CHÔMAGE, POLLUTION, MISERE, REPRESSION, EXPLOITATION...
LE CAPITALISME, C'EST LA CRISE !

A Lyon 2, la présidence vire le personnel d’entretien

Article du jeudi 30 juin 2011

Rassemblement devant le bâtiment présidentiel du campus berges du Rhône Lyon 2 à 15h le 1/07

La casse sociale continue de plus belle, à lyon2 comme ailleurs. En effet, la présidence de l’université s’attaque aujourd’hui aux personnels BIATOSS, en choisissant de confier les tâches d’entretiens à des entreprises privées. Cette externalisation a pour conséquence immédiate le licenciement de l’ensemble de ces personnels, pourtant déjà précaires.

Ils et elles voyaient déjà leurs salaires plafonnés au SMIC, souvent associés à des temps partiels imposés (mi-temps ou trois quarts de temps) sur la base de contrats « atypiques » (COTOREP, contrats aidés, CDD de quelques mois, etc.) renouvelés années après années sans amélioration ni de la rémunération ni des conditions de travail que l’on peut attendre de l’ancienneté. Aujourd’hui, avec l’annonce d’externalisation de l’entretien des locaux de Lyon 2, ces personnels vont tout simplement être mis au chômage forcé.

Cette décision n’a rien d’inattendu. Elle suit parfaitement la logique et les possibilités offertes par la loi LRU (loi sur les responsabilités des universités) qui visent à privatiser l’université et la recherche, qui a déjà entrainée deux mouvement étudiants / enseignants / personnels techniques de grande ampleur. Face au risque d’externalisation, André Tiran avait fait la promesse le 1er décembre 2010, devant le personnel et les syndicats, de maintenir les postes et de ne pas externaliser ces services. Six mois plus tard, le masque tombe, l'appel d'offre pour la privatisation des services d'entretien est prêt à être envoyé et les licenciements officialisés.

Face à cette situation inique, la contestation s’organise. Ce 27 mai, des personnels d’entretien accompagnés d’étudiants ont occupés le conseil d’administration de Lyon 2 afin de faire entendre leur voix directement avec le conseil d’administration. André Tiran, encadré par son chauffeur/garde du corps, a tout simplement annulé la séance afin de ne pas à avoir à répondre de ses actes, c’est-à-dire l’application zélée d’une politique gouvernementale régressive.

Si cette première action était nécessaire, elle ne suffira pas à stopper les projets de la présidence. C’est pourquoi nous devons nous organiser et lutter afin de faire reculer ce projet inacceptable. Nous exigeons des conditions décentes de travail pour les personnels de Lyon 2 : titularisation, ou au moins « CDIsation » de tous les personnels, fin des emplois à temps partiel subit, hausse des salaires, reconnaissance de l’ancienneté, etc.*

* Le CA du 17/06 dernier avait dans son ordre du jour la question de l'externalisation. Une partie des listes présentes au CA ont soumit une motion refusant cette externalisation et ont demandé que cette question soit soumise au vote. Le président a alors refusé, elles ont donc décidé de quitter la salle. Le président a convoqué un nouveau CA vendredi 1/07. Nous nous devons d'être encore là pour manifester notre soutien aux personnels et notre refus de la privatisation.

** ** *André Tiran profite des vacances pour étouffer la contestation, préparons-lui une rentrée à la hauteur.*

*Refusons l’externalisation des services d’entretien !*

*Rassemblement devant le bâtiment présidentiel du campus berges du Rhône Lyon 2 à 15h le 1/07
** *

[Pôle emploi Oullins] Grève et Appel à soutien

Article du jeudi 30 juin 2011

Appel à soutien,

Le collectif des conseillers de pôle emploi Oullins souhaite vous informer et vous alerter sur la dégradation manifeste des services rendus tant aux demandeurs d’emploi, qu’aux entreprises en cette période de crise économique.

En effet, dans un contexte de chômage fort et structurel, nous faisons face aux maux et inquiétudes d’une population qui a des attentes fortes, en période de crise économique. Nous subissons une transformation sans précédent de notre structure et de son environnement (AFPA, DIRECCTE, ASP, URSSAFF…) ainsi que de notre métier (équipe mixte, arrivée de l’entretien d’inscription et diagnostic, double compétence, encadrement réglementaire insuffisant).

La demande d’emploi fin de mois DEFM ne cesse d’augmenter sur le bassin d’Oullins : +18% de mars 2009/mars 2010 et +4% de mars 2010/mars 2011.

Le nombre d’inscription et le nombre de demandeurs d’emploi continuent de progresser.

Afin de tenir les délais d’inscription, les entretiens peuvent se faire en masse : chaque agent peut recevoir jusqu’à 28 demandeurs d’emploi par jour lors des pics d’inscription. De telles conditions d’accueil des demandeurs d’emploi imposent un rythme insoutenable et une qualité de service médiocre vis-à-vis de nos usagers.

La taille moyenne des portefeuilles est supérieure à 200 demandeurs d’emploi par conseiller présent. Cela entraine des conditions de mise en œuvre du suivi mensuel personnalisé inacceptables, qui affaiblissent le service rendu et déconnectent les pratiques du réel : 4 à 8 demi-journées planifiées par mois pour plus de 200 demandeurs d’emploi. Certains entretiens peuvent être saisis à la chaîne par les pôles administratifs sur des centaines de dossiers de demandeurs d’emploi sans contact avec la personne.

Par ailleurs, nous devons répondre aux sollicitations et réclamations qui affluent via les plateformes téléphoniques, le mail, le courrier et l’accueil physique. De plus, nous devons intégrer les évolutions quotidiennes des mesures et dispositifs, effectuer une veille réglementaire, rechercher des informations, instruire des dossiers complexes de conventionnement ou d’allocations chômage.

La relation entreprise est réduit à son strict minimum (enregistrement et suivi des offres). Nous ne pouvons plus assumer notre rôle d’intermédiaire entre l’offre et la demande.

A cela s’ajoute une perte drastique de moyens humains et financiers en agence.

Depuis l’année dernière, l’agence de pole emploi Oullins a perdu 4 postes en CDI. De plus le site connait un fort taux d’arrêt maladie à reconduction (non sans lien avec l’épuisement professionnel), ce qui induit une charge de travail supplémentaire sur les conseillers présents.

De ce fait, les conseillers en agence ne sont plus en capacité d’assurer un service de qualité aux usagers de pôle emploi.

En janvier, devant ces difficultés, le collectif a adressé un premier courrier au Directeur régional pour signaler ces préoccupations légitimes et demander des moyens. Ce courrier est resté sans réponse. En mai dernier, lors de la visite du directeur régional sur le site d’Oullins, nous avons manifesté le souhait de le rencontrer mais aucun échange n’a été prévu.
De ce fait le 10 juin dernier, un deuxième courrier collectif a été envoyé au Directeur régional et un préavis de grève a été déposé.

La direction a organisé une réunion de service exceptionnelle le 23/06/11en présence de Mme DUBROCA-CORTESI, Directrice Régionale Déléguée et Présidente du CHSCT, Mme DESCHANEL, Directrice Territoriale déléguée ainsi que les membres de la direction du pôle emploi d’Oullins. La direction a elle-même confirmé la suppression de 3 postes sur Oullins depuis 2010, dont un poste pris et restitué au plan national.

Le constat a aussi été partagé sur le fait que les arrêts maladie engendraient une surcharge de travail sur les conseillers présents. Il nous été indiqué que la situation de sous-effectif et la progression des arrêts-maladie n’était pas spécifique à Oullins.

La direction propose l’affectation d’un poste en CDI et de l’embauche d’un CDD de 6 mois, en nous précisant qu’elle n’a de toute façon aucune marge de manœuvre, de même que notre direction générale : Pôle emploi doit contribuer à l’effort national demandé par les politiques publiques.

Au vu de ces éléments, le collectif d’Oullins décide de poursuivre le mouvement car ce sont 4 postes en CDI et plusieurs arrêts maladie non remplacés.

Nous demandons au total la création urgente de 4 postes supplémentaires en CDI à temps plein sur l’agence d’Oullins.

