CHÔMAGE, POLLUTION, MISERE, REPRESSION, EXPLOITATION...
LE CAPITALISME, C'EST LA CRISE !

Création d’un comité de soutien pour Sivar RZDGAR

Article du mardi 7 février 2012

APPEL A MOBILISATION

Sivar RDZGAR est kurde irakien, de confession chrétienne : c’est ce qui lui vaut d’être depuis plus de deux ans en France, seul et sans papiers.

Mais il est surtout un jeune homme de 20 ans qui aspire à pouvoir vivre normalement, avec sa passion pour son instrument, le oud, et pour la musique. Et puis à pouvoir un jour revoir ceux qui restent de sa famille en Irak.

Victimes de persécutions religieuses, son père a été assassiné, son frère a disparu, sa mère et sa petite sœur vivent désormais cachées à la frontière syrienne.

Sivar, lui, a été recueilli par un ami de la famille qui a pris la décision de financer son exil sur le territoire français.

Arrivé mineur à Lyon, il a été pris en charge par le Conseil Général et a sollicité l’asile politique : l’OFPRA puis la CNDA ont rejeté sa demande, arguant du fait que son appartenance religieuse n’était pas prouvée (alors même qu’elle est indiquée sur son acte de naissance !).

Puis, en octobre 2011, la Préfecture du Rhône lui délivre une obligation de quitter le territoire français (OQTF)

Avec son avocate, Maître Boget, nous avons aidé Sivar à faire appel de cette décision et sa situation a de nouveau été jugée devant le Tribunal Administratif de Lyon, le 19 janvier 2012. Nous attendons sous quinzaine la décision du Tribunal mais nous avons toutes les raisons d’être inquiets : le rapporteur public s’est en effet contenté, de façon assez dure, de se référer au refus de l’OFPRA en contestant tous les arguments qui ont justifiés la demande d’asile de Sivar, affirmant qu’il n’y a aucune preuve de ce qui s’est passé en Irak et en niant la réalité des risques encourus en cas de retour dans son pays.

Alors que chacun connaît les persécutions vécues par les chrétiens d’Irak, aujourd’hui encore...

A l’issue de l’audience, avec le réseau RESF, nous avons donc décidé de poursuivre notre mobilisation en créant un comité de soutien. Je vous invite donc à venir nous rejoindre lors de la réunion constitutive de ce comité qui aura lieu :

Le jeudi 9 février à 18 heures

Espace Benoit Frachon

1 avenue Maurice Thorez à VAULX EN VELIN


afin de décider ensemble quelles seront les prochaines étapes de notre action en faveur de Sivar (parrainage, contacts avec les élus, délégations en préfecture.....)

DIFFUSEZ LARGEMENT ET VENEZ NOMBREUX !!

Rencontre avec Nicolas Jounin Auteur de «Chantier interdit au public»

Article du samedi 4 février 2012

Samedi 4 février 2012 à 16 h
au Cedrats, 27 montée Saint-Sébastien, 69001 Lyon
Métro «Croix-Paquet» suivi d’un pot de l’amitié




Le BTP, une longue coulée de béton tranquille ???

Nicolas Jounin, sociologue, s’est immergé, en tant que travailleur du Bâtiment, dans le monde du béton armé ; il nous dévoile la face cachée du coffrage et du ferraillage.


- Mainmise des grosses entreprises (Vinci, Bouygues, Eiffage)... Recours massif à l’intérim et au CDD... sous-traitances en cascade... fourmillement des statuts pour un même poste de travail...

- Organisation du travail, de plus en plus sauvage, permettant au Patronat de disposer d’une main d’oeuvre interchangeable et corvéable à merci, d’autant plus que les travailleurs sont isolés, opposés hiérarchiquement et souvent précaires (immigrés, sans-papiers,...).


- Pourtant des luttes existent ; l’espoir demeure. A nous de nous organiser !

Affiche A3

CNT - Infos N° 11, décembre 2011

Article du jeudi 22 décembre 2011




Au sommaire :

- La Bourse des travailleurs
- Infos d’ici... et d’ailleurs
- International
- Communiqués

Édito :

Santé !

Dans sa décision du 15 décembre 2011, le conseil constitutionnel a validé l’essentiel du PLFSS (projet de loi du financement de la sécurité sociale). Pourtant ce PLFSS est une attaque grave des principes fondamentaux de la sécurité sociale. Le principe de garantie de revenu face à la possibilité d’être malade est remis en cause ainsi que celui d’accès aux soins pour tous et toutes. L’épisode des jours de carence fut insultant et entraînait forcément une perte de soins garantis et une augmentation du renoncement aux soins. 4 jours de carence pour le privé, presque une semaine ! Autrement dit l’interdiction d’être malade sauf si on en a les moyens ! Et 1 jour pour les fonctionnaires sous couvert d’égalité de traitement. Pour nous l’égalité de traitement serait de supprimer les jours de carence tout court. S’aligner sur le mieux ! Car de l’argent il y en a. Toute cette présentation du PLFSS s’est accompagnée dans les médias de grand discours pour sauver la sécu. Ainsi il faudrait la débarrasser des fraudeurs (sous entendus les travailleurs et chômeurs qui en abusent), il faudrait faire sentir aux travailleurs le coût de leur absence au travail ! Mais alors que les médias focalisent sur cette chasse aux pauvres, les vrais responsables du trou de la sécu continuent de se frotter les mains. La fraude à la sécu est composée en grande partie du travail non déclaré, travail non déclaré par les patrons, fraude patronale. Selon l’insee ce travail représente 4,4 % du PIB soit 55 milliards d’euros. Le manque à gagner pour la sécu est de 9 à 15 milliards d’euros selon les estimations. Rappelons que le trou de la sécu est de 18, 6 milliards d’euros. Par ailleurs on sait que l’exonération des cotisations sociales c’est 30 milliards d’euros par an ! Et que leur efficacité est remise en cause par la cour des comptes. Bref comme pour tous les choix économiques actuels soi-disant imposés par la crise, nous ne sommes pas dans un problème de dépense mais bien dans celui des recettes qu’on supprime petit à petit. C’est un choix de société qu’il faut faire !
Dans le PLFSS et tout aussi scandaleux, il y a la baisse des indemnités journalières pour les salariés touchant plus de 2500 euros brut (soit 1,8 fois le smic). Cela ne fait que 2 000 euros net et aujourd’hui cela ne représente pas une grande richesse. C’est toujours mieux que le smic bien sûr mais de là à abaisser les garanties de soins cela est aberrant.

