CHÔMAGE, POLLUTION, MISERE, REPRESSION, EXPLOITATION...
LE CAPITALISME, C'EST LA CRISE !

[CNT Equipement 69] Fonction Publique : sois mobile ou dégage... !!!

Article du mardi 30 juin 2009

La CNT Équipement dénonce le «projet de loi relatif à la mobilité et aux parcours professionnels dans la Fonction Publique » devant être examiné à l’Assemblée Nationale les 2, 3 et 6 juillet et qui organise la casse du cadre statutaire des fonctionnaires.

Il est inacceptable qu’une loi de cette importance dont le contenu a été vivement contesté par l’ensemble des organisations syndicales passe à l’Assemblée Nationale pendant les congés d’été...

Ce projet de loi est une remise en cause profonde des services publics.



En effet, l'article 7 de ce projet de loi ouvre la possibilité de mettre au chômage d’office («disponibilité forcée») et sans traitement, tout fonctionnaire qui dans le cadre d'une restructuration/suppression de service n'aurait pas trouvé une nouvelle affectation. En effet si après 3 propositions de poste par l’administration (quelque soit le lieu géographique, le ministère, la collectivité ou le métier proposés), vous n’en acceptez aucun, vous pouvez être licencié. En résumé vous ne pourrez pas refuser le 3e poste proposé... sinon la porte !!!

Ces postes proposés pouvant se présenter sous la forme d’un cumul de plusieurs postes à temps partiels (dont au moins un mi-temps). Ce «bricolage» de poste pouvant se répartir sur des missions et/ou administrations et/ou lieux très différents... «flexibilité» oblige...

M. Santini, à l’époque secrétaire d’État à la Fonction Publique, fut très clair : «Il s’agit d’une «mesure dissuasive vis-à-vis d’agent qui refuserait le principe même de la suppression de leur emploi», inutile de préciser que derrière «dissuasive» il y aura selon les cas : peur, chantage, pression...

Évidemment le non remplacement d’un départ en retraite sur deux et les restructurations à venir vont permettre de donner toute sa pleine mesure à cette loi, il vous faudra être très mobile géographiquement et professionnellement...(ayons ici une pensée pour les agents du Sétra, les déplacés des DDEA, des subdvisions supprimées...)

C’est également la création d’une nouvelle position statutaire : «fonctionnaire sans traitement en attente de poste ou avant licenciement», et rappelons-le sans indemnité chômage car la grande majorité des employeurs publics ne cotisent pas à l’assurance chômage...

Cela est également valable si de retour de congé maternité, parental, longue maladie ou détachement... votre poste a été transformé ou supprimé... vous aimez les surprises...!!!

Cela veut dire que le fonctionnaire dans cette situation (qui sera la conséquence logique des suppressions massives de postes liées au démantèlement programmé du service public) cessera de percevoir un traitement et devra donc, s'il veut être payé, trouver par lui-même un emploi dans le public ou le privé en attendant un poste, voir quitter définitivement la Fonction Publique (indemnité de départ fixée au cas par cas !!!).

Ce licenciement qui ne dit pas son nom est la porte ouverte à la liquidation définitive du statut de la Fonction Publique et du service public. C’est la fin de la garantie de l’emploi pour l’agent qui était «une garantie d’indépendance dans l’exercice de ses fonctions», et ainsi modifie et fragilise son positionnement. C’est la fin d’une relative protection contre la corruption ou les pressions diverses (politiques, hiérarchiques...), la fin de la garantie pour le citoyen/usager de l’indépendance, de la continuité du service et de la neutralité de l’action publique...

Nous constatons déjà avant que cette loi ne soit votée que le nombre de révocation particulièrement dans l’Éducation Nationale a augmenté sous le prétexte d’ «insuffisance professionnelle» et qui touche en réalité les syndicalistes les plus dérangeants....(voir les nombreux cas en cours suite aux dernières luttes dans l’Éducation Nationale...)

Il s’agit en outre d’un véritable plan social adapté au secteur public, rappelons qu’il y a 33754 postes à supprimer en 2010 (30600 en 2009).

La CNT Équipement dénonce par ailleurs l'article 10 qui permet d'avoir recours, à l'intérim sous prétexte de «continuité du service public».

Il s'agit une nouvelle fois, d'un moyen supplémentaire, après le recours à l'emploi précaire (vacations, contrats CAE...), de liquider à terme les garanties statutaires des travailleurs de la Fonction Publique, de précariser les personnels, au détriment de leurs statuts et de l'intérêt du service public.

Rappelons que contrairement à une idée reçue le taux de précaire est très élevé dans la Fonction Publique, 25 % des agents publiques sont aujourd’hui contractuel ou précaire.

Plus encore, cet article ouvre la voie à la sous traitance, et donc accentue l'entrée du privé en interne dans le secteur public.

Rappelons au passage que l’indemnité de précarité qui existe pour le privé n’est pas prévue pour les agents non titulaires de la Fonction Publique.

