CHÔMAGE, POLLUTION, MISERE, REPRESSION, EXPLOITATION...
LE CAPITALISME, C'EST LA CRISE !

Luke "Hasta Siempre"

Article du vendredi 30 décembre 2011



Hasta Siempre :
entends-tu le chant des morts
et ce pavé battu cent fois
le poing fermé jusqu'à s'en briser les doigts
tu sais quand la vie elle vous dévore
quand la vie elle vous dévore
il n'y a plus que ça

entends-tu le cri dehors
et l'amour scandé cent fois
le chant des vaux-riens,des renégats
et le sang qui prolifére
qui donne son sein aux libertaires
contre les rires et les renvois
contre les rires et les renvois

hasta siempre camarade
hasta siempre camarade
ne m'oublie pas

contre l'horreur qui raisonne
sous les sourdines des candidats
crier de l'hymne jusqu'à s'en briser la voix
il ya ce cri qui prolifére
c'est du sourire sans riviéres
contre les rires et les renvois

hasta siempre camarade
hasta siempre camarade
ne m'oublie pas

entends-tu le chant des morts
et ce pavé battu cent fois
le poing fermé jusqu'à s'en briser les doigts
tu sais quand la vie elle vous dévore
quand la vie elle vous dévore
il n'y a plus que ça

entends-tu le cri dehors
et l'amour scandé cent fois
le chant des vaux-riens,des renégats
et le sang qui prolifére
qui donne son sein aux libertaires
contre les rires et les renvois
contre les rires et les renvois

hasta siempre camarade
hasta siempre camarade
ne m'oublie pas

contre l'horreur qui raisonne
sous les sourdines des candidats
crier de l'hymne jusqu'à s'en briser la voix
il ya ce cri qui prolifére
c'est du sourire sans riviéres
contre les rires et les renvois

hasta siempre camarade
hasta siempre camarade
ne m'oublie pas

Comprendre la dette publique (en quelques minutes)

Article du lundi 26 décembre 2011

Fais ton choix (Philonico - chanson libertaire)

Article du samedi 24 décembre 2011

[Livre] Les théories économiques

Article du samedi 24 décembre 2011



Liêm Hoang Ngoc

Les théories économiques
Petit manuel hétérodoxe

La crise profonde qui s’est ouverte en 2008 met en question les conceptions économiques orthodoxes et suscite un regain d’intérêt pour les approches critiques. Cet ouvrage propose ainsi une histoire, une présentation et une analyse hétérodoxes – c’est-à-dire critiques et à rebours des théories dominantes – des théories économiques, en mettant en exergue leurs implications politiques.
Les théories économiques prétendent en effet souvent au statut de science exacte, libre de tout jugement de valeur. L’auteur montre au contraire leur fonction idéologique et, plus particulièrement, celle de la science économique officielle, instrumentalisée dans le débat public pour justifier des choix partisans, à l’instar des politiques d’austérité. Il défend notamment la pertinence des théories postkeynésiennes, pour lesquelles la répartition des richesses est au cœur de l’explication de la crise des subprimes et des dettes souveraines.
Ce livre constitue donc à la fois un instrument de compréhension de l’histoire et des implications politiques des théories économiques, un outil de critique des théories néolibérales, et un plaidoyer pour la construction d’une pensée économique alternative.
Liêm Hoang-Ngoc est maître de conférences à l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne. Il est député au Parlement européen, membre de la commission des affaires économiques et monétaires, et secrétaire national adjoint en charge de l’économie au Parti socialiste.
Sommaire

Introduction. L’économie est-elle une science ?

Chapitre premier. Orthodoxes contre hétérodoxes, un clivage structurant

Chapitre 2. Les classiques au tournant de la révolution bourgeoise
Adam Smith : la division du travail et la répartition des revenus
David Ricardo : valeur, rente et avantages comparatifs

Chapitre 3. Marx et l’anatomie du capitalisme
La théorie de la valeur et l’énigme du capitalisme
La théorie de l’exploitation

Chapitre 4. À quoi sert le modèle néoclassique de concurrence parfaite ?
Les hypothèses néoclassiques sont-elles neutres ?
Le chômage est volontaire
Les marchés financiers sont efficients
La monnaie est neutre
L’équilibre général est optimal
Le libre-échange est mutuellement avantageux

Chapitre 5. Keynes à la recherche d’une théorie générale
Le chômage est involontaire
Les marchés financiers sont inefficients
La demande effective est déterminante
La philosophie sociale de la « Théorie générale »

Chapitre 6. La boîte à outils du « mainstream »
Le débat macroéconomique partiel
Les frontières de l’intervention de l’État
Les néo-institutionnalistes : nouvelles apologies du capitalisme

Chapitre 7. Les héritiers rebelles de Marx et Keynes
Les théories de la régulation
L’actualité des modèles postkeynésiens de répartition des revenus

Conclusion. Où va l’hétérodoxie ?
L’hétérodoxie récupérée
Existe-t-il une hétérodoxie positive ?

