Femmes d’Espagne en lutte Le courage anonyme au quotidien - de la guerre civile à l’exil
Cet ouvrage est construit comme une galerie de portraits de femmes que Sara Berenguer a connues et côtoyées en Espagne, au moment de la guerre civile, ou en exil, où toutes ont mené, chacune à leur façon, le combat pour leur idéal. Sara, sans qui la plupart de ces femmes seraient restées anonymes, contribue ainsi à l’histoire de l’Espagne et du mouvement libertaire, rapportant, grâce aux témoignages qu’elle a su solliciter, de grandes actions et des petits gestes tous essentiels, même si on ne sait pas toujours leur donner leur juste valeur, face au cours de l’Histoire.
Sara Berenguer est née à Barcelone dans le quartier de Las Corts en 1919. Dès qu’éclate la révolution en juillet 1936, elle œuvre sans relâche pour « aider la révolution », s’engageant également dans la lutte pour l’émancipation des femmes, notamment au sein du groupe Mujeres libres. Toute sa vie est à la hauteur de cet engagement et elle ne cesse plus d’être, même dans l’exil, à Montady (Hérault), une militante anarchiste. Sa lutte prend différentes formes, notamment celle du témoignage et de l’écriture.
À l’appel de la FSE et de la CNT, une centaine d’étudiant-e-s étaient de nouveau réuni-e-s devant le conseil d’administration ce vendredi 25 novembre pour protester contre l’application du plan de privatisation des universités.
Alors que le CA faisait passer les RCE la semaine dernière (cf dernières actualités), c’était ce jour le tour des Initiatives d’excellence (IDEX).
Les Initiatives D’EXcellence sont une étape supplémentaire vers une Université à deux vitesses. En effet, le projet vise à crée des super-laboratoires au sein de l’université de Lyon, la valorisation de l’élitisme passant par la réduction des moyens pour la grande majorité des filières.
Lyon 2 par exemple verra son budget global amputé de 10% en guise de participation à l’instauration de quelques postes de prestige. Les IDEX ce sont des formations d’excellence pour une toute petite minorité d’étudiant-e-s privilégié-e-s.
À l’inverse,pour la grande masse des étudiants ce seront des formations sous financées en licence et donc des conditions d’études encore dégradées et des frais d’inscriptions exorbitants pour avoir le droit d’étudier dans des filières non rentables économiquement.
Coté enseignant-e-s et personnels, le projet prévoit la possibilité de payer des salaires et des primes mirobolants pour les quelques privilégié-e-s sélectionné-e-s par le projet mais c’est toujours plus de précarité et des salaires de misère pour la majorité des personnels !
On va donc voir s’opposer des facs d’élites (dans le domaine des sciences dures et directement rentables) à des facs poubelles de proximité chargées de modeler la masse des étudiant en main d’œuvre docile.
Sur cette nouvelle étape franchie dans la privatisation de Lyon 2, les listes RED et Perspectives, formant la majorité au conseil, ont approuvé les IDEX, suivant de manière cohérente leurs intérêts.
Nous militant-e-s organisé-e-s à la FSE et à la CNT, et étudiant-e-s savons que ce n’est pas le vote au conseil qui construira un rapport de force pour combattre la privatisation !
Nous sommes lucides sur les manœuvres politiques de la présidence de Lyon 2, qui étouffe toute contestation à la privatisation sous les rangers des vigiles, censure les mails de la FSE destinés à l’université, fait entrer la police sur le campus.
Car de fait la présidence, sereine, avait de nouveau convoqué pour l’occasion (ce qui semble être devenue la routine pour un conseil) agents de sécurité, vigiles privés, et membres du renseignement intérieur dans l’université.
Nous, étudiant-e-s avons tenté d’envahir ce CA. De fait, le conseil d’administration de Lyon 2 n’est plus qu’un vaste simulacre de démocratie, une chambre d’enregistrement concernant les grandes directives dictées par le ministère.
Nous, étudiant-e-s, nous sommes fait gazer et frapper dans les locaux de l’université par des vigiles privés engagés par la présidence.
Un élu enseignant s’est également fait menacer par les vigiles, soupçonné d’être « complice » des étudiant-e-s.
Où est la complicité face à l’intrusion du privé et des lobbys dans l’enseignement et l’éducation ?
Où est la complicité lorsque l’annonce des coups et des gazs reçus par les étudiant-e-s ne récolte que le silence dans le conseil ?
Rien n’entamera notre détermination face aux laquais du gouvernement et du capital qui frappent et cognent face à nos revendications. Nous avons preuve qu’ils ne reculent plus devant rien pour faire aboutir leurs intérêts capitalistes !
Telle est la réalité de la lutte, qui ne se joue plus dans les sièges des conseils et des parlements mais dehors, toutes et tous ensemble contre les intérêts de la classe dominante, qui vole et exploite en toute impunité !
Car pendant ce temps là, alors que les universités n’aurait plus de financement, elle reçoit avec cocktails et petits fours pour la rentrée de la nouvelle Université de Lyon, qui fusionne toutes les universités, instituts et écoles lyonnaises, mardi 29/11 à 18h à l’ENSATT.
Le savoir ne sera jamais une marchandise ! Toute attaque mérite réponse !
Toutes et tous nombreuses et nombreux à l’AG appelée par la FSE et la CNT Jeudi 01/12 à 18h Amphi Fugier (campus des quais). Les étudiant-e-s de tous les université-e-s y sont invité-e-s !
