CHÔMAGE, POLLUTION, MISERE, REPRESSION, EXPLOITATION...
LE CAPITALISME, C'EST LA CRISE !

Retraites : ce hold up qui se prépare

Article du mercredi 23 juin 2010



4 pages retraite en pdf

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Vers une nouvelle « simplification » du droit du travail ?

Article du jeudi 3 juin 2010

Et voilà que l’on nous refait le coup de la « nécessaire-simplification-du- droit-du-travail»…

Dans un courrier du 17 février, Xavier Darcos, ministre du Travail, a confié à Franck Mougin, DRH du groupe Vinci, une mission sur le droit du travail. Ça ne s’invente pas… Confier une mission sur le droit du travail au DRH du groupe Vinci suffirait à donner une idée du but de ladite mission sans qu’il soit besoin d’en rajouter. Mais poursuivons… Le ministre lui demande d’animer un groupe de praticiens et d’experts « afin de trouver les voies et moyens de réduire l’insécurité dans les relations de travail ». Il est ainsi chargé de « formuler des propositions précises afin que le droit du travail soit un droit plus sûr, plus stable, plus simple, qui apporte des garanties essentielles aux salariés et aux entreprises, notamment en favorisant le dialogue social, la concertation et la négociation collective». Derrière ce blabla somme toute habituel, essayons de préciser ce qui se profile.



Un droit du travail trop « complexe » ?
Selon Xavier Darcos, il s’agit de « lever les obstacles au développement économique et social ». Le droit du travail conçu comme un « obstacle au développement économique », voilà une rengaine patronale tout à fait classique, « obstacle au développement social », c’est plus surprenant, mais il fallait bien rajouter le mot « social » après «économique» pour faire bien.

M. Darcos estime ainsi que de nombreux acteurs ressentent de l’ « insécurité » dans leurs relations de travail. Mais qui sont donc ces fameux « acteurs » qui se sentent en « insécurité » ? Les salariés exploités qui sont toujours moins protégés par un droit du travail dérégulé ? Les patrons, en plein sentiment d’« insécurité », parce qu’il existe encore un droit du travail susceptible de faire l’objet de revendications et même éventuellement de les renvoyer un jour devant un tribunal ?
Quoi qu’il en soit, Darcos poursuit en affirmant que le droit du travail serait « perçu comme encore très complexe et n’apportant pas toujours aux uns et aux autres les garanties qui permettent au monde du travail d’aborder avec confiance les enjeux auxquels il doit faire face ».
Encore « très complexe » ? Qu’est-ce à dire? Oui, il existe encore un code du travail malgré toutes les contre-réformes intervenues ces dernières années. La « simplification » finale serait effectivement de supprimer une bonne fois pour toute tout droit du travail. « Simplification » qui permettrait sûrement d’en finir avec le sentiment d’ « insécurité » dont semble souffrir le patronat. Tant que cette solution finale n’aura pas été appliquée, nous aurons toujours droit aux couinements du patronat et de leurs bouffons sur ce droit jugé « trop complexe ».

Mais prenons un instant au sérieux cette déclaration de Darcos sur ce droit trop « complexe ». En quoi le droit du travail est-il trop complexe ?
Qu’est-ce qui a rendu ce droit du travail si complexe ?

La question mérite qu’on s’y attarde. Le droit du travail, droit de l’exploitation du travail en régime capitaliste, s’est développé comme droit autonome pour fixer des limites à cette exploitation. Il s’est développé pendant près de 150 ans sous la forme d’une acquisition cumulative et hiérarchisée de nouveaux droits au gré des luttes sociales. De ce point de vue, le droit du travail ne s’est pas complexifié, il a grandi, il s’est développé. Que la durée hebdomadaire de travail passe de 39 à 35 heures, il n’y a là rien de compliqué. Que l’on passe de 12h maximum de travail par jour à la fin du XIXe à 10 h, rien de compliqué non plus. Il n’y a pas complexification, mais évolution dans le sens d’une acquisition de nouveaux droits pour les travailleurs. Certes, le droit du travail est « instable », « fluctuant » pour reprendre un reproche régulièrement fait par le patronat et repris par Darcos. Mais, si le droit du travail est instable, c’est qu’il est le résultat, toujours provisoire, de la lutte des classes. De ce point de vue, vouloir la fin de l’instabilité du droit du travail, c’est vouloir la fin du droit du travail. Soit par la suppression de tout droit pour les travailleurs, soit par le renversement du capitalisme. S’il y a bien eu complexification du droit du travail, elle est plutôt à rechercher dans la dérégulation qu’il a subi ces trente dernières années dans sa structure interne. De ce point de vue, Darcos n’a peur de rien lorsqu’il affirme que les entreprises ressentent de l’insécurité « face à une application du droit du travail souvent mouvante, instable et peu claire ». En effet, qui a rendu « peu claire » l’application du droit du travail ?

