatique, depuis la révolution industrielle notamment, mais ils en sont responsables également aujourd’hui avec les compagnies financiéro-industrielles qui ont délocalisé une bonne partie de la production vers les pays pauvres mais pas les profits, bien entendu. Le rouleau compresseur de ce système capitaliste déferle donc sur des continents entiers, détruisant aussi bien forêt vierge et autres écosystèmes, peuples et cultures locales, acquis sociaux dans les pays riches, imposant un sous-prolétariat miséreux dans les pays en développement, épuisant les ressources vitales à l’économie humaine, énergie, matières premières, eau et terres arables.

Derrière les façades fraîchement repeintes en vert des supers ministères de développement durable (sic !) et autres multinationales, derrière les discours de la croissance verte et autres attrape-nigauds, la réalité est toujours plus de profits, toujours plus de casse sociale et, au final, c’est toujours nous les plus pauvres qui paieront les pots cassés.

Au moment du sommet de Copenhague, on apprend la fin du tarif réglementé du gaz (prochainement celui de l’éléctricité ?), la libéralisation du trafic voyageur du rail (on a vu le résultat pour le fret : toujours plus de camion) et l’augmentation des abonnements d’électricité. En effet, Edf a augmenté de 172 % l’abonnement le plus économique pour les petits consommateurs, mesure encourageant donc la consommation d’électricité (à 80 % nucléaire).

La résolution des problèmes environnementaux ne se fera donc pas sans une remise en cause radicale de notre système économique et sociale. Il faut imposer enfin les vraies bases d’une société égalitaire : produire par nous-même pour nous-même sans enrichir divers profiteurs.

Tout en préparant ce futur bouleversement social par les luttes menées sur le terrain social, dans nos entreprises et dans la rue, de multiples solutions pratiques existent pour éviter ce système de surproduction. Ainsi, à l’image de la coopérative « coopequita », soutenue par les syndicats de la CNT, regroupant producteurs et consommateurs, sortons des supermarchés et d’une industrie destructrice !

Bitume CNT Santé-social 69

La mécanique de l’exclusion

Article du jeudi 18 février 2010

Il y a aujourd’hui officiellement en France huit millions de pauvres, soit 13 % de la population.
Il s’agit de la pauvreté dite « monétaire » qui se définit par les personnes disposant d’un revenu inférieur à 60 % du revenu médian. Mais la pauvreté ne se résume pas au revenu et comprend le manque d’accès à de nombreux besoins élémentaires (santé, logement). Elle ne peut être résorbée que par un effort volontariste de la société qui aille à l’encontre de la logique du marché.

La spirale de l’exclusion

On peut reprendre la définition que donne de la pauvreté le sociologue britannique P. Townsend : être « exclu des modes de vie courants dans une société ». C’est pourquoi la pauvreté est une situation de non-accès à certains droits fondamentaux.
Plusieurs indicateurs peuvent être retenus pour mesurer cette situation. L’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale en retient quatre principaux :
— le taux de renoncement aux soins pour des raisons financières (13 % de la population en 2005) ;
— le taux de jeunes n’ayant pas achevé un diplôme reconnu (CAP, BAC, BEP) : 100 000 chaque année ;
— la proportion de demandes de logements sociaux non satisfaites au bout d’un an : 45.8 % en 2006 ;
— le taux de demandeurs d’emploi non indemnisés : 40,3 % en 2006.

L’exclusion est ainsi l’aboutissement d’un parcours où les différentes dimensions se renforcent mutuellement.
L’indicateur le plus synthétique reste néanmoins celui de la pauvreté monétaire : revenus inférieurs à 60 % du revenu médian.
Concrètement, ce revenu a été fixé en Europe à 908 euros. C’est lui qui permet d’estimer la pauvreté en France à 13 % de la population. C’est pourtant moins que la moyenne des pays de l’UE (16 %) et nettement moins que certains pays qui ont 20 % de pauvres (Espagne, Italie, Royaume-Uni, etc.).



Comment les pays riches peuvent-ils développer en leur sein une telle proportion de pauvres ?

