CHÔMAGE, POLLUTION, MISERE, REPRESSION, EXPLOITATION...
LE CAPITALISME, C'EST LA CRISE !

[CNT Santé-social 69] Occupation des locaux de la Direction Départementale du Travail et de l'Emploi du Rhône (Suite...)

Article du mardi 9 mars 2010

De nouveau, il y aura occupation mardi 9 mars prochain de la DDTE du Rhône



Suite à l'assemblée Générale du personnel, une nouvelle occupation a été votée

Nous sommes tous concernés, venez nombreux à 19h à la DDTE
8/10 rue du Nord
69100 VILLEURBANNE


Interview d'un agent de la DDTE :




Occupation des locaux de la Direction Départementale du Travail et de l'Emploi du Rhône le mardi 2 mars 2010 19 h

Photo occupation DDTE




CGT-SNU-SUD-CNT

La Direction restant sourde aux revendications des agents de la Direction Départementale du Travail et de l'Emploi du Rhône (Inspection du travail...) ceux-ci occuperont les locaux le mardi 2 mars 2010 à partir de 19 heures pour dénoncer :

- le démantèlement de la DD au profit d'une administration au service des entreprises ;
- la suppression d'une section d'inspection du travail ;
- un véritable Plan Social (au-delà du non remplacement d'un départ sur deux à la retraite) notamment par la restructuration des services généraux : logistique, informatique, gestion du personnel, etc.
- la volonté de transformer l'inspection du travail en auxiliaire de police (en matière de travail illégal) ;
- une politique d'objectifs chiffrés ;
- la suppression de missions de service public (COTOREP, créations d'entreprises, apprentissage, formation en alternance, ...) ;
- le mépris permanent de la direction face à l'inquiétude des agents ;
- l'absence de prise en compte par la direction de risques psychosociaux causés par ce démantèlement de nos missions.

"Nuit blanche de résistance"

Article du mardi 9 mars 2010

Le 9 mars 2010 au Vinatier de 19h à 24h, Salle des organisations, à proximité de la chapelle.



Les intervenants :
Jean Darrot psychiatre, Albert Levy du syndicat de la magistrature,
Raphaël Thaller économiste, Odile Nguyen philosophe, Christine Durif-Brucker psychosociologue,
Laurent Vercelletto acteur/lecteur de louis Althusser et Michel Foucault


L'UHSA (Unité d'Hospitalisation Spécialement Aménagée) est une prison dans l'hôpital psychiatrique, elle se trouve sous contrôle de l'administration pénitentiaire. C’est une structure hybride mélangeant des catégories professionnelles de tradition, de fonction et de statut différents : des surveillants pénitentiaires et des soignants. La visibilité de tous, personnels comme prisonniers sera constante (circuit vidéo) Le soin mis sous surveillance permanente. Comment garantir alors le respect de la confidentialité? Comment maintenir sa dimension l’éthique ?

L'UHSA est la conséquence d’une judiciarisation des comportements qui assimilent sous prétexte de responsabilisation, malades mentaux et délinquants. Plus que le retour à une conception ancienne du grand enfermement, elle indique le point de bascule du médical au service de l’idéologie sécuritaire. L’UHSA implantée sur le site de l’hôpital du Vinatier sera la 1ère d’une série de 22 prévues. Elle comptera 3 unités de 20 lits pour une population estimée à 9.000 détenus pour le territoire qu’elle a en charge. Peut-on sérieusement soigner avec de tels moyens les centaines de malades (30% des effectifs) qui peuplent les prisons qu’elle doit assister ? A moins qu’il ne s’agisse d’un soin « maintien de l’ordre » chargé de « casser les crises » suscitées par les conditions de détention ! Le soin deviendrait alors l’auxiliaire de l’ordre.

La loi Hôpital Patient Santé Territoire dite « loi Bachelot » désigne 14 missions de service public Les 4 dernières concernent les soins sous contrainte, les détenus, les sans-papiers ou demandeurs d’asile, les personnes retenues dans « les centres médico-sociaux judiciaires de sûreté ». Avec la circulaire du 11 janvier de graves entraves aux libertés sont planifiées. L’ordre et la sécurité publique priment sur les tentatives de réinsertion, rendant prioritaires les dossiers judiciaires, l’avis de la police et de la gendarmerie. C’est le grand retour aux amalgames. La maladie redevient un acte déviant et les malades des délinquants. Comme à l’école, comme dans l'entreprise, comme aux frontières, comme au pôle emploi, comme dans les quartiers, pour tout problème il n’existe qu’une seule réponse : le tout sécuritaire !

Au nom d’un sentiment d'insécurité diffus, l’Etat nous sature des peurs qui habitent la population. Il cultive à outrance ce sentiment, pour masquer une politique sociale inexistante, rétablissant le vieux fantasme des classes dangereuses. C’est toujours l’Autre qui est désigné responsable des dysfonctionnements de la société: le sans papier, le chômeur, l’étranger, l’adolescent « racaille », le malade…

Alors que la sécurité pour chacun devrait consister à avoir un travail correctement rémunéré, une couverture sociale véritable, un accès aux services publics étendus, des papiers, un toit, etc.… les ingrédients de la peur qu’il faut combattre, ce sont les conditions d’exploitation de l’individu qui poussent au suicide les salariés, à la délation, à la crainte de l'autre, à la crainte du contrôle, à la crainte de perdre son emploi etc…

Un grand débat autour des soins psychiatriques est nécessaire et doit avoir lieu. Si la psychiatrie a toujours été le miroir de la société par la façon dont elle envisage son activité, son organisation et ses débats, il n'est pas question d’en faire une psychiatrie au service du pouvoir ! Il n’est pas question de la réduire à la portion congrue de "l'ordre et du propre" !

C'est pourquoi, citoyen, nous sommes tous concernés.
C’est pourquoi nous vous invitons à en débattre dans une nuit de la résistance.

Côté pratique : pour rendre ce moment convivial que chacun(e) vienne avec une entrée ou un dessert nous nous chargeons des saucisses, merguez et boissons…Concert… Participation financière libre.


A l'appel des organisations : CGT Vinatier, Union Syndicale Départementale Santé-Action Sociale CGT et UD CGT du Rhône, SUD Santé Sociaux, CNT Santé Social , FSU 69, Elus communistes et apparentés de la ville de Bron, Guy Fischer Sénateur communiste du Rhône, Fédération du Rhône du PCF, Parti de Gauche 69, MRAP Lyon 1-4, Collectif Privés d'emploi de Vaulx en Velin, Collectif d'aide aux sans papier et demandeurs d'asile 69, NPA, CGA, La Gauche unitaire, L'Appel des Appels 69, CGT chômeurs, La librairie "à plus d'un titre", Le CIRDEL, CGT Renault Trucks, section de Lyon du syndicat de la magistrature…


Tract :



Flyer recto :



Flyer verso :

Agression fasciste contre 3 militants de la CNT 69

Article du lundi 8 mars 2010



Samedi 6 mars 2010 vers 23H50, 3 militants de la CNT Education 69 ont été violemment agressés place Saint Jean dans le 5e arrondissement de Lyon, alors qu’ils sortaient d’un restaurant.

Une douzaine d’individus se sont abattus sur eux, par derrière et par surprise, les jetant à terre et les frappant à coups de pied, de poing mais aussi de nerfs de bœuf, de ceintures cloutées ou encore de bouteilles en verre en criant « Lyon est fasciste » et en proférant des « Sieg Heil » accompagnés du salut nazi.
Incontestablement, les 3 CNTistes agressés l’ont été pour leur engagement syndicaliste et libertaire connu. L’un d’entre eux a dû être transporté aux urgences où ont été constatées diverses blessures témoignant des violences subies : un pouce cassé, de nombreux coups au visage et sur le crâne, entraînant la réalisation de 12 points de suture.

