Après la grève massive du 19 mars, une AG s’est tenue à la bourse du travail, rassemblant entre 300 et 400 personnes.


Une assemblée générale certes encourageante mais qui ne dépasse toujours pas le cadre avant gardiste de gauchistes de tous poils. Combien de fois a-t-on entendu le mot de grève générale ? Sûrement à chaque intervention !


La question est : comment construire la grève générale ? Et là les avis divergent…





Sur le sens de la grève générale, un consensus peut être exprimé.

Elle, et elle seule, est à même de pouvoir stopper la déferlante actuelle de reculs sociaux. Elle et elle seule permet de pouvoir regagner un peu de terrain sur les salaires, les congés payés, la sécurité sociale, les retraites et les services publics. Parce qu’avec la grève générale, on fait du chantage en bloquant l’économie, et donc on bloque les bénéfices que le patronat se fait sur notre travail. C’est la seule solution. Et comme l’a souligné un militant anarcho syndicaliste à l’AG du 19 mars, sans grève générale on rentre dans des « grèves » d’opinion. Et l’opinion, certes, peut faire pression sur le gouvernement. Mais comme celui-ci n’a jamais été autant aux ordres du patronat français…. Le patron se fout de l’opinion ou de ne pas être aimé ou réélu. De toute manière, il n’est jamais aimé. L’entreprise, c’est son espace de dictature. La grève générale, c’est bloquer l’économie, la manif n’en est que l’expression publique.

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