CHÔMAGE, POLLUTION, MISERE, REPRESSION, EXPLOITATION...
LE CAPITALISME, C'EST LA CRISE !

[Santé Social] SECTEUR SANITAIRE ET SOCIAL NON A LA MARCHANDISATION !

Article du lundi 5 décembre 2011



TOUTES ET TOUS EN GREVE LE MERCREDI 7 DECEMBRE
RASSEMBLEMENT DEVANT L’ARS de 10h à 13h
au pied de la tour du Crédit Lyonnais / 129 rue Servient, Lyon 3ème


Pour celles et ceux qui doutaient encore de la nécessité de lutter contre les attaques du patronat, la journée de mobilisation du 6 Octobre à Lyon les rappelle violemment à la réalité.
En effet, trois salariées ont été grièvement blessées. La raison : des violences policières absolument injustifiées commandées par les patrons de la FEHAP totalement sourds face aux revendications légitimes des salariés.
Lors de ces journées, Mme Nora Berra Secrétaire d’État à la santé était conviée à venir prononcer un discours. Son « émotion » se traduit par une unique phrase : « Je souhaite avant de commencer témoigner de ma tristesse et mon émotion pour les 3 personnes victimes de l’accident grave qui s’est déroulé hier pendant la manifestation1. » S’en suit 12 pages de blabla économicofinancier totalement creux sans aucune orientation politique claireen faveur du secteur. Pour exemple ; « Les ressources financières publiques en matière de santé et plus globalement de protection sociale ne sont pas sans limites, d’autant que la conjoncture économique actuelle nous oblige à optimiser les moyens existants. »
Nous remarquons aussi que les mots salariés, conditions de travail, etc ne sont pas prononcés une seule fois.
Tout est dit, pour le patronat et l’État l'heure est à « l'optimisation » !



Refusons la fatalité et dénonçons les pratiques capitalistes et sécuritaires appliquées au Secteur.


Aujourd'hui, après la dénonciation de la CC51 ( à ce propos, rassurons nous, Mme Berra vieille ! «... je sais que vous ouvrez une étape très importante avec la renégociation de la Convention Collective Nationale de 1951. Je veux vous dire qu’avec Xavier Bertrand je serai particulièrement attentive aux points de révision que la FEHAP portera1. »), les syndicats employeurs semblent s’apprêter à dénoncer la CC66. En effet, le 7 décembre est la date limite pour le cadre de la révision de la CC66 fixée par les syndicats patronaux (Fegapei et Syneas).
Le Syneas revendique « l’exclusivité d’un projet structuré autour d’une logique d’ensemble », une manière claire de dire que ne sont valables les seules propositions patronales, fis des revendications des salariés !
La stratégie de la Fegapei, quant à elle, est de signifier le 7 décembre l’échec des négociations et donc de se diriger tout droit vers la dénonciation de la convention. Position que le Syneas ne manquera pas d'approuver! Voilà un bel exemple de « solidarité patronale » et de « travail d'équipe » dans un seul but : détruire les acquis sociaux durement obtenus depuis les années 60 des 570 000 salariés du sanitaire, du médico-social et du social.

Une riposte d’ampleur est nécessaire !

Devant l’ampleur des attaques patronales contre les conventions collectives, la CNT invite tous les salariés de la BASS à se mobiliser dans l’unité.
Dans le contexte actuel de crise, l’offensive gouvernementale et patronale prend de l’envergure. Nous ne sommes pas là pour rassurer les marchés, nous ne sommes pas des variables d'ajustement pour réduire un déficit qui s'est creusé sur notre dos (pouvoir accru des banques, exonérations patronales en tout genre).
Nous savons que la richesse existe et nous irons la chercher pour la partager !
Dans toute la branche (BASS) les conditions de travail se dégradent que l’on soit dans le sanitaire, le médico-social ou le social, les charges de travail augmentent, l’intensité aussi. Les personnes accueillies se transforment en « clients ». La logique de moyens qui prévalait jusque-là cède la place à une logique de résultats.

La CNT revendique :

11 propositions concrètes vers une lutte salariale victorieuse !

1- Salaire minimum conventionnel de 1500 euros nets.
2- Revalorisation des indices d’entrée et rattrapage du pouvoir d’achat.
3- Intégration de l’IRTT (indemnité de la réduction du temps de travail) et intégration de toutes les primes au salaire.
4- Progression de carrière égale à 20 points d’ancienneté tous les 2 ans pendant 36 ans.
5- Les écarts entre les hauts et les bas salaires doivent être ramenés de 5 à 3.
6- Pas de part variable qui introduirait le salaire au mérite.
7- Grille unique de salaire applicable à tous les salariés, y compris les cadres.
8- Age du départ à la retraite volontaire à 60 ans avec le versement d’une indemnité de départ à hauteur des 6 derniers mois.
9- Réduction du temps de travail, sans perte de salaire.
10- Refus de la précarisation de l'emploi, avec, l'embauche en CDI des nombreux personnels en CDD en place dans tous les établissements.
11- Ancienneté reprise quelque soit le secteur d'activité pour les salariés ayant les diplômes ou les qualifications.



