CHÔMAGE, POLLUTION, MISERE, REPRESSION, EXPLOITATION...
LE CAPITALISME, C'EST LA CRISE !

Harcelées, exploitées, sous-payées, ça suffit : égalité sociale

Article du lundi 8 mars 2010

[CNT Education 69] Grève au collège Henri Barbusse de Vaulx-en-Velin (suite...) :

Article du dimanche 7 mars 2010



Collège Barbusse ou la fin de l'hypocrisie sur l'ambition de réussir d'un Collège banlieue

Le collège Barbusse est classé en Réseau Ambition Réussite depuis 4 ans (c'est le classement le plus élevé des anciennes zones d'éducation prioritaire). Sous ce label, l'académie et le ministère veulent faire croire que notre établissement a des moyens qui lui permettent de palier les difficultés sociales de la population accueillie (plus de 90% de familles défavorisées). Les enseignants n'avaient pas attendu ce label pour mettre en place des dispositifs permettant d'accompagner l'entrée et l'adaptation des élèves au collège, ou des dispositifs d'aide pour les élèves de 4ème afin d'essayer de redonner goût à l'école à des élèves parfois en souffrance. Pourtant, depuis plusieurs années, ces moyens sont rognés, et les enseignants doivent se mobiliser à chaque annonce des crédits de fonctionnement pour l'année suivante sous peine de ne même pas pouvoir sauvegarder le strict minimum pour fonctionner décemment. Ici, nous n'avons pas vu passer le moindre centime des milliards annoncés par le très médiatique « plan banlieue ».

Bien au contraire : cette année, les moyens attribués au collège étant encore très nettement en baisse, le chef d'établissement a dû choisir de supprimer un certain nombre des dispositifs qui faisaient la force et la qualité de l'accueil au collège Barbusse. Les enseignants du collège Henri Barbusse réunis en heure d'information syndicale vendredi 5 mars ont décidé d'entamer un mouvement de grève à partir de lundi 8 mars afin de protester contre la situation qui est faite à leur établissement et par conséquent à leur élèves. Ils bloqueront également le collège à partir de 7 heures lundi matin.

Ainsi les élèves qui rentreront en 6ème à la rentrée 2010 ne bénéficieront pas des mêmes chances que ceux qui sont entrés au collège il y a quelques années. En effet contrairement à leurs aînés, ils ne bénéficieront plus d’heures d’aide au travail personnalisé (ATP) qui permettaient d'accompagner l'entrée et l'adaptation des élèves au collège. La rentrée en 6ème est en effet une période de transition difficile, et ce dispositif mettait l'accent sur la méthodologie nécessaire pour suivre correctement les cours au collège tant au niveau de l'organisation concrète du cartable ou de l'apprentissage des leçons. Lorsqu'ils rentreront en 5ème ils n'auront plus d'aide hebdomadaire afin de les aider dans leur travail personnel et se retrouveront en classe entière en sciences (sciences-physiques, SVT technologie). Pourtant dans ces matières où l'expérimentation est primordiale, accueillir les élèves en groupes réduits de 18 indispensables pour réaliser les expériences scientifiques dans de bonnes conditions de sécurité. De même en classe de 4ème, ce fonctionnement par groupes en sciences va disparaître, tout comme l’heure de Traitement des Difficultés Scolaire (TDS) mise en place il y a quelques années. Pourtant remédier aux difficultés rencontrées par les élèves de 4ième, classe dans laquelle les décrochages sont très nombreux, est également nécessaire au collège Barbusse. Ce dispositif permet aux élèves de réfléchir à leur difficultés et leur laisse le choix de la matière dans laquelle ils seront pris en charge pendant quelques semaines, que ce soit pour travailler un point qu'ils n'ont pas acquis ou pour approfondir un thème qu'ils affectionnent davantage ou encore pour avoir l’occasion de s’exprimer en langues vivantes dans un groupe de 14 élèves maximum.

Cet ensemble qui vise à créer une cohérence pédagogique et une ambiance de travail au sein du collège, et par là même à donner plus de sens à l'école risque de disparaître. Pourtant tous ces dispositifs ont été validés par l'administration et mis en avant comme pistes de travail pour d'autres collèges, en particulier lors de visites des inspecteurs généraux qui ont salué ces initiatives pédagogiques. Le travail des élèves et des enseignants a d’ailleurs porté ses fruits : le collège Henri Barbusse est passé de 45% de réussite au brevet des collèges au début des années 2000 à 80% ces deux dernières années.

Cela n'a pas convaincu l'Inspectrice d'Académie qui, lorsqu'elle a reçu une délégation composés de personnels et d'un parent d'élève, a apporté une fin de non-recevoir et reporté l’attribution d'hypothétiques moyens supplémentaires au mois de juin « en fonction de ce qui lui restera ». Or comment préparer sereinement et correctement la rentrée prochaine sans aucune certitude quant aux moyens alloués en septembre? Cette gestion témoigne d’une certaine indifférence pour la réussite scolaire de la jeunesse d'un quartier populaire comme celui de Vaulx-en-Velin et d’un mépris réel pour le travail de l’équipe pédagogique du collège Henri Barbusse.

Après tout, pourquoi un collège de banlieue ne se contenterait-il pas d'un petit 50% de réussite au Brevet des Collèges? Ne serait-ce pas là un juste retour à la normale? Pourquoi les enseignants et les parents maintiendraient-ils cette curieuse et bien trop coûteuse ambition de vouloir faire réussir leurs élèves et leurs enfants?





Mobilisation au collège Barbusse pour garantir une éducation de qualité : grève lundi 8 mars

[CNT Education 69] Mobilisation au collège Barbusse pour garantir une éducation de qualité : grève lundi 8 mars

Article du dimanche 7 mars 2010



Depuis plusieurs années, des dispositifs d'aide aux élèves et de nombreux projets pédagogiques ont été mis en place au collège Barbusse. Grâce à cela, les résultats au brevet sont passés de 45% à 80 % de réussite en dix ans et l'ambiance de travail s'est améliorée.

Or l'inspection d'académie enlève chaque année un peu plus de moyens.

Cette année, la diminution est tellement forte que cela va entraîner à la rentrée prochaine la disparition pure et simple de certains de ces dispositifs d'aide aux élèves, ainsi que la suppression des groupes de sciences.

Les enseignants du collège ont décidé de ne pas accepter ces choix budgétaires qui vont priver les élèves de Vaulx-en-Velin des chances de réussite qui leur sont dues. C'est pourquoi ils ont décidé d'être en grève à partir de lundi 8 mars.

N'hésitez pas à venir au collège pour venir vous informer et soutenir les personnels qui veulent se battre pour l'avenir des élèves de leur collège.

Vaulx en Velin Journal : moins de moyen pour les collèges

Communiqué du personnel du collège Henri Barbusse de Vaulx-en-Velin

Lutte victorieuse à Vaulx-en-Velin

Metro : "La fronde des profs"

[International ] Mobilisation pour la liberté syndicale en Allemagne

Article du mercredi 24 février 2010



Communiqué de presse

Samedi 27 février à 15h00, l’Union Régionale Rhone-Alpes de la CNT appelle à un rassemblement devant l’Institut Goethe, 16 Rue François Dauphin.

