CHÔMAGE, POLLUTION, MISERE, REPRESSION, EXPLOITATION...
LE CAPITALISME, C'EST LA CRISE !

[Ephéméride] 15 et 16 novembre 1926 : congrès constitutif de la C.G.T-S.R à Lyon

Article du lundi 14 novembre 2011

Le 15 et 16 novembre 1926, à Lyon, se tient le congrès constitutif d'un nouvelle organisation syndicale la C.G.T-S.R (Confédération Générale du Travail - Syndicaliste Révolutionnaire). Impulsée par Pierre Besnard, la création de cette nouvelle organisation de sensiblitité libertaire et ouvertement anarcho-syndicaliste était devenue nécessaire après la main mise des communistes staliniens sur la C.G.T.U. La C.G.T.- S.R adhère à son tour à l'A.I.T (anti-autoritaire) créée à Berlin en 1922.

Malgré une forte détermination de ses militants et en premier lieu de Pierre Besnard, elle restera une petite organisation (de nombreux libertaires refusant une nouvelle division). Elle aura pourtant, à travers son journal "Le Combat syndicaliste", une analyse clairvoyante de la révolution espagnole, à qui elle apportera aide et solidarité.

Source : http://www.ephemanar.net

[Ephéméride] 19 au 26 juillet 1936 - Olympiades populaires à Barcelone

Article du lundi 25 juillet 2011

Les Olympiades populaires étaient programmées à Barcelone du 19 au 26 juillet 1936, organisés en protestation contre la tenue des JO à Berlin. Conçues comme JO anti-fascistes, elles ont été interrompues par le soulèvement militaire du général Franco, initié par son pronunciamento du 18 juillet 1936.



Contexte

En 1928, les villes de Barcelone, Berlin, Istanbul, et d'autres, posent leur candidature auprès du Comité international olympique (CIO) pour l'organisation des Jeux olympiques de 1936. Le CIO se réunit en Espagne en mai 1931, peu après l'avènement de la Seconde République, pour choisir la ville où se dérouleraient les Jeux. Berlin fut choisie pour célébrer le retour de l'Allemagne dans le « concert des nations » démocratiques. Officieusement, le baron Pierre de Coubertin et le CIO sont effrayés par les républicains espagnols. Cependant, après la nomination d'Hitler comme chancelier en janvier 1933, les athlètes non aryens sont exclus ou déchus de leurs titres (par exemple le boxeur Erich Seelig). En 1934, la Coupe du Monde de football se tient en Italie. Le sport est alors intégré comme instrument de propagande par les régimes fascistes.

Des manifestations importantes se déroulent alors en Europe et surtout aux États-Unis contre la tenue des Jeux à Berlin. Une pétition pour le boycottage est signée par plus de 500 000 personnes et les manifestations rassemblent plusieurs centaines de milliers de personnes [1]. Le Comité international pour le respect de l'idée olympique est alors créé, tandis qu'en France, la nouvelle fédération sportive de gauche, la FSGT, lance le slogan : « Pas un sou, pas un homme pour les JO de Berlin ! ». Le journal Le Sport écrit ainsi, le 9 octobre 1935 : « La loi olympique est violée chaque jour, aucune garantie de liberté n'est accordée aux sportifs juifs et catholiques. Dans ces conditions, notre devoir, ainsi que celui de tous les hommes d'honneur, est de dénoncer vigoureusement les pratiques hitlériennes et de demander le transfert des Jeux dans un autre pays ».

Après la journée du 6 février 1934 à Paris, la stratégie des fronts populaires est adoptée en France et ailleurs. Dirigée par Léo Lagrange, qui sera sous-secrétaire au Sport du gouvernement dirigé par Blum, la FGST dialogue avec la Généralité de Catalogne, tandis qu'Anvers, Prague et d'autres villes tentent, sans succès, d'organiser des Jeux alternatifs. En 1935, Tel Aviv accueille les premiers Jeux olympiques « juifs ».



Une décision du Front populaire espagnol

La décision d'organiser les Olympiades populaires à Barcelone est prise dès après la victoire du Front populaire espagnol, le 18 février 1936. En raison des pressions de la Fédération ouvrière suisse de gymnastique et du sport, le gouvernement suisse (siège du CIO) refuse de voter une subvention à la délégation de sportifs se rendant à Berlin, avant de se rétracter. Trois cents athlètes helvétiques se rendent finalement à Barcelone ; certains intègreront la colonne Durruti. Aux Pays-Bas, le groupe anti-fasciste De Olympiade Onder Dictatuur (DOOD, « l'Olympiade sous la dictature ») milite en faveur du boycott des Jeux olympiques nazis, tandis qu'en Belgique et en France le débat reprend, en particulier après la victoire de la gauche aux élections de mai 1936.

Début mai, la Generalitat fixe le programme de l'Olimpiada Popular et le Comité d'organisation de Barcelone envoie en juin les invitations officielles. La cérémonie d'ouverture est fixée au 19 juillet 1936.