La succession des attaques contre la sécu avec la suppression de remboursement sur de plus en plus de médicaments, la hausse des prix, la baisse de la prise en charge ajoutées à la hausse des prix des complémentaires santé font qu’on assiste à une vague de gens renonçant à se faire soigner. Bien entendu ce sont les ménages dont les revenus sont les plus faibles qui déclarent à la fois un plus mauvais état de santé, les taux de couverture complémentaire santé les plus bas et le plus de renoncement aux soins. 8 % de la population ne peut se payer de couverture complémentaire santé. Par ailleurs selon un sondage IPSOS pour le secours populaire français, près de quatre français sur dix (39%) ont renoncé à un soin ou l’ont retardé en raison de son coût. Le plus souvent pour des prothèses dentaires, l’achat de lunettes ou la consultation chez un spécialiste.

La santé en 2012 sera pour les riches. Il ne nous reste plus que la rue pour nous refaire une santé. En 2012, tous en lutte, tous dans la rue !

CNT Infos n°11 à télécharger

Nous ne travaillons que pour leur profit... partageons les richesses

Article du mercredi 21 décembre 2011

Nous ne travaillons que pour leurs profits, partageons les richesses

Article du mardi 6 décembre 2011

"Femmes d’Espagne en lutte" de Sara BERENGUER

Article du mercredi 30 novembre 2011

Femmes d’Espagne en lutte
Le courage anonyme au quotidien - de la guerre civile à l’exil



Cet ouvrage est construit comme une galerie de portraits de femmes que Sara Berenguer a connues et côtoyées en Espagne, au moment de la guerre civile, ou en exil, où toutes ont mené, chacune à leur façon, le combat pour leur idéal. Sara, sans qui la plupart de ces femmes seraient restées anonymes, contribue ainsi à l’histoire de l’Espagne et du mouvement libertaire, rapportant, grâce aux témoignages qu’elle a su solliciter, de grandes actions et des petits gestes tous essentiels, même si on ne sait pas toujours leur donner leur juste valeur, face au cours de l’Histoire.

Sara Berenguer est née à Barcelone dans le quartier de Las Corts en 1919. Dès qu’éclate la révolution en juillet 1936, elle œuvre sans relâche pour « aider la révolution », s’engageant également dans la lutte pour l’émancipation des femmes, notamment au sein du groupe Mujeres libres. Toute sa vie est à la hauteur de cet engagement et elle ne cesse plus d’être, même dans l’exil, à Montady (Hérault), une militante anarchiste. Sa lutte prend différentes formes, notamment celle du témoignage et de l’écriture.

Traduit de l’espagnol par Carmen Salvador Guillén

Préface par Isabelle Felici

Edition ACL

Ni gazéEs ni matraquéEs, uniEs et organiséEs !

Article du lundi 28 novembre 2011

À l’appel de la FSE et de la CNT, une centaine d’étudiant-e-s étaient de nouveau réuni-e-s devant le conseil d’administration ce vendredi 25 novembre pour protester contre l’application du plan de privatisation des universités.

Alors que le CA faisait passer les RCE la semaine dernière (cf dernières actualités), c’était ce jour le tour des Initiatives d’excellence (IDEX).


Les Initiatives D’EXcellence sont une étape sup­plé­men­taire vers une Université à deux vites­ses. En effet, le projet vise à crée des super-labo­ra­toi­res au sein de l’uni­ver­sité de Lyon, la valo­ri­sa­tion de l’élitisme pas­sant par la réduc­tion des moyens pour la grande majo­rité des filiè­res.

Lyon 2 par exem­ple verra son budget global amputé de 10% en guise de par­ti­ci­pa­tion à l’ins­tau­ra­tion de quel­ques postes de pres­tige. Les IDEX ce sont des for­ma­tions d’excel­lence pour une toute petite mino­rité d’étudiant-e-s pri­vi­lé­gié-e-s.

À l’inverse,pour la grande masse des étudiants ce seront des for­ma­tions sous finan­cées en licence et donc des condi­tions d’études encore dégra­dées et des frais d’ins­crip­tions exor­bi­tants pour avoir le droit d’étudier dans des filiè­res non ren­ta­bles économiquement.

Coté ensei­gnant-e-s et per­son­nels, le projet pré­voit la pos­si­bi­lité de payer des salai­res et des primes miro­bo­lants pour les quel­ques pri­vi­lé­gié-e-s sélec­tionné-e-s par le projet mais c’est tou­jours plus de pré­ca­rité et des salai­res de misère pour la majo­rité des per­son­nels !

On va donc voir s’oppo­ser des facs d’élites (dans le domaine des scien­ces dures et direc­te­ment ren­ta­bles) à des facs pou­bel­les de proxi­mité char­gées de mode­ler la masse des étudiant en main d’œuvre docile.

Sur cette nou­velle étape fran­chie dans la pri­va­ti­sa­tion de Lyon 2, les listes RED et Perspectives, for­mant la majo­rité au conseil, ont approuvé les IDEX, sui­vant de manière cohé­rente leurs inté­rêts.

Nous mili­tant-e-s orga­nisé-e-s à la FSE et à la CNT, et étudiant-e-s savons que ce n’est pas le vote au conseil qui cons­truira un rap­port de force pour com­bat­tre la pri­va­ti­sa­tion !

Nous sommes luci­des sur les manœu­vres poli­ti­ques de la pré­si­dence de Lyon 2, qui étouffe toute contes­ta­tion à la pri­va­ti­sa­tion sous les ran­gers des vigi­les, cen­sure les mails de la FSE des­ti­nés à l’uni­ver­sité, fait entrer la police sur le campus.

Car de fait la pré­si­dence, sereine, avait de nou­veau convo­qué pour l’occa­sion (ce qui semble être deve­nue la rou­tine pour un conseil) agents de sécu­rité, vigi­les privés, et mem­bres du ren­sei­gne­ment inté­rieur dans l’uni­ver­sité.

Nous, étudiant-e-s avons tenté d’enva­hir ce CA. De fait, le conseil d’admi­nis­tra­tion de Lyon 2 n’est plus qu’un vaste simu­la­cre de démo­cra­tie, une cham­bre d’enre­gis­tre­ment concer­nant les gran­des direc­ti­ves dic­tées par le minis­tère.

Nous, étudiant-e-s, nous sommes fait gazer et frap­per dans les locaux de l’uni­ver­sité par des vigi­les privés enga­gés par la pré­si­dence.

Un élu ensei­gnant s’est également fait mena­cer par les vigi­les, soup­çonné d’être « com­plice » des étudiant-e-s.

Où est la com­pli­cité face à l’intru­sion du privé et des lobbys dans l’ensei­gne­ment et l’éducation ?
Où est la com­pli­cité lors­que l’annonce des coups et des gazs reçus par les étudiant-e-s ne récolte que le silence dans le conseil ?

