CHÔMAGE, POLLUTION, MISERE, REPRESSION, EXPLOITATION...
LE CAPITALISME, C'EST LA CRISE !

[Education] N'AUTRE ECOLE N°22 en ligne

Article du mardi 30 juin 2009

L’éK.O.le ? … ne jetons pas l’éponge !



Des syndicats qui s’éloignent du terrain et usent les luttes, une école qui se coupe du quartier, des pédagogies qui nient le social...
N’empêche que partout en France, ça pense et ça analyse encore (le statut de l’écrit, la question de la lecture ; la valeur de l’orthographe ; le malaise enseignant ; la subordination ; l’éducation à l’autonomie et à la responsabilité, le bloc législatif), ça bataille aussi (la dissolution de l’école ; l’éducation comme engagement).

Et ça lutte toujours : des refus et / ou des affirmations se déclarent - en reliant, de plus en plus, questionnement pédagogique et action collective - sous forme de collectifs (Collectif de résistance à base élève, collectif autogéré TCF), de mouvements (désobéisseurs), de réseaux tenaces (RESF), d’associations (Intermèdes), d’occupations conjointes d’écoles avec les parents d’élèves (contre les réformes Darcos). Les lendemains de crise ne chanteront pas ?
Raison de plus pour ne pas céder, pour ne pas se crisper non plus, mais pour inventer et questionner de nouvelles formes de lutte. Les litanies réactionnaires semblent l’emporter (la gifle encensée, le ba-a ba sanctifié, la difficulté naturalisée) ?
Avec ses moyens, ce numéro illustre que les pédagogies nouvelles ne sont pas si fatiguées que ça. L’éK.O.le… O.K. pour la changer ? + (re)lecture pédagogique : Korczak + 4 pages de notes de lectures (livres, revues, littérature jeunesse) Le n°22 de N’AUTRE école revue de Fédération CNT des travailleurs-ses de l’éducation (printemps 2009 – 52 pages – 4 euros)


A lire en ligne en cliquant sur le vignette ci-dessous, bonne lecture




Lire les anciens numéros ici

Téléchargez gratuitement le "Tartagueule" de juin 2009 (mensuel de la CNT Education 69)

Article du mercredi 24 juin 2009

Le numero de juin de "Tartagueule" à télécharger : cliquer ici ou sur l'image pour télécharger le numéro de juin 2009



Anciens numeros


CNT STE du Rhônes 69

Adresse électronique educ69@cnt-f.org

Téléphone 04 78 27 05 80 fax :04 78 30 98 65

Adresse postale Palais du travail, 9 place Lazare Goujon, 69100 Villeurbanne

Permanences : le mercredi de 18h à 20h au local de la CNT 69 : 44 rue Burdeau 69001 Lyon.

Mardi 23 juin 18 h :Tous en soutien à Erwan Redon ! (Enseignant désobéisseur menacé)

Article du mardi 23 juin 2009

NON AUX SANCTIONS, NON AU LICENCIEMENT D'ERWAN REDON !

Erwan Redon, professeur des écoles à l'école des convalescents (Marseille 1er), est convoqué le 7 juillet 2009 en commission disciplinaire pour «insuffisance professionnelle». Il fait partie des 3000 désobéisseurs répartis sur tout le territoire. Ceux-ci ont, depuis plusieurs mois déjà, entamé un mouvement de résistance et refusent de participer à la mise en oeuvre des nouveaux programmes inspirés par la vision d'une école rétrograde et utilitariste.





Nous assistons depuis quelques années à une dangereuse multiplication des sanctions et procédures disciplinaires. Les retraits de salaires, annulations de promotions et procédures de licenciement ne peuvent être une réponse aux luttes qui se sont installées dans notre profession : les réformes imposées, que nous percevons à juste titre comme des reculs considérables des conditions d’accueil des élèves, des régressions de nos conditions de travail et un renoncement à la réussite de tous les élèves, ont conduit à des prises de conscience et à un engagement militant dérangeant pour notre hiérarchie.

Notre administration recourt contre des collègues comme Erwan Redon, à des méthodes expéditives, calquées sur celles du privé, avec menaces de sanctions, allant jusqu’au licenciement, à la clé. Cela ne peut être la réponse à notre légitime inquiétude quant au devenir de l’école, de ses élèves et de ses maîtres.

