CHÔMAGE, POLLUTION, MISERE, REPRESSION, EXPLOITATION...
LE CAPITALISME, C'EST LA CRISE !

Saccage d’un bar par des hooligans lyonnais en plein centre ville

Article du mercredi 31 août 2011

Samedi 13 août vers 16h, rue Lanterne dans le 1er arrondissement, un bar a été saccagé par des hooligans.



La saison de foot­ball a repris et nous sommes à quel­ques heures du coup d’envoi du pre­mier match de la saison match à Gerland. Tout à coup, une ving­taine de « sup­por­ters » appar­te­nant appa­rem­ment a un groupe de sup­por­ters ayant rési­dence à Gerland quitte le bar « le Wallace » où ils ont l’habi­tude de venir le week-end, tra­verse le pont et se diri­gent en direc­tion des Terreaux.

Quelques minu­tes plus tôt, un des leurs col­lè­gues s’était fait affi­ché en pleine rue par trois cama­ra­des anti­fas­cis­tes qui l’avaient traité de « nazi » (ce que son accou­tre­ment lais­sait for­te­ment pré­sa­ger).

Malheureusement pour les trois cama­ra­des, ils sont vite repé­rés par la ving­taine de hoo­li­gans et se réfu­gient dans un bar rue Lanterne. Et là en plein centre-ville un samedi, les pseu­dos-sup­por­ters se livrent à une véri­ta­ble atta­que du bar en ques­tion.

Le gérant tente alors de pro­té­ger (avec l’aide d’un sala­rié d’un com­merce avoi­si­nant) son bar et ses clients dont cer­tains sont mineurs, mais ils ne peu­vent rien faire face à un tel déchaî­ne­ment de haine et de vio­lence : la balus­trade est cassée (ils se ser­vi­ront des plan­ches pour frap­per une des per­son­nes défen­dant le bar) ; les chai­ses, les bou­teilles et même les plan­tes sont lancés à l’inté­rieur du bar...
Les nervis finis­sent par partir en scan­dant un der­nier « Lyon Lyon Hooligans »...

Au bout d’un cer­tain temps, la police arrive mais les témoins sont tel­le­ment cho­qués qu’ils n’ont pu détailler pré­ci­sé­ment l’atta­que ; mis à part le fait qu’un des agres­seurs avait un bras dans le plâtre et qu’un autre a été blessé à l’oreille. Résultat : 400 euros de frais pour le gérant...

Le Collectif 69 de Vigilance contre l’extrême-droite ne s’étonne pas de ce nou­veau défer­le­ment de vio­lence commis par les pseudo-sup­por­ters de Gerland ; en effet, nous avions déjà fait le lien entre des grou­pes issus du stade et la mani­fes­ta­tion fas­ciste d’octo­bre der­nier lors du mou­ve­ment social, et lors de la marche des cochons du 14 mai qui avait ras­sem­blé tout le « gratin » de l’extrême-droite lyon­naise.

Il n’est un secret pour per­sonne que le stade de Gerland compte en son sein des grou­pes de sup­por­ters très pro­ches des mou­van­ces d’extrême-droite mais cela devient plus que gênant (même si cela l’est aussi à l’inté­rieur du stade) quand la vio­lence sort du stade et vient se répan­dre dans le centre ville lyon­nais.

Nous insis­tons une nou­velle fois sur le fait que la vio­lence ne vient que d’un seul côté !

Nous nous étonnons par contre que ce sac­cage n’ait pas été relaté dans la presse écrite ou Internet pour­tant si alerte quand un délit de ce genre est commis. Et nous le sommes d’autant plus quand un site d’infor­ma­tion sur le web donne la parole sans aucune ana­lyse, ni oppo­si­tion ou inves­ti­ga­tion à ces grou­pes de sup­por­ters (voir arti­cle de Lyon Capitale).

Nous res­tons plus que jamais vigi­lants face à ces grou­pus­cu­les hai­neux et nous conti­nue­rons à lutter contre ce fléau.

