On est comme tout le monde touché par la RGPP (révision générale des politiques publiques). ça signifie d'abord le nom remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite qui se traduit chez nous essentiellement par le non-renouvellement des catégories C. Les catégories C c'est chez nous d'abord les secrétaires. A l'occasion de la fusion des services d'inspection (généraliste, transports, agriculture) une section a disparu. Par contre la section travail illégal qui sert à faire le sale boulot pour répondre aux objectifs chiffrés du gouvernement (en terme de PV et de contrôles conjoints avec la police sous l'autorité du préfet) est maintenue comme section à part entière.
L'inspection du travail travaille structurellement sur la pénurie depuis toujours mais la charge de travail va donc encore augmenter pour notre plus grand malheur et celui des usagers-travailleurs.
Communiqué :
CGT-SNU-SUD-CNT
La Direction restant sourde aux revendications des agents de la Direction Départementale du Travail et de l'Emploi du Rhône (Inspection du travail...) ceux-ci occuperont les locaux le mardi 2 mars 2010 à partir de 19 heures pour dénoncer :
- le démantèlement de la DD au profit d'une administration au service des entreprises ;
- la suppression d'une section d'inspection du travail ;
- un véritable Plan Social (au-delà du non remplacement d'un départ sur deux à la retraite) notamment par la restructuration des services généraux : logistique, informatique, gestion du personnel, etc.
- la volonté de transformer l'inspection du travail en auxiliaire de police (en matière de travail illégal) ;
- une politique d'objectifs chiffrés ;
- la suppression de missions de service public (COTOREP, créations d'entreprises, apprentissage, formation en alternance, ...) ;
- le mépris permanent de la direction face à l'inquiétude des agents ;
- l'absence de prise en compte par la direction de risques psychosociaux causés par ce démantèlement de nos missions.
ED c'est quoi? C'est l'enseigne discount du groupe carrefour qui compte
934 magasins au 10 février 2010.
Rappel des faits :
Un mouvement de protestation du personnel du magasin ED d'Albertville est
en marche depuis le 11 Octobre 2009 contre l'ouverture le dimanche
d'Albertville. Une première rencontre a lieu entre deux délégués syndicaux
de la région Rhône-Alpes et deux membres de la direction de ED le 16
décembre 2009 (après deux mois de protestation) qui n'a rien donné et qui
a duré 15 minutes à peine. Une deuxième réunion de négociation a été
organisée le 21 janvier 2010 entre délégué-es syndicaux et représentants
de la direction dont voici quelques extraits :
Une déléguée syndicale CGT : « Les salarié-es employé-es ne sont pas
volontaires pour travailler le dimanche, les salarié-es Agent-es de
Maîtrise acceptent de travailler le dimanche à la double condition de ne
travailler qu’un dimanche sur quatre et que les heures travaillées ce
jour-là soient majorées à 100%.
Nous souhaitons aussi que les salarié-es
grévistes, planifié-es systématiquement chaque dimanche sur ordre de la
Direction, voient leurs heures de grève rémunérées (puisque outre les 2
étudiantes présentes chaque Dimanche la Direction insiste pour planifier
une employée gréviste dans le seul but d’impacter son salaire!)».
Le représentant de la direction régional ED Rhin Rhône : [sur un ton
moqueur] « Albertville…c’est en France non? » « ... » La suite se résume
ainsi : 1ère Loi : le magasin peut ouvrir le dimanche. 2ième Loi: cela
fait longtemps que vous êtes au courant que le magasin allait ouvrir le
dimanche. 3ième Loi : je n’ai pas le pouvoir de négocier plus que 30% de
majoration. «C’est la Loi chez Ed, j’espère de tout cœur qu’elle évoluera
mais pour le moment elle n’évolue pas.»
« ... »
Déléguée syndicale CGT : « Comme vous le dites, nous sommes en France et
vous avez le droit d’ouvrir…et bien nous avons le droit de faire grève. Si
vous retombez sur vos pattes en faisant venir tous les dimanches des
salarié-es d’autres magasins en leur payant les frais de déplacement, en
faisant venir systématiquement un huissier de justice, alors tant
mieux! ». « ... » Pour résumer, vous nous conviez à une négo, nous vous
avons transmis nos revendications, nous sommes présents, maintenant
dites-nous ce que vous comptez faire ou ne pas faire, vous nous proposez
quelque chose ou pas ? »
Le représentant de la direction régional ED Rhin Rhône : «Alors, je suis
d’accord pour lancer quelque chose, j’ai eu l’inspecteur du travail sur le
sujet, et voilà la seule chose qui me paraît commercialement jouable :
- 1 dimanche travaillé sur 3 (Employé ou Agent de Maîtrise) et moins si le
chiffre d’affaire augmente. Si Albertville fait plus de 8000 euros on
passera à 1 sur 4.