Nous revendiquons la titularisation sans condition de tous les précaires, assortie de l'ouverture massive de postes statutaires, seule à même de faire barrage aux tentatives de liquider le statut de la Fonction Publique, et d'assurer réellement la continuité des services publics.



Nous notons également la disparition dans le nouveau gouvernement du secrétariat à la Fonction Publique, celle-ci sera dorénavant directement gérée par le ministre du Budget, c’est la confirmation que l’État ne voit dans le service public qu’un coût qu’il faut réduire, la suppression des emplois à venir étant une simple variable d’ajustement au déficit public, à aucun moment n’est pris en compte la richesse du service que nous apportons qui est pourtant garant d’égalité des droits, d’émancipation par l’éducation, d’accès de tous aux soins...


Téléchargez le tract ici :

[Billet d'humeur] Profession tueur…

Article du lundi 29 juin 2009

Vous savez ce que c’est un plan social ? Moi non ! Des licenciements ça oui je sais ce que c’est ! Dans le même ordre d’idée vous connaissez les « managers de transition » ? Moi non, mais il paraît que dans les boîtes on les appelle : « nettoyeurs », ça devient plus clair... Ces gars sont embauchés pour licencier, pour faire le sale boulot.

Ce capitalisme de la finance demande toujours plus de rentabilité, les actionnaires et autres fonds d’investissement exigent une rentabilité énorme et sans cesse croissante. Pour augmenter la rentabilité du capital, ils baissent les coûts de main-d’oeuvre. Alors ces dernières années les entreprises se vident. Pour cela elles peuvent faire appel à un spécialiste qu’elles n’embauchent pas en général mais qu’elles rémunèrent en tant que prestataire de service. Et pas pour des prunes s’il vous plaît, ça monte facile à 1 000 euros la journée. Ces charognards errent donc de boîte en boîte pour les vider. Ils gagnent leur vie en brisant celle des autres. Ce sont des spécialistes qui aiguisent leur savoir au fil des expériences. Ils sont incollables et très durs à la négo pour les syndicalistes.

Eh oui, on n’est pas tous les jours confrontés à un plan de licenciement alors qu’on n’y connaît pas grand chose en terme de droit, de stratégie et qu’en face le nettoyeur lui, c’est son quotidien, il est à l’aise. Ces gens-là sont bien payés, ils sont extérieurs à la boîte, ils n’ont aucune pression dans l’affaire : ce sont des ennemis redoutables !

Jusqu’à quel stade d’inhumanité nous mènera le capitalisme ? Ces gens-là sont de dangereux individus, dangereux pour la société alors qu’ils affichent tous les signes de la réussite sociale. Ils vivent sur la misère des autres. Ce monde est malade ! La plupart des gens qui ont réussi dans ce monde sont de ce type d’homme : prêts à marcher sur la gueule des autres pour se faire valoir, prêts à tuer pour gagner de l’argent, prêts à humilier pour jouir... Nous n’en voulons plus et n’en avons jamais voulu de leur soif de pouvoir et d’argent. Nous n’en voulons plus de ces juges de classe, de ces huissiers au petit matin, de ces flics racistes, de ces matons violents, de ces militaires sanguinaires... Tous, au service de la classe des exploiteurs, au service du fric ! Nous n’en voulons plus de ces nettoyeurs, de ces actionnaires parasites, de ces patrons méprisants, de ces politicards asservis...

Et, derrière ces gens, on retrouve la logique de ce système : la soif d’argent et/ou de pouvoir. Partageons les richesses et le pouvoir et on pourra peut-être commencer à vivre ensemble, à parler d’humanité.

Ben Sub69


Extrait du Combat Syndicaliste n°340 de juin 2009

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Université Autogérée le 29 juin

Article du samedi 27 juin 2009

Au terme d’une année riche en luttes et de beaucoup de rencontres nous proposons de travailler à partir d’un outil qui perdure au-delà des mouvements : une journée de l’Université Autogérée.

Au terme d’une année riche en luttes, beaucoup de rencontres ont eu lieu. Contre un sentiment d’abattement qui en saisit beaucoup aujourd’hui, nous voulons au contraire parier à l’Université autogérée sur la richesse de ces rencontres, pour mettre en place une structure où la réflexion/action se mènerait ensemble sur le long terme… et avant tout pour se donner rendez-vous à la rentrée !

C’est pourquoi nous vous invitons le 29 juin à partir de 9h30 au 4bis rue de l’université (en salle CR07, au rez-de-chaussée du bâtiment CLIO) pour une présentation de notre projet et une journée d’échange ouverte.



- Présentation du projet et du contexte de l’Université autogérée


Discussion générale :

- Quelle Université voulons-nous ?
- Décalage organisations/luttes actuelles : à la recherche d’un « frisson nouveau »…
- Esprit de Vincennes, le retour !
- Quel outil informatique pour l’Université autogérée ?