Six mille athlètes appartenant à 22 pays différents s'inscrivent alors. Les délégations les plus nombreuses sont celles des États-Unis, des Pays-Bas, de Belgique, de Tchécoslovaquie, du Danemark, de Norvège, de Suède et d'Algérie, tandis que les équipes allemandes et italiennes sont composées d'exilés politiques. La plupart des sportifs sont membres d'associations et de clubs sportifs syndicaux ou bien de partis de gauche ; peu appartiennent aux comités sportifs publics ou olympiques.

On décide d'utiliser l'infrastructure hôtelière construite pour l'Exposition internationale de 1929 et le Stade de Montjuïc — l'actuel Estadio Olímpico Lluís Companys — est censé accueillir les compétitions.


Tenue catalane aux olympiades


Le Front populaire en France

En France, l'extrême droite et les ligues fascistes soutiennent les Jeux olympiques de Berlin, tandis que le PCF prend officiellement parti pour les Olympiades populaires. Les épreuves qualificatives se tiennent le 4 juillet 1936 au stade Pershing, à Paris, en compagnie du secrétaire d'État aux Sports et aux Loisirs, Léo Lagrange. Mille deux cents athlètes s'inscrivent alors pour ces Olympiades antifascistes. La même semaine, le ministre des Transports Pierre Cot, André Malraux, Léo Lagrange et d'autres dirigeants du Front populaire participent à Garches (Hauts-de-Seine) à une journée de soutien aux Olympiades et contre les Jeux olympiques racistes de Berlin.

Le gouvernement Blum décide finalement de refuser les subventions aux participants et aux partisans des Olympiades de Barcelone, les frais étant à la charge des délégations et des athlètes. En outre, Blum inscrit un débat à l'ordre du jour à l'Assemblée nationale, où il dispose sans peine de la majorité parlementaire. Un député communiste déclare alors : « Aller à Berlin, c'est accepter une sorte de complicité avec les bourreaux, c'est river les fers aux pieds des victimes, et c'est couvrir leurs plaintes que de chanter en chœur, avec le maître du Reich, l'hymne à la gloire du sport. » Le 9 juillet a lieu le vote sur la participation de la France aux Jeux olympiques de Berlin. La droite vote pour, tandis que l'ensemble de la gauche s'abstient — y compris le PCF —, à l'exception de Pierre Mendès France, qui vote contre.



La tenue des Olympiades et le pronunciamento militaire

Dès le 14 juillet, les sportifs français prennent la route de Barcelone. Chaque arrêt dans les gares sert de prétexte à des manifestations spontanées : on chante L'Internationale. Les derniers participants, ne parlant pour la plupart ni espagnol ni catalan, arrivent le 18 juillet au matin. Dans la nuit du 18 au 19, les premiers coups de feux éclatent à Barcelone en riposte au pronunciamento du général Franco. Bien que la plupart des sportifs restent dans leurs hôtels dans la journée du 19, certains descendent dans la rue et participent à l'offensive contre les militaires. Quelques uns sont blessés ou tués. Le calme revient sur la ville le lendemain, et le 23 juillet, Jaume Miravitlles, secrétaire du comité exécutif des Olympiades populaires de Barcelone, annonce l'annulation des jeux. Le lendemain, les premières colonnes de miliciens partent en direction de l'Aragon.

Le gouvernement Blum donne alors l'ordre aux délégations de revenir immédiatement, affrétant deux paquebots partis de Marseille. Il leur sera demandé 150 francs pour « frais de rapatriement ». Plusieurs athlètes décident cependant de rester sur place : « Nous étions venus défier le fascisme sur un stade et l'occasion nous fut donnée de le combattre tout court ». Emmanuel Mincq, footballeur juif polonais d'Anvers, rejoint le Bataillon Thälmann et deviendra l'un des dirigeants de la Brigade Dombrosky. Il restera en Espagne jusqu'en 1939, puis fera la tournée des camps en France (Argelès, Le Vernet, Gurs). Certains défileront sur le Paseo de Gracia avec la colonne Durruti, d'autres intègrent les colonnes du POUM ou de la CNT (colonne Ortiz).

Pris en tenailles entre les radicaux et les communistes, le Front populaire français renonce à aider les Républicains et pratique une « politique de non-intervention », en fermant les frontières et en interdisant à Lluis Companys de participer à un meeting unitaire en faveur de l'Espagne républicaine. Pendant ce temps là, Hitler et Mussolini envoient des chars et des hommes lutter pour les nationalistes. Blum, lui, offre des ambulances. En août 1936, les athlètes français défilent à Berlin en faisant le salut olympique, qui fut souvent mal interprété comme un salut nazi, alors que les délégations anglaises et américaines détournent la tête devant la tribune d'Hitler.