L'heure n'est pas à la négociation !
La lutte est engagée. Il nous faut construire un rapport de force important, dans l'unité. En nous organisant, en nous rassemblant alors nous pourrons imposer nos choix contre ceux des employeurs et des politiques.

… CCN 51 - CCN 66 - CROIX ROUGE - CLCC ET AUTRES...
TOUTES ET TOUS ENSEMBLE POUR L'AMELIORATION DE NOS CONVENTIONS !!


SYNDICAT CNT SANTÉ-SOCIAL 69
44 rue Burdeau 69001 Lyon
TEL: 04 78 27 05 80
cnt.sanso69@free.fr / www.cnt69.org

Fonction Publique : Refusons l’individualisation des salaires !

Article du mercredi 9 novembre 2011

CNT Travail & Affaires sociales Rhône-Alpes

Le 1er septembre François SAUVADET, ministre de la fonction publique annonçait fièrement dans un communiqué la mise en place d’une prime d’intéressement collectif dans la fonction publique. Ce nouveau dispositif vient mettre la touche finale aux nouveaux dispositifs d’individualisation des rémunérations avec la prime de fonction et de résultat (PFR).

L’individualisation comme technique de gestion des personnels

Depuis près de 20 ans le patronat promeut une technique de management par l’individualisation des salaires via des systèmes de primes variables liées à la « performance » individuelle et/ou les collective c’est-à-dire liée à la réalisation d’objectifs. Cette tendance à l’individualisation n’a fait que se renforcer. Ainsi dans les grandes entreprises neuf salariés sur dix sont aujourd’hui concernés par une individualisation de la rémunération passant par les primes mais aussi des augmentations de salaire individualisées.

Derrière le discours idéologique libéral sur la récompense du « mérite » individuel et la réconciliation du travail et du capital dans le partage des « fruits de la croissance » via l’intéressement, cette politique aboutit concrètement à une destruction des collectifs de travail, une mise en concurrence des salariés entre eux et une auto-exploitation au nom du supposé intérêt commun entre travail et capital.

Ce faisant la question des salaires et de la lutte collective pour l’avancée commune des droits est détournée par l’illusion d’une augmentation individuelle au détriment de ses collègues et dans une relation unilatérale à la direction.

L’accroissement continu de la part flexible du salaire est donc fondamentalement lié à l’évaluation individuelle des « performances » et la politique du chiffre qui l’accompagne avec son corollaire en termes d’isolement des travailleurs, de souffrance au travail et de dégradation de la qualité du travail.

Et chez nous ?

Comme tout ce qui a fait la preuve de son pouvoir de nuisance dans le privé a vocation à s’appliquer un jour au public, nous avons nous aussi notre part flexible du salaire.

Alors que le point d’indice est gelé depuis plusieurs années, le gouvernement a beau jeu d’agiter la carotte de l’augmentation individuelle par le biais des primes en faisant miroiter un relèvement des primes avec la PFR et la prime d’intéressement.

Ces deux primes ont vocation à s’appliquer à partir de 2012 pour remplacer la prime de technicité et nos fameuses « parts variables ». La PFR est censée se baser sur la fonction et la « performance individuelle » là où la prime d’intéressement mesurerait la « performance collective des services ». Dans les deux cas, ces primes renforcent la logique de l’évaluation par « objectifs » et la politique du chiffre, donnant ainsi les pleins pouvoirs à la direction pour jouer de la carotte et du bâton avec notre rémunération. Car, comme il se doit, « en cas d’insuffisance caractérisée dans la manière de servir, un agent peut être exclu » du dispositif (article 4 du décret n°2011-1038).

Si la PFR peut ressembler sensiblement au système déjà existant de parts variables, elle introduit néanmoins une nouveauté en basant une partie de la prime sur la fonction et non sur le grade indépendamment du poste occupé par chaque agent.
Concernant la prime d’intéressement, celle-ci devrait rajouter une couche d’évaluation par objectifs au niveau de chaque service. Nul doute que la nouvelle ligne hiérarchique transformant l’inspecteur en manager avec plans d’action et évaluations à la clef servira d’outil à l’évaluation du service.

Nous sommes face à un projet politique cohérent de division des personnels et de destruction des collectifs de travail visant à empêcher des revendication communes pour l’augmentation des salaires via l’augmentation du point d’indice ou la revalorisation des grilles indiciaires.