[Livre] L’émancipation des travailleurs Une histoire de la Première Internationale

Article du samedi 24 décembre 2011



Mathieu Léonard

L’émancipation des travailleurs
Une histoire de la Première Internationale

Huit ans : c’est ce qu’a duré l’Association internationale des travailleurs, plus connue sous le nom de première Internationale. Une vie brève donc, et pourtant c’est tout un monde qui change avec la Commune de Paris pour pivot. Entre le meeting fondateur au St Martin’s Hall de Londres en septembre 1864, et le congrès de la scission, à la Haye, en septembre 1872, on passe d’un timide réseau d’entraide ouvrière à une organisation internationale qui parle ouvertement de révolution sociale. En partant d’un conglomérat hétérogène de syndicalistes anglais, d’artisans mutuellistes français et de communistes allemands, on voit surgir en chemin de grandes figures du mouvement ouvrier comme le belge César De Paepe et le français Eugène Varlin, et l’on assiste à la formation des courants marxistes, anarchistes et sociaux-démocrates. Pour finir, les épisodes se succèdent dans la lutte entre les « autoritaires » autour de Karl Marx et les « anti-autoritaires » autour de Michel Bakounine, lutte qui finira par faire éclater l’Internationale.
Bien des questions qui sont les nôtres sont déjà posées dans les congrès de la première Internationale, dans les luttes qu’elle a menées et dans les querelles dont elle a fini par mourir. Une richesse largement oubliée, que ce livre restitue avec une entraînante empathie.

DE LA DAMNATION A L'INSURRECTION (Athènes, décembre 2011 en 8mn)

Article du samedi 24 décembre 2011

Message vidéo des camarades grecs aux camarades français

CNT - Infos N° 11, décembre 2011

Article du jeudi 22 décembre 2011




Au sommaire :

- La Bourse des travailleurs
- Infos d’ici... et d’ailleurs
- International
- Communiqués

Édito :

Santé !

Dans sa décision du 15 décembre 2011, le conseil constitutionnel a validé l’essentiel du PLFSS (projet de loi du financement de la sécurité sociale). Pourtant ce PLFSS est une attaque grave des principes fondamentaux de la sécurité sociale. Le principe de garantie de revenu face à la possibilité d’être malade est remis en cause ainsi que celui d’accès aux soins pour tous et toutes. L’épisode des jours de carence fut insultant et entraînait forcément une perte de soins garantis et une augmentation du renoncement aux soins. 4 jours de carence pour le privé, presque une semaine ! Autrement dit l’interdiction d’être malade sauf si on en a les moyens ! Et 1 jour pour les fonctionnaires sous couvert d’égalité de traitement. Pour nous l’égalité de traitement serait de supprimer les jours de carence tout court. S’aligner sur le mieux ! Car de l’argent il y en a. Toute cette présentation du PLFSS s’est accompagnée dans les médias de grand discours pour sauver la sécu. Ainsi il faudrait la débarrasser des fraudeurs (sous entendus les travailleurs et chômeurs qui en abusent), il faudrait faire sentir aux travailleurs le coût de leur absence au travail ! Mais alors que les médias focalisent sur cette chasse aux pauvres, les vrais responsables du trou de la sécu continuent de se frotter les mains. La fraude à la sécu est composée en grande partie du travail non déclaré, travail non déclaré par les patrons, fraude patronale. Selon l’insee ce travail représente 4,4 % du PIB soit 55 milliards d’euros. Le manque à gagner pour la sécu est de 9 à 15 milliards d’euros selon les estimations. Rappelons que le trou de la sécu est de 18, 6 milliards d’euros. Par ailleurs on sait que l’exonération des cotisations sociales c’est 30 milliards d’euros par an ! Et que leur efficacité est remise en cause par la cour des comptes. Bref comme pour tous les choix économiques actuels soi-disant imposés par la crise, nous ne sommes pas dans un problème de dépense mais bien dans celui des recettes qu’on supprime petit à petit. C’est un choix de société qu’il faut faire !
Dans le PLFSS et tout aussi scandaleux, il y a la baisse des indemnités journalières pour les salariés touchant plus de 2500 euros brut (soit 1,8 fois le smic). Cela ne fait que 2 000 euros net et aujourd’hui cela ne représente pas une grande richesse. C’est toujours mieux que le smic bien sûr mais de là à abaisser les garanties de soins cela est aberrant.

La succession des attaques contre la sécu avec la suppression de remboursement sur de plus en plus de médicaments, la hausse des prix, la baisse de la prise en charge ajoutées à la hausse des prix des complémentaires santé font qu’on assiste à une vague de gens renonçant à se faire soigner. Bien entendu ce sont les ménages dont les revenus sont les plus faibles qui déclarent à la fois un plus mauvais état de santé, les taux de couverture complémentaire santé les plus bas et le plus de renoncement aux soins. 8 % de la population ne peut se payer de couverture complémentaire santé. Par ailleurs selon un sondage IPSOS pour le secours populaire français, près de quatre français sur dix (39%) ont renoncé à un soin ou l’ont retardé en raison de son coût. Le plus souvent pour des prothèses dentaires, l’achat de lunettes ou la consultation chez un spécialiste.

La santé en 2012 sera pour les riches. Il ne nous reste plus que la rue pour nous refaire une santé. En 2012, tous en lutte, tous dans la rue !