Rien n’enta­mera notre déter­mi­na­tion face aux laquais du gou­ver­ne­ment et du capi­tal qui frap­pent et cognent face à nos reven­di­ca­tions. Nous avons preuve qu’ils ne recu­lent plus devant rien pour faire abou­tir leurs inté­rêts capi­ta­lis­tes !

Telle est la réa­lité de la lutte, qui ne se joue plus dans les sièges des conseils et des par­le­ments mais dehors, toutes et tous ensem­ble contre les inté­rêts de la classe domi­nante, qui vole et exploite en toute impu­nité !

Car pen­dant ce temps là, alors que les uni­ver­si­tés n’aurait plus de finan­ce­ment, elle reçoit avec cock­tails et petits fours pour la ren­trée de la nou­velle Université de Lyon, qui fusionne toutes les uni­ver­si­tés, ins­ti­tuts et écoles lyon­nai­ses, mardi 29/11 à 18h à l’ENSATT.

Le savoir ne sera jamais une mar­chan­dise ! Toute atta­que mérite réponse !


Toutes et tous nombreuses et nombreux à l’AG appelée par la FSE et la CNT Jeudi 01/12 à 18h Amphi Fugier (campus des quais). Les étudiant-e-s de tous les université-e-s y sont invité-e-s !

[SUB 69] Rencontre avec Gilbert Vincent Caboud Auteur de «L’anomalie ou les mémoires du silence»

Article du vendredi 25 novembre 2011

Samedi 26 novembre 2011 à 16 h

au local CNT, 44 rue Burdeau, 69001 Lyon


suivi d’un pot de l’amitié





Parce que notre classe a une culture, notre syndicat entend bien l'entretenir et la propager. La littérature prolétarienne est un pan de notre culture de classe. Nous avons souhaité organiser cette rencontre avec Gilbert Vincent Caboud autour du livre « L'anomalie ou les mémoires du silence » pour aborder ce thème de la culture de classe mais aussi ceux de son livre :




Eric, l'homme que l'on suit tout au long de l'histoire, se réveille un jour et se découvre en tant qu'individu au milieu de cette masse de gens (dont il faisait partie) absorbés par le train-train quotidien et la société de consommation. Il réalise la futilité de sa vie et de cette société.

Ce n'est pas un cheminement philosophique mais un enchaînement d'événements qui l'amène là. On y retrouve le lien à la nature, à la construction (réalisation de soi à travers une production), au travail mais aussi au père, à la famille et à l'amitié. Eric est habité par une force qui va lui faire remettre en cause tout ce qu'il est. Il veut devenir un homme libre ! La transformation totale aboutira avec la prise de position politique au sens large, quand il prendra sa carte syndicale dit-il. Ainsi l'homme libre qu'il aspire à devenir ne sera vraiment libre que lorsqu'il trouvera sa place dans la société des hommes libres, dans le collectif, dans la démocratie. Lorsqu'il s'engagera pour les autres !

Retour à la Terre. Eric retrouve aussi sa place d'être humain sur terre. Il cherche à retrouver des racines et à s'ancrer dans l'histoire des hommes, du Monde et de la nature.

Quand il approche le syndicat la crise de 2008 arrive et avec elle la peur du lendemain mais son remède se dessine : la solidarité ouvrière et la force collective. Ses camarades et lui vont réinventer le syndicalisme révolutionnaire en construisant les outils de lutte syndicale dont ils ont besoin pour s'opposer aux ravages de la crise financière et à l'oppression des patrons. Ces syndicalistes vont créer un lieu de vie retranché, assurant l'autarcie alimentaire et permettant de créer une base arrière à toutes les luttes du coin; Ils vivront une expérience de vie collective basée sur d'autres valeurs que celle de notre société absurde.


Affiche A3 pdf

Nouveau site du SUB 69 (CNT Construction): http://www.cnt-f.org/sub69/

Edition de la Galipotte

Contre la vie chère, nous n'aurons que ce que nous prendrons

Article du lundi 14 novembre 2011

L'augmentation du coût de nos vies, c'est l'augmentation de leurs profits

Article du mardi 8 novembre 2011

[Saint-Etienne] ESPACE AUTOGÉRÉ LA GUEULE NOIRE : programme novembre 2011

Article du lundi 7 novembre 2011



- É V É N E M E N T S D E N O V E M B R E 2011

Programme - novembre 2011 "LA GUEULE NOIRE"

- ACTIVITÉS RÉGULIÈRES

16 rue du Mont - Bellevue - St-Etienne
contact@lagueulenoire.org -
04 27 77 28 83


http://www.csasaintetienne.org/

Programme en pdf

Soirée OGM Mardi 8 novembre – 20 h 30 - au Centre social de Montbrison

Article du lundi 7 novembre 2011

Arrachage de la vigne OGM de Colmar, fauchage de tournesols OGM mutés...

Les Faucheurs Volontaires d’OGM témoignent et s’expliquent...



Une très large majorité de la population française refuse les OGM. Pourtant, les firmes de l’agro-industrie qui les promeuvent dans l’objectif de contrôler l’alimentation de l’humanité n’abandonnent pas leur objectif de les imposer. C’est contre ce diktat de fait que les Faucheurs Volontaires agissent, en pratiquant la désobéissance civile.

En 2008, le maïs OGM Mon 810 de Monsanto a été interdit en France. Mais des millions de tonnes de soja OGM “round up ready” continuent à être importées chaque année pour le bétail, et les firmes utilisent maintenant de nouveaux moyens pour faire des OGM. 60 Faucheurs Volontaires – dont 5 de la Loire – viennent d’être jugés par le Tribunal de Colmar en septembre 2011 pour avoir fauché un essai de vigne OGM en plein champ de l’INRA en août 2010. Condamnés à deux mois de prison avec sursis et 57 000 euros de dommages et intérêts, ils ont décidé de faire appel.

Cet été, en Rhône-Alpes notamment, ont eu lieu plusieurs fauchages de tournesols OGM mutés Clearfield de BASF et Express Sun de Pioneer, dont 6 000 hectares ont été semés dans la région, et 70 000 en France. Qui sait – et qui a donné son accord pour – que l’huile de tournesol utilisée pour l’alimentation humaine est en train de devenir OGM ?

On commençait à bien connaître les OGM obtenus par transgénèse. Mais voici que débarquent les OGM obtenus par mutagénèse. De quoi s’agit-il ? Pourquoi sont-ce aussi des OGM ? Et comment se fait-il qu’ils puissent être répandus sans aucun contrôle ni traçage ?

Il est utile de faire le point... C’est la raison d’être de la rencontre qui aura lieu au Centre social de Montbrison le mardi 8 novembre 2011 à 20h30.

Avec la participation de plusieurs Faucheurs Volontaires de la Loire de retour du procès de l’arrachage de la vigne OGM de Colmar : Mickaël et Thierry - tous deux inculpés du procès, ainsi que d’autres personnes qui ont participé aux fauchages de tournesols OGM cet été.