Le conseil de discipline, instance certes paritaire, met l’administration dans la situation d’être à la fois juge et partie. Il ne garantit pas un traitement équitable pour les collègues concernés.

Les organisations syndicales du rhône, CGT Educ'action, CNT Education PAS 69, et SUD Education dénoncent cette situation, s’opposent aux sanctions, notamment aux licenciements d’enseignants et exigent que chaque cas se règle dans le respect des droits et devoirs de chacun.



L'intersyndicale éducation du Rhône, CGT, CNT, PAS, SUD appelle à :

un rassemblement devant l'inspection académique du Rhône, 21, rue Jaboulay, mardi 23 juin à 18 heures

avec conférence de presse

dans le cadre de la journée nationale de soutien à Erwan Redon.

Un préavis de grève national a été déposé pour cette journée.




Plus d’informations : http://www.soutienerwanredon.org/

Tract à télécharger

Communiqué de la Fédération

A l'école de la désobéissance

Soutien à la CNT-Education 69

Article du mardi 23 juin 2009

Appel à la souscription et pétition !

Depuis le mois de janvier 2009, l’Inspection d’Académie et le Rectorat de Lyon s’attaquent aux droits syndicaux de la CNT-Education du Rhône. Défendre la CNT- Education, défendre le syndicalisme de lutte ! Appel à la souscription et à la pétition !

Pour soutenir la CNT-Education :
Participez à la souscription !


(pour financer les frais de justice) chèques à l’ordre du SUT-SSE CNT à envoyer à notre adresse : CNT-Education, 44, rue Burdeau, 69001 Lyon

Pour les personnels du Rhône :
Signez et faites circuler la Pétition !

À télécharger en PDF ci-dessous puis à renvoyer à notre adresse postale.



Défendre la CNT- Education Défendre le syndicalisme de lutte !

Depuis le mois de janvier 2009, l’Inspection d’Académie et le Rectorat de Lyon s’attaquent aux droits syndicaux de la CNT-Education du Rhône. Alors que notre syndicat développe son activité, son implantation et use de ses droits syndicaux depuis la rentrée 2001, l’administration lui conteste aujourd’hui le droit de déposer des préavis de grève en son nom pour couvrir les personnels. Alors que la CNT-Education 69 a déposé à ce jour près de 50 préavis de grève, reconnus et jamais contestés par l’administration voilà que celle-ci se met à nous opposer un refus au nom que nous ne serions « pas représentatifs ». Comment se fait-il que la CNT-Education soit privée de droits dévolus par le code du travail, et dont nous avons bénéficié jusqu’en décembre 2008, sans qu’aucun élément nouveau, notamment législatif, ne vienne invalider notre reconnaissance de fait ? Si, pour l’administration il « est incontestable que le SUTE 69 développe une certaine activité », pour reprendre ses termes, ce qui semble profondément la gêner, au-delà de notre développement, c’est notre non-participation aux élections professionnelles et notre refus de participer au système paritaire.

Faire rentrer le syndicalisme dans le moule ! Cette attaque s’inscrit dans contexte plus général d’offensive contre syndicalisme de lutte. En 2006 déjà, la CNT-PTT a été privée de l’ensemble de ses droits syndicaux et a été déclarée illégale à la Poste au motif de son refus de participer aux élections paritaires et au système co-gestionnaire. Après trois ans de bataille sur le terrain et au plan juridique, le 15 mai dernier, le Conseil d’Etat, la plus haute juridiction existante, a annulé l’accord interdisant la CNT-PTT, a condamné la Poste à payer des dommages à la CNT et à rétablir ses droits syndicaux dans leur ensemble. Une issue favorable mais après 3 ans de répression et de sanctions contre les militants. Plus généralement, on assiste à une volonté générale de mise au pas du syndicalisme dans un modèle unique. Il s’agit bien d’en finir avec le syndicalisme de lutte et faire rentrer toute forme d’expression syndicale dans le moule de la cogestion et dans le rôle de partenaires sociaux. Aujourd’hui c’est à la CNT-Education qu’on s’attaque, mais demain cela sera le tour de qui ? Par-delà les étiquettes d’organisation, c’est l’ensemble du syndicalisme de lutte qui est en danger.

