CHÔMAGE, POLLUTION, MISERE, REPRESSION, EXPLOITATION...
LE CAPITALISME, C'EST LA CRISE !

Droit et temps de travail (1ère partie)

Article du vendredi 18 décembre 2009

rapports sociaux depuis le Moyen Âge et la question de la durée du travail est historiquement à la source du droit du travail. La réglementation actuelle n’est elle-même que l’aboutissement de la longue histoire des luttes du mouvement ouvrier, commencée avec l’émergence du capitalisme industriel au milieu du XIXe siècle.

La durée du travail n’est donc pas une simple question de droit du travail parmi d’autres, mais en quelque sorte un indicateur privilégié de l’état de la lutte des classes.

Le temps de travail : de 1791 à 1981 On peut réellement commencer à parler de « temps de travail » avec l’avènement du capitalisme industriel. C’est avec l’apparition du salariat qu’émerge l’histoire juridique et sociale de la durée du travail. Au début du XIXe siècle, la relation de travail est de nature strictement contractuelle, le pouvoir politique, au nom de l’individualisme libéral, refuse d’intervenir en matière de condition de travail et de rémunération. L’Assemblée constituante de 1791 affirme le principe de liberté du travail. Le décret d’Allarde du 2 mars 1791 supprime les corporations et la loi Le Chapelier des 14-17 juin 1791 interdit aux « citoyens » d’une même profession, maîtres ou ouvriers, toute coalition. En clair, grèves et syndicats sont interdits.

La révolution de juillet 1830 va accélérer la prise de conscience des intérêts collectifs des ouvriers et marqué le début du divorce entre l’idéal républicain et le mouvement ouvrier en lutte, qui va s’approfondir au cours des différentes insurrections armées qui se sont succédé tout au long du XIXe siècle. La loi Le Chapelier sera abrogée par étapes et la liberté syndicale rétablie dans la seconde moitié du XIXe siècle avec respectivement la loi du 25 mai 1864 sur l’abolition du délit de coalition et la loi Waldeck-Rousseau du 21 mars 1884 légalisant les syndicats. Entretemps, les premières lois sociales limitant la durée du travail sont promulguées. 1841: date fondatrice pour le droit du travail Le premier acte législatif en matière de droit du travail est la loi du 22 mars 1841 qui réglemente le travail des enfants.

La publication en 1840 par le docteur Villermé de son Tableau physique et moral des ouvriers est à l’origine, malgré des oppositions virulentes, du vote de la loi de 1841 limitant l’âge de l’embauche. On peut notamment lire dans son rapport que des enfants de cinq ans sont fréquemment employés pendant des journées de 14 heures d’amplitude. La loi du 22 mars 1841 reste cependant bien timide. Elle veut en particulier assurer le renouvellement des jeunes générations mises en péril par des conditions de travail et de vie inhumaines. Elle se limite à interdire le travail des enfants de moins de 8 ans, elle limite la durée du travail à 8 heures entre 8 et 12 ans et 12 heures entre 12 et 16 ans, et elle interdit le travail de nuit aux moins de 13 ans. À l’époque, la durée hebdomadaire de travail en France varie entre 72 et 84 heures.



La loi du 19 mai 1874
La IIIe République promulgue plusieurs « lois ouvrières » limitant la durée du travail. La loi du 19 mai 1874 interdit le travail des enfants avant l’âge de 12 ans, limite celui des plus âgés à 12 heures par jour, et le travail de nuit est prohibé jusqu’à 16 ans pour les garçons et 21 ans pour les filles. Cependant, le rapport de force très défavorable aux ouvriers et l’absence de volonté politique de l’État de contrôler l’effectivité de ces lois rendent pendant une longue période ces lois inappliquées. La loi du 2 novembre 1892 poursuit la construction législative avec de nouveaux seuils : interdiction du travail des moins de 13 ans, 10 heures par jour maximum pour les enfants de 13 à 16 ans , 11 heures par jour pour les jeunes de 16 à 18 ans et les femmes, 12 heures pour les autres travailleurs. La même loi crée l’inspection du travail sous sa forme actuelle.

1900: la loi Millerand fixe la durée quotidienne à 10 heures par jour dans l’industrie
La loi Millerand du 30 mars 1900 fixe l’organisation progressive, en quatre ans, de la journée de travail de tous à 10 heures. La CGT adopte en 1904 au congrès de Bourges la revendication de la journée de 8 heures. En 1905, la loi instaure la journée de 8 heures dans les mines. La loi du 13 juillet 1906 institue le repos hebdomadaire : c’est la semaine des 60 heures avec un jour de repos hebdomadaire obligatoire pour tous.