Ouvert à tous

[Hommage] Mort de Sébastien BRIAT le 7 novembre 2004

Article du lundi 7 novembre 2011



Le 7 novembre 2004, à Avricourt (Lorraine), mort de Sébastien BRIAT écrasé par un train de déchets radioactifs à destination de l'Allemagne, alors qu'il tentait avec d'autres militants antinucléaires (par des actions autant pacifiques que symboliques), de bloquer le train pour sensibiliser l'opinion publique contre le danger du nucléaire et le transport de ses déchets.
Militant antinucléaire et syndicaliste âgé de 21 ans, Sébastien Briat s'était également investi dans la création de la section étudiante du syndicat CNT-Education de Nancy.

http://www.ephemanar.net/novembre07.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sebastien_briat#En_France

http://www.cnt-f.org/cnt42/article68.html

50 ans de presse alternative à Lyon et dans sa région

Article du dimanche 6 novembre 2011

Centre de documentation et de recherche sur les alternatives sociales - Michel-Marie Derrion_

50 ans de presse alternative à Lyon et dans sa région



Du 15 novembre 2011 au 25 février 2012, le CEDRATS (Centre de documentation et de recherche sur les alternatives sociales) présente l’exposition « 50 ans de presse alternative à Lyon et sa région » aux Archives municipales de Lyon. En partenariat avec le festival organisé par la Ville de Lyon « Label soie, des canuts à la création contemporaine », cette exposition revient sur des centaines de titres « libres » qui ont accompagné depuis un demi siècle l'histoire des idées et des mouvements d'émancipation sociale de Lyon et sa région.

« 50 ans de presse alternative à Lyon et dans sa région» retrace l’histoire d'une presse alternative plurielle et foisonnante lyonnaise, allant des petits bulletins tirés à la ronéo à quelques dizaines d'exemplaires dans les années 1960, à l'information qui circule aujourd'hui sur internet. Elle a joué —et joue encore— un rôle important pour l’émancipation sociale et continue à semer des germes d'utopie. Particulièrement développée à la Croix Rousse, elle « revendique » une filiation avec la première presse ouvrière des canuts, l’esprit coopératif et mutualiste.

L’exposition invite à parcourir quelques grands thèmes allant de l’écologie à l’anarchisme, en passant par la solidarité internationale, la contre-culture dans toutes ses formes, le féminisme et la libération sexuelle, l’antimilitarisme, la non-violence, la citoyenneté etc. Elle a pour but de faire connaître la richesse et la diversité de la presse alternative, en espérant développer en tout un chacun aussi bien de la curiosité que de l’intérêt pour une telle œuvre, toujours nécessaire à la vie démocratique au quotidien.

Cette exposition, fruit d’une démarche collective, s’appuie sur les collections du Cedrats complétées par celles des Archives, mais aussi de la Bibliothèque municipale du CDL (Centre de Documentation Libertaire) et du CDRPC (Centre de Documentation et de Recherche sur la Paix et les Conflits). De plus, des témoignages audiovisuels d’acteurs qui participent ou ont participé à faire vivre cette presse ont été réalisés spécialement pour l’événement.

Pour plus d'informations et le détail du programme : le site des Archives municipales de Lyon.
http://www.archives-lyon.fr/archives/sections/fr/expositions/expositions_preceden2700/2011/expositions_2011/presse_lyon_alternat8592

Inauguration le 15 novembre à 18h30.


Visites commentées gratuites tous les jeudis à 13h
Ouverture : le lundi de 11h à 17h, du mardi au vendredi de 8h30 à 18h, le samedi de 13h à 18h
Renseignements
04 78 92 32 85 / 04 78 92 32 50
archivesexpo@mairie-lyon.fr


Ateliers pédagogiques

- Révolte des canuts – Cycle 3 – 2h
A partir d’estampes, affiches, cartes postales, journaux conservés aux Archives, les élèves créent un montage graphique évoquant les révoltes des canuts.
- Visite thématique « les révoltes des canuts » - Collège – 1h30
Découverte de documents originaux autour des révoltes des canuts, dont les élèves saisissent l’historique en investissant le bâtiment des Archives.

- Echo de la révolte – Lycée – 2h
Après l’étude de documents qui évoquent les révoltes des canuts et permettent d’appréhender la vie quotidienne, les conditions de travail et les revendications des ouvriers de la soie, les élèves réalisent une synthèse sous forme de page de journal inspirée de l’écho de la Fabrique.

Autour de l’exposition

Pour approfondir les questions que l’exposition soulève, des rencontres auront lieu avec les rédacteurs de quelques unes de ces revues. D’autre part, un colloque international et des expositions en écho se tiendront dans des lieux alternatifs lyonnais.

COLLOQUE INTERNATIONAL – 19, 20, 21 janvier 2012
“La presse alternative à l’épreuve des utopies et de l’émancipation sociale”
en collaboration avec l’ENS (Laboratoire Communication Culture et Société), et le Musée de l’Imprimerie.

RENCONTRES / DEBATS

Jeudi 17 novembre, 18h30
Autour de la revue Silence, en présence de Michel Bernard. Archives municipales

Jeudi 1er décembre, 18h30
Autour de la revue La décroissance, en présence de Vincent Cheynet. Archives municipales

Lundi 12 décembre 2011, 19h
Médias alternatifs et mouvements sociaux, en présence de membres de Radio Canut et participant-e-s à Rebellyon. CEDRATS

Lundi 12 janvier 2011, 18h30
Autour de la revue Golias, en présence de Christian Terras. Archives municipales

Jeudi 26 janvier 2012, 18h30
Micro-édition, diffusion directe, prix libre et info kiosque, en présence de l’association Le Cri de l’Encre. Archives municipales

Jeudi 9 février 2012, 19h
Les fruits du CEDRATS : cinq ans de documentation et de recherches sur les alternatives sociales. CEDRATS

Un G20, sinon rien !

Article du dimanche 6 novembre 2011

Lors du G20 qui vient de se tenir à Cannes, les « maitres du monde » ont une nouvelle fois confirmé la soumission au capitalisme comme seule solution à la crise actuelle.