Si l’interaction des normes d’origine légale, conventionnelle, contractuelle est devenue « peu claire », c’est bien parce que le patronat l’a voulu en détruisant consciencieusement une hiérarchie des normes stable et claire fondée sur le principe de faveur. Les responsables du manque de clarté actuelle sont bien les amis patronaux de M. Darcos qui, après avoir exigé une dérégulation généralisée, viennent maintenant nous dire sans honte que c’est devenu trop compliqué selon le grand principe : si tu veux tuer ton chien, dis qu’il a la rage.

Ainsi de l’institution de la négociation collective, qui servait auparavant exclusivement à établir des avantages dépassant ceux prévus par la loi, dans un emploi dorénavant fréquent, elle sert au patron à faire accepter telle ou telle réorganisation du régime de travail aux représentants de son personnel.

Reprenons les exemples évoqués ci-dessus. Diminuer les temps de travail hebdomadaire ou quotidien, c’est pas compliqué… sauf si on l’accompagne d’une multitude de dérogations possibles.

Pour la durée hebdomadaire, nous sommes à 35 h mais avec possibilité de faire des heures supplémentaires, heures supplémentaires majorées à 25% pour les 8 premières et 50 % pour les suivantes… mais avec possibilité de déroger à ces taux de majoration par accord dans un sens favorable… ou défavorable. Heures supplémentaires dans le cadre d’un contingent d’heures supplémentaires fixé par décret… sauf si un accord en décide autrement. Contingent auquel on peut aussi déroger sous réserve de contreparties. Tout ceci sans parler de tous les modes possibles d’aménagements du travail apparus depuis le début des années 80.

Pour la durée quotidienne, c’est 10h maximum… sauf dérogation par accord dans la limite de 12 h. Le temps de repos est 11h… sauf dérogation par accord dans la limite de 9 h. Et ainsi de suite.
On le voit, sitôt qu’on dérégule à tout va, ça devient effectivement plus compliqué. Et ça devient plus compliqué d’abord pour les travailleurs qui ont tout à perdre face à un droit devenant illisible et ne jouant son rôle de garant de certaines limites sans possibilité de dérogation.

Pour simplifier le droit du travail, j’aurais donc bien quelques propositions à faire permettant de diminuer le volume du code du travail, tout en offrant de meilleures garanties aux travailleurs, mais je n’ai pas été invité à participer au groupe de travail.

Mais qui sont donc les « experts » composant ce groupe ? Outre M. Franck Mougin, DRH du groupe Vinci, chargé de diriger cette mission, les nominés sont : Paul-Henri Antonmattéi, professeur de droit du travail, Denis Boissard, directeur de projets à l’IUMM, Pierre Chauffour, avocat, Véronique Martin Léon, directrice adjointe du travail, Bernard Masingue, président d’un observatoire des cadres et directeur de la formation chez Veolia, Claire Pedini, DRH d’Alcatel, Emmanuelle Peres, secrétaire générale du centre des jeunes dirigeants (CJD), Jean-Damin Pô, directeur de l’institut de l’entreprise, Jean-Christophe Sciberras, DRH de Rhodia, Jean-Dominique Simonpoli, directeur de l’association Dialogues, Bernard Vivier, directeur de l’institut supérieur du travail (IST). Ça laisse rêveur… Pour sûr, avec une composition pareille, ce groupe va faire du «bon» boulot. La copie devra être rendue en novembre 2010 selon l’ordre de mission fixé par Darcos.

Loulou Santé-social 69

[CNT 38] Nous n’aurons que ce que nous prendrons !

Article du vendredi 30 avril 2010

Pas de grève d’envergure, pas d’occupation, à peine quelques patrons séquestrés ... Depuis le mouvement contre le CPE, on a plus connu de grande grève. Pourquoi ?