1919: semaine de 48 heures et adoption d’une loi sur la journée de 8 heures.
La loi du 23 avril 1919, qui suit de près celle du 25 mars 1919 donnant aux conventions collectives un premier statut légal, institue les durées maximales de 8 heures par jour et 48 heures par semaine. Cette protection concerne tous les travailleurs, hommes compris, et non plus seulement les enfants et les femmes. 1936: les réformes du Front populaire Dans un contexte social dominé par le chômage, résultant de la grande crise des années 1930, des articles popularisent dès 1931 le thème des 40 heures en cinq jours, payées 48, thème repris par le Parti socialiste et la plate-forme d’action commune PS-PC en 1932-1933. Bien qu’absentes du programme politique du Front populaire, de profondes réformes sont adoptées sous la pression syndicale, avec les lois du 20 juin 1936 (deux semaines de congés payés) et du 21 juin 1936 (semaine de quarante heures). De cette union « congés payéssemaine de 40 heures » émerge l’idée d’un temps libre, de loisirs et de culture pour les salariés. Cependant, la montée de la réaction en France comme en Europe va conduire à assouplir ces mesures dès 1938. Les décrets d’application paraissant en 1937 et 1938 introduisent les notions d’heures d’équivalences (professions dans lesquelles on considère qu’il existe des périodes creuses considérées comme temps d’inactivité) et de dérogations permanentes.

De 1936 à 1980, la diminution du temps de travail doit plus aux jours de congés supplémentaires qu’à une réduction horaire.

Des deux semaines de congés en 1946 (loi du 25 février 1946), on passe à trois semaines en 1956 (loi du 27 mars 1956) puis à quatre semaines en 1969 (loi du 16 mai 1969). Ce mouvement est, pour l’essentiel, conventionnel. La loi, en généralisant les acquis sociaux des grands bastions industriels, n’a fait que les étendre à l’ensemble des travailleurs1. 1. L’accord Renault du 15 septembre 1955 instituant une troisième semaine de congés payés a inspiré la loi du 27 mars 1956 et celui du 29 décembre 1962 instituant la quatrième semaine a inspiré celle du 16 mai 1969.

Loulou Santé-social 69

[Billet d'humeur] Société de kapos !

Article du jeudi 17 décembre 2009



L'autre jour, on discutait avec un collègue des accidents de travail. Et il me dit que dans la boîte du mari de sa soeur, ils ont mis en place un système de prime d’assiduité et que c’est collectif. Du coup, si quelqu’un est absent, c’est tous les salariés qui perdent de la tune.
Bonjour l’ambiance entre collègues !

Son beauf s’est blessé à la main il n’y a pas longtemps et il n’a pas osé s’arrêter… Ils sont trop forts, maintenant ils nous payent pour qu’on se flique et se foute la pression entre nous. Plus besoin de chefs/kapos ou, plutôt, si, nous devenons tous des kapos dans la rue comme nous l’enseigne le grand Sarko et dans les entreprises selon le management par la peur et le stress. Ils feignent de découvrir le sujet avec les suicides de France Télécom mais ils ont organisé cette déshumanisation du travail, cette course aux chiffres et à la rentabilité, véritable colonne vertébrale du capitalisme. Alors, ils vont nous faire croire avec leurs amis de la politique et des médias que tout va rentrer dans l’ordre et que des lois vont rendre la vie merveilleuse au travail. Pourtant, on peut encore voir des pubs comme celle de Kelformation.com où l’on propose une formation de manager avec en photo un type en costard et un nerf de boeuf à la main. La tyrannie managériale a encore de beaux jours !

Une mesure de ce type a déjà été annulée dans plusieurs boîtes par des tribunaux. Luttons contre ces méthodes avilissantes. C’est une insulte qui nous est faite à travers ce type de prime. Les fayots et autres lécheurs ont toujours existé et, là, ils veulent que nous en soyons tous et ils sont prêts à nous filer du pognon pour ça, pour nous motiver… Ils achètent notre déchéance, ils nous achèvent après des décennies de combat contre nos acquis sociaux, notre histoire et notre culture de classe. À propos de classe, le mieux serait de commencer dès le plus jeune âge à nous dresser, à nous fliquer mutuellement pour de l’argent. C’est tout le sens de la cagnotte collective de trois établissements tests de l’académie de Créteil. On va filer une prime collective à l’ensemble de la classe s’il n’y a pas d’absence. Ça peut quand même aller jusqu’à 10 000 euros. Donc, si t’es absent t’es tricard, on va te faire la guerre. Qu’importe que tu doives bosser à côté de l’école et que tu ne tiennes pas le coup, qu’importe que tu sois malade, que tu ne saches pas ce que tu fous dans cette classe où on t’a « orienté » et que tu ne sois pas motivé. Marche ou crève ! Tes camarades de classe seront là pour te le rappeler.