Cette agression fasciste s’inscrit dans un contexte déjà bien lourd (action de harcèlement auprès des bibliothèques du 4e et du 8e, attaque d’un rassemblement contre la tenue du débat sur l’identité nationale, encerclement et intimidation de militant-e-s reconnus sur les pentes de la Croix-Rousse, etc. ).
Dans le climat social actuel, ces individus et groupuscules d’extrême-droite ont tenté, en agressant ainsi nos camarades, d’imposer une nouvelle étape dans l’escalade de la violence. Une réaction de l’ensemble des forces sociales, syndicales et politiques qui ne veulent pas voir l’extrême-droite semer la terreur dans nos rues semble dès lors de plus en plus urgente.

La CNT rappelle, qu’elle et ses militant-e-s, ne renonceront pas pour autant aux objectifs d’émancipation et de justice sociales qui sont les leurs. Elle poursuivra son action aux côtés de toutes celles et tous ceux qui luttent contre le retour de « la bête immonde » et au delà pour un autre futur.

No Pasaran !

Photo occupation DDTE

Article du vendredi 5 mars 2010

Occupation des locaux de la Direction Départementale du Travail et de l'Emploi du Rhône le mardi 2 mars 2010



Occupation des locaux de la Direction Départementale du Travail et de l'Emploi du Rhône le mardi 2 mars 2010 19 h

Article du samedi 27 février 2010

On est comme tout le monde touché par la RGPP (révision générale des politiques publiques). ça signifie d'abord le nom remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite qui se traduit chez nous essentiellement par le non-renouvellement des catégories C. Les catégories C c'est chez nous d'abord les secrétaires. A l'occasion de la fusion des services d'inspection (généraliste, transports, agriculture) une section a disparu. Par contre la section travail illégal qui sert à faire le sale boulot pour répondre aux objectifs chiffrés du gouvernement (en terme de PV et de contrôles conjoints avec la police sous l'autorité du préfet) est maintenue comme section à part entière.

L'inspection du travail travaille structurellement sur la pénurie depuis toujours mais la charge de travail va donc encore augmenter pour notre plus grand malheur et celui des usagers-travailleurs.


Communiqué :

CGT-SNU-SUD-CNT

La Direction restant sourde aux revendications des agents de la Direction Départementale du Travail et de l'Emploi du Rhône (Inspection du travail...) ceux-ci occuperont les locaux le mardi 2 mars 2010 à partir de 19 heures pour dénoncer :

- le démantèlement de la DD au profit d'une administration au service des entreprises ;

- la suppression d'une section d'inspection du travail ;

- un véritable Plan Social (au-delà du non remplacement d'un départ sur deux à la retraite) notamment par la restructuration des services généraux : logistique, informatique, gestion du personnel, etc.

- la volonté de transformer l'inspection du travail en auxiliaire de police (en matière de travail illégal) ;

- une politique d'objectifs chiffrés ;

- la suppression de missions de service public (COTOREP, créations d'entreprises, apprentissage, formation en alternance, ...) ; - le mépris permanent de la direction face à l'inquiétude des agents ; - l'absence de prise en compte par la direction de risques psychosociaux causés par ce démantèlement de nos missions.

[CNT Interco 73] Salarié(e)s d'ED Albertville en Lutte contre le travail dominical

Article du mardi 23 février 2010

ED c'est quoi? C'est l'enseigne discount du groupe carrefour qui compte 934 magasins au 10 février 2010.

Rappel des faits :
Un mouvement de protestation du personnel du magasin ED d'Albertville est en marche depuis le 11 Octobre 2009 contre l'ouverture le dimanche d'Albertville. Une première rencontre a lieu entre deux délégués syndicaux de la région Rhône-Alpes et deux membres de la direction de ED le 16 décembre 2009 (après deux mois de protestation) qui n'a rien donné et qui a duré 15 minutes à peine. Une deuxième réunion de négociation a été organisée le 21 janvier 2010 entre délégué-es syndicaux et représentants de la direction dont voici quelques extraits :
Une déléguée syndicale CGT : « Les salarié-es employé-es ne sont pas volontaires pour travailler le dimanche, les salarié-es Agent-es de Maîtrise acceptent de travailler le dimanche à la double condition de ne travailler qu’un dimanche sur quatre et que les heures travaillées ce jour-là soient majorées à 100%.
Nous souhaitons aussi que les salarié-es grévistes, planifié-es systématiquement chaque dimanche sur ordre de la Direction, voient leurs heures de grève rémunérées (puisque outre les 2 étudiantes présentes chaque Dimanche la Direction insiste pour planifier une employée gréviste dans le seul but d’impacter son salaire!)».

Le représentant de la direction régional ED Rhin Rhône : [sur un ton moqueur] « Albertville…c’est en France non? » « ... » La suite se résume ainsi : 1ère Loi : le magasin peut ouvrir le dimanche. 2ième Loi: cela fait longtemps que vous êtes au courant que le magasin allait ouvrir le dimanche. 3ième Loi : je n’ai pas le pouvoir de négocier plus que 30% de majoration. «C’est la Loi chez Ed, j’espère de tout cœur qu’elle évoluera mais pour le moment elle n’évolue pas.»

« ... »

Déléguée syndicale CGT : « Comme vous le dites, nous sommes en France et vous avez le droit d’ouvrir…et bien nous avons le droit de faire grève. Si vous retombez sur vos pattes en faisant venir tous les dimanches des salarié-es d’autres magasins en leur payant les frais de déplacement, en faisant venir systématiquement un huissier de justice, alors tant mieux! ». « ... » Pour résumer, vous nous conviez à une négo, nous vous avons transmis nos revendications, nous sommes présents, maintenant dites-nous ce que vous comptez faire ou ne pas faire, vous nous proposez quelque chose ou pas ? »

Le représentant de la direction régional ED Rhin Rhône : «Alors, je suis d’accord pour lancer quelque chose, j’ai eu l’inspecteur du travail sur le sujet, et voilà la seule chose qui me paraît commercialement jouable :
- 1 dimanche travaillé sur 3 (Employé ou Agent de Maîtrise) et moins si le chiffre d’affaire augmente. Si Albertville fait plus de 8000 euros on passera à 1 sur 4.
Après, concernant le volontariat et la majoration ce n’est même pas une revendication !! Vous savez par avance que ce n’est pas possible.»

Cette réunion a eu lieu après le quinzième dimanche de manifestation d'affilée. La déception des salarié-es et des sympathisant-es est très grande.

Dernièrement :

Une séance de concertation a été organisée le 29 janvier 2010 sous l'égide de la sous préfète d'Albertville. Les sympathisant-es ont été invité-es à participer à la séance. Deux initiatives ont été proposées :
- la poursuite des discussions entre Direction et salariés d’ED pour déboucher au plus tard fin février sur un accord portant sur le volontariat du personnel et une revalorisation de la rémunération du dimanche. En attendant, le Maire a proposé que le magasin reste fermé pendant cette période.
- la mise en place d’un groupe de concertation, sous la haute autorité du Préfet de la Savoie, en vue de discuter d’un accord de branche avec toutes les organisations professionnelles concernées sur le choix de l’ouverture dominicale à Albertville.