Sport et propagande

Jusqu'au Front populaire, en France, le sport est dénoncé à gauche comme une activité bourgeoise et réactionnaire. Mais il devient après un élément central, le Front populaire l'utilisant comme préparation militaire et patriote, tandis que Georges Barthélémy, député de la SFIO, en arrive même à déclarer que le sport contribue à « l'amélioration des rapports entre le capital et le travail, donc de l'élimination du concept de la lutte des classes » ; c'est aussi « un moyen d'arrêter la dégénérescence physique et morale de la race ». D'autres anarchistes (Sébastien Faure, P. Robin, F. Ferrer...) le considèrent comme un élément indispensable à l'éducation de l'individu.

Source wikipedia
pour le texte,
images+vidéo autres sources




liens :

http://www.nodo50.org/esperanto/artik27es.htm (espéranto)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Olympiades_populaires

http://actionantifasciste.fr/documents/1/barc.html

Increvables anarchistes

[Ephéméride] Le 2 avril 1996, mort d'Antonio ORTIZ RAMIREZ à Barcelone

Article du samedi 2 avril 2011



Militant anarchiste et anarcho-syndicaliste espagnol, combattant antifranquiste puis antifasciste.
Il naît le 13 avril 1907 dans le quartier de Poble Nou à Barcelone. Il quitte l'école primaire à 11 ans pour travailler comme menuisier. A quatorze ans (1921), il adhère au syndicat du bois de la CNT. En 1923, il rejoint le groupe affinitaire "Los Solidarios". Après la proclamation de la République (1931), il fait partie du comité syndical du quartier de Poble Nou et, en novembre 1932, est nommé président de "l'Union syndicale du Bois" au moment où éclate une grève importante des menuisiers ébénistes qui durera de novembre 1932 à avril 1933. Durant cette période (janvier 1933) se produit également le mouvement insurrectionnel qui lui vaudra d'être emprisonné avec d'autres grévistes. Il se lie avec Juan Garcia Oliver et rejoint, en 1934, le groupe anarchiste "Nosotros"et coordonne les groupes de défense confédéraux de Barcelone. En 1935, il est de nouveau emprisonné. Durant le premier semestre de 1936, il participe à de nombreux meeting à travers la Catalogne. Les 19 et 20 juillet 1936, à Barcelone, il participe à l'assaut contre les casernes.
Le 24 juillet 36, peu après le départ de la Colonne Durruti, il dirige la deuxième colonne de 800 combattant(e)s "Sur-Ebro" appelée aussi "Colonna Roja y Negra" (Rouge et Noire) qui prend la direction de Caspe sur le Front aragonais et qui libérera une partie de l'Aragon, permettant le développement des collectivités libertaires. En octobre 1936, il participe à la réunion décisive de Bujaraloz qui sera à l'orgine de la création du "Conseil d'Aragon" avec à sa tête Joaquín Ascaso (cousin de Francisco Ascaso). Après la militarisation des milices (imposée par les communistes), il dirige la 25 ème Division militaire. Mais, accusé d'abus de pouvoir, on lui retire le commandement en septembre 1937 (c'est surtout son opposition aux staliniens qui semble en être la raison). En décembre 1937, il intègre l'Ecole Populaire de l'Etat Major, puis prend la tête de la 24 ème Division à la Seu d'Urgell (Pyrénées catalanes). Mais en juillet 1938, il en est destitué alors que courent des rumeurs de son assassinat par les staliniens. Il passe alors en France avec Joaquín Ascaso et dix autres collaborateurs, fuite qui provoque de virulentes critiques de la part de certains dirigeants de la CNT qui l'accusent de désertion. On tente ensuite de l'empoisonner en France, avec Joaquín Ascaso.
Après la déroute républicaine, il est interné à partir de février 1939 dans les camps de concentration du sud de la France : St Cyprien, Le Vernet, et séjourne aussi à la prison de Collioure. Il est ensuite envoyé dans un camp en Algérie, à Djelfa, dont il sortira en 1942. Il s'enrôle ensuite dans l'armée de libération de De Lattre de Tassigny, et combat dans divers pays d'Afrique. Il sera décoré à plusieurs reprises. Il prend part au débarquement en Provence (le 16 août 1944) et à la Libération du Sud de la France, de la Vallée du Rhône, de l'Alsace et du Territoire de Belfort où il obtiendra une distinction du Général De Gaulle. Il poursuivra ensuite l'offensive anti-nazi en Allemagne sur Karlsruhe et Pforzheim, où il sera blessé et évacué.
Après la Libération, il se fixe à Saverdun, en Ariège, où il crée une scierie. Le 12 septembre 1948, il prend part avec Primitivo Gómez et José Pérez à une tentative de bombardement avec un petit avion de tourisme (modifié), de la tribune officielle que doit occuper Franco, à San Sebastián. Ils sont interceptés par des avions de chasse espagnols, mais parviennent cependant à revenir se poser en France. Après ce dernier baroud d'honneur, Ortiz s'exile en Amérique Latine, Bolivie (1951), Pérou (jusqu'en 1955) et au Vénézuela où, aux côtés des compagnons Joaquín Ascaso, Valeriano Gordo et Martín Terrer, il continue de militer. En 1966, il est secrétaire de la coordination de la CNT vénézuelienne. En 1987, il retourne à Barcelone.
Une biographie, réalisée en 1999 par José M. Márquez et Juan J. Gallardo, retrace la vie de cet anarchiste injustement méconnu : "Ortiz, général sans dieu ni maître".
Voir également le film portant le même titre.

