CHÔMAGE, POLLUTION, MISERE, REPRESSION, EXPLOITATION...
LE CAPITALISME, C'EST LA CRISE !

[CNT Santé-Social] Jeudi 28 Janvier 14 h : Rassemblement à la Préfecture en faveur des SDF

Article du jeudi 28 janvier 2010

Réseau des professionnels engagés auprès des personnes SDF

Plus de 3 500 signatures à la pétition pour un Réel Engagement en Faveur des Personnes SDF… et aucune réponse satisfaisante



APPEL A LA GREVE
MANIFESTATION
Jeudi 28 Janvier 2010
A 14h – DEVANT LA PREFECTURE (3ème arr.)


Parce que les pouvoirs publics NE REPONDENT PAS à nos demandes
Contre le MANQUE DE PLACES dans les structures d’hébergements
Contre le principe des PLACES TOURNANTES
Pour la CREATION DE PLACES D’HEBERGEMENTS supplémentaires
Pour le RESPECT DE LA LOI : « Toute personne accueillie dans une structure d’hébergement d’urgence doit pouvoir (…) y demeurer, dès lors qu’elle le souhaite, jusqu’à ce qu’une orientation lui soit proposée ». Article 73 loi Mobilisation pour le Logement et de Lutte contre l’Exclusion.

Pour exercer les missions qui sont confiées aux professionnels avec des moyens réels et suffisants

Tous ceux qui souhaitent nous rejoindre sont les bienvenus !!!

Au-delà de la symbolique, pour rendre ce mouvement visible, que tous ceux qui le peuvent, viennent manifester avec une couverture de survie.


Affiche à télécharger

Kanaky : Libération de Gérard Jodar (USTKE)

Article du mercredi 27 janvier 2010

La CNT salue la libération le jeudi 12 janvier 2010 du secrétaire général de l’USTKE (Union syndicale des travailleurs kanaks et des exploités), Gérard Jodar, ainsi que la remise en liberté des autres militants syndicalistes de l’USTKE.



Gérard Jodar, tout comme l’USTKE, subissent depuis quelques mois une répression féroce de l’état colonial français en Kanaky. Gérard Jodar était emprisonné depuis le mois de juin, suite à une action syndicale menée dans le cadre d’un conflit social au sein de la société Air Calédonie.

Depuis cette date, l’USTKE n’a cessé de revendiquer la libération de ses camarades emprisonnés, en particulier lors d’une grève générale de 10 jours en août 2009.

Lors de son incarcération au Camp-Est (seule prison de Kanaky), Gérard Jodar s’est rendu compte des ignobles conditions de détention que subissent les emprisonnés, il a ainsi pu dresser un bilan précis de ce qui se passe dans les geôles d’une colonie française.

Nous continuerons à soutenir nos camarades de l’USTKE dans leur lutte pour la libération de tous les syndicalistes encore emprisonnés en Kanaky, ainsi que dans leur lutte pour la libération du peuple kanak.

Vive l’USTKE !

Michael, CNT 69




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extrait d'une lettre de Jodar après sa libération :
Le bagne calédonien : l'exemple français dans le Pacifique

Le Camp-Est est le seul centre pénitentiaire de Nouvelle-Calédonie. Il est conçu pour 192 détenus et en héberge actuellement 425.

Il se décompose en 6 structures :
· La maison d'arrêt pour les femmes qui date de peu et qui accueille 8 détenues logées individuellement.
· La centrale pour les jeunes qui est en cours d?agrandissement et surpeuplée.
· La centrale pour les adultes qui purgent de longues peines surpeuplée aussi.
· Le dépôt pour les peines supérieures à un an également surpeuplé.
· Le centre de semi-liberté où il n'y a plus de place pour dormir y compris parterre.
· Et enfin la maison d'arrêt pour les hommes où je suis détenu et qui est la structure la plus surpeuplée actuellement à 282 %. Dans cette maison d'arrêt, nous sommes 5 et plus souvent 6 par cellule de 13 m2 . Il y a 3 lits superposés d?un côté et 2 de l'autre. Ces lits sont fabriqués en tube d'acier carré et boulonnés aux murs. Le sixième détenu dort parterre entre les deux colonnes de lits.