Pourtant les étincelles n’ont pas manqué depuis : on a vu les étudiant se débattre contre la LRU, les lycéens se faire matraquer dans l’indifférence, des centre de rétention ont flambé, les Conti ont fait parlé d’eux, et les postiers se rebellent encore ...

Le capitalisme se porte à merveille.

Mais le système capitaliste, soutenu qu’il a été en permanence par l’État, a désormais les mains libres. Il n’est ni affaibli, ni vieillissant : au contraire. Il se durcit encore. Non seulement il exploite toutes les richesses à sa portée, sociales et naturelles, mais il peut à présent traiter les travailleur.euse.s comme un problème superflu, sans se soucier des contre-pouvoirs institutionnels qui lui ont laissé le champ libre. Dans ce contexte, qui peut croire encore à la promesse du libéralisme lorsque les capitalistes, si sûrs de leur emprise sur le monde, vampirisent le domaine public et se gavent des richesses de l’économie. Ces richesses sont les heures impayées, les salaires gelés, les postes supprimés, le congés pas pris, et les retraites rognées. Elles sont aussi les loyers volés, les prix qui grimpent, et les services sociaux qui ferment. C’est là que nous voulons nous battre.

Partageons le travail pour travailler moins, et partager les richesses.

Un système social qui réduit et licencie ses fonctionnaires ne laisse pas de doute sur le sort qu’il nous réserve : ceux qui ne paieront pas iront grossir les rangs des mal logés, mal soignés, mal nourris. Et les « partenaires sociaux » continueront probablement de vouloir « sauver le service public », quand il ne restera plus rien à sauver. Sortir du capitalisme signifie abandonner le régime de surproduction, mais surtout ce système de production tout court : cela passe aussi par la répartition du travail pour ralentir les cadences, menant à une forte diminution du temps de travail pour chacun.e. Cela passe aussi par le développement de nouvelles formes de travail, financées collectivement et tournées vers la collectivité, ce qui implique l’orientation de la production vers les besoins sociaux collectifs. Il n’est pas acceptable de se laisser gouverner par la peur du chômage, qui pressure et asservit les travailleur.euse.s. Pas plus qu’il n’est logique de retarder les retraites, quand la majorité du temps de travail est vouée à augmenter les bénéfices des actionnaires, les vrais fainéants.

Autogestion des luttes.

Il nous faut être capable de gérer nos luttes si nous voulons changer le travail, et avec lui tous les rapports sociaux. Cela implique de sortir de l’inertie, et de ne plus attendre le retour d’une quelconque réforme sociale. Elle est devenue une utopie ! Les alternatives existent, certaines sont déjà à l’oeuvre : il suffit de nous en emparer. Car nous ne sommes pas seulement confrontés à la mondialisation, mais surtout à notre propre capacité d’en sortir, et nous ne sommes pas prisonnier du capitalisme : à nous de mettre en oeuvre d’autres modes de production, et d’organisation sociale.

Et au final nous n’aurons que ce que nous prendrons.

[Billet d'humeur] Il est urgent d'attendre !

Article du vendredi 12 juin 2009

Ça fait des décennies que les patrons nous bassinent avec ça : C'est la crise alors attendez pour vos augmentations de salaires, vos conditions de travail... La conjoncture n'est pas bonne, nous verrons l'année prochaine et blablabla...

Mais les patrons ne sont pas les seuls à nous bassiner (et je reste poli) avec ce leitmotiv. Les politiciens de droite comme de gauche nous disent toujours d'attendre, que des jours meilleurs viendront (surtout si vous votez pour eux). La droite étant la représentante historique de nos ennemis de classe : les patrons, je ne m'attarderai pas trops sur son cas. Mais la gauche qui se l'est toujour jouée représentante du peuple : qu'a-t-elle fait pour nous, les travailleurs ? À part nous dire d'attendre ! Attendez que nous soyons au pouvoir, attendez que la conjoncture soit meilleure, attendez que nos réformes fassent leurs effets.... ET ? Rien. Notre situation n'a pas changé, notre situation dans la lutte des classes n'a pas bougé, pire elle s'est aggravée. Nos salaires n'ont pas bougé depuis 1978, la part du profit dans la richesse produite a augmenté au détriment de nos salaires. La gauche a été le meilleur allié de nos ennemis : le capital. On nous a dit d'attendre pour nous calmer, nous canaliser ...et ça a marché! Pour y arriver, ils avaient l'appui des syndicats qui ont joué le même jeu. Attendez camarades travailleurs, les camarades ministres et députés oeuvrent pour votre bien-être, soyez patients. Pour le dire simplement les syndicats devraient servir à organiser les travailleurs pour foutre sur la gueule aux patrons. Et bien, la plupart ne servent plus qu'à organiser les travailleurs pour aller manger avec les patrons ! Il est urgent d'attendre !