Ben Sub 69

9 milliards en 2050 : et moi, et moi, et moi…

Article du mardi 15 décembre 2009

Les démographes de l’ONU prévoient que nous serons neuf milliards d’habitants sur terre en 2050. L’explosion démographique que nous avons connue en quelques siècles demande une adaptation de nos modes de vie.



Comment va croître la population d’ici 2050 ?
2050 est un horizon bien proche. On devrait atteindre sept milliards vers 2015. En quarante ans, la population mondiale devrait donc augmenter de plus de deux milliards, soit près de 40 % de plus. Néanmoins, cette date ne doit rien au hasard. À partir de là, la population mondiale devrait se stabiliser, voire décroître un peu. En effet, les évolutions démographiques ne suivent pas une courbe monotone. L’humanité comptait cinq cents millions d’individus en 1650. Cette explosion en quatre siècles s’explique par le phénomène de transition démographique.

En deux mots, on est passé progressivement d’un régime démographique de natalité et mortalité forte, à un régime de plus faible mortalité et natalité. Mais, ce passage ne s’est pas fait en une fois ; d’où une période transitoire de baisse de la mortalité tandis que la natalité restait forte. Globalement, c'est le temps que les familles adaptent leurs comportements de fécondité à la baisse de la mortalité, en particulier infantile.
On obtient ainsi un fort accroissement naturel pendant plusieurs générations. L’Europe l’a connu du XVIIe jusqu’au milieu du xxe siècle, ce qui explique aussi son expansion à travers la planète.
Les pays du Sud l’ont connu en accéléré après la Seconde Guerre mondiale, ce qui a lourdement pesé sur leur développement. Aujourd’hui, on commence à noter une baisse de la fécondité, en particulier pour les géants que sont l’Inde et la Chine, qui va au-delà des politiques autoritaires de leurs gouvernements.
Les prévisions catastrophistes qui voyaient la planète s’effondrer sous le poids de ses habitants semblent écartées. Mais, neuf milliards d’individus, concentrés dans les pays les plus pauvres, posent un certain nombre de problèmes.
Pas de scénario catastrophe, mais des changements nécessaires Il ne sert à rien de crier le plus fort au loup pour paraître crédibles ou radicaux. Malthus au XIXe siècle annonçait déjà la catastrophe imminente et préconisait de restreindre la natalité des pauvres. Les comportements démographiques se sont adaptés et des progrès dans l’agriculture ont permis globalement de nourrir cet accroissement de la population. Néanmoins, des changements dans nos habitudes seront incontournables pour accueillir dignement tout le monde. Évidemment, on ne peut pas continuer avec le mode de consommation qui prévaut dans les pays riches. On peut visualiser le problème en recourant au concept d’empreinte écologique. Il s’agit d’estimer quelle surface de la terre est nécessaire pour qu’une personne puise se nourrir et que ses déchets soient absorbés. Déjà, en 2005, il fallait 1,3 planète, ce qui montre que les capacités régénératives de la terre sont dépassées.
Surtout, le gaspillage des pays riches ne peut être pris comme modèle. La biocapacité pour 2005 était de 2,1 hectares par habitant, soit globalement l’empreinte écologique moyenne d’un Chinois. Un Français utilise aujourd’hui 4,9 hectares et un Nord-Américain 9,4.
Autant dire qu’il y a urgence à modifier nos modes de consommation.
Car tout le problème est là. Il ne s’agit pas de promouvoir un ascétisme rigoureux, même si des gaspillages doivent être sévèrement combattus. Le fond de la question est la mauvaise répartition des ressources et des richesses.
Les pays développés concentrent une richesse disproportionnée par rapport à leur population et cette question va prendre de l’ampleur avec le croît démographique prévu essentiellement dans les pays du Sud. Si on continue sur cette lancée, il ne faudra pas s’étonner de voir augmenter les tensions migratoires, voire les conflits. Comme le signale Jean-François Bayart, chercheur au CNRS : « S’imaginer que la majorité de la planète va se contenter de regarder la vitrine de la globalisation sans vouloir y entrer est une aimable utopie ».

Rico Éduc 69

[CNT Interco69] Non au travail le dimanche !