Au-delà c’est également l’indépendance de notre fonction qui est en jeu par le biais d’une évaluation par objectifs quantitatifs à tous les niveaux et sur la base des priorités fixées par la hiérarchie.

Nous revendiquons :

- la suppression de l’ensemble des primes pour les intégrer dans le salaire fixe.
- l’augmentation du point d’indice
- la revalorisation des grilles indiciaires vers une réduction des inégalités salariales

SYNDICAT CNT TRAVAIL ET AFFAIRES SOCIALES - Rhône-Alpes Email : direccte-rhona-ut69.cnt@direccte.gouv.fr / www.cnt69.org

Tract en pdf

[Santé Social] Exemple des violences policières du 6 octobre 2011

Article du samedi 22 octobre 2011

Ce jour là, avait lieu un rassemblement pour défendre les conventions collectives lors du congrès du syndicat de patrons la FEHAP.
Ce jour là trois infirmières ont été blessées dans une chute suite à l'utilisation de gaz lacrymogène par la police.
Cette vidéo montre un exemple de la violence policière ce jour là.


[Santé-Social 42] La santé n’est pas une marchandise, l’hôpital n’est pas une entreprise, la sécu n’est pas une entreprise !

Article du mardi 26 avril 2011



Quand la solidarité fait face au capital …

Malgré les multiples bouleversements engendrés dans le milieu de la santé (Loi Bachelot, reclassement infirmier, fermetures des structures, réductions des effectifs,,,) la logique financière contrôle de plus en plus la politique de gestion de notre système de santé. Nos hôpitaux, nos maternités, nos centres IVG… sont asphyxiés par des agences régionales de santé et des dirigeants qui ne cessent de flatter l’intérêt des grands groupes financiers.

Les conséquences sont multiples pour les usager.e.s : éloignement des structures, manque de temps/de places pour l’accueil et l’écoute des malades ainsi que des familles, augmentation du coût des soins, malaise et difficultés du personnel hospitalier. Bref, tout est fait pour que les usager.e.s se tournent vers des structures de soins privées, réservées encore une fois aux classes les plus aisées.

Que dire de l’accès aux soins, les franchises médicales, les déremboursements, le démantèlement de la sécurité sociale, les dépassements d’honoraires……Il semblerait que le principe de gratuité et d’accès universel aux soins ne rivalise plus, face aux pressions des actionnaires privé.e.s.

… C’est la riposte générale !!!

Il nous appartient de refuser la casse de notre système de santé par le rouleau compresseur des investisseur.se.s et des puissant.e.s, car il s’agit bien de notre système de santé, basé sur un principe de solidarité, de redistribution et un accès gratuit à des soins de qualité quelques soient ses revenus.

Au delà du système de santé c’est une lutte qui englobe tous les niveaux de la société, une lutte qui réaffirme sa volonté de refus du contrôle social par l’argent, une lutte qui vise à l’émancipation des travailleurs et des travailleuses.
Nous voulons un système de santé gratuit et de bonne qualité qui soit le même pour tous et toutes. A ce titre nous condamnons la logique de rentabilité qui est imposée actuellement et qui, petit à petit nous achemine vers un système de santé à deux vitesses.

CNT -Santé-social 42

[Santé Social] Nouveau Site de la Fédération

Article du vendredi 1 avril 2011

[Fédération santé-social] 11 mars grève et manifestation nationales petite enfance

Article du lundi 7 mars 2011



Il y aura bientôt un an démarrait le plus grand mouvement unitaire de la petite enfance. Contre le décret "Morano" aujourd'hui validé et en activité, contre la réforme de la formation des maîtres et pour un accueil du jeune enfant de qualité, pris en charge par la collectivité, pour le développement des formations au métier de la petite enfance, le collectif pas de bébés à la consigne, duquel la fédération santé-social est signataire, n'a depuis pas éteint sa réflexion ni son activité.
Le 11 mars sera donc présenté publiquement la plan d'urgence pour la petite enfance que le collectif promouvera désormais, regroupant constat et proposition sur l'état et l'avenir des lieux d'accueil de la petite enfance.

La fédération santé-social de la CNT soutient donc le collectif ainsi que les propositions du plan d'urgence et appelle à une grève nationale tous les travailleurs-ses du secteur de la petite enfance. Pour que la petite enfance ne fasse pas les frais de leur crise. Multiples manifestations à travers toute la France. Liste ci-après.