Collectif 69 de Vigilance contre l’extrême-droite en col­la­bo­ra­tion avec le bar atta­qué.

L’informatique retirée de la liste des métiers ouverts aux étrangers non européens

Article du jeudi 25 août 2011

Syndicat de l’Industrie Informatique (Sii-CNT)

Par un arrêté du 11 août 2011 des ministères de l’Intérieur et du Travail, la nouvelle liste des métiers ouverts aux étrangers non européens a été mise à jour. Alors que cette liste était auparavant composée de 30 métiers, la nouvelle version en vigueur n’en comporte désormais plus que 14. Les métiers de l’informatique ont notamment disparu de la nouvelle liste sauf pour les "experts".

Déjà au printemps dernier, Claude Guéant et Xavier Bertrand avaient annoncé leur volonté de restreindre l’immigration légale de travail dans l’industrie informatique. Guy Mamou Many, le grand Mamamouchi du Syntec et les dirigeants des grandes SSII avaient alors pris d’assaut la presse spécialisée et la presse généraliste pour crier à la mise à mort du secteur informatique.

A les croire, les SSII joueraient ainsi leur survie contre de multiples dangers. Il y aurait une prétendue pénurie d’informaticiens en France. Cette soit disant pénurie empêcherait les SSII de répondre à des appels d’offre, et donc ouvrirait en grand la porte aux solutions offshores.

Cette pénurie de main d’œuvre entraînerait de plus une surenchère insoutenable des salaires.

Mais de qui se moque les dirigeants du Syntec et des SSII ? Dans quel monde vivent ils ?

Il serait bien temps en effet qu’il y ait une surenchère des salaires. Depuis combien de mois déjà entend on parler de la reprise dans le secteur et des cahiers de commande surchargés ? Combien de SSII ont gelé les salaires depuis des années et des années en prétextant de la crise, alors que le coût de la vie n’a cessé d’augmenter, prolétarisant encore un plus les informaticiens ?

Les gels de salaires sont devenus tellement courants que de plus en plus de SSII se sont retrouvées face à des conflits sociaux à répétition alors que la culture des informaticiens les avaient toujours éloignés des luttes sociales jusqu’à présent.

Quelle est cette prétendue pénurie de main d’œuvre alors que le Pôle emploi est plein d’informaticiens au chômage ? Alors que les sièges des SSII sont remplis de salariés en intercontrat ? Peut être ceux-ci n’ont pas les compétences techniques pour répondre aux nouveaux besoins des clients, alors que les nouveaux projets sont repartis de plus belle. Mais pourquoi, les SSII ont-elles alors toujours autant de mal à former leurs salariés aux nouveaux besoins, alors qu’elles vendent très souvent au cours de leur recrutement leur volonté de formation permanente aux nouveaux embauchés ?

Quand les SSII cesseront elles ce chantage permanent à l’offshore, dont la menace est très difficilement vécue au quotidien par les salariés ? Comment le Syntec ose-t-il nous faire croire que la course à l’offshore va être accélérée par les augmentations de salaires ? Le Syntec n’a pas attendu la reprise pour faire à l’offshore et délocaliser massivement les projets informatiques dans les pays à bas coût. Cela fait des années et des années que les SSII tirent les coûts vers le bas au détriment non seulement de la qualité des services fournis mais aussi des conditions salariales.

Si le Syntec se préoccupait réellement des relations sociales dans l’informatique au lieu de se vivre uniquement comme un outil de lobbying économique, il saurait que la surenchère des salaires est attendue avec énervement par les salariés, qu’ils sont par ailleurs demandeurs de formations que leurs entreprises refusent très souvent sous divers prétextes afin de réduire les frais généraux, que l’offshore est vécu comme une menace induisant toutes sortes de risques psycho-sociaux, comme le stress, et de plus en plus souvent, le suicide au travail.

Nous refusons de nous laisser enfermer entre le choix du patronat qui ne voit l’immigration que du point de vue du profit capitaliste et les relents nationalistes du gouvernement.

