CHÔMAGE, POLLUTION, MISERE, REPRESSION, EXPLOITATION...
LE CAPITALISME, C'EST LA CRISE !

Compte-rendu de l'AG des grévistes de Vaulx-en-Velin

Article du mercredi 8 février 2012

Forte mobilisation sur Vaulx aujorud'hui (mardi 7 février) avec 70% de grèvistes dans le primaire et 2 collèges mobilisés (Aimé Césaire et Barbusse). Lors d'une AG ayant réuni 180 personnes, il a été décidé de se saisir de la date du 12 mars, journée de grève départementale dans le primaire pour être de nouveau en grève et envisagé une reconduction à partir de cette date si les hypothèses de suppressions de postes REP ou RASED se confirment sur Vaulx-en-Velin.

Les grévistes accompagnés de parents ont envahi et occupé les locaux de l'inspection de circonscription (hiérarchie directe des enseignants du primaire), ce qui a contraint les 2 inspecteurs de circonscription à répondre à l'ensemble des grévistes et pas à une simple délégation. L'inspecteur d'académie (chef au niveau départemental) qui a reçu une délégation cet après-midi n'a pas voulu écouter les revendications des personnels et a tenté de les intimider en leur disant qu'il avait prévenu la préfecture pour l'occupation de l'inspection de circonscription.

Les personnels grévistes de Vaulx ont décidé de rentrer en contact avec les autres secteurs géographique de l'éducation prioritaire pour tenter de mener cette lutte ensemble. Ils appellent à une AG Education prioritaire le 7 mars.

Grève des enseignants le 7 février sur la commune de Vaulx-en-Velin

Article du mardi 7 février 2012

Quelle école pour les enfants de Vaulx-en-Velin ?

Une fois encore, l'Inspection Académique du Rhône annonce qu?elle va devoir fermer des postes d?enseignants à la demande du gouvernement. Elle envisage de supprimer des postes REP, RASED et CLIN dans les écoles de Vaulx-en-Velin, notamment au Mas du Taureau, pour faire face aux 2000 élèves supplémentaires annoncés à la prochaine rentrée dans le département du Rhône. La négociation préalable entre les syndicats et l?Inspection Académique n'a pas abouti.

L'Inspection académique doit ouvrir les postes d'enseignants sur la base des besoins de terrain au lieu d'utiliser les moyens de l'éducation prioritaire comme variable d'ajustement de la politique éducative nationale.

A quoi servent les enseignants REP, RASED et CLIN ?
Les enseignants REP permettent de mener des projets dans l'école ou de travailler avec des effectifs d'élèves réduits. Ils interviennent auprès de tous les élèves d'une école.
Les enseignants RASED prennent en charge des élèves en très grande difficulté, qui représentent souvent près d'un quart des élèves des écoles de la ville.
Les enseignants CLIN s'occupent des élèves non francophones nouvellement arrivés en France ou encore des "enfants du voyage" de l'aire d'accueil de Vaulx-en-Velin.

Education prioritaire ?
Initiée en 1981, la politique d'éducation prioritaire vise à réduire les effets des inégalités sociales et économiques sur la réussite scolaire. Elle se traduit principalement par une dotation en personnels renforcée. Pourtant, depuis quelques années, l'Inspection Académique essaie de supprimer des postes d'enseignants. Les parents d?élèves, les enseignants et les élus vaudais doivent se battre pour conserver ces moyens comme en témoignent les mobilisations pour la sauvegarde des RASED et des postes REP en 2010, pour la prise en charge des enfants en situation de handicap à l?automne 2010, contre les centaines de journées de classe perdues faute de remplacement en 2011.

Parce qu?ils refusent que les enfants de Vaulx-en-Velin bénéficient d?une « éducation de seconde zone », les parents d'élèves, les enseignants et les élus vaudais attirent donc votre attention sur la mobilisation qui aura lieu

Mardi 7 février 2012

13 écoles seront fermées et plus de 62% des personnels seront en grève ce jour-là pour défendre l?éducation prioritaire à Vaulx-en-Velin.

Ils tiendront une conférence de presse à 12h00 devant les bureaux de l?Inspection de l?Education Nationale de la circonscription de Vaulx-en-Velin (rue des frères Bertrand 69120 Vaulx-en-Velin) pendant qu'ils seront reçus par les deux IEN de la ville de Vaulx-en-Velin.

Ils ont sollicité une audience auprès de l'Inspecteur d'Académie du Rhône à 15h00 et se rassembleront devant l'IA.

Réunion Publique CNT-SUD : Contrats Aidés de l'Education (AVS - EVS...)

Article du mardi 24 janvier 2012

Bourse du travail
Pl. Guichard
Lyon 3e
(métro Place Guichard)

Le 7 février à 18h30

Depuis de nombreuses années, l’éducation nationale recrute des personnels en emplois précaires (CES, Contrat Jeunes, CAV/CAE, CUI). A l’issue de ces contrats, les personnels recrutés se retrouvent sans formations, sans emplois, sans perspectives, sans droits. Et pourtant, les besoins dans les écoles, collèges, lycées, sont toujours là; l’administration y répond par l’embauche de nouveaux personnels précaires en place des anciens et ainsi de suite.



Pour en savoir plus lire le tract

N'AUTRE ECOLE no 30 :

Article du mercredi 4 janvier 2012



Édito du n° 30 "Famille et école"

Longtemps l’école a été, à tort ou à raison, synonyme de progrès individuel ou collectif. Aujourd’hui on lit que les suicides d’enfants s’accroissent dans les pays où l’école est synonyme de pression. Une pression qui ne produit pas que des drames, mais aussi du mal-être ordinaire, de l’anomie ou de l’absentéisme.

Les familles sont, comme les personnels, à la fois victimes et acteurs de ce stress permanent : on pousse les enfants mais sans savoir les aider, on leur dit de travailler encore et encore, sans pourquoi ni comment. Pour les familles populaires s’ajoute la honte : on ne sait pas expliquer, on n’y comprend rien, on aimerait bien que nos enfants fassent mieux que nous mais eux ne veulent pas. On n’est pas présentable dans la société des bacs +.

Comment en sortir alors que l’on sait que le mal est ailleurs, dans la compétition forcenée et dans l’espoir vain d’une promotion par l’école, dans la structure sociale, dans le mépris de l’humain ?

En évitant, pour les enseignants, d’externaliser le travail scolaire (les fameux « devoirs ») et de juger « ces familles-là » : la frontière n’est pas entre elles et nous.

En créant des rencontres dignes avec ces familles (les mères, 9 fois sur 10), qui savent éviter et le déni et la soumission. En se battant avec elles pour le maintien d’une classe ou pour un encadrement humain acceptable.

Pour peu qu’on les incite, pour peu qu’on les invite au lieu de les convoquer, on peut être en alliance.

Ce numéro, qui additionne à son habitude éclairages variés voire contradictoires et signes d’inventivité, se situe dans cette démarche concrète et ambitieuse.

Révolutionnaire ?

lire ce numéro en ligne ici

Le numéro papier est en vente au local de la CNT aux heures de permanences

Site de la revue

Pédagogie et révolution : questions de classe. Débat samedi 7 janvier 2012 à 15 h

Article du mardi 3 janvier 2012

Entre le cauchemar éducatif managérial et le corporatisme étriqué, entre l’élitisme réac-publicain et l’illusion pédagogiste, reste-t-il encore une place pour des pratiques sociales et pédagogiques porteuses d’un projet collectivement et individuellement émancipateur ?

Débat le samedi 7 jan­vier à 15h à la librai­rie LA GRYFFE avec des cama­ra­des de la CNT éducation, Jipi et Grégory Chambat, auteur de « Pédagogie et révo­lu­tion, ques­tions de classe et (re)lec­tu­res péda­go­gi­ques » (éd. Libertalia) qui esquisse le bilan d’un siècle de pra­ti­ques et de luttes pour une éducation réel­le­ment émancipatrice et du numéro spé­cial commun N’autre école/ l’Emancipation consa­cré à « Compétences et résis­tan­ces ».

Proposer une relec­ture des « clas­si­ques » de la péda­go­gie et ques­tion­ner leur actua­lité à la lumière des enjeux pré­sents est une manière de réac­ti­ver cette ins­pi­ra­tion révo­lu­tion­naire qui gui­dait les éducateurs d’hier. De Francisco Ferrer à Jacques Rancière, en pas­sant par Célestin Freinet, Paulo Freire ou Ivan Illich.