La lutte s'est intensifiée dans les dernières semaines. Ainsi, depuis le 07 février 2010, les manifestant-es ont procédé à un blocage pur et simple de l'entrée du parking pour les voitures empêchant ainsi les consommateurs de se rendre à ED comme à Intermarché (également ouvert le dimanche et situé à proximité). Ils ont dissuadé également les gens qui venaient à pieds faire leurs courses le dimanche. L'accueil a été plutôt partagé de la part de ces derniers. Il y a ceux qui soutiennent et les « marche ou crève ». La réaction du patron d'Intermarché a été assez violente car ce blocage lui a fait perdre de son précieux chiffre d'affaires. Les flics lui ont fait comprendre qu'ils ne feraient rien pour empêcher le blocage. Le conseil municipal d'Albertville s'est prononcé le 8 février 2010 contre l'ouverture des commerces de grande distribution le dimanche et appuie la proposition d'organiser un accord de branche sur le choix de l'ouverture dominicale à Albertville. Peut-être à cause du durcissement du mouvement ? Le combat n'est pas terminé mais la preuve est faite : Nous n'obtiendrons rien sans rien !!!

Le courage dont ont fait preuve les employé-es de ED est exemplaire. Après quatre mois de lutte, elles ne désarment pas et les soutiens n'ont pas manqué à l'appel. Des syndiqué-es aux sympathisant-es, c'est cinquante à soixante personnes tous les dimanches depuis 19 semaines.


les ED d'Albertville : 20 dimanches de grève
envoyé par lepetitdemocrate. - L'info video en direct.


Compte-rendu du rassemblement du 14 février 2010

Ca a commencé plutôt froid: températures bien négatives et vent glacial. Café, vin chaud, viennoiseries...
Vers 10 h 45, on se place à l'entrée du parking avec des chariots renversés (a las barricadas!) et une banderole.
Et pratiquement tout de suite, ça démarre. Des clients du dimanche freinés dans leur élan consumériste s'énervent, s'indignent, gueulent, font crisser les pneus en repartant rageurs et rageuses. Puis une voiture passe en force au risque de blesser les personnes présentes. Ce taré n'appréciant pas les 2 ou 3 coups de latte dans son pare-chocs (ça sert pourtant à ça non?) sort son téléphone portable pas pour appeler les flics, non, mais deux de ses copains dont un arrive en dissimulant mal un hachoir d'une bonne 20aine de centimètres! Fort heureusement il ne s'en est pas servi mais ça vous donne l'ambiance....

En même temps, le directeur d'Intermarché déboule comme un malade, essaie de redresser les chariots en vain, on est peu nombreux à s'opposer physiquement. Sa sbire, non moins hystérique, fulmine et curieusement, c'est la CNT qui prend, verbalement et un de nos drapeaux est jeté par terre par la madame. Tiens donc!

D'autres bagnoles vont foncer sur nous, passer sur le talus, hargneux comme pas possible. Une camionnette en particulier dont le conducteur force le passage n'apprécie pas le coup de latte d'un de nos camarades dans son rétro et sort de sa tire comme une furie et saute sur l'agresseur de son rétroviseur. Heureusement, des mecs s'interposent, notre camarade est juste éraflé à la bouche.

Tous mauvais comme c'est pas permis parce qu'on les empêchait d'aller acheter les olives "indispensables" pour l'apéro !

Avec rage et détermination...



A Albertville les Ed contre l'ouverture le dimanche
envoyé par lepetitdemocrate. - L'info video en direct.


http://leptitdemocratechambery.over-blog.com/article-travail-du-dimanche-22-dimanches-de-greve-pour-les-ed-d-albertville-45383193.html


Rappel campagne de la CNT Interco 69 contre le travail le dimanche :

Non au travail le dimanche !

Non au travail le dimanche ! (bis)

[Calais] solidarité avec les No Border !

Article du jeudi 18 février 2010

Communiqué de presse de l’UL-CNT de Lille du mercredi 10 février 2010 :

SOLIDARITE AVEC LES NO BORDER

Il y a quelques semaines SôS Soutien ô Sans-papiers louait un Hangar rue Cronstadt à Calais et mis à disposition du collectif No Border afin de soutenir et de discuter avec les migrants dans leurs luttes.

L’ouverture du Hangar eu lieu samedi 6 février 2010.

Comme souvent, l’accueil des forces de l’ordre fut expressif et violent : utilisation de la force physique et morale à l’encontre de personnes pacifiques (migrantEs et militantEs, une dame âgée a eu le nez cassé par les CRS)...

Ces actions de violences ont débutées dès l’ouverture du Hangar (blocages des rues alentours par les forces de l’ordre) et ont été commanditées par le ministre Besson, la mairesse Bouchard et le sous-préfet Gavory.

Le Hangar de la rue Cronstadt fut assaillis par les forces de l’ordre dès le samedi soir et les militantEs furent arrêtés et mis en garde à vue le lendemain.

En ce qui concerne les migrantEs, ils eurent le droit de quitter les lieux sans être arrêtéEs et aussi de passer la nuit dans la rue sous des abris de fortunes, sous des ponts...Vers 18h00 les militantEs mis en garde à vue furent relâchéEs.

Depuis dimanche le hangar a été verrouillé et mis sous la surveillance des forces de l’ordre. La rue Cronstadt a été libérée des forces de l’ordre mardi.

Ce mercredi à 15h00 a eu lieu, rue Cronstadt devant le Hangar, une conférence de presse avec les associations (No border et SôS Soutien ô Sans- papiers).

L’Union Locale des syndicats CNT de Lille soutient l’initiative prise par les associations SôS Soutien ô Sans-papier et par le collectif No Border dans leur action de résistance, et ne peut que condamner l’Etat pour sa violence répressive.

UL-CNT de Lille
- ul-lille@cnt-f.org
- http://www.cnt-f.org/59-62

[CNT Construction] "Lyon-Confluence" : pôle loisirs et commerces Ras le bol !

Article du jeudi 4 février 2010



Depuis 4 mois, nous assistons à un jeu de massacre sur le chantier pôle de loisirs et commerces, l'un des nombreux chantiers de Lyon Confluence.

Acteurs principaux :

Dans le coin bleu : Eiffage, 3ème grand groupe de BTP en Europe et 1er en France,
Et dans le coin rouge, les ouvriers avec en première ligne des intérimaires déjà fragiles puisque précaires et premières victimes de la crise.

Le 5 novembre, 30 intérimaires sont virés sans tenir compte de l'échéancier de leur contrat sous les yeux bienveillants de la CGT qui n'en a dit mot. C'est pourtant les mois de novembre et décembre qui vont révéler une série de débrayages par les maçons de Lamy et Eiffage.

Pratiquement 1 débrayage par semaine jusqu'à mi décembre. Fin décembre, on pouvait en observer 1 par jour ! Après renseignement,on apprendra que les maçons de Lamy et d'Eiffage refusaient le chômage technique du 23 décembre au 4 janvier.

A la rentrée, la direction a décidé de casser le mouvement en transférant une partie de l'effectif d'Eiffage à Meyzieu, en débauchant environ 67 intérimaires alors que le chantier est supposé accuser du retard.

De plus, les vestiaires ont été morcelés afin qu'on ne puisse plus se parler entre les différents métiers !

Mais la lutte continue, si lutte il y a. Car la solidarité ne se fait quelques fois pas sentir. Les différents refus de travailler face à l'insécurité dues aux intempéries (notamment le gel et la neige) ne se font que par petits groupes opposés à la pression des chefs d'équipe.

CNT - Construction
Syndicat Unique du Bâtiment – SUB 69

44, rue Burdeau 69001 Lyon – Tel : 04 78 27 05 80

Permanences tous les 1er et 3e mardis de chaque mois de 18h à 19h
Mail : sub69@cnt-f.org
http://www.cnt-f.org/sub69


Reprise sur les chantiers des intérimaires virés et des embauchés déplacés !
Organisons nous syndicalement pour faire vivre notre solidarité...et pour gagner !