Ils n’en n’ont jamais assez du mépris des peuples. L’exemple grec en est une nouvelle illustration. S’il n’y avait malgré tout pas grand-chose à attendre du référendum grec sur les plans d’austérité adoptés par le gouvernement hellénique (le mépris des résultats des référendums sur le traité constitutionnel européen constituant de lourds antécédents), le G20 a fait autant que possible pression sur la Grèce pour que ce vote n’ait pas lieu et que l’avis du peuple soit une nouvelle fois ignoré. Pourtant c’est bien les manifestations et grèves générales de ces dernières semaines qui avaient poussées Papandréou à cette décision

Toujours sur le même refrain, les membres du G20 ont adopté un « plan d’action pour la croissance et l’emploi » qui visent une nouvelle fois à « équilibrer les dépenses publiques » annonçant de nouveaux coups de rabots sur les systèmes de solidarité et les prestations publiques.
Et ce n’est pas les allusions floues de la fin de communiqué sur « les initiatives prises dans certains de nos pays pour taxer le secteur financier à des fins diverses » ou « il est important d’investir dans des socles de protection sociale qui soient adaptés à chaque situation nationale » qui nous feront oublier que ces gouvernements n’ont de cesse de démanteler petit à petit les systèmes de retraites et de protection sociales de leurs pays respectifs.
Tout ça ne nous fera pas oublier non plus qu’ils refusent toujours de s’attaquer aux paradis fiscaux et aux bénéfices records que les grandes entreprises de ce même G20 évacuent vers ses « édens de l’impôt allégé ». Tout ça ne nous fera pas perdre de vue que la question de la mise en place d’une fiscalité commune reste ignorée et que c’est toujours sur ceux qui ne possèdent que leur force de travail que seront dirigées les nouvelles pressions économiques.

Ce nouveau G20 nous renforce donc dans l’idée que ces gouvernements ne se concertent qu’au bénéfice des possédants et au mépris des peuples et des travailleurs. Il nous maintient aussi dans notre conviction que, seul un rapport de force imposé par la rue pourra les fera plier. Il est temps d’emboîter le pas au peuple grec.

Le Secrétariat Relations Médias de la CNT

Pot de rentrée de la CNT 69 : vendredi 30 septembre 19 h

Article du mercredi 28 septembre 2011



La CNT Rhône fait son pot de rentrée !

RDV 19hoo Vendredi 30 Septembre au local 44 rue Burdeau (Métro Cx Paquet).


A Vendredi !

Journées du patrimoine : L’Architecture et les Métiers

Article du vendredi 16 septembre 2011

Conférence/débat le samedi 17 septembre à 16 h

avec diaporama, suivi du pot de l’amitié

Jean-Yves Quay (Architecte urbaniste, professeur à l’ENSAL)

au Cedrats, 27 Montée Saint-Sébastien à Lyon 1er






L’architecture est un ensemble de formes construites, conservées ou révélées par l’histoire, à partir de matériaux issus de notre environnement et transformés pour le rendre habitable. L’extraction, la transformation et la mise en oeuvre de ces matériaux, participent ainsi à l’économie tout comme à l’évolution de notre milieu ; ils constituent notre « cadre de vie » et nourrissent de leur présence les sentiments qui lient les hommes à leur environnement.

Historiquement, le projet architectural s’impose dans l’acte de construire, lorsque la commande fut identifiée clairement (le palais, à la Renaissance) : un constructeur parmi toutes les corporations prend le pouvoir sur les différents corps de métier, à la fois pour rationaliser cette production et pour en faire la promotion. Cet homme c’est l’architecte qui pour coordonner (ordonner) les différents intervenants se fait maître de l’oeuvre (arkhitektôn en grec, c’est-à-dire constructeur en chef, qui donnera architectus en latin).

La notoriété et la légitimité des architectes se sont fondées sur le projet d’architecture. L’élaboration et le perfectionnement des outils de conception feront l’objet d’une compétition sévère entre les acteurs de la construction, toujours placés dans des conflits d’autorité où se joue leur indépendance. C’est ainsi que la tradition du dessin d’architecture qui apparaît au cours du XIXe siècle comme étant très spécifique du travail de l’architecte s’est d’abord construit dans l’univers des métiers puis au coeur des professions qui établissent leur spécificité technique, que ce soient les géomètres, les ingénieurs, les décorateurs ou les architectes.

La mise en chantier de produits pour la plupart manufacturés, en créant les conditions de la réalisation du projet d'architecture, n'est rien d'autre qu'une construction ordonnée de l'espace, une forme d’expression de nos sociétés. Une lecture intéressée de l’histoire des formes et des idées nous préciserait certainement comment cette direction des travaux est passée des mains et du compas des charpentiers aux maîtres maçons, puis des maîtres maçons aux architectes, qui seront alors considérés comme des artistes ou des intellectuels plutôt que comme des entrepreneurs. Et ce qu’implique aujourd’hui la (dé)qualification des métiers dans la perception et la gestion de notre cadre de vie… Le travail patient, laborieux et hasardeux du projet (qu’il soit architectural ou social) exige un partage, une répartition des tâches, une coopération entre les hommes impliqués dans son élaboration.

Pour assumer ce qu’habiter veut dire…




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Syndicat Unique du Bâtiment / CNT - SUB 69
44 rue Burdeau - 69001 Lyon
Tél : 07 86 94 69 21 - mél : sub69@cnt-f.org - www.cnt69.org

Du nouveau sur la lutte des personnels d'entretien de Lyon 2 :

Article du jeudi 15 septembre 2011

Communiqué du collectif étudiant contre la précarité regroupant la CNT, la FSE et des individu-e-s :

Au mois de Juillet dernier, André Tiran - Président le l’Université Lyon II - annonçait l’externalisation du service de ménage, ce qui signifiait la mise au chômage pour les personnels déjà très précaires. Grâce à leur mobilisation collective, les personnels avaient réussi à mettre en minorité la Présidence au Conseil d’Administration. Ils avaient ainsi pu obtenir le renouvellement de leur contrat pour une année. Mais en Septembre, il est de nouveau question de l’externalisation du service d’entretien. En effet, malgré le vote du CA, aucun contrat ne va au-delà du 31 décembre 2011. Date correspondant étrangement avec le passage obligatoire à la LRU au 1er janvier 2012 ( offrant les pleins pouvoirs au Président concernant la masse salariale et donc lui offrant la possibilité de licencier le personnel !)

C’est pourquoi nous nous rassemblerons ce vendredi (16/09) à 14h devant le bâtiment présidentiel pendant la tenue du Conseil d’Administration, avec plus de détermination pour exiger la satisfaction des justes aspirations et revendications des personnels précaires qui sont :
titularisation ou au minimum « CDIsation » immédiate
embauche massive immédiate de personnels
Hausse de salaire immédiate
Fin immédiate des temps partiels subi
Refusons l’externalisation du service de ménage ! Refusons la LRU !


Tract complet

UNE RENTRÉE SOUS LE SIGNE DES RÉGRESSIONS SOCIALES

Article du vendredi 2 septembre 2011



Chacun y va de son couplet sur la crise financière et les paniques boursières. D’ores et déjà, le gouvernement français est convoqué par les banques et les agences de notation avec comme toile de fond, la rigueur pour la France d’en bas.