Ce par­cours péda­go­gi­que emprunte également des che­mins oubliés ou plus inat­ten­dus : l’apport du syn­di­ca­lisme révo­lu­tion­naire, de Fernand Pelloutier à Albert Thierry ou l’œuvre éducative de la révo­lu­tion liber­taire espa­gnole. Car, si la pos­té­rité a conservé la trace de quel­ques-unes des figu­res convo­quées ici, elle ne doit pas nous faire oublier que le combat pour une école de la liberté et de l’égalité fut tou­jours une pra­ti­que col­lec­tive et sociale. Dans le domaine de la péda­go­gie, comme dans celui de l’action mili­tante, ceux qui savent de quoi ils par­lent sont ceux qui font…

Montaigne l’affir­mait : « Éduquer, ce n’est pas emplir un vase, c’est allu­mer un feu »… il est temps de souf­fler sur les brai­ses !



Pédagogie et révolution, questions de classe et (re)lectures pédagogiques, Grégory Chambat, préface : Charlotte Nordmann, Libertalia, Collection : Terra Incognita, 216 pages - 14 euros Publication : octobre 2011.


P.-S.

Librairie libertaire LA GRYFFE, 5 rue Sébastien Gryphe 69007 LYON, France.
Ouverte du lundi au samedi inclus de 14 heures à 19 heures.
Téléphone/ fax : 04 78 61 02 25

[CNT Education] Élections professionnelles dans l’Éducation nationale : la démocratie par les urnes ne fait ni clique, ni claque.

Article du dimanche 18 décembre 2011

Avec plus de 61 % d’abstention, la cogestion perpétuelle de la bureaucratie syndicale et du ministère paraît avoir pris une grande claque.

Tous les syndicats prêts à cogérer mettent cette faible participation sur le dos du vote électronique (difficultés techniques) voire dénoncent la privatisation du vote (achat et gestion de l’outil informatique à une entreprise privée), pourtant, tous ont accepté ce choix du ministre.

Et donc, ils vont se prévaloir d’être représentatif sur le seul et unique critère électoral comme le voudrait la loi de 2010 sur le "dialogue social dans la Fonction publique". Au nom de quoi et de qui, certains syndicats, pourraient-ils prétendre signer des accords avec l’employeur ou encore monopoliser les droits syndicaux ? Même avec 36,50% de votes exprimés, les bureaucraties syndicales se réjouissent de pouvoir conserver leurs décharges et autres permanents dits « syndicaux ».

A l’heure du démantèlement du service public d’éducation, seules les ripostes pied à pied et les convergences des luttes pourront inverser la vapeur. La vision électoraliste est délaissée ? Qu’elle le soit, tant mieux, mais pour enfin se concentrer sur les luttes à mener.

La CNT éducation propose un autre syndicalisme qui ne passe pas par les urnes mais qui reprend le chemin de la lutte, en redonnant la parole aux personnels, dans les AG. Un syndicalisme d’action directe où chacun s’engage en fonction de ses besoins et de ses moyens. Un syndicalisme sans spécialiste, sans permanent et qui réaffirme que l’essentiel n’est pas de voter mais de lutter !

Évaluation des enseignants 2012 : ni inspection, ni entretien !

Article du mercredi 14 décembre 2011

Le 30 juillet 2010 paraissait au Journal Officiel un décret mettant fin à la note des fonctionnaires, remplacée par un entretien professionnel. Aujourd’hui des projets de décrets et d’arrêtés viennent préciser les modalités d’application de cette réforme pour les personnels enseignants, d’éducation et d’orientation. Si on ne peut que se satisfaire de voir disparaître le procédé infantilisant et anti-pédagogique que pouvait représenter une note arbitraire, peut on pour autant se réjouir de ce qui nous attend ?





Entretien pro­fes­sion­nel

Nous subi­rons tous les 3 ans un entre­tien pro­fes­sion­nel conduit par le supé­rieur hié­rar­chi­que direct. Toutefois, celui-ci pourra également être conduit par un autre fonc­tion­naire dési­gné par l’auto­rité hié­rar­chi­que sans que le texte pré­cise les­quels (actuels IPR ? Chargés de mis­sions ? Préfets des études ? Membres du conseil péda­go­gi­que... ?).

Cet entre­tien sera l’abou­tis­se­ment d’un pro­ces­sus d’auto-évaluation (fli­cage volon­taire ?) sur la période de 3 ans. Il por­tera sur nos « capa­ci­tés à faire pro­gres­ser » : les élèves dans le cadre des « com­pé­ten­ces » (celles du LPC ?) de nos dis­ci­pli­nes en lien avec les pro­jets d’écoles ou d’établissements ainsi que « la qua­lité du cadre de tra­vail » ! Pour les per­son­nels non-ensei­gnants, cet entre­tien induit encore plus clai­re­ment l’obli­ga­tion de répon­dre de ses « résul­tats pro­fes­sion­nels obte­nus au regard des objec­tifs […] assi­gnés » avec pour but d’en fixer de nou­veaux pour les 3 ans à venir.

Ce projet de décret modi­fie les grilles d’avan­ce­ment. « Les caden­ces d’avan­ce­ment exis­tan­tes (au grand choix, au choix, à l’ancien­neté) sont rem­pla­cées par un rythme unique. L’avan­ce­ment accé­léré est orga­nisé par l’attri­bu­tion aux agents de mois de réduc­tions d’ancien­neté. Cette allo­ca­tion est modu­lée en fonc­tion des résul­tats de l’évaluation ». Ainsi, par exem­ple pour les cer­ti­fiés : « La répar­ti­tion des réduc­tions d’ancien­neté s’effec­tue sur une base annuelle de deux cent cin­quante mois pour cent agents du corps et dans la limite de : « 1° cinq mois de réduc­tions d’ancien­neté pour 30% de l’effec­tif du corps ; « 2° deux mois de réduc­tions d’ancien­neté pour 50% de l’effec­tif du corps « . Une nou­velle grille d’avan­ce­ment est mise en place pour chaque corps.

Notons au pas­sage que ce sys­tème va engen­drer des économies sub­stan­tiel­les au détri­ment de nos salai­res : gel de l’avan­ce­ment autre qu’à l’ancien­neté pen­dant la période tran­si­toire jusqu’à 2015 (date des pre­miers entre­tiens), allon­ge­ment de la durée de pas­sage à chaque nouvel échelon.

Une logi­que mana­gé­riale au détri­ment du péda­go­gi­que

Les supé­rieurs hié­rar­chi­ques qui ne sont pas les plus com­pé­tents dans le champ péda­go­gi­que et dis­ci­pli­naire, ne man­que­ront pas de s’appuyer sur les dis­po­si­tifs d’évaluation mis en place ces der­niè­res années. Ceux-ci, soi-disant dans l’inté­rêt des élèves, se révè­lent être de par­faits outils de fli­cage des per­son­nels, faci­lité par les sup­ports infor­ma­ti­ques (évaluations natio­na­les, LPC, B2i, cahier de texte en ligne...).

Cet entre­tien fera aussi la part belle à l’accep­ta­tion des ensei­gnants à coller aux pro­jets d’écoles ou d’établissements. Or ceux-ci émanant lar­ge­ment de la hié­rar­chie et sont sou­vent défi­nis sans véri­ta­ble concer­ta­tion avec les per­son­nels et ne sont que des copies du projet aca­dé­mi­que. Ils repo­sent sur des objec­tifs chif­frés qui n’ont pas for­ce­ment de sens péda­go­gi­que et sur les­quels nous n’avons pas com­plé­te­ment prise : taux d’absen­téisme, taux de réus­site aux exa­mens, vali­da­tion des items du socle commun... Une manière de nous tenir res­pon­sa­bles des échecs du sys­tème éducatif pour­tant lar­ge­ment dûs aux dif­fé­ren­tes poli­ti­ques de casse de ces der­niè­res années ?

Du point de vue de cette poli­ti­que minis­té­rielle, ces entre­tiens seront d’ailleurs un levier de pres­sion for­mi­da­ble pour nous impo­ser des reculs sur nos condi­tions de tra­vail (heures sup­plé­men­tai­res, stages pen­dant les vacan­ces …) ou péda­go­gi­ques (évaluations natio­na­les, socle commun...).

Mais alors à quoi sert vrai­ment cette évaluation ?