Tract

site web du SUB 69

[CNT Santé social] Manifestation le 3 février à 10 h contre la refonte de la convention collective 1966

Article du mardi 2 février 2010

La CNT santé social 69 appelle a la manifestation du 03 février a 10 h Place Guichard, cortège allant jusqu'à la DDASS afin de denoncer la refonte de la convention collective 1966 qui se déroule lors des commisions paritaires mixtes élaborés avec les syndicats représentatifs.



[CNT Santé-Social] Jeudi 28 Janvier 14 h : Rassemblement à la Préfecture en faveur des SDF

Article du jeudi 28 janvier 2010

Réseau des professionnels engagés auprès des personnes SDF

Plus de 3 500 signatures à la pétition pour un Réel Engagement en Faveur des Personnes SDF… et aucune réponse satisfaisante



APPEL A LA GREVE
MANIFESTATION
Jeudi 28 Janvier 2010
A 14h – DEVANT LA PREFECTURE (3ème arr.)


Parce que les pouvoirs publics NE REPONDENT PAS à nos demandes
Contre le MANQUE DE PLACES dans les structures d’hébergements
Contre le principe des PLACES TOURNANTES
Pour la CREATION DE PLACES D’HEBERGEMENTS supplémentaires
Pour le RESPECT DE LA LOI : « Toute personne accueillie dans une structure d’hébergement d’urgence doit pouvoir (…) y demeurer, dès lors qu’elle le souhaite, jusqu’à ce qu’une orientation lui soit proposée ». Article 73 loi Mobilisation pour le Logement et de Lutte contre l’Exclusion.

Pour exercer les missions qui sont confiées aux professionnels avec des moyens réels et suffisants

Tous ceux qui souhaitent nous rejoindre sont les bienvenus !!!

Au-delà de la symbolique, pour rendre ce mouvement visible, que tous ceux qui le peuvent, viennent manifester avec une couverture de survie.


Affiche à télécharger

Kanaky : Libération de Gérard Jodar (USTKE)

Article du mercredi 27 janvier 2010

La CNT salue la libération le jeudi 12 janvier 2010 du secrétaire général de l’USTKE (Union syndicale des travailleurs kanaks et des exploités), Gérard Jodar, ainsi que la remise en liberté des autres militants syndicalistes de l’USTKE.



Gérard Jodar, tout comme l’USTKE, subissent depuis quelques mois une répression féroce de l’état colonial français en Kanaky. Gérard Jodar était emprisonné depuis le mois de juin, suite à une action syndicale menée dans le cadre d’un conflit social au sein de la société Air Calédonie.

Depuis cette date, l’USTKE n’a cessé de revendiquer la libération de ses camarades emprisonnés, en particulier lors d’une grève générale de 10 jours en août 2009.

Lors de son incarcération au Camp-Est (seule prison de Kanaky), Gérard Jodar s’est rendu compte des ignobles conditions de détention que subissent les emprisonnés, il a ainsi pu dresser un bilan précis de ce qui se passe dans les geôles d’une colonie française.

Nous continuerons à soutenir nos camarades de l’USTKE dans leur lutte pour la libération de tous les syndicalistes encore emprisonnés en Kanaky, ainsi que dans leur lutte pour la libération du peuple kanak.

Vive l’USTKE !

Michael, CNT 69




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extrait d'une lettre de Jodar après sa libération :
Le bagne calédonien : l'exemple français dans le Pacifique

Le Camp-Est est le seul centre pénitentiaire de Nouvelle-Calédonie. Il est conçu pour 192 détenus et en héberge actuellement 425.

Il se décompose en 6 structures :
· La maison d'arrêt pour les femmes qui date de peu et qui accueille 8 détenues logées individuellement.
· La centrale pour les jeunes qui est en cours d?agrandissement et surpeuplée.
· La centrale pour les adultes qui purgent de longues peines surpeuplée aussi.
· Le dépôt pour les peines supérieures à un an également surpeuplé.
· Le centre de semi-liberté où il n'y a plus de place pour dormir y compris parterre.
· Et enfin la maison d'arrêt pour les hommes où je suis détenu et qui est la structure la plus surpeuplée actuellement à 282 %. Dans cette maison d'arrêt, nous sommes 5 et plus souvent 6 par cellule de 13 m2 . Il y a 3 lits superposés d?un côté et 2 de l'autre. Ces lits sont fabriqués en tube d'acier carré et boulonnés aux murs. Le sixième détenu dort parterre entre les deux colonnes de lits.

Le sol de la cellule est en béton ce qui rend l'entretien difficile et ne facilite pas l'hygiène.
Il y a un w-c à la Turc que nous utilisons aussi comme douche à l'aide d'un bidon en plastique en prenant l'eau de la chasse d'eau. Accroché au muret qui cache une partie du w-c, se trouve un bac en béton de 85 cm de long pour 50 cm de profondeur.
Tout le linge des prisonniers reste dans leurs sacs, sous les deux lits du bas, par manque de place.
Pour éclairer la cellule, il n'y a qu'une ampoule encastrée dans un trou du mur au dessus de la porte. Pour la lumière du jour, il y a un trou avec des barreaux, sans fenêtre située à 2 mètres de hauteur dans le mur opposé à la porte. Ce trou mesure 1,48 m de long par 50 cm de haut. La lumière tant extérieure qu'intérieure est donc très faible d'autant qu'un mur d'enceinte est proche des cellules.
Il y a un téléviseur de 36 cm posé au dessus de l'armoire métallique vissée au mur. Il n'y a qu'une seule prise de courant que nous ne pouvons pour ainsi dire pas utiliser car le réseau électrique est défaillant et disjoncte souvent à la moindre consommation électrique. C'est ainsi qu'on nous refuse les bouilloires électriques qui pourtant seraient pratiques pour préparer le café, le thé ou des soupes.

Pour terminer, un ventilateur est accroché au mur dans les cellules mais pas toutes. Il faut savoir qu'actuellement l'été arrive et il va faire entre 35 et 40 degrés ce qui fait que nous sommes obligés de dormir torse nu et à l'air libre alors que nous sommes envahis par les moustiques, les souris et les cafards, cafards que nous retrouvons parfois dans nos plateaux repas.
A six dans une cellule, nous disposons donc de 3,80 mètres carrés pour circuler, à six ? Ceci est impossible et oblige tout le temps 2 à 3 d'entre nous à rester couchés sur nos lits car nous ne pouvons pas non plus nous asseoir dessus ces lits étant verticalement séparés de 60 cm .
Les promenades commencent le matin à 6h30 pour la première pour se terminer à 16h pour la dernière. Elles durent ½ heure le matin et ½ heure l'après midi car dans la maison d'arrêt pour 196 détenus répartis en 4 blocs, il n'y a que 2 gardiens. Cela dit, nous avons tout de même sport le lundi, mercredi et vendredi matin pendant 1h30, ce qui fait que ces jours là, nous sommes enfermés dans la cellule pendant 22 heures sur 24 au lieu des 23 tous les autres jours.

Pour la nourriture, en dehors du fait que c'est toujours la même chose et parfois immangeable on nous donne de l'eau chaude, des sachets de café, sucre et thé, le matin à 5h30, pour le repas de midi, il nous est donné dans la cellule entre 10h30 et 10h45 et celui du soir entre 16h30 et 16h45. Ces repas se résument à une barquette inox contenant le plat principal et un fruit, un gâteau sec ou un yaourt. Comme je l'ai dit plus haut à plusieurs reprises, nous avons trouvé des cafards, des chenilles et même un bout de caoutchouc dans le plat principal.