Réagir, défendre et soutenir la CNT-Education Malgré le fait que nous soyons intervenus auprès de l’administration pour protester contre cette atteinte à nos droits syndicaux, que nous ayons fait preuve de notre « représentativité » comme elle nous le demandait, celle-ci continue à opposer un refus au dépôt de nos préavis de grève. La CNT-Education a donc décidé de dénoncer publiquement cette atteinte aux droits syndicaux, d’appeler au soutien et d’utiliser à son tour le dernier recours possible, porter l’affaire devant la justice en déposant un recours au Tribunal administratif. Néanmoins, afin de renforcer notre démarche, nous appelons tous nos militant-e-s, sympathisant-e-s et plus largement, toutes les personnes attachées à un syndicalisme de lutte et plus largement au respect des droits syndicaux à se mobiliser en participant à la souscription que nous lançons pour faire face aux frais de justice, en signant et en diffusant la pétition qui dénonce l’entrave à l’exercice de nos droits syndicaux et témoigne de l’activité et de la représentativité de la CNT-Education dans le Rhône (voir encadré). Enfin, nous rappelons que le mieux, pour permettre le développent de la CNT éducation et pour pérenniser son activité, malgré les entraves de l’administration reste bien évidemment, de la rejoindre, de participer à sa construction, à ses luttes, d’y adhérer, de se syndiquer !

Pétition

[CNT Education 69] Écoles, collèges, lycées : un an de lutte

Article du mercredi 17 juin 2009


Ces six derniers mois ont été, dans le Rhône, une course en avant pour construire un mouvement capable d’empêcher les réformes visant à détruire le système éducatif de la maternelle à l’université. Cette construction s’est faite en plusieurs étapes et avec l’implication de personnes d’horizons très divers. Il n’en reste pas moins que six mois après la grève du 20 novembre, les victoires sont maigres voire inexistantes au vu des nouvelles avancées du ministre sur deux réformes phares (les jardins d’éveil et la réforme des lycées).

Le 20 novembre : seule journée de grève nationale de l’année !
Si la première manifestation du 20 novembre était prometteuse tant en terme de mobilisation des personnels que de revendications, elle n’a été suivie d’aucune autre journée nationale pour l’éducation (les collectifs ont bien tenté de créer des mobilisations nationales, mais la FSU s’est toujours refusée à appeler à la grève ces jours-là, or le poids du syndicat majoritaire est malheureusement encore très important au niveau des enseignants). Le mécontentement visible ce 20 novembre n’a ébranlé ni le ministère ni les centrales syndicales qui n’ont, à aucun moment, appuyé les demandes répétées de nouvelles journées de grève. Parallèlement, dès ce mois de novembre, différents secteurs ont compris l’importance de s’organiser en collectifs locaux. Ces collectifs regroupant syndiqués, non-syndiqués, professeurs du primaire, du secondaire et parents d’élèves ont été un lieu d’application d’une démocratie directe où chacun a pu apporter sa contribution aux débats et décisions. Au plus fort de cette longue lutte, des collectifs nouvellement créés ou plus anciens ont ainsi rassemblé de 60 personnes (pour Vénissieux, Croix Rousse, etc.) à 150 personnes. Ces collectifs ont impulsé des actions variées, telles que des manifestations locales, des nuits des écoles, des soirées de débat, des blocages d’IEN, des distributions de tracts. Elles ont d’ailleurs trouvé l’adhésion d’une partie assez large de la population.

Des collectifs locaux à l’assemblée générale nationale :
la question de la légitimité et la difficulté des prises de décisions Dans la même volonté de faire participer toutes les personnes mobilisées, dès le 20 novembre, une AG départementale a eu lieu à l’initiative des syndicats afin de débattre des suites du mouvement. Si lors de cette AG les personnes venues de différents secteurs géographiques ont pu se réunir, il a fallu d’autres AG pour faire admettre que ce lieu de discussion était un espace où chaque personne avait sa place et où les collectifs représentés étaient en droit de prendre des décisions, d’appeler à la grève ou à des actions avec ou sans le soutien des syndicats majoritaires (comme la grève 10 mars).