Si l’entre­tien pro­fes­sion­nel est pré­senté comme un moment pri­vi­lé­gié d’échanges entre l’ensei­gnant et son supé­rieur hié­rar­chi­que, il est bon de rap­pe­ler que les entre­tiens d’évaluation ont été, dans les ancien­nes admi­nis­tra­tions où ils ont été mis en place, un moyen de casser tous les acquis col­lec­tifs. En effet, il ne s’agit plus de réflé­chir en équipe, mais d’infan­ti­li­ser et d’isoler chaque per­son­nel, à qui on fait croire que les solu­tions se trou­vent auprès de son chef, qui aurait les « com­pé­ten­ces » pour l’aider à penser son tra­vail. Et cette méthode a fait ses preu­ves. Elle a déjà été mise en place à EDF, à La Poste ou à France Télécom avant la pri­va­ti­sa­tion de ces ser­vi­ces et chez les per­son­nels admi­nis­tra­tifs et ouvriers de l’éducation natio­nale (BIATOS). Avec le succès mana­gé­rial qu’on connait…

Travail en équipe ?

Cette évaluation est la néga­tion même du tra­vail en équipe : elle ren­voie à chacun la res­pon­sa­bi­lité (voire la culpa­bi­lité) indi­vi­duelle de ses réus­si­tes (si tant est qu’elles soient mesu­ra­bles) et de ses échecs. On ima­gine la tête des équipes quand cer­tains auront acquis plus de mois d’ancien­neté que d’autres après des entre­tiens que l’on peut crain­dre arbi­trai­res. La réus­site ne rési­dera plus que dans un devoir d’obéis­sance à des objec­tifs assi­gnés qui répon­dront rare­ment à des pro­jets pensés pour le tra­vail à effec­tuer direc­te­ment ou indi­rec­te­ment auprès des élèves.

Stress, angoisse, fli­cage, indi­vi­dua­lisme ren­forcé, …

Ne nous y trom­pons pas, l’entre­tien d’évaluation ne nous appor­tera rien, si ce n’est un moment pri­vi­lé­gié de stress et d’angoisse qui peu­vent même induire cer­tains com­por­te­ments comme la déla­tion envers cer­tains col­lè­gues. Qu’elle soit indi­vi­duelle ou col­lec­tive, cette évaluation des per­son­nes n’amé­liore en rien la qua­lité du tra­vail. Ce sont des pro­jets que nous pou­vons vali­der ou inva­li­der et pour les­quels nous pou­vons remet­tre en ques­tion nos pra­ti­ques à condi­tion que le cadre de tra­vail le per­mette. C’est à dire en pou­vant expri­mer ses dif­fi­cultés sans que cela n’ait de consé­quen­ces sur un avan­ce­ment ou une appré­cia­tion qui res­tera sub­jec­tive puisqu’elle dépend de l’évaluateur. Ce nouvel entre­tien indi­vi­duel est une pierre sup­plé­men­taire à l’entre­prise de fli­cage et d’infan­ti­li­sa­tion que l’éducation subit depuis ces der­niè­res années. C’est un véri­ta­ble « sys­tème qua­lité » qui est mis en place autour de nous, rédui­sant l’éducation à un ramas­sis de chif­fres pseudo ana­ly­ti­ques.

Pour un sys­tème col­la­bo­ra­tif !

Il est impor­tant aujourd’hui de se mobi­li­ser par la grève pour mettre en échec cette réforme mana­gé­riale et d’orga­ni­ser le refus de l’entre­tien dans les établissements pour les per­son­nels qui le subis­sent déjà.

A la place, la CNT Éducation reven­di­que l’ins­tau­ra­tion d’un sys­tème col­la­bo­ra­tif entre les col­lè­gues. Nous ne sommes pas ensei­gnants de droit divin et il est impor­tant de ne pas aban­don­ner les col­lè­gues avec les élèves sans aucune aide. Chacun pour­rait ainsi visi­ter d’autres ensei­gnants et dis­cu­ter de ce qui fonc­tionne bien ou moins bien et de trou­ver des solu­tions entre péda­go­gues (pra­ti­quants). L’éducation ne se résume pas à des chif­fres attes­tant de la vali­da­tion d’items, affir­mons la pri­mauté du tra­vail d’équipe face aux ten­ta­ti­ves de divi­sion ten­tées par la hié­rar­chie !

TOUS ET TOUTES EN GRÈVE LE 15/12/2011 Nous contacter :

CNT - Fédération des Travailleurs de l’Éducation
Téléphone : 06 26 50 01 36
mail : educ69@cnt-f.org
site : http://www.cnt-f.org/fte/



Tract en pdf

Face à la privatisation des facs, organisons-nous pour une riposte massive et immédiate !

Article du mercredi 23 novembre 2011

Vendredi (18/11) était voté au Conseil d’Administration de l’Université Lyon II le passage aux Responsabilités et Compétences Élargies (RCE) - application stricte et concrète de la LRU, alors même que celle-ci avait fait l’objet de deux longs et massifs mouvements d’opposition au niveau national.
Pour ne pas subir le passage illégitime à la LRU dans notre Université nous avons ainsi tenté d’envahir le Conseil dans l’objectif d’en empêcher la tenue et de bloquer notamment le passage aux RCE. La Présidence, ne pouvant plus compter sur ses méthodes dites démocratiques - censées à l’habitude lui permettre d’appliquer sans trop de difficultés les plans que lui dictent le ministère au service du patronat - avait dû pour l’occasion employer les grands moyens. Et pour cause. le vote ayant déjà fait l’objet d’un refus au Conseil d’Administration en Juillet, la Présidence n’avait plus d’autre choix que le passage en force pour satisfaire ses commanditaires.

PASSAGE EN FORCE DE LA PRIVATISATION DE L’UNIVERSITÉ LYON 2 !

Ainsi, les jours pré­cé­dant le vote, la pré­si­dence agi­tait une carotte de 250 000 euros de sub­ven­tions sup­plé­men­tai­res « qu’offri­rait » le minis­tère à notre Université dans le cas de l’accep­ta­tion du pas­sage aux RCE (c’était sans pré­ci­ser que près de 65 000 € de ces sub­ven­tions fini­raient direc­te­ment dans la poche du Président..) Pour enté­ri­ner ses dé­ci­sions, la pré­si­dence - cons­ciente de leur illé­gi­ti­mi­té - a du se bar­ri­ca­der dans ses bâti­ments, se faire pro­té­ger par des dizai­nes de vigi­les pri­vés armés, - embau­chés à prix d’or pour l’occa­sion - par ses sé­cu­ri­té incen­die, et faire appel à la police et aux RG au sein même de l’Université ainsi qu’à des ren­forts de cars de CRS. Nous la pré­ve­nons : ils ne seront pas tou­jours là et nous ne les lais­se­rons pas vendre notre Université sans réa­gir !

Quant aux autres orga­ni­sa­tions étu­dian­tes coges­tion­nai­res de la pri­va­ti­sa­tion (UNEF, Cé, Fédé Lyon 2 et Fac Verte) n’étaient pas aux côtés des étu­diant-e-s qui pro­tes­taient devant le CA contre le pas­sage aux RCE, mais bien au chaud dans le conseil en train de vendre l’Université. Celles-ci n’ont pas dai­gné quit­ter le conseil, contrai­re­ment à cer­tai­nes listes d’ensei­gnant-e-s et de per­son­nels qui ont refu­sé de sié­ger en signe de pro­tes­ta­tion (PAU, CGT).
Et c’est à grâce à ces orga­ni­sa­tions coges­tion­nai­res que l’Université peut se tar­guer depuis tou­jours d’adop­ter ses dé­ci­sions de manière « concer­tée et dé­mo­cra­ti­que » dans ses conseils !
Aucun repré­sen­tant étu­diant n’avait d’ailleurs trou­vé cho­quant ni anti-dé­mo­cra­ti­que que l’élu FSE soit empê­ché de sié­ger, ni que les étu­diants contes­ta­tai­res se fas­sent vio­lem­ment refou­ler par les vigi­les et la police au sein même de l’uni­ver­si­té.
Car c’est bien de la vente de notre Université qu’il s’agit : le pas­sage à l’auto­no­mie vient ainsi ache­ver leur stra­té­gie de pri­va­ti­sa­tion de l’Université !

LE SAVOIR N’EST PAS UNE MARCHANDISE !