Source : http://www.ephemanar.net



http://www.plusloin.org/acontretemps/n5/folle_epope.pdf

http://www.christiebooks.com/Film%20Database/anarquismo/details/10137.html

[Ephéméride] 11 janvier 1924

Article du mardi 11 janvier 2011


Entrée de la "Maison des Fédérations" siège de la C.G.T rue de La Grange-aux-Belles à Paris 10e en 1913

Le 11 janvier 1924, à Paris, 33 rue de la Grange-aux-Belles, dans les locaux syndicaux de la "C.G.T.Unitaire", un affrontement sanglant a lieu durant un meeting du "Parti Communiste". Les militants anarcho-syndicalistes opposés à l'emploi du local syndical à des fins politiciennes sont venus pour porter la contradiction. Mais à la première invective, les jeunes gardes communistes provoquent une bagarre générale. Soudain, des coups de feux sont tirés depuis les rangs communistes; deux ouvriers anarcho-syndicalistes s'écroulent mort: il s'agit d'Adrien Poncet et de Nicolas Clos; d'autres sont blessés comme: Francis Boudoux, Pecastaing et Michel. Le lendemain, le journal communiste "L'Humanité" tente d'inverser les rôles. "Le Libertaire" quant à lui, titre: "Les premières balles bolchevistes sont pour les ouvriers".

Ces crimes resteront impunis et, comble du cynisme, le P.C récupèrera la mort de Nicolas Clos en organisant ses funérailles, affirmant qu'il était communiste, ce que contestera formellement "Le Libertaire".
A l'appel du "Libertaire", 4000 personnes suivront, le 18 janvier, l'enterrement d'Adrien Poncet. La militante May Picqueray, présente durant cet affrontement, a témoigné de ces assassinats dans son livre: May la réfractaire.

Le 11 janvier 2004, soit 80 ans plus tard, quelques libertaires se sont rendus au 33 rue de la Grange-aux-Belles pour marquer le souvenir de ses militants assassinés ou blessés par les tenants de l'idéologie communiste autoritaire.


Ephemeride anarchiste

[Ephéméride] 10 janvier 1950 : mort de Clovis-Abel PIGNAT

Article du lundi 10 janvier 2011



Le 10 (13?) janvier 1950, mort de Clovis-Abel PIGNAT (alias "Tschombine Pategnon") à Monthey (Suisse).

Militant anarcho-syndicaliste, antimilitariste et libre-penseur suisse.

Il est né 16 novembre 1884 à Vouvry (Suisse). Fils d'un souffleur de verre de Monthey, il sera apprenti verrier avant de travailler dans divers secteurs du bâtiment. Influencé par l'esprit de lutte et de solidarité régnant parmi les ouvriers italiens immigrés, il commence à militer au sein de la Fédération des Unions ouvrières de la Suisse romande (FUOSR). Il collabore à "La Voix du Peuple" de Lausanne et au journal "Le Réveil anarchiste" de Luigi Bertoni à Genève.

Objecteur de conscience et antimilitariste, il subit trois mois d'emprisonnement en 1906. Il se lie avec l'écrivain roumain Panaït Istrati, réfugié quelque temps à Vouvry.

Il se marie, et aura trois enfants. Syndicaliste libertaire, il prend part à de nombreux mouvements sociaux, pratiquant l'action directe et la grève sauvage. Il sera un des dirigeants syndicaux les plus estimés de la région. Mais inscrit sur les listes noires du patronat, il ne trouve bientôt plus d'emploi dans le bâtiment. Pour faire vivre sa famille, il exerce alors divers boulots, de la verrerie à la fabrication de pierres synthétiques pour l'horlogerie, de scieur de long, à manoeuvre dans une usine de chaux. En 1909, il quitte le Valais pour faire du théâtre de rue dans une troupe itinérante. Il sera montreur de marionnettes durant trois ans sur les routes de Lombardie (Italie), tout en continuant inlassablement à dénoncer l'exploitation et le cléricalisme, par l'action comme par l'écrit "faire sortir la politique des caves et des sacristies". De retour dans le Valais, il est un des orateurs lors de la manifestation du Premier Mai 1913, puis en 1914, année où il lance avec un groupe d'amis anarchistes et de libres-penseurs le journal "Le Falot". En 1916, il est condamné à deux mois de prison pour antimilitarisme.