-Pour une augmentation générale des salaires, par révision des conventions collectives et des modes de financement ( non aux parents-patrons ! )
-Pour un développement et un financement collectif des formations , pour une pérennisation systématique des acquis
-Pour la création de centres de formation supplémentaires permettant à terme l'ouverture d'un plus grand nombre de lieux d'accueil de façon sereine
-Pour le retrait du décret de juin 2010 dit "Morano" et révision vers le haut, tant sur la formation que sur les taux d'encadrement, du décret de février 2007.
-Pour la dissolution des entreprises de crèches (association à but lucratif) avec reprise par les collectivités ou par des associations à but non lucratif -Ni MAM, ni jardin d'éveil, non aux lieux d'accueil "low cost" !

http://www.pasdebebesalaconsigne.com/

Soutien à la section People & Baby de la région parisienne, un an et toujours en lutte ! Rassemblement le 9 mars devant le siège de People & Baby, avenue Hoche,à 12h et soirée de soutien au 33 rue des Vignoles paris XXème à partir de 19h).
http://petiteenfanceenlutte.over-blog.com/

Rhône :
Lyon: 11 mars, de 12 H à 15 H, rassemblement devant la préfecture du Rhône rue Dunoir


Isère
place de Grenette à 13h30, puis défilé jusqu'à la préfecture. Une délégation sera reçue à 16h30

les Savoies
11 mars à 14h devant la mairie d'Annecy

Finistère
Brest: 11 mars, rassemblement devant la Mairie de Brest, 14h (heure à confirmer).

Gironde
Bordeaux: 11 mars, place de la mairie à 10h30 (pour un départ à 11h); rendez vous chez le Préfet à 11h45

Haute Vienne
Limoges: rassemblement devant la préfecture à 17h30

Ile de France :
Paris: Rassemblement à 10h RER Luxembourg

[Radio CNT Santé Social Paris] Le Monde merveilleux du travail

Article du lundi 28 février 2011



lundi 28 février 2011 de 19h30 à 21h animé par le syndicat santé-social et collectivités territoriales de la région parisienne de la CNT

L'équipe de l'émission le Monde merveilleux du travail consacrera sa prochaine émission aux luttes dans la petite enfance. Nous recevrons un militant CNT investi dans le collectif Pas de bébés à la consigne. Ce collectif, créé pour s'opposer au décret Morano, lutte pour contrer la dégradation des conditions d'accueil du jeune enfant.
Nous ferons également un point sur les échéances juridiques concernant la section People and baby et plus généralement le procès opposant cette entreprise, gestionnaire de crèches, à la CNT.
Vous pouvez nous écouter sur radio libertaire 89.4.

Pour celles et ceux qui ne sont pas en région parisienne vous pouvez écouter l'émission sur internet en cliquant sur le lien suivant :

http://ecoutez.radio-libertaire.org:8080/radiolib.m3u

Vous pouvez aussi joindre le studio au 01 43 71 89 40

L'équipe su syndicat santé social et CT RP du monde merveilleux du travail.

Rassemblement conventions collectives de la BASS a lyon a Montchat

Article du mardi 8 février 2011



Nous étions autour de 200 salariés au château de Montchat lors de la réunion des employeurs de la FEHAP( grosse présence de SUD). Au niveau de la CNT santé social, nous étions une dizaine de présents a cette mobilisation où SUD semble être dans une radicalisation de l’action.

Nous étions présents dès 8 heures pour empêcher l’entrée des voitures de nos employeurs pour cette réunion. Ceux-ci sont entrés à pieds au compte goutte sous une huée de la part des salariés. Nous pouvons regretter et condamnons l’attitude de 2 salariés du château de Montchat qui ont foncé avec leur voiture sur des militants et qui ont roulé sur les pieds d’un camarade de SUD.
A 10h00, nous entrons dans la salle de réunion et décidons de rester dans la salle. Proposition est faîte par les dirigeants de la FEHAP de recevoir une délégation, nous scandons qu’il faut recevoir tout le monde ou personne. La CGT demande alors a ses militants de quitter l’occupation de la salle car ils veulent être reçu par les employeurs. L’appel du « chef » est suivi à 90% , mais une poignée de cégétistes restent avec les militants de SUD et de la CNT.

Nous sommes restés a peu près 1 heure dans la salle puis nous l’avons quitté la police arrivant en renfort a l’appel des employeurs.

La CGT s’est une nouvelle fois assise sur ce qui avait été dit en intersyndicale en s'obstinant à être reçue en délégation alors que part ailleur elle reconnait que cela ne sert à rien.

Nous prévoyons de refaire une intersyndicale le 17 février .

A ce jour, SUD prépare deux mobilisations :

- le mardi 08 mars date de la prochaine commission paritaire nationale de la FEHAP avec des initiatives régionales

- le mercredi 30 mars date de la prochaine AG de la FEHAP mobilisation a Paris.

[section syndicale CNT de l'ASEA à Villefranche (69)] Bonne Année!!