Enfin pour les visites, nous ne disposons que de 2 visites d'une demi heure par semaine alors que le code de procédure pénale, le guide du prisonnier de l'OIP et le recueil « droits et devoirs de la personne détenue » du Ministère de la Justice diffusé et applicable depuis janvier 2009 stipulent que les prévenus doivent avoir au minimum 3 visites par semaines. En nombre de visites nous sommes donc en deçà de la loi et pour le temps de visite minimum légal. J'ai saisi officiellement la direction du Centre Pénitentiaire en leur demandant de respecter la loi et les directives du Ministère mais à ce jour rien n'a changé.
Sachez aussi qu'il n'y a aucune structure de formation permettant une réinsertion efficace des jeunes ce qui fait que beaucoup d'entre eux entrent en prison pour de petits délits, s'endurcissent pendant leur détention et à leur sortie deviennent des petits caïds. Depuis 5 mois que je suis là, j'en ai vu sortir un bon nombre qui est revenus pour de nouveaux faits quelques jours ou semaines plus tard. A peu près 97 % de la population carcérale sont des jeunes kanaks et pour des faits identiques, j'ai remarqué que ces jeunes sont plus facilement et plus lourdement condamnés. Je doute franchement de l'indépendance de la justice ici chez nous. Pour ce qui concerne, l'accès aux soins, il y a un médecin et deux infirmiers. Le médecin est là les jours ouvrables et un infirmier passe les jours non ouvrables pour les soins uniquement. Un dentiste vient 2 fois par semaine ce qui fait que les patients attendent au minimum 2 à 3 mois pour être reçus.

Le Camp-Est est une prison d?un autre temps, délabrée, construite il y a plus d'un siècle. Je pense que certains blocs de détention ont été construits avec des matériaux qui renferment de l'amiante ce qui est le cas d'une majorité de monuments de cette époque.
Nous détenons le record de France d'évasions avec 14 depuis début 2009.
Ceci ne me choque pas car les détenus dont la famille est dans le Nord ou les îles n'ont presque jamais de visites. Aucune cabine téléphonique n'est mise à disposition au moins pour ces détenus. Je m'étonne d'ailleurs qu'il n'y ait pas plus de suicides.

[...]

Il y a un peu plus de 70 gardiens, effectif théorique car dans la pratique avec les congés, les arrêts maladie dus souvent au stress il n'en reste que 45 à 50 pour gérer 24h sur 24 plus de 420 détenus. Certains dimanche, il n'y a eu dans le Camp-Est que 4 gardiens, un pour 100 détenus, invraisemblable et pourtant vrai. Beaucoup de gardiens, dont certains de mon syndicat n'aspirent qu'à une seule chose, être mutés dans une autre administration. Ils sont totalement démotivés.

Pour ce qui me concerne je ne vais pas rester ici une éternité mais je crains beaucoup pour tout le monde que ce soit détenus ou gardiens. Il faut dans les plus brefs délais apporter des changements radicaux, faute de quoi on va à la catastrophe. Maintenant que je connais la réalité du Camp-Est, je vais me battre pour faire changer les choses.

Je vous remercie d'avoir pris de votre temps pour lire ce petit état des lieux de la prison qui à mon sens aujourd'hui se classe à la dernière place des prisons dites françaises. La patrie des droits de l'homme n'a vraiment pas de quoi être fière de ce qu'elle fait ici dans notre Pays.

Gérard JODAR
Président de l'USTKE
Détenu au Bloc 1 Cellule 4
Centre Pénitentiaire de Nouméa

[Soutien urgent] Algérie : Meryam MEHDI en danger de mort

Article du lundi 25 janvier 2010

Meryam MEHDI vit et travaille à Alger. Elle a été licenciée par la multinationale British Gas de manière abusive, suite à son refus de mutation imposée dans le sud de l’Algérie à Hassi Mesaoud en plein désert.



Son licenciement est d’autant plus abusif que Meryam était censée être protégée de ce type de décision arbitraire par son contrat à durée indéterminée.

Elle a alors saisi l’inspection du travail suite à quoi British Gas lui a proposé un accord à l’ « amiable » en lui offrant une indemnisation de licenciement équivalent à 6 mois de salaire.

Refus de Meryam. Étant dans son droit, elle exige son maintien sur le site algérois de la multinationale et l’annulation de la procédure de licenciement. En vain. Le gouvernement algérien, soucieux de ne surtout pas contrarier les multinationales rechigne à intervenir dans le conflit. Bristh Gas de son côté fait la sourde oreille et n’entend pas revenir sur sa décision.

L’absence de syndicat à British Gas, comme dans toutes les multinationales présentes sur le sol algérien, oblige Meryam à lutter seule. Elle est néanmoins soutenue par le syndicat autonome SNAPAP et en particulier sa Commission femmes. C’est d’ailleurs depuis la Maison des Syndicats à Alger (qui abrite différents syndicats autonomes) que Meryam a entrepris, pour faire pression, une grève de la faim, le 9 décembre 2009.

« Son état de santé est critique » (Commission Femmes du SNAPAP)





45 jours ont passé et la British Gas comme l’Etat algérien restent inflexibles. Cela est d’autant plus choquant que l’état de santé de Meryam s’affaiblit et ne cesse de s’aggraver au point de devenir préoccupant.

Un récent communiqué du SNAPAP daté du 23 janvier indiquait à ce sujet : « Son état de santé est critique. On constate une pâleur très apparente avec fatigue générale, une perte de poids chiffrée à plus de 60%, une hypoglycémie à 0,65g/l. En outre, elle présente une toux très gênante. Sa radio du thorax montre des signes de bronchite aiguë comme le diagnostique le médecin pneumo-phtisiologue du DAT de Belfort. La vie de Meryem Mehdi est menacée par l’aggravation de ses signes cliniques et biologiques sur le plan respiratoire et rénal. M. Mehdi a été évacuée plusieurs fois aux hôpitaux d’Alger même en clinique privée, hospitalisée plusieurs fois au service de réanimation pour choc septique. »

Le secrétariat international (SI) de la CNT assure tout son soutien à Meryam ainsi qu’au syndicat SNAPAP et à sa Commission Femmes.

Le SI de la CNT s’engage à faire pression sur British Gas ainsi que sur le gouvernement algérien afin que la légitime revendication de réintégration de Meryam soit obtenue.

Le SI de la CNT sera vigilant quant à l’évolution de la situation de Meryam.

Un coup contre l’un-e d’entre nous est un coup contre nous tous et toutes !

Le cas de la grève de la faim de Meryam s’inscrit dans un contexte de durcissement du régime algérien à l’égard des revendications sociales et ouvrières. Dans le viseur du pouvoir algérien : les syndicats autonomes comme le SNAPAP, le SATEF ou le CLA de plus en plus victimes de la répression.

Cette répression objective peut s’accompagner en certaines circonstances de la complicité du gouvernement français. Samedi 23 octobre 2010, à Marseille, avait lieu la 5ème rencontre de la Coordination syndicale Euro-Maghreb. Nos camarades algériens du SNAPAP qui étaient attendus, ne sont pas venus. Et pour cause : le Consulat de France à Annaba leur refusait leurs demandes de visas.

C’est pour soutenir ce syndicalisme de lutte de classe en Algérie, que la CNT vient d’adhérer, comme la CGT espagnole et l’USI italiennne, au Comité International de soutien au Syndicalisme autonome en Algérie (CISA), initié par Solidaires.