La Confédération nationale du travail (CNT) continue ainsi la mobilisation mondiale qui a vu des protestations dans 20 pays du globe les 29 et 30 janvier dernier, ainsi la France a connu des mobilisations à Marseille, Lille et Paris. La dernière décision juridique, datant du 16 février 2010, démontre la nécessité de maintenir, voire d’augmenter la pression publique. En effet, un tribunal a confirmé l’arrêt interdisant au syndicat berlinois de la Freie Arbeiter-Union (FAU) de poursuivre le conflit social dans un cinéma de la capitale allemande.
Le juge aurait reconnu, d’après un témoin, que dans n’importe quel pays européen les droits syndicaux de la FAU ne seraient pas remis en cause. Mais selon lui, la tradition allemande exigerait le maintien des interdictions contre la FAU. Oui, deux interdictions : car la direction du « Babylon », le seul cinéma subventionné par la mairie, s’est appuyée sur l’arrêt récemment confirmé pour faire interdire à la FAU Berlin de poursuivre son activité dans le cinéma mais également de se désigner comme « syndicat » ou « syndicat de base ».

Les attaques juridiques ne s’en prennent pas uniquement à la section du cinéma mais visent la totalité du syndicat local, la FAU Berlin. Ceci au moment où le 4e sénat de la Cour fédérale du travail s'apprête à casser un des piliers du droit syndical allemand en autorisant l'existence de plusieurs conventions collectives dans la même entreprise. La FAU a d’ores et déjà annoncé qu’elle allait se battre dans toutes les instances afin de faire reconnaître ses droits comme l’a dit l’avocat Klaus Stähle : « C’est une lutte contre les structures de pensée juridique établies qui est menée ici. » Point de vue partagé par le nouveau-né Comité pour la liberté syndicale regroupant notamment des militants des syndicats DGB – comme ver.di et IG Metall – et d’autres citoyens défendant les droits civiques. Ne partageant pas forcément la conception anarcho-syndicaliste de la FAU, ils appellent malgré tout leurs adhérents et permanents de syndicats ainsi que tous les défenseurs du droit fondamental à la fondation d’organisations de salariés libres et indépendantes à défendre la liberté syndicale et à revendiquer l’annulation de la décision interdisant à la FAU Berlin toute activité syndicale. Il faut savoir qu’en Allemagne les conventions collectives de branche validées ne sont contraignantes que pour les organisations signataires et leurs adhérents ; 50% des salariés travaillent donc sans convention collective.

La FAU est la confédération anarcho-syndicaliste en Allemagne. Confrontées à un cadre juridique restrictif, les organisations fédérées ont, les années dernières, augmenté leurs efforts sur le terrain syndical. La FAU Francfort a initié la première grève dans l’intérim en décembre 2005 ; aujourd’hui c’est la FAU Hanovre qui soutient les intérimaires licenciés de VW à Stöcken.
La FAU Berlin s’investit au sein des cinémas depuis plusieurs années. En 2002 déjà, une étude de la FAU constatait que largement plus de la moitié des salariés dans les cinémas berlinois sont des étudiants. Après s’être engagé au niveau de la culture, du social, des stagiaires et des licenciements abusifs en 2008 et 2009, les anarcho-syndicalistes s’apprêtaient à conclure leur première convention collective à Berlin.


tract pdf

Plus d’informations sur internet :


http://www.cnt69.org/index.php/2010/02/19/289--lyon-rassemblement-de-soutien-a-la-fau

La coordination ROUGE ET NOIRE solidaire de la FAU

Le syndicat FAU-AIT (anarchosyndicaliste) déclarée illégale à Berlin (Allemagne)


www.cnt-f.org/international


Appel du Comité pour la liberté syndicale :
www.labournet.de/diskussion/gewerkschaft/real/fausoli.pdf

Copenhague : la grande escroquerie climatique et sociale

Article du vendredi 19 février 2010

La manifestation monstre du samedi 12 décembre a réuni pas oins de 100 000 personnes en faveur d’un engagement des États pour une action réelle en faveur de la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). Néanmoins, on ne s’attendra pas à un résultat satisfaisant du sommet, qui se termine le 18 décembre, pour prendre les mesures nécessaires à une baisse drastique des émissions de GES, la stabilisation du climat à un maximum de + 2° et à une solidarité avec les peuples qui sont les plus victimes des impacts du réchauffement climatique.



Le système capitaliste nous montre un fois de plus son incapacité à régler les problèmes qu’il a luimême engendré : les théories de l’économie libérale basées sur la croissance sans fin se retrouvent de plus en plus au pied du mur, face à la réalité d’un monde fini, d’une biosphère de plus en plus incapable de supporter les activités humaines et d’une misère toujours plus importante pour les presque sept milliards d’humains qui peuplent la terre. Copenhague et Kyoto sont déjà, en soi, une arnaque. Les gouvernements comptabilisent en effet les émissions (donc leurs éventuelles réductions) par pays. Ce qui est un non-sens technique dans un système économique mondialisé : la plupart des biens de productions (et les émissions qui leur sont dûes) sont consommés dans les pays riches mais leurs émissions sont imputées aux pays où ils sont produits (Chine, etc). Il est donc facile pour la France de se glorifier d’une stabilité de ses émissions de GES, son activité industrielle étant en partie délocalisée dans les pays en développement.

De même que pour la production alimentaire, une large partie de ce que nous consommons provient de cultures des pays du Sud. Par exemple, les importations massives de soja (transgénique bien souvent) pour l’élevage du bétail européen sont responsables d’une vaste déforestation (ainsi que la destruction des cultures paysannes locales) et d’une part importante des émissions mondiales de GES.

Les pays riches ont donc la responsabilité historique du réchauffement climatique, depuis la révolution industrielle notamment, mais ils en sont responsables également aujourd’hui avec les compagnies financiéro-industrielles qui ont délocalisé une bonne partie de la production vers les pays pauvres mais pas les profits, bien entendu. Le rouleau compresseur de ce système capitaliste déferle donc sur des continents entiers, détruisant aussi bien forêt vierge et autres écosystèmes, peuples et cultures locales, acquis sociaux dans les pays riches, imposant un sous-prolétariat miséreux dans les pays en développement, épuisant les ressources vitales à l’économie humaine, énergie, matières premières, eau et terres arables.

Derrière les façades fraîchement repeintes en vert des supers ministères de développement durable (sic !) et autres multinationales, derrière les discours de la croissance verte et autres attrape-nigauds, la réalité est toujours plus de profits, toujours plus de casse sociale et, au final, c’est toujours nous les plus pauvres qui paieront les pots cassés.

Au moment du sommet de Copenhague, on apprend la fin du tarif réglementé du gaz (prochainement celui de l’éléctricité ?), la libéralisation du trafic voyageur du rail (on a vu le résultat pour le fret : toujours plus de camion) et l’augmentation des abonnements d’électricité. En effet, Edf a augmenté de 172 % l’abonnement le plus économique pour les petits consommateurs, mesure encourageant donc la consommation d’électricité (à 80 % nucléaire).

La résolution des problèmes environnementaux ne se fera donc pas sans une remise en cause radicale de notre système économique et sociale. Il faut imposer enfin les vraies bases d’une société égalitaire : produire par nous-même pour nous-même sans enrichir divers profiteurs.

Tout en préparant ce futur bouleversement social par les luttes menées sur le terrain social, dans nos entreprises et dans la rue, de multiples solutions pratiques existent pour éviter ce système de surproduction. Ainsi, à l’image de la coopérative « coopequita », soutenue par les syndicats de la CNT, regroupant producteurs et consommateurs, sortons des supermarchés et d’une industrie destructrice !