Article du dimanche 6 février 2011



Tract PDF recto
Tract PDF recto-verso

Le 14 Décembre, 10 jours avant les fêtes de Noël, ou chacun attends avec impatience le Père Noël qui apporte de beaux cadeaux. Ce soir là, à la tombée de la nuit, les salariés du SAHU (Service d'Accueil et d'Hébergement d'Urgence) ont été conviés par l’association à une réunion concernant le devenir du Service. A l’instar des 3 Rois Mages qui ont apporté des présents aux heureux parents, nous avons eu la désagréable impression d’être pris pour les dindons de la farce.
Mme la Présidente, nous annonce que la CAVIL aller se désengager financièrement, cela implique donc des suppressions de postes. Un poste serait maintenu, le 2ème éventuellement, mais pour le 3ème … Miracle !
Le ou les salariés seront réaffectés dans un autre service...
Merci pour le cadeau.
Plus surprenant la CAVIL ne restreint pas son budget de fonctionnement mais réaffectera cette subvention en proposant de nouvelles missions au CCAS (Centre Communal d'Action Social). Notre travail d’accueil du public sera proposé lors de permanence au CCAS . Pourtant le SAHU reste un des seuls encrages pour cette population très marginalisée.

Le Père Noël pour les riches, le Père Fouettard pour les pauvres.



Comme un malheur n’arrive, jamais seul, 6 mois auparavant nous avons appris que la Mairie ne reconduirait pas le bail du 56 rue Pasteur. Déjà un signe avant coureur qui n’annonçait pas la venue du Messie mais déjà un désengagement de la ville car aucun local ne nous a été proposé. Comme la liste des cadeaux, n’est pas exhaustive, nous risquons lors du prochain plan froid de perdre la prescription et l’accompagnement social des hébergés au CHU.

Les salariés n’ont cessé de relancé la Direction sur l’élaboration de nouveaux projets. RSA jeunes, baux glissants, la domiciliation, prendre dans la globalité le plan froid. Aucun écho…
De plus les salariés du SAHU et du SPS n’ont cessé d’alerter l’association du climat détestable que nous faisait vivre la directrice et qui s’est répercuté sur les différentes instances partenaire et des finançeurs de la CAVIL. Le comité de pilotage entre la direction et les finançeurs sont passés aux calanques grecques.
Les nombreux départs du personnel, les périodes d’essai à peine terminées, les plaintes des salariés, la visite et le courrier de l’inspecteur du travail, l’agression d’une salariée sur un quartier… peu d’échos de l’association
« les chiens aboient…la caravane passe…. »

Le mot d’ordre étant de regarder de l’avant et de ne pas ressasser le passé.

Ce 14 décembre, les éducateurs du SAHU se sont engagés à travailler sur l’élaboration de nouveau projet, chapoter par le Directeur. Tout en continuant notre travail quotidien, nous avons en deux semaines écrits les projets (RSA renforcé, maraude, domiciliation…) Collectivement nous avons souhaité réagir, pour ne pas perdre nos postes de travail, et réaffirmé que le SAHU à toute sa raison d’être sur le territoire et que les grands oubliés sont encore une fois les plus précaires.

En attendant nous souhaitons que 2011 ne soit pas pire que 2010 !!



[Service à la personne] Exonérations supprimées... les salariés trinquent encore

Article du vendredi 4 février 2011




communiqué conjoint de la fédération santé social et de la CNT santé social service à la personne de Poitiers
Depuis le premier janvier 2011, des exonérations de cotisations sociales ont été rétablies dans le secteur des SAP.

Depuis 2005, il existait deux exonérations en fonction du public auprès duquel intervenait les salariés, l’exonération services à la personne et l’exonération aide à domicile.

La première est supprimée, et remplacée pour les seules entreprises et associations par l’exonération dite Fillon...

Or 70% de l’emploi dans le secteur est de l’emploi direct, souvent via le CESU, entre le bénéficiaire et l’intervenant.

Ces employeurs là sont les seuls à se retrouver devant un choix qui sera payés par les salariés.

Désormais soit les employeurs particuliers cotisent normalement et ils voient leurs cotisations augmenter fortement bien plus que les entreprises du secteur ! Soit ils cotisent selon une exception qui existe dans le secteur, « la base forfaitaire », pour beaucoup moins, mais avec des droits (chômage, retraite, maladie...) pour les salariés fortement amputés.

La CNT constate que sur 31 milliards d’exonération de charges patronales, ce sont celles des employeurs particuliers (souvent eux mêmes salariés ou anciens salariés) qui sont remises en cause au détriment encore et toujours des salariés.

La CNT Santé Social dénonce la précarisation des salariés du particulier et exige la suppression de toutes les exonérations de cotisations sociales pour le patronat.

La CNT santé social, demande la fin de la « base forfaitaire » dans l’emploi direct et une réflexion sur l’aide aux ménages et personnes dépendantes dans le recours aux services à la personne.