Au coeur, le problème de l’emploi. Bien sûr, la première solution est de fournir un revenu décent à ceux qui en sont privés. Mais on ne peut pas le faire dans la logique capitaliste car ce serait une « désincitation au travail ». Alors ces allocations, comme le RSA, sont calculées pour être en dessous du seuil de pauvreté officiel. On te permet de ne pas crever, mais on te fait bien sentir que tu n’as pas le droit aux « modes de vie courants dans une société. »

Bien mieux, on voit se développer cette nouvelle catégorie de « travailleurs pauvres ». Effectivement, 10% des salariés du secteur privé touchent moins de 710 euros par mois. Soit ils ne travaillent pas à plein temps, soit ils font des allers-retours entre emploi et chômage. Sans doute que le travail assure à chacun une place dans la société et renforce une image positive de soi. Mais, quand tu es confronté aux mêmes choix budgétaires qu’un autre pauvre, on peut douter que ce soit très motivant de travailler. Surtout quand tu vois que la santé de l’économie mondiale dépend des intuitions de quelques traders qui jouent des milliards sur les marchés financiers. Il y a décidément quelque chose de pourri au royaume du capital.

Solidarité collective contre les mécanismes de marché Le capitalisme semble bien incapable d’assurer à chacun un emploi décent. Cela fait plus de 30 ans qu’il maintient 10 % de la population aux marges de la société. L’autorégulation du marché, loin de résorber le problème, semble bien se contenter de cette situation. Au contraire, dans la période récente, il tend à développer des nombreuses situations intermédiaires entre emploi et chômage.
Cela stabilise sans doute les chiffres du chômage mais pas ceux de la pauvreté. Il n’y a pas d’illusions à se faire. Dès sa naissance, le capitalisme a développé la pauvreté d’une partie de la population. Si la paupérisation, dénoncée par Marx, ne s’est pas pleinement produite, c’est bien grâce aux luttes ouvrières et sociales. Le capitalisme laissé à lui-même développe spontanément les inégalités.

Seule notre action consciente et organisée peut permettre de réduire les inégalités dans la société. Faire de la solidarité collective la valeur centrale ne viendra pas spontanément du fonctionnement du marché, mais devra au contraire s’imposer contre sa logique inhumaine.

Rico CNT Education 69

[CNT Construction] Débat le 6 février 14h30 : Le travail en coopérative

Article du jeudi 4 février 2010

Le travail en coopérative,
alternative ou intégration au système capitaliste ?





Débat le 06 février à 14 h 30
à la Marmite Colbert - 7 rue Diderot - 69001 Lyon



Avec la participation :

De Michel Rohart, directeur de l'Union régionale des SCOP, qui nous expliquera ce que sont les SCOP ainsi que leur réalité d'aujourd'hui. Il nous expliquera aussi quelle philosophie anime cette fédération des SCOP.

De Marc Bourgeois, travailleur à Ambiance Bois, Scierie-raboterie coopérative du Limousin fondée en 1989. Il nous expliquera, à travers cette entreprise, cette expérience d'émancipation.

D'un syndicaliste du SUB 69 qui reviendra sur le lien entre syndicalisme et coopératives. Et de vous camarades intéressés qui souhaitez apporter votre pierre au débat.


Affiche A3



http://www.ambiance-bois.com/

http://www.scop.org/

http://www.cnt-f.org/sub69


Commission coopérative de la CNT

[CNT Santé-Social] Compte-rendu du rassemblement à la Préfecture en faveur des SDF du 28 janvier

Article du mardi 2 février 2010




Nous étions 300 personnes lors de ce rassemblement (travailleurs sociaux et personnes SDF). Après ce mouvement, Mr May Carle (directeur de la Cohésion Sociale au niveau de la DDASS) a envoyé un mail au 115 pour demander:

1/ que toutes les personnes soient mises à l'abri (y compris les isolés qui ont de fait accès à l'hôtel);

2/ de stopper le procédé de rotation des places. Ce qui signifie que les personnes pourront être hébergées en continu pour l'instant.

Ces mesures sont demandées pour les quinze jours à venir seulement. A nous d'être vigilants pour la suite.

3/ Concernant la pérennisation des centres d'hébergements d'urgence après la période du Plan Froid, nous n'avons eu aucune réponse.

La CNT santé social présente lors de ce rassemblement a décidé de participer pleinement dans cette lutte en mandatant des militants pour se rendre aux réunions du collectif.

La CNT tient à saluer les camarades de Continental

Article du mardi 12 janvier 2010

CNT - Communiqué de presse confédéral du 10 janvier 2009

ABANDON DES POURSUITES CONTRE LES OUVRIERS DE CONTINENTAL !

Ce mercredi 13 janvier aura lieu au tribunal d’Amiens le procès en appel des six "contis" qui sont accusés d’avoir saccagé la sous-préfecture de Compiègne au printemps dernier. Solidaire face à ces attaques, la CNT tient à saluer les camarades de Continental pour la lutte exemplaire qu’ils ont mené en 2009 contre la fermeture de leur entreprise, symbole d’espoir et source de courage pour tous les travailleurs en lutte pour leur emploi et contre la dictature que nous impose le système capitaliste dans les entreprises.