En 1921, à l'initiative de syndicalistes alémaniques, naît la F.L.E.I "Federazione Lavoratori Edilizia e Legno" (Fédération des Travailleurs du Bois et du Bâtiment). Pignat (qui parle italien) est chargé de coordonner la F.O.B.B (Fédération des Ouvriers du Bois et du Bâtiment), en Suisse Romande. Cet infatigable militant en assurera le secrétariat roman pendant un quart de siècle (jusqu'en 1946). Il se charge également de la publication, à partir de 21 octobre 1922, de l'organe de la F.O.B.B "L'Ouvrier du bois et du bâtiment". A noter qu'il a aidé, avec Lucien Tronchet, dans les années vingt, la Résistance italienne antifasciste. Organisateur de plusieurs grandes grèves, il mène, à partir du 19 mai 1928 (avec Augusto Vuattolo et Lucien Tronchet), une grève sauvage qui fait plier les entrepreneurs de la maçonnerie de Genève (après 15 jours de heurts). En 1926, il est condamné à dix jours de prison et 200 francs d’amende pour avoir malmené le préfet du district.

Il mènera encore une grève des maçons à Sion en juin 1931, puis à Dixence en juillet 1935.

Lucien Tronchet a écrit sa biographie : "Clovis Pignat qui est-ce ? La vocation syndicale"(1971).


Ephemeride anarchiste

[Ephéméride] Le 6 août 1936, mort de Ramón ACIN AQUILUE, assassiné par les franquistes à Huesca

Article du vendredi 6 août 2010

Militant anarcho-syndicaliste, pédagogue, écrivain et artiste d'avant-garde.



Né le 30 août 1888, à Huesca (Aragon), il commence en 1908, à Zaragoza, des études de sciences, mais les abandonne un an plus tard pour se consacrer à sa vocation artistique.
Dès 1913, il s'intéresse aux idées anarchistes et prend part à Barcelone à la création de la revue "La Ira"(La Colère).
A Madrid entre 1916 et 1917, il devient l'ami de Garcia Lorca, puis il est nommé professeur de dessin à l'école normale de Huesca.




En 1918, il adhère à la C.N.T et participera aux divers congrès en tant que représentant de sa ville (Huesca) où il jouit d'une grande popularité.
En 1922, il crée une académie de dessin à son domicile où il s'inspire de la pédagogie rationaliste de Francisco Ferrer, puis plus tard des réalisations le Célestin Freinet.

Il milite également pour créer un mouvement de jeunes, et donne des cours du soir aux ouvriers et des conférences en faveur des prisonniers politiques.
Un article de soutien à l'anarchiste Juan ACHER (condamné à mort après un attentat) lui vaudra d'être emprisonné en 1924.
Sa participation à des soulèvements l'obligent ensuite à s'exiler un temps à Paris, en 1926, puis en 1931. Il donne de nombreux articles à la presse libertaire où, outre des critiques d'art ou idéologiques, il manifeste un intérêt pour l'écologie, le végétarisme, le naturisme où bien encore la défense animale.

Son oeuvre artistique est très variée : dessins, caricatures, toiles peintes (notamment une vue de Grenade), mais aussi sculptures et collages surréalistes. Ami de Buñuel, il va produire (grâce à un gros lot de loterie) son film "Terre sans pain".

En 1936, à Huesca, l'armée et la garde civile prennent part au coup d'Etat et organisent la répression. Parmi les nombreux fusillés se trouvent Ramón ACIN et sa compagne Conchita MONRAS.

(source : Ephéméride anarchiste)





Article du CIRA

Biographie en anglais

Le Monument à las Pajaritas

Anci et Bunuel "Terre sans pain"

[Ephémeride] 5 juillet 1940 : mort de Carl EINSTEIN

Article du dimanche 4 juillet 2010



Le 5 juillet 1940, mort de Carl EINSTEIN, à Betharram (Pyrénées Atlantiques).

Poète, écrivain, historien d'art et combattant anarchiste.

Juif allemand, il naît le 26 avril 1885 à Neuwied (Allemagne). En 1918, il prend part à la révolution spartakiste. Passionné par l'art, il fréquente les milieux artistiques et devient un représentant du mouvement expressionniste en Allemagne, où il fait découvrir Picasso, le cubisme, mais aussi l'art africain. Son oeuvre "L'Art du 20e siècle" publiée en 1926, révolutionne la façon d'aborder la peinture et les Arts Plastiques.

En 1928, il s'installe en France et fonde avec Georges Bataille et Michel Leiris la revue "Documents". Epris de liberté et profondément révolté, en 1936, il part en Espagne, avec d'autres compatriotes comme Helmut Rudiger combattre dans les rangs de la C.N.T anarchiste. Il s'intègre au sein du Groupe international de la Colonne Durruti, mais il est blessé durant les combats. Il est à Barcelone, le 22 novembre 1936, pour prononcer l'oraison funèbre de Durruti.

La guerre terminée, il passe les Pyrénées et se retrouve interné dans les camps du sud de la France avec les combattants antifascistes et la population espagnole fuyant les exactions des troupes franquistes. En 1940, sans illusions sur ce qui l'attend s'il tombe aux mains des nazis, il se donne la mort en se jettant dans le Gave de Pau. Une stèle dans le cimetière de Boel-Bezing (Pyrénées Atlantiques) rappelle son combat pour la liberté.