Contre l’injustice et l’arrogance des riches et des puissants répondons par la solidarité internationale ouvrière !

Jérémie pour le SI de la CNT.




Notre sœur et compatriote, Meriem Mehdi se meurt à petit feu depuis plus de 25 jours, dans un silence assourdissant, non seulement des responsables de sa compagnie et des autorités nationales mais aussi de la société civile.

Notre compatriote qui a été licenciée abusivement et de manière arbitraire le 8 novembre 2009 par British Gas, une multinationale installée à Hassi Messaoud, entame pratiquement son premier mois de grève de la faim, qu’elle a commencée le 10 décembre dernier.

Avant de recourir à cette ultime arme de l’opprimé sans défense, Mme Mehdi avait engagé les procédures légales auprès de l’inspection du travail qui ont abouti à un PV de non-conciliation. Une plainte en justice va être introduite par la victime de l’arbitraire pour licenciement abusif. Toutes ces procédures semblent être ignorées par le premier responsable du secteur du « travail », à la lecture de la presse.

Malgré la mobilisation du comité national de soutien regroupant des syndicalistes autonomes, militants politiques et des droits de l’homme et à l’action médiatique menée par de braves et courageux jeunes journalistes, le mutisme semble de règle à la fois de la part de la direction de British Gas et des autorités nationales sensées défendre la dignité du citoyen et les droits légitimes des travailleurs.

En réalité, l’arbitraire subi par Meriem Mehdi, semble être de l’ordre du multiple, selon de nombreux témoignages recueillis auprès de syndicalistes libres et de travailleurs du sud Algérien.

L’Eldorado saharien semble se transformer en catimini, en véritable protectorat anglo-américain où la législation algérienne du travail est bafouée et foulée au sol.

Notre compatriote Meriem Mehdi, par son action courageuse et son sacrifice vient de donner un coup de pied dans la fourmilière des multinationales et de déchirer le voile qui couvrait leurs pratiques qui ne sont pas sans rappeler l’époque de l’indigénat de sinistre mémoire.

La prolongation de cette grève de la faim par cette dame déterminée à arracher ses droits et rien que ses droits, risque d’avoir de très graves répercussions sur sa santé avec des lésions organiques irréversibles.

Nous tenons pour responsables de ce drame qui se profile à l’horizon, la direction de British Gas emmurée dans un silence criminel face aux souffrances de notre compatriote qui, sous d’autres cieux, auraient provoqué un tollé général.

Nous dénonçons le silence complice des autorités nationales devant ce cas d’injustice flagrante et face au non respect de la législation algérienne du travail par ces multinationales agissant pratiquement en territoire conquis.

Nous en appelons à l’opinion publique nationale et internationale afin de se mobiliser pour sauver la vie de notre compatriote en danger de mort.

Docteurs Salah-Eddine Sidhoum et Kameleddine Fekhar. Militants des Droits de l’Homme

Alger – Ghardaïa le 04 janvier 2010
Source : Algeria-Watch





infos sur le syndicalisme algérien

Historique du syndicalisme en Algérie


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Soutenez Meryam MEHDI !

Le SI de la CNT appelle tous les syndicats de la CNT ainsi que tous ses militant-es et sympathisant-es à envoyer à l’Ambassade d’Algérie en France, aux responsables de la British Gas et au SNAPAP (Commission Femmes) le message suivant :

« J’attire votre attention sur la situation critique de notre camarade Meryam MEHDI, en grève de la fin depuis le 9 décembre 2009 à Alger.

Je soutiens Meryam dans sa légitime lutte pour imposer à la multinationale British Gas sa revendication de réintégration suite à son licenciement abusif.

(Signature individuelle ou de syndicat CNT x »


Mail de l’ambassade d’Algérie en France :

chancellerie@amb-algerie.fr

Mail des responsables de la British Gas :

peter.haynes@bg-group.com

frank.chapman@bg-group.com

Mail (en copie à la Commission Femmes du SNAPAP) :

femmesnapap@yahoo.fr

[Voisinage] Grenoble 28 janvier 20h : projection-débat du film "il s’agit de ne pas se rendre" par la CNT 38

Article du dimanche 24 janvier 2010



Projection d’un documentaire "il s’agit de ne pas se rendre" sur le mouvement anti-CPE réalisé par Naïma Bouferkas et Nicolas Potin (1h07, 2008)
Ce film a reçu les Prix INA de la première œuvre et Prix René Vautier au Festival de l’Acharnière 2008.

Suivie d’une discussion en présence de la réalisatrice et du réalisateur (à confirmer)documentaire sur le mouvement anti-CPE réalisé par Naïma Bouferkas et Nicolas Potin (1h07, 2008)





Printemps 2006, Toulouse. La rue déborde, le gouvernement "entend ceux qui manifestent, mais aussi ceux qui ne manifestent pas ". Grèves, cortèges monstres, occupations et blocages. Le décor est planté, c'est le mouvement « anti CPE ». Deux mois de routine brisée, c'est peu, mais ça laisse du temps pour discuter, s'organiser, se confronter. Grévistes, salariés, syndicalistes, policiers, usagers « pris en otage » : on est aux premières loges. Savoir terminer une grève ? Ne pas se rendre. (titre inspiré d’une phrase écrite en prison par le poète Nazim Hikmet)

jeudi 28 janvier 2010 à 20h00
au 102 rue d’Alembert

Grenoble

Projection et discussion organisées par la CNT 38

[Ephemeride] 23 janvier 1972 : mort de Miguel GARCIA VIVANCOS

Article du samedi 23 janvier 2010

Le 23 janvier 1972, mort de Miguel GARCIA VIVANCOS, à Cordou (Andalousie).

Militant et combattant anarcho-syndicaliste espagnol puis artiste peintre.




Miguel Garcia Vivancos avait appris la mécanique à l’âge de 13 ans à Cartagène avant d’émigrer en 1909 à Barcelone où il allait être rapidement orphelin de père.
En 1917 il participait aux barricades de Barcelone. Puis, dès sa création en 1922, il intégrait le groupe d’action Los Solidarios avec entre autres B. Durruti, F. Ascaso et Juan Garcia Oliver et allait participer à la plupart des actions du groupe.
Après l’attaque en août 1923 de la Banque d’Espagne à Gijon, où, il avait servit de chauffeur, il avait tenté de faire évader de la prison d’Oviedo Rafael Torres Escartin arrêté en septembre 1923 ; après avoir établi un contact avec un des soldats de la prison, il avait été arrêté et emprisonné trois mois, mais ses faux papiers avaient résisté aux investigations policières et il avait été libéré.



Après être rapidement parti d’Oviedo , il avait regagné Barcelone en novembre puis était parti pour Paris avec la plupart des membres du groupe.
A Paris il fut chargé de trouver des armes pour organiser la lutte contre la dictature de Primo de Rivera. Après avoir obtenu fusils et munitions auprès d’un traficant belge, il participait le 7 novembre 1924 à l’opération de Vera de Bidasoa.
Début 1925 il rejoignait Ascaso et Durruti en Amérique latine, mais décidait assez vite de rentrer en France où dès son retour il était arrêté, emprisonné puis expulsé en Belgique. En 1926 il revenait clandestinement en France avant de regagner Barcelone où il allait travailler comme chauffeur de taxi et docker. Dès la proclamation de la République, il se montra très proche de Garcia Oliver dont il partageait les thèses sur « la gymnastique révolutionnaire » et participait au groupe Nosotros et à tous les évènements de l’époque : insurrections libertaires, opposition au trentisme et au réformisme au sein de la CNT.