Et donc à chaque fois qu'il y a eu mouvement c'est parce que la base en a eu ras le bol et qu'elle a debordé les appareils bureaucratiques. Ces dernières années les syndicats ont eu de multiples occasions d'appeler à la grève générale reconductible, ils en avaient le devoir... mais ils ne l'ont pas fait. Il est urgent d'attendre! Aujourd'hui on arrive au sommet de cet art : nous ballader de journée de mobilisation en journée de merde tous les 2 mois, un petit effort et on arrivera aux vacances camarades ! Et on va pas perdre une journée de salaire tous les 2 mois juste pour vous faire le plaisir d'être reçu par le président, vous allez réussir à nous décourager ! Peut-être est-ce volontaire ?

Car enfin comment ils ont gagné en Guadeloupe ? C'est bien par le blocage de l'économie : ce qu'on apelle la grève jusqu'à satisfaction des revendications. Et là le dernier coup qu'ils nous pondent : une journée de mobilisation un jour ferié (le 1er mai). Jusqu'où s'arrêteront-ils? Comme disait l'autre. Mais la situation est de moins en moins tenable pour de plus en plus de gens. La violence pointe son nez et ces syndicats « responsables » et autre politiciens en sont grandement responsable : pas d'avenir, d'espoir, de debouché : il est urgent d'attendre !

Arrêtons d'attendre ! A l'image de tous ces travailleurs (actifs, chômeurs, étudiants ou retraités) qui luttent depuis des mois, qui construisent leur mouvement en tentant sans cesse de l'élargir et qui alimentent et utilisent leur caises de grève. Arrêtons d'attendre ! c'est ce qu'a toujour dit la CNT. Construisons dès maintenant nos outils de lutte, de solidarité, d'éducation, d'interprofessionalisme, de convivialité...

Construisons ICI ET MAINTENANT pour vivre un autre futur.

Ben, SUB 69

Extrait du Combat Syndicaliste n°339 de mai 2009

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[13 juin] Construisons nos propres outils de lutte et de solidarité !

Article du jeudi 11 juin 2009

Un 13 juin à reculons

Le 29 janvier et le 19 mars, plusieurs millions de salariés se sont engagés. Et après ?
Un appel le 1° mai (pas d'appel à la grève), une journée de « mobilisation » le 26 mai. Et voici maintenant un appel le samedi 13 juin !!!

Face au hold-up du MEDEF, la seule réponse proposée par les bureaucraties syndicales a été des journées ponctuelles aux lendemains peu triomphants malgré l'ampleur des mobilisations. Les secteurs en lutte, du public comme du privé, de Molex, Caterpillar, FM Logistic, Scapa, Sony, 3M et autres Faurécia, des hôpitaux aux universités, sont restés isolés et de fait affaiblis.



Alors, certes, on nous répète toujours le même argument : « les salariés ne sont pas prêts à partir en reconductible ». Oui, en effet, tous les salariés ne sont pas prêts encore à partir en grève reconductible. Mais qui empêche les syndicats de faire converger les plus déterminés d'entre nous. Oui, en effet, une partie des salariés craignent de se mettre en grève pour perdre une fois de plus. Mais qui nous a habitué à des grèves d'une journée et à des stratégies perdantes ? En attendant les licenciements se succèdent, nos salaires stagnent, nos conditions de travail se détériorent, nos libertés sont bafouées, les immigrés traqués, notre système de santé détruit à des seules fins de rentabilité, l'éducation destructurée…

Un combat central : la grève générale

Faut il le rappeler, la grève, c'est bloquer le profit patronal en stoppant la production. C'est ce qu'ont fait les travailleurs Guadeloupéens et Martiniquais, avec les résultats que nous connaissons. C'est ce qu'ont fait, aussi nos ancêtres depuis le milieu du XIXe siècle, arrachant avec les dents de meilleures conditions de travail. C'est l'arme principale dont disposent les salariés pour faire plier le gouvernement et les patrons surtout par des temps de crise sociale.