Pour être entendu le collectif sera en grève à partir du jeudi 30 juin 2011 et sera présent devant le pôle emploi, 11 rue Baudin à Oullins.

Un point presse sera organisé à partir de 9h

Nous comptons sur votre soutien et votre présence pour obtenir plus de moyens humains dans un contexte de surcharge de travail et de dégradation de service à un point devenu « inacceptable » pour les agents et les demandeurs d'emploi.

Le collectif Pôle Emploi Oullins

[ Villefranche, CNT 69] soirée projection débat la souffrance au travail

Article du lundi 27 juin 2011





télécharger l'affiche en PDF

Ce vendredi 1er juillet 19h30

local alternatif la Ruche des Citoyens
19 rue de prony
Villefranche sur Saône
PROGRAMME

Projection débat organisée par les syndicats CNT 69

La mise à mort du travail - La destruction
1er Volet du documentaire de Jean Robert VIALLET - 2009 - France - 65 minutes -
Dans un monde où l’économie n’est plus au service de l’homme mais l’homme au service de l’économie, les objectifs de productivité et les méthodes de management poussent les salariés jusqu’au bout de leurs limites.
Jamais maladies, accidents du travail, souffrances physiques et psychologiques n’ont atteint un tel niveau.
Les histoires d’hommes et de femmes que nous rencontrons chez les psychologues ou les médecins du travail, à l’Inspection du Travail ou au conseil de prud’hommes nous révèlent combien il est urgent de repenser l’organisation du travail.

Les deux premières minutes:


Bouffe populaire (prix libre)

table de Presse

Exposition rouge et noire « le discours qui saoule le temps 2 » Par Virginie G

Les bénéfices seront intégralement reversés au local alternatif.

******************************

La ruche des citoyens
La ruche des citoyens à Villefranche se veut un local alternatif qui souhaite créer un espace pour que d'autres lectures de l'actualité soient données que dans les médias actuels. Pour cela des débats sur différents thèmes sont organisés au local incarcération des femmes en Juin et sur le Travail en Juillet et certainement sur les courants d'extrême droite et le racisme d'Etat en Septembre.

C'est un lieu militant où à ce jour le collectif de soutien aux sans papiers et le collectif de soutien au peuple Palestinien de Villefranche se réunisse pour leurs réunions mensuels.
Une bibliothèque militante est entrain de se mettre en place.
Refusant les subventions municipales ce lieu ne vit que de cotisations de ses 19 adhérents et des soiréées qu'on organise pour s'auto financer.
Il a été décidé au niveau de ce local que pourrait intervenir les orgas se situant à la gauche du PS ; les autres n'ayant pas leur place dans ce type de local.

Jean-Robert Viallet
Après avoir exercé une dizaine d’années comme chef opérateur en documentaire et en fiction, Jean-Robert Viallet est passé à la réalisation. Ses deux premiers films coréalisés avec Mathieu Verboud révèlent son goût pour l’enquête et les grandes questions de société. Les Enfant perdus de Tranquility Bay a obtenu le Prix spécial du jury au FIPA 2006 et Une femme à abattre le grand prix de l’investigation au FIGRA 2007. Avec La Mise à mort du travail, Jean-Robert Viallet réalise un premier triptyque et, par le biais de l’immersion, s’approche au plus près d’une question de société qui plus que jamais résonne dans notre quotidien.

[CNT communiqué confédéral] Fraude sociale : commencer par s’en prendre aux vrais bandits !

Article du lundi 27 juin 2011

La droite aime à taper sur les pauvres irrespectueux qui détournent les prestations sociales patiemment amassées par les honnêtes travailleurs. Et Sarkozy et ses acolytes ne manquent jamais une occasion de s’en prendre régulièrement aux « méchants pauvres profiteurs » dont toute une partie vivrait grassement de la fraude sociale. Cette chasse aux pauvres a encore trouvé écho avec les déclarations de Laurent Wauquiez qui promettait d’enfin mettre au boulot ces profiteurs de RSAstes en faisant travailler gratuitement des personnes en recherche d’emploi.
Cette innovation de la droite aurait permis d’instaurer une obligation de travail qui ne soit pas lié à un salaire horaire, ni à aucun contrat de travail. A défaut d’invention, c’était un vrai recyclage du STO ou même de son ancêtre, l’esclavage…

Si la fraude aux prestations sociales existe et représente, d’après différents rapports, un peu moins de 500 millions d’euros annuels, un groupe de travail de députés vient de nous apprendre qu’il en existe une toute aussi illégale qui représente 40 fois plus : la fraude organisée par le patronat. Véritable fuite des fonds sociaux, on apprend avec stupéfaction que plus de 20 milliards d’euros disparaissent chaque année illégalement des cotisations sociales, siphonnés par des entreprises pratiquant le travail au noir.
Un chiffre qu’on ose à peine mettre en relation avec les 80 milliards de bénéfices nets du CAC 40 en 2010 et qu’il serait malvenu de mettre en lien avec les exonérations salariales déjà en place (plus de 26 milliards en 2009), ou avec le trou de la Sécu (22 milliards en 2009).

Face à cette situation, le gouvernement organise-t-il la traque aux plus gros tricheurs ? Non, et pourtant la politique gouvernementale va toujours en intensifiant la chasse aux pauvres. Dans ce contexte, le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux, notamment pour les inspecteurs du travail prive l’administration de la possibilité de faire payer les vrais voyous. Des suppressions de postes qui ont trouvé début mai un tragique retentissement à travers le suicide d’un inspecteur du travail dans les locaux mêmes du ministère.

Devant ces tentatives populistes de diviser les travailleurs entre chômeurs-voleurs et honnêtes détenteurs d’un emploi, la CNT rappelle que seule une véritable répartition égalitaire des richesses permettra de sortir de la crise créée par les détenteurs de la finance.

CNT - relations médias

[21 juin] Concert de rue au local de la CNT

Article du mardi 21 juin 2011



-.-.-.-.-.Le concert de Protocol Rebel est annulé-.-.-.-.-



Mardi 21 juin, jour de la fête de la musique.
Dès 18h30
Dans la rue Burdeau (au niveau du 44) Lyon 1er.

Bar Barbecue

Brother Roger (Folk/Rock/Indépendant/Pop - Drôme)

http://www.myspace.com/brotherroger




Orkhis (Hard Rock/Folck/Métal - Lyon)

http://www.myspace.com/orkhis



Protocol Rebel (Punk-oï- Belley) (ANNULE)





Affiche pdf format A3

[CNT-INRAP] Le Monde est Truelle (mai 2011)

Article du mardi 21 juin 2011

Bulletin d’information (mai 2011) du secteur Archéologie et Patrimoine de la Fédération CNT Communication Culture Spectacle

Télécharger la version PDF

Sommaire :

- La fin du CDA n’est pas encore la fin de la précarité.
- Compte rendu de l’Assemblée Générale des archéologues d’Ile de France (23 mars 2011) sur les quotas j/h appliqués aux diagnostics archéologiques.

Pour contacter la CNT-CCS Archéologie et Patrimoine : mail : secteur-archeologie@cnt-f.org

section syndicale CNT-CCS-INRAP : mail : cnt@inrap.fr tel : 06 74 33 47 28 cnt@inrap.fr

TUNISIE : LA DICTATURE TOUJOURS EN PLACE !

Article du mardi 21 juin 2011



Après cinq mois du départ de Ben Ali, les tunisiens réclament toujours la fin du système dictatorial et tentent de maintenir la dynamique de début 2011.
La liberté d'expression et la réappropriation de la rue sont l'un des points forts des acquis de l'élan révolutionnaire des mois de décembre et janvier derniers. L'effervescence dans les espaces publiques (à travers des rassemblements quotidiens, manifestations, occupations, prise de parole publiques, slogans bombés sur les murs de toutes les villes tunisiennes, des plus grandes aux les plus petites, flics en civil montrés du doigt ouvertement) contraste totalement avec la Tunisie d'avant décembre 2010. La peur, élément essentiel sur le quel s'appuyait le régime de Ben Ali, a été évacuée. Le noeud aux tripes que vivaient l'ensemble des tunisiens, et la génération qui n'a connu que ce système totalitaire s'est libéré en quelques semaines. Là dessus la marche arrière ne semble pas possible de si tôt, les tentatives de faire taire les habitants seront vaines pendant un bon moment !