RASSEMBLEMENT DEVANT L’ARS
au pied de la tour du Crédit Lyonnais
129 rue Servient, Lyon 3ème
MERCREDI 7 DECEMBRE 2011 de 10h à 13h – DELEGATION 11h30
PRISE DE PAROLE POUR DEFINIR DES ACTIONS A VENIR
Une riposte d’ampleur est nécessaire
CCN 51 - CCN 66 – CROIX ROUGE – CLCC ET AUTRES... TOUS ENSEMBLE POUR L'AMELIORATION DE NOS
CONVENTIONS
CC 51 : Une dénonciation de trop !
La FEHAP, en refusant en Commission Nationale Paritaire (CNP) la moindre proposition syndicale et
en dénonçant la CC 51, a montré sa véritable conception du
« dialogue social ». Le drame de Lyon survenu lors du rassemblement du 6 octobre dernier, est bien le
fruit de la violence, celle du Patronat, sourds aux revendications légitimes des salariés-es et de
l’ensemble de leurs organisations syndicales.
Pourtant depuis 2003 les salariés ont déjà perdu nombre de leurs acquis. Mais ceci n’est pas suffisant
pour la FEHAP qui tente d’accentuer la régression sociale, quitte à l’imposer par la force.
CC66 : des propositions patronales toujours inacceptables !<br />
Le cadre de la révision fixé par les syndicats patronaux (FEGAPEI et SYNEAS) a, quant à lui, pour
limite le 7 décembre 2011. Les négociations menées depuis des mois sous l’autorité du ministère du
travail, dans le cadre de la commission paritaire mixte, n’avancent pas. Depuis 2005, ils continuent à
n’avoir qu’un seul objectif: casser les garanties collectives, individualiser les salaires, augmenter le
temps de travail pour, au final, en baisser le coût.
Depuis 2005, face à ces attaques, les salariés résistent et ripostent
Le 7 décembre, date de la dernière réunion de négociation avant une
éventuelle dénonciation, nous entrons dans une deuxième phase de la lutte.
Elle nécessite que tous les salariés, quel que soit leur convention collective,
résistent en même temps. C’est pour cette raison que les syndicats CGT,
CNT et SUD appellent les salariés du secteur à se rassembler devant l’ARS.
Local alternatif la Ruche des Citoyens
19 rue de prony à
Villefranche sur Saône
Projection de La mise à mort du travail 2ème partie
L’aliénation de l’individu
Un film de Jean-Robert Viallet : comment les logiques de rentabilité pulvérisent les liens sociaux et humains.
En France, 3 salariés sur 4 travaillent dans les services. S’il il y a une crise du travail, c’est donc de là qu’il faut l’observer.
Le réalisateur s’est installé dans une entreprise anodine, une entreprise comme il en existe aujourd’hui des dizaines de milliers dans le monde : Carglass.
Mondialisée, standardisée, Carglass est une filiale du groupe anglais Belron présent dans plus de 30 pays du monde. Ici, deux credo : une productivité maximale et un client roi totalement satisfait…
Deux notions qui, aujourd’hui, dans toutes les entreprises de services du monde, imposent la mise en place de nouvelles formes de management.
Durée : 64 minutes 2009
Bouffe populaire, bénéfices reversés au local alternatif.
Cette soirée est organisée par la CNT.
Entreteien de la CGC avec Jean-Robert Viallet:
Débat avec Jean-Robert Viallet et le sociologue Vincent de Gaulejac
Parce que notre classe a une culture, notre syndicat entend bien l'entretenir et la propager. La littérature prolétarienne est un pan de
notre culture de classe. Nous avons souhaité organiser cette rencontre avec Gilbert Vincent Caboud autour du livre « L'anomalie ou les
mémoires du silence » pour aborder ce thème de la culture de classe mais aussi ceux de son livre :
Eric, l'homme que l'on suit tout au long de l'histoire, se réveille un jour et se découvre en tant qu'individu au milieu de cette masse
de gens (dont il faisait partie) absorbés par le train-train quotidien et la société de consommation. Il réalise la futilité de sa vie et
de cette société.
Ce n'est pas un cheminement philosophique mais un enchaînement d'événements qui l'amène là. On y retrouve le lien à la nature,
à la construction (réalisation de soi à travers une production), au travail mais aussi au père, à la famille et à l'amitié.
Eric est habité par une force qui va lui faire remettre en cause tout ce qu'il est. Il veut devenir un homme libre ! La transformation
totale aboutira avec la prise de position politique au sens large, quand il prendra sa carte syndicale dit-il. Ainsi l'homme libre qu'il
aspire à devenir ne sera vraiment libre que lorsqu'il trouvera sa place dans la société des hommes libres, dans le collectif, dans la
démocratie. Lorsqu'il s'engagera pour les autres !
Retour à la Terre. Eric retrouve aussi sa place d'être humain sur terre. Il cherche à retrouver des racines et à s'ancrer dans l'histoire
des hommes, du Monde et de la nature.
Quand il approche le syndicat la crise de 2008 arrive et avec elle la peur du lendemain mais son remède se dessine : la solidarité
ouvrière et la force collective. Ses camarades et lui vont réinventer le syndicalisme révolutionnaire en construisant les outils
de lutte syndicale dont ils ont besoin pour s'opposer aux ravages de la crise financière et à l'oppression des patrons.
Ces syndicalistes vont créer un lieu de vie retranché, assurant l'autarcie alimentaire et permettant de créer une base
arrière à toutes les luttes du coin; Ils vivront une expérience de vie collective basée sur d'autres valeurs que celle
de notre société absurde.
Vendredi (18/11)
était voté au Conseil d’Administration de l’Université Lyon II le
passage aux Responsabilités et Compétences Élargies (RCE) -
application stricte et concrète de la LRU, alors même que celle-ci
avait fait l’objet de deux longs et massifs mouvements d’opposition au
niveau national.