Le pas­sage aux RCE laisse toute « liber­té » au Président de trou­ver de nou­veaux finan­ce­ments. Celui-ci sera contraint de gérer la pé­nu­rie bud­gé­taire et donc loin de gagner en auto­no­mie, il devient tota­le­ment dé­pen­dant des mar­chés ! Il devra pour cela adap­ter son offre de for­ma­tion aux entre­pri­ses loca­les, deve­nues action­nai­res de l’Université. Elles auront ainsi un « droit de regard sur le contenu pé­da­go­gi­que des for­ma­tions » C’est ainsi la mort annon­cée de toutes les filiè­res non ren­ta­bles ! Et quand les finan­ce­ments exté­rieurs ne suf­fi­ront plus,ils aug­men­te­ront les frais de sco­la­ri­té, dans la droite lignée de l’appli­ca­tion des plans d’aus­té­ri­té, qui feront payer aux clas­ses moyen­nes et popu­lai­res la crise du capi­ta­lisme...
Avec les RCE, la pré­si­dence a éga­le­ment toute marge de manœu­vre pour gérer « son » per­son­nel selon son bon vou­loir. Concrètement rien n’empê­chera plus l’exter­na­li­sa­tion de cer­tains bran­ches d’acti­vi­tés, jetant a la rue une partie du per­son­nel de l’uni­ver­si­té déjà pré­ca­ri­sé.
Ayant réus­sie son pas­sage à l’auto­no­mie, la pré­si­dence sou­haite main­te­nant faire passer tous les dé­crets en cas­cade. Ainsi, ce ven­dredi, elle entend sou­met­tre au vote les Initiatives D’EXcellence (IDEX)

Que sont les IDEX ?

* Elles sont des projets ayant pour objectif avoué la création au niveau national d’une dizaine de pôles universitaires hyperspécialisés et dotés de moyens exceptionnels (financés par le grand emprunt) en raison de leur « excellence ». - Une Université à deux vitesses qui délaisse les universités et les champs disciplinaires perçus comme non-productifs et/ou non-rentables. Il y a sélection selon les priorités économiques et industrielles des régions, et transformation en voies professionnalisantes pour des débouchés économiques.

* - Une Université du profit, soumise à la loi du marché, où il faut être compétitif à l’échelle mondiale et être reconnu dans les classement internationaux, ce qui implique une concurrence et une rentabilité. Les entreprises sélectionneront les formations et financeront les recherches dont elles ont besoin.

* - Une précarisation à tous les niveaux avec la mise en concurrence financière des chercheur-e-s entre eux, ainsi qu’une compression de la masse salariale va entrainer une précarisation accrue l’ensemble des personnel-le-s.

S’ORGANISER POUR RÉSISTER ET RIPOSTER !!

Face à ces atta­ques contre l’uni­ver­si­té publi­que et les clas­ses popu­lai­res, il nous faut ripos­ter. Notre camp est aujourd’hui affai­blit par la stra­té­gie de cer­tai­nes direc­tions syn­di­ca­les, qui a l’uni­ver­si­té comme dans le monde du tra­vail,tra­his­sent les inté­rêts de celles et ceux qu’elles repré­sen­tent. Ces orga­ni­sa­tions « res­pon­sa­bles » qui né­go­cient en notre nom dans les minis­tè­res n’ont qu’un objec­tif, étouf­fer toute contes­ta­tion sociale qui sor­ti­rait des clous pour mieux assu­rer la péren­nité du sys­tème actuel. Pour cette raison, nous devons nous orga­ni­ser de façon auto­nome pour les dé­bor­der !
Nous refu­sons de par­ti­ci­per dans leurs conseils à la coges­tion de la misère et de la pé­nu­rie bud­gé­taire ! Nous lut­te­rons pied a pied contre toutes les atta­ques ! La dé­mo­cra­tie uni­ver­si­taire est une mas­ca­rade ! Seule le rap­port de force et la lutte feront plier leur dé­ci­sions ! Contre la pri­va­ti­sa­tion des Universités ! Pour une conver­gence des luttes entre tous et toutes les exploi­té-e-s ! Rejoins-nous !

RASSEMBLEMENT DEVANT LE CA VENDREDI 25 NOVEMBRE
(campus des Quais, bâtiment Erato à 13h30)

AG JEUDI 1er DÉCEMBRE À 18h AMPHI FUGIER (campus des quais)



La FSE-Lyon et la CNT-Sup Recherche

Contact pour la CNT-Sup Recherche :
cnt.sup-recher­che69@no-log.org

Contact pour la FSE-Lyon :
uselfse@yahoo.fr
https://fse­lyon.word­press.com/

[CNT Education] 2012 : Finie l’inspection... Les enseignants se font entretenir !

Article du vendredi 11 novembre 2011



Fin de la note pédagogique !

Un décret, adopté en juillet 2010, prévoit la disparition de la notation administrative pour tous les fonctionnaires et son remplacement par un entretien individuel annuel avec le supérieur hiérarchique direct. Une réforme qui, dès janvier 2012, touchera notamment l’Éducation nationale. Pour l’heure, on ne sait pas comment évoluera la notation pédagogique des enseignants mais on peut légitimement se demander si elle ne sera pas amenée à suivre le même modèle.

Après le soulagement de voir disparaître ce système infantilisant de notation, on peut néanmoins craindre le pire pour la nouvelle mouture. Et, même si rien n’est encore officiel, voilà ce qui pourrait se profiler pour constituer la dernière pierre de l’oeuvre (anti-)pédagogique du premier mandat sarkozyste : trouver comment mettre au pas les profs !

Voilà ce qui se profile…

Dans le primaire, il sera compliqué, sinon impossible, pour les Inspecteurs de l’Éducation nationale de rencontrer, chaque année, tous les enseignants de leur circonscription. Les directeurs d’école devraient donc logiquement voir leurs prérogatives étendues afin de leur permettre, désormais, de réaliser ces entretiens avec leurs collègues. Ainsi le directeur d’école deviendrait responsable de l’évaluation pédagogique de l’ensemble de ses collègues et il pourrait leur fixer des objectifs annuels à réaliser. Autant dire que cette réforme donne, tout bonnement, un véritable pouvoir hiérarchique à des directeurs qui, jusqu’alors, n’étaient que de simples collègues.

Mais ce n’est pas tout ! Les évaluations d’écoles, jusqu’alors pratiquées de manière « expérimentale », devraient se généraliser tous les trois ou quatre ans. Autrement dit, l’Inspecteur de l’Éducation nationale de circonscription, éventuellement accompagné d’un autre IEN, pourrait venir inspecter l’école sur plusieurs jours. Il ne s’agirait pas nécessairement de séances pédagogiques devant élèves (le contrôle pédagogique étant laissé à la charge des directeurs) mais, plutôt, d’une évaluations des obligations administratives ou du fonctionnement entre collègues. Le tout serait couronné par un audit auprès des parents sur leurs relations avec l’école et avec l’équipe éducative.

Le directeur d’école deviendrait responsable de l’évaluation pédagogique

On voit bien là, pour les élèves, le passage du statut d’usagers à celui de clients, préambule nécessaire à toute privatisation. Or c’est, exactement, la même formule qui a été mise en oeuvre à France Telecom, à la Poste, à EDF-GDF, à Pôle Emploi et dans toutes les administrations qui se sont faites privatiser, ces dernières années, avec les dégradations des conditions de travail que l’on connaît et qui ont engendré : surmenage, dépression voire suicide…

Luttons pour une école émancipatrice !

La CNT-Éducation a toujours dénoncé le caractère infantilisant des inspections et elle continue d’appeler à les refuser aux côtés du Collectif Anti-Hiérarchie dont elle est partie prenante. La CNT-Éducation porte un projet d’éducation émancipatrice et autogérée qui doit être mené par l’ensemble des acteur-rice-s de la communauté.

Cela passera, entre autre, par le partage des compétences liées au fonctionnement et à la gestion du lieu de travail. C’est donc tout naturellement qu’elle appelle l’ensemble des collègues (directeurs ou non !) à refuser la mise en place d’un nouveau statut de directeur qui en ferait, inévitablement, un supérieur hiérarchique.

S’il est bien vrai que « le pouvoir est maudit » (Louise Michel), la création de ce nouveau statut de chefaillon reviendrait à tracer, pour nous, une croix sur notre liberté pédagogique et sur les conditions – nécessaires mais non suffisantes – d’une éducation émancipatrice à laquelle ont droit tous nos élèves.