Mais leur crainte est qu'on leur vole leur révolution!

Pas dupes de la présence toujours au pouvoir du RCD (parti du régime) après le départ de Ben Ali, les habitants et syndicalistes de la base, originaires surtout du centre ouest de la Tunisie, fer de lance de la contestation, ont continué d'appeler à la mobilisation. Ils sont ainsi partis occuper la place de la Qasbah (siège du gouvernement à Tunis) pour réclamer le départ du gouvernement provisoire, et ce malgré la collaboration avec le pouvoir de la direction syndicale de l'ugtt qui appelait au calme. Sous la pression de la rue et les occupations de la Qasbah, le gouvernement provisoire a été remanié plusieurs fois.
Face aux exactions des milices du RCD en janvier, et les tentatives de réinstaller un climat de peur, les habitants se sont organisés en comités de quartier pour se défendre, ceux-ci se sont politisés et se sont transformés en comités de protection de la révolution, notamment sous l'impulsion de militants ayant été actifs depuis de nombreuses années. Dans certaines villes les rapports de forces construits ont permis de dégager police et armée jusqu'à aujourd'hui, comme à Redeyef (région de Gafsa).
Les tunisiens n'ont cessé d'appeler au changement en profondeur du système en réponse aux pillules envoyées par les gouvernements provisoires pour étouffer toute mobilisation. Les promesses restent sans suite, par contre notons que les policiers ont reçu une augmentation de salaire !
La lutte contre la corruption, cet autre pillier du régime de Ben Ali, s'est développée, les rcdistes repérés ont subis des pressions pour être retirés de leurs fonctions et ce sont les avocats mobilisés qui ont fait limoger les juges corrompus.
Mais les postes les plus importants restent aux mains des mêmes personnes qui ont collaboré de près avec le régime, que ce soit au gouvernement, dans les administrations, les médias.
Les dossiers des victimes de la révolution, notamment les martyrs, restent en attente et ne sont toujours pas traités.

La police politique bien qu'officiellement dissoute est toujours présente.

La contre révolution s'organise donc et se fait de plus en plus sentir. Elle se traduit aussi par la manipulation de conflits entre grandes familles dans certaines régions. Ces dernières semaines à Metlaoui (région de Gafsa) ces conflits ont fait une quinzaine de morts.
La répression et la censure continuent. En témoignent les manifestations à Tunis début mai : celles-ci ont eu lieu suite à la déclaration d'un ancien ministre de l'intérieur (du second gouvernement provisoire) annonçant l'existence d'un gouvernement officieux avec aux rênes, Kamel El-Tayef, homme d'affaires tunisien, qui a participé au déroulement du coup d'état de 1987 permettant à Ben Ali de prendre le pouvoir, et qui a gardé son rôle de conseiller de l'ombre. Le 7 mai ces manifestations ont subi une forte répression, première grosse démonstration de force depuis le départ de Ben Ali : mattraquages et gazages massifs, arrestations dont des journalistes et bloggueurs, tirs, envahissement des locaux du journal la Presse. Le site internet de la radio libre « radio Kalyma » a été piraté et censuré, et Sihem Ben Sedrine, journaliste de cette radio a subit des pressions directes du pouvoir.
Les pages face book sont aussi censurées, l'exemple de la censure du groupe Takriz, journal tunisien sur internet est significative, décision prise offciellement par le tribunal militaire !
Sans compter l'affaire de O. Achouri dix jours plus tard, qui a déclaré en sortant de son arrestation, certificat médical à l'appui, qu'il avait subi des violences sexuelles par des flics ; ou encore l'affaire de S. Feriani, haut fonctionnaire de police arrêté, et en procédure au Tribunal militaire pour avoir dénoncé la violation de droits de l'homme et la nomination à de hauts postes de personnes impliquées dans des crimes commis dans la région de Kasserine, ou encore la destruction d'arhcives de l'OLP faisant état des relations de Ben Ali avec le Mossad israélien.
L'enjeu des élections pour la constituante participe également aux tensions actuelles et au ralentissement de la dynamique lancée au début de l'année. Les conflits partisans ont eu des effets négatifs au sein des comités de protection de la révolution, qui ont perdus en partie leur force moteur malgré leur importance. Les élections, et l'objectif d'un Etat démocratique devient finalement aujourd'hui l'enjeu central pour une bonne part de la population. Le parti islamiste Nahdha, interdit sous Ben Ali, est bien organisé et s'implante solidement dans certaines villes, inquiétant une gauche qui reste assez divisée, malgré la création du Front du 14 janvier. Notons que le nombre de partis politiques qui se sont crééent jusqu'à présent dépasse les 80 !! Quelques uns sont clairement rcdistes étant créées par des anciens ministres de Ben Ali, d'autres en deviennent des nids pour les anciens membres du rcd.
Les élections prévues initialement pour fin juillet, ont été reportées au 23 octobre suite à la demande de la Haute Instance indépendante pour les élections. Ces élections seront un enjeu pour les puissances occidentales pour renforcer leur main mise sur la Tunisie. Cette ingérence qui date de nombreuses années dans les relations avec le régime de Ben Ali, se poursuit et se concrétise avec l'actuel gouvernement provisoire de Beji Kaied Sebsi, parti au sein sommet du G8 en mai dernier signer des engagements pour plusieurs années avec le FMI : 14 millions de dollars octroyés pour financer le processus de transition « démocratique » à la Tunisie et à l'Egypte. Plans d'ajustements structurels et asphyxie programmés pour le peuple tunisien ! Sans oublier le soit disant développement d'AlQaïda Maghreb, et du terrorisme en Tunisie....agités dans les médias depuis quelques semaines.

Aujourd'hui dans l'ensemble des villes tunisiennes, un travail à la base continue à se développer, au sein des comités de protection de la révolution mais aussi dans les syndicats locaux opposés à la bureaucratie de la direction de l'ugtt ou de l'uget (union générale des étudiants tunisiens) pour continuer de défendre les objectifs initiés en décembre 2010. L'union des diplômés chômeurs joue un rôle non négligeable dans la construction de projets locaux, et pour le maintien d'une mobilisation centrée sur une lutte contre la précarité.

CNT - Infos N° 6, juin 2011 Bulletin d’information confédéral

Article du mardi 21 juin 2011

Téléchargez au format pdf
Et aussi ici

Au sommaire :

Démocratie politique ET économique
La Bourse des travailleurs
Infos d’ici... et d’ailleurs:
Victoire
Contre la Précarité
Presse militante
La CNT se développe
International

Bulletin de la CNT Construction N°25 - printemps 2011

Article du lundi 20 juin 2011



télécharger le réveil du batiment N° 25 ici

Sommaire

Gestes de luttes
- 8 martyrs pour la conquête des huit heures, Chicago mai 1886...
- Quand Fayat Travaux Publics fait le fayot des pouvoirs publics
- Petites coupures (d’eau).
- Les chevaliers du travail

Batwoman
- On bricole aussi dans les ateliers d’écriture

Urbanisme / Architecture
- L’apogée des villes compétitives
- Détruire ce qui nous détruit
- Grand Paris, le paradis perdu de la croissance

Fiche pratique
- Petite géographie des salaires

Contre culture commune
- Films et SUB-Version
- BD et Bouquins
- Chronique d’échange de savoirs
- Jeux et Blagues

Pour commander des versions imprimées :

Le Réveil du Bâtiment
CNT/SUB 38
102 rue d’Alembert
38000 Grenoble
sub38@laposte.net

Combat Syndicaliste n°358 juin 2011 à télécharger

Article du lundi 20 juin 2011




Télecharger le Combat Syndicaliste n°358 juin 2011 ici

Sommaire: p2 :
Le sabordage de la sécurité sociale continue : empêchons le !
Une lutte bien soignée à l’école des aides-soignant-e-s

p3 :
IKEA et les NAO, innaceptable pour les précaires !
L’éducation nationale, lourdement sanctionnée.

p4 :
G8 de l’éducation et de la recherche : coulé !
L’éducation un problème épineux.
EREA : ça remue chez les parents pauvres de l’éducation.

p5 :
L’acharnement à la poste.
Université populaire, la faculté de se prendre en main.

p6 :
Casse de l’écuation prioritaire laboratoire néo-libéral.

p7 :
Gaz de schiste : la boulette du gouvernement.

p8 :
Vers une révolution en Algérie ?
1er mai sous les balles à Setubal.
Palestine : 2 militants éliminés.

p9 :
Révolte au Burkina.
Journées internationales de l’éducation publique.
« Terre et Liberté »

p10 :
Le capitalisme des mots déguisé en évidence.
Mayonnaise Christ.
Rudolf Rocker.

p11 :
La rue à témoins.
Semons la résistance.