Pour ne pas subir le passage illégitime à la LRU dans notre
Université nous avons ainsi tenté d’envahir le Conseil dans l’objectif
d’en empêcher la tenue et de bloquer notamment le passage aux RCE. La
Présidence, ne pouvant plus compter sur ses méthodes dites
démocratiques - censées à l’habitude lui permettre d’appliquer sans
trop de difficultés les plans que lui dictent le ministère au service
du patronat - avait dû pour l’occasion employer les grands moyens.
Et pour cause. le vote ayant déjà fait l’objet d’un refus au Conseil
d’Administration en Juillet, la Présidence n’avait plus d’autre choix
que le passage en force pour satisfaire ses commanditaires.
PASSAGE EN FORCE DE LA PRIVATISATION DE L’UNIVERSITÉ LYON 2 !
Ainsi, les jours précédant le vote, la présidence agitait une carotte de 250
000 euros de subventions supplémentaires « qu’offrirait » le ministère à
notre Université dans le cas de l’acceptation du passage aux RCE (c’était sans
préciser que près de 65 000 € de ces subventions finiraient directement
dans la poche du Président..) Pour entériner ses décisions, la présidence
- consciente de
leur illégitimité - a du se barricader dans ses bâtiments, se
faire protéger par des dizaines de vigiles privés armés, -
embauchés à prix d’or pour l’occasion - par ses sécurité
incendie, et faire appel à la police et aux RG au sein même de l’Université ainsi
qu’à des renforts de cars de CRS. Nous la prévenons : ils ne seront pas
toujours là et nous ne les laisserons pas vendre notre Université sans
réagir !
Quant aux autres organisations étudiantes cogestionnaires de la
privatisation (UNEF, Cé, Fédé Lyon 2 et Fac Verte) n’étaient pas aux côtés
des étudiant-e-s qui protestaient devant le CA
contre le passage aux RCE, mais bien au chaud dans le conseil en train
de vendre l’Université. Celles-ci n’ont pas daigné quitter le
conseil, contrairement à certaines listes d’enseignant-e-s et de
personnels qui ont refusé de siéger en signe de protestation
(PAU, CGT).
Et c’est à grâce à ces organisations cogestionnaires que
l’Université peut se targuer depuis toujours d’adopter ses
décisions de manière « concertée et démocratique » dans ses
conseils !
Aucun représentant étudiant n’avait d’ailleurs trouvé choquant
ni anti-démocratique que l’élu FSE soit empêché de siéger, ni
que les étudiants contestataires se fassent violemment refouler par les
vigiles et la police au sein même de l’université.
Car c’est bien de la vente de notre Université qu’il
s’agit : le passage à l’autonomie vient ainsi achever leur
stratégie de privatisation de l’Université !
LE SAVOIR N’EST PAS UNE MARCHANDISE !
Le passage aux RCE laisse toute « liberté » au Président de trouver de
nouveaux financements. Celui-ci sera contraint de gérer la pénurie
budgétaire et donc loin de gagner en autonomie, il devient totalement
dépendant des marchés ! Il devra pour cela adapter son offre de formation
aux entreprises locales, devenues actionnaires de l’Université. Elles auront
ainsi un
« droit de regard sur le contenu pédagogique des formations »
C’est ainsi la mort annoncée de toutes les filières non rentables !
Et quand les financements extérieurs ne suffiront plus,ils augmenteront les
frais de scolarité, dans la droite lignée
de l’application des plans d’austérité, qui feront payer aux
classes moyennes et populaires la crise du capitalisme...
Avec les RCE, la présidence a également toute marge de manœuvre pour gérer
« son » personnel selon son bon vouloir. Concrètement rien n’empêchera plus
l’externalisation de certains branches
d’activités, jetant a la rue une partie du personnel de
l’université déjà précarisé.
Ayant réussie son passage à l’autonomie, la présidence
souhaite maintenant faire passer tous les décrets en cascade.
Ainsi, ce vendredi, elle entend soumettre au vote les Initiatives
D’EXcellence (IDEX)
Que sont les IDEX ?
* Elles sont des projets ayant pour objectif avoué
la création au niveau national d’une dizaine de pôles universitaires
hyperspécialisés et dotés de moyens exceptionnels (financés par le
grand emprunt) en raison de leur « excellence ». - Une Université à
deux vitesses qui délaisse les universités et les champs
disciplinaires perçus comme non-productifs et/ou non-rentables. Il y a sélection
selon les priorités économiques et industrielles des
régions, et transformation en voies professionnalisantes pour des
débouchés économiques.
* - Une Université du profit,
soumise à la loi du marché, où il faut être compétitif à l’échelle mondiale et
être reconnu dans les classement internationaux, ce qui
implique une concurrence et une rentabilité. Les entreprises sélectionneront les
formations et financeront les recherches dont elles ont besoin.
* - Une précarisation à tous les niveaux
avec la mise en concurrence financière des chercheur-e-s entre eux,
ainsi qu’une compression de la masse salariale va entrainer une
précarisation accrue l’ensemble des personnel-le-s.
S’ORGANISER POUR RÉSISTER ET RIPOSTER !!
Face à ces attaques contre l’université publique et les classes
populaires, il nous faut riposter. Notre camp est aujourd’hui affaiblit par la
stratégie de certaines directions syndicales, qui a
l’université comme dans le monde du travail,trahissent les intérêts de
celles et ceux qu’elles représentent. Ces organisations « responsables »
qui négocient en notre nom dans les ministères n’ont qu’un objectif,
étouffer toute contestation sociale qui sortirait des clous pour mieux
assurer la pérennité du système actuel. Pour cette raison, nous devons nous
organiser de façon autonome pour les déborder !