Après, concernant le volontariat et la majoration ce n’est même pas une
revendication !! Vous savez par avance que ce n’est pas possible.»
Cette réunion a eu lieu après le quinzième dimanche de manifestation
d'affilée. La déception des salarié-es et des sympathisant-es est très
grande.
Dernièrement :
Une séance de concertation a été organisée le 29 janvier 2010 sous l'égide
de la sous préfète d'Albertville. Les sympathisant-es ont été invité-es à
participer à la séance. Deux initiatives ont été proposées :
- la poursuite des discussions entre Direction et salariés d’ED pour
déboucher au plus
tard fin février sur un accord portant sur le volontariat du personnel et
une revalorisation de la
rémunération du dimanche. En attendant, le Maire a proposé que le magasin
reste fermé pendant cette période.
- la mise en place d’un groupe de concertation, sous la haute autorité du
Préfet de la Savoie, en vue de discuter d’un accord de branche avec toutes
les organisations professionnelles concernées sur le choix de l’ouverture
dominicale à Albertville.
La lutte s'est intensifiée dans les dernières semaines. Ainsi, depuis le
07 février 2010, les manifestant-es ont procédé à un blocage pur et simple
de l'entrée du parking pour les voitures empêchant ainsi les consommateurs
de se rendre à ED comme à Intermarché (également ouvert le dimanche et
situé à proximité). Ils ont dissuadé également les gens qui venaient à
pieds faire leurs courses le dimanche. L'accueil a été plutôt partagé de
la part de ces derniers. Il y a ceux qui soutiennent et les « marche ou
crève ». La réaction du patron d'Intermarché a été assez violente car ce
blocage lui a fait perdre de son précieux chiffre d'affaires. Les flics
lui ont fait comprendre qu'ils ne feraient rien pour empêcher le blocage.
Le conseil municipal d'Albertville s'est prononcé le 8 février 2010 contre
l'ouverture des commerces de grande distribution le dimanche et appuie la
proposition d'organiser un accord de branche sur le choix de l'ouverture
dominicale à Albertville. Peut-être à cause du durcissement du mouvement ?
Le combat n'est pas terminé mais la preuve est faite : Nous n'obtiendrons
rien sans rien !!!
Le courage dont ont fait preuve les employé-es de ED est exemplaire. Après
quatre mois de lutte, elles ne désarment pas et les soutiens n'ont pas
manqué à l'appel. Des syndiqué-es aux sympathisant-es, c'est cinquante à
soixante personnes tous les dimanches depuis 19 semaines.
Ca a commencé plutôt froid: températures bien négatives et vent glacial.
Café, vin chaud, viennoiseries...
Vers 10 h 45, on se place à l'entrée du parking avec des chariots
renversés (a las barricadas!) et une banderole.
Et pratiquement tout de suite, ça démarre. Des clients du dimanche freinés
dans leur élan consumériste s'énervent, s'indignent, gueulent, font
crisser les pneus en repartant rageurs et rageuses. Puis une voiture passe
en force au risque de blesser les personnes présentes. Ce taré
n'appréciant pas les 2 ou 3 coups de latte dans son pare-chocs (ça sert
pourtant à ça non?) sort son téléphone portable pas pour appeler les
flics, non, mais deux de ses copains dont un arrive en dissimulant mal un
hachoir d'une bonne 20aine de centimètres! Fort heureusement il ne s'en
est pas servi mais ça vous donne l'ambiance....
En même temps, le directeur d'Intermarché déboule comme un malade, essaie
de redresser les chariots en vain, on est peu nombreux à s'opposer
physiquement. Sa sbire, non moins hystérique, fulmine et curieusement,
c'est la CNT qui prend, verbalement et un de nos drapeaux est jeté par
terre par la madame. Tiens donc!
D'autres bagnoles vont foncer sur nous, passer sur le talus, hargneux
comme pas possible. Une camionnette en particulier dont le conducteur
force le passage n'apprécie pas le coup de latte d'un de nos camarades
dans son rétro et sort de sa tire comme une furie et saute sur l'agresseur
de son rétroviseur. Heureusement, des mecs s'interposent, notre camarade
est juste éraflé à la bouche.