Le sol de la cellule est en béton ce qui rend l'entretien difficile et ne facilite pas l'hygiène.
Il y a un w-c à la Turc que nous utilisons aussi comme douche à l'aide d'un bidon en plastique en prenant l'eau de la chasse d'eau. Accroché au muret qui cache une partie du w-c, se trouve un bac en béton de 85 cm de long pour 50 cm de profondeur.
Tout le linge des prisonniers reste dans leurs sacs, sous les deux lits du bas, par manque de place.
Pour éclairer la cellule, il n'y a qu'une ampoule encastrée dans un trou du mur au dessus de la porte. Pour la lumière du jour, il y a un trou avec des barreaux, sans fenêtre située à 2 mètres de hauteur dans le mur opposé à la porte. Ce trou mesure 1,48 m de long par 50 cm de haut. La lumière tant extérieure qu'intérieure est donc très faible d'autant qu'un mur d'enceinte est proche des cellules.
Il y a un téléviseur de 36 cm posé au dessus de l'armoire métallique vissée au mur. Il n'y a qu'une seule prise de courant que nous ne pouvons pour ainsi dire pas utiliser car le réseau électrique est défaillant et disjoncte souvent à la moindre consommation électrique. C'est ainsi qu'on nous refuse les bouilloires électriques qui pourtant seraient pratiques pour préparer le café, le thé ou des soupes.

Pour terminer, un ventilateur est accroché au mur dans les cellules mais pas toutes. Il faut savoir qu'actuellement l'été arrive et il va faire entre 35 et 40 degrés ce qui fait que nous sommes obligés de dormir torse nu et à l'air libre alors que nous sommes envahis par les moustiques, les souris et les cafards, cafards que nous retrouvons parfois dans nos plateaux repas.
A six dans une cellule, nous disposons donc de 3,80 mètres carrés pour circuler, à six ? Ceci est impossible et oblige tout le temps 2 à 3 d'entre nous à rester couchés sur nos lits car nous ne pouvons pas non plus nous asseoir dessus ces lits étant verticalement séparés de 60 cm .
Les promenades commencent le matin à 6h30 pour la première pour se terminer à 16h pour la dernière. Elles durent ½ heure le matin et ½ heure l'après midi car dans la maison d'arrêt pour 196 détenus répartis en 4 blocs, il n'y a que 2 gardiens. Cela dit, nous avons tout de même sport le lundi, mercredi et vendredi matin pendant 1h30, ce qui fait que ces jours là, nous sommes enfermés dans la cellule pendant 22 heures sur 24 au lieu des 23 tous les autres jours.

Pour la nourriture, en dehors du fait que c'est toujours la même chose et parfois immangeable on nous donne de l'eau chaude, des sachets de café, sucre et thé, le matin à 5h30, pour le repas de midi, il nous est donné dans la cellule entre 10h30 et 10h45 et celui du soir entre 16h30 et 16h45. Ces repas se résument à une barquette inox contenant le plat principal et un fruit, un gâteau sec ou un yaourt. Comme je l'ai dit plus haut à plusieurs reprises, nous avons trouvé des cafards, des chenilles et même un bout de caoutchouc dans le plat principal.

Enfin pour les visites, nous ne disposons que de 2 visites d'une demi heure par semaine alors que le code de procédure pénale, le guide du prisonnier de l'OIP et le recueil « droits et devoirs de la personne détenue » du Ministère de la Justice diffusé et applicable depuis janvier 2009 stipulent que les prévenus doivent avoir au minimum 3 visites par semaines. En nombre de visites nous sommes donc en deçà de la loi et pour le temps de visite minimum légal. J'ai saisi officiellement la direction du Centre Pénitentiaire en leur demandant de respecter la loi et les directives du Ministère mais à ce jour rien n'a changé.
Sachez aussi qu'il n'y a aucune structure de formation permettant une réinsertion efficace des jeunes ce qui fait que beaucoup d'entre eux entrent en prison pour de petits délits, s'endurcissent pendant leur détention et à leur sortie deviennent des petits caïds. Depuis 5 mois que je suis là, j'en ai vu sortir un bon nombre qui est revenus pour de nouveaux faits quelques jours ou semaines plus tard. A peu près 97 % de la population carcérale sont des jeunes kanaks et pour des faits identiques, j'ai remarqué que ces jeunes sont plus facilement et plus lourdement condamnés. Je doute franchement de l'indépendance de la justice ici chez nous. Pour ce qui concerne, l'accès aux soins, il y a un médecin et deux infirmiers. Le médecin est là les jours ouvrables et un infirmier passe les jours non ouvrables pour les soins uniquement. Un dentiste vient 2 fois par semaine ce qui fait que les patients attendent au minimum 2 à 3 mois pour être reçus.