Nous refusons de participer dans leurs conseils à la
cogestion de la misère et de la pénurie budgétaire ! Nous
lutterons pied a pied contre toutes les attaques ! La démocratie
universitaire est une mascarade ! Seule le rapport de force et la
lutte feront plier leur décisions ! Contre la privatisation des
Universités ! Pour une convergence des luttes entre tous et toutes les
exploité-e-s ! Rejoins-nous !
RASSEMBLEMENT DEVANT LE CA VENDREDI 25 NOVEMBRE
(campus des Quais, bâtiment Erato à
13h30)
AG JEUDI 1er DÉCEMBRE À 18h AMPHI FUGIER (campus des quais)
La FSE-Lyon et la CNT-Sup Recherche
Contact pour la CNT-Sup Recherche :
cnt.sup-recherche69@no-log.org
Contact pour la FSE-Lyon :
uselfse@yahoo.fr
https://fselyon.wordpress.com/
- La Bourse des travailleurs
- Infos d’ici... et d’ailleurs
- International
- Communiqués
Édito :
Gagner plus ? pour les riches !
De plan de rigueur en plan d’austérité, le gouvernement est en train de faire glisser les travailleurs (avec ou sans emplois) vers la misère. Pour la majorité des gens c’est toujours moins de pouvoir d’achat, c’est un comble pour un président qui s’en revendiquait.
Cette crise est une aubaine pour le patronat et ses hommes politiques bons petits soldats. Non seulement, certains cyniques gagnent du fric en spéculant sur la crise mais surtout celleci est un formidable alibi pour accélérer la destruction de nos systèmes de protection sociales et de redistribution des richesses. Pas un jour ne se passe sans qu’on apprenne des coupes budgétaires, des réductions d’effectifs ….
Ainsi le dernier plan Fillon (07/11/11) est un véritable hold up, 86 % de ce plan sera supporté par les ménages. Cumulé avec les mesures d’aout dernier, on arrive à 1,5 milliards d’euros de baisse des dépenses de l’Etat, 1,3 milliards d’euros de baisse des prestations sociales (sécu, allocations familiales et logement, retraite). Magnifique escroquerie que celle d’indexer désormais les allocations familiales et logement à la croissance et non plus au prix. Les prix augmentent et la croissance dégringole, fallait y penser ! C’est un crime quand on sait que ces allocations bénéficient le plus souvent aux populations pauvres. Dans la foulée, le gouvernement augmente la TVA, impôt le plus injuste. Il faut savoir que la TVA pèse 8 % dans la consommation des ménages les plus aisés et 16,6 % dans celle des ménages les plus pauvres. Côté impôt, ils ajoutent aussi le gel des barèmes de l’impôt sur le revenu en 2012 et 2013. Chaque année les barèmes évoluent en fonction des prix. Geler cette évolution revient à une augmentation de l’impôt sur le revenu pour certains foyers fiscaux qui se verront basculer dans la tranche supérieure. Pour faire bonne figure le gouvernement a décidé de faire passer de 19 à 24 % le taux du prélèvement forfaitaire libératoire. Cette hausse rapportera 600 millions d’euros par an (à comparer aux 2 milliards d’euros que coûte la réforme de l’ISF). L’impôt sur les sociétés sera augmenté de 5 % juste pour 2012 et 2013 pour les entreprises dont le chiffre d’affaire dépasse les 250 millions d’euros. A savoir que ces grandes entreprises ne payent que 8 % d’impôt sur les sociétés pendant que les petites en payent 30 % selon la cour des comptes.
C’est pour la bonne cause, il faut assainir les comptes nous disent-ils. Alors que pour les assainir il suffirait de commencer par regarder d’où vient la dette. Celle ci ne vient pas des dépenses mais bien de la suppression progressive des recettes et aussi et surtout de la privatisation de l’argent et donc du crédit. La dette française est essentiellement composée des intérêts qu’on a versé aux banquiers privés depuis la privatisation en 1973 (1433 milliards d’euros).
Il va devenir vital pour la population de réagir si nous ne voulons pas finir à la rue. Alors occupons la avant ! Ils ne s’arrêteront pas, chaque plan d’austérité est un test de résistance de la population, tant que ça passe ils continueront. Se rendent-ils compte qu’ils jouent avec le feu ? Le feu des émeutes ou le feu du fascisme...Le peuple doit reprendre le pouvoir et réinventer la démocratie tant celle-ci a été confisquée par l’économie et la finance plus particulièrement. Aujourd’hui quelques individus décident du sort de centaines de millions de gens sur la base de théories économiques foireuses : ce sont les agences de notation. Ce sont ces gens ainsi que les dirigeants des grandes banques et autres institutions financières mondiales comme le FMI qui ont le pouvoir aujourd’hui.
A nous de le reprendre et d’imposer une nouvelle démocratie basée sur l’humain et non l’argent, sur des mandats précis et révocables et non sur des blancs seings le temps des mandatures, sur un fédéralisme impliquant le plus de monde possible et non sur une classe dirigeante enfermée dans ses certitudes et qui croie n’avoir de compte à rendre à personne.
Une éducation qui fabrique des pauvres au service des riches un objectif programmé, un programme à combattre
Dispositif éCLAIR Le management dans l’éducation : Pour nous c’est NON !
Des nouvelles du Front éClair : Une NBI (ou "prime zep") au mérite a vu le jour début septembre. Inspirée des pires méthodes de anagement du privé, cette nouvelle indemnité comporte une part fixe et une part modulable, attribuée selon le zèle avec lequel l’agent se sera acquitté des tâches "particulières" qui lui auront été confiées.
Début octobre, les personnel-le-s du secteur de la logistique de l’ENS (LYON) se sont mis en grève pendant 12 jours et tous les secteurs se sont mobilisés pendant une journée.