CNT Infos n°11 à télécharger

Nous ne travaillons que pour leur profit... partageons les richesses

Article du mercredi 21 décembre 2011

[CNT Culture-Spectacle-RP] PARTAGE DES PROFITS CHEZ GAUMONT PATHÉ !

Article du lundi 19 décembre 2011



Bénéfices des cinémas Gaumont Pathé pour 2010 : 30 millions d’euros ! Record déjà battu pour une année 2011 exceptionnelle. ¹

Malgré ces bénéfices :

• Pas d’augmentations salariales en conséquence.
• Discrimination arbitraire de certains salariés du bénéfice de la prime de partage des profits 2010 (prime Sarkozy).
• Réduction des effectifs pour l’accueil du public notamment en caisse.
• Précarité des emplois avec des CDD à temps partiel à répétition. Salariés incertains de leur proche avenir et à la merci des caprices de la hiérarchie.
• Installation de matériel numérique au rabais et dans la précipitation entraînant pannes, annulations de séances ou projections de mauvaise qualité.
• Malgré cela, suppression des postes de projectionnistes, un seul technicien responsable de plusieurs sites.
• Techniques de management perverses provoquant concurrences et violences entre travailleurs, inquiets pour leur avenir.
• Pression sur les délégués et non-respect des institutions représentatives du personnel.
• Nécessité pour les salariés de contrôler constamment leurs bulletins de salaire avec vigilance tant l’opacité de ceux-ci (ratio confiserie) et la propension de l’entreprise à rogner le moindre sou est pesante.
• Sabordage et fermeture de sites comme le cinéma Bienvenue Montparnasse.

Halte au mépris des salariés !

Nous exigeons l’ouverture d’un véritable dialogue avec la direction sur tous ces points. Des réponses claires et motivées aux questions que nous posons. Notamment concernant la suppression massive de postes de projectionnistes à venir. Pour les agents d’accueil des conditions de travail permettant de faire des projets et d’avoir une vie un tant soit peu équilibrée.

C’est nous qui travaillons, ne laissons pas la direction saboter nos conditions de travail et nos cinémas pour des profits toujours plus démesurés.

SYNDICAT CULTURE SPECTACLE DE LA RÉGION PARISIENNE
33 rue des Vignoles 75020 Paris - cultspect@csrp.cnt-fr.org

¹ avec en plus de l’exploitation, la distribution de « Rien à déclarer » (Pathé) et « Intouchables » (Gaumont). A noter que ce dernier film, pour des raisons de rentabilité est diffusé dans certaines salles plus grandes mais…inaccessibles aux handicapés ! Aux salariés d’expliquer ça aux spectateurs...

décembre 2011

Tract version pdf

CNT Secteur vidéo "Camera au poing"

Article du dimanche 18 décembre 2011



Le « Secteur Vidéo » confédéral de la CNT, c'est quoi ?(Rappel)

Depuis quelques années, des syndicalistes de la CNT produisent de la vidéo à caractère syndical mais pas seulement. Un grand nombre de ces vidéos est visible sur des sites d’hébergement gratuits parfois peu recommandables mais, pour les « sans pognon », c'est encore le seul moyen d'exister sur la Toile.

En octobre 2010, la CNT décide de se doter d'une commission confédérale « Secteur Vidéo » qui répond à un quadruple besoin : - mettre un espace de travail collaboratif à disposition des « vidéastes » de la CNT, - mutualiser leurs productions ainsi que leurs compétences techniques et syndicales, - diffuser ces productions par le biais d’un site CNT spécifiquement dédié à la vidéo, - s'opposer à la propagande de l'État et du patronat délivrée à travers les mass-médias.

En février 2011, sur la base de l'entraide, du volontariat et du savoir faire, deux camarades du Syndicat de l'Industrie Informatique (SII-CNT) aident la commission « Secteur Vidéo » à élaborer son site. Salah en construit l'architecture et Karine en crée le logo et la maquette.

À cette époque, la CNT dispose déjà de plusieurs outils médiatiques. Citons par exemple :
- un secteur « propagande » (pour la production et la diffusion d’affiches et d’autocollants);
- un secrétariat « de relations avec les médias » (pour la diffusion de communiqués de presse);
- un journal mensuel confédéral (« Le Combat syndicaliste »);
- une revue théorique confédérale (« Les Temps maudits »);
- des revues locales, régionales et fédérales (comme « N’Autre école », la revue de la fédération éducation);
- des émissions radiophoniques transmises par des stations associatives indépendantes dans plusieurs villes.



Depuis le 18 mars 2011, le site « Secteur Vidéo » s’ajoute à cette liste d'outils médiatiques.

Présentement, nous constatons que la Confédération Nationale du Travail est encore très marginalisée dans les mass-médias et que le traitement dont elle fait l’objet sur le plan audio-visuel est souvent négatif ou erroné, voire proche du « tout et n'importe quoi » !
Comme beaucoup d'autres sites CNT (syndicats, fédérations...), le « Secteur Vidéo » te fera donc découvrir une autre réalité de la CNT par la diffusion centralisée de vidéos présentant les différentes luttes dans lesquelles ses syndicats se sont engagés en France, et dans le reste du monde en lien avec ses organisations sœurs,

Déjà réalisées ou à venir, les productions vidéos de documentaires, films de fiction et créations artistiques en lutte ont bien sûr toute leur place ici. Tu trouveras aussi sur ce site de l'information purement syndicale ainsi que des liens nous semblant cohérents avec notre démarche.