Tract fédéral

[CNT Education] Élections professionnelles dans l’Éducation nationale : la démocratie par les urnes ne fait ni clique, ni claque.

Article du lundi 7 novembre 2011

Avec plus de 61 % d’abstention, la cogestion perpétuelle de la bureaucratie syndicale et du ministère paraît avoir pris une grande claque.

Tous les syndicats prêts à cogérer mettent cette faible participation sur le dos du vote électronique (difficultés techniques) voire dénoncent la privatisation du vote (achat et gestion de l’outil informatique à une entreprise privée), pourtant, tous ont accepté ce choix du ministre.

Et donc, ils vont se prévaloir d’être représentatif sur le seul et unique critère électoral comme le voudrait la loi de 2010 sur le "dialogue social dans la Fonction publique". Au nom de quoi et de qui, certains syndicats, pourraient-ils prétendre signer des accords avec l’employeur ou encore monopoliser les droits syndicaux ? Même avec 36,50% de votes exprimés, les bureaucraties syndicales se réjouissent de pouvoir conserver leurs décharges et autres permanents dits « syndicaux ».

A l’heure du démantèlement du service public d’éducation, seules les ripostes pied à pied et les convergences des luttes pourront inverser la vapeur. La vision électoraliste est délaissée ? Qu’elle le soit, tant mieux, mais pour enfin se concentrer sur les luttes à mener.

La CNT éducation propose un autre syndicalisme qui ne passe pas par les urnes mais qui reprend le chemin de la lutte, en redonnant la parole aux personnels, dans les AG. Un syndicalisme d’action directe où chacun s’engage en fonction de ses besoins et de ses moyens. Un syndicalisme sans spécialiste, sans permanent et qui réaffirme que l’essentiel n’est pas de voter mais de lutter !

À Lyon 2, circulez, on vire le personnel comme des malpropres...

Article du jeudi 26 mai 2011

Le service de ménage de la fac Lyon 2 va être externalisé l'année prochaine, contrairement aux promessent faitent en 2010.
En conséquence tous les personnels non titulaires vont être viré-e-s.

Un rassemblement est organisé devant le CA de Lyon 2 vendredi à 14h à
l'université des quais 4bis rue de l'université.


Communiqué de la FSE et de la CGT

N'AUTRE ECOLE no 29: Compétences & Résistances

Article du mercredi 25 mai 2011

Compétence ? Résister !

L’Émancipation syndicale et pédagogique et N’Autre école publient en commun un numéro spécial consacré à la mise en place imposée par l’institution de l’évaluation par compétences.

La double origine, managériale et pédagogique, de cette notion a donné lieu à un débat riche et complexe, nourri des discussions de deux stages nationaux "Évaluations et contrôle des personnels" et "Évaluation, compétences... quels enjeux ?"" qui avaient rassemblé plus d’une centaine de participant-e-s.

Au travers d’analyses reliées aux pratiques de luttes et de classe nous avons tenté de faire ressortir les enjeux et de déjouer les pièges du marketing institutionnel. Ces réflexions, qui s’appuient sur des exemples de pratiques de résistances syndicales et/ou pédagogiques, sont accompagnées par une petite histoire inédite de la désobéissance à l’école.

Compétences et résistances, L’Émancipation syndicale et pédagogique hors série, N’Autre école, n°29, mai 2011, 68 pages, 4 euros.

Abonnement : 20 € pour 5 n° (revue N’Autre école, CNT-FTE, 33, rue des Vignoles, 75020 Paris, chèques à l’ordre de CNT-FTE) ou directement en ligne

N'Autre école et Emancipation : Compétences & Résistances

http://www.cnt-f.org/fte/?Vient-de-paraitre-Competences

Tartagueule N°89 - mai 2011

Article du dimanche 22 mai 2011

Bulletin mensuel de la CNT-Education 69
Sommaire :

Contre la vie chère, hausse des salaires !
L’anarchosyndicalisme expliqué à mes filles, épisode 4

Version pdf

[Éducation] fiche d’action prudhomale pour les CUI-CAE

Article du vendredi 20 mai 2011

Une procédure juridique met actuellement l’État en échec concernant les EVS en CUI-CAE (précaires de l’Éducation nationale). Cette procédure a déjà fait gagner 14000 euros à certains EVS + passage en CDI pour celles et ceux qui sont en poste…

PROCÉDURE

Qui peut introduire le recours ?
Tout-e salarié-e lié-e avec son employeur par un contrat de travail de droit privé.

Quelle juridiction sera géographiquement compétente ?
Le Conseil de Prud’hommes compétent est celui dans le ressort duquel est situé l’établissement où est effectué le travail (= dans le ressort duquel se situe l’école dans laquelle l’EVS effectue son travail). Mais le salarié peut toujours saisir la juridiction du lieu de signature du contrat de travail ou celui du lieu où l’employeur est établi (= dans le ressort duquel se situe le/la chef d’établissement signataire du contrat – cf. article R. 517-1 du code du travail).

Devant quelle section du Conseil de Prud’hommes ?
Le Conseil de Prud’hommes comprend 5 sections (industrie, commerce et services commerciaux, encadrement, agriculture et activités diverses). La section compétente est celle des activités diverses.

Sous quelle forme introduire le recours ?
La plupart des Conseils de Prud’hommes disposent de dossiers pré-imprimés à retirer auprès du secrétariat-greffe. Le dossier se présente sous la forme d’un questionnaire à remplir, avec cases à cocher en fonction de la nature et de l’objet de la demande. A chaque fois que cela est demandé, ne pas oublier de chiffrer le préjudice, c’est à dire d’évaluer la somme que représente chaque demande. La demande peut aussi être la requalification du CDD en CDI.

Par qui peut-on se faire assister ou représenter lors de l’audience ?
Le/la conjoint-e, un-e avocat-e, un-e militant-e syndical-e dûment mandaté-e par son syndicat pour représenter le/la requérant-e, un-e salarié-e appartenant à la même branche d’activité. (cf. article R. 516-5 du code du travail).

Procédure :

* phase de recherche de conciliation (composé d’un conseiller employeur et un salarié) : les parties sont invitées à trouver un accord (en cas de demande de requalification du CDD en CDI, l’affaire est directement portée directement devant le bureau de jugement L. 1245-2 CT) ;
* phase contentieuse : l’affaire est renvoyée devant le bureau de jugement (composé d’au moins deux conseillers employeurs et deux salariés) et sera tranchée après avoir été appelée en audience publique.

La procédure peut durer plus de 2 ans entre la demande et le jugement final, l’Éducation nationale faisant quasi-systématiquement appel.

SUR LE FOND

Les arguments à développer, les bases légales (textes auxquels on se réfère) ainsi que les pièces à joindre au dossier diffèrent selon l’objet de la demande présentée au Conseil de Prud’hommes.

Absence en matière d’orientation et d’accompagnement professionnel, de formation professionnelle et de validation des acquis de l’expérience :

Un-e CUI-CAE est un emploi aidé réservé aux employeurs du secteur non-marchand. A travers les aides à l’embauche qu’ils délivrent, l’État et les collectivités locales visent à promouvoir l’accès de personnes en besoin d’emploi au monde du travail.

Le/la CUI-CAE prévoit des actions en matière d’orientation et d’accompagnement professionnel, de formation professionnelle et de validation des acquis de l’expérience, en application de l’article L. 5134-22 du code du travail. Le bénéficiaire doit pouvoir suivre à son initiative, une formation lui permettant, quel que soit son statut, de progresser au cours de sa vie professionnelle « d’au moins un niveau en acquérant une qualification correspondant aux besoins de l’économie prévisibles à court ou moyen terme » (article L. 6314-1 du code du travail).

En contrepartie, les employeurs perçoivent une aide financière de l’État et sont exonérés pour partie de charges sociales.

De manière constante, la cour de cassation sanctionne le non-respect des obligations de l’employeur relatives à la formation et à l’orientation d’un contrat aidé à durée déterminée en le requalifiant en CDI (cass.soc. 30 novembre 2004 N°2176 FS-PBRI, cass.soc 28 novembre 2006 n°2835 F-B + B, cass.soc. 28 juin 2006 n°04-42734).

Il faut donc demander :

* la requalification du contrat à durée déterminée en CDI ;
* le paiement d’une indemnité ne pouvant être inférieure à un mois de salaire (la requalification du CDD en CDI entraîne au moins un mois de salaire au titre de l’indemnité de requalification – cf. art. L.122-3-13).