La démocratie à l’Université c’est les flics et les vigiles privés !
Ce vendredi 18 novembre était voté à l’université Lyon 2 le passage aux Responsabilités et Compétences Élargies. (cf. précédent communiqué ci-joint) Le passage aux RCE avait déjà été refusé en juillet, ce qui, de fait, devait mettre un coup d’arrêt au processus de privatisation.
Cependant, on a pu avoir aujourd’hui confirmation - si tant est qu’elle ait été nécessaire - que, lorsque la farce démocratique constituée par leur conseil n’est plus suffisante, ils n’hésitent pas à employer les grands moyens. Ont été embauchés à prix d’or pour l’occasion des vigiles armés, tandis que les services de sécurité incendie de l’Université faisaient office de milice personnelle de la Présidence. Il a également été fait appel à la police, en nombre dans et aux abords de l’université. Tout ce petit monde avait pour consigne explicite de contenir les étudiant-e-s venu-e-s contester entérinement de la LRU, empêchant par la même occasion l’élu au CA de la FSE de siéger.
Depuis plusieurs semaines, le ministère et ses exécutants locaux usaient de la carotte et du bâton pour nous faire plier et dissuader les élus de voter contre le passage au RCE. Le ministère avait même promis 250 000 euros si Lyon 2 acceptait de mettre en œuvre ses plans avant le 1er janvier et jusqu’à’ a 65 000 euros de prime pour son président : son zèle appliqué à vendre l’Université au patronat s’en trouve vite expliqué.
L’Université oubliait cependant que nous ne sommes pas des ânes et qu’il sera toujours hors de question de se soumettre aux injonctions d’un gouvernement d’exploiteur/euses qui sert les intérêts d’une minorité !
La veille, organisations, associations et syndicats déposés à l’Université avaient même été empêchés de se réunir. La sécurité ayant reçu pour ordre de fermer les bâtiments afin que les « étudiants ne se réunissent pas ».
Nous dénonçons l’utilisation de la sécurité incendie de l’université comme milice à la solde de la présidence, ceux-ci faisant l’objet de pressions sur le non renouvellement de leur contrat.
De plus, l’Université avait embauché pour l’occasion des vigiles privés, pour plusieurs milliers d’euros la journée, pour suppléer les 7 membres de la sécurité incendie chargés de garder l’entrée du Conseil. Pendant tout ce temps, après s’être fait molesté par les vigiles, l’élu de la FSE sortit informer ses camardes, a été empêché de siéger au conseil. Le vote au CA, en plus d’être illégitime, est donc entaché d’illégalité.
Qu’ils sachent que les forces syndicales de lutte et de classe de l’Université Lyon 2 continuent et continueront de dénoncer la privatisation déguisée de nos universités.
Nous ne cesserons jamais de nous battre pour une université gratuite, laïque, critique et populaire !
Seule la lutte paie !
P.-S.
Fédération Syndicale Etudiante , CNT Sup recherche, SUD étudiant et des individu-e-s.
Les plus réactionnaires en rêvaient, Sarkozy l’a fait !
Les ministres, à travers différentes déclarations, avaient déjà testé le terrain lors des derniers mois. La réaction sociale s’étant faite attendre
- certains socialistes ayant même carrément adoubé l’idée – le gouvernement en a profité pour faire passer une des mesures les plus cyniques de toute sa gouvernance.
C’est donc presque fait, les « assistés » qui « profitaient » grassement du RSA vont être remis au travail sept heures par semaine pour des clopinettes. On savait que la droite tentait tout pour affaiblir le Code du Travail, elle l’assomme en créant le « travail non rémunéré ». Sarkozy a revisité ainsi son célèbre slogan de campagne en « travailler plus pour même pas un salaire » !
Mais en plus de ce travail forcé, on se demande ce que vont être les emplois pourvus par ces Rsastes ? Le gouvernement parle, par exemple de les faire travailler dans les écoles. On peut légitimement se demander s’ils ne vont pas remplacer les personnels déjà en place qui, une fois revenus au RSA, pourront ensuite retourner bosser gratos ?
Poursuivre la déconstruction de la Sécu.
Décidément pas une semaine ne passe sans que la Sécu ou les systèmes de solidarité ne soient attaqués. Après les déremboursements de médicaments, les plus faibles revalorisations des prestations sociales ou l’avancement de la réforme des retraites c’est au tour des congés maladie de payer. En ajoutant un jour de carence aux salariés du privé et en en créant un pour ceux du public, le gouvernement envoie un message fort aux salariés : on détricotera le système de santé social pierre par pierre.
Pourtant toute cette esbroufe autour de la lutte contre les « fraudes sociales » ne réussit pas à dissimuler la réalité des chiffres. En effet, les rapports officiels attestent que les détournements de financements représentent 80% des pratiques de fraudes sociales ! Oui, 80% de la fraude est le fait des employeurs. Pourtant le gouvernement refuse obstinément de mettre en place quoi que ce soit de ce côté-là.
Comme à chaque annonce, Sarkozy tape sur les plus pauvres pour mieux sauver les parts du gâteau des possédants. Il en profite aussi pour diviser un peu plus la population, entre « bons français qui travaillent » et « assistés qui profitent des allocations ».
La CNT rappelle que seul un mouvement social large et organisé par la base pourra faire reculer ces politiques anti-sociales.
Alors que Pôle Emploi s’apprête à souffler sa troisième bougie sur fond de
crise économique aigüe. L’Union Locale syndicale CNT Chelles & Marne La
Vallée participe à la grève nationale au Pôle Emploi en envahissant le
site de Chelles.<br />
Durant près de six heures une trentaine de syndicalistes ont bloqué la
machine à radier et à contrôler pour régler deux dossiers d’usagers en
organisant une assemblée générale sauvage réunissant
salariés, chômeurs et précaires.