"Où que pénètre la Colonne, on collectivise. La terre est donnée à la communauté, les prolétaires agricoles, d'esclaves des caciques qu'ils étaient, se métamorphosent en hommes libres. On passe du féodalisme agraire au libre communisme."
Extrait de l'oraison à Durruti.

Lire sa biographie écrite par Liliane Meffre (publiée en 2002): Carl Einstein,1885-1940. Itinéraires d'une pensée moderne.


Tiré de http://www.ephemanar.net


Pour en savoir plus :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Carl_Einstein

http://plusloin.org/acontretemps/n13/AC13PorreEinstein.pdf

http://raforum.info/dissertations/spip.php?article132

http://www.universalis.fr/encyclopedie/carl-einstein/

http://agoras.typepad.fr/regard_eloigne/carl_einstein/

[Ephemeride] 11 mai 1942 : décès de Georges Yvetot

Article du lundi 10 mai 2010

YVETOT Georges, Louis, François

Né et mort à Paris : 20 juillet 1868-11 mai 1942 ; typographe ; militant anarchiste et syndicaliste, il fut élu le 22 mars 1901 secrétaire général de la Fédération des Bourses ; secrétaire général adjoint de la CGT.



Yvetot naquit à la caserne des Minimes où son père, d’origine normande, était gendarme. Orphelin de mère, puis de père, il fut élevé par les Frères de la Doctrine chrétienne et par l’OEuvre des Orphelins-apprentis d’Auteuil. C’est là qu’il apprit le métier de typographe de 1880 à 1887. À la veille de sa mort, il affirmait sa vénération pour l’abbé Roussel, le directeur de cette oeuvre. Réformé pour tuberculose pulmonaire, il ne fut donc pas soldat et, de 1887 à 1894, travailla comme typographe à La Patrie. Il n’avait, à cette époque, aucune activité politique et, plus tard, reconnaîtra avoir « sarrasiné », c’est-à-dire travaillé pour un salaire inférieur à la normale. Représentant une coopérative de consommation au comité de la Verrerie ouvrière, il fit son apprentissage de militant. Il devint anarchiste sous l’influence de Pelloutier qu’il suivit fidèlement et qu’il aida comme typo dans la composition de L’Ouvrier des Deux Mondes. À la mort de Pelloutier -- il travaillait alors au Petit Soir -- il lui succéda au secrétariat de la Fédération des Bourses, avec l’appui des allemanistes et des broussistes ; P. Delesalle fut nommé secrétaire adjoint. Yvetot sera réélu à cette fonction, sous des appellations qui peuvent varier légèrement, par tous les congrès jusqu’à la guerre. À partir du congrès de Montpellier de septembre 1902, le secrétaire de la Section des Bourses fut, par sa fonction, secrétaire de la CGT. Yvetot fut donc en titre, jusqu’en 1918, le second dans la hiérarchie syndicale. Il a présenté le rapport moral de la Fédération ou de la Section des Bourses aux congrès de Nice (septembre 1901), Alger (septembre 1902), Bourges (septembre 1904), Amiens (octobre 1906), Toulouse (octobre 1910), et Le Havre (septembre 1912). Aux deux derniers congrès, il présenta en outre le rapport sur la Voix du Peuple. Au moment du congrès de Marseille, octobre 1908, il était emprisonné.

Yvetot a représenté le syndicalisme français dans le mouvement international. C’est ainsi qu’il fut délégué avec Griffuelhes à Dublin en 1903, mais ni l’un ni l’autre ne purent faire admettre leurs thèses. En août 1909, il représenta la CGT avec Jouhaux à la conférence internationale de Paris, au café du Globe, et il y polémiqua durement avec Legien, défendant la supériorité de l’action économique sur l’action politique, proposant, sans succès, avec Jouhaux, l’organisation de congrès internationaux périodiques. En 1911, à la conférence de Budapest, il entra en conflit avec le syndicalisme hongrois. En Allemagne, en 1911, il dirigea une délégation de syndicalistes français ; sa réponse au discours de bienvenue de Legien fut telle qu’il fut immédiatement recherché par la police allemande et dut regagner précipitamment la France.

Yvetot était un anarchiste proudhonien et l’était resté en devenant syndicaliste. Dès 1901, dans une circulaire, il faisait appel à « une action de minorité intelligente, consciente et hardie » et il se montra très réticent quant à l’entrée de la Fédération des Bourses dans la CGT réclamée par Niel au 9e congrès, Nice, septembre 1901.

Il a toujours farouchement défendu l’indépendance du syndicalisme à l’égard des partis. Il intervint notamment sur ce sujet au congrès de Bourges en 1904. Il demeura hostile à toute entente avec le Parti socialiste alors même qu’après 1910 Jouhaux avait commencé son évolution. Dans la doctrine et l’action du syndicalisme révolutionnaire Yvetot a peu apporté. Sa part, sa spécialisation pourrait-on dire, fut l’antipatriotisme.