Le « Secteur Vidéo » est autogéré par des syndicalistes de la CNT sur leurs heures de loisirs. Nous ne sommes pas des professionnels de la vidéo, mais de simples militant.e.s luttant avec un caméscope au poing !

camescope-secteur-video-cntTu peux commenter les vidéos présentes sur le site et/ou les télécharger librement. Tu peux aussi nous en proposer d’autres en écrivant à secteur-video@cnt-f.org
Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. et nous te répondrons très rapidement.

Bon visionnage « en rouge et noir » !

Confédération Nationale du Travail
Secteur Vidéo

http://www.cnt-f.org/video/

secteur-video@cnt-f.org



http://www.cnt69.org/index.php/2011/03/19/765--confederation-creation-du-site-secteur-video

[CNT Education] Élections professionnelles dans l’Éducation nationale : la démocratie par les urnes ne fait ni clique, ni claque.

Article du dimanche 18 décembre 2011

Avec plus de 61 % d’abstention, la cogestion perpétuelle de la bureaucratie syndicale et du ministère paraît avoir pris une grande claque.

Tous les syndicats prêts à cogérer mettent cette faible participation sur le dos du vote électronique (difficultés techniques) voire dénoncent la privatisation du vote (achat et gestion de l’outil informatique à une entreprise privée), pourtant, tous ont accepté ce choix du ministre.

Et donc, ils vont se prévaloir d’être représentatif sur le seul et unique critère électoral comme le voudrait la loi de 2010 sur le "dialogue social dans la Fonction publique". Au nom de quoi et de qui, certains syndicats, pourraient-ils prétendre signer des accords avec l’employeur ou encore monopoliser les droits syndicaux ? Même avec 36,50% de votes exprimés, les bureaucraties syndicales se réjouissent de pouvoir conserver leurs décharges et autres permanents dits « syndicaux ».

A l’heure du démantèlement du service public d’éducation, seules les ripostes pied à pied et les convergences des luttes pourront inverser la vapeur. La vision électoraliste est délaissée ? Qu’elle le soit, tant mieux, mais pour enfin se concentrer sur les luttes à mener.

La CNT éducation propose un autre syndicalisme qui ne passe pas par les urnes mais qui reprend le chemin de la lutte, en redonnant la parole aux personnels, dans les AG. Un syndicalisme d’action directe où chacun s’engage en fonction de ses besoins et de ses moyens. Un syndicalisme sans spécialiste, sans permanent et qui réaffirme que l’essentiel n’est pas de voter mais de lutter !

Évaluation des enseignants 2012 : ni inspection, ni entretien !

Article du mercredi 14 décembre 2011

Le 30 juillet 2010 paraissait au Journal Officiel un décret mettant fin à la note des fonctionnaires, remplacée par un entretien professionnel. Aujourd’hui des projets de décrets et d’arrêtés viennent préciser les modalités d’application de cette réforme pour les personnels enseignants, d’éducation et d’orientation. Si on ne peut que se satisfaire de voir disparaître le procédé infantilisant et anti-pédagogique que pouvait représenter une note arbitraire, peut on pour autant se réjouir de ce qui nous attend ?





Entretien pro­fes­sion­nel

Nous subi­rons tous les 3 ans un entre­tien pro­fes­sion­nel conduit par le supé­rieur hié­rar­chi­que direct. Toutefois, celui-ci pourra également être conduit par un autre fonc­tion­naire dési­gné par l’auto­rité hié­rar­chi­que sans que le texte pré­cise les­quels (actuels IPR ? Chargés de mis­sions ? Préfets des études ? Membres du conseil péda­go­gi­que... ?).

Cet entre­tien sera l’abou­tis­se­ment d’un pro­ces­sus d’auto-évaluation (fli­cage volon­taire ?) sur la période de 3 ans. Il por­tera sur nos « capa­ci­tés à faire pro­gres­ser » : les élèves dans le cadre des « com­pé­ten­ces » (celles du LPC ?) de nos dis­ci­pli­nes en lien avec les pro­jets d’écoles ou d’établissements ainsi que « la qua­lité du cadre de tra­vail » ! Pour les per­son­nels non-ensei­gnants, cet entre­tien induit encore plus clai­re­ment l’obli­ga­tion de répon­dre de ses « résul­tats pro­fes­sion­nels obte­nus au regard des objec­tifs […] assi­gnés » avec pour but d’en fixer de nou­veaux pour les 3 ans à venir.

