CHÔMAGE, POLLUTION, MISERE, REPRESSION, EXPLOITATION...
LE CAPITALISME, C'EST LA CRISE !

Témoignage de notre camarade de la CNT38 arrêté le 1er mai 2009

Article du lundi 18 mai 2009

Encore une fois les forces de répression du gouvernement se sont déchaînées le 1er mai à Grenoble contre 4 militants (dont 1 militant de la CNT interco 38 et hébergeur du site www.revoltes.net). Une plainte auprès du parquet va êre déposée pour violences policières.

Réponse en poésie de notre camarade :

La BAC ayant provoqué durant la manif,
Se trouva fort dépourvue au finish.
Pas d’incident, et pas d’assaut :
Ils n’arrêtèrent pas un gaucho !

Quota mensuel n’étant pas fait,
Trois citoyens devinrent suspects.
Un “casseur” imaginaire fut frappé,
Puis un pacifiste arrêté.

Le dernier fut tabassé,
Et son drapeau fut arraché,
Il était de la CNT.
Est-ce pour cela qu’il fut visé ?

Que faisiez vous ? dirent les agents.
Je militais, ne vous déplaise !
Vous militiez ? J’en suis fort aise :
Eh bien ! Résistez, maintenant !


Son témoignage :

“La manifestation avait fait déjà un bon bout de chemin quand des ’BACeux’ (vous savez, les cowboys de la BAC en civil …) tentèrent d’arrêter un jeune en plein milieu du bloc que formaient les jeunes autonomes derrière leur banderole !!! Évidemment, 4 BACeux dans un groupe de 100-200 personnes … ca pouvait pas se passer autrement que ce qu’ils cherchaient : ils se font sortir ’gentiment’ du groupe, sous les huées (”Police partout, Justice de classe”, “Police partout, Justice nulle part“, … ) et quelques projectiles (oeufs, peinture, …), puis se replient entre des voitures et le MacDo.
Ils longèrent ensuite la manif pendant plusieurs centaine de mètres, au niveau des jeunes, histoire de provoquer un peu, puis ils disparurent du champ de vision alors que le cortège poursuivait tranquillement en direction du parc Paul Mistral. Peu avant, le bloc des jeunes s’est dispersé et seule la voiture sono nous a suivi jusqu’à l’entrée du parc. Des barrières métalliques empêchant le passage, elle s’est garée sur le côté et nous avons rejoint les zones installées par chaque organisation au coeur du parc.

C’est alors qu’on nous fît signe que la voiture sono se faisait contrôler et encercler par les CRS. Nous sommes revenus au pas de course vers l’entrée afin qu’il y ait des témoins. Chemin faisant, nous voyons que des escadrons de CRS sont déployés à moitié planqués sous les arbres, mais bon, … on n’abandonne pas et on rejoint l’entrée en prenant soin de s’arrêter à bonne distance des rangs de CRS casqués. Les forces de répression sont déjà en train de fouiller le véhicule sono et une petite trentaine de personnes sont là à regarder gentiment. Selon les témoignages, le vigile du parc (ou de la mairie ?) a dit au véhicule de sortir de son emplacement de stationnement et, au moment où celui-ci s’apprêtait à se déplacer, les CRS qui étaient restés à l’écart, de l’autre côté du boulevard à 4 voies,s’étaient déployés très rapidement pour empêcher toute manœuvre (Il restait le conducteur et une jeune fille dans la voiture sono).

On commence à se rassembler à une bonne dizaine de mêtre d’eux, histoire de pas provoquer, mais pour leur montrer qu’on surveille leurs agissements envers la voiture sono et ses occupants. Tout cà, sous l’oeil des caméras de l’hotel de ville et des caméras des CRS …

12h15 : Soudain, nous voyons une personne se faire charger sur la gauche de notre groupe par des BACeux, suivi par la suite de CRS. Quasiment aussitôt, j’entrevois un groupe de 3 personnages patibulaires, ’’tondus de près’’, venant sur notre droite, foncer sur notre groupe de membres de la CNT bien identifiables avec drapeaux, autocollants, …

Et là …


Le témoignage complet

Arrestation


Plus d'infos sur www.revoltes.net






Soirée festive "cagoule" au local de la CNT le 7 mai

Article du mercredi 6 mai 2009

La CNT supérieur-recherche 69 vous invite à une soirée festive, avec débat et projection, bar et musique, le 7 mai à partir de 18h au local de la CNT, 44 rue Burdeau, lyon 1er





Au bout de 14 semaines de luttes, faut savoir décompresser !

Soirée bientôt passible de 1500 euros d'amende selon Alliot-Marie !!!