L’immigration doit rester un choix correspondant à un projet de vie personnel, et non pas l’outil d’une stratégie patronale de pression sur les salaires et les conditions de travail en période de réamorçage de reprise. Nous rejetons ces discours qu’il viennent du patronat ou des nationalistes qui ne visent qu’à mettre en concurrence les salariés entre eux, alors que leurs intérêts les amènent à se battre contre un seul et même adversaire : le patron et les actionnaires. Aussi, nous préférons avoir une vision coopérative des rapports entre les salariés au travail.

Ce sont les patrons et les actionnaires qui ont déclaré la "guerre économique", et qui s’en attribuent les profits en regardant les salariés se mettre en concurrence dans un dumping social sans fin. Nous sommes les pacifistes et les déserteurs de cette guerre. Nous luttons contre ceux qui l’ont déclenchée et contre ceux qui l’attisent en nous dressant contre d’autres travailleurs. Nous n’accepterons jamais que les immigrés soient vus comme des boucs émissaires de cette situation, tout comme nous ferons tout pour qu’aucun salarié, quelque soit son origine ou son histoire personnelle ne tire les salaires vers le bas, en acceptant un salaire trop bas.

Alors, non, ce n’est pas à Guy Mamou Mani et ses sbires d’aller faire leur marché aux colonies, et nous n’attendons pas non plus de Claude Guéant qu’il empêche à des travailleurs compétents de venir chercher de meilleures conditions financières et sociales en France en essayant de nous faire croire qu’il cherche à préserver les emplois et les salaires des Français, alors qu’il n’est qu’une fois de plus dans la surenchère xénophobe à la remorque du Front National à la veille d’une campagne électorale qui sent déjà le rance, comme il en est déjà coutumier. Si Claude Guéant avait vraiment l’intention de défendre nos intérêts, il ne cautionnerait pas la politique destructrice d’emploi du gouvernement auquel il appartient (défiscalisation des heures supplémentaires, réduction des commandes publiques, immobilisme devant la répartition de plus en plus injuste des profits obtenus des gains de productivité, etc…)
C’est aux travailleurs eux même de choisir où ils veulent exercer leur métier. Et ça ne nous empêchera d’aller arracher à nos patrons les augmentations qui nous sont dues parce que nous savons parfaitement comment nos dirigeants d’entreprise savent capter pour jouer au Monopoly industriel et financier.

La Phaze "Colere Noire"

Article du jeudi 25 août 2011

Chronique ordinaire d’une occupation : les attaques des forces israéliennes contre les paysans palestiniens

Article du mercredi 24 août 2011

27 mai 2011.
Les forces israéliennes ont tiré sur des paysans palestiniens à Gaza


Bande de Gaza. Les forces israéliennes ont ouvert le feu ce mardi sur des paysans palestiniens dans la zone d’Al-Farrahin area, à l’est de Khan Younis dans le sud de la bande de Gaza selon des témoins.
Les troupes israéliennes stationnées sur la frontière est de Gaza ont ouvert le feu à la mitrailleuse sur les paysans palestiniens qui étaient en train de récolter leurs cultures. Il n’y a pas eu de blessés signalés. Les paysans craignent de ne pouvoir récolter leurs cultures, ce qui est leur seule source de revenus depuis le blocus de gaza imposé en 2008.

30 mai 2011 Des soldats et des colons empêchent des paysans palestiniens de travailler leurs terres.

Cisjordanie. Cette période est particulièrement cruciale dans le cycle agricole. Une fois de plus dans cette période si importante, des soldats israéliens ont empêchés des fermiers des villages de Safa et Beit Unmar de travailler leurs terres près de la colonie de Bat Ayin au nord de ces villages, prétendant que l’endroit est une zone militaire fermée. Cette zone agricole riche, appelée Wad Abu El-Rish est semée d’oliviers et de vignes. Les terres appartiennent à différents fermiers des villages de Safa et Beit Unmar. _ Durant les derniers jours, des colons ont coupé une vingtaine d’oliviers et une vingtaine de pieds de vignes à Wad Abu El-Rish. Le propriétaire des arbres détruits, Hammad Solaibi, a déclaré : « Si les soldats continuent de nous empêcher d’aller sur nos terres, nous allons perdre la saison des raisins, qui est notre principale source de revenus. L’année dernière, des colons avaient coupés des dizaines d’arbre dans cette zone, et ils recommencent cette année ».
Des gens des villages ont déclaré à l’Alternative Information Center qu’ils craignaient que les récentes attaques de colons, et le classement de cette zone comme “zone militaire fermée” soit le premier pas pour une annexion de celle-ci à la colonie Bat Ayin.
2 juin 2011 Des colons mettent le feu à des vignes dans des villages de la zone de Naplouse