Comment monter son dossier ?
Il faut montrer l’absence de formation ou à défaut la seule existence d’adaptation à l’emploi ne permettant pas ainsi le retour à un emploi durable du bénéficiaire du CUI-CAE.

Deux cas de figure :

* si le contrat est requalifié en CDI avant son terme (avant la fin prévue du CDD), il doit se poursuivre sous l’égide d’un CDI ;
* si le contrat est requalifié en CDI alors que le CDD est arrivé à échéance entre temps, on se trouve dans le cas d’un CDI qui a été rompu illégalement, ce qui ouvre droit, pour le salarié, soit à une réintégration, soit à des indemnités pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, ainsi que pour non-respect de la procédure de licenciement.

Exemple de jugement :
Une CAE a été employée durant 33 mois avec 2 formations (l’une de 6 heures consacrée à la connaissance du système éducatif et l’autre en logiciels de bureautique déjà maîtrisés) et sans tuteur désigné. Elle a donc demandé une requalification en CDI et a contesté la rupture infondée de ce CDI (elle n’était plus en contrat aidé lors de sa requête). Elle demandait donc soit une réintégration soit le paiement d’indemnités. Au final, avant appel de l’employeur, elle a obtenu, le 15 mars 2010, du conseil de prud’hommes 980€ d’indemnité de requalification et soit une réintégration ou soit le paiement des indemnités suivantes : 6 mois de salaire de dommages-intérêts (5883€), 1961€ d’indemnité de préavis, de 196€ de congés payés sur le préavis et 539€ d’indemnités de licenciement.

Télécharger la fiche d’action prud’homale pour les EVS en CUI-CAE (2 pages – pdf)

Site de la Fédération CNT des travailleurs-euses de l’Éducation
Appel au soutien financier pour le lancement d’un procédure dans l’Hérault

Dossier réalisé par la CNT du Nord et Pas-de-Calais

Bulletin mensuel de la CNT-Education 69 / mars 2011

Article du vendredi 29 avril 2011



Sommaire
FIN DE LA NOTE PÉDAGOGIQUE !

L’anarchosyndicalisme expliqué à mes filles, épisode 3 populisme et démocratie

Là où l’Etat se désengage, Pôle emploi engage

Contre La logique « d’excellence » du gouvernement dans le supérieur

Fin du plan grand froid et expulsions.

version pdf

[CNT Sup' Recherche] Contre-Exez-vous !

Article du lundi 11 avril 2011

Contre-Exez-vous !



La logique « d'excellence » du gouvernement est sur le point d'anéantir totalement la collégialité, la créativité et la solidarité au sein des établissements d'enseignement supérieur et de recherche : laboratoires d'excellence, équipements d'excellence, pôles d'excellence, chaires d'excellence, initiatives d'excellence, etc. Des évaluations opaques réalisées par des réseaux d'influence de plus en plus forts déterminent maintenant l'avenir de deux catégories d'établissements et de personnels :

les « excellents » et les autres ! Devinez à qui est distribué l'argent ?
La machine est finement bâtie pour promouvoir l'individualisme, le clientélisme et la mise en concurrence des personnels. Dans un refus de participer à la généralisation de ce système absurde, contre-productif et qui compromet la transmission du savoir, une initiative de boycott de la prime d'excellence a été mise en place à l'université Lyon 1.
Contre-Exez-vous avec nous !


Lettre de refus de participer à la Prime d'Excellence Scientifique envoyée au président de l'université Lyon 1.

Nous considérons que :

- Notre travail n'est en aucun cas le strict fruit de nos travaux individuels, mais au contraire le fruit d’une dynamique de réseau et d’un travail collaboratif impliquant tous les personnels et tous les étudiants. L'individualisme, la compétition inter-individuelle et le productivisme promus par les primes individuelles ne favorisent pas l’épanouissement des passions, de la créativité et de la rigueur ;

- L’excellence est devenue un mot vide de sens, employé à toutes les sauces depuis quelques mois (IDEX, laboratoires d'excellence, etc.) et qui cache des principes d'évaluation et de mérite plus que hasardeux (notamment lorsqu'il s'agit du facteur d'impact des revues dans lesquelles nous publions). Les critères d’évaluation de ce qui constitue une « contribution exceptionnelle à la recherche » ne sauraient reposer sur le critère exclusif de distinction par un prix scientifique, notamment du fait de l’extrême hétérogénéité des modalités d’attribution de ces prix ;

- La PES se substitue à la PEDR qui était attribuée au niveau national sur des montants forfaitaires. La PES est distribuée au sein de nos établissements selon des critères locaux, s'appuyant (provisoirement jusqu'en 2012) sur des notes (A, B ou C) attribuées par une instance nationale sous des contraintes absurdes de quotas. Ces modalités d'attribution de primes participent à la généralisation de l'usage d'indicateurs quantitatifs "d'excellence" et de "performance". Leurs effets délétères mettent en péril l'avenir de la recherche ;

- Le choix des bénéficiaires et des montants de la PES par les Conseils Scientifiques change la nature de leur rôle en les rendant acteurs de la rémunération de leurs collègues. Ce système contribue au recul de notre statut national, qui a été précisément instauré pour garantir notre indépendance et notre liberté afin de remplir au mieux nos missions. La PES, comme le développement des financements sur projets et le renforcement des pouvoirs des directions universitaires sur nos missions et nos rémunérations, compromet gravement cette indépendance indispensable à la création et la transmission des savoirs ;

- L’attribution de primes individualisées ne saurait remplacer ni les revalorisations salariales, ni les créations de postes. Ces primes non seulement ne répondent pas aux besoins et aux aspirations de la communauté universitaire, mais elles ajoutent des tâches d’évaluation inutiles et contre-productives.

Nous déclarons refuser individuellement de candidater à la Prime d'Excellence Scientifique.

Nous nous opposons à l’extension et la généralisation d’un système de primes individuelles qui nourrissent le clientélisme et la concurrence au sein de l’Université, quand nos missions de service public appellent à la solidarité et à l’esprit d’équipe.

Veuillez agréer, monsieur le président, l'expression de nos respectueuses salutations.

Premiers signataires : Fabien Perrin, Thomas Blossier, Sylvie Benzoni, Fabien De Marchi, Raphaël Sablong, Michel Fodimbi, Olivier Dezellus, Hubert Hansen, Florence Piola, Cédric Desroches, Olivier Gluck, Christian Gautier, Christophe Bruel, Lionel Médini, Dominique de Ligny, Muriel Vander Donckt, Karine Monteil, Michaël Beuve, Bernard Cellot, Fernand Chassagneux, Marie-Cécile Guernier, Muriel Rabilloud, Marie-Ange Lebeault, Véronique Deslandres, Michael Mrissa, Dominique Berger, Rouchdi Bahloul, Serge Fenet, Nadia Baskali-Bouregaa, Catherine Morlay, Jean Pierre Sautot, Marc Philippe, Thierry Lafouge, François Bonneton, Benoît Encelle, Eric Chabanat, Etienne Testa, Marc Bailly-Bechet.


Initiative soutenue par la CNT Sup' Recherche, la FERC CGT, SLR, le SNESUP FSU et Sud Éducation

[Education] Préavis de grève : semaine du 14 au 19 mars 2011

Article du vendredi 11 mars 2011

http://www.cnt-f.org/fte/?Preavis-de-greve-semaine-du-14-au,3456

La CNT FTE dépose chaque semaine des préavis de grève pour couvrir les mobilisations des personnels. Il s’agit pour nous de permettre à tous les établissements et collègues le souhaitant, de débrayer pour protester contre tous problèmes liés aux conditions dégradées de travail tant au niveau local que national ainsi que contre la chasse aux sans-papiers. Les réformes en cours dans les lycées professionnels, les conséquences des suppressions de postes, les différentes attaques que subissent l’ensemble des personnels, le développement de la précarité rendent indispensable la lutte collective. C’est à cela qu’œuvre la CNT-FTE.

Préavis généraliste :

Ce préavis couvre tous les collègues souhaitant débrayer pour protester contre tous les problèmes liés à la dégradation du service public d’éducation tant au niveau local que national, ainsi que pour défendre des élèves menacés d’expulsion pour défaut de papiers. Il s’agit pour nous de permettre à tous les établissements et collègues le souhaitant de se mettre en grève.