Article du dimanche 13 décembre 2009

[Voisinage][Saint-Etienne] Soirée débat sur le thème : l’hôpital malade de ses réformes

Article du jeudi 10 décembre 2009

La coordination culturelle des comités d’entreprises et de la MJC de Saint-Chamond Vous informe de la soirée débat du vendredi 11 décembre 2009

Sur le thème : « l’hôpital malade de ses réformes »

- Projection du film : « hôpital au bord de la crise de nerfs »
- Intervention des anarcho- syndicalistes de la CNT santé social 42
- Débat interactif avec le public

RDV à 20h15 Espace José Cuadros MJC St Chamond
2a avenue de la libération

La précarité n'est pas une fatalité

Article du samedi 5 décembre 2009

Manifestations partout en France, le samedi 05 Décembre 2009

Assez de baratin. Le chômage et la précarité ne sont pas tombés de nulle part, de la faute à pas-de-chance. Ils sont des variables d’ajustement économique évidents du système capitaliste.

Requalification de tous les contrats précaires en CDI :

Les contrats précaires, quand t’es jeune et que t’arrives sur le marché du travail, c’est vécu comme normal, c’est intériorisé. Mais ne perdons pas de vue que c’est pour nous diviser que se multiplient ces sous-contrats, la flexibilité et les cadences infernales, dans des conditions totalement inacceptables (25 suicidés à France Telecom...). Bref, de la main-d’œuvre docilisée et pas chère, pendant que ces messieurs dames se foutent de nous, à trouver des arguments bidons pour pas qu’on voit l’arnaque : « Les caisses sont vides ». Pour l’armée et les banques, de l’argent y’en a. Le paquet fiscal, les parachutes dorés, les bénéfices pour les actionnaires, ça pas de souci, mais pour nous RIEN !?

Travaillons toutes et tous moins et autrement :

Le chômage, ça fait peur, et ça pousse à tout accepter. Il est limite présenté comme une punition dans ce système méritocratique à la con. Alors qu’il est justement là pour te mettre la pression, qu’avec la concurrence accrue, tu t’estimes heureux d’avoir un boulot, et que tu la fermes, sinon au coin ! Direction pôle emploi, qui va te proposer une « offre raisonnable » d’emploi et va contrôler tes papiers à l’inscription ! Quelles sont les conditions de travail, les salaires de ces boulots ??? Et aux médias de tous les jours de faire le listing, comme un constat malheureux, de la montée du chômage. 100 000 demandeurs d’emploi en plus par mois, au bas mot !... Et aux politicien-ne-s de nous insulter en nous disant qu’on est tous ensemble dans le même bateau, qu’on va devoir se serrer la ceinture (tout en consommant le plus possible, faut bien relancer l’économie !), et qu’on va devoir ramer ensemble.

Combien de dirigeant-e-s ont perdu leur job ? Combien de patron-ne-s ? Quelles sont leurs conditions de travail ? Leurs salaires ? Produisent-ils plus de richesses que les travailleurs ? Partageons les richesses, pas la misère !

Des papiers pour toutes et tous :

La précarité, c’est aussi le quotidien des sans papiers. Travail au noir ou déclaré, c’est sans protection sociale, le tout agrémenté de cache-cache avec les flics et risques d’expulsion. Immigration choisie d’un côté et disqualification des formations de l’autre, tout en reprenant des thèmes idéologiques de l’extrême droite.

Chômeurs-ses, précaires, non-précaires, nous avons tous-tes les mêmes ennemi-e-s. Travaillons tou-te-s, moins et autrement ! Partage du temps de travail, partage égalitaire des richesses !

NE RESTE PAS SEUL, ORGANISE-TOI ET LUTTE !


Tract confédéral

La précarité n’est pas une fatalité c’est un mode de gestion. Luttons le 5 décembre !

Article du samedi 5 décembre 2009

Peu d’enjeux sont aussi immédiatement interprofessionnels que ceux liés au chômage et à la précarité. La CNT appelle l’ensemble des travailleurs (avec ou sans emploi, avec ou sans papiers) à participer aux manifestations de ce samedi 5 décembre et aux assemblées générales pour donner suite au mouvement. Cette mobilisation sera le point d’orgue de semaines d’action des précaires mais la lutte ne s’arrêtera pas à une journée !

La crise financière a enfoncé la plupart des pays dans la récession, avec son cortège de conséquences en chaîne sur l’économie réelle : licenciements permanents, taux de chômage qui explosent, chômage partiel, situations de précarité renforcées, etc.