En décembre 1902, il avait fondé, avec d’autres anarchistes, la Ligue antimilitariste, qui devint après le congrès d’Amsterdam, juin 1904, une section de l’Association internationale antimilitariste. Il fut alors l’un des secrétaires, l’autre étant Almereyda. Au congrès d’Amiens, s’il contribua à l’adoption de la célèbre « charte » d’indépendance du syndicalisme, il réussit surtout, malgré les réticences des propres chefs de sa fraction, à faire voter une motion violemment antipatriotique. À l’impulsivité de ses idées Yvetot ajoutait la vivacité de son caractère. Il était comme Griffuelhes extrêmement autoritaire et il fut fréquemment en conflit personnel avec lui. Son agressivité, autant que son apparence physique, l’avait fait surnommer le « bouledogue ». Orateur puissant, mais ne sachant pas se limiter, Yvetot allait en tous lieux développer sa propagande antipolitique et antimilitariste. Cela lui valut de très nombreuses arrestations et condamnations. Dès septembre 1903, il fut condamné à Nantes à un mois de prison et 100 f d’amende. L’action pour le « Sou du soldat » et, plus tard, la diffusion du Manuel du soldat lui attirèrent de nombreuses poursuites, parfois suivies de non-lieu. Mais il fut condamné à Rouen en février 1904 à deux ans de prison, puis dans cette même année à trois mois et 100 f d’amende en juillet, à deux mois et 50 f d’amende en novembre. Il fut condamné à trois ans de prison et 100 f d’amende le 30 décembre 1905 pour « l’Affiche rouge » de l’AIA, un appel aux jeunes soldats. Arrêté préventivement avant le 1er Mai 1907 ainsi que Charles Marck, puis d’autres dirigeants, il fut condamné à quatre ans de prison en juin, et libéré en avril 1908. Il fut de nouveau arrêté et poursuivi le 1er août 1908 avec tout le bureau confédéral et d’autres militants après le massacre de Villeneuve-Saint-Georges, mais bénéficia d’un non-lieu, ainsi que les autres, le 30 octobre 1908. Dans ces périodes, l’intérim du secrétariat fut exercé par Delesalle, de juin 1907 à avril 1908, et par Garnery, du 1er août au 31 octobre 1908. Il mena de nouveau une action très vive pour la paix et contre la loi des trois ans. Il écrivit dans la Bataille syndicaliste en 1912 un article intitulé « Désertez ! » Barthou le fit arrêter en juillet 1913, mais, au début de 1914, Doumergue fit libérer les militants emprisonnés par son prédécesseur. Ils furent acquittés le 26 mars, sauf Yvetot condamné à un an de prison.

Yvetot s’opposait à tout réformisme. Il combattit, notamment en octobre 1910 dans la Voix du Peuple et au congrès de Toulouse, contre l’arbitrage obligatoire, pour la liberté de la grève, contre toute loi d’inspiration réformiste. Cependant Yvetot, malgré des positions extrêmes dans la CGT syndicaliste-révolutionnaire, était peut-être, parmi les dirigeants, l’un des moins ouvriéristes. Il n’avait pas d’hostilité envers les intellectuels, et fut le principal artisan de l’adhésion au syndicalisme des travailleurs de l’État. Il poursuivit à cet égard, par articles et discours, une campagne d’éducation parmi les ouvriers et attira, par son action, les postiers et les instituteurs. À Nantes, en mars 1907, où il se trouvait pour soutenir la grève des dockers, il alla porter le salut des syndicalistes ouvriers au congrès de la Fédération des instituteurs. Nul n’a fait plus que lui pour rallier à la CGT les fonctionnaires, mais son patronage était pour eux compromettant.

Au congrès confédéral du Havre en septembre 1912, il contribua à la réorganisation de la section des Bourses sur la base d’un délégué par UD.

La lutte d’Yvetot contre la guerre ne cessa pas jusqu’en 1914, mais il semble alors avoir été découragé et en même temps consolé par l’idée qu’il avait fait tout son possible. Par opposition à la politique d’union sacrée, il abandonna, en fait mais non en titre, ses fonctions syndicales et retrouva un emploi de typographe. Très vite, il accepta la direction de l’Association nationale des orphelins de guerre à Etretat et se dévoua pour les enfants. En 1915, il alla au Monténégro et en Serbie évacuer et recueillir les orphelins yougoslaves au moment où les armées des Empires centraux occupaient le pays puis travailla comme correcteur au Journal et à l’Information. En fait, ce spécialiste de l’antipatriotisme ne prit aucune part au combat mené par Merrheim et Bourderon. Dans une lettre à Monatte du 29 septembre 1914, Merrheim semble contester son courage, tandis qu’au congrès d’Orléans, en septembre 1920, Rivelli, qui traitait Griffuelhes de « profiteur de guerre », disait d’Yvetot qu’il était « enseveli sous le poids de sa lâcheté ». Éliminé du comité confédéral en 1918, Yvetot pencha à ce moment vers les minoritaires de la CGT, mais pour peu de temps, et il donna ensuite sa collaboration avec Marcel Laurent au journal que Sembat venait de fonder.