Tous mauvais comme c'est pas permis parce qu'on les empêchait d'aller
acheter les olives "indispensables" pour l'apéro !
Communiqué de presse de l’UL-CNT de Lille du mercredi 10 février 2010 :
SOLIDARITE AVEC LES NO BORDER
Il y a quelques semaines SôS Soutien ô Sans-papiers louait un Hangar rue Cronstadt à Calais et mis à disposition du collectif No Border afin de soutenir et de discuter avec les migrants dans leurs luttes.
L’ouverture du Hangar eu lieu samedi 6 février 2010.
Comme souvent, l’accueil des forces de l’ordre fut expressif et violent : utilisation de la force physique et morale à l’encontre de personnes pacifiques (migrantEs et militantEs, une dame âgée a eu le nez cassé par les CRS)...
Ces actions de violences ont débutées dès l’ouverture du Hangar (blocages des rues alentours par les forces de l’ordre) et ont été commanditées par le ministre Besson, la mairesse Bouchard et le sous-préfet Gavory.
Le Hangar de la rue Cronstadt fut assaillis par les forces de l’ordre dès le samedi soir et les militantEs furent arrêtés et mis en garde à vue le lendemain.
En ce qui concerne les migrantEs, ils eurent le droit de quitter les lieux sans être arrêtéEs et aussi de passer la nuit dans la rue sous des abris de fortunes, sous des ponts...Vers 18h00 les militantEs mis en garde à vue furent relâchéEs.
Depuis dimanche le hangar a été verrouillé et mis sous la surveillance des forces de l’ordre. La rue Cronstadt a été libérée des forces de l’ordre mardi.
Ce mercredi à 15h00 a eu lieu, rue Cronstadt devant le Hangar, une conférence de presse avec les associations (No border et SôS Soutien ô Sans- papiers).
L’Union Locale des syndicats CNT de Lille soutient l’initiative prise par les associations SôS Soutien ô Sans-papier et par le collectif No Border dans leur action de résistance, et ne peut que condamner l’Etat pour sa violence répressive.
Depuis 4 mois, nous assistons à un jeu de massacre sur le chantier pôle de loisirs
et commerces, l'un des nombreux chantiers de Lyon Confluence.
Acteurs principaux :
Dans le coin bleu : Eiffage, 3ème grand groupe de BTP en Europe et 1er en
France,
Et dans le coin rouge, les ouvriers avec en première ligne des intérimaires déjà
fragiles puisque précaires et premières victimes de la crise.
Le 5 novembre, 30 intérimaires sont virés sans tenir compte de l'échéancier de leur
contrat sous les yeux bienveillants de la CGT qui n'en a dit mot. C'est pourtant les
mois de novembre et décembre qui vont révéler une série de débrayages par les
maçons de Lamy et Eiffage.
Pratiquement 1 débrayage par semaine jusqu'à mi décembre. Fin décembre, on
pouvait en observer 1 par jour ! Après renseignement,on apprendra que les
maçons de Lamy et d'Eiffage refusaient le chômage technique du 23 décembre au
4 janvier.
A la rentrée, la direction a décidé de casser le mouvement en transférant une
partie de l'effectif d'Eiffage à Meyzieu, en débauchant environ 67 intérimaires alors
que le chantier est supposé accuser du retard.
De plus, les vestiaires ont été
morcelés afin qu'on ne puisse plus se parler entre les différents métiers !
Mais la lutte continue, si lutte il y a. Car la solidarité ne se fait quelques fois pas
sentir. Les différents refus de travailler face à l'insécurité dues aux intempéries
(notamment le gel et la neige) ne se font que par petits groupes opposés à la
pression des chefs d'équipe.
CNT - Construction
Syndicat Unique du Bâtiment – SUB 69
44, rue Burdeau 69001 Lyon – Tel : 04 78 27 05 80
Reprise sur les chantiers des intérimaires virés et
des embauchés déplacés !
Organisons nous syndicalement pour faire vivre
notre solidarité...et pour gagner !
La CNT santé social 69 appelle a la manifestation du 03 février a 10 h Place Guichard, cortège allant jusqu'à la DDASS afin de denoncer la refonte de la convention collective 1966 qui se déroule lors des commisions paritaires mixtes élaborés avec les syndicats représentatifs.