[communiqué CNT FTE] Non à la répression contre les étudiants algériens

Article du lundi 28 février 2011



La Fédération des Travailleurs de l’Éducation de la CNT manifeste, par le biais de son secrétariat international, son indignation contre la forte répression que subissent les étudiants algériens. Lundi dernier, alors qu’ils manifestaient pacifiquement devant le ministère de l’Enseignement Supérieur, les forces de l’ordre ont violemment réprimé le rassemblement, en blessant grièvement plusieurs d’entre eux. Les forces de l’ordre essayaient de bloquer le passage et de disperser les manifestants ; cela n’a pas empêché le rassemblement pacifique.

Nous dénonçons également les intimidations et les pressions contre les marches et les rassemblements, les arrestations, la violence déployée par les forces de l’ordre lors de celles-ci et également contre les chômeurs dans plusieurs wilayas.

La CNT-F demande la libération de toutes les personnes interpelées lors de ces manifestations et lors des émeutes du mois de janvier. Nous réitérons notre soutien aux syndicats autonomes algériens et au peuple algérien dans son combat pour la liberté et contre le système en place, système fondé sur la corruption, l’injustice et le mépris. Nous appelons à rejoindre les initiatives locales de soutien au peuple algérien.

Jeudi 24 février

[sup'recherche] Précarité: l'intersyndicale s'invite au CA de Lyon 1

Article du mercredi 16 février 2011



Nous étions entre 40 et 50 (+ 1 journaliste du progres) devant le bâtiment "présidence" aujourd'hui entre 13h30 et 15h [à l'appel de CGT, CNT, FO, Sud].
Nous avons accueilli les membres du CA et les 3 candidats à la présidence qui se réunissaient pour élire le prochain président de l'université Lyon 1.
Nous avions préalablement envoyé une lettre [CFDT (SGEN), CGT (FERCsup-SNTRS, CNT (FTE SR), FO (SDPREES), FSU (SNESup-SNASUB), Solidaires, UNSA (SNPTES) ]qui faisait état de nos revendications concernant la précarité et qui demandait aux candidats un positionnement clair. Bien sûr les réponses obtenues pour 2 des 3 candidats étaient de la pure langue de bois. Nous avions demandé une audience pendant le CA pour lire la lettre et entendre les réponses des candidats, notre demande a été refusée (on préfère museler les précaires en démocratie !).
Nous n'avons pas forcé les portes de la présidence car (pas seulement !) un service d'ordre privé et musclé d'au moins 5 personnes nous attendait !

Suite de l'histoire : nous sommes en train de constituer une délégation de personnels contractuels et de syndiqués pour une entrevue avec le secrétaire général de l'université le lundi 21 février (on y portera les mêmes revendications notamment la titularisation de personnels précaires).

Il est nécessaire de construire un rapport de force suffisant pour que ces négociations aboutissent à quelque chose.

[sup' recherche] Mobilisations contre la précarité sur les campus lyonnais

Article du dimanche 13 février 2011



La faible présence des étudiantes-s et personnels des universités pendant le mouvement contre la réforme des retraites pourrait laisser croire que la LRU1 a pacifié les campus. Pourtant les dérives de cette loi, dénoncées deux ans auparavant par la plus grosse mobilisation universitaire depuis 1968, sont bien réelles et ont des conséquences désastreuses. En effet, la course à "l'excellence" (campus d'excellence, laboratoires d'excellence, prime d'excellence...) qui se traduit par la mise en concurrence des uns contre les autres, le « grand emprunt » qui financera bientôt la recherche par la spéculation sur les marchés financiers, l'orientation des recherches par des financements ciblés sur des thèmes "prioritaires", le flicageévaluation permanent par l'AERES2, l'adoption des démarches managériales, l'entrée des entreprises dans les instances décisionnelles, le regroupement en super-PRES3 des établissements qui introduit de nouvelles règles et conseils complètement opaques... ne sont que quelques exemples de la libéralisation et de la confiscation des processus de décision au sein de l'enseignement supérieur et de la recherche.
Ces bouleversements ont des conséquences directes sur l'emploi, puisque "l'autonomie" des universités a accentué la précarité des personnels, notamment par un recours accru aux CDD et l'externalisation des services. La multiplication des types de contrats est évidement un puissant vecteur de division des travailleuses-rs car elle rend difficile l'émergence de revendications communes. Un grand nombre de personnels sont maintenus dans la précarité sans aucune justification. Certain-es, enchaînant CDD sur CDD, attendent leur CDI depuis 7 ans ou 10 ans.

La flexibilité nous est présentée comme une capacité nouvelle de choix, mais qui peut choisir quand il est peu diplômé, âgé, jeune ou récemment arrivé en France ? Les personnes en situation précaire sont soumises au bon vouloir de leur hiérarchie qui peut les licencier en réaction à toute contestation. Cette précarité se retrouve à tous les niveaux de l'université, autant parmi les personnels administratifs ou d'entretien, que parmi les doctorantes-s, les enseignantes-s-vacataires ou les jeunes chercheurs.
Face à ces injustices, de nombreux mouvements ont émergé partout en France. A Lyon 2, 56 emplois « aidés » devraient être supprimés suite à l'externalisation des missions d'entretien. Une AG est organisée par les étudiants de la CNT courant février afin d'informer les étudiantes-s sur les situations inacceptables de celles et ceux qu'elles-ils côtoient tous les jours et afin d'obtenir la titularisation des personnels contractuels. A l'ENS Lyon aussi, des étudiants et des personnels, syndiqués à Sud et à la CNT, organisent le 10 février une AG pour créer un rapport de force et formuler des revendications. A Lyon 1, alors que le président sortant avait fait de la lutte contre la précarité son argument de campagne, le bilan social affiche une augmentation de 6% des CDD ! Les personnels contractuels se mobilisent actuellement et s'inviteront, avec l'intersyndicale CGT, CNT, FO, Sud, au conseil d'administration du 15 février, qui nommera le prochain président, pour dénoncer le recours de plus en plus systématique aux CDD et pour interpeller les candidats à la présidence.

Contre l'exploitation, les pressions, les non-renouvellements de contrats, contre la volonté du gouvernement et des directions d'établissement de précariser nos vies, il est nécessaire de mettre en place une mobilisation forte, d'établir un véritable rapport de force et exiger la titularisation sans conditions de tous les personnels contractuels !

1 Loi dite d'autonomie des universités
2 Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur
3 Pôle de recherche et d'enseignement supérieur, comme l'Université de Lyon qui regroupe l'ensemble des universités et grandes écoles de Lyon et Saint Etienne

> Téléchargez le n°87 de "Tartagueule" Février 2011 (mensuel de la CNT Education 69)

Article du samedi 12 février 2011

Cliquer ici ou sur l'image pour télécharger le numéro 87 de février 2011



Sommaire

-Journée de grève du 10 février: organisons-nous dès maintenant et et préparons une grève dure et combative!

-L'anarchosyndicalisme expliqué à mes filles, épisode 2 :Les mandats

-Mobilisations contre la précarité sur les campus lyonnais

-Agression fasciste à Villeurbanne

-la DHG nouvelle est arrivée !

Anciens numéros

CNT SUTE du Rhônes 69
educ69@cnt-f.org
Téléphone: 04 78 27 05 80; fax :04 78 30 98 65
Palais du travail, 9 place Lazare Goujon, 69100 Villeurbanne

Permanences : 2e mercredi du mois, 18h/19h
au local de la CNT 69 : 44 rue Burdeau 69001 Lyon.

site de la fédération de l'éducation

[Education] GRÈVE DU 10 FÉVRIER

Article du dimanche 6 février 2011



Communiqué de la Fédération des Travailleurs-euses de l’Education

La CNT FTE appelle tous les personnels de l’éducation à construire un mouvement de grève dur, combatif pour empêcher le gouvernement de casser nos conditions de travail et l’avenir de nos élèves.

Dans nos établissements, au quotidien, nous pouvons dresser le constat d’une dégradation sans précédent du service public d’éducation, qui va se poursuivre avec les options prises par le gouvernement.

Des réductions drastiques de postes (enseignants, personnels ATOS, vie scolaire)
16.000 postes seront supprimés à l’Éducation nationale dans le cadre du budget de rigueur 2011, notamment : 8.967 postes d’enseignants dans les écoles primaires publiques, 4.800 postes d’enseignants de collèges et lycées publics, 600 postes au sein des personnels administratifs de l’Éducation nationale.
Il faut y ajouter les milliers de personnels précaires (en particulier les CAE) remerciés à la fin de leurs contrats, un gigantesque plan social passé sous silence, sans compter sur la prime que les recteurs d’académie pourront encaisser à partir de la rentrée 2011, pour les inciter à supprimer des postes !