Et c’est bien ce symbole, dans un contexte où le capitalisme financiarisé et mondialisé prend l’eau de toutes parts, que le gouvernement français a tenté de détruire par la répression des six contis, dans le but de dissuader tous les autres travailleurs de s’en prendre au système économique et à son gendarme : l’État.

En l’absence de preuves, le gouvernement a donc concocté un montage judiciaire suivi malheureusement par une justice plus sensible au maintien de l’ordre qu’à l’avenir des 1120 salariés de Clairoix, sacrifié sur l’autel des profits. Le procureur de la république du tribunal de Compiègne a déterré pour l’occasion la loi "anti-casseurs", abrogée par Badinter en 1981, afin de condamner les contis sans preuve de leur culpabilité mais simplement du fait qu’ils étaient présents au moment des faits. Le gouvernement aimerait ainsi créer une "jurisprudence Continental", qui permettrait de criminaliser les mobilisations à venir.

Voilà pourquoi le soutien aux camarades de Continental est essentiel pour faire preuve de la solidarité de classe nécessaire à notre temps, et empêcher l’État d’ajouter une nouvelle pierre à son entreprise de répression pénale de l’action militante et de la solidarité sociale.

La CNT exige donc l’abandon des poursuites à l’encontre des six camarades de Continental injustement poursuivis.

TOUS A AMIENS LE 13 JANVIER ! RELAXE POUR LES SIX OUVRIERS DE CONTINENTAL ! JUSTICE SOCIALE !

Confédération Nationale du Travail (CNT) Bureau confédéral

cnt@cnt-f.org

www.cnt-f.org

Rendez-vous le 13 janvier 2009 à 11h devant la gare d’Amiens (et à partir de 12h devant le palais de justice).





1910 : création de la CNT espagnole

Article du mercredi 6 janvier 2010


D'après une affiche de la CGT espagnole

GrDF licencie les syndicalistes ! Réintégration de Nordine, arrêt des sanctions contre les grévistes du printemps dernier !

Article du samedi 2 janvier 2010

Communiqué de presse confédéral du 29 décembre 2009

Depuis le 14 décembre, deux militants de SUD Energie ont entamé une grève de la faim avec Nordine Mahroug, syndicaliste injustement licencié sur la base d’un dossier disciplinaire monté de toute pièce par la direction de GrdF, entreprise issue de la privatisation progressive de l’ancien service public EDF/GDF.

Cette grève de la faim est pour ces militants l’ultime recours face à un patronat farouchement déterminé à briser la résistance syndicale. Ce dans une entreprise qui se place aujourd’hui complètement sur le terrain de la compétition économique et du capitalisme le plus sauvage voulu par l’Union Européenne, à l’opposé de toute idée de service public, et d’accès à l’énergie pour tous.

En effet, notre camarade Nordine a participé très activement au mouvement de lutte du printemps dernier à GDF et à EDF contre les restructurations de ces entreprises, qui n’en finissent plus depuis la mise en route du processus de privatisation, qui génèrent des conditions de travail insupportables et menacent l’emploi et donc l’avenir de milliers de salariés.

Non contente d’avoir méprisé ouvertement les justes revendications des travailleurs qu’elle exploite, la direction de GrDF veut écraser la résistance des salariés au processus de privatisation, comme à La Poste qui s’acharne contre les militants syndicaux trop contestataires, notamment de la CNT-PTT dont fait partie Gilles Béranger, aujourd’hui mis à pied pour une année entière sur la base d’un dossier disciplinaire fabriqué de toutes pièces, là aussi par la direction.

A GrDF, Noredine fait donc partie des 240 travailleurs faisant l’objet d’une procédure disciplinaire depuis le mouvement du printemps dernier. Ils paient cher l’exercice du droit de grève et de l’activité syndicale, pourtant inscrits dans la constitution, mais que le patronat et l’État, sûrs d’être en positon de force sur le terrain de la lutte des classes, se sentent en droit de sacrifier au profit de la religion du marché. C’est oublier que pour nous, un coup porte contre l’un d’entre nous est un coup porte contre tous !

La CNT, et notamment son syndicat de l’énergie, est solidaire de ses camarades de SUD énergie grévistes de la faim et exige la réintégration de Nordine ! arrêt des sanctions contre les grévistes et les syndicalistes !

Un coup contre l’un d’entre nous est un coup contre tous !

Contact syndicat Energie-RP :

CNT ENERGIE RP
33 rue des Vignoles
75020 – PARIS
01 43 72 09 54
syndicat-energie-RP@cnt-f.org