CHÔMAGE, POLLUTION, MISERE, REPRESSION, EXPLOITATION...
LE CAPITALISME, C'EST LA CRISE !

[CNT Education] Grève mardi 24 novembre 2009 !

Article du lundi 23 novembre 2009

Des syndicats de la Fédération des Travailleurs de l’Education s‘ associent à l’appel à la grève du 24 mais ne se leurrent pas.

La seule riposte, la grève, qui a du sens, c’est celle qui se fixe des objectifs précis et se poursuit par reconduction jusqu’à les avoir atteints. Dans les AG, tâchons de contaminer écoles et bahuts par le virus de cette grève combattive bien plus virulente que la traditionnelle grève saisonnière épisodique !

Cela concerne aussi le syndicalisme dans son ensemble, tant il est majoritairement englué depuis des années dans ses dérives : co-gestion, concentration sur les situations locales et les cas individuels , permanents déconnectés du travail et frein à l’action des personnels quand elle déborde leurs directives ...

Les fortes mobilisations interprofessionnelles de 2009 et les mouvements sectoriels qui s’enchainent cet automne prouvent qu’une riposte d’ampleur est possible

Il apparait donc urgent de forger une alternative syndicale combattive et autogérée, actrice des luttes !

Construisons-la ensemble dès le 24 pour que l’on ait toujours raison de se syndiquer !
Attrapons le bon virus : celui de la grève !


Téléchargez le N°76 de "Tartagueule" (mensuel de la CNT Education 69)

Article du mardi 17 novembre 2009

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Lutte victorieuse à Vaulx-en-Velin

Article du lundi 16 novembre 2009

Depuis plusieurs années, l’Inspection d’académie (IA) réduit les moyens alloués à chaque établissement scolaire afin de satisfaire les desiderata des « sinistres » de l’Éducation nationale successifs dont le seul but est la suppression de postes à court et moyen terme et la privatisation à plus long terme.



Au collège Henri Barbusse (Vaulx-en-Velin), comme dans tous les collèges situés en zone où l’éducation est dite prioritaire, les moyens doivent être à la hauteur des besoins et des difficultés scolaires des élèves, issus d’un milieu populaire où la mixité sociale est absente (93 % des parents font partie des catégories sociales défavorisées). Grâce à plusieurs communiqués et entrevues à l’IA, les personnels de Barbusse sont partis en vacances avec l’assurance que l’ensemble des dispositifs pédagogiques mis en place depuis plusieurs années serait renouvelé à la rentrée. Une inquiétude subsistait au sujet du nombre de divisions en 6e et donc du nombre d’élèves par classe. En effet, l’IA prévoyait 115 élèves à répartir en cinq classes, alors que les enseignants savaient que ce chiffre serait largement dépassé et que la barre de 24 élèves par classe en 6e (promise par l’IA dans un tel établissement) serait à coup sûr dépassée. C’est pour cela qu’un préavis de grève avait été déposé en juillet pour la semaine de la rentrée.

Une nouveauté : la suppression d’heures pendant les vacances

Lors de la pré-rentrée, la surprise et la colère ont été grandes lorsque les professeurs se sont rendus compte que l’IA avait bien décidé d’ouvrir une nouvelle classe en 6e… mais au lieu de donner les 26 h correspondant aux enseignements d’une 6e, il n’en avait attribué que neuf. Par comparaison, que penserait-on d’une ouverture de classe de CP avec un enseignant présent à tiers temps ? Le principal a donc annoncé qu’il avait été contraint de supprimer la plupart des dispositifs pédagogiques. Des dispositifs de remédiation et d’aide, qui permettent aussi de faire de l’approfondissement avec les élèves qui ont le plus de facilités.

Une seule réponse : lutte collective

La réponse des enseignants a été rapide et unanime : cette décision de l’IA de supprimer des moyens à notre établissement pendant les vacances scolaires était inacceptable et dénotait un mépris pour le travail entrepris par les équipes depuis des années. Plutôt que de se résigner, les personnels ont choisi de lutter et ont donc décidé de demander une entrevue à l’inspectrice d’académie. Dans le cas où aucune réponse ne serait apportée, ils useraient du droit de grève pour dénoncer la situation faite aux élèves accueillis dans leur collège. La détermination des personnels ainsi que leur volonté de rester unis et solidaires a de nouveau été forte. Plus de 90 % ont voté pour être en grève à partir de vendredi 4 septembre. Très rapidement, différentes commissions se sont mises en place : un courrier a été envoyé à l’IA le mardi 1er septembre, jour de la pré-rentrée, un courrier à destination des parents a été fait, ainsi qu’un communiqué de presse. L’IA a voulu jouer la déstabilisation en n’accordant un rendez-vous que le vendredi matin. Les personnels ont décidé de ne pas être en grève le vendredi pour voir ce qui serait proposé par l’inspectrice d’académie et, si la réponse apportée n’était pas satisfaisante, de commencer un mouvement de grève le lundi suivant. Une délégation, composée d’enseignants syndiqués et non syndiqués ainsi que d’un parent d’élève a ainsi été reçue pendant quasiment 1 h30. Dans l’après-midi, les enseignants apprenaient avec soulagement que leur établissement se voyait doté de 18 h par poste et 10 h supplémentaires. Et si, un peu partout, nous nous mettions à exiger les moyens exprimés par les personnels à la base, en fonction du besoin des élèves ?

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