Le Camp-Est est une prison d?un autre temps, délabrée, construite il y a plus d'un siècle. Je pense que certains blocs de détention ont été construits avec des matériaux qui renferment de l'amiante ce qui est le cas d'une majorité de monuments de cette époque.
Nous détenons le record de France d'évasions avec 14 depuis début 2009.
Ceci ne me choque pas car les détenus dont la famille est dans le Nord ou les îles n'ont presque jamais de visites. Aucune cabine téléphonique n'est mise à disposition au moins pour ces détenus. Je m'étonne d'ailleurs qu'il n'y ait pas plus de suicides.

[...]

Il y a un peu plus de 70 gardiens, effectif théorique car dans la pratique avec les congés, les arrêts maladie dus souvent au stress il n'en reste que 45 à 50 pour gérer 24h sur 24 plus de 420 détenus. Certains dimanche, il n'y a eu dans le Camp-Est que 4 gardiens, un pour 100 détenus, invraisemblable et pourtant vrai. Beaucoup de gardiens, dont certains de mon syndicat n'aspirent qu'à une seule chose, être mutés dans une autre administration. Ils sont totalement démotivés.

Pour ce qui me concerne je ne vais pas rester ici une éternité mais je crains beaucoup pour tout le monde que ce soit détenus ou gardiens. Il faut dans les plus brefs délais apporter des changements radicaux, faute de quoi on va à la catastrophe. Maintenant que je connais la réalité du Camp-Est, je vais me battre pour faire changer les choses.

Je vous remercie d'avoir pris de votre temps pour lire ce petit état des lieux de la prison qui à mon sens aujourd'hui se classe à la dernière place des prisons dites françaises. La patrie des droits de l'homme n'a vraiment pas de quoi être fière de ce qu'elle fait ici dans notre Pays.

Gérard JODAR
Président de l'USTKE
Détenu au Bloc 1 Cellule 4
Centre Pénitentiaire de Nouméa

[Soutien urgent] Algérie : Meryam MEHDI en danger de mort

Article du lundi 25 janvier 2010

Meryam MEHDI vit et travaille à Alger. Elle a été licenciée par la multinationale British Gas de manière abusive, suite à son refus de mutation imposée dans le sud de l’Algérie à Hassi Mesaoud en plein désert.



Son licenciement est d’autant plus abusif que Meryam était censée être protégée de ce type de décision arbitraire par son contrat à durée indéterminée.

Elle a alors saisi l’inspection du travail suite à quoi British Gas lui a proposé un accord à l’ « amiable » en lui offrant une indemnisation de licenciement équivalent à 6 mois de salaire.

Refus de Meryam. Étant dans son droit, elle exige son maintien sur le site algérois de la multinationale et l’annulation de la procédure de licenciement. En vain. Le gouvernement algérien, soucieux de ne surtout pas contrarier les multinationales rechigne à intervenir dans le conflit. Bristh Gas de son côté fait la sourde oreille et n’entend pas revenir sur sa décision.

L’absence de syndicat à British Gas, comme dans toutes les multinationales présentes sur le sol algérien, oblige Meryam à lutter seule. Elle est néanmoins soutenue par le syndicat autonome SNAPAP et en particulier sa Commission femmes. C’est d’ailleurs depuis la Maison des Syndicats à Alger (qui abrite différents syndicats autonomes) que Meryam a entrepris, pour faire pression, une grève de la faim, le 9 décembre 2009.

« Son état de santé est critique » (Commission Femmes du SNAPAP)





45 jours ont passé et la British Gas comme l’Etat algérien restent inflexibles. Cela est d’autant plus choquant que l’état de santé de Meryam s’affaiblit et ne cesse de s’aggraver au point de devenir préoccupant.