Ce projet de décret modi­fie les grilles d’avan­ce­ment. « Les caden­ces d’avan­ce­ment exis­tan­tes (au grand choix, au choix, à l’ancien­neté) sont rem­pla­cées par un rythme unique. L’avan­ce­ment accé­léré est orga­nisé par l’attri­bu­tion aux agents de mois de réduc­tions d’ancien­neté. Cette allo­ca­tion est modu­lée en fonc­tion des résul­tats de l’évaluation ». Ainsi, par exem­ple pour les cer­ti­fiés : « La répar­ti­tion des réduc­tions d’ancien­neté s’effec­tue sur une base annuelle de deux cent cin­quante mois pour cent agents du corps et dans la limite de : « 1° cinq mois de réduc­tions d’ancien­neté pour 30% de l’effec­tif du corps ; « 2° deux mois de réduc­tions d’ancien­neté pour 50% de l’effec­tif du corps « . Une nou­velle grille d’avan­ce­ment est mise en place pour chaque corps.

Notons au pas­sage que ce sys­tème va engen­drer des économies sub­stan­tiel­les au détri­ment de nos salai­res : gel de l’avan­ce­ment autre qu’à l’ancien­neté pen­dant la période tran­si­toire jusqu’à 2015 (date des pre­miers entre­tiens), allon­ge­ment de la durée de pas­sage à chaque nouvel échelon.

Une logi­que mana­gé­riale au détri­ment du péda­go­gi­que

Les supé­rieurs hié­rar­chi­ques qui ne sont pas les plus com­pé­tents dans le champ péda­go­gi­que et dis­ci­pli­naire, ne man­que­ront pas de s’appuyer sur les dis­po­si­tifs d’évaluation mis en place ces der­niè­res années. Ceux-ci, soi-disant dans l’inté­rêt des élèves, se révè­lent être de par­faits outils de fli­cage des per­son­nels, faci­lité par les sup­ports infor­ma­ti­ques (évaluations natio­na­les, LPC, B2i, cahier de texte en ligne...).

Cet entre­tien fera aussi la part belle à l’accep­ta­tion des ensei­gnants à coller aux pro­jets d’écoles ou d’établissements. Or ceux-ci émanant lar­ge­ment de la hié­rar­chie et sont sou­vent défi­nis sans véri­ta­ble concer­ta­tion avec les per­son­nels et ne sont que des copies du projet aca­dé­mi­que. Ils repo­sent sur des objec­tifs chif­frés qui n’ont pas for­ce­ment de sens péda­go­gi­que et sur les­quels nous n’avons pas com­plé­te­ment prise : taux d’absen­téisme, taux de réus­site aux exa­mens, vali­da­tion des items du socle commun... Une manière de nous tenir res­pon­sa­bles des échecs du sys­tème éducatif pour­tant lar­ge­ment dûs aux dif­fé­ren­tes poli­ti­ques de casse de ces der­niè­res années ?

Du point de vue de cette poli­ti­que minis­té­rielle, ces entre­tiens seront d’ailleurs un levier de pres­sion for­mi­da­ble pour nous impo­ser des reculs sur nos condi­tions de tra­vail (heures sup­plé­men­tai­res, stages pen­dant les vacan­ces …) ou péda­go­gi­ques (évaluations natio­na­les, socle commun...).

Mais alors à quoi sert vrai­ment cette évaluation ?


Si l’entre­tien pro­fes­sion­nel est pré­senté comme un moment pri­vi­lé­gié d’échanges entre l’ensei­gnant et son supé­rieur hié­rar­chi­que, il est bon de rap­pe­ler que les entre­tiens d’évaluation ont été, dans les ancien­nes admi­nis­tra­tions où ils ont été mis en place, un moyen de casser tous les acquis col­lec­tifs. En effet, il ne s’agit plus de réflé­chir en équipe, mais d’infan­ti­li­ser et d’isoler chaque per­son­nel, à qui on fait croire que les solu­tions se trou­vent auprès de son chef, qui aurait les « com­pé­ten­ces » pour l’aider à penser son tra­vail. Et cette méthode a fait ses preu­ves. Elle a déjà été mise en place à EDF, à La Poste ou à France Télécom avant la pri­va­ti­sa­tion de ces ser­vi­ces et chez les per­son­nels admi­nis­tra­tifs et ouvriers de l’éducation natio­nale (BIATOS). Avec le succès mana­gé­rial qu’on connait…

Travail en équipe ?

Cette évaluation est la néga­tion même du tra­vail en équipe : elle ren­voie à chacun la res­pon­sa­bi­lité (voire la culpa­bi­lité) indi­vi­duelle de ses réus­si­tes (si tant est qu’elles soient mesu­ra­bles) et de ses échecs. On ima­gine la tête des équipes quand cer­tains auront acquis plus de mois d’ancien­neté que d’autres après des entre­tiens que l’on peut crain­dre arbi­trai­res. La réus­site ne rési­dera plus que dans un devoir d’obéis­sance à des objec­tifs assi­gnés qui répon­dront rare­ment à des pro­jets pensés pour le tra­vail à effec­tuer direc­te­ment ou indi­rec­te­ment auprès des élèves.