Bitume CNT Santé-social 69

La mécanique de l’exclusion

Article du jeudi 18 février 2010

Il y a aujourd’hui officiellement en France huit millions de pauvres, soit 13 % de la population.
Il s’agit de la pauvreté dite « monétaire » qui se définit par les personnes disposant d’un revenu inférieur à 60 % du revenu médian. Mais la pauvreté ne se résume pas au revenu et comprend le manque d’accès à de nombreux besoins élémentaires (santé, logement). Elle ne peut être résorbée que par un effort volontariste de la société qui aille à l’encontre de la logique du marché.

La spirale de l’exclusion

On peut reprendre la définition que donne de la pauvreté le sociologue britannique P. Townsend : être « exclu des modes de vie courants dans une société ». C’est pourquoi la pauvreté est une situation de non-accès à certains droits fondamentaux.
Plusieurs indicateurs peuvent être retenus pour mesurer cette situation. L’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale en retient quatre principaux :
— le taux de renoncement aux soins pour des raisons financières (13 % de la population en 2005) ;
— le taux de jeunes n’ayant pas achevé un diplôme reconnu (CAP, BAC, BEP) : 100 000 chaque année ;
— la proportion de demandes de logements sociaux non satisfaites au bout d’un an : 45.8 % en 2006 ;
— le taux de demandeurs d’emploi non indemnisés : 40,3 % en 2006.

L’exclusion est ainsi l’aboutissement d’un parcours où les différentes dimensions se renforcent mutuellement.
L’indicateur le plus synthétique reste néanmoins celui de la pauvreté monétaire : revenus inférieurs à 60 % du revenu médian.
Concrètement, ce revenu a été fixé en Europe à 908 euros. C’est lui qui permet d’estimer la pauvreté en France à 13 % de la population. C’est pourtant moins que la moyenne des pays de l’UE (16 %) et nettement moins que certains pays qui ont 20 % de pauvres (Espagne, Italie, Royaume-Uni, etc.).



Comment les pays riches peuvent-ils développer en leur sein une telle proportion de pauvres ?

Au coeur, le problème de l’emploi. Bien sûr, la première solution est de fournir un revenu décent à ceux qui en sont privés. Mais on ne peut pas le faire dans la logique capitaliste car ce serait une « désincitation au travail ». Alors ces allocations, comme le RSA, sont calculées pour être en dessous du seuil de pauvreté officiel. On te permet de ne pas crever, mais on te fait bien sentir que tu n’as pas le droit aux « modes de vie courants dans une société. »

Bien mieux, on voit se développer cette nouvelle catégorie de « travailleurs pauvres ». Effectivement, 10% des salariés du secteur privé touchent moins de 710 euros par mois. Soit ils ne travaillent pas à plein temps, soit ils font des allers-retours entre emploi et chômage. Sans doute que le travail assure à chacun une place dans la société et renforce une image positive de soi. Mais, quand tu es confronté aux mêmes choix budgétaires qu’un autre pauvre, on peut douter que ce soit très motivant de travailler. Surtout quand tu vois que la santé de l’économie mondiale dépend des intuitions de quelques traders qui jouent des milliards sur les marchés financiers. Il y a décidément quelque chose de pourri au royaume du capital.

Solidarité collective contre les mécanismes de marché Le capitalisme semble bien incapable d’assurer à chacun un emploi décent. Cela fait plus de 30 ans qu’il maintient 10 % de la population aux marges de la société. L’autorégulation du marché, loin de résorber le problème, semble bien se contenter de cette situation. Au contraire, dans la période récente, il tend à développer des nombreuses situations intermédiaires entre emploi et chômage.
Cela stabilise sans doute les chiffres du chômage mais pas ceux de la pauvreté. Il n’y a pas d’illusions à se faire. Dès sa naissance, le capitalisme a développé la pauvreté d’une partie de la population. Si la paupérisation, dénoncée par Marx, ne s’est pas pleinement produite, c’est bien grâce aux luttes ouvrières et sociales. Le capitalisme laissé à lui-même développe spontanément les inégalités.

Seule notre action consciente et organisée peut permettre de réduire les inégalités dans la société. Faire de la solidarité collective la valeur centrale ne viendra pas spontanément du fonctionnement du marché, mais devra au contraire s’imposer contre sa logique inhumaine.

Rico CNT Education 69

[CNT Construction] Débat le 6 février 14h30 : Le travail en coopérative

Article du jeudi 4 février 2010

Le travail en coopérative,
alternative ou intégration au système capitaliste ?





Débat le 06 février à 14 h 30
à la Marmite Colbert - 7 rue Diderot - 69001 Lyon



Avec la participation :

De Michel Rohart, directeur de l'Union régionale des SCOP, qui nous expliquera ce que sont les SCOP ainsi que leur réalité d'aujourd'hui. Il nous expliquera aussi quelle philosophie anime cette fédération des SCOP.

De Marc Bourgeois, travailleur à Ambiance Bois, Scierie-raboterie coopérative du Limousin fondée en 1989. Il nous expliquera, à travers cette entreprise, cette expérience d'émancipation.

D'un syndicaliste du SUB 69 qui reviendra sur le lien entre syndicalisme et coopératives. Et de vous camarades intéressés qui souhaitez apporter votre pierre au débat.


Affiche A3



http://www.ambiance-bois.com/

http://www.scop.org/

http://www.cnt-f.org/sub69


Commission coopérative de la CNT

[CNT Santé-Social] Compte-rendu du rassemblement à la Préfecture en faveur des SDF du 28 janvier

Article du mardi 2 février 2010




Nous étions 300 personnes lors de ce rassemblement (travailleurs sociaux et personnes SDF). Après ce mouvement, Mr May Carle (directeur de la Cohésion Sociale au niveau de la DDASS) a envoyé un mail au 115 pour demander:

1/ que toutes les personnes soient mises à l'abri (y compris les isolés qui ont de fait accès à l'hôtel);

2/ de stopper le procédé de rotation des places. Ce qui signifie que les personnes pourront être hébergées en continu pour l'instant.

Ces mesures sont demandées pour les quinze jours à venir seulement. A nous d'être vigilants pour la suite.

3/ Concernant la pérennisation des centres d'hébergements d'urgence après la période du Plan Froid, nous n'avons eu aucune réponse.

La CNT santé social présente lors de ce rassemblement a décidé de participer pleinement dans cette lutte en mandatant des militants pour se rendre aux réunions du collectif.

La CNT tient à saluer les camarades de Continental

Article du mardi 12 janvier 2010

CNT - Communiqué de presse confédéral du 10 janvier 2009

ABANDON DES POURSUITES CONTRE LES OUVRIERS DE CONTINENTAL !

Ce mercredi 13 janvier aura lieu au tribunal d’Amiens le procès en appel des six "contis" qui sont accusés d’avoir saccagé la sous-préfecture de Compiègne au printemps dernier. Solidaire face à ces attaques, la CNT tient à saluer les camarades de Continental pour la lutte exemplaire qu’ils ont mené en 2009 contre la fermeture de leur entreprise, symbole d’espoir et source de courage pour tous les travailleurs en lutte pour leur emploi et contre la dictature que nous impose le système capitaliste dans les entreprises.

Et c’est bien ce symbole, dans un contexte où le capitalisme financiarisé et mondialisé prend l’eau de toutes parts, que le gouvernement français a tenté de détruire par la répression des six contis, dans le but de dissuader tous les autres travailleurs de s’en prendre au système économique et à son gendarme : l’État.