Paris, le 30 janvier 2011

CNT Santé social
Services à la personne
20 rue Blaise Pascal
86000 Poitiers
Tel/fax: 05 49 88 34 08
ul-poitiers@cnt-f.org
http://www.cnt86.ouvaton.org/

[solidarité syndicale] Compte-rendu d'audience de Pierre Joanny de SUD Travail

Article du jeudi 3 février 2011

Reprise du compte rendu réalisé par une militante de SUD.

Pierre Joanny a reçu un bon soutien militant de la part des syndicats engagés [SUD & CNT]. Les syndicats mollassons ce sont abstenus mais nous ne nous faisions aucune illusion tant qu'à leur mobilisation ! Notons également l'absence remarquée des partis politiques.
Une bonne centaine de militantEs est venue se rassembler avec pancartes et drapeaux, devant le TGI bien visibles. Les tracts distribués ont apparemment bien été accueillis. Notons aussi la présence de FR3, y compris à l'intérieur du tribunal correctionnel, qui a filmé avant, pendant et après et a interviewé Pierre et l'avocat après l'audience.
Le procureur, l'avocat de la partie civile et la direction de l'INTEFP n'ont pas été très convaincants ! "Nous ne nous attaquons bien sûr pas à la liberté syndicale" a été répété "sans conviction" à plusieurs reprises !
Par contre L'avocat de SUD a brillé grace à une plaidoirie bien préparée, argumentée et militante avec un p'tit zeste d'humour:
* remise en cause de l'expression syndicale & plus particulièrement celle de SUD
* politique de formation : méthodes actuelles de formation des inspecteurs du travail et la non-titularisation voire la rétrogradation des élèves en fin de formation
* état des bâtiments de l'INT déplorables - les services sanitaires sont même intervenus et ont fermé le restaurant d'entreprise
* inspection du travail doit garder son indépendance et son pouvoir de défendre les salarié
Pierre JOANNY quant à lui, a rappelé que le patronat préside le CA de l'INT depuis que l'INT est devenu autonome (établissement public administratif).

Le jugement est mis en délibération jusqu'au 29 mars 2011 à 14 h

La Sociale! Nouvelle fomule n°13 - Hiver 2010 - 2011. Bulletin de la fédération santé social

Article du mercredi 2 février 2011


Pour commander, s'abonner et consulter les anciens numeros de La Sociale!

Possibilité de se procurer des exemplaires auprès des militants du Rhône ou pendant les permanences.

Sommaire:

petite enfance
Du décret Morano à la lutte de la section People and baby, tour d'horizon d'un secteur où commence enfin à émerger une mobilisation des professionne l-le -s . Page 2
Flexi-crèche , le nouveau concept de people and baby qui rend flexibles même les bébés . Page 3

Travail social
Après la base élèves , la base SDF. Eclairage sur le nouveau fichier exploité par les SIAO. Page 4
Tirez vous !!! ou comment faire disparaitre la misère en virant les pauvre s ... Page 5
FSL : quand l'asservissement des travailleurs prend le pas sur la solidarité. Page 5
Rapport Bockel: Analyse de ce nouveau rapport qui préconise le flicage des parents et le contrôle des acteurs du travail social. Page 6
Travail social, malice du capital? Face à la précarité, construire des espace s de rupture et libérer la parole des travailleurs sociaux. Page 7

Enfermement
EPM et UHSA: chronique de la lutte anticarcérale dans le Rhône . Page 8

Santé
Usines à soins : quand la logique financière détermine les politique s de santé. Page 9

Solidarité internationale:
Le H W C, une organisation militante au service de la santé des palestiniens . Page 9

Fonction publique
Piloter l'obéissance : l’évaluation management dans les collectivités territoriales . Page 10
Après les suppressions de postes ...les licenciements !? Page 10

Bourse du travail
Eduquer pour révolter! Vers une bourse du travail autogestionnaire à Chelles Page 11

La fédération
Carnet de naissance Page 11

[Social] CC66, CC51, CLCC, CHRS, Croix Rouge CONVENTIONS MENACÉES. Une lutte commune s'impose!

Article du lundi 31 janvier 2011

Aujourd'hui, les organisations syndicales SUD, CNT, CGT appellent tous les salariés de la BASS, CC51, CC66, CCLC, CHRS, CROIX ROUGE... à se mobiliser pour une action de grève et de débrayage.

le 3 février 2011 de 8h00 à 12h00.
Devant le château de Montchat,
51 rue Charles Richard, 69003
(tram T3, station reconnaissance Balzac)

Afin de réserver comme il se doit une salve d'accueil à l'assemblée générale de la FEHAP qui se tiendra ce jour!