Stress, angoisse, fli­cage, indi­vi­dua­lisme ren­forcé, …

Ne nous y trom­pons pas, l’entre­tien d’évaluation ne nous appor­tera rien, si ce n’est un moment pri­vi­lé­gié de stress et d’angoisse qui peu­vent même induire cer­tains com­por­te­ments comme la déla­tion envers cer­tains col­lè­gues. Qu’elle soit indi­vi­duelle ou col­lec­tive, cette évaluation des per­son­nes n’amé­liore en rien la qua­lité du tra­vail. Ce sont des pro­jets que nous pou­vons vali­der ou inva­li­der et pour les­quels nous pou­vons remet­tre en ques­tion nos pra­ti­ques à condi­tion que le cadre de tra­vail le per­mette. C’est à dire en pou­vant expri­mer ses dif­fi­cultés sans que cela n’ait de consé­quen­ces sur un avan­ce­ment ou une appré­cia­tion qui res­tera sub­jec­tive puisqu’elle dépend de l’évaluateur. Ce nouvel entre­tien indi­vi­duel est une pierre sup­plé­men­taire à l’entre­prise de fli­cage et d’infan­ti­li­sa­tion que l’éducation subit depuis ces der­niè­res années. C’est un véri­ta­ble « sys­tème qua­lité » qui est mis en place autour de nous, rédui­sant l’éducation à un ramas­sis de chif­fres pseudo ana­ly­ti­ques.

Pour un sys­tème col­la­bo­ra­tif !

Il est impor­tant aujourd’hui de se mobi­li­ser par la grève pour mettre en échec cette réforme mana­gé­riale et d’orga­ni­ser le refus de l’entre­tien dans les établissements pour les per­son­nels qui le subis­sent déjà.

A la place, la CNT Éducation reven­di­que l’ins­tau­ra­tion d’un sys­tème col­la­bo­ra­tif entre les col­lè­gues. Nous ne sommes pas ensei­gnants de droit divin et il est impor­tant de ne pas aban­don­ner les col­lè­gues avec les élèves sans aucune aide. Chacun pour­rait ainsi visi­ter d’autres ensei­gnants et dis­cu­ter de ce qui fonc­tionne bien ou moins bien et de trou­ver des solu­tions entre péda­go­gues (pra­ti­quants). L’éducation ne se résume pas à des chif­fres attes­tant de la vali­da­tion d’items, affir­mons la pri­mauté du tra­vail d’équipe face aux ten­ta­ti­ves de divi­sion ten­tées par la hié­rar­chie !

TOUS ET TOUTES EN GRÈVE LE 15/12/2011 Nous contacter :

CNT - Fédération des Travailleurs de l’Éducation
Téléphone : 06 26 50 01 36
mail : educ69@cnt-f.org
site : http://www.cnt-f.org/fte/



Tract en pdf

[Vidéo] Physiologie de l’effort

Article du mardi 13 décembre 2011



Film de Benjamin Baudet et Amélie Labourdette
VO Française / DVD 5 / Toutes Zones / Stéréo / 4:3 / 65 minutes
Production : Zarlab

Originaires du Daghestan, Nariman, Aïda et leurs enfants, sont demandeurs d’asile et vivent à Rezé, près de Nantes. Ils attendent la décision qui leur permettra ou non de rester en France. Oscillant entre l’espoir et le découragement, ils tentent malgré tout de reconstruire ici ce qu’ils ont perdu là-bas, et de s’adapter à une autre langue, une autre culture, un autre quotidien.

Derrière la condition instable d’hommes en attente, c’est la prégnance du statut d’exilé avant celui de demandeur d’asile qui se révèle progressivement, pudiquement. Il s’agit moins de rendre compte d’un combat héroïque contre les lourdeurs de la bureaucratie française que de rendre sensible une résistance quotidienne au recouvrement de l’identité originelle, des valeurs culturelles, de la langue maternelle.
Ce qui se déploie au jour le jour, à même le corps, à travers le moindre geste, au détour de la parole, révèle la difficulté de dire le déracinement.Ce sont ces visages, ces gestes et ces histoires qui traduisent au plus près l’expérience de l’exil comme nécessité d’exister ailleurs, à travers la présence de ceux qui se disent suspendus entre ciel et terre.

Parution : 05/12/2011
15.00 euros

Commander

[Vidéo] Les hommes debouts

Article du mardi 13 décembre 2011

Les Hommes Debout - Jeremy Gravayat (2010) | Trailer from Les Inattendus on Vimeo.





Film de Jérémy Gravayat
VO Française / DVD 5 / Toutes Zones / Stéréo / 4:3 / 75 minutes
Production : Les Inattendus

« Traverser les ruines de l’usine, se souvenir des gestes répétés. Entendre les voix des ouvriers rassemblés dans la cour et le silence des machines arrêtées. Parcourir la ville dans la boue des chantiers, partir à la recherche d’un travail. Frapper la pierre et la brique, regarder les choses lentement s’effondrer. Repérer les lieux, s’y introduire, changer les serrures et raccorder l’électricité. Se rassembler dans la nuit, allumer un feu, construire de nouveaux abris. Raconter toujours la même histoire : celle qui fait tenir les hommes debout. »

Matière composite et trajectoires entremêlées. Histoires fragmentaires, réelles ou imaginées, de trois personnages ayant vécu et travaillé dans un ancien quartier populaire et industriel de Lyon. Evocation de trois temps historiques de ce lieu. Celui du travail et de la lutte, celui de l’utilisation de cet espace vacant une fois l’usine fermée, puis celui de sa démolition et de sa future reconstruction.