Les logiques de flicage, le manque de moyens et un management par les
chiffres instaurent un climat de violence et de tension permanent.
Aujourd’hui, rien ne va plus, les salariés et les usagers n'en peuvent
plus, l’usine à gaz est en phase d’implosion…
Pour en finir avec cette
logique infernale la CNT appelle tous les professionnels de l’emploi, les
chômeurs et les précaires à s’unir contre le contrôle social qui
transforme nos métiers et pour des moyens à la hauteur de la crise que le
CAC 40 entend nous faire payer.
QUELLES REVENDICATIONS ?
LA SUPPRESSION DU SUIVI MENSUEL OBLIGATOIRE :
Pour en finir avec les logiques de flicage, laissons le choix aux usagers
de définir le niveau de service approprié. La fin du SMP permettrait
également de libérer du temps, des moyens et de concentrer l’action du
service public de l’emploi en direction des chômeurs volontaires.
LA TITULARISATION DE TOUS LES PRECAIRES.
Les salariés embauchés en CDD et CAE sont indispensables au fonctionnement
du service public de l’emploi, sans eux les agences auraient encore plus
de mal à tourner…
L’ARRET DES METIERS HYBRIDES
Pour rendre un service de qualité, le saupoudrage de formations ici et là
ne remplacera jamais les spécificités professionnelles des ex-ANPE et
ex-ASSEDIC.
L’ARRET DES 500 000 RADIATIONS ANNUELLES
Couper les indemnités aux chômeurs est une double peine, déjà privé
d’emploi en période de crise où la vie devient chaque jour plus chère, la
radiation est un crime social et motif de tensions entre les usagers et
les salariés.
UN APPEL A LA DESOBEISSANCE CIVILE
Salariés du Pôle Emploi, la fonction de contrôle social est de plus en
plus prenante et source de conflit avec les usagers. Pour résister, nous
vous invitons à refuser l’application de vos missions de flicage de
manière officielle ou officieuse.
Le Secrétariat Médias de la CNT, pour l'UL CNT Chelles / Marne la Vallée
Le 15 et 16 novembre 1926, à Lyon, se tient le congrès constitutif d'un nouvelle organisation syndicale la C.G.T-S.R (Confédération Générale du Travail - Syndicaliste Révolutionnaire). Impulsée par Pierre Besnard, la création de cette nouvelle organisation de sensiblitité libertaire et ouvertement anarcho-syndicaliste était devenue nécessaire après la main mise des communistes staliniens sur la C.G.T.U.
La C.G.T.- S.R adhère à son tour à l'A.I.T (anti-autoritaire) créée à Berlin en 1922.
Malgré une forte détermination de ses militants et en premier lieu de Pierre Besnard, elle restera une petite organisation (de nombreux libertaires refusant une nouvelle division). Elle aura pourtant, à travers son journal "Le Combat syndicaliste", une analyse clairvoyante de la révolution espagnole, à qui elle apportera aide et solidarité.
Un décret, adopté en juillet 2010, prévoit la disparition de la notation administrative pour tous les fonctionnaires et son remplacement par un entretien individuel annuel avec le supérieur hiérarchique direct. Une réforme qui, dès janvier 2012, touchera notamment l’Éducation nationale. Pour l’heure, on ne sait pas comment évoluera la notation pédagogique des enseignants mais on peut légitimement se demander si elle ne sera pas amenée à suivre le même modèle.
Après le soulagement de voir disparaître ce système infantilisant de notation, on peut néanmoins craindre le pire pour la nouvelle mouture. Et, même si rien n’est encore officiel, voilà ce qui pourrait se profiler pour constituer la dernière pierre de l’oeuvre (anti-)pédagogique du premier mandat sarkozyste : trouver comment mettre au pas les profs !
Voilà ce qui se profile…
Dans le primaire, il sera compliqué, sinon impossible, pour les Inspecteurs de l’Éducation nationale de rencontrer, chaque année, tous les enseignants de leur circonscription. Les directeurs d’école devraient donc logiquement voir leurs prérogatives étendues afin de leur permettre, désormais, de réaliser ces entretiens avec leurs collègues. Ainsi le directeur d’école deviendrait responsable de l’évaluation pédagogique de l’ensemble de ses collègues et il pourrait leur fixer des objectifs annuels à réaliser. Autant dire que cette réforme donne, tout bonnement, un véritable pouvoir hiérarchique à des directeurs qui, jusqu’alors, n’étaient que de simples collègues.
Mais ce n’est pas tout ! Les évaluations d’écoles, jusqu’alors pratiquées de manière « expérimentale », devraient se généraliser tous les trois ou quatre ans. Autrement dit, l’Inspecteur de l’Éducation nationale de circonscription, éventuellement accompagné d’un autre IEN, pourrait venir inspecter l’école sur plusieurs jours. Il ne s’agirait pas nécessairement de séances pédagogiques devant élèves (le contrôle pédagogique étant laissé à la charge des directeurs) mais, plutôt, d’une évaluations des obligations administratives ou du fonctionnement entre collègues. Le tout serait couronné par un audit auprès des parents sur leurs relations avec l’école et avec l’équipe éducative.
Le directeur d’école deviendrait responsable de l’évaluation pédagogique
On voit bien là, pour les élèves, le passage du statut d’usagers à celui de clients, préambule nécessaire à toute privatisation. Or c’est, exactement, la même formule qui a été mise en oeuvre à France Telecom, à la Poste, à EDF-GDF, à Pôle Emploi et dans toutes les administrations qui se sont faites privatiser, ces dernières années, avec les dégradations des conditions de travail que l’on connaît et qui ont engendré : surmenage, dépression voire suicide…
Luttons pour une école émancipatrice !