En l’absence de preuves, le gouvernement a donc concocté un montage judiciaire suivi malheureusement par une justice plus sensible au maintien de l’ordre qu’à l’avenir des 1120 salariés de Clairoix, sacrifié sur l’autel des profits. Le procureur de la république du tribunal de Compiègne a déterré pour l’occasion la loi "anti-casseurs", abrogée par Badinter en 1981, afin de condamner les contis sans preuve de leur culpabilité mais simplement du fait qu’ils étaient présents au moment des faits. Le gouvernement aimerait ainsi créer une "jurisprudence Continental", qui permettrait de criminaliser les mobilisations à venir.

Voilà pourquoi le soutien aux camarades de Continental est essentiel pour faire preuve de la solidarité de classe nécessaire à notre temps, et empêcher l’État d’ajouter une nouvelle pierre à son entreprise de répression pénale de l’action militante et de la solidarité sociale.

La CNT exige donc l’abandon des poursuites à l’encontre des six camarades de Continental injustement poursuivis.

TOUS A AMIENS LE 13 JANVIER ! RELAXE POUR LES SIX OUVRIERS DE CONTINENTAL ! JUSTICE SOCIALE !

Confédération Nationale du Travail (CNT) Bureau confédéral

cnt@cnt-f.org

www.cnt-f.org

Rendez-vous le 13 janvier 2009 à 11h devant la gare d’Amiens (et à partir de 12h devant le palais de justice).





1910 : création de la CNT espagnole

Article du mercredi 6 janvier 2010


D'après une affiche de la CGT espagnole

GrDF licencie les syndicalistes ! Réintégration de Nordine, arrêt des sanctions contre les grévistes du printemps dernier !

Article du samedi 2 janvier 2010

Communiqué de presse confédéral du 29 décembre 2009

Depuis le 14 décembre, deux militants de SUD Energie ont entamé une grève de la faim avec Nordine Mahroug, syndicaliste injustement licencié sur la base d’un dossier disciplinaire monté de toute pièce par la direction de GrdF, entreprise issue de la privatisation progressive de l’ancien service public EDF/GDF.

Cette grève de la faim est pour ces militants l’ultime recours face à un patronat farouchement déterminé à briser la résistance syndicale. Ce dans une entreprise qui se place aujourd’hui complètement sur le terrain de la compétition économique et du capitalisme le plus sauvage voulu par l’Union Européenne, à l’opposé de toute idée de service public, et d’accès à l’énergie pour tous.

En effet, notre camarade Nordine a participé très activement au mouvement de lutte du printemps dernier à GDF et à EDF contre les restructurations de ces entreprises, qui n’en finissent plus depuis la mise en route du processus de privatisation, qui génèrent des conditions de travail insupportables et menacent l’emploi et donc l’avenir de milliers de salariés.

Non contente d’avoir méprisé ouvertement les justes revendications des travailleurs qu’elle exploite, la direction de GrDF veut écraser la résistance des salariés au processus de privatisation, comme à La Poste qui s’acharne contre les militants syndicaux trop contestataires, notamment de la CNT-PTT dont fait partie Gilles Béranger, aujourd’hui mis à pied pour une année entière sur la base d’un dossier disciplinaire fabriqué de toutes pièces, là aussi par la direction.

A GrDF, Noredine fait donc partie des 240 travailleurs faisant l’objet d’une procédure disciplinaire depuis le mouvement du printemps dernier. Ils paient cher l’exercice du droit de grève et de l’activité syndicale, pourtant inscrits dans la constitution, mais que le patronat et l’État, sûrs d’être en positon de force sur le terrain de la lutte des classes, se sentent en droit de sacrifier au profit de la religion du marché. C’est oublier que pour nous, un coup porte contre l’un d’entre nous est un coup porte contre tous !

La CNT, et notamment son syndicat de l’énergie, est solidaire de ses camarades de SUD énergie grévistes de la faim et exige la réintégration de Nordine ! arrêt des sanctions contre les grévistes et les syndicalistes !

Un coup contre l’un d’entre nous est un coup contre tous !

Contact syndicat Energie-RP :

CNT ENERGIE RP
33 rue des Vignoles
75020 – PARIS
01 43 72 09 54
syndicat-energie-RP@cnt-f.org

Droit et temps de travail (1ère partie)

Article du vendredi 18 décembre 2009

rapports sociaux depuis le Moyen Âge et la question de la durée du travail est historiquement à la source du droit du travail. La réglementation actuelle n’est elle-même que l’aboutissement de la longue histoire des luttes du mouvement ouvrier, commencée avec l’émergence du capitalisme industriel au milieu du XIXe siècle.

La durée du travail n’est donc pas une simple question de droit du travail parmi d’autres, mais en quelque sorte un indicateur privilégié de l’état de la lutte des classes.

Le temps de travail : de 1791 à 1981 On peut réellement commencer à parler de « temps de travail » avec l’avènement du capitalisme industriel. C’est avec l’apparition du salariat qu’émerge l’histoire juridique et sociale de la durée du travail. Au début du XIXe siècle, la relation de travail est de nature strictement contractuelle, le pouvoir politique, au nom de l’individualisme libéral, refuse d’intervenir en matière de condition de travail et de rémunération. L’Assemblée constituante de 1791 affirme le principe de liberté du travail. Le décret d’Allarde du 2 mars 1791 supprime les corporations et la loi Le Chapelier des 14-17 juin 1791 interdit aux « citoyens » d’une même profession, maîtres ou ouvriers, toute coalition. En clair, grèves et syndicats sont interdits.

La révolution de juillet 1830 va accélérer la prise de conscience des intérêts collectifs des ouvriers et marqué le début du divorce entre l’idéal républicain et le mouvement ouvrier en lutte, qui va s’approfondir au cours des différentes insurrections armées qui se sont succédé tout au long du XIXe siècle. La loi Le Chapelier sera abrogée par étapes et la liberté syndicale rétablie dans la seconde moitié du XIXe siècle avec respectivement la loi du 25 mai 1864 sur l’abolition du délit de coalition et la loi Waldeck-Rousseau du 21 mars 1884 légalisant les syndicats. Entretemps, les premières lois sociales limitant la durée du travail sont promulguées. 1841: date fondatrice pour le droit du travail Le premier acte législatif en matière de droit du travail est la loi du 22 mars 1841 qui réglemente le travail des enfants.

La publication en 1840 par le docteur Villermé de son Tableau physique et moral des ouvriers est à l’origine, malgré des oppositions virulentes, du vote de la loi de 1841 limitant l’âge de l’embauche. On peut notamment lire dans son rapport que des enfants de cinq ans sont fréquemment employés pendant des journées de 14 heures d’amplitude. La loi du 22 mars 1841 reste cependant bien timide. Elle veut en particulier assurer le renouvellement des jeunes générations mises en péril par des conditions de travail et de vie inhumaines. Elle se limite à interdire le travail des enfants de moins de 8 ans, elle limite la durée du travail à 8 heures entre 8 et 12 ans et 12 heures entre 12 et 16 ans, et elle interdit le travail de nuit aux moins de 13 ans. À l’époque, la durée hebdomadaire de travail en France varie entre 72 et 84 heures.