Comment cette rigueur va –t-elle se traduire pour nous : accentuation des emplois précaires, baisse drastique du nombre de fonctionnaires, casse des statuts, déremboursement de plusieurs médicaments, saccage de la Sécurité sociale, augmentation des impôts et baisse des salaires…
Les agences de notation qui font la pluie et le beau temps, Standard & Poor’s (S & P), Moody’s et Fitch jouent les grands manitous et prétendent jouer au yoyo avec les politiques des Etats. Pendant ce temps-là des milliards partent en fumée… « Un seul pays noté AAA aura en 2015 une dette égale à celle des Etats Unis en ratio : c’est la France », insiste S & P dans un rapport récent sur les States.
Nous voilà prévenus : rigueur et régressions sociales au menu. Et nous assistons à une espèce d’Union sacrée qui se met en place du côté des politiques.

Bernard Thibaut prévient que les grèves à venir (enseignement, secteur privé) à compter de fin septembre risquent de ne pas faire le plein, les salariés escomptant sur les élections de 2012. Et de prévenir que le bulletin de vote ne suffira pas… Que ne l’a-t-il pas dit avant, durant la grève de 2010 sur les retraites alors que les salariés disposaient d’un grand rapport de force ! Nous voici donc au pied du mur : le rouleau compresseur ultra libéral est en action.

Nous le répétons inlassablement, notre seule arme est le syndicat, encore faut-il que ce dernier ait un projet de société. Les confédérations traditionnelles sont engluées dans un jeu de rôle défavorable aux salariés avec le patronat et l’Etat. Certains nous accusent de dramatiser la situation, que le patronat n’osera pas diminuer les salaires. Non, malheureusement, nous nous contentons de relever les faits. Le patronat organise des ballons d’essais et voit si cela passe ou casse…Pour exemple, l’entreprise FDPA du groupe Montupet vient d’imposer des baisses de salaires aux ouvriers de sa fonderie en région Poitou, fief de Ségolène Royal. Un plan de compétitivité prévoit une baisse de 25% des salaires (selon Le Monde du 29/7/2011) et l’annonce a été faite à la veille des vacances, fin juillet !

Si les travailleurs n’organisent pas leur défense de manière solidaire, interprofessionnelle, ils n’auront que leurs yeux pour pleurer et aucune catégorie de salariés n’est à l’abri. Alors il va falloir se bouger si on ne veut pas se laisser réduire à néant.

http://www.cnt-f.org/spip.php?article1687

Saccage d’un bar par des hooligans lyonnais en plein centre ville

Article du mercredi 31 août 2011

Samedi 13 août vers 16h, rue Lanterne dans le 1er arrondissement, un bar a été saccagé par des hooligans.



La saison de foot­ball a repris et nous sommes à quel­ques heures du coup d’envoi du pre­mier match de la saison match à Gerland. Tout à coup, une ving­taine de « sup­por­ters » appar­te­nant appa­rem­ment a un groupe de sup­por­ters ayant rési­dence à Gerland quitte le bar « le Wallace » où ils ont l’habi­tude de venir le week-end, tra­verse le pont et se diri­gent en direc­tion des Terreaux.

Quelques minu­tes plus tôt, un des leurs col­lè­gues s’était fait affi­ché en pleine rue par trois cama­ra­des anti­fas­cis­tes qui l’avaient traité de « nazi » (ce que son accou­tre­ment lais­sait for­te­ment pré­sa­ger).

Malheureusement pour les trois cama­ra­des, ils sont vite repé­rés par la ving­taine de hoo­li­gans et se réfu­gient dans un bar rue Lanterne. Et là en plein centre-ville un samedi, les pseu­dos-sup­por­ters se livrent à une véri­ta­ble atta­que du bar en ques­tion.

Le gérant tente alors de pro­té­ger (avec l’aide d’un sala­rié d’un com­merce avoi­si­nant) son bar et ses clients dont cer­tains sont mineurs, mais ils ne peu­vent rien faire face à un tel déchaî­ne­ment de haine et de vio­lence : la balus­trade est cassée (ils se ser­vi­ront des plan­ches pour frap­per une des per­son­nes défen­dant le bar) ; les chai­ses, les bou­teilles et même les plan­tes sont lancés à l’inté­rieur du bar...
Les nervis finis­sent par partir en scan­dant un der­nier « Lyon Lyon Hooligans »...

Au bout d’un cer­tain temps, la police arrive mais les témoins sont tel­le­ment cho­qués qu’ils n’ont pu détailler pré­ci­sé­ment l’atta­que ; mis à part le fait qu’un des agres­seurs avait un bras dans le plâtre et qu’un autre a été blessé à l’oreille. Résultat : 400 euros de frais pour le gérant...

Le Collectif 69 de Vigilance contre l’extrême-droite ne s’étonne pas de ce nou­veau défer­le­ment de vio­lence commis par les pseudo-sup­por­ters de Gerland ; en effet, nous avions déjà fait le lien entre des grou­pes issus du stade et la mani­fes­ta­tion fas­ciste d’octo­bre der­nier lors du mou­ve­ment social, et lors de la marche des cochons du 14 mai qui avait ras­sem­blé tout le « gratin » de l’extrême-droite lyon­naise.

Il n’est un secret pour per­sonne que le stade de Gerland compte en son sein des grou­pes de sup­por­ters très pro­ches des mou­van­ces d’extrême-droite mais cela devient plus que gênant (même si cela l’est aussi à l’inté­rieur du stade) quand la vio­lence sort du stade et vient se répan­dre dans le centre ville lyon­nais.

Nous insis­tons une nou­velle fois sur le fait que la vio­lence ne vient que d’un seul côté !

Nous nous étonnons par contre que ce sac­cage n’ait pas été relaté dans la presse écrite ou Internet pour­tant si alerte quand un délit de ce genre est commis. Et nous le sommes d’autant plus quand un site d’infor­ma­tion sur le web donne la parole sans aucune ana­lyse, ni oppo­si­tion ou inves­ti­ga­tion à ces grou­pes de sup­por­ters (voir arti­cle de Lyon Capitale).

Nous res­tons plus que jamais vigi­lants face à ces grou­pus­cu­les hai­neux et nous conti­nue­rons à lutter contre ce fléau.

Collectif 69 de Vigilance contre l’extrême-droite en col­la­bo­ra­tion avec le bar atta­qué.

L’informatique retirée de la liste des métiers ouverts aux étrangers non européens

Article du jeudi 25 août 2011

Syndicat de l’Industrie Informatique (Sii-CNT)

Par un arrêté du 11 août 2011 des ministères de l’Intérieur et du Travail, la nouvelle liste des métiers ouverts aux étrangers non européens a été mise à jour. Alors que cette liste était auparavant composée de 30 métiers, la nouvelle version en vigueur n’en comporte désormais plus que 14. Les métiers de l’informatique ont notamment disparu de la nouvelle liste sauf pour les "experts".