Un récent communiqué du SNAPAP daté du 23 janvier indiquait à ce sujet : « Son état de santé est critique. On constate une pâleur très apparente avec fatigue générale, une perte de poids chiffrée à plus de 60%, une hypoglycémie à 0,65g/l. En outre, elle présente une toux très gênante. Sa radio du thorax montre des signes de bronchite aiguë comme le diagnostique le médecin pneumo-phtisiologue du DAT de Belfort. La vie de Meryem Mehdi est menacée par l’aggravation de ses signes cliniques et biologiques sur le plan respiratoire et rénal. M. Mehdi a été évacuée plusieurs fois aux hôpitaux d’Alger même en clinique privée, hospitalisée plusieurs fois au service de réanimation pour choc septique. »

Le secrétariat international (SI) de la CNT assure tout son soutien à Meryam ainsi qu’au syndicat SNAPAP et à sa Commission Femmes.

Le SI de la CNT s’engage à faire pression sur British Gas ainsi que sur le gouvernement algérien afin que la légitime revendication de réintégration de Meryam soit obtenue.

Le SI de la CNT sera vigilant quant à l’évolution de la situation de Meryam.

Un coup contre l’un-e d’entre nous est un coup contre nous tous et toutes !

Le cas de la grève de la faim de Meryam s’inscrit dans un contexte de durcissement du régime algérien à l’égard des revendications sociales et ouvrières. Dans le viseur du pouvoir algérien : les syndicats autonomes comme le SNAPAP, le SATEF ou le CLA de plus en plus victimes de la répression.

Cette répression objective peut s’accompagner en certaines circonstances de la complicité du gouvernement français. Samedi 23 octobre 2010, à Marseille, avait lieu la 5ème rencontre de la Coordination syndicale Euro-Maghreb. Nos camarades algériens du SNAPAP qui étaient attendus, ne sont pas venus. Et pour cause : le Consulat de France à Annaba leur refusait leurs demandes de visas.

C’est pour soutenir ce syndicalisme de lutte de classe en Algérie, que la CNT vient d’adhérer, comme la CGT espagnole et l’USI italiennne, au Comité International de soutien au Syndicalisme autonome en Algérie (CISA), initié par Solidaires.

Contre l’injustice et l’arrogance des riches et des puissants répondons par la solidarité internationale ouvrière !

Jérémie pour le SI de la CNT.




Notre sœur et compatriote, Meriem Mehdi se meurt à petit feu depuis plus de 25 jours, dans un silence assourdissant, non seulement des responsables de sa compagnie et des autorités nationales mais aussi de la société civile.

Notre compatriote qui a été licenciée abusivement et de manière arbitraire le 8 novembre 2009 par British Gas, une multinationale installée à Hassi Messaoud, entame pratiquement son premier mois de grève de la faim, qu’elle a commencée le 10 décembre dernier.

Avant de recourir à cette ultime arme de l’opprimé sans défense, Mme Mehdi avait engagé les procédures légales auprès de l’inspection du travail qui ont abouti à un PV de non-conciliation. Une plainte en justice va être introduite par la victime de l’arbitraire pour licenciement abusif. Toutes ces procédures semblent être ignorées par le premier responsable du secteur du « travail », à la lecture de la presse.

Malgré la mobilisation du comité national de soutien regroupant des syndicalistes autonomes, militants politiques et des droits de l’homme et à l’action médiatique menée par de braves et courageux jeunes journalistes, le mutisme semble de règle à la fois de la part de la direction de British Gas et des autorités nationales sensées défendre la dignité du citoyen et les droits légitimes des travailleurs.

En réalité, l’arbitraire subi par Meriem Mehdi, semble être de l’ordre du multiple, selon de nombreux témoignages recueillis auprès de syndicalistes libres et de travailleurs du sud Algérien.

L’Eldorado saharien semble se transformer en catimini, en véritable protectorat anglo-américain où la législation algérienne du travail est bafouée et foulée au sol.

Notre compatriote Meriem Mehdi, par son action courageuse et son sacrifice vient de donner un coup de pied dans la fourmilière des multinationales et de déchirer le voile qui couvrait leurs pratiques qui ne sont pas sans rappeler l’époque de l’indigénat de sinistre mémoire.