Rassemblement vendredi 17 à 15h contre la privatisation du service de ménage de lyon 2

Article du jeudi 16 juin 2011

*A Lyon 2, la présidence vire le personnel d’entretien.*

La casse sociale continue de plus belle, à lyon2 comme ailleurs. En effet, la présidence de l’université s’attaque aujourd’hui aux personnels BIATOSS, en choisissant de confier les tâches d’entretiens à des entreprises privées. Cette externalisation a pour conséquence immédiate le licenciement de l’ensemble de ces personnels, pourtant déjà précaires.

Ils et elles voyaient déjà leurs salaires plafonnés au SMIC, souvent associés à des temps partiels imposés (mi-temps ou trois quarts de temps) sur la base de contrats « atypiques » (COTOREP, contrats aidés, CDD de quelques mois, etc.) renouvelés années après années sans amélioration ni de la rémunération ni des conditions de travail que l’on peut attendre de l’ancienneté. Aujourd’hui, avec l’annonce d’externalisation de l’entretien des locaux de Lyon 2, ces personnels vont tout simplement être mis au chômage forcé.

Cette décision n’a rien d’inattendu. Elle suit parfaitement la logique et les possibilités offertes par la loi LRU (loi sur les responsabilités des universités) qui visent à privatiser l’université et la recherche, qui a déjà entrainée deux mouvement étudiants / enseignants / personnels techniques de grande ampleur. Face au risque d’externalisation, André Tiran avait fait la promesse le 1er décembre 2010, devant le personnel et les syndicats, de maintenir les postes et de ne pas externaliser ces services. Six mois plus tard, le masque tombe, l'appel d'offre pour la privatisation des services d'entretien est prêt à être envoyé et les licenciements officialisés.

Face à cette situation inique, la contestation s’organise. Ce 27 mai, des personnels d’entretien accompagnés d’étudiants ont occupés le conseil d’administration de Lyon 2 afin de faire entendre leur voix directement avec le conseil d’administration. André Tiran, encadré par son chauffeur/garde du corps, a tout simplement annulé la séance afin de ne pas à avoir à répondre de ses actes, c’est-à-dire l’application zélée d’une politique gouvernementale régressive.

Si cette première action était nécessaire, elle ne suffira pas à stopper les projets de la présidence. C’est pourquoi nous devons nous organiser et lutter afin de faire reculer ce projet inacceptable. Nous exigeons des conditions décentes de travail pour les personnels de Lyon 2 : titularisation, ou au moins « CDIsation » de tous les personnels, fin des emplois à temps partiel subit, hausse des salaires, reconnaissance de l’ancienneté, etc.

*André Tiran profite des vacances pour étouffer la contestation, préparons-lui une rentrée à la hauteur.*

*Refusons l’externalisation des services d’entretien !** *

*Rassemblement vendredi 17 à 15h sur la fac des quais 4bis rue de l'université 69007 Lyon*

[collectif 21 octobre] fête "artistique et musicale" le 25 juin

Article du lundi 13 juin 2011



Le collectif du 21 octobre contre la répression policière des mouvements sociauxorganise une fête "artistique et musicale" le 25 juin à partir de 14h pour récolter des fonds pour mener à bien la plainte déposée par une vingtaine de manifestants et 25 orgas contre l'état pour dénoncer les pratiques policières utilisées lors des manifestations contre la réforme des retraites et en particulier à Bellecour le 21 octobre dernier.

La première plainte auprès du procureur n'ayant pas été retenue nous saisissons le juge d'instruction pour nous porter partie civile le 21 juin. Cette fois ci la plainte devra obligatoirement être instruite. Cette démarche coûte chère car même si notre avocat instruit gracieusement le dossier (Maître Sayn) il y a des sommes à donner en dépôt qui s'élèvent à environ 10 000 euros et nous n'avons que 5000 euros. Il faut que nous trouvions la somme manquante très vite.

Vous pouvez donc venir le 25 juin à la maison du peuple du 8e 147 avenue Général Frère ,
mais aussi envoyer des dons par chèques à l'ordre de la Ligue des Droits de l'Homme ( trésorière du collectif) en mettant au dos que c'est pour le collectif du 21 octobre.
5 place Bellecour 69002 LYON



procès de deux antifascistes au TGI: déboutés, les Nazis restent des Nazis

Article du dimanche 12 juin 2011

Jeudi 9 juin avait lieu au Tribunal de grande instance de Lyon le procès de deux antifascistes, accusés d’agression par 2 néo-nazis du Bunker Korps Lyon.

Dans la salle d’audience et devant le tribunal de nombreux camarades sont venus les soutenir. Les 2 plaignants( chemise blanche et costume de rigueur, pas trop le temps d’avoir laisser pousser les cheveux pour l’un d’entre eux !!!) sont accompagnés par 3 fascistes...
Après 2 heures d’audience nos 2 camarades antifascistes seront relaxés !
Seul 200 euros d’amende pour possession d’une bombe lacrymogène (son usage ayant tacitement été considéré comme de la légitime défense) est retenue.
Les 2 fachos « supposés victimes » sont donc déboutés de leur plainte.
Après le délibéré les camarades seront accueillis par une foule en liesse..






Le procès :

Durant l’audience ,les plaignants( l’un mis en examen pour non assistance à personne en danger dans l’agression de Villeurbanne, l’autre ex(depuis peu) trésorier de l’association du BKL) exposent leur version des faits. A savoir qu’ils auraient été agréssés le 14 avril par une quinzaine d’individus dont l’un des accusés d’où leur dépôt de plainte.
Pour la seconde partie des faits évoqués, à savoir la tentative d’agression envers les 2 antifas quelques heures plus tard les fachos sont assez penauds quant à leur réponse au juge.
Le procureur lui retiendra dans sa plaidoirie :
On peut s’interroger sur le fait que 2 supposées victimes, osent selon leur propre dire , 1 heure après leur agression, s’approcher d’une voiture où ils croient avoir reconnu leurs agresseurs pour leur demander des explications… « On sait très bien ce que veut dire demander des explications dans votre milieu » .
Face au juge et à l’avocat de la partie civile nos 2 camarades antifas quant à eux ne se démonteront pas.


Violence des néo- nazis devant le tribunal et sous le nez de la police !

Durant le délibéré , tout le monde se retrouvent devant le tribunal,antifas ,avocats, fachos , et flics.
L’atmosphère est calme mais pesante, comment pourrait il en être autrement ?
C’est alors qu’un des fachos craque, s’approche d’un photographe de presse en le sommant de lui montrer les photos, celles çi ne lui plaisant pas,il essaie de lui arracher son appareil,un antifa s’interpose et une altercation éclate. Les flics qui ont laissé faire sous leurs yeux les séparent. Après plusieurs charges des fachos, et quelques coups échangés, l'un d'entre eux pète un plomb et s’empare d’une table de l’entrée du TGI pour la balancer.Les flics finissent par les maitriser et à les contenir dans l’entrée du tribunal.
Et enfin la police se décidera à faire un cordon de protection en tournant le dos aux fachos bien sûr…












Questions…

-Pourquoi une garde à vue de 24 heures au commissariat du 7° pour ses 2 antifas ,suite aux simples allégations de fachos du BKL,local tristement connu dans ce quartier, alors que les flics refusent des dépots de plainte à de jeunes militants antifas agressés et/ou menacés ?