Déjà au printemps dernier, Claude Guéant et Xavier Bertrand avaient annoncé leur volonté de restreindre l’immigration légale de travail dans l’industrie informatique. Guy Mamou Many, le grand Mamamouchi du Syntec et les dirigeants des grandes SSII avaient alors pris d’assaut la presse spécialisée et la presse généraliste pour crier à la mise à mort du secteur informatique.

A les croire, les SSII joueraient ainsi leur survie contre de multiples dangers. Il y aurait une prétendue pénurie d’informaticiens en France. Cette soit disant pénurie empêcherait les SSII de répondre à des appels d’offre, et donc ouvrirait en grand la porte aux solutions offshores.

Cette pénurie de main d’œuvre entraînerait de plus une surenchère insoutenable des salaires.

Mais de qui se moque les dirigeants du Syntec et des SSII ? Dans quel monde vivent ils ?

Il serait bien temps en effet qu’il y ait une surenchère des salaires. Depuis combien de mois déjà entend on parler de la reprise dans le secteur et des cahiers de commande surchargés ? Combien de SSII ont gelé les salaires depuis des années et des années en prétextant de la crise, alors que le coût de la vie n’a cessé d’augmenter, prolétarisant encore un plus les informaticiens ?

Les gels de salaires sont devenus tellement courants que de plus en plus de SSII se sont retrouvées face à des conflits sociaux à répétition alors que la culture des informaticiens les avaient toujours éloignés des luttes sociales jusqu’à présent.

Quelle est cette prétendue pénurie de main d’œuvre alors que le Pôle emploi est plein d’informaticiens au chômage ? Alors que les sièges des SSII sont remplis de salariés en intercontrat ? Peut être ceux-ci n’ont pas les compétences techniques pour répondre aux nouveaux besoins des clients, alors que les nouveaux projets sont repartis de plus belle. Mais pourquoi, les SSII ont-elles alors toujours autant de mal à former leurs salariés aux nouveaux besoins, alors qu’elles vendent très souvent au cours de leur recrutement leur volonté de formation permanente aux nouveaux embauchés ?

Quand les SSII cesseront elles ce chantage permanent à l’offshore, dont la menace est très difficilement vécue au quotidien par les salariés ? Comment le Syntec ose-t-il nous faire croire que la course à l’offshore va être accélérée par les augmentations de salaires ? Le Syntec n’a pas attendu la reprise pour faire à l’offshore et délocaliser massivement les projets informatiques dans les pays à bas coût. Cela fait des années et des années que les SSII tirent les coûts vers le bas au détriment non seulement de la qualité des services fournis mais aussi des conditions salariales.

Si le Syntec se préoccupait réellement des relations sociales dans l’informatique au lieu de se vivre uniquement comme un outil de lobbying économique, il saurait que la surenchère des salaires est attendue avec énervement par les salariés, qu’ils sont par ailleurs demandeurs de formations que leurs entreprises refusent très souvent sous divers prétextes afin de réduire les frais généraux, que l’offshore est vécu comme une menace induisant toutes sortes de risques psycho-sociaux, comme le stress, et de plus en plus souvent, le suicide au travail.

Nous refusons de nous laisser enfermer entre le choix du patronat qui ne voit l’immigration que du point de vue du profit capitaliste et les relents nationalistes du gouvernement.

L’immigration doit rester un choix correspondant à un projet de vie personnel, et non pas l’outil d’une stratégie patronale de pression sur les salaires et les conditions de travail en période de réamorçage de reprise. Nous rejetons ces discours qu’il viennent du patronat ou des nationalistes qui ne visent qu’à mettre en concurrence les salariés entre eux, alors que leurs intérêts les amènent à se battre contre un seul et même adversaire : le patron et les actionnaires. Aussi, nous préférons avoir une vision coopérative des rapports entre les salariés au travail.

Ce sont les patrons et les actionnaires qui ont déclaré la "guerre économique", et qui s’en attribuent les profits en regardant les salariés se mettre en concurrence dans un dumping social sans fin. Nous sommes les pacifistes et les déserteurs de cette guerre. Nous luttons contre ceux qui l’ont déclenchée et contre ceux qui l’attisent en nous dressant contre d’autres travailleurs. Nous n’accepterons jamais que les immigrés soient vus comme des boucs émissaires de cette situation, tout comme nous ferons tout pour qu’aucun salarié, quelque soit son origine ou son histoire personnelle ne tire les salaires vers le bas, en acceptant un salaire trop bas.

Alors, non, ce n’est pas à Guy Mamou Mani et ses sbires d’aller faire leur marché aux colonies, et nous n’attendons pas non plus de Claude Guéant qu’il empêche à des travailleurs compétents de venir chercher de meilleures conditions financières et sociales en France en essayant de nous faire croire qu’il cherche à préserver les emplois et les salaires des Français, alors qu’il n’est qu’une fois de plus dans la surenchère xénophobe à la remorque du Front National à la veille d’une campagne électorale qui sent déjà le rance, comme il en est déjà coutumier. Si Claude Guéant avait vraiment l’intention de défendre nos intérêts, il ne cautionnerait pas la politique destructrice d’emploi du gouvernement auquel il appartient (défiscalisation des heures supplémentaires, réduction des commandes publiques, immobilisme devant la répartition de plus en plus injuste des profits obtenus des gains de productivité, etc…)
C’est aux travailleurs eux même de choisir où ils veulent exercer leur métier. Et ça ne nous empêchera d’aller arracher à nos patrons les augmentations qui nous sont dues parce que nous savons parfaitement comment nos dirigeants d’entreprise savent capter pour jouer au Monopoly industriel et financier.

[Lyon - Saint-Jean] Des commerçants de St-Jean dénoncent les exactions des identitaires...

Article du mardi 19 juillet 2011

Suite aux violences du 14 mai et à l’ouverture du local des identitaires montée du Change dans le Vieux Lyon, le collectif 69 de Vigilance contre l’Extrême-Droite a lancé un appel à témoignage auprès des habitant-e-s et commerçant-e-s du quartier que l’extrême-droite violente essaie d’annexer. Le collectif a reçu entre autres réponses cette lettre du représentant d’une association de commerçants, l’association Strada Nova, qui rassemble les riverain-e-s et commerçant-e-s de la rue Juiverie.

Le collectif 69 de vigilance poursuit son appel, les témoignages pouvant être envoyés à apa69 (at) riseup.net.