La CNT-Éducation a toujours dénoncé le caractère infantilisant des inspections et elle continue d’appeler à les refuser aux côtés du Collectif Anti-Hiérarchie dont elle est partie prenante. La CNT-Éducation porte un projet d’éducation émancipatrice et autogérée qui doit être mené par l’ensemble des acteur-rice-s de la communauté.
Cela passera, entre autre, par le partage des compétences liées au fonctionnement et à la gestion du lieu de travail. C’est donc tout naturellement qu’elle appelle l’ensemble des collègues (directeurs ou non !) à refuser la mise en place d’un nouveau statut de directeur qui en ferait, inévitablement, un supérieur hiérarchique.
S’il est bien vrai que « le pouvoir est maudit » (Louise Michel), la création de ce nouveau statut de chefaillon reviendrait à tracer, pour nous, une croix sur notre liberté pédagogique et sur les conditions – nécessaires mais non suffisantes – d’une éducation émancipatrice à laquelle ont droit tous nos élèves.
Depuis deux ans, on assiste à Lyon à une recrudescence de l’extrême droite : ouverture de local néo nazi, manifestations sauvages violentes, actions anti-musulmans et agressions fascistes. Témoignages de victimes.
Reportage : Olivier Minot
Réalisation : Alexandra Malka
Le lundi 14 novembre, le syndicat CNT santé social région parisienne appelle l’ensemble des professionnels de l’emploi et usagers des structures d’insertion à se mobiliser au cotés des salariés grévistes du Pôle Emploi.
La logique infernale en cours au Pôle emploi nous concerne tous. Le contrôle social et le flicage qui sévit dans le secteur de l’insertion professionnelle fragilise les rapports entre salariés et usagers. Que ce soit dans les projets ville, les associations, les missions locales, les opérateurs privés et le Pôle Emploi, les chômeurs se retrouvent systématiquement suspectés d’être des profiteurs, dans la lignée de la rengaine « anti-assisté » régulièrement ressortie par l’UMP. La chasse aux mauvais chômeurs est ouverte. Les allocataires du RSA sont stigmatisés, prochainement fichés et l’envie de les faire travailler gratuitement refait surface. Les radiations et les humiliations pleuvent, l’accompagnement dans nos structures se dégrade par manque de moyens.
En effet, les effets d’une crise économique qui n’en finit plus de durer affectent nos structures. Les coupes budgétaires, les économies, et les diminutions de moyens touchent l’ensemble des structures de l’insertion économique et sociale. Les statuts des salariés se voient alors menacés par une l’explosion des contrats précaires oo la remise en cause des conventions collectives.
Face à ce constat, la CNT qui se bat contre tout corporatisme et pour les convergences des luttes invitent les professionnels de l’emploi à se mettre en grève le 14 novembre contre le contrôle social qui transforme nos métiers et pour des moyens à hauteur de la crise que le monde de la finance entend nous faire payer.
CNT santé social région parisienne
33 rue des vignoles
75020 Paris
Mail :sante-social.rp@cnt-f.org
Tel : 06 59 64 23 67
Permanences les 2ème jeudi du mois de 18h à 19h et le 3ème jeudi du mois de 18h à 19h30
Lors du G20 qui vient de se tenir à Cannes, les « maitres du monde » ont une nouvelle fois confirmé la soumission au capitalisme comme seule solution à la crise actuelle.
Ils n’en n’ont jamais assez du mépris des peuples. L’exemple grec en est une nouvelle illustration. S’il n’y avait malgré tout pas grand-chose à attendre du référendum grec sur les plans d’austérité adoptés par le gouvernement hellénique (le mépris des résultats des référendums sur le traité constitutionnel européen constituant de lourds antécédents), le G20 a fait autant que possible pression sur la Grèce pour que ce vote n’ait pas lieu et que l’avis du peuple soit une nouvelle fois ignoré. Pourtant c’est bien les manifestations et grèves générales de ces dernières semaines qui avaient poussées Papandréou à cette décision
Toujours sur le même refrain, les membres du G20 ont adopté un « plan d’action pour la croissance et l’emploi » qui visent une nouvelle fois à « équilibrer les dépenses publiques » annonçant de nouveaux coups de rabots sur les systèmes de solidarité et les prestations publiques.
Et ce n’est pas les allusions floues de la fin de communiqué sur « les initiatives prises dans certains de nos pays pour taxer le secteur financier à des fins diverses » ou « il est important d’investir dans des socles de protection sociale qui soient adaptés à chaque situation nationale » qui nous feront oublier que ces gouvernements n’ont de cesse de démanteler petit à petit les systèmes de retraites et de protection sociales de leurs pays respectifs.
Tout ça ne nous fera pas oublier non plus qu’ils refusent toujours de s’attaquer aux paradis fiscaux et aux bénéfices records que les grandes entreprises de ce même G20 évacuent vers ses « édens de l’impôt allégé ». Tout ça ne nous fera pas perdre de vue que la question de la mise en place d’une fiscalité commune reste ignorée et que c’est toujours sur ceux qui ne possèdent que leur force de travail que seront dirigées les nouvelles pressions économiques.
Ce nouveau G20 nous renforce donc dans l’idée que ces gouvernements ne se concertent qu’au bénéfice des possédants et au mépris des peuples et des travailleurs. Il nous maintient aussi dans notre conviction que, seul un rapport de force imposé par la rue pourra les fera plier. Il est temps d’emboîter le pas au peuple grec.