La prolongation de cette grève de la faim par cette dame déterminée à arracher ses droits et rien que ses droits, risque d’avoir de très graves répercussions sur sa santé avec des lésions organiques irréversibles.

Nous tenons pour responsables de ce drame qui se profile à l’horizon, la direction de British Gas emmurée dans un silence criminel face aux souffrances de notre compatriote qui, sous d’autres cieux, auraient provoqué un tollé général.

Nous dénonçons le silence complice des autorités nationales devant ce cas d’injustice flagrante et face au non respect de la législation algérienne du travail par ces multinationales agissant pratiquement en territoire conquis.

Nous en appelons à l’opinion publique nationale et internationale afin de se mobiliser pour sauver la vie de notre compatriote en danger de mort.

Docteurs Salah-Eddine Sidhoum et Kameleddine Fekhar. Militants des Droits de l’Homme

Alger – Ghardaïa le 04 janvier 2010
Source : Algeria-Watch





infos sur le syndicalisme algérien

Historique du syndicalisme en Algérie


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Soutenez Meryam MEHDI !

Le SI de la CNT appelle tous les syndicats de la CNT ainsi que tous ses militant-es et sympathisant-es à envoyer à l’Ambassade d’Algérie en France, aux responsables de la British Gas et au SNAPAP (Commission Femmes) le message suivant :

« J’attire votre attention sur la situation critique de notre camarade Meryam MEHDI, en grève de la fin depuis le 9 décembre 2009 à Alger.

Je soutiens Meryam dans sa légitime lutte pour imposer à la multinationale British Gas sa revendication de réintégration suite à son licenciement abusif.

(Signature individuelle ou de syndicat CNT x »


Mail de l’ambassade d’Algérie en France :

chancellerie@amb-algerie.fr

Mail des responsables de la British Gas :

peter.haynes@bg-group.com

frank.chapman@bg-group.com

Mail (en copie à la Commission Femmes du SNAPAP) :

femmesnapap@yahoo.fr

[Voisinage] Grenoble 28 janvier 20h : projection-débat du film "il s’agit de ne pas se rendre" par la CNT 38

Article du dimanche 24 janvier 2010



Projection d’un documentaire "il s’agit de ne pas se rendre" sur le mouvement anti-CPE réalisé par Naïma Bouferkas et Nicolas Potin (1h07, 2008)
Ce film a reçu les Prix INA de la première œuvre et Prix René Vautier au Festival de l’Acharnière 2008.

Suivie d’une discussion en présence de la réalisatrice et du réalisateur (à confirmer)documentaire sur le mouvement anti-CPE réalisé par Naïma Bouferkas et Nicolas Potin (1h07, 2008)





Printemps 2006, Toulouse. La rue déborde, le gouvernement "entend ceux qui manifestent, mais aussi ceux qui ne manifestent pas ". Grèves, cortèges monstres, occupations et blocages. Le décor est planté, c'est le mouvement « anti CPE ». Deux mois de routine brisée, c'est peu, mais ça laisse du temps pour discuter, s'organiser, se confronter. Grévistes, salariés, syndicalistes, policiers, usagers « pris en otage » : on est aux premières loges. Savoir terminer une grève ? Ne pas se rendre. (titre inspiré d’une phrase écrite en prison par le poète Nazim Hikmet)

jeudi 28 janvier 2010 à 20h00
au 102 rue d’Alembert

Grenoble

Projection et discussion organisées par la CNT 38

[Ephemeride] 23 janvier 1972 : mort de Miguel GARCIA VIVANCOS

Article du samedi 23 janvier 2010

Le 23 janvier 1972, mort de Miguel GARCIA VIVANCOS, à Cordou (Andalousie).

Militant et combattant anarcho-syndicaliste espagnol puis artiste peintre.