Parution : 05/12/2011
15.00 euros
Commander

[Editions CNT RP] Cipriano Mera Sanz, 1897-1975, De la guerre à l’exil

Article du dimanche 11 décembre 2011

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Avec cette biographie inédite consacrée à Cipriano Mera (1897-1975) – la seule qui existe à ce jour en langue française –, nous proposons aux lecteurs de suivre une figure emblématique mais injustement oubliée du prolétariat révolutionnaire madrilène, maçon devenu général de l’armée populaire, au coeur d’un événement politique majeur du XXe siècle : la guerre civile espagnole.

Comme Durruti, Cipriano Mera, militant éminent de la CNT, s’engage à fond dans la guerre de classes qui ravage l’Espagne. Comme Durruti, il a connu les cachots de la dictature de Primo de Rivera, puis ceux de la République. Cependant, à la différence du martyr fauché en pleine gloire en novembre 1936, Cipriano Mera gardera les armes à la main jusqu’en mars 1939, et bien au-delà. Antimilitariste convaincu, il s’est pourtant fait l’agent de la militarisation des milices. Le retour à une discipline abhorrée, au système des soldes et des insignes, combattu par nombre d’anarchistes, contribuera à rejeter sa figure dans l’ombre. Mais comment ne pas reconnaître l’audace et la sincère conviction d’un anarchiste qui, excédé par l’hégémonie communiste, participera à l’expérience du Conseil national de défense avec le colonel Casado ?

L’utopie est-elle contrainte d’embrasser les méthodes de ses ennemis pour vaincre ? Quelle part prirent les staliniens dans la défaite du camp dit républicain en 1939 ? Les fascistes et leurs alliés sauront-ils toujours mieux faire la guerre que nous ? À l’heure où les tenants de la dernière idéologie libérale en date – celle de la fin des idéologies – essaient d’enterrer le bel idéal révolutionnaire, ce livre bat en brèche le schéma réducteur diffusé par la propagande (communiste, entre autres) d’une guerre opposant fascisme et démocratie.

Cipriano Mera Sanz, 1897-1975, De la guerre à l’exil, Clément Magnier, éditions CNT-RP, 2011, 231 p., 15 €, frais de port 3,25 €.

Une nouvelle fédération à la CNT : la FTTLA !

Article du dimanche 11 décembre 2011



La CNT se dote d’une nouvelle arme syndicale : la Fédération des travailleurs des transports, de la logistique et activités auxiliaires.

Elle a pour but de réactiver l’esprit combatif des travailleurs des transports, trop longtemps assommé par la classe dominante, le patronat et ses sbires.

Cette Fédération se donne comme objectif, de regrouper les travailleurs des transports et de la logistique afin de réunir les différentes luttes qui permettront de reconquérir nos acquis sociaux et surtout d’en gagner de nouveaux.

La « FTTLA » de la CNT englobe tous les secteurs des transports et de la logistique, qu’ils soient de marchandises ou de personnes, quels que soient leur statuts, public ou privé, quels que soient leur mode, aérien, maritime, fluvial, ferroviaire, routier.....ect.

La CNT un syndicalisme autogestionnaire ?

- Pour le contrôle des négociations par la base
- Pour des assemblées générales souveraines
- Pour le refus des permanents syndicaux
- Pour le refus des hiérarchies salariales
- Pour des délégué(e)s élu(e)s et révocables
- Pour la défense de tous les travailleurs, quelle que soit leur nationalité

Nous ne sommes pas des chiens ! Il est grand temps qu’un syndicalisme de lutte de classe se développe dans notre secteur d’activité et au delà !

Face à ton exploiteur, ne reste pas seul, syndique toi !


tract en PDF

[santé-Social] Rassemblement conventions collectives du 07 décembre à lyon

Article du mercredi 7 décembre 2011



Nous étions autour de 400 personnes présentes ce matin, au bout d’une heure, nous décidons d’occuper les locaux de l’ARS avec les militants de SUD et CNT, pendant que la délégation SUD CGT discute avec le directeur de l’ARS.

Nous n’avons pas pu accéder à la salle où était le directeur de l’ARS 4ème étage ; les ascenseurs ayant été bloqués.

Toutefois, nous sommes restés près d’1h30 dans les locaux (rez de chaussée) entourés par quelques CRS.

Nous ne travaillons que pour leurs profits, partageons les richesses

Article du mardi 6 décembre 2011

[Santé Social] SECTEUR SANITAIRE ET SOCIAL NON A LA MARCHANDISATION !