En France, ce sont près de 4 millions de personnes au chômage ou en sous-emploi. Les licenciements économiques ont augmenté de 31,4 % en un an ! Pour certaines grandes firmes, le business continue, y compris dans ses dérives les plus financiaristes et spéculatives, et la crise est un prétexte à restructurations, avec des conséquences en cascade sur les entreprises sous-traitantes, les salariés étant toujours en première ligne.

Mais la précarité n’est pas une nouveauté. Depuis des années les CDD, le temps partiel forcé, l’intérim, les contractuels de droit privé dans la Fonction publique, sont un mode de gestion, et la précarisation des travailleurs un principe économique. La sous-traitance, un moyen hypocrite et trop commode pour les grands groupes et pour l’État, de faire semblant de ne pas voir les conséquences sociales et humaines de ces « gains de productivité ».

Tous les travailleurs sont précaires, chômeurs en puissance, corvéables à merci. S’ils ne le savaient pas, leurs patrons et leurs hiérarchies le leur rappellent quotidiennement à coups de pression psychologique, de menaces de licenciement économique et de délocalisations, en répétant le nombre de chômeurs prêts à prendre leur place. Et lorsque les travailleurs victimes de licenciements économiques se battent pour obtenir autre chose que des miettes, on les envoie directement au tribunal à l’image des salariés de Continental que l’État traîne en justice…

Et parallèlement, la fusion de l’UNEDIC et des ASSEDIC dans le « Pôle emploi » n’a fait qu’aggraver le problème. Le traitement des dossiers est déshumanisé. Les chômeurs sont traités comme des fraudeurs en puissance, et l’un des critères « d’efficacité » est le taux de transfert de dossiers vers les sous-traitants privés qui, selon les chiffres même du gouvernement, sont plus chers et moins efficaces que le service public.

Pendant que des millions de personnes basculent dans la misère et que les autres subissent encore plus la flexibilité et les pressions patronales, les politiques nationales et internationales accouchent de souris (voire prennent des décisions absurdes comme faire travailler plus et plus longtemps en repoussant l’âge de la retraite ou en défiscalisant les heures supplémentaires) et nos dirigeants économiques et politiques continuent à se gaver à coups de milliards.

Il est grand temps de faire converger les luttes en allant rejoindre les marches contre le chômage, les précarités et les licenciements et en intégrant les précaires et chômeurs au sein des syndicats, au même titre que tous les salariés. Quel que soit son statut chaque travailleur est concerné, et c’est pourquoi les syndicats CNT se mobilisent à travers toute la France et notamment à Rennes, Lyon et Paris.

Parce qu’avec ou sans emploi aujourd’hui nous voulons travailler tous, moins et autrement.

Répartissons la richesse, pas la misère !

Propositions indécentes autour de la convention collective1966 ; rassemblement samedi 5 décembre

Article du jeudi 3 décembre 2009

La CNT santé social fera un planton
LE SAMEDI 5 DÉCEMBRE DE 13H À 15H DEVANT LES BUREAUX DU :
CREAI Rhône-Alpes 18 avenue Félix Faure 69007 Lyon
Métro ligne D arrêt Garibaldi






tract à télécharger

Rencontre et débat « Joe Hill, les IWW et la création d’une contre culture ouvrière révolutionnaire »

Article du jeudi 3 décembre 2009

Samedi 5 décembre à 15 heures à la Gryffe 5, Rue Sébastien Gryphe, Lyon 7e
en co-organisation avec la CNT du Rhône


Rencontre et débat avec Frédéric bureau traducteur du livre de Franck Rosemont, « Joe Hill, les IWW et la création d’une contre culture ouvrière révolutionnaire » (Editions CNT RP).



Fondés en 1905 les IWW écrivirent les plus belles pages du syndicalisme étastunien : grève "Bread and roses " de Lawrence, grèves sur le tas, luttes communes blancs, noirs, asiatiques, et hispaniques dans tout le pays, campagnes pour la liberté d’expression.. Et toujours en chansons, avec humour malgré les lynchages, les déportations et la prison.

Joe Hill, immigré suédois, travailleur et hobo, militant de base des "Industrial Workers of the World", dessinateur, poète, parolier, chanteur révolutionnaire, fut fusillé en 1915 en Utah après une parodie de procès. Hill fut l’auteur le plus populaire du "syndicat chantant" jusqu’à son assassinat légal. L’ouvrage de F. Rosemont est une invitation à découvrir l’histoire inconnue du mouvement ouvrier américain de lutte de classe, internationaliste, solidaire, antiraciste, antisexiste…