En juillet 1936 il allait être très actif et servir de chauffeur à Garcia Oliver. Puis il combattait au sein de la Colonne Los Aguiluchos et devenait l’adjoint de Gregorio Jover avant de commander diverses divisions républicaines : commandant adjoint de la 28e Division, commandant de la 128e Brigade, commandant de la 28e Division (septembre 1937).
Au moment des évènements de mai 1937 et défenseur de la ligne officielle de la CNT, il aurait empêché Maximo Franco Cavero et Manuel Lozano Guillen de quitter le front avec leurs troupes poir aller écraser les staliniens à Barcelone.
Il participa à la prise de Belchite puis de Teruel où en janvier 1938 il était blessé.
Nommé lieutenant colonel, il était à la fin de la guerre responsable du secteur de Puigcerda et s’ occupait de l’évacuation avant lui-même de passer en France le 13 février 1939.
Interné aux camps du Vernet puis de Saint Cyprien où il restera quatre ans avant d’être libéré en 1944 par les maquisards avec qui il participera aux combats jusqu’à la libération.



Favorable aux thèses des régionales d’origine, il était exclu de la fédération locale de Marseille de la CNT en 1945. A la fin des années 1940 il était un des responsables du groupe espérantiste libertaire et de leur revue Senstatano.
Puis il commençait à peindre, bénéficiait de l’appui de Picasso et devenait un peintre naïf d’une certaine réputation.
Une de ses premières expositions à la galerie Mirada de Paris sera présentée par André Breton (cf. Le Libertaire, n°225). Bien qu’ayant cessé de militer activement, il continuait toutefois de collaborer au mouvement libertaire.

Miguel Garcia Vivancos est mort le 23 janvier 1972 lors d’un voyage à Cordoba.

Oeuvres : - Aclaracion obligada al libro de Ricardo Sanz « El sundicalismo y la politica » (Paris 1967) ; - El combate continua (Paris, 1960).

(Source : Dictionnaire des militants anarchiste)

[Conférence-Débat] 23 janvier : Aspects et originalité du Syndicalisme Révolutionnaire dans le Bâtiment lyonnais

Article du samedi 23 janvier 2010



Jean-Luc de Ochandiano, historien, nous parlera du syndicalisme dans le secteur du Bâtiment d'avant-guerre, qui resta très longtemps attaché au Syndicalisme Révolutionnaire et garda une vitalité très forte, particulièrement à Lyon, malgré le recul et les échecs du mouvement ouvrier au niveau national.
Loin de s'enfermer dans une célébration passéiste, le débat qui suivra sera l'occasion de s'interroger sur les échos que peuvent aavoir les diverses stratégies syndicales de l'époque sur nos luttes d'aujourd'hui.

Le 23 janvier 2010 à 14h30 au local de la CNT, 44 rue Burdeau, 69001 Lyon


Suivi à 19 h d'un repas africain (Maffé) à prix libre en soutien à Djibril, travailleur du BTP sans-papier




Affiche A3 pdf

Blog de Jean-Luc de Ochandiano


Article de J-L de Ochandiano sur "Syndicalisme et défense de l'identité ouvrière dans le bâtiment lyonnais (1920-1939)"

Quelques photos de la manif du 21 janvier

Article du jeudi 21 janvier 2010









[CNT Construction] Conférence sur le Syndicalisme Révolutionnaire + repas de soutien à Djibril

Article du jeudi 21 janvier 2010



14h30 : Aspects et originalité du Syndicalisme Révolutionnaire dans le Bâtiment lyonnais

19h : Soirée de soutien à Djibril Travailleur sans papiers du BTP

à venir : 6 février : débat sur les SCOP

1910-2010 : 100 ans d'anarchosyndicalisme

Article du mardi 19 janvier 2010

D'après une affiche de la CGT espagnole

Fonction publique : grève jeudi 21 janvier...

Article du mardi 19 janvier 2010



Transports, Poste, santé, éducation,..., depuis plusieurs années, c’est tous les services publics qui sont petit à petit laminés, démantelés.

Autant de services rendus à la population livrés aux intérêts privés, à la marchandisation. Nous assistons à une véritable casse programmée des services publics visant, par la réduction drastique des moyens, une attaque sans précédent des statuts et par une précarisation toujours plus massive, à orchestrer plus certainement leur privatisation.

Le plan gouvernemental « Fonction Publique 2012 » prévoit d’ici là et sur 5 ans le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Cela a bien entendu des conséquences dramatiques au niveau des personnels, de la qualité du service rendu mais aussi au niveau des recrutements.

Dans l’Éducation nationale par exemple, les postes ouverts aux concours,toutes disciplines confondues, ont été divisés par plus de deux en 10 ans, passant de plus de 20 000 en 2000 a à peine plus de 9 000 cette année, en 2010. Tous secteurs confondus, ce sont 60 000 suppressions de postes par an qui sont prévues dans les services publics depuis 2009. Les suppressions de postes auront lieu dans les écoles, les collèges et lycées, les hôpitaux, les administrations, au mépris des usagers, alors que pour lutter contre le chômage et améliorer ces services ce sont des embauches massives dont nous avons besoin. Autant d’attaques auxquelles se rajoute pour les personnels la casse des statuts. La RGPP (Réforme générale des politiques publiques) prévoit entre autre au travers de la loi sur la « mobilité de l’emploi dans la fonction publique » la remise en cause du statut de fonctionnaire et de la garantie de l’emploi. À l’ANPE par exemple, les salariés ont déjà reçu des lettres individuelles leur proposant un reclassement sous statut privé.

La qualité des services publics offerts va profondément se dégrader et l’on sait que ce sont les classes populaires qui en subissent les plus grands méfaits, renforçant ainsi les inégalités sociales.

La place du service public dans une société est le reflet des choix sociétaires de celle-ci et aujourd’hui se dessine une société capitaliste de plus en plus inégalitaire et autoritaire. Les nouveaux coups portés contre les services mais plus généralement contre l’ensemble des travailleurs-ses sont une nouvelle occasion de se mobiliser et de lutter ensemble, pour défendre des conquêtes sociales fondamentales... et d’en obtenir de nouvelles.

Nous savons cependant que, contre ce gouvernement, une journée de grève ne suffit pas pour gagner. Nous savons aussi que pour gagner il faut que tous les secteurs se battent ensemble. Dans cette démarche, rappelons-nous et prenons exemple sur le mouvement de grève générale de l’an dernier en Guadeloupe : un mouvement fort et victorieux car unitaire, interprofessionnel, reconductible jusqu’à satisfaction et axé sur une plate-forme de revendications précises et concrètes.

Alors mettons-nous toutes et tous en grève le 21 janvier avec l’ensemble de la fonction publique. Réunissons-nous et organisons-nous en Assemblées Générales et mettons en débat nos revendications et la construction de la lutte interprofessionnelle.


Guide du manifestant arrêté (mise à jour de décembre 2009)

Article du lundi 11 janvier 2010

Ca peut toujours servir...:



Le Syndicat de la magistrature a mis à jour le Guide du manifestant arrêté qui avait été diffusé pour la première fois en 2003. La réactualisation de ce document correspond à une attente régulièrement exprimées par nos partenaires du mouvement social, dont les actions sont l’objet d’une pénalisation croissante.



Grève reconductible chez Sanofi Pasteur !

Article du samedi 19 décembre 2009

Le site de Sanofi Pasteur de Marcy l’'Etoile est en grève depuis lundi 10h. Occupation et blocage du site jour et nuit (depuis mercredi) par plus de 1000 salariés !



Le mouvement semble être parti pour durer. Au menue des revendications une (un peu) plus juste répartition des bénéfices de l’'entreprise.