-Peut-on encore tenir le discours de la guerre entre deux clans quand on voit un facho agresser violemment un photographe devant un tribunal? - Quand la police fait face à des manifestants antifascistes et se contente de ceinturer et de calmer des fascistes après les avoir laisser agresser, charger violement,utiliser une table du tribunal à ces fins, peut on parler de neutralité des autorités ?

-Comment des journalistes du Progrès et de Lyon Capital peuvent-ils encore une fois mettre dos à dos le collectif vigilance contre l’extrême droite 69 et les groupuscules d’extrême droite haineux et violents lyonnais en maintenant la version de deux clans qui s’affrontent et ce malgré les nombreux faits rapportés (agressions et ratonnades commises à la Croix-Rousse, à Saint-Jean, tentative d’homicide de Villeurbanne, ainsi que plusieurs agressions racistes perpétrées depuis des mois…) ?

-Comment Le Progrès peut-il mettre des photos de militantes et de militants (dont certains mineurs),sur son site et en première page du journal alors que les journalistes savent qu’il y a des risques d’agression grâce à des identifications rendues possibles ?

Plutôt que de dénoncer et de condamner cette propagation de violence et d’idées haineuses issues de l’extrême droite la plus radicale qui ressort au grand jour à Lyon et se développe, ce raccourci plus que simpliste :affrontement extrême gauche/extrême droite, n’arrange-t –il pas au bout du compte la presse locale tout comme la préfecture d’ailleurs ?

L’Histoire a pourtant montrer combien il était dangereux de laisser faire les nazi et autre facho, au nom d’une pseudo neutralité...

NO PASARAN !

[Saint-Etienne] un militant toujours hospitalisé

Article du mercredi 8 juin 2011

Communiqué de presse de la CNT 42

Pendant la manifestation du mercredi 1er juin à St Etienne, en soutien aux camarades de la Confédération Paysanne poursuivis par la firme Lactalis, l’un de nos militants a été sérieusement blessé et a du, après évacuation par les pompiers, subir une intervention chirurgicale pour une fracture du col du fémur.

Cet accident survenu lors d’un jet de gaz près du Palais de Justice est une conséquence de l’habitude qu’ont les pouvoirs publics de répondre par la répression et la brutalité au désarroi et à la colère des travailleurs(euses) victimes de la voracité d’exploiteurs sans moralité.

Nous espérons que le temps viendra bientôt où les responsables de tels agissements devront en répondre en toute justice.

St Etienne le 6 juin 2011

Syndicats CNT de la Loire
(Éducation, Santé-Social, Communication et Spectacle, Interpro, PTT)
Salle 15bis, Bourse du Travail 42028 St Etienne cedex 1
Permanences tous les vendredis de 17h à 18h30
Tél – répondeur : 04 77 25 78 04
e-mail : cnt42@cnt-f.org

[Leur presse]Les InRocks: Identitaires, skins : la face noire de Lyon

Article du mercredi 8 juin 2011





Assaut de kebab, “marche des cochons”, agressions diverses… entre identitaires proprets et skins avinés, Lyon a aussi une face noire, qui ressurgit. Article extrait du numéro spécial Lyon, en kiosque jusqu'au 14 juin.

http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/66155/date/2011-06-06/article/identitaires-skins-la-face-noire-de-lyon/

[International] Nouvelle répression en Palestine

Article du mercredi 8 juin 2011

L’armée israélienne a de nouveau tiré le dimanche 5 juin sur les réfugiés palestiniens et les syriens qui manifestaient contre l’annexion du Golan,tuant 20 manifestants et en blessant plus de 300. Déjà le 15 mai, jour anniversaire de la Nakba, la répression avait fait 4 morts et des dizaines de blessés (et de nombreux autres à la frontière libanaise). L’annexion du Golan, réalisée à la fin de la guerre des six jours, est unilatérale et a été condamnée par l’ONU. Elle a abouti à l’expulsion forcée de plus de cent mille habitants, palestiniens et syriens, et à la destruction de tous leurs villages. Ils ont été remplacés par vingt mille colons israéliens. Après la commémoration de la Nakba lors de laquelle plus de sept cent cinquante mille palestiniens avaient été expulsés, cette manifestation de réfugiés palestiniens et de réfugiés syriens avait pour but de protester pacifiquement contre cette occupation et colonisation dont on parle peu. Avec le mépris pour la vie humaine qui lui est coutumier, l’armée israélienne n’a pas hésité à tirer à balles réelles et à commettre un massacre de plus. Les réfugiés palestiniens chassés de leurs terres en 48 et les réfugiés syriens de 67 ne faisaient que réclamer ce qui est dû à chaque être humain, leur terre et leur liberté. Alors que le monde arabe s’embrase et que les peuples luttent au risque de leur vie et leur liberté contre leurs dictateurs, l’Etat israélien continue dans l’impunité la plus totale à spolier et à assassiner les palestiniens et les paysans syriens du Golan.

La CNT condamne ces crimes de guerre d’une soldatesque lâche à l’encontre de civils désarmés et pacifiques et soutient la juste revendication du droit au retour des réfugiés palestiniens et syriens.

Groupe Palestine du secrétariat international de la CNT

[communiqué confédéral] Double Camouflet pour Centrapel en une semaine !

Article du mercredi 8 juin 2011



Centrapel, entreprise sous-traitant de la hotline de Free, a voulu jouer la carte de la répression syndicale, pensant qu'elle pourrait facilement éliminé la présence de la CNT en son sein. Une nouvelle fois une section CNT sort renforcée des démêlés que la direction a voulu imposer.

À peine la nouvelle section syndicale crée en décembre 2010, Centrapel n’ hésitait pas à licencier le secrétaire de la section, Slimane Bouarab et à contester sa nomination en tant que Réprésentant de Section Syndicale au Tribunal d’ Instance.
Quelques semaines aprés, c’était au tour de Jens THYS, le trésorier d’ être suspendu de fonction, en attendant une procédure de licenciement.
En agissant ainsi, Centrapel pensait régler définitivement le problème avec le syndicat CNT naissant. Il est bien évident que la CNT n’allait pas rester les bras croisés et les recours en justice ont une nouvelle fois porté leurs fruits :
La contestation de la nomination de Slimane allait être rejeté par le Tribunal d’ Instance début mai. Quelques jours aprés, l’inspection du travail vient également de rejeter le licenciement de Jens, qui doit être prochainement réintégré.

Centrapel mordait la poussière une seconde fois en moins d’une semaine.
Dans un tract de février, la section CNT de Centrapel signalait que même sans Jens et Slimane, la CNT continuerait d’exister à Centrapel. Non seulement, elle continue d’ exister : elle y présente par ailleurs une liste aux prochaines élections CE/DP. La section va pouvoir enfin agir librement et légalement au sein de l’ entreprise et elle se tient désomais à la disposition de tous les employés à un moment où les ruptures conventionnelles et les licenciements abusifs vont bon train.
La CNT n’est pas un syndicat qui s’acoquine avec la direction, la preuve : elle en a subi les foudres, mais elle a assumé, rappelant qu'elle n’est pas un syndicat d’accompagnement mais un syndicat de combat.
Encore une fois ces deux décisions montrent que la CNT est un véritable syndicat, et non un « groupuscule anarchiste » comme certains aiment souvent la présenter.

Le Secrétariat Relations Médias de la CNT

Relations médias : relations-medias@cnt-f.org / 06.61.57.16.96
Web : http://www.cnt-f.org/ Version pdf

Samedi 11 JUIN journée d'anniversaire du CSA !

Article du lundi 6 juin 2011

Voilà trois ans que le CSA a ouvert ses portes, et il compte bien les garder grandes ouvertes !!

Alors le Samedi 11 JUIN 2011, entre 12h30 et 20h30, nous avons le plaisir de vous inviter à la journée d'anniversaire du CSA !