La loi du 19 mai 1874
La IIIe République promulgue plusieurs « lois ouvrières » limitant la durée du travail. La loi du 19 mai 1874 interdit le travail des enfants avant l’âge de 12 ans, limite celui des plus âgés à 12 heures par jour, et le travail de nuit est prohibé jusqu’à 16 ans pour les garçons et 21 ans pour les filles. Cependant, le rapport de force très défavorable aux ouvriers et l’absence de volonté politique de l’État de contrôler l’effectivité de ces lois rendent pendant une longue période ces lois inappliquées. La loi du 2 novembre 1892 poursuit la construction législative avec de nouveaux seuils : interdiction du travail des moins de 13 ans, 10 heures par jour maximum pour les enfants de 13 à 16 ans , 11 heures par jour pour les jeunes de 16 à 18 ans et les femmes, 12 heures pour les autres travailleurs. La même loi crée l’inspection du travail sous sa forme actuelle.

1900: la loi Millerand fixe la durée quotidienne à 10 heures par jour dans l’industrie
La loi Millerand du 30 mars 1900 fixe l’organisation progressive, en quatre ans, de la journée de travail de tous à 10 heures. La CGT adopte en 1904 au congrès de Bourges la revendication de la journée de 8 heures. En 1905, la loi instaure la journée de 8 heures dans les mines. La loi du 13 juillet 1906 institue le repos hebdomadaire : c’est la semaine des 60 heures avec un jour de repos hebdomadaire obligatoire pour tous.

1919: semaine de 48 heures et adoption d’une loi sur la journée de 8 heures.
La loi du 23 avril 1919, qui suit de près celle du 25 mars 1919 donnant aux conventions collectives un premier statut légal, institue les durées maximales de 8 heures par jour et 48 heures par semaine. Cette protection concerne tous les travailleurs, hommes compris, et non plus seulement les enfants et les femmes. 1936: les réformes du Front populaire Dans un contexte social dominé par le chômage, résultant de la grande crise des années 1930, des articles popularisent dès 1931 le thème des 40 heures en cinq jours, payées 48, thème repris par le Parti socialiste et la plate-forme d’action commune PS-PC en 1932-1933. Bien qu’absentes du programme politique du Front populaire, de profondes réformes sont adoptées sous la pression syndicale, avec les lois du 20 juin 1936 (deux semaines de congés payés) et du 21 juin 1936 (semaine de quarante heures). De cette union « congés payéssemaine de 40 heures » émerge l’idée d’un temps libre, de loisirs et de culture pour les salariés. Cependant, la montée de la réaction en France comme en Europe va conduire à assouplir ces mesures dès 1938. Les décrets d’application paraissant en 1937 et 1938 introduisent les notions d’heures d’équivalences (professions dans lesquelles on considère qu’il existe des périodes creuses considérées comme temps d’inactivité) et de dérogations permanentes.

De 1936 à 1980, la diminution du temps de travail doit plus aux jours de congés supplémentaires qu’à une réduction horaire.

Des deux semaines de congés en 1946 (loi du 25 février 1946), on passe à trois semaines en 1956 (loi du 27 mars 1956) puis à quatre semaines en 1969 (loi du 16 mai 1969). Ce mouvement est, pour l’essentiel, conventionnel. La loi, en généralisant les acquis sociaux des grands bastions industriels, n’a fait que les étendre à l’ensemble des travailleurs1. 1. L’accord Renault du 15 septembre 1955 instituant une troisième semaine de congés payés a inspiré la loi du 27 mars 1956 et celui du 29 décembre 1962 instituant la quatrième semaine a inspiré celle du 16 mai 1969.

Loulou Santé-social 69

[Billet d'humeur] Société de kapos !

Article du jeudi 17 décembre 2009



L'autre jour, on discutait avec un collègue des accidents de travail. Et il me dit que dans la boîte du mari de sa soeur, ils ont mis en place un système de prime d’assiduité et que c’est collectif. Du coup, si quelqu’un est absent, c’est tous les salariés qui perdent de la tune.
Bonjour l’ambiance entre collègues !

Son beauf s’est blessé à la main il n’y a pas longtemps et il n’a pas osé s’arrêter… Ils sont trop forts, maintenant ils nous payent pour qu’on se flique et se foute la pression entre nous. Plus besoin de chefs/kapos ou, plutôt, si, nous devenons tous des kapos dans la rue comme nous l’enseigne le grand Sarko et dans les entreprises selon le management par la peur et le stress. Ils feignent de découvrir le sujet avec les suicides de France Télécom mais ils ont organisé cette déshumanisation du travail, cette course aux chiffres et à la rentabilité, véritable colonne vertébrale du capitalisme. Alors, ils vont nous faire croire avec leurs amis de la politique et des médias que tout va rentrer dans l’ordre et que des lois vont rendre la vie merveilleuse au travail. Pourtant, on peut encore voir des pubs comme celle de Kelformation.com où l’on propose une formation de manager avec en photo un type en costard et un nerf de boeuf à la main. La tyrannie managériale a encore de beaux jours !

Une mesure de ce type a déjà été annulée dans plusieurs boîtes par des tribunaux. Luttons contre ces méthodes avilissantes. C’est une insulte qui nous est faite à travers ce type de prime. Les fayots et autres lécheurs ont toujours existé et, là, ils veulent que nous en soyons tous et ils sont prêts à nous filer du pognon pour ça, pour nous motiver… Ils achètent notre déchéance, ils nous achèvent après des décennies de combat contre nos acquis sociaux, notre histoire et notre culture de classe. À propos de classe, le mieux serait de commencer dès le plus jeune âge à nous dresser, à nous fliquer mutuellement pour de l’argent. C’est tout le sens de la cagnotte collective de trois établissements tests de l’académie de Créteil. On va filer une prime collective à l’ensemble de la classe s’il n’y a pas d’absence. Ça peut quand même aller jusqu’à 10 000 euros. Donc, si t’es absent t’es tricard, on va te faire la guerre. Qu’importe que tu doives bosser à côté de l’école et que tu ne tiennes pas le coup, qu’importe que tu sois malade, que tu ne saches pas ce que tu fous dans cette classe où on t’a « orienté » et que tu ne sois pas motivé. Marche ou crève ! Tes camarades de classe seront là pour te le rappeler.

Ben Sub 69

9 milliards en 2050 : et moi, et moi, et moi…

Article du mardi 15 décembre 2009

Les démographes de l’ONU prévoient que nous serons neuf milliards d’habitants sur terre en 2050. L’explosion démographique que nous avons connue en quelques siècles demande une adaptation de nos modes de vie.



Comment va croître la population d’ici 2050 ?
2050 est un horizon bien proche. On devrait atteindre sept milliards vers 2015. En quarante ans, la population mondiale devrait donc augmenter de plus de deux milliards, soit près de 40 % de plus. Néanmoins, cette date ne doit rien au hasard. À partir de là, la population mondiale devrait se stabiliser, voire décroître un peu. En effet, les évolutions démographiques ne suivent pas une courbe monotone. L’humanité comptait cinq cents millions d’individus en 1650. Cette explosion en quatre siècles s’explique par le phénomène de transition démographique.