Tous les autres moyens, dits de « modernisation du dialogue social », telles que la négociation ou les manifestations d' « opinion » comme ce samedi, participent à un mythe. Le mythe d'un patronat et d'un salariat qui pourraient s'entendre pour le bien être de l'ensemble de la société. Résultat : des licenciements à la pelle qui continuent, une production de richesse qui profitent toujours aux mêmes. Mais la grève illimitée c'est aussi faire un pas de côté, redonner un sens à notre travail. Produire, ça sert à quoi ?

Comment pouvons nous produire des richesses qui soient distribuées de manière égalitaire ? Comment articuler les envies de chacun avec les besoins de la société ?

Cette grève générale passe par le fait de retrouver notre confiance de classe. Notre confiance en notre capacité à poser des problèmes politiques concrets, loin des discours ronflants des professionnels politiciens. Une confiance en notre capacité de nous passer des bureaucraties syndicales qui pensent aux intérêts de leur organisation avant ceux des travailleurs et travailleuses.

Nous sommes des millions à payer les pots cassés de ceux et celles qui nous ont mis dans cette situation. Assemblée générale souveraine sur nos lieux de travail mais aussi dans nos quartiers pour imposer une société plus libre et plus juste.


L'heure est à un syndicalisme de lutte de classe, interprofessionnel, autogestionnaire et offensif : la peur doit changer de camp !



NOTRE ARME C'EST LA GRÈVE ! PAS LA MANIF' DU SAMEDI !

Tract à télécharger :



Communiqué de presse :



[Analyse et réflexion] Anarcho-syndicalisme et syndicalisme révolutionnaire : une solution à moyen terme

Article du mercredi 22 avril 2009

Après la grève massive du 19 mars, une AG s’est tenue à la bourse du travail, rassemblant entre 300 et 400 personnes.


Une assemblée générale certes encourageante mais qui ne dépasse toujours pas le cadre avant gardiste de gauchistes de tous poils. Combien de fois a-t-on entendu le mot de grève générale ? Sûrement à chaque intervention !


La question est : comment construire la grève générale ? Et là les avis divergent…





Sur le sens de la grève générale, un consensus peut être exprimé.

Elle, et elle seule, est à même de pouvoir stopper la déferlante actuelle de reculs sociaux. Elle et elle seule permet de pouvoir regagner un peu de terrain sur les salaires, les congés payés, la sécurité sociale, les retraites et les services publics. Parce qu’avec la grève générale, on fait du chantage en bloquant l’économie, et donc on bloque les bénéfices que le patronat se fait sur notre travail. C’est la seule solution. Et comme l’a souligné un militant anarcho syndicaliste à l’AG du 19 mars, sans grève générale on rentre dans des « grèves » d’opinion. Et l’opinion, certes, peut faire pression sur le gouvernement. Mais comme celui-ci n’a jamais été autant aux ordres du patronat français…. Le patron se fout de l’opinion ou de ne pas être aimé ou réélu. De toute manière, il n’est jamais aimé. L’entreprise, c’est son espace de dictature. La grève générale, c’est bloquer l’économie, la manif n’en est que l’expression publique.

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Communiqué CNT : Après le 19 mars, soyons responsables : construisons la grève reconductible !

Article du samedi 21 mars 2009

Jeudi 19 mars la mobilisation a été à la hauteur de ce qui était annoncé avec plus de trois millions de manifestants à « battre le pavé ». Et maintenant ?

Le gouvernement a joué le couplet convenu de la majorité silencieuse qui ne manifeste pas (qui osera dire le nombre réel de grévistes), et dans le même temps érige en « principe » la défense du bouclier fiscal et de la loi sur les heures supplémentaires.

Et pendant ce temps-là que font les directions de l’intersyndicale CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA? Ils se réunissent pour annoncer… qu’ils vont se revoir le 30 mars, dix jours après la mobilisation.

Avec comme seule proposition acquise pour l’instant : le principe d’un 1er Mai revendicatif et unitaire et le soutien des mobilisations locales ou régionales dans les bassins d’emploi en difficulté. Et peut-être, dans un sursaut de radicalité, une manifestation un samedi d’ici-là… Quelle capitulation !

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