Venez partager un bon moment avec vos ami(e)s, vos enfants, vos parents et grands-parents au 18 Rue des Tables Claudiennes Lyon 1e.

Vous y trouverez :

de 13h à 14h : un repas familial et convivial concocté par les enfants du CSA,

à 15h30 : un petit spectacle de hip-hop monté par l'activité Hip-Hop du mercredi

à 16h30 : une pièce de théâtre : "Karl Marx le retour", d'après Howard Zinn, par la Cie Art'R'Natif

à 18h30 : un apéro musical, en présence du groupe Salam Masala, qui viendra nous jouer, au son du kamancheh, du bouzuq, du santour, et du tombak, des musiques d'Arménie, d'Afghanistan, du Népal et des musiques traditionnelles perses.
(pour + d'infos : http://www.myspace.com/elodiepoirier)

Et tout au long de la journée : un vide-placard à prix libre, des jeux, un atelier dessin, un atelier maquillage pour les enfants, et de la joie et de la bonne humeur !!

Nous vous attendons nombreux et nombreuses pour profiter de cette belle journée avec nous le 11 Juin 2011, au 18 rue des TABLES CLAUDIENNES 69001 LYON, de 12h30 à 20h30 !!

A bientôt !

Le CSA

[CNT PJJ] Evaluation des personnels, c'est parti ! La refuser, c'est permis !

Article du lundi 6 juin 2011

Tract de la SECTION CNT PJJ 93
version PDF

La campagne d'évaluations individuelles des personnels au moyen de l'entretien professionnel vient de démarrer.
La CNT est opposée à toute forme d'évaluation des travailleurs et travailleuses car elle n'ont jamais permis d'améliorer leurs conditions de travail, ni participé à leur émancipation. A défaut de s'opposer collectivement à cet exercice de soumission, nous tenons à faire quelques rappels qui nous paraissent importants, que l'on choisisse ou pas de se rendre à l'entretien.

L'administration présente souvent l'entretien de manière ambigüe, laissant penser aux agents qu'il est obligatoire. Il également est abordé dans les services comme un rite incontournable. Pourtant, l'article 2 du décret n°2007-1365 du 17 septembre 2007 portant application de l'article 55 bis de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat, précise que « L'agent bénéficie chaque année d'un entretien professionnel qui donne lieu à un compte rendu ». Cela signifie que les agents, qu'ils soient contractuels ou titulaires, sont libres d'y participer ou pas. En revanche, l'obligation est faite au supérieur hiérarchique de fournir un compte rendu dont on peut demander la révision.

Si l'entretien a lieu, il se déroule avec le supérieur hiérarchique direct, qui fixe une date d'entretien en accord avec l'agent. Le délai minimum est de 15 jours avant la date prévue pour ledit entretien. Le supérieur hiérarchique doit également remettre les documents permettant de préparer ce moment « privilégié » dans la vie de chacun et chacune d'entre nous. On a pu constater que certains supérieurs hiérarchiques ne respectent pas toujours cette règle et proposent des périodes de rendez-vous quand cela les arrangent, dans un délai inférieur à 15 jours. Pourquoi seul l'agent devrait-il en subir les contraintes ? L'entretien d'évaluation n'est ni un rendezvous entre amis, ni une rencontre de courtoisie.
Il s'agit bien d'un exercice où le rapport de force est inégalitaire et où, au final, le seul qui décide c'est le supérieur hiérarchique, qui a tout pouvoir sur la carrière des agents, leur formation et bientôt sur leur salaire (c'est déjà le cas en matière d'avancement pour les titulaires ou de revalorisation salariales pour les contractuels). Cette pression est d'autant plus forte lorsqu'il s'agit d'agents contractuels pour qui la situation est évaluée tous les ans, avec en point de mire une porte de sortie toujours grande ouverte !
Par ailleurs, les décisions qui donnent les nouvelles orientations de la PJJ avec leur flot de restructurations et fermetures de postes sont elles, bien appliquées, même avant les échéances fixées (fin du civil, fin des protections jeunes majeurs, mise en place de l'activité de jour en lieu et place de l'insertion, etc)

Si un doute subsistait sur l'objectif de cet entretien, il suffit de lire la rubrique « les enjeux » du petit guide remis par l'administration en guise de préparation. Deux phrases sont clairement mises en caractère gras « L'entretien professionnel est un instrument déterminent du management par objectif de la structure. » et « l'entretien professionnel est aussi une technique de management individuel ... ». Nous savons les dégâts que le management fait dans le privé, et aussi de plus en plus dans le public.

A quoi sert l'évaluation ?

Si l'entretien professionnel est présenté comme un moment privilégié d'échanges entre l'agent et son supérieur hiérarchique, il est bon de rappeler que les entretiens d'évaluation ont été un moyen de casser tous les acquis collectifs gagnés à la fin des années 70. En effet, il ne s'agit plus de réfléchir en équipe, mais d'infantiliser et d'isoler chaque agent, à qui on fait croire que les solutions se trouvent auprès de son chef, qui aurait les « compétences » pour l'aider à penser son travail. Et cette méthode a fait ses preuves. Le terme d'équipe a disparu des textes et projets de service. On renvoie à chaque agent la responsabilité (voire la culpabilité) individuelle de ses réussites (si tant est qu'elles soient mesurables) et de ses échecs. La réussite ne réside que dans un devoir d'obéissance à des objectifs assignés qui répondent rarement à des projets pensés pour le travail à effectuer -directement ou indirectement- auprès des jeunes. De plus, au regard de l'état de notre administration aujourd'hui, quel projet, en dehors de l'application de la RGPP et du tout répressif, a une garantie de voir les moyens mis en oeuvre pour sa réalisation ?
Ne nous y trompons pas, l'entretien d'évaluation n'apporte rien aux agents, si ce n'est un moment privilégié de stress et d'angoisse qui peuvent même induire certains comportements comme la délation envers certains collègues. Qu'elle soit individuelle ou collective, l'évaluation des personnes n'améliore en rien la qualité du travail. Ce dont nous avons besoin, c'est pouvoir valider ou invalider des pratiques de travail en restant libre s d'exprimer nos difficultés, sans que cela n'aient de conséquences sur un avancement ou une appréciation qui restera subjective puisqu'elle dépend de l'évaluateur.
Nous devons continuer à résister pour garder ou retrouver des pratiques collectives qui seules nous permettent de continuer à imaginer et à créer. L'imagination ne se trouve pas sur la fiche de poste !.

Le 3 juin 2011

Vous trouverez un dossier sur l'évaluation des personnels dans le dernier numéro de La sociale (revue de la fédération CNT santé social), que vous pouvez demander en écrivant à la-sociale@cnt-f.org. La sociale n°14 : http://www.cnt-f.org/sante-social.rp/la-sociale-14-couv.pdf,


SECTION CNT PJJ 93
mail : section.cnt.pjj-93@cnt-f.org
Tél : 06 59 64 23 67

Programme de juin de l'Atelier des Canulars

Article du lundi 6 juin 2011

un résumé de la programmation de mois de Juin 2011,

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Mardi 7 juin à partir de 18h30 : Soirée avec Les "Voci di mezzo de Milan"

18h30 : Atelier de Chants populaires italiens ouvert à tous-toutes 20h30 : Chantée collective

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Dimanche 12 juin à partir de 20h (film à 20h 30) :
Ciné-Club : " The Bubble " de Eytan Fox, Israël, 1h57, 2007.

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Vendredi 17 juin à partir de 20 h :
Le resto Végétarien du Canular ... (tous les 3ème vendredi du mois).
Soirée Buffet en libre-service

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Samedi 18 juin à partir de 14h :
En marge du festival annuel de la Boulangerie du Prado ,l'Atelier des Canulars organise une après-midi jeux pour enfants avec "l'Ilot Pirate".
à partir de 18 h :
Concert de musique traditionnelle latino-américaine au profit de l'association Panpachay.