Dans le cadre de la loi sur la mobilité dans la fonction publique, un décret sur la réorientation professionnelle des fonctionnaires d’état a été publié au J.O. du 16 Novembre 2010. Avec ce décret, le licenciement est désormais possible.

Ajoutons à cela la scolarisation des élèves en situation de handicap qui est gravement remise en cause, l’éducation prioritaire en passe de devenir définitivement une éducation sécuritaire par la mise en place des dispositifs CLAIR, les enseignants qui débutent leur carrière à temps plein sans aucune formation, projet de transformation des écoles en EPEP avec un "superdirecteur" et un conseil d’administration, le flicage et la chasse aux élèves sans papiers, aux élèves étrangers et aux militants, les primes aux recteurs et proviseurs qui participent à cette nouvelle gestion...

Ils organisent la casse, organisons la lutte !

Les organisations syndicales dites représentatives ne semblent pas aujourd’hui en mesure de proposer une stratégie gagnante. Nous ne pouvons pas nous contenter d’une seule grève de 24h pour contrer la politique désastreuse du gouvernement.
C’est nous qui travaillons alors c’est nous qui décidons, la CNT FTE appelle à se saisir de la journée de grève du 10 février pour réaffirmer la nécessité de s’organiser en AG d’établissements, de secteurs, de villes... pour déterminer collectivement une réponse à la hauteur des attaques que nous subissons.
ORGANISONS-NOUS DÈS MAINTENANT ET PRÉPARONS UNE GRÈVE DURE ET COMBATIVE !

CNT - FTE

- 18 avenue de la Gloire - 31000 Toulouse
- Téléphone : 06 26 50 01 36
- fede-educ@cnt-f.org
- http://cnt-f.org/fte/

N'AUTRE ECOLE no 28: L'école dans 10 ans (2ème partie)

Article du mardi 1 février 2011



N'autre école numéro 28

I. DOSSIER : l’école dans dix ans (2ème partie)

Le passé comme horizon. L’école dans dix ans sera-t-elle la même que l’école d’il y a dix ans ?
Jérôme ceccaldi

Fiction - Alternatives (suite et fin)
Ayerdhal

Reportage - Journée ordinaire à l’école Labori
Nadia Monier Reportage et présentation de l’école Labori
Fiction - La dernière heure de classe avant la fin du monde
Johan Heliot

Entretien - Le syndicalisme après les syndicats.
ENTRETIEN avec Irène Pereira

Former à l’émancipation : faut-il restaurer les IUFM ?
Benoît Guerrée Dossier formation /IUFM

La déroute de l’éducation permanente
Hugues Lenoir

Fiction - L’école est finiiie !
Jean-Pierre Levaray

Entretien — Des écoles d’ingénieurs aux Athénées scientifiques
Rémy Marchal

Fiction Les années vingt
Yves Pinguilly
Tices : regards pédagos - perspectives syndicales et pratiques au quotidien
Jean-Pierre Fournier - Grégory Chambat - Jean-Louis Cordonnier

Demain, la pensée Powerpoint
Grégory Chambat

Fiction - Le Clown et l’Extraterrestre
Yves Grevet

Pour sortir du cauchemar
Jean-Pierre Fournier

Encart - Le lycée Charles Pasqua
Julien Ollivier

II. Supplément : retours de grève

La caisse de grève, un outil retrouvé
Pascal Moncey

Caisses de grève : Caisses pour gagner !
CNT Éducation 69

Alors, la grève ne fait plus école ?
Jean-Louis Van Phan

Vers le forum
Jean-Louis Cordonnier

L’arme de l’expression directe
Grégory Chambat

Interpro-mise : la grève générale à l’épreuve du local
Franck Antoine

Grève des BIATOSS à Tolbiac
Angie Gennaro

Dans le 84...

La grève à Grandpuits

Un vrai mouvement interprofessionnel !
CNT Éducation 69

Les leçons d’une défaite
Alain Bihr

Chronique d’une lutte historique en Mayenne
Pierre

[EDUCATION] Le niveau baisse, c’est ce qu’on va voir…

Article du lundi 24 janvier 2011

En pleine semaine des évaluations nationales de CM2, des syndicats de la CNT Éducation proposeront ce mercredi aux passants de réaliser quelques exercices issus de ces évaluations tant décriées afin de voir si vraiment « le niveau baisse ».



Depuis des années, les différents ministres se sont toujours appuyés sur l’argument du niveau des élèves qui baisse pour justifier leurs réformes qui petit à petit ont tenté de bâtir « un système qualité » basé sur le « pilotage par les résultats » dans l’éducation, faisant fi du fait que nous avons devant nous des élèves bien vivants et non des carottes qu’on devrait calibrer.

De la même façon que « avant il n’y avait pas de violence », que « avant il n’y avait pas de vols », avant « on savait lire et écrire »… Il y a maintenant si longtemps que « le niveau baisse » que décidément les élèves de fin de primaire doivent à peine savoir lire, tandis que leurs glorieux ainés, volontaires et tous durs à la tache et à l’exercice de français devaient être de vrais érudits ! Croire en ce discours, c’est oublier que pendant des décennies les statistiques dans l’éducation n’existaient pratiquement pas, hormis le taux de réussite aux différents examens (que tous ne passaient pas). C’est aussi oublier que le contenu des enseignements et les connaissances scientifiques ont changé , par exemple le programme de sciences qui a considérablement augmenté (les élèves abordent la génétique en troisième). C’est aussi oublier que depuis 20 ans le nombre de matières enseignées au primaire n’a cessé d’augmenter alors que par le passé le français et les mathématiques représentaient à eux-seuls la quasi intégralité des heures de cours.

Alors que les évaluations nationales de CM2 font l’actualité, plusieurs syndicats de la CNT-FTE se proposent de faire passer ces évaluations à la population dans plusieurs villes de France. Ce mercredi 19 janvier.

Ce sera l’occasion pour nous de comparer le niveau moyen de la population avec celui exigé en CM2. On pourra ainsi juger de la pertinence de ce système d’évaluation basé sur des compétences segmentées sans aucun lien entre elles et sans aucune réalité pour les élèves en voyant ce qu’il en reste chez les adultes d’aujourd’hui.

Avec l’annonce de la mise en place de nouvelles évaluations en plus de celles de CM2 et de CE1, ce sera pour une fois à nous de juger le travail du ministère.

Site de la CNT FTE

[EDUCATION] Évaluations nationales CM2 : c’est toujours non !

Article du lundi 24 janvier 2011



Les années précédentes, nous nous étions mobilisé-es contre les absurdes et dangereuses évaluations nationales des CM2et des CE1.

En 2008, un grand nombre d’enseignant-es n’avait pas fait passer les évaluations, ou n’avait pas renvoyé les résultats, dans le cadre des mobilisations contre les réformes Darcos. D’autres avaient fait le choix d’une passation non conforme aux injonctions ministérielles. Des parents avaient même "subtilisé" les livrets de leurs enfants ou n’avaient pas envoyé ces derniers à l’école.

Cette année, les évaluations reviennent et les raisons de les refuser sont toujours les mêmes :

* refus d’évaluer les élèves sur des compétences non abordées en cours d’année, de les mettre en échec et d’instaurer un climat de classe et une relation à l’opposé de ce que nous souhaitons

* refus de voir les écoles mises en concurrence (les résultats aux dernières évaluations ont été comparés par les inspections qui ont pointé certaines « mauvaises » écoles )

* refus d’une vision élitiste et productiviste de l’école et de l’enseignement

Le seul moyen efficace pour permettre que les élèves de CM2 ne passent pas les évaluations est la GRÈVE. Cela a fonctionné en 2009 : les enfants de classes d’enseignant-es grévistes, notamment à Paris et à Montpellier, n’ont pas subi les tests. Personne ne peut faire passer les évaluations à notre place car ce serait illégal ! Aucune sanction n’a été possible, la grève reste un droit : utilisons-le !

Un préavis de grève national est déposé par la FTE pour toute la semaine des évaluations. Une solidarité peut se mettre en place dans les écoles pour que les enseignant-es de CM2 ne soient pas laissé-es seul-es face à ces évaluations et leur refus. Nous sommes tous-tes concerné-es !

site de la CNT FTE