[Billet d'humeur] Il est urgent d'attendre !
Article du vendredi 12 juin 2009
Ça fait des décennies que les patrons nous bassinent avec ça : C'est la crise alors attendez pour vos augmentations de salaires, vos conditions de travail... La conjoncture n'est pas bonne, nous verrons l'année prochaine et blablabla...
Mais les patrons ne sont pas les seuls à nous bassiner (et je reste poli) avec ce leitmotiv. Les politiciens de droite comme de gauche nous disent toujours d'attendre, que des jours meilleurs viendront (surtout si vous votez pour eux). La droite étant la représentante historique de nos ennemis de classe : les patrons, je ne m'attarderai pas trops sur son cas. Mais la gauche qui se l'est toujour jouée représentante du peuple : qu'a-t-elle fait pour nous, les travailleurs ? À part nous dire d'attendre ! Attendez que nous soyons au pouvoir, attendez que la conjoncture soit meilleure, attendez que nos réformes fassent leurs effets.... ET ? Rien. Notre situation n'a pas changé, notre situation dans la lutte des classes n'a pas bougé, pire elle s'est aggravée. Nos salaires n'ont pas bougé depuis 1978, la part du profit dans la richesse produite a augmenté au détriment de nos salaires. La gauche a été le meilleur allié de nos ennemis : le capital. On nous a dit d'attendre pour nous calmer, nous canaliser ...et ça a marché! Pour y arriver, ils avaient l'appui des syndicats qui ont joué le même jeu. Attendez camarades travailleurs, les camarades ministres et députés oeuvrent pour votre bien-être, soyez patients. Pour le dire simplement les syndicats devraient servir à organiser les travailleurs pour foutre sur la gueule aux patrons. Et bien, la plupart ne servent plus qu'à organiser les travailleurs pour aller manger avec les patrons ! Il est urgent d'attendre !

Et donc à chaque fois qu'il y a eu mouvement c'est parce que la base en a eu ras le bol et qu'elle a debordé les appareils bureaucratiques. Ces dernières années les syndicats ont eu de multiples occasions d'appeler à la grève générale reconductible, ils en avaient le devoir... mais ils ne l'ont pas fait. Il est urgent d'attendre! Aujourd'hui on arrive au sommet de cet art : nous ballader de journée de mobilisation en journée de merde tous les 2 mois, un petit effort et on arrivera aux vacances camarades ! Et on va pas perdre une journée de salaire tous les 2 mois juste pour vous faire le plaisir d'être reçu par le président, vous allez réussir à nous décourager ! Peut-être est-ce volontaire ?
Car enfin comment ils ont gagné en Guadeloupe ? C'est bien par le blocage de l'économie : ce qu'on apelle la grève jusqu'à satisfaction des revendications. Et là le dernier coup qu'ils nous pondent : une journée de mobilisation un jour ferié (le 1er mai). Jusqu'où s'arrêteront-ils? Comme disait l'autre. Mais la situation est de moins en moins tenable pour de plus en plus de gens. La violence pointe son nez et ces syndicats « responsables » et autre politiciens en sont grandement responsable : pas d'avenir, d'espoir, de debouché : il est urgent d'attendre !
Arrêtons d'attendre ! A l'image de tous ces travailleurs (actifs, chômeurs, étudiants ou retraités) qui luttent depuis des mois, qui construisent leur mouvement en tentant sans cesse de l'élargir et qui alimentent et utilisent leur caises de grève. Arrêtons d'attendre ! c'est ce qu'a toujour dit la CNT. Construisons dès maintenant nos outils de lutte, de solidarité, d'éducation, d'interprofessionalisme, de convivialité...
Construisons ICI ET MAINTENANT pour vivre un autre futur.
Ben, SUB 69
Extrait du Combat Syndicaliste n°339 de mai 2009
s'abonner au Combat Syndicaliste
recevoir trois numéros gratuit du Combat Syndicaliste
Mais les patrons ne sont pas les seuls à nous bassiner (et je reste poli) avec ce leitmotiv. Les politiciens de droite comme de gauche nous disent toujours d'attendre, que des jours meilleurs viendront (surtout si vous votez pour eux). La droite étant la représentante historique de nos ennemis de classe : les patrons, je ne m'attarderai pas trops sur son cas. Mais la gauche qui se l'est toujour jouée représentante du peuple : qu'a-t-elle fait pour nous, les travailleurs ? À part nous dire d'attendre ! Attendez que nous soyons au pouvoir, attendez que la conjoncture soit meilleure, attendez que nos réformes fassent leurs effets.... ET ? Rien. Notre situation n'a pas changé, notre situation dans la lutte des classes n'a pas bougé, pire elle s'est aggravée. Nos salaires n'ont pas bougé depuis 1978, la part du profit dans la richesse produite a augmenté au détriment de nos salaires. La gauche a été le meilleur allié de nos ennemis : le capital. On nous a dit d'attendre pour nous calmer, nous canaliser ...et ça a marché! Pour y arriver, ils avaient l'appui des syndicats qui ont joué le même jeu. Attendez camarades travailleurs, les camarades ministres et députés oeuvrent pour votre bien-être, soyez patients. Pour le dire simplement les syndicats devraient servir à organiser les travailleurs pour foutre sur la gueule aux patrons. Et bien, la plupart ne servent plus qu'à organiser les travailleurs pour aller manger avec les patrons ! Il est urgent d'attendre !

Et donc à chaque fois qu'il y a eu mouvement c'est parce que la base en a eu ras le bol et qu'elle a debordé les appareils bureaucratiques. Ces dernières années les syndicats ont eu de multiples occasions d'appeler à la grève générale reconductible, ils en avaient le devoir... mais ils ne l'ont pas fait. Il est urgent d'attendre! Aujourd'hui on arrive au sommet de cet art : nous ballader de journée de mobilisation en journée de merde tous les 2 mois, un petit effort et on arrivera aux vacances camarades ! Et on va pas perdre une journée de salaire tous les 2 mois juste pour vous faire le plaisir d'être reçu par le président, vous allez réussir à nous décourager ! Peut-être est-ce volontaire ?
Car enfin comment ils ont gagné en Guadeloupe ? C'est bien par le blocage de l'économie : ce qu'on apelle la grève jusqu'à satisfaction des revendications. Et là le dernier coup qu'ils nous pondent : une journée de mobilisation un jour ferié (le 1er mai). Jusqu'où s'arrêteront-ils? Comme disait l'autre. Mais la situation est de moins en moins tenable pour de plus en plus de gens. La violence pointe son nez et ces syndicats « responsables » et autre politiciens en sont grandement responsable : pas d'avenir, d'espoir, de debouché : il est urgent d'attendre !
Arrêtons d'attendre ! A l'image de tous ces travailleurs (actifs, chômeurs, étudiants ou retraités) qui luttent depuis des mois, qui construisent leur mouvement en tentant sans cesse de l'élargir et qui alimentent et utilisent leur caises de grève. Arrêtons d'attendre ! c'est ce qu'a toujour dit la CNT. Construisons dès maintenant nos outils de lutte, de solidarité, d'éducation, d'interprofessionalisme, de convivialité...
Construisons ICI ET MAINTENANT pour vivre un autre futur.
Ben, SUB 69
Extrait du Combat Syndicaliste n°339 de mai 2009
s'abonner au Combat Syndicaliste
recevoir trois numéros gratuit du Combat Syndicaliste