Miguel Garcia Vivancos avait appris la mécanique à l’âge de 13 ans à Cartagène avant d’émigrer en 1909 à Barcelone où il allait être rapidement orphelin de père.
En 1917 il participait aux barricades de Barcelone. Puis, dès sa création en 1922, il intégrait le groupe d’action Los Solidarios avec entre autres B. Durruti, F. Ascaso et Juan Garcia Oliver et allait participer à la plupart des actions du groupe.
Après l’attaque en août 1923 de la Banque d’Espagne à Gijon, où, il avait servit de chauffeur, il avait tenté de faire évader de la prison d’Oviedo Rafael Torres Escartin arrêté en septembre 1923 ; après avoir établi un contact avec un des soldats de la prison, il avait été arrêté et emprisonné trois mois, mais ses faux papiers avaient résisté aux investigations policières et il avait été libéré.



Après être rapidement parti d’Oviedo , il avait regagné Barcelone en novembre puis était parti pour Paris avec la plupart des membres du groupe.
A Paris il fut chargé de trouver des armes pour organiser la lutte contre la dictature de Primo de Rivera. Après avoir obtenu fusils et munitions auprès d’un traficant belge, il participait le 7 novembre 1924 à l’opération de Vera de Bidasoa.
Début 1925 il rejoignait Ascaso et Durruti en Amérique latine, mais décidait assez vite de rentrer en France où dès son retour il était arrêté, emprisonné puis expulsé en Belgique. En 1926 il revenait clandestinement en France avant de regagner Barcelone où il allait travailler comme chauffeur de taxi et docker. Dès la proclamation de la République, il se montra très proche de Garcia Oliver dont il partageait les thèses sur « la gymnastique révolutionnaire » et participait au groupe Nosotros et à tous les évènements de l’époque : insurrections libertaires, opposition au trentisme et au réformisme au sein de la CNT.

En juillet 1936 il allait être très actif et servir de chauffeur à Garcia Oliver. Puis il combattait au sein de la Colonne Los Aguiluchos et devenait l’adjoint de Gregorio Jover avant de commander diverses divisions républicaines : commandant adjoint de la 28e Division, commandant de la 128e Brigade, commandant de la 28e Division (septembre 1937).
Au moment des évènements de mai 1937 et défenseur de la ligne officielle de la CNT, il aurait empêché Maximo Franco Cavero et Manuel Lozano Guillen de quitter le front avec leurs troupes poir aller écraser les staliniens à Barcelone.
Il participa à la prise de Belchite puis de Teruel où en janvier 1938 il était blessé.
Nommé lieutenant colonel, il était à la fin de la guerre responsable du secteur de Puigcerda et s’ occupait de l’évacuation avant lui-même de passer en France le 13 février 1939.
Interné aux camps du Vernet puis de Saint Cyprien où il restera quatre ans avant d’être libéré en 1944 par les maquisards avec qui il participera aux combats jusqu’à la libération.



Favorable aux thèses des régionales d’origine, il était exclu de la fédération locale de Marseille de la CNT en 1945. A la fin des années 1940 il était un des responsables du groupe espérantiste libertaire et de leur revue Senstatano.
Puis il commençait à peindre, bénéficiait de l’appui de Picasso et devenait un peintre naïf d’une certaine réputation.
Une de ses premières expositions à la galerie Mirada de Paris sera présentée par André Breton (cf. Le Libertaire, n°225). Bien qu’ayant cessé de militer activement, il continuait toutefois de collaborer au mouvement libertaire.

Miguel Garcia Vivancos est mort le 23 janvier 1972 lors d’un voyage à Cordoba.

Oeuvres : - Aclaracion obligada al libro de Ricardo Sanz « El sundicalismo y la politica » (Paris 1967) ; - El combate continua (Paris, 1960).

(Source : Dictionnaire des militants anarchiste)

[Conférence-Débat] 23 janvier : Aspects et originalité du Syndicalisme Révolutionnaire dans le Bâtiment lyonnais

Article du samedi 23 janvier 2010



Jean-Luc de Ochandiano, historien, nous parlera du syndicalisme dans le secteur du Bâtiment d'avant-guerre, qui resta très longtemps attaché au Syndicalisme Révolutionnaire et garda une vitalité très forte, particulièrement à Lyon, malgré le recul et les échecs du mouvement ouvrier au niveau national.
Loin de s'enfermer dans une célébration passéiste, le débat qui suivra sera l'occasion de s'interroger sur les échos que peuvent aavoir les diverses stratégies syndicales de l'époque sur nos luttes d'aujourd'hui.