En deux mots, on est passé progressivement d’un régime démographique de natalité et mortalité forte, à un régime de plus faible mortalité et natalité. Mais, ce passage ne s’est pas fait en une fois ; d’où une période transitoire de baisse de la mortalité tandis que la natalité restait forte. Globalement, c'est le temps que les familles adaptent leurs comportements de fécondité à la baisse de la mortalité, en particulier infantile.
On obtient ainsi un fort accroissement naturel pendant plusieurs générations. L’Europe l’a connu du XVIIe jusqu’au milieu du xxe siècle, ce qui explique aussi son expansion à travers la planète.
Les pays du Sud l’ont connu en accéléré après la Seconde Guerre mondiale, ce qui a lourdement pesé sur leur développement. Aujourd’hui, on commence à noter une baisse de la fécondité, en particulier pour les géants que sont l’Inde et la Chine, qui va au-delà des politiques autoritaires de leurs gouvernements.
Les prévisions catastrophistes qui voyaient la planète s’effondrer sous le poids de ses habitants semblent écartées. Mais, neuf milliards d’individus, concentrés dans les pays les plus pauvres, posent un certain nombre de problèmes.
Pas de scénario catastrophe, mais des changements nécessaires Il ne sert à rien de crier le plus fort au loup pour paraître crédibles ou radicaux. Malthus au XIXe siècle annonçait déjà la catastrophe imminente et préconisait de restreindre la natalité des pauvres. Les comportements démographiques se sont adaptés et des progrès dans l’agriculture ont permis globalement de nourrir cet accroissement de la population. Néanmoins, des changements dans nos habitudes seront incontournables pour accueillir dignement tout le monde. Évidemment, on ne peut pas continuer avec le mode de consommation qui prévaut dans les pays riches. On peut visualiser le problème en recourant au concept d’empreinte écologique. Il s’agit d’estimer quelle surface de la terre est nécessaire pour qu’une personne puise se nourrir et que ses déchets soient absorbés. Déjà, en 2005, il fallait 1,3 planète, ce qui montre que les capacités régénératives de la terre sont dépassées.
Surtout, le gaspillage des pays riches ne peut être pris comme modèle. La biocapacité pour 2005 était de 2,1 hectares par habitant, soit globalement l’empreinte écologique moyenne d’un Chinois. Un Français utilise aujourd’hui 4,9 hectares et un Nord-Américain 9,4.
Autant dire qu’il y a urgence à modifier nos modes de consommation.
Car tout le problème est là. Il ne s’agit pas de promouvoir un ascétisme rigoureux, même si des gaspillages doivent être sévèrement combattus. Le fond de la question est la mauvaise répartition des ressources et des richesses.
Les pays développés concentrent une richesse disproportionnée par rapport à leur population et cette question va prendre de l’ampleur avec le croît démographique prévu essentiellement dans les pays du Sud. Si on continue sur cette lancée, il ne faudra pas s’étonner de voir augmenter les tensions migratoires, voire les conflits. Comme le signale Jean-François Bayart, chercheur au CNRS : « S’imaginer que la majorité de la planète va se contenter de regarder la vitrine de la globalisation sans vouloir y entrer est une aimable utopie ».

Rico Éduc 69

[CNT Interco69] Non au travail le dimanche !

Article du dimanche 13 décembre 2009

[Voisinage][Saint-Etienne] Soirée débat sur le thème : l’hôpital malade de ses réformes

Article du jeudi 10 décembre 2009

La coordination culturelle des comités d’entreprises et de la MJC de Saint-Chamond Vous informe de la soirée débat du vendredi 11 décembre 2009

Sur le thème : « l’hôpital malade de ses réformes »

- Projection du film : « hôpital au bord de la crise de nerfs »
- Intervention des anarcho- syndicalistes de la CNT santé social 42
- Débat interactif avec le public

RDV à 20h15 Espace José Cuadros MJC St Chamond
2a avenue de la libération

La précarité n'est pas une fatalité

Article du samedi 5 décembre 2009

Manifestations partout en France, le samedi 05 Décembre 2009

Assez de baratin. Le chômage et la précarité ne sont pas tombés de nulle part, de la faute à pas-de-chance. Ils sont des variables d’ajustement économique évidents du système capitaliste.

Requalification de tous les contrats précaires en CDI :

Les contrats précaires, quand t’es jeune et que t’arrives sur le marché du travail, c’est vécu comme normal, c’est intériorisé. Mais ne perdons pas de vue que c’est pour nous diviser que se multiplient ces sous-contrats, la flexibilité et les cadences infernales, dans des conditions totalement inacceptables (25 suicidés à France Telecom...). Bref, de la main-d’œuvre docilisée et pas chère, pendant que ces messieurs dames se foutent de nous, à trouver des arguments bidons pour pas qu’on voit l’arnaque : « Les caisses sont vides ». Pour l’armée et les banques, de l’argent y’en a. Le paquet fiscal, les parachutes dorés, les bénéfices pour les actionnaires, ça pas de souci, mais pour nous RIEN !?

Travaillons toutes et tous moins et autrement :

Le chômage, ça fait peur, et ça pousse à tout accepter. Il est limite présenté comme une punition dans ce système méritocratique à la con. Alors qu’il est justement là pour te mettre la pression, qu’avec la concurrence accrue, tu t’estimes heureux d’avoir un boulot, et que tu la fermes, sinon au coin ! Direction pôle emploi, qui va te proposer une « offre raisonnable » d’emploi et va contrôler tes papiers à l’inscription ! Quelles sont les conditions de travail, les salaires de ces boulots ??? Et aux médias de tous les jours de faire le listing, comme un constat malheureux, de la montée du chômage. 100 000 demandeurs d’emploi en plus par mois, au bas mot !... Et aux politicien-ne-s de nous insulter en nous disant qu’on est tous ensemble dans le même bateau, qu’on va devoir se serrer la ceinture (tout en consommant le plus possible, faut bien relancer l’économie !), et qu’on va devoir ramer ensemble.

Combien de dirigeant-e-s ont perdu leur job ? Combien de patron-ne-s ? Quelles sont leurs conditions de travail ? Leurs salaires ? Produisent-ils plus de richesses que les travailleurs ? Partageons les richesses, pas la misère !

Des papiers pour toutes et tous :

La précarité, c’est aussi le quotidien des sans papiers. Travail au noir ou déclaré, c’est sans protection sociale, le tout agrémenté de cache-cache avec les flics et risques d’expulsion. Immigration choisie d’un côté et disqualification des formations de l’autre, tout en reprenant des thèmes idéologiques de l’extrême droite.

Chômeurs-ses, précaires, non-précaires, nous avons tous-tes les mêmes ennemi-e-s. Travaillons tou-te-s, moins et autrement ! Partage du temps de travail, partage égalitaire des richesses !

NE RESTE PAS SEUL, ORGANISE-TOI ET LUTTE !


Tract confédéral

La précarité n’est pas une fatalité c’est un mode de gestion. Luttons le 5 décembre !

Article du samedi 5 décembre 2009

Peu d’enjeux sont aussi immédiatement interprofessionnels que ceux liés au chômage et à la précarité. La CNT appelle l’ensemble des travailleurs (avec ou sans emploi, avec ou sans papiers) à participer aux manifestations de ce samedi 5 décembre et aux assemblées générales pour donner suite au mouvement. Cette mobilisation sera le point d’orgue de semaines d’action des précaires mais la lutte ne s’arrêtera pas à une journée !

La crise financière a enfoncé la plupart des pays dans la récession, avec son cortège de conséquences en chaîne sur l’économie réelle : licenciements permanents, taux de chômage qui explosent, chômage partiel, situations de précarité renforcées, etc.