Il est important d'apporter des banderoles avec les conventions clairement identifiées.

Dans un contexte économique et social difficile, nous, salariés des établissements sociaux, et médicaux sociaux sommes confrontés à la mise en concurrence généralisée du secteur.
Des associations fusionnent, se regroupent, et disparaissent afin dit-on de préparer cette mise à concurrence et de répondre aux procédures « d'appels à projets » contenues dans la loi HPST, dite loi Bachelot.

L'un des grands effets de cette loi est d'offrir comme perspective aux salariés du secteur une baisse du coût du travail par la réduction des salaires, l'augmentation du temps de travail et la remise en cause des métiers. D'où l'attaque généralisée faites à nos conventions.

Les patrons associatifs du secteur et leurs organisations syndicales (Fegapei, Syneas, Fehap, Fédération des clcc...) sont LES RESPONSABLES de cette casse. Ce sont EUX qui depuis 1999 proposent les révisions, les refontes et menacent de dénoncer les conventions collectives. A ce titre, ils doivent être tous interpellés localement, régionalement et nationalement.

Aujourd'hui, il est important de comprendre que c'est toute notre branche des associations Sanitaires et Sociales, appelée BASS, qui doit s'engager dans un mouvement de résistance afin de défendre ses droit et ses conventions. Il faut désormais une convergence des luttes pour faire bloc en force et en nombre face aux projets d'anéantissement de nos conventions. Rappelez vous que l'organisation patronale de la CC51, la FEHAP, à déclaré vouloir être le fer de lance et l'instigateur d'une convention unique.

(Une convention unique? Pourquoi pas! Mais à la seule condition qu'elle soit plus avantageuse que nos conventions actuelles!!)

Pour ce qui est de la convention unique de la FEHAP, ne nous faisons aucune idée!!! La CC51 s'est vue dépouillée de tous ses droits et acquis depuis 1999 et aujourd'hui encore, la FEHAP tente d'imposer à la CC51 une individualisation du salaire aggravée, pire : « un minimum conventionnel qui pourrait être amélioré en fonction des résultats des établissements et des situations de concurrences locales », une progression à l'ancienneté à la baisse, des reprises à l'ancienneté pour les embauches à 20%, et encore mieux, la possibilité de virer n'importe quel salarié pour faute sérieuse sans avertissement!!!!

VOUS VOULEZ D'UNE TELLE CONVENTION ???? CAR COMPRENEZ QUE POUR NOS PATRONS, IL S'AGIT DE DEGOMMER LA CC51 POUR MIEUX FUSILLER LA CC66 ET TOUTES LES AUTRES CONVENTIONS!




Il est important plus que jamais de maintenir une pression constante à l'égard de nos employeurs et d'être prêt en toute circonstance à réagir par des actions locales, régionales et nationales.

SUD 2 rue Chavanne 69001 Lyon Tel: 04.78.30.09.45
CNT 44 rue Burdeau 69001 Lyon Contact : cnt.sanso69@free.fr
CGT 1 pl Guichard 69003 LYON Tel : 04 78 60 09 57


Tract PDF

[Solidarité Syndicale] Pour la liberté d’expression syndicale ! Soutenons les camarades du syndicat Sud Travail traînés devant la justice !

Article du dimanche 30 janvier 2011

La CNT invite ses militant-e-s à venir soutenir Pierre Joanny
lors du rassemblement qui aura lieu le 1er février 2011 devant le tribunal correctionnel de Lyon, de 12 à 14 heures.
67 rue Servient Lyon 03
(Métro B station Place Guichard Bourse du travail, ou tramway T1 arrêt palais de justice mairie du 3ème)


Le 4 mars 2009, Pierre Joanny, secrétaire national du syndicat SUD Travail Affaires sociales, était renvoyé devant le tribunal correctionnel de Lyon pour « injures publiques envers une administration publique ». Le procès aura lieu le 1er février 2011 au tribunal correctionnel.
Ce procès fait suite à une plainte déposée par l'Institut national du travail (INTEFP), l’institut de formation du ministère du Travail qui forme notamment les contrôleurs et les inspecteurs du travail. En cause : un texte caustique et pamphlétaire intitulé « brûler l’INT » paru en mai 2009 dans le bulletin syndical de SUD Travail Tout va mieux, mettant en cause les méthodes de formation des inspecteurs du travail et dénonçant les non-titularisations d’inspecteurs-élèves et les sanctions envers certains autres au bout de 18 mois de formation.
En déposant cette plainte, la direction de l'INT, et derrière elle le ministère du Travail, ont fait le choix d'attaquer frontalement la liberté d’expression syndicale. L’INT, véritable cheval de troie du patronat dans le ministère du travail, vise ainsi à faire taire un syndicalisme critique à l’égard de la vision patronale et ouverte aux intérêts privés qui prévaut aujourd’hui dans les formations de l’INT.