Cisjordanie. Pour la deuxième fois cette semaine, des villageois ont rapporté que des colons ont mis le feu à des terres agricoles au Sud de Naplouse. Des habitants de Burin ont accusé des colons de la colonie Yitzhar. Des terres agricoles près des villages de Madama et Burin, tous les deux au sud de Naplouse ont été incendiées jeudi après-midi et les villageois ont déclaré que des observateurs avaient vu des colons dans la zone.
Les pompiers palestiniens ont pu contenir l’incendie mais plusieurs dunum [1] ont été détruits a rapporté un officiel.
Le feu s’est déclaré après l’évacuation d’un avant-poste d’une colonie, quinze kilomètres au sud des villages. Des habitants d’une localité près de la colonie de Shilo où quatre structures illégales ont été démantelées ont dit que douze voitures avaient été vandalisées par des colons.
Lundi, des colons visitant un lieu saint à l’intérieur de Naplouse ont tiré sur les forces israéliennes escortant le groupe de 1 600 personnes puis, selon des sources palestiniennes ont mis le feu à des terres près de Madama. Ces incidents marquent un saut important dans la violence des colons contre les palestiniens dans cette zone.

3 juin 2011
Des soldats israéliens attaques des manifestants qui protestaient contre le Mur, blessant six civils.

Cisjordanie. Six civils ont été blesses vendredi et beaucoup d’autres soignés suite à l’inhalation de gaz lacrymogène quand les troupes israéliennes ont attaqué les manifestations hebdomadaires anti-Mur dans différents villages de Cisjordanie. Cette semaine, des manifestations ont été signalées dans les villages de al-Nabi Salleh, Bilin, Nilin dans la partie centrale de Cisjordanie ainsi qu’à al-Massara dans le sud. Un homme a été blessé à la jambe et deux douzaines traités pour les effets des gaz lacrymogène quand les troupes ont attaqué la protestation hebdomadaire dans le village de al-Nabi Salleh. Vendredi matin, des villageois et des militants internationaux et israéliens se sont regroupés près de terres où Israël a planifié de construire une nouvelle colonie. Dès qu’ils sont partis, les troupes ont attaqué le village, l’ont envahi et lances des bombes lacrymogènes dans les maisons... Ensuite, après la prière de la mi-journée, des manifestants ont de nouveau marché vers le lieu de construction de la colonie où ils ont été attaqués de nouveau avec des gaz lacrymogènes avant de se retirer du village. Un homme a été blessé à la main par une bombe lacrymogène.

Les troupes ont de nouveau envahis le village ensuite et sont rentrés dans les maisons y compris celle de Bassem al-Tamimi, un militant local qui a été détenu par l’Armée israélienne les six derniers mois. De même, dans le village de Bilin, un journaliste a été blessé et beaucoup de personnes soignées suite à l’inhalation de gaz lacrymogènes après que l’Armée ait attaqué la manifestation. Des habitants de Bilin protestent contre la construction du Mur depuis six ans. Des militants israéliens et de nombreux pays rejoignent les villageois dans leurs protestations chaque vendredi après la prière de la mi-journée. Dès que les gens arrivent à la grille séparant les paysans de leurs terres, les soldats israéliens tirent des bombes lacrymogènes et des bombes assourdissantes . Khalid Sabarnah, 45 ans, un journaliste local a été blessé par une bombe lacrymogène quand elle est venue heurter sa main. D’autres manifestants se trouvaient dans le village voisin de Nilin où les habitants font la prière du midi près du Mur Israélien avec le soutien de militants internationaux et israéliens. Ils ont ensuite marché vers le Mur, marquant le troisième anniversaire de lutte contre celui-ci. Les troupes israéliennes ont alors tiré des gaz lacrymogènes et à balles réelles causant des blessures légères à quatre d’entre eux. Les soldats ont tiré en plus des grenades en direction de vergers d’oliviers, enflammant plusieurs d’entre eux. Ailleurs le même jour, des villageois et leurs soutiens internationaux et israéliens ont protesté contre le Mur et les colonies à al-Masara village du sud de la Cisjordanie. Les soldats israéliens ont empêché les villageois d’atteindre le côté du Mur en construction et refoulé les gens dans le village où la protestation s’est terminée sans autres affrontements.