Définition collective des ateliers de l’après-midi et premières propositions d’ateliers pour la rentrée


Repas partagé


Nos propositions pour les ateliers de l’après-midi :

- L’Université et les Lumières : sortir de la minorité…

A partir de Plinio Prado, Le principe d’Université comme droit inconditionnel à la critique > http://www.editions-lignes.com/LE-PRINCIPE-D-UNIVERSITE.html

- Université et mouvements sociaux

A partir de Charlotte Nordmann, Bourdieu, Rancière : la politique entre philosophie et sociologie

- Partage des savoirs et informatique…


En soirée (Ce sera très probablement vers 20h) au local de la CNT 44 rue Burdeau à Lyon :

- Projection de "Vincennes, le ghetto expérimental", de Jean-Michel Carré et Adams Schmedes (Durée : 1 H 40 mn)


Premier film sur l’université de Vincennes Paris VIII. Après mai 68, n’importe qui pouvait y venir suivre les cours, sans bac, ni diplôme. Ce film n’a pour but de dresser le recensement des activités de Vincennes, ni de justifier Vincennes, mais se veut plutôt un document sur la signification politique de Vincennes et de l’Université en général. Cette université ouverte entendait n'être plus le moule reproductif de la classe dirigeante, mais un lieu de vie collective, où les échanges sont constants, les expériences, les plus diverses (spirituelles, politiques, artistiques, physiques). Plus seulement espace d'apprentissage en amphi, mais foyer d'engagement politique en perpétuel bouillonnement, avec ses limites - sur lesquelles le film ne fait pas l'impasse.






tract à diffuser format A5

[Vidéo] No Border Camp

Article du vendredi 26 juin 2009

Pas de frontières entre les travailleurs ! Tous au camp No Border à Calais du 23 au 29 juin 2009 !

Article du jeudi 25 juin 2009

Communiqué de presse confédéral CNT du 21 juin 2009

Alors que les requins de la finance parcourent la planète librement en classe affaire ou jet privé, ici pour armer une « rébellion » qui va protéger les mines de diamant, là pour faire pression sur un gouvernement endetté afin qu’il privatise son réseau de distribution de l’eau... les travailleurs devraient s’arrêter devant les frontières que les Etats dressent entre eux afin des les diviser et de les mettre en concurrence ? L’ouvrière licenciée du nord de la France, le paysan chinois surexploité sur les chantiers de « Pékin 2008 », ou le Malien nettoyant de nuit les restaurants parisiens, ont en commun la peur du patron, de la misère et du flic quand ils sont obligés de migrer ou se révoltent face à la pauvreté qui les menace. Pour éviter que cela ne les unissent, l’Etat et le patronat tentent de terroriser les travailleurs : délocalisations, peur de l’immigration, enfermement des migrants sont autant de murs que l’on construit dans nos têtes que de centres de rétention à nos frontières, de contrôles au faciès, de déportations violentes.. .



En réalité, par la répression anti-syndicale dans les entreprises, et l’intervention policière systématique et massive lors de toute révolte sociale, l’Etat et le patronat cherchent à faire de tous les travailleurs, chômeurs, ou précaires, des sans-papiers, c’est à dire des sans-droits, des sans voix, exploitables en silence.

La chasse à l’étranger à Calais est une illustration particulièrement violente de cette politique de terreur. C’est là que depuis la fermeture de Sangatte en 2002 errent les migrants cherchant à rejoindre l’Angleterre, traqués par les CRS jusque dans les bois où ils se réfugient. C’est là aussi que des militants associatifs tentent de leur porter assistance et sont arrêtés régulièrement pour délit de solidarité. Donner un repas et une couverture à un migrant qui dort dehors, c’est ce que le ministère de l’immigration appelle « l’aide au séjour irrégulier ».

Alors que la crise économique a révélé aux yeux de tous les vrais responsables des licenciements, et de la précarité du travail, Alors que Besson, Sarkozy et consorts continuent d’agiter l’épouvantail xénophobe de la lutte contre l’immigration, et de nous diviser entre travailleurs français et étrangers, Alors qu’une véritable chasse à l’homme s’intensifie dans nos rues, nos écoles, nos gares, et s’étend jusque dans les pays pauvres pour traquer les migrants,

La CNT appelle tous et toutes à participer au Camp « No Border » de Calais du 23 au 29 juin 2009 pour échanger, créer des liens, et agir pour la liberté de circulation,et pour faire tomber les murs qu’on dresse entre travailleurs français et étrangers, avec ou sans papiers.

Télécharger le tract de CNT 59/62


"Nomade" (quotidien du camp No Border de Calais)

n° 3 - vendredi 26 juin 6 pages à télécharger ici : http://www.cnt-f.org/59-62/noborder_numero3_francais_internet-2.pdf

n° 2 - mercredi 24 juin 4 pages à télécharger ici : http://www.cnt-f.org/59-62/noborder_numero2_francais_internet.pdf

n° 1 - mardi 23 juin 4 pages à télécharger ici : http://www.cnt-f.org/59-62/noborder_numero1_francais_internet.pdf


Infos en direct du camp : http://calaisnoborder.eu.org


Photos du rassemblement en soutien à Erwan Redon

Article du jeudi 25 juin 2009