Bar et musique toute la soirée


entrée libre

Programme de la soirée :

18h : débat informel sur les luttes universitaires




20h : projection "This is England" (2007) le film multi récompensé de Shane Meadows
Avec Thomas Turgoose, Stephen Graham, Jo Hartley, Andrew Shim, Vicky McClure…

Synopsis :
"1983. Shaun, 12 ans, habite avec sa mère dans une ville côtière du nord de l'Angleterre. Garçon solitaire, c'est pour lui le début des vacances d'été, lorsqu'il rencontre un groupe de skinheads locaux. Avec eux, Shaun découvre le monde des fêtes, du premier amour et des bottes Dr Martens. Le ton change quand Combo, un skinhead raciste et plus âgé, sort de prison. Alors que sa bande harcèle les communautés étrangères locales, Shaun va subir un rite de passage qui le sortira violemment de l'enfance".






Pour ceux qui ne l’auraient pas compris..., l’intitulé de la soirée comme l’affiche sont bien sûr ironiques, mais si vous voulez venir cagoulé ça peut toujours être marrant.

Chômage et Précarité ne sont pas une fatalité, réagissons !

Article du mercredi 6 mai 2009


Ça licencie à tour de bras et les pôles emploi n’ont jamais été aussi répressifs qu’aujourd’hui. Le but inavoué : faire accepter de gré ou de force la multitude des "sous emplois" qui caractérise le marché de l’emploi. Un collectif de chômeurs s’est créé autour d’AC ! (Agir contre le chômage) pour lutter contre cette logique de contrôle des privés d’emplois.

Rendez vous jeudi 7 mai à 14 h aux Terreaux pour manifester avec les chercheurs et les étudiants. A mêmes logiques de rentabilité et de contrôle, même combat !

RASSEMBLONS-NOUS, ET AGISSONS ! - Rendez-vous tous les mardis matin devant l'ANPE Opéra à 9h, - Rendez-vous tous les jeudis à 14h Place des Terreaux.

Nous n’acceptons pas :

- le maintien et l’accroissement des sanctions et radiations, ainsi que la mise en application de « l’Offre Raisonnable d’Emploi » (ORE) et des nouveaux « droits et devoirs des demandeurs d’emploi », dans un contexte où licenciements et précarité explosent.

- de ne plus avoir accès à notre dossier de recherche d’emploi et d’indemnisation chômage directement, de ne plus pouvoir rencontrer notre conseiller à notre demande.

- d’être renvoyés systématiquement vers un système déshumanisant : le « 39 49 », numéro payant et surtaxé pour les portables, géré comme un Centre d’Appel publicitaire et commercial.

- la destruction du Service Public de l’Emploi et la transformation de sa gestion suivant des critères de productivité, rentabilité, flexibilité.

- la mise en concurrence de Pôle Emploi avec les Opérateurs Privés de Placement (OPP) qui vont se partager un marché juteux de 320 000 chômeurs. (L’Unedic va verser 3600 euros par chômeur suivi aux OPP, quand elle verse 650 euros pour le même suivi effectué par un agent Pôle Emploi).

- l’absence de revenu de remplacement digne de ce nom en période de chômage pour la grande majorité des chômeurs (Voir encadré).

Nous revendiquons immédiatement :

- l’arrêt des sanctions et radiations, la suppression de l’ORE et des nouvelles règles de surveillance des chômeurs (loi droits et devoirs des demandeurs d’emploi) dans un contexte où il n’y a plus d’offre d’emploi, où même les emplois précaires se raréfient. Ces mesures n’ont pour objectif que de maintenir la pression sur les chômeurs et par contre coup sur l’ensemble des salariés.

- la réalimentation des budgets de formation, actuellement taris

- la suppression du « 39 49 » et l’instauration d’un accueil humain aux guichets correspondant aux missions premières et fondamentales d’un Service Public

- le droit de contrôle des usagers de Pôle Emploi sur les pratiques concrètes de cette institution


Au delà nous revendiquons :

- l’arrêt des emplois précaires et leur transformation en véritables emplois

- le libre choix de son emploi, de sa formation,

- en cas de privation d’emploi, un revenu de remplacement digne de ce nom – minimum le smic – quelle que soit l’ancienneté dans le chômage,

- la continuité de tous les droits sociaux pour tous les salariés, privés d’emploi ou non, retraités…

Un emploi c’est un droit, un revenu c’est un dû ! Droit à la parole !

« Réseau Stop Précarité Rhône » soutenu initialement par : AC! Rhône, Collectif des privés d'emploi et précaires de Vaulx en Velin, SUD Pôle Emploi Rhône-Alpes, UD CNT69….

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