12 juin 2011
L’armée israélienne brûle des terres agricoles près de Qalqiliya

Cisjordanie. Des soldats israéliens ont mis le feu la nuit dernière à des terres agricoles d’Azoun Atme, un village de la ville cisjordanienne de Qalqilya, sans justification légale. Selon des témoins, des véhicules israéliens ont envahi le village dans la nuit et ont mis le feu sur de larges étendues près de la colonie illégale d’Aornett causant de graves dommages.
Des témoins ont relaté que plus de vingt dunums plantés d’oliviers et de céréales ont été complètement brûlés. Ces terres étaient le seul moyen d’existence de douzaines de familles palestiniennes.
Une équipe de la défense civile palestinienne ont accouru sur les lieux pour éteindre l’incendie. Il n’est pas fait état de blessés.
Azoun Atme est un village palestinien entouré par le Mur de Séparation dans lequel plus de 1 700 de ses habitants ne peuvent plus entrer et doivent vivre en dessous du seuil de pauvreté du fait des exactions israéliennes toujours en cours.

13 juin 2011
Les forces israéliennes émettent trois ordres de démolition pour trois fermiers de Majdal Bani Fadel

Cisjordanie. Les forces israéliennes ont publié trois actes de démolition pour trois fermiers qui bénéficiaient du projet de réclamation et de réhabilitation des terres dans le village de Majdal Bani Fadel village, mis en place par l’UAWC et financé par le Fonds international pour le développement agricole, dans le district de Naplouse. Les forces israéliennes ont informé les trois fermiers qu’ils avaient une semaine pour démolir leurs citernes d’eau et détruire les terres récupérées. De plus, les forces israéliennes ont confisqué un véhicule agricole et demandé à son propriétaire de comparaître devant la court de Qalqiliya.
Il faut mentionner que les forces israéliennes ont publié un premier ordre de démolition le 22 mars 2011 et le second le 12 juin 2011.

23 juin 2011
L’armée israélienne stoppe le projet de réclamation des terres et confisque des véhicules agricoles


Cisjordanie. L’armée israélienne a stoppé le travail du projet de réclamation des terres situé dans les villages de Jurish et Aqraba, au sud du district de Naplouse, et dans le village de Imreiha, à l’ouest de Jenin sous le prétexte que ces terres sont situées en zone C et donc réservées aux colonies et routes à usage exclusif des colons.
Le coordonnateur du projet, Saada Abu Sheikha, a dit qu’à “Aqraba, l’armée israélienne a confisqué un excavateur et détenu plusieurs heures des ouvriers construisant des murs de rétention”
“À Jurish, l’armée israélienne a stoppé le travail sur vingt dunums situés près de la colonie illégale de Migdalim. Ils ont aussi stoppé le travail sur cinquante dunums à Yabad près du village d’Imreiha.”
Ce projet consiste en la récupération et la culture de centaines de dunums avec la plantation d’arbres fruitiers, l’installation de citernes, l’ouverture de routes agricoles, le creusement de basins, la formation de centaines de fermiers aux technologies modernes de l’agriculture.
Ce projet vise à améliorer les conditions d’existence de familles palestiniennes qui dépendent de l’agriculture mais aussi à protéger leurs terres des confiscations israéliennes. Il faut préciser que ce projet a été mis en place par l’UAWC en partenariat avec de nombreuses ONG palestiniennes, sous le contrôle du PARC et financé par le gouvernement hollandais. L’UAWC appelle donc toutes les organisations internationales à protéger les palestiniens et leurs propriétés des attaques israéliennes.

couscous pour les sans-papiers à Villefranche sur saône

Article du mercredi 17 août 2011

Le collectif sans-papiers organise le vendredi 19 août à 21 H un couscous au bénéfice des sans-papiers.