Cette période de luttes aura également vu la création de l’AG nationale qui s’est tenue pour la première fois en janvier à Villeurbanne. Si une trentaine de départements ont participé à l’une des quatre AG nationales, de grandes disparités dans l’état de la mobilisation sont apparues. De nombreux départements n’ont pas construit la mobilisation, attendant un signe des syndicats majoritaires. Finalement la tenue de ces AG, importantes pour coordonner au niveau national les tentatives de construction d’un mouvement de grande ampleur, s’est heurtée à des difficultés liées aux différentes réalités des départements, à la difficulté de mobiliser à long terme et à l’idée que, finalement, cette AG n’avait pas la légitimité à proposer des actions plus radicales. Les décisions prises lors de ces AG montrent souvent une volonté de ménager notre image auprès du grand public quitte à laisser de côté des modes d’action plus radicaux. Informer c’est essentiel, gagner c’est vital !

Il est certain que des actions avec et à l’attention des parents d’élèves — dont l’implication a été exceptionnelle — et de l’opinion publique étaient indispensables. Elles ont souvent (en particulier dans le Rhône) donné lieu à des discussions, des prises de conscience et un soutien fort d’une partie importante de la population. Cependant, cette nécessité d’informer les parents ne devait pas exclure le fait d’utiliser la grève comme moyen d’action. C’est en effet par une grève plus dure et plus longue qu’un vrai rapport de force aurait été établi, seul capable de faire avancer nos revendications et faire enfin reculer le gouvernement sur sa casse programmée du service public d’éducation.

D’autres types d’actions ont été menées : le gel ou la suspension de l’aide personnalisée, les lettres de désobéissance; mais aucune n’a permis de pérenniser et d’amplifier l’esquisse d’un mouvement dont les bases étaient lancées en novembre.

À l’issue de ces six mois de luttes, aucune de nos revendications n’a été gagnée de façon durable. Cependant, ce mouvement a permis d’apprendre à construire des outils indispensables à travers les collectifs, les coordinations départementales et nationales et a surtout montré la nécessité absolue de passer par la grève pour gagner sur nos revendications.

Éduc 69


Extrait du Combat Syndicaliste n°340 de juin 2009

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[CNT Sup/recherche 69] NO BOLOGNA NO !

Article du lundi 15 juin 2009




Comme tous les deux ans depuis une décennie, ministres de l’Enseignement supérieur, syndicats étudiants « représentatifs » (pour la France c’est l’Unef) et entrepreneurs se sont réunis, cette année en Belgique, dans la continuité du processus de Bologne (1999). Résultant du tournant dit « réformateur » des années 80, impulsé par l’European Round Table of Industrialists (ERT), premier lobby industriel européen, le processus de Bologne a pour objectif de préparer les facs à entrer sur le marché mondial des universités et de la recherche. 46 pays y sont engagés, et ce, sans aucun débat public, oeuvrant activement à la réalisation du but de la stratégie de Lisbonne : faire de l’Union européenne « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde d'ici à 2010 » (Relever le défi - La stratégie de Lisbonne pour la croissance et l'emploi, dit Rapport Kok, novembre 2004). Dans cette logique, « l’éducation doit être considérée comme un service rendu au monde économique » (rapport de l’ERT, 1995), et « les enseignants ne sont plus indispensables à la formation tout au long de la vie ; des prestataires de services éducatifs feront l’affaire » (rapport de l’OCDE, 1998). Sous couvert d’harmonisation des cycles d’étude, facilitant le caractère européen des diplômes, ce processus incite les Etats à une harmonisation des modes de financement du service d’éducation : le mot clé est celui d’ « autonomie » des établissements, à savoir un partenariat des universités avec des entreprises, selon le modèle anglosaxon. L’horizon est donc une hiérarchie financière des universités, entraînant, de fait, celle des diplômes qu’elles délivrent. Cette « autonomie » est le coeur de la loi LRU qui détruit actuellement l’enseignement supérieur public en France : suppression des postes de fonctionnaires, casse du statut des enseignants chercheurs, externalisation de la main d’oeuvre d’entretien, développement des filières les plus rentables aux dépens des autres. S’ajoute à cette transformation structurelle radicale, le credo qui se veut garant d’une éducation de qualité à la sauce Bologne : l’évaluation systématique des travailleurs.

Or, l’éducation ne peut se réduire à la mathématique d’une chaîne de montage : refusons la loi LRU, et son origine européenne, le processus de Bologne ! refusons la commercialisation des services publics !

Sup/recherche 69

Extrait du Combat Syndicaliste n°340 de juin 2009

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