Article du lundi 5 décembre 2011



TOUTES ET TOUS EN GREVE LE MERCREDI 7 DECEMBRE
RASSEMBLEMENT DEVANT L’ARS de 10h à 13h
au pied de la tour du Crédit Lyonnais / 129 rue Servient, Lyon 3ème


Pour celles et ceux qui doutaient encore de la nécessité de lutter contre les attaques du patronat, la journée de mobilisation du 6 Octobre à Lyon les rappelle violemment à la réalité.
En effet, trois salariées ont été grièvement blessées. La raison : des violences policières absolument injustifiées commandées par les patrons de la FEHAP totalement sourds face aux revendications légitimes des salariés.
Lors de ces journées, Mme Nora Berra Secrétaire d’État à la santé était conviée à venir prononcer un discours. Son « émotion » se traduit par une unique phrase : « Je souhaite avant de commencer témoigner de ma tristesse et mon émotion pour les 3 personnes victimes de l’accident grave qui s’est déroulé hier pendant la manifestation1. » S’en suit 12 pages de blabla économicofinancier totalement creux sans aucune orientation politique claireen faveur du secteur. Pour exemple ; « Les ressources financières publiques en matière de santé et plus globalement de protection sociale ne sont pas sans limites, d’autant que la conjoncture économique actuelle nous oblige à optimiser les moyens existants. »
Nous remarquons aussi que les mots salariés, conditions de travail, etc ne sont pas prononcés une seule fois.
Tout est dit, pour le patronat et l’État l'heure est à « l'optimisation » !



Refusons la fatalité et dénonçons les pratiques capitalistes et sécuritaires appliquées au Secteur.


Aujourd'hui, après la dénonciation de la CC51 ( à ce propos, rassurons nous, Mme Berra vieille ! «... je sais que vous ouvrez une étape très importante avec la renégociation de la Convention Collective Nationale de 1951. Je veux vous dire qu’avec Xavier Bertrand je serai particulièrement attentive aux points de révision que la FEHAP portera1. »), les syndicats employeurs semblent s’apprêter à dénoncer la CC66. En effet, le 7 décembre est la date limite pour le cadre de la révision de la CC66 fixée par les syndicats patronaux (Fegapei et Syneas).
Le Syneas revendique « l’exclusivité d’un projet structuré autour d’une logique d’ensemble », une manière claire de dire que ne sont valables les seules propositions patronales, fis des revendications des salariés !
La stratégie de la Fegapei, quant à elle, est de signifier le 7 décembre l’échec des négociations et donc de se diriger tout droit vers la dénonciation de la convention. Position que le Syneas ne manquera pas d'approuver! Voilà un bel exemple de « solidarité patronale » et de « travail d'équipe » dans un seul but : détruire les acquis sociaux durement obtenus depuis les années 60 des 570 000 salariés du sanitaire, du médico-social et du social.

Une riposte d’ampleur est nécessaire !

Devant l’ampleur des attaques patronales contre les conventions collectives, la CNT invite tous les salariés de la BASS à se mobiliser dans l’unité.
Dans le contexte actuel de crise, l’offensive gouvernementale et patronale prend de l’envergure. Nous ne sommes pas là pour rassurer les marchés, nous ne sommes pas des variables d'ajustement pour réduire un déficit qui s'est creusé sur notre dos (pouvoir accru des banques, exonérations patronales en tout genre).
Nous savons que la richesse existe et nous irons la chercher pour la partager !
Dans toute la branche (BASS) les conditions de travail se dégradent que l’on soit dans le sanitaire, le médico-social ou le social, les charges de travail augmentent, l’intensité aussi. Les personnes accueillies se transforment en « clients ». La logique de moyens qui prévalait jusque-là cède la place à une logique de résultats.

La CNT revendique :

11 propositions concrètes vers une lutte salariale victorieuse !

1- Salaire minimum conventionnel de 1500 euros nets.
2- Revalorisation des indices d’entrée et rattrapage du pouvoir d’achat.
3- Intégration de l’IRTT (indemnité de la réduction du temps de travail) et intégration de toutes les primes au salaire.
4- Progression de carrière égale à 20 points d’ancienneté tous les 2 ans pendant 36 ans.
5- Les écarts entre les hauts et les bas salaires doivent être ramenés de 5 à 3.
6- Pas de part variable qui introduirait le salaire au mérite.
7- Grille unique de salaire applicable à tous les salariés, y compris les cadres.
8- Age du départ à la retraite volontaire à 60 ans avec le versement d’une indemnité de départ à hauteur des 6 derniers mois.
9- Réduction du temps de travail, sans perte de salaire.
10- Refus de la précarisation de l'emploi, avec, l'embauche en CDI des nombreux personnels en CDD en place dans tous les établissements.
11- Ancienneté reprise quelque soit le secteur d'activité pour les salariés ayant les diplômes ou les qualifications.



L'heure n'est pas à la négociation !
La lutte est engagée. Il nous faut construire un rapport de force important, dans l'unité. En nous organisant, en nous rassemblant alors nous pourrons imposer nos choix contre ceux des employeurs et des politiques.

… CCN 51 - CCN 66 - CROIX ROUGE - CLCC ET AUTRES...
TOUTES ET TOUS ENSEMBLE POUR L'AMELIORATION DE NOS CONVENTIONS !!


SYNDICAT CNT SANTÉ-SOCIAL 69
44 rue Burdeau 69001 Lyon
TEL: 04 78 27 05 80
cnt.sanso69@free.fr / www.cnt69.org

Suburban Rebels "Buscando emociones"

Article du samedi 3 décembre 2011

Campagne de la CNT pour une répartition égalitaire des richesses

Article du jeudi 1 décembre 2011