Tarif : 12€

La soirée aura lieu à la ruche des citoyens au 19 de la rue de Prony à Villefranche sur saône.

Réservations avant le mercredi soir si possible au 04 37 55 48 05 ou par mail à l'adresse de celui ci.

Melissmell - Les Enfants de la Crise - Live @ Langogne Festiv'Allier 2011

Article du jeudi 11 août 2011

[Bordeaux] Coop'equita, l'alimentation autogérée en péril ?

Article du vendredi 5 août 2011

Depuis 2005, à Bordeaux, la coop'equita rassemble des petit(e)s paysans.annes syndiqué(e)s à la fédération des travailleurs.euses de la terre et de l'environnement, d'autres syndicalistes de la cnt et divers mangeurs.euses non affilié(e)s autour d'un projet commun de coopérative de vente directe de produits sains* à un prix accessible au plus grand nombre.
Le but de cette coopérative est avant tout la pratique de l'autogestion, à travers la responsabilisation des mang.eur.euse.s, la réappropriation des outils de production et la restauration des liens directs entre product.eur.rice.s et mang.eur.euse.s.

Samedi 23 juillet, la coop'équita a subi un contrôle. La répression des fraudes, intervenue sur dénonciation semble-t-il, a forcé clément à souiller 115kg de viande d'agneau non estampillés par un abattoir, une année de travail, un gaspillage scandaleux dont la suite « répressive » est attendue pour les semaines à venir.
Accompagnés de deux policiers.ères, les deux inspecteurs.rices nous ont également fait casser 4 boites d'oeufs (parce que le numéro d'élevage ne figurait pas sur les oeufs), et ont suspendu la vente de jus de pomme, confitures, miel et autres conserves (pour défaut d'étiquetage). Ils ont enfin prévenu rita qu'elle serait convoquée pour son activité de transformation de graines germées (sans justification).

Ce communiqué vise à mettre en avant que notre démarche se fonde dans la transparence** et la confiance réciproque qui s'est installée entre les mangeurs.euses et les producteurs.rices au cours de nos échanges hebdomadaires.

En tant que producteurs.trices et en tant que mangeurs.ses nous n'avons, en effet, pas confiance dans les abattoirs industriels, dans les agences françaises de sécurité sanitaire, dans les contrôles sanitaires et les mesures de traçabilité en général.
Non seulement parce que ces mesures s'appliquent aux petits paysans.annes et aux particuliers alors qu'elles ne sont justifiées que par la production industrielle***, mais aussi parce qu'elles n'ont pas permis d'éviter de graves crises sanitaires liées à ce modèle agro-industriel ces dernières années (vache folle, grippe aviaire, E-coli,...).

La traçabilité**** administrative qui prétend se substituer au lien humain est un leurre: elle fonde une sécurité illusoire en nous dépossédant de nos propres capacités d'accompagnement et de gestion. Elle est aussi un prétexte pour renforcer au nom de la "sécurité alimentaire" l'emprise du système industriel sur nos vies, participant d'une volonté de contrôle total (avec la multiplication des puces RFID*****, de la biométrie et des nanotechnologies dans la vie quotidienne : éducation, alimentation, transports, communication, supports culturels... partout nos libertés fondamentales sont grignotées au fil des années, sans que l'on voie pour l'instant de réelle opposition). Le puçage électronique des ovins et des caprins, désormais obligatoire, en est le dernier avatar.