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Dimanche 19 juin à partir de 20 h (film à 20h 30) :
Ciné-Club : " Machete " de Robert Rodriguez et Ethan Maniquis,USA,1h45, 2010

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Dimanche 26 juin à partir de 20h (film à 20h30) :
Ciné-club :" Le Violon " de Francisco Vargas, Mexique, 1h38, 2006.

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Mardi 28 juin à partir de 20h (représentation à 20h30) :
"Débris" une création théâtrale de l'Intranquillité, de Dennis Kelly.

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[Algérie] Hassi-Messaoud, ses puits de pétrole, ses milliards et ses chômeurs de longue durée

Article du vendredi 3 juin 2011

Article pubié dans les dernières nouvelles d'Algérie le Vendredi, 03 Juin

Hassi-Messaoud, ses puits de pétrole, ses milliards et ses chômeurs de longue durée
Vendredi, 03 Juin 2011

Hassi-Messaoud, ses puits de pétrole qui rapporte rapportent des milliards de dollars et ses chômeurs qui crèvent la dalle. Quarante six jeunes chômeurs originaires de Hassi-Messaoud, ville pétrolière située à plus de 800 km au sud-est d’Alger, observent depuis quatre jours une grève de la faim, entamée mardi 31mai. Campés devant le siège de la daïra (sous préfecture), ces jeunes chômeurs réclament du travail et dénoncent leur exclusion par les sociétés pétrolières.

Mercredi 01 juin, cinq grévistes ont été blessés après une tentative de la police des les déloger. Ils refusent des quitter les lieux. Avant d’entamer la grève de la faim, ils ont tenu un sit-in non stop devant le siège de la daïra pendant 16 jours.

Alors face au mutisme, doublé de l’indifférence des autorités locales, ces jeunes chômeurs ont déclenché cette grève, ultime recours pour faire valoir leur droit « constitutionnel » au travail.

« Avant de déclencher notre mouvement, nous avons saisi le chef de daïra. Celui-ci s’est dit incapable de régler notre problème. Il a nous a promis une audience avec le wali (préfet). Ce dernier a refusé catégoriquement de nous recevoir », raconte à DNA Walid, 21 ans, l’un des grévistes.

Sans nourriture depuis quatre jours, sous une température qui avoisine les 47° à l’ombre, l’état de santé des grévistes se détériore de jour en jour. « Nous sommes très faibles physiquement. Mais nous sommes décidés à aller jusqu’au bout. Nous demandons seulement des postes d’emplois décents », affirme ce jeune chômeur d’une voix éteinte.

Walid raconte encore : « Mercredi dernier, les forces de l’ordre nous ont violemment chargé pour faire évacuer les lieux. Cinq de nos camarades ont été blessés avant de perdre conscience. Une fois évacués vers l’hôpital de la ville, certains membres du personnel médical, sous la pression d’un nombre important d'éléments de sécurité, ont refusé de les prendre en charge. Certains d’entre nous ont courus se réfugier à l’intérieur du siège de la daïra, investi ensuite par les policiers. »

Alors, ils racontent le favoritisme, les passes-droits, la corruption, la hogra...

« Nous sommes exclus.Les sociétés de sous-traitance nous ont portés l’estocade. Les postes d’emploi se monnayent à coup de millions de centimes. De plus, les responsables exigent des universitaires de la région une expérience de plusieurs années », s’indigne Mahmoud, porte-parole du comité local des chômeurs de Hassi-Messaoud en dénonçant une « maffia » aux commandes de la politique de recrutement.

Classée commune la plus riche en Algérie, Hassi-Messaoud occupe la seconde place au niveau africain avec des recettes annuelles dépassant 1800 milliards de centimes ( 245 millions de dollars) correspondant à la collecte d’impôts et taxes prélevés sur plus de 149 entreprises pétrolières et de services.

« La daïra de Hassi-Messaoud offre annuellement 60 000 emplois dans tous les domaines. Les habitants de la région ne bénéficient presque de rien. Par contre, des étrangers viennent de partout, y compris d’Inde pour travailler avec de faux visas. Même les Indiens trouvent du travail, nous on nous exclut », accuse-t-il.

Pas de quoi décourager ces jeunes déterminés à aller jusqu'au bout de leurs revendications, l'obtention d'un poste d'emploi et la fin de cette politique de ségrégation. « Nous continuerons notre grève. Hier jeudi, nous avons dressé une tente devant le siège de daïra », affirme Mahmoud.

Lire l'article original : Hassi-Messaoud, ses puits de pétrole, ses milliards et ses chômeurs de longue durée | DNA - Dernières nouvelles d'Algérie

communiqué de l’ASDHOM: Vous avez dit : l’exception marocaine ?

Article du vendredi 3 juin 2011



La vidéo postée sur Youtube depuis Casablanca a fait le tour des rédactions. Elle continue à être visionnée. Elle se passe de tout commentaire.
Les faits remontent au 29 mai dernier quand les jeunes du mouvement 20 février à Casablanca sont allés à la rencontre des habitants du quartier populaire Sbata. Cette manifestation était pacifique et ne présentait aucun danger qui puisse porter atteinte à l’ordre public. Les autorités marocaines en ont jugé autrement. Elles ont décidé de casser du manifestant. A elles seules, les images de la vidéo montrent la violence de l’intervention policière qui n’a épargné personne. La femme qu’on voit avec son petit garçon, âgé à peine de quelques années, a eu sa part de cette violence inouïe.
D’autres rassemblements et manifestations, organisés le même jour par le mouvement 20 février à travers plusieurs villes marocaines, ont eu droit au même traitement.
Cette répression n’a rien d’exceptionnelle. Elle s’inscrit dans la démarche du pouvoir à vouloir anéantir la contestation populaire qui s’enracine et se développe sous la houlette du mouvement du 20 février. Après s’être rendu compte que l’agitation médiatique qui a suivi les quelques mesures annoncées (commission chargée de réformer la Constitution, CNDH, etc.) n’a pas pu mettre un terme à la volonté des jeunes de ne pas baisser les bras, mais au contraire, elle a amplifié leur mouvement et affiné leurs exigences d’en finir avec le despotisme, la corruption et tous les maux qui gangrènent la société marocaine.
L’Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM) est très préoccupée par cette escalade dans la répression opérée par les forces de l’ordre marocaines. L’usage de la violence contre les manifestants pacifiques du mouvement du 20 février, le 15 mai à Témara et Rabat, les 22 et 29 mai dans plusieurs villes du pays, est inadmissible. Il en est de même de l’intervention violente, les 16 et 17 mai, à la prison de Salé pour réprimer les détenus dits de Salafia Jihadia, qui protestaient contre le non respect des promesses reçues quant à l’amélioration de leurs conditions de détention, voire de leur libération imminente. Depuis cette intervention qui a fait des blessés graves, la situation s’est dégradée.

C’est cette même violence condamnable qui a conduit à la mort, le 20 février à Séfrou, du jeune Karim Chaieb et de cinq autres à Al Hoceima dans des circonstances non encore élucidées. L’ASDHOM dénonce et condamne avec force toutes les arrestations qui ont touché les manifestants du mouvement 20 février ainsi que leurs soutiens parmi les militants des forces vives et démocratiques du Pays. Elle rappelle aux autorités marocaines que cette répression est contraire au discours officiel, tenu au plus haut niveau de l’Etat, en termes de respect des libertés individuelles et collectives et la garantie de leur exercice. Les engagements internationaux du Maroc en la matière ne sont pas honorés.
L’acharnement des forces de l’ordre sur les manifestants du mouvement 20 février montre bien que les autorités marocaines n’ont toujours pas encore choisi en réalité la voie de l’Etat de droit. C’est bien ce dernier, basé sur la liberté, la dignité, la justice sociale et la démocratie, que réclame pacifiquement avec insistance, courage et maturité le mouvement du 20 février.
Les images que nous renvoie le Maroc officiel en guise de réponse aux aspirations légitimes des manifestants font mal. Elles sont inacceptables. La femme, violentée devant son petit enfant, aurait souhaité qu’on lui dise « bonne fête », étant donné que ce dimanche 29 mai était jour de fête des mères. Les forces de l’ordre, elles, ont choisi de lui faire « sa fête ».