Nous ne pouvons tolérer une telle mise en cause de l’expression d’un syndicat.

Nous continuerons de dénoncer la politique actuelle de formation de l’INT.

Nous continuerons de défendre un véritable service public d’inspection du travail et son indépendance pour la défense des droits des salariés soumis à l'arbitraire patronal.

La CNT apporte son total soutien à Pierre Joanny et dénonce fermement cette tentative de mettre au pas, par la voie judiciaire, le syndicat SUD Travail.


Communiqué de la fédération Santé-Social de la CNT

[CNT Travail] Le 1er février tous à LYON pour défendre la liberté d’expression syndicale

Article du lundi 24 janvier 2011

Le 1er février 2011 Pierre Joanny, secrétaire national de SUD Travail passe en procès au tribunal correctionnel suite à la plainte de l’INT.



L’INT a porté plainte contre SUD pour « injure publique envers une administration publique », rien que ça, pour un papier intitulé « Brûler l’int » dans leur journal Tout va mieux.

Le ton incisif et pamphlétaire de ce papier n’a manifestement pas plu à la direction de l’INT à l’époque très chatouilleuse dans un contexte de lutte des IET pour leurs conditions de formation et pour la titularisation de leurs collègues de promo.

Voilà bien l’INT tel qu’on le connaît : tendre et bienveillant envers le patronat et les intérêts privés ; dur et intransigeant envers un syndicalisme critique et les agents de contrôle en formation qu’il faut mater pour les faire rentrer dans le moule.

Car à quoi sert l’INT ?

Telle était au départ la question posée par le papier incriminé. En voilà une question qu’elle est intéressante ! Officiellement à former les agents du ministère du travail en formation initiale et continue. Plus sûrement l’INT est aujourd’hui le véritable cheval de troie du patronat dans le ministère du travail et le grand promoteur de la nouvelle politique managériale du ministère faite de politique du chiffre, de piétinement du service public et de « partenariats » très intéressés.

De ce point de vue parler d’ « injure publique envers une administration publique » frise la publicité mensongère tant la politique menée par la direction l’INT est éloignée de tout idée de service public au service des salariés et pour le respect de leurs droits.

Car si l’INT souhaite porter plainte contre les injures envers une administration publique ou ses agents, nous attendons toujours par exemple sa plainte contre certains intervenants extérieurs payés par l’INT et qui sont venus notamment nous expliquer que les fonctionnaires sont des « privilégiés-responsables-de-la-précarité-dans-une-société-duale » (vécu en formation initiale de contrôleur en 2008).

Mais c’est oublier que le MEDEF siège au CA de l’INT et que « l’institut de l’entreprise » (lobby patronal historique) vient régulièrement manger à l’INT.

Ne nous trompons donc pas de débat. Derrière la plainte de l’INT contre un article, il s’agit de mettre au pas l’expression d’un syndicalisme de lutte contre les orientations actuelles de l’INT et du ministère.

Pour toutes ces raisons il faut apporter notre soutien à Pierre JOANNY lors de son procès le 1er février.

Pour rendre hommage aux efforts de l’INT dans la mise en place de la nouvelle politique managériale du ministère, voici une petite compilation des formations les plus rigolotes de l’INT sur 2010 et 2011 :

« Connaître les règles de gestion RH »

« pilotage par la performance et contrôle de gestion »

« la cessation d’activité des agents de la Fonction Publique d’Etat »

« conduite des entretiens professionnels »

En partenariat avec le Réseau des écoles de service public, c’est encore plus rigolo :

« L’autorité dans la fonction managériale »

« La conduite du changement dans le cadre de la RGPP »

« Secret professionnel et partage d’informations dans les pratiques d’intervention sociale »

« La dimension émotionnelle dans le management »

« Quels outils RH pour accompagner les agents publics face aux réformes structurelles ? »

« Le manager public confronté aux évolutions des valeurs et des pratiques du service public »

Et soudain, l’INT s’emballe, atteint d’un trouble obsessionnel compulsif de la performance :

« Performance publique : pour une démarche globale et cohérente de l’action Publique »

« Performance économique et financière »

« Performance managériale et organisationnelle »

« Performance des politiques publiques »

D’ores et déjà on leur propose plusieurs idées de formations pour continuer notre nécessaire modernisation et adaptation en 2012 :

- « performance dans la destruction des emplois publics »

- « la dimension émotionnelle de la RGPP »

- « l’autorité dans la mobilité vers l’extérieur »

- « la carotte et le bâton : la performance dans l’attribution des primes »

- « Connaître les règles d’obtention de la légion d’honneur », etc.

Vivement le calendrier 2012 !

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