En France, ce sont près de 4 millions de personnes au chômage ou en sous-emploi. Les licenciements économiques ont augmenté de 31,4 % en un an ! Pour certaines grandes firmes, le business continue, y compris dans ses dérives les plus financiaristes et spéculatives, et la crise est un prétexte à restructurations, avec des conséquences en cascade sur les entreprises sous-traitantes, les salariés étant toujours en première ligne.

Mais la précarité n’est pas une nouveauté. Depuis des années les CDD, le temps partiel forcé, l’intérim, les contractuels de droit privé dans la Fonction publique, sont un mode de gestion, et la précarisation des travailleurs un principe économique. La sous-traitance, un moyen hypocrite et trop commode pour les grands groupes et pour l’État, de faire semblant de ne pas voir les conséquences sociales et humaines de ces « gains de productivité ».

Tous les travailleurs sont précaires, chômeurs en puissance, corvéables à merci. S’ils ne le savaient pas, leurs patrons et leurs hiérarchies le leur rappellent quotidiennement à coups de pression psychologique, de menaces de licenciement économique et de délocalisations, en répétant le nombre de chômeurs prêts à prendre leur place. Et lorsque les travailleurs victimes de licenciements économiques se battent pour obtenir autre chose que des miettes, on les envoie directement au tribunal à l’image des salariés de Continental que l’État traîne en justice…

Et parallèlement, la fusion de l’UNEDIC et des ASSEDIC dans le « Pôle emploi » n’a fait qu’aggraver le problème. Le traitement des dossiers est déshumanisé. Les chômeurs sont traités comme des fraudeurs en puissance, et l’un des critères « d’efficacité » est le taux de transfert de dossiers vers les sous-traitants privés qui, selon les chiffres même du gouvernement, sont plus chers et moins efficaces que le service public.

Pendant que des millions de personnes basculent dans la misère et que les autres subissent encore plus la flexibilité et les pressions patronales, les politiques nationales et internationales accouchent de souris (voire prennent des décisions absurdes comme faire travailler plus et plus longtemps en repoussant l’âge de la retraite ou en défiscalisant les heures supplémentaires) et nos dirigeants économiques et politiques continuent à se gaver à coups de milliards.

Il est grand temps de faire converger les luttes en allant rejoindre les marches contre le chômage, les précarités et les licenciements et en intégrant les précaires et chômeurs au sein des syndicats, au même titre que tous les salariés. Quel que soit son statut chaque travailleur est concerné, et c’est pourquoi les syndicats CNT se mobilisent à travers toute la France et notamment à Rennes, Lyon et Paris.

Parce qu’avec ou sans emploi aujourd’hui nous voulons travailler tous, moins et autrement.

Répartissons la richesse, pas la misère !

Propositions indécentes autour de la convention collective1966 ; rassemblement samedi 5 décembre

Article du jeudi 3 décembre 2009

La CNT santé social fera un planton
LE SAMEDI 5 DÉCEMBRE DE 13H À 15H DEVANT LES BUREAUX DU :
CREAI Rhône-Alpes 18 avenue Félix Faure 69007 Lyon
Métro ligne D arrêt Garibaldi






tract à télécharger

Rencontre et débat « Joe Hill, les IWW et la création d’une contre culture ouvrière révolutionnaire »

Article du jeudi 3 décembre 2009

Samedi 5 décembre à 15 heures à la Gryffe 5, Rue Sébastien Gryphe, Lyon 7e
en co-organisation avec la CNT du Rhône


Rencontre et débat avec Frédéric bureau traducteur du livre de Franck Rosemont, « Joe Hill, les IWW et la création d’une contre culture ouvrière révolutionnaire » (Editions CNT RP).



Fondés en 1905 les IWW écrivirent les plus belles pages du syndicalisme étastunien : grève "Bread and roses " de Lawrence, grèves sur le tas, luttes communes blancs, noirs, asiatiques, et hispaniques dans tout le pays, campagnes pour la liberté d’expression.. Et toujours en chansons, avec humour malgré les lynchages, les déportations et la prison.

Joe Hill, immigré suédois, travailleur et hobo, militant de base des "Industrial Workers of the World", dessinateur, poète, parolier, chanteur révolutionnaire, fut fusillé en 1915 en Utah après une parodie de procès. Hill fut l’auteur le plus populaire du "syndicat chantant" jusqu’à son assassinat légal. L’ouvrage de F. Rosemont est une invitation à découvrir l’histoire inconnue du mouvement ouvrier américain de lutte de classe, internationaliste, solidaire, antiraciste, antisexiste…

Education, histoire ouvrière et Argentine : 3 nouvelles publications des éditions CNT-RP

Article du samedi 28 novembre 2009


- ÉDUQUER POUR EMANCIPER, Hugues Lenoir, éditions CNT Région parisienne, 16 €, frais de port : 3 €.



Éducateur et anarcho-syndicaliste, l’auteur se penche ici sur les pratiques et les théories éducationnistes du patrimoine culturel anarchiste et, en particulier, l’éducation libertaire.

« Il s’agit d’alimenter et d’enrichir ma pratique professionnelle et, ainsi, de vivre sans trop de contradictions et de déchirements le rôle social que le hasard et les études supérieures m’ont donné à jouer.
« Par ailleurs, comme syndicaliste, je me suis interrogé sur la place que tenaient les discours sur l’éducation dans la pensée et les textes syndicaux des origines, et je me suis très vite aperçu que, dès les résolutions des congrès de la Première Internationale de 1864, la vieille et glorieuse AIT, l’éducation apparaissait comme une préoccupation centrale des militants et de leurs délégués…»




- L’HORIZON ARGENTIN, Petite histoire des voies empruntées par le pouvoir populaire. 1860-2001, Guillaume de Gracia, Préface de Pierre-Philippe Rey, éditions CNT-RP, 2009, 22 €, frais de port : 3, 90 €.



Décembre 2001…

Les médias diffusent – horrifiés – les images du peuple argentin en pleine explosion sociale et populaire lors des journées du 19 et 20 décembre 2001.

El Argentinazo nous a marqué à la fois parce qu’il constitue la première des grandes crises du nouveau millénaire mais aussi parce qu’il a remis au goût du jour des pratiques qui semblaient s’être perdues face aux assauts du libéralisme : Les assemblées générales de quartier, le troc, la récupération et l’autogestion d’entreprises par leurs travailleurs, l’action directe, etc., semblaient avoir été mis au placard définitivement.

Pourtant, l’Argentine est de ces pays, à l’instar de l’Espagne, qui ont été fortement marqués par des pratiques directement issues du riche et foisonnant mouvement anarchiste des XIXe et Xxe siècles même si, aujourd’hui, les anarchistes argentins ne sont toujours pas « un sur cent »… Comment expliquer le succès de toutes les « nouvelles » pratiques post-2001 : autogestion, démocratie directe, action directe, volonté d’autonomie dans le champ populaire, etc. ?

C’est ce que s’attache à prouver ce livre sur les cent quarante dernières années de l’histoire de ce pays. Parce que les historiens, anthropologues ou auteurs, qui ont pris le parti de raconter l’histoire de la classe ouvrière, des rebelles et des pirates, des idéalistes et des esclaves, n’ont pas taillé leur plume hier et s’acharnent toujours à prouver que les peuples n’ont eu de cesse de contester les Empires et d’écrire leur propre histoire. La persistance des pratiques horizontales en Argentine est, de ce point de vue, exemplaire.