Les salariés du site de Sanofi Pasteur de Marcy l’'Etoile sont en grève depuis lundi à 10h, après un vote en AG de plus de 600 personnes.

Ils réclament une augmentation générale de 3% du salaire (avec un talon de 150 euros* [1], au lieu des 1,2% que leur octroie la direction, alors que les cadres sont augmentés de 6% et les actionnaires de plus de 23%, et que le bénéfice net du groupe dépasse les 9 Milliards d’'euros !!
L’'année dernière alors que le groupe se disait dans une moins bonne situation financière (à peine 5 Milliards de bénéfice !) l’'augmentation était de 1,8 % ce qui était déjà moins que les années précédentes.
Alors depuis lundi, plus de 1000 salariés se sont mis en grève, sur les 3000 que compte le site, ça gueulent, ça s’organise, on débraie les bâtiments, on bloque toutes les entrées, le journée mais aussi la nuit depuis mercredi soir. Une délégation d'’une soixantaine de salariés est partit soutenir ceux du siège social à Gerland, et elle s’'est faite accueillir par des vigiles.



A Marcy, des barricades sont donc tenues 24h/24 par plus de 200 personnes, autour de braseros : 34000 euros de palettes sont brûlées pour tenir la nuit ! Aucun camion ne rentre sur le site (à part celui de la cantine, évidemment !), et aucune voiture personnelle (sauf celles des travailleurs handicapés) une partie de la production s'’arrête….

Aux dernières négociations de vendredi, les dirigeants refusent toute nouvelle augmentation et menacent d’'annuler le peu d’'acquis des négociations antérieures (1,2% et talon de 46 euros) si la grève ne cesse pas immédiatement.
Cette déclaration à provoqué de vives réactions dans la boîte, et la rage monte….

Le préavis de grève est maintenu jusqu'’à dimanche pour les équipes du weekend, et reprendra le 4 janvier (car arrêts et maintenance sur le site pendant les fêtes) lors d’une AG décisionnelle.

Déroulement de la semaine de grève :

Lundi :
9h : AG à l’appel de l’'intersyndicale (CFDT CFTC FO CGT CFE-CGC) de Marcy l’'Etoile. Vote de la grève à plus de 600 personnes. Défilé dans les bâtiments du site, avec attention particulière pour ceux de la direction.
16h : un Rendez vous est donné pour le lendemain 8h

Mardi : La grève se poursuit.
Des négociations ont lieu à Paris avec des délégués syndicaux : peu d’'avancée, toujours 1.2% mais un talon à 46,12 euros. Rupture des négociations à midi. Manifestation dans Marcy l’'Etoile.
15h : l'entrée des fournisseurs est bloquée : des palettes tombent et bloquent les entrées…. des grévistes arrivent en renfort.
16h : toutes les entrées du site sont bloquées.
AG : vote du blocage pour mercredi 7h

Mercredi :
7h : blocage de toutes les entrées du site. Aucun véhicule ne rentre, seul le personnel à pieds peut pénétrer sur le site.
11h : des braseros s'’allument un peu partout.
14h : retour des négociations : la direction du groupe bloque toute négociation. Des palettes commencent à brûler.
16h : AG de 800 personnes vote la poursuite de la grève pour jeudi. Étant donné que la nuit passée la direction a profité de l’'abandon des barricades pour faire rentrer du matériel et des marchandises, vote à l’'unanimité (1 contre) de bloquer aussi la nuit.
Nuit : Blocage total. des tours de garde s'’organisent autour de braseros qui ne s'’éteindront plus avant le vendredi soir. La direction s’'organise aussi pour "renouer le dialogue social", en envoyant des "couples" de cadres qui vont de barricades en barricades pour tenter de discuter. La journée ces hauts cadres passaient également avec des huissiers en donnant les noms des personnes présentes ! ce problème a vite été réglé….

Jeudi : Continuation des blocages
14h : les négociations du groupe sont complètement bloquées. 17 sites Sanofi en France sur les 28 sont actifs, mais seul Marcy l’'Etoile est en blocage total.
16h : AG : vote de la reconduite du mouvement au niveau "Pasteur". Bilan de la mobilisation : jugée trop faible sur les autres sites. Seuls les sites "Pasteur" de Val de Reuil (qui fabrique entre autres le vaccin grippe A) 600 personnes mobilisées, et de Marcy l'’Etoile continuent la grève pour aboutir à des négociations Pasteur. L’'AG vote aussi la reconduite du mouvement pour le 4 janvier si aucune négociation n'’aboutit le lendemain.
Nuit : nouvelle nuit de blocage. Ambiance très festive, malgré la neige et les -5 degrés !!



Vendredi : Poursuite des blocages.
12h : Discussions entre les délégués de l’'intersyndicale et le directeur de Pasteur qui renvoie au directeur du groupe Sanofi-Aventis qui annonce : où vous prenez les 46 euros de talon maintenant, ou vous n’'aurez "que" 1,2 % et aucun talon. Défilés des salariés dans les bâtiments, toutes les alarmes incendie retentissent. Les camions qui tentent de sortir pendant la manif se retrouvent les pneus dégonflés.
15h : l’'Ag confirme la reconduite du mouvement au 4 janvier (car pendant les vacances il y a peu de salariés et peu de production) et maintien le préavis de grève jusqu’'au dimanche soir 20 décembre pour les équipes week-end.


[1] Le talon permet d’'égaliser les salaires, car les plus bas salaires dont l’'augmentation de 3% ne leur apporteraient pas au minimum cette somme (c’est à dire la majorité des salariés !) la toucheront donc par le biais du talon. C’est donc un pourcentage d’'augmentation supérieur pour les plus bas salaires, et dégressif ensuite.

Marche contre la précarité : samedi 5 décembre 10 h au Mas du Taureau à Vaulx-en-Velin

Article du jeudi 3 décembre 2009




Affiche à télécharger

Samedi 5 décembre : un verre de vin chaud et des châtaignes grillées...à partir de 18 h

Article du jeudi 3 décembre 2009

Le « chat teigne » de la CNT, vous invite à venir déguster un verre de vin chaud et des châtaignes grillées

Ce sera aussi l'occasion de discuter, échanger et rencontrer les militantes et militants de la CNT.

Venez donc nombreuses et nombreux
Syndicat Santé social du Rhône - CNT
44 rue Burdeau 69001 Lyon
04.78.27.05.80
cnt.sanso69@free.fr
www.cnt69.org

SAMEDI 5 DECEMBRE
A PARTIR DE 18H
AU 44 RUE BURDEAU / LYON 1




Flyer à télécharger

Marche contre la précarité : Concert + Bouffe samedi 28 novembre

Article du vendredi 27 novembre 2009



Télécharger l'affiche



Vendredi 20 novembre : meeting de lancement des marches contre la précarité

Article du jeudi 19 novembre 2009

Le vendredi 20 novembre se tient le meeting de lancement des marches contre la précarité.

Intervenant Evelyne Perrin, d'AC! Paris et Charles Hoareau (ex CGT chômeurs). (à partir de 18 h à la Bourse du travail, place Guichard - Lyon).

D'autres interventions (plus courtes) sont prévues / sanofi aventis de neuville sur Saone, Pôle emploi et CNT sur l'action d'occupation du restaurant pour la régularisation d'un sans-papier le 11 novembre dernier.

D'autres action auront lieu dans le cadre des marches contre la précarité le 28 novembre et le 5 décembre, voir affiches ci-dessous, nous en reparlerons sur le blog.



Affiche 28 novembre

Affiche 5 décembre