Lyon, le 15 juillet 2011

Madame, Mademoiselle, Monsieur, Collectif 69 de Vigilance contre l’extrême-droite,

Je tiens à vous remer­cier quant à la dif­fu­sion de votre appel « NE LAISSONS PAS FAIRE ! » et à la qua­lité de vos réflexions concer­nant les exac­tions et les vio­len­ces dont le Vieux-Lyon est actuel­le­ment le théâ­tre.

A votre infor­ma­tion, je sou­haite ajou­ter mon témoi­gnage et les éléments sui­vants.

Les com­mer­çants, arti­sans et habi­tants de la rue Juiverie (réunis dans l’asso­cia­tion STRADA NOVA que je repré­sente) ont en effet été confron­tés ces der­niers mois à plu­sieurs vio­len­tes mani­fes­ta­tions de rue en réu­nions ; ces der­niè­res par­tant de la montée du Change, à l’angle des rues Juiverie et de la Loge.

Au mois de mai et juin der­nier, nous avons vu des grou­pes d’une tren­taine de per­son­nes - armés de bâtons ou de barres - dans un état de déter­mi­na­tion ahu­ris­sant quant à agres­ser, en cou­rant de toute part, d’autres per­son­nes : de véri­ta­bles scènes de sou­lè­ve­ment plu­sieurs heures durant.

La cons­ter­na­tion s’est empa­rée des famil­les, enfants, per­son­nes âgées et des com­mer­çants du quar­tier, l’impact de ces invrai­sem­bla­bles déchaî­ne­ments de vio­lence se mesu­rant à la lumière des dis­cus­sions entres voi­sins, du trau­ma­tisme col­lec­tif évoqué et d’une peur quant à la menace de nou­veaux trou­bles met­tant en danger les inté­gri­tés - phy­si­ques et mora­les - des per­son­nes.

Cette situa­tion donne le sen­ti­ment à la popu­la­tion d’être sous la domi­na­tion d’une force incontrô­lée dont la logi­que lui est impo­sée, affec­tant l’acti­vité sociale, économique et bien entendu incom­pa­ti­ble avec l’accueil d’un nom­breux public sco­laire ou visi­teur du centre his­to­ri­que de la ville ; de fait, mena­çant les droits élémentaires de liber­tés de cir­cu­la­tion, de tra­vail et de sécu­rité publi­que.

Cet écrit est dicté pour que chacun com­prenne à quel point ces événements sont dévas­ta­teurs humai­ne­ment et impac­tent consi­dé­ra­ble­ment la qua­lité de vie de tout un quar­tier, expri­mée d’ordi­naire dans l’entente, la soli­da­rité et l’esprit de tolé­rance.

En vous remer­ciant encore pour votre action de sou­tien et en vous priant de bien vou­loir relayer ces propos.

Cordialement,

Association STRADA NOVA
(Habitants, arti­sans et com­mer­çants de la rue Juiverie).


Lettre en pdf

Appel à témoignage du collectif de vigilance

Fermeture du local néo-nazi de Gerland

Article du mercredi 18 mai 2011

Communiqué de Presse du collectif 69 de vigilance contre l'extrême-droite

objet : fermeture du local néo-nazi de Gerland.

Lyon, le 18 mai 2011


Dans un arrêté municipal daté du 13 mai et rendu public aujourd'hui par la Mairie du 7ème arrondissement (jointe ce matin au téléphone), la Ville de Lyon annonce la fermeture administrative du local néo-nazi "Bunker Korps Lyon / Lyon Dissident" situé au 22 impasse de l'Asphalte dans le 7eme arrondissement.

Le collectif, qui informe depuis de nombreux mois déjà sur la réalité de ce local et appelle à la mobilisation contre la recrudescence d'une extrême-droite radicale et violente à lyon, se félicite de cette fermeture qui n'a été possible que grace à la large mobilisation, entreprise sur Lyon.

La mobilisation contre l'extrême-droite à Lyon reste malheureusement toujours nécessaire, les violences du week-end dernier autour du rassemblement des identitaires en témoignent. Le collectif reste plus que jamais déterminé à poursuivre et renforcer son action pour obtenir : * la fermeture de l'autre foyer de haine et de violences à lyon : le local "la traboule" tenu par les identitaires montée du change. * l'arrêt de toutes les agressions fascistes et racistes. * Le soutien aux victimes de ces violences dont les dernières en date : celles de la Croix-Rousse et de Saint Jean Le 14 Mai.

Par ailleurs le collectif continue sont travail de compilation de témoignages autour des violences due à l'extrême-droite lyonnaise. Vos témoignages sont les bienvenus sur apa69 (at) riseup.net

le collectif 69 de vigilance contre l'extrême-droite

Lyon : les cochons, au bercail !

Article du lundi 16 mai 2011

Au prétexte fallacieux de défendre la « cochonnaille », l’extrême-droite avait décidé ce samedi d’appeler à une manifestation à Lyon. La riposte antifasciste s’était organisée et à l’heure du bilan, il est clair que ce sont les fascistes qui ont perdu leur pari.

Réunie ce week-end en Commission Confédérale Nationale à Lyon, la CNT salue la mobilisation de ses syndiqués et sympathisants qui ont participé à la réussite du rassemblement antifasciste qui, sous la pluie a réuni plus de 2 000 personnes quand les fascistes peinaient à rassembler 400 personnes, malgré les différents cars venus de Paris, de Nice ou de l’étranger. Après les camouflets des manifestations nationalistes des 1er et 8 mai qui ont réuni moins de monde que par le passé, l’extrême droite a, une nouvelle fois montré que si elle savait utiliser les leviers médiatiques, elle ne réussissait pas à développer son nombre de militants.

La CNT rappelle que la mobilisation sociale reste le meilleur moyen de s’opposer à l’extrême droite qui cherche à surfer sur la crise pour diviser les travailleurs et rappelle qu’elle continuera à occuper la rue à chaque fois que les nervis nationalistes tenteront de l’investir.

Le Secrétariat Relations Médias de la CNT

Le communiqué en PDF

[Grenoble] Rencontre avec le SUB 38-CNT

Article du mardi 3 mai 2011

Rencontre avec le SUB38-CNT

Vendredi 6 mai, 19h, au Lokal Autogéré

Venez découvrir et rencontrer le collectif bâtiment et le SUB 38 (Syndicat Unifié du Bâtiment-CNT) autour d’un banquet de fin de chantier.

Ce sera aussi l’occasion du lancement du dernier numéro du journal de la fédération des SUB-CNT : le bien nommé "Réveil du Bâtiment", édité par les p’tites mains du SUB 38 et paru fin avril !

+ bouffe vegan/boissons

Le Lokal Autogéré c’est au 7 rue Pierre Dupont à Grenoble, quartier Aigle/StBruno, proche Joseph Vallier et Jean Jaurès.