- LE SYNDICALISME REVOLUTIONNAIRE, LA CHARTE D'AMIENS ET L'AUTONOMIE OUVRIERE, éditions CNT Région parisienne, 18 €, frais de port : 3 €.



L’année 2006 fut, pour les éditions CNT-RP, l’occasion de célébrer le centenaire du congrès d’Amiens – le ixe de la CGT, conduite alors, sous la houlette de Victor Griffuelhes, Émile Pouget et Georges Yvetot, par le courant syndicaliste révolutionnaire – d’où est issue, comme on le sait, la fameuse « Charte » du syndicalisme, selon le nom qui fut donné asposétriori à la motion votée par la quasi-totalité des délégués ouvriers présents dans la ville picarde. Nous l’avions fait d’abord en publiant le compte rendu rédigé peu de temps après la fin du congrès par Émile Pouget pour la revue Le Mouvement socialiste, puis en organisant une rencontre autour de ce même congrès afin d’évoquer le syndicalisme révolutionnaire français d’il y a cent ans ainsi que l’influence qu’il exerça en Europe et sur le continent américain.

Dans le présent volume, nous avons fait le choix d’accentuer l’aspect historique de cette rencontre, en faisant suivre les textes des interventions d’un chapitre intitulé « La controverse d’Amiens » où nous avons laissé la parole à quelques-uns des divers courants de la CGT de 1906, socialistes et libertaires, ou compagnons d eroute du syndicalisme, comme Hubert Lagardelle, animateur de la revue citée plus haut. Cette partie documentaire est prolongée par des documents écrits à l’occasion du congrès tenu par la CGT à Marseille en 1908, où s’opéra pour la première fois la « transmutation » de la motion rédigée par les représentants de son aile révolutionnaire en « Charte » du syndicalisme.

Venant après la réédition, en fac-similé, du grand livre de Maxime Leroy, La Coutume ouvrière, le présent volume témoigne du désir des Éditions CNT-RP de continuer à travailler à une meilleure connaissance – et à la reconnaissance – d’une tradition largement recouverte, en France, par la bolchévisation du mouvement ouvrier postérieure à la révolution d’Octobre.






Sur le même thème, les éditions CNT-RP ont déjà publié :

Le congrès d’Amiens, Émile Pouget, présentation et notes de Miguel Chueca, 2006, 141 pages, 15 € (frais de port : 2,65 €).

La Coutume ouvrière, Syndicats, Bourses du travail, fédérations, coopératives. Doctrines et institutions, Maxime Leroy, 2007, 2 tomes, 934 p, 40 € les 2 volumes (frais de port : 5,50 €).

Sur la question de l’éducation :
Loin des censier battus, Témoignages et documents sur le mouvement contre le CPE et la précarité. Sorbonne nouvelle, printemps 2006, collectif, 2007, 252 p. / 15 € (frais de port : 2,65 €).

École : une révolution nécessaire, Entretiens avec des militantes et des militants de la fédération CNT des travailleuses et des travailleurs de l’éducation, CNT-FTE, 2008, 208 p., 13 €.

Classes en lutte... numéro spécial "Un syndicat ça combat !"

Article du vendredi 27 novembre 2009



La fédération des travailleurs de l’éducation vient de sortir un 4 pages spécial à lire dans sa version papier (commande auprès des syndicats) ou à feuilleter en ligne :

[CNT Interco69] Non au travail le dimanche !

Article du mercredi 25 novembre 2009



Télécharger l'affiche

Soutien aux grévistes sans-papiers

Article du dimanche 22 novembre 2009







Pour info : la journée de Projection - Débat : en Soutien aux travailleurs SANS-PAPIERS de la CNT Nettoyage En lutte du 7 novembre a permis de récolter 600 euros qui ont été transmis au syndicat CNT Nettoyage pour soutenir les grévistes dans leur lutte, auxquels s'ajoutent les dons effectués en direct par les syndicats de l'UD CNT 69. Merci à tout ceux qui ont pu participé à la caisse de grève. La solidarité n'est pas un vain mot...

Tract de la Fédération Education de la CNT


site web de la CNT Nettoyage

Article suédois d'Arbetaren, journal de la SAC

Pour en savoir plus

La CNT Interco 69 en campagne contre le travail le dimanche

Article du mercredi 18 novembre 2009



Dimanche : ni dieu, ni patron, ni caddie !



Depuis les années 90, le travail dominical a étendu considérablement son emprise. Aujourd'hui, de façon régulière ou occasionnelle, plus d'un quart des travailleurEs va au turbin le dimanche. En 2008, 12,1 % des salariéEs bossaient habituellement ce jour-là contre 10,2 % en 2002. Une énorme proportion (96 %) de celles et ceux-ci va également au boulot le samedi, est en plus soumise à des horaires quotidiens variables imposés par le patron et travaille très souvent de nuit. Plus d'un tiers n'a même pas de repos compensateur. (Source : DARES, octobre 2009)

TRISTE TABLEAU. TRISTES DIMANCHES.
Estimant probablement que cette évolution était trop lente, l'État a souhaité l'accélérer par la législation. La loi 2009-974 du 10 août 2009 a assoupli, en faveur des patrons, les conditions de travail dominical en supprimant les autorisations préalables en zones touristiques et thermales et, pour les unités urbaines de plus d'un million d'habitants, en donnant la possibilité aux autorités de délimiter un « périmètre d’usage de consommation exceptionnel » sur lequel l'ouverture des commerces et donc le travail le dimanche seraient facilités.

LA CONSOMMATION RÈGNE. LE PEUPLE TRINQUE.
Au-delà du flou et des subtilités de la loi - qu'il faut pourtant maîtriser pour se défendre - c'est la question d'un choix de société qui se pose. Le pouvoir crée les conditions pour une civilisation où production et consommation n'auront plus de limite. Le dimanche est jusque-là encore le moment où beaucoup peuvent ne rien foutre, se reposer, exercer un sport ou une pratique artistique, se balader, sortir, bricoler, se retrouver avec leurs proches, leurs familles, leurs amiEs, se cultiver ou se divertir... Bref, vivre à l'écart des contraintes salariales. Désormais dans le cycle hebdomadaire, les politicards et les patrons profitent de la précarisation pour imposer une machine à consommer, servir et produire qui ne s'arrête jamais.

L'ensemble est empaqueté dans une propagande à base de volontariat, de ré-affirmation des garanties et de consommateurs-électeurs à satisfaire. Mais l'intention est claire ! Maintenant le dimanche, le populo devra faire des sacrifices aux dieux du capital, de l'État et de la marchandise après s'être fait sermonner pendant des siècles par les curés. Les vitrines réservées à la bourgeoisie sont toujours plus rutilantes pendant que les plus pauvres sont poussés au sur-endettement.

Face à de telles perspectives, il convient de résister en demandant le retrait de cette loi. En boycottant les établissements commerciaux ouverts le dimanche. En informant les travailleurEs de leurs droits, en les incitant et en les aidant à se défendre collectivement face aux patrons qui exigent le travail dominical.

Afin de donner à chacunE la possibilité de vivre sa vie et de s'émanciper hors de l'exploitation salariale et de la consommation abrutissante, le syndicat CNT Interco du Rhône revendique une répartition des richesses et du temps de travail dans un but d'égalité sociale.

LA LIBERTÉ ET L'ENTRAIDE NE S'ACHÈTENT PAS DANS LES SUPERMARCHÉS !


interco69@cnt-f.org





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