Nous refusons cette couteuse traçabilité industrio-normée considérant qu’une production localisée et des circuits de distribution courts sont bien mieux à même d’assurer une sécurité alimentaire aux mangeurs.euses.

Nous revendiquons le droit de prendre nos responsabilités, en tant que paysan.annes éleveur.euse.s et en tant que mang.eur.euses, le droit d'être conscients de notre alimentation et de la maîtriser en direct, sans dépendre d'une administration centralisée déshumanisée et à la solde du secteur agro-industriel (dans l'élaboration des normes notamment). Nous revendiquons le droit à la confiance mutuelle entre mangeurs.euses et éleveurs.euses.
Nous refusons le puçage de nos animaux et leur abattage dans les abattoirs industriels.

Il est clair que la visite de contrôle du samedi 23 juillet a parasité le fonctionnement de la coopérative. Cependant, celle-ci ne nous a pas surpris.ses, car, tout en déplorant les éventuelles suites négatives pour Coop'équita, on assume notre démarche et on en revendique la légitimité.

Vous serez tenu(e)s au courant des évolutions de cette affaire, des soirées d'information (sur l'alimentation industrielle et le contrôle social) et de soutien****** seront organisées dans les temps à venir.

CNT Syndicat des Travailleurs de la Terre et de l'Environnement Aquitaine Bordeaux, juillet 2011

*sains c'est à dire cultivés selon les principes de base de l'agriculture biologique (avant qu'elle ne soit récupérée par les industriels), certifiée ou pas.
**la viande saisie avait été commandée par les mangeurs.euses en toute connaissance de cause, le courriel annonçant la livraison précisait en effet pourquoi les animaux n'étaient pas puçés et ne passaient pas par l'abattoir, en demandant aux personnes qui passaient commande de co-assumer les risques liés à l'illégalité de la démarche.
***notre souhait étant bien entendu de voir ce système (capitaliste, industriel,...) disparaître au profit de structures locales autogérées.
****la traçabilité administrative n'ayant rien à voir ni avec l'identification du côté des éleveurs.euses (un suivi indispensable pour accompagner au mieux ses animaux), ni avec la transparence déjà évoquée.
*****RFID Radio Frequency Identification, technologie qui, comme les pesticides entre autres produits mortifères, est issue d'applications militaires.
****** soutien qui risque d'être nécessaire, puisque outre la perte d'une partie de ses revenus clément devra certainement faire face à une grosse amende.

[Athène]Place Syntagma évacuée : solidarité avec les camarades arrêtés !

Article du lundi 1 août 2011

Ce samedi 30 juillet, le campement des « Indignés » à été évacué en Grèce par la police. Au cours de cette opération, la police grecque a arrêté 8 personnes, 4 grecs, 2 français, un roumain, un allemand, les accusant d'avoir "violé les lois sur la protection de l'environnement" (sic)!

Le prétexte répressif est grossier !

Parmi eux Salim Messad, un camarade d'AC Rhône ! qui était de passage sur la place avant de prendre son avion. Lui et les autres inculpés passent en jugement ce lundi, après une garde à vue ou même les droits de la défense n'ont pas été respecté : ni interprètes, ni information du consulat suite à l'arrestation.

Le consulat français, prévenu par des proches, n'apporte quant à lui aucune assistance aux interpellés français.

Face à cette situation, notre solidarité est une arme :

*Réclamons la relaxe de tous les inculpés auprès de l'ambassade greque :

*Ambassade de Grèce *
17 rue Auguste Vacquerie
75116 Paris
Téléphone : 01 47 23 72 28
Fax : 01 47 23 73 85
mfapar@wanadoo.fr

*Exigeons que le consulat français intervienne auprès des autorités grecques : *

*Bureau de la Protection des détenus* du Ministère des Affaires étrangères et européennes : 01.43.17.91.07 / 01.43.17.67.62 / 01.43.17.80.32.

Lien article AFP pour plus d'infos :
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5j9F0W3uH4i5C25_sDuT0jsdkvyCA?docId=CNG.d1ed1f9fd5bd82ecbe283fae062b9977.631