Le 1er septembre François SAUVADET, ministre de la fonction publique annonçait fièrement dans un communiqué la mise en place d’une prime d’intéressement collectif dans la fonction publique. Ce nouveau dispositif vient mettre la touche finale aux nouveaux dispositifs d’individualisation des rémunérations avec la prime de fonction et de résultat (PFR).
L’individualisation comme technique de gestion des personnels
Depuis près de 20 ans le patronat promeut une technique de management par l’individualisation des salaires via des systèmes de primes variables liées à la « performance » individuelle et/ou les collective c’est-à-dire liée à la réalisation d’objectifs. Cette tendance à l’individualisation n’a fait que se renforcer. Ainsi dans les grandes entreprises neuf salariés sur dix sont aujourd’hui concernés par une individualisation de la rémunération passant par les primes mais aussi des augmentations de salaire individualisées.
Derrière le discours idéologique libéral sur la récompense du « mérite » individuel et la réconciliation du travail et du capital dans le partage des « fruits de la croissance » via l’intéressement, cette politique aboutit concrètement à une destruction des collectifs de travail, une mise en concurrence des salariés entre eux et une auto-exploitation au nom du supposé intérêt commun entre travail et capital.
Ce faisant la question des salaires et de la lutte collective pour l’avancée commune des droits est détournée par l’illusion d’une augmentation individuelle au détriment de ses collègues et dans une relation unilatérale à la direction.
L’accroissement continu de la part flexible du salaire est donc fondamentalement lié à l’évaluation individuelle des « performances » et la politique du chiffre qui l’accompagne avec son corollaire en termes d’isolement des travailleurs, de souffrance au travail et de dégradation de la qualité du travail.
Et chez nous ?
Comme tout ce qui a fait la preuve de son pouvoir de nuisance dans le privé a vocation à s’appliquer un jour au public, nous avons nous aussi notre part flexible du salaire.
Alors que le point d’indice est gelé depuis plusieurs années, le gouvernement a beau jeu d’agiter la carotte de l’augmentation individuelle par le biais des primes en faisant miroiter un relèvement des primes avec la PFR et la prime d’intéressement.
Ces deux primes ont vocation à s’appliquer à partir de 2012 pour remplacer la prime de technicité et nos fameuses « parts variables ». La PFR est censée se baser sur la fonction et la « performance individuelle » là où la prime d’intéressement mesurerait la « performance collective des services ». Dans les deux cas, ces primes renforcent la logique de l’évaluation par « objectifs » et la politique du chiffre, donnant ainsi les pleins pouvoirs à la direction pour jouer de la carotte et du bâton avec notre rémunération. Car, comme il se doit, « en cas d’insuffisance caractérisée dans la manière de servir, un agent peut être exclu » du dispositif (article 4 du décret n°2011-1038).
Si la PFR peut ressembler sensiblement au système déjà existant de parts variables, elle introduit néanmoins une nouveauté en basant une partie de la prime sur la fonction et non sur le grade indépendamment du poste occupé par chaque agent.
Concernant la prime d’intéressement, celle-ci devrait rajouter une couche d’évaluation par objectifs au niveau de chaque service. Nul doute que la nouvelle ligne hiérarchique transformant l’inspecteur en manager avec plans d’action et évaluations à la clef servira d’outil à l’évaluation du service.
Nous sommes face à un projet politique cohérent de division des personnels et de destruction des collectifs de travail visant à empêcher des revendication communes pour l’augmentation des salaires via l’augmentation du point d’indice ou la revalorisation des grilles indiciaires.
Au-delà c’est également l’indépendance de notre fonction qui est en jeu par le biais d’une évaluation par objectifs quantitatifs à tous les niveaux et sur la base des priorités fixées par la hiérarchie.
Nous revendiquons :
- la suppression de l’ensemble des primes pour les intégrer dans le salaire fixe.
- l’augmentation du point d’indice
- la revalorisation des grilles indiciaires vers une réduction des inégalités salariales
Avec plus de 61 % d’abstention, la cogestion perpétuelle de la bureaucratie syndicale et du ministère paraît avoir pris une grande claque.
Tous les syndicats prêts à cogérer mettent cette faible participation sur le dos du vote électronique (difficultés techniques) voire dénoncent la privatisation du vote (achat et gestion de l’outil informatique à une entreprise privée), pourtant, tous ont accepté ce choix du ministre.
Et donc, ils vont se prévaloir d’être représentatif sur le seul et unique critère électoral comme le voudrait la loi de 2010 sur le "dialogue social dans la Fonction publique". Au nom de quoi et de qui, certains syndicats, pourraient-ils prétendre signer des accords avec l’employeur ou encore monopoliser les droits syndicaux ? Même avec 36,50% de votes exprimés, les bureaucraties syndicales se réjouissent de pouvoir conserver leurs décharges et autres permanents dits « syndicaux ».
A l’heure du démantèlement du service public d’éducation, seules les ripostes pied à pied et les convergences des luttes pourront inverser la vapeur. La vision électoraliste est délaissée ? Qu’elle le soit, tant mieux, mais pour enfin se concentrer sur les luttes à mener.
La CNT éducation propose un autre syndicalisme qui ne passe pas par les urnes mais qui reprend le chemin de la lutte, en redonnant la parole aux personnels, dans les AG. Un syndicalisme d’action directe où chacun s’engage en fonction de ses besoins et de ses moyens. Un syndicalisme sans spécialiste, sans permanent et qui réaffirme que l’essentiel n’est pas de voter mais de lutter !
Soiré projection débat les amoureux au ban public Le 23/02/2012 à 19:00 Local alternatif la Ruche des Citoyens 19 rue de prony à Villefranche sur Saône
soirée conférence-débat « L’Héritage Thatchérien de 1979/2002 » Le 02/03/2012 à 20:00 La ruche des Citoyens 19 Rue de Prony. Villefranche