Le 23 janvier 2010 à 14h30 au local de la CNT, 44 rue Burdeau, 69001 Lyon


Suivi à 19 h d'un repas africain (Maffé) à prix libre en soutien à Djibril, travailleur du BTP sans-papier




Affiche A3 pdf

Blog de Jean-Luc de Ochandiano


Article de J-L de Ochandiano sur "Syndicalisme et défense de l'identité ouvrière dans le bâtiment lyonnais (1920-1939)"

Quelques photos de la manif du 21 janvier

Article du jeudi 21 janvier 2010









[CNT Construction] Conférence sur le Syndicalisme Révolutionnaire + repas de soutien à Djibril

Article du jeudi 21 janvier 2010



14h30 : Aspects et originalité du Syndicalisme Révolutionnaire dans le Bâtiment lyonnais

19h : Soirée de soutien à Djibril Travailleur sans papiers du BTP

à venir : 6 février : débat sur les SCOP

1910-2010 : 100 ans d'anarchosyndicalisme

Article du mardi 19 janvier 2010

D'après une affiche de la CGT espagnole

Fonction publique : grève jeudi 21 janvier...

Article du mardi 19 janvier 2010



Transports, Poste, santé, éducation,..., depuis plusieurs années, c’est tous les services publics qui sont petit à petit laminés, démantelés.

Autant de services rendus à la population livrés aux intérêts privés, à la marchandisation. Nous assistons à une véritable casse programmée des services publics visant, par la réduction drastique des moyens, une attaque sans précédent des statuts et par une précarisation toujours plus massive, à orchestrer plus certainement leur privatisation.

Le plan gouvernemental « Fonction Publique 2012 » prévoit d’ici là et sur 5 ans le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Cela a bien entendu des conséquences dramatiques au niveau des personnels, de la qualité du service rendu mais aussi au niveau des recrutements.

Dans l’Éducation nationale par exemple, les postes ouverts aux concours,toutes disciplines confondues, ont été divisés par plus de deux en 10 ans, passant de plus de 20 000 en 2000 a à peine plus de 9 000 cette année, en 2010. Tous secteurs confondus, ce sont 60 000 suppressions de postes par an qui sont prévues dans les services publics depuis 2009. Les suppressions de postes auront lieu dans les écoles, les collèges et lycées, les hôpitaux, les administrations, au mépris des usagers, alors que pour lutter contre le chômage et améliorer ces services ce sont des embauches massives dont nous avons besoin. Autant d’attaques auxquelles se rajoute pour les personnels la casse des statuts. La RGPP (Réforme générale des politiques publiques) prévoit entre autre au travers de la loi sur la « mobilité de l’emploi dans la fonction publique » la remise en cause du statut de fonctionnaire et de la garantie de l’emploi. À l’ANPE par exemple, les salariés ont déjà reçu des lettres individuelles leur proposant un reclassement sous statut privé.

La qualité des services publics offerts va profondément se dégrader et l’on sait que ce sont les classes populaires qui en subissent les plus grands méfaits, renforçant ainsi les inégalités sociales.

La place du service public dans une société est le reflet des choix sociétaires de celle-ci et aujourd’hui se dessine une société capitaliste de plus en plus inégalitaire et autoritaire. Les nouveaux coups portés contre les services mais plus généralement contre l’ensemble des travailleurs-ses sont une nouvelle occasion de se mobiliser et de lutter ensemble, pour défendre des conquêtes sociales fondamentales... et d’en obtenir de nouvelles.

Nous savons cependant que, contre ce gouvernement, une journée de grève ne suffit pas pour gagner. Nous savons aussi que pour gagner il faut que tous les secteurs se battent ensemble. Dans cette démarche, rappelons-nous et prenons exemple sur le mouvement de grève générale de l’an dernier en Guadeloupe : un mouvement fort et victorieux car unitaire, interprofessionnel, reconductible jusqu’à satisfaction et axé sur une plate-forme de revendications précises et concrètes.

Alors mettons-nous toutes et tous en grève le 21 janvier avec l’ensemble de la fonction publique. Réunissons-nous et organisons-nous en Assemblées Générales et mettons en débat nos revendications et la construction de la lutte interprofessionnelle.