Dans l’entre-deux guerres, Yvetot n’eut plus d’activité militante, hormis les campagnes pacifistes auxquelles il s’associa. Georges Yvetot collabora à un très grand nombre de périodiques anarchistes en France et en Belgique : le Combat (1926-1929), la Conquête du pain (1934-1935), la Patrie humaine, de V. Méric (1931-1939), le Raffut de G. Cochon (1921-1922), la Revue anarchiste de Fortin (1929-1936), le Semeur de Barbé (1923-1936). Il est également l’auteur de La Vache à lait, (publication de l’AIA, 1905). Il travailla comme correcteur et non plus comme typographe au Journal et à l’Information. Admis au syndicat des correcteurs le 1er mai 1918, il appartint au comité syndical entre 1920 et 1932 pendant 8 années au moins. De 1921 à 1925, il fut secrétaire général du syndicat. Il donna des souvenirs en 1935 à un journal libertaire La Conquête du pain. Et il participa d’assez loin à l’action des militants groupés autour de l’hebdomadaire Syndicats fondé en octobre 1936. En mai 1938, à Draveil, sous les auspices de la Ligue des Droits de l’Homme, il fit une conférence sur Pelloutier en compagnie de Froideval et de R. de Marmande. Au début de 1939, avec Ch. Marck et G. Guiraud, il fonda un groupement de vieux militants de la CGT dans un but d’entraide. On trouvait dans cette amicale Bled, Le Pen, Cleuet, Perrot, Charlier, de Marmande, etc.

À la veille de la guerre, il signa le manifeste « Paix immédiate ». Poursuivi, il ne fut pas incarcéré en raison de son état de santé. On ne le vit plus à la CGT après la déclaration de guerre. En 1940, il subit une grave opération, perdit son emploi et connut la gêne, presque la misère.

Les éléments « collaborateurs » du syndicalisme firent appel à lui en 1942 pour présider le « Comité ouvrier de secours immédiats » (COSI) fondé à la suite des bombardements anglais sur la banlieue industrielle. Ce comité n’eut aucune activité du vivant d’Yvetot qui accorda une interview le 28 avril à Raoul Courtois dans le Cri du Peuple. Il égrenait quelques souvenirs et persistait à s’affirmer « libertaire ». René Mesnard lui succéda.

Il mourut subitement quelques jours plus tard, le 11 mai 1942. Il était mal remis de l’opération subie deux ans plus tôt. Il fut incinéré le 15 mai au Père-Lachaise (case 2 266) devant deux cents personnes, syndicalistes et représentants du gouvernement de l’époque. Charles Dooghe prononça un discours au nom des vieux militants de la CGT, Jules Teulade, représentant le Comité ouvrier de secours immédiats, exalta la vie d’Yvetot, et von Gissenberg, ou Giesenberg, de l’ambassade d’Allemagne, « vint associer les autorités d’occupation à la douleur du mouvement ouvrier français » (La France socialiste 16-17 mai 1942). Charles Dooghe présida encore en mai 1943 une cérémonie pour l’anniversaire de la mort d’Yvetot.

OEUVRE :
Collaborations : Le Libertaire, à partir d’août 1901 (rubrique « Le Mouvement ouvrier ») ; à nouveau dans l’entre-deux guerres. -- Le Mouvement socialiste 1901-1902. -- L’Avant-Garde, avril 1905-mars 1906. -- La Guerre sociale, n° 1, 18 décembre 1907. -- La Révolution, 1er février-28 mars 1909. -- La Vie ouvrière, n° 1, 5 octobre 1909. -- La Voix du Peuple (il en sera le rédacteur en chef de 1909 à 1912). -- L’École émancipée, n° 1, 1er octobre 1910. -- La Bataille syndicaliste, n° 1, 27 avril 1911. -- Plus loin en 1928. -- La Voix libertaire en 1931-1932. -- Collaboration enfin à L’Encyclopédie anarchiste de S. Faure dont la publication se termine en 1934.
Brochures : Le Syndicalisme, les intellectuels et la CGT [s. d.], 16 p. -- Vers la grève générale, s.d. [1902] 22 p. -- ABC syndicaliste, 1908, 96 p. -- Le Nouveau manuel du soldat, 1908, 32 p. -- Syndicat et syndicalisme, 1910 (en collaboration avec Delesalle, Griffuelhes et Pouget). -- La triple action de la CGT, Paris, 1913, 34 p.

SOURCES :
Arch. Nat. F7/13 568 et F7/13 574. -- Arch. J. Maitron. -- La CGT, op. cit. et la plupart des Histoires du Mouvement ouvrier français. -- Y. Blondeau, Le Syndicat des correcteurs, 1973. -- R. Bianco, Th., op. cit.

ICONOGRAPHIE :
La CGT, op. cit., p. 89. -- J.-B. Séverac, Le Mouvement syndical, op. cit. p. 147. -- Les Hommes du Jour, n° 14, s. d. (dessin).

H. Dubief (Extrait du Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, Maitron)

http://www.fondation-besnard.org/article.php3?id_article=442