C’est dans ce climat général de terreur que veulent instaurer les autorités que des militants et responsables d’associations ont été la cible privilégiée des forces de police. L’arrestation à Bouarfa (Province de Figuig) de plusieurs citoyens dont Seddik Kabouri, militant de l’AMDH et animateur de la coordination contre la cherté de la vie, après l’importante marche du 18 mai qu’a connu la ville pour exprimer le mécontentement et les craintes suite à la tentative de quelques jeunes diplômés chômeurs de s’immoler par le feu, illustre bien cet état d’esprit.

L’ASDHOM demande aux autorités marocaines de respecter le droit de manifester, garanti par tous les textes internationaux auxquels adhère le Maroc et de procéder immédiatement à la libération de tous les détenus du mouvement du 20 février.

L’ASDHOM soutient le mouvement du 20 février dans ses revendications légitimes et exige de l’Etat marocain leur satisfaction.

L’ASDHOM met en garde les autorités marocaines contre toute escalade dans la violence à l’égard des manifestants.

Paris, le 1er juin 2011
Bureau exécutif de l’ASDHOM
Dernière minute : Au moment où nous nous apprêtions à publier ce communiqué, nous apprenons avec affliction la mort du jeune Kamal Ammari des suites de ses blessures après l’intervention sauvage des forces de l’ordre le 29 mai à Safi. De quelle exception marocaine nous parle-t-on ?

Atelier de Chants populaires italiens avec les "Voci di mezzo de Milan"

Article du vendredi 3 juin 2011



MARDI 7 JUIN

à 18h30 Atelier de Chants populaires italiens ouvert à tous-toutes

à 20h30 Chantée collective, avec qui voudra

L'atelier des canulars
91 rue Montesquieux
Lyon 07
latelierdescanulars@no-log.org

y aura aussi à grignoter à prix libre (tartes,...)
Les Voci di mezzo de Milan est...

Un groupe de chant populaire italien, avec un répertoire qui comprend des chants sociaux, populaires, de travail, de la résistance et de la tradition anarchiste et libertaire..

www.vocidimezzo.it

La soirée est en soutien aux projets menés par cette chorale et le lieu milanais qui l'héberge.

[Editions CNT RP] Le Havre 1922 : la grande grève de la métallurgie

Article du vendredi 3 juin 2011



À paraître aux éditions CNT-RP

Le Havre, 1922. Début juin, la Chambre syndicale patronale de la métallurgie du Havre fait savoir à ses ouvriers que, à partir du 22 du mois courant, les salaires seront diminués de 10 % en moyenne. Le mardi 20 juin, les ouvriers forment un comité de grève et, le lendemain, 900 métallurgistes en grève tiennent leur première réunion publique. Le 23 juin, 10 000 personnes, hommes et femmes, parcourent pacifiquement les rues du Havre dans ce qui est la première d’une longue série de manifestations de rue. Dans les jours suivants, le mouvement se communique rapidement à l’ensemble des grands chantiers du Havre.

Cette grève, qui va s’étendre sur plus de trois mois, a lieu dans une ville où, en dépit d’une déjà longue tradition révolutionnaire, les ouvriers de la métallurgie sont peu syndiqués. En outre, la grève commence presque au moment même où le congrès de fondation de la CGTU ratifie la première grande scission du mouvement ouvrier français d’après 1914, divisé entre une CGT réformiste, dirigée par l’ex-anarchiste Léon Jouhaux, et la nouvelle confédération, fondée par les minoritaires de l’organisation, communistes et libertaires, ces derniers constituant l’aile marchante du syndicalisme havrais. _ Poussés par une vague immense de solidarité, qui permet de mettre en application la vieille tactique syndicaliste de l’exode des enfants des grévistes, accueillis dans les villes des environs et même en région parisienne, soutenus par le maire radical-socialiste de la ville, les métallos du Havre vont mener un combat courageux et obstiné contre les patrons du Comité des Forges mais aussi contre l’État et ses chiens de garde, policiers, militaires et magistrats. Le 26 août, une collision entre manifestants et forces dites de l’« ordre » entraîne la mort de quatre ouvriers : après les années de boucherie patriotique de la Première Guerre mondiale, la République renoue avec les crimes de Fourmies, de Raon-l’Étape et de Villeneuve-Saint-Georges. Ce n’est que le lundi 9 octobre, après cent dix jours de grève, que le comité de grève suspend un mouvement qui reste un des épisodes les plus marquants de la lutte des classes des années de l’après-guerre. C’est ce grand mouvement, largement oublié aujourd’hui, que Patrice Rannou, fait revivre au jour le jour dans la présente brochure, qui succède à l’ouvrage qu’il a consacré il y a peu à l’affaire Durand, également publié par nos soins.

Éditions CNT-RP : des lectures militantes !

- http://www.editions-cnt.org/

- Le catalogue

Pour suivre l’actualité de nos éditions (nouveautés, rencontres, débats...) envoyez un mail à editionsrp@cnt-f.org

La Sociale ! n°14 bulletin de la fédération santé social

Article du vendredi 3 juin 2011

La Sociale ! n°14

Evaluation, contrôle, objectifs, performances Travail, quel sens ?

Sommaire :

- La condition de travailleur-euse handicapé-e en ESAT
- Le SIAO à Strasbourg: chronique d'une douce résistance
- Petite enfance: la lutte continue!
- Convention collective de la BASS: bilan de la manifestation du 30 mars
- Luttes et victoires à l'IFRASS de Toulouse
- LOPPSI 2: liberticide et antisociale
- Le capitalisme et l'Etat veulent s'attaquer aux patrons... de l'emploi direct!
- L'aide à domicile en danger
- Santé: quand la solidarité fait face au capital
- Servier: quand les vautours pharmaceutiques décident de la politique de santé
- Le grand enfermement: la psychiatrie emportée dans la tourmente du tout sécuritaire
- L'AP-HP s'endette, les salariés trinquent!
- Solidarité internationale: campagne BDS "boycott, désinvestissement, sanctions"
+ En supplément, un dossier de 4 pages sur l'évaluation des salariés et l'entretien annuel d'évaluation

Edito :

L’idéologie managériale, celle conçue et patiemment construite depuis mai 68, semble réussir là ou le taylorisme avait échoué : capter l'individu dans sa totalité et le rendre complètement dépendant de son employeur, sans aucune ressource personnelle et/ou collective pour faire face à la domination et l'oppression qu'il subit.

Les suicides à France Télécom et ailleurs mettent en lumière, de manière dramatique, l'isolement terrible dans lequel nombre de salariés vivent leur rapport au travail. Si le syndicalisme a su, pendant un temps, construire des rapports de forces, voire une culture ouvrière autonome capable de produire de l'entraide, des solidarités et du sens face au patronat, les résistances face à l'injonction d'être employable, mesurable, taillable et corvéable à merci ont du mal à se construire aujourd'hui.

Les outils actuels de la mise au travail et de l'embrigadement des salariés au seuls bénéfices des gestionnaires semblent terriblement opérants. Tout sacrifier à son travail, rendre des comptes, voir son activité réduite aux seuls résultats statistiques qui ne traduisent rien de la réalité, être en rivalité avec ses collègues, se méfier de tout le monde, atteindre toujours plus d'objectifs sans aucun moyen, être sans cesse compétent et performant, endosser toute la responsabilité et la culpabilité de ses échecs sans jamais remettre en question le système semblent parfois être intégrés comme étant la norme....

Pour autant, nous sommes nombreux à ne pas nous résigner à être réduits à de simples objets économiques, tels des robots ou des machines. Nous sommes nombreux à refuser que notre travail soit dénué de sens, de rencontres avec l'autre et le monde, d'entraide et d'altruisme.

Ainsi dans plusieurs secteurs la remise en cause ou le refus de l'évaluation individuelle, l'un des pivots de la gestion high tech des salariés, se développe et porte ce refus d'un travail complètement étranger à la manière dont nous souhaitons le vivre.

http://www.cnt-f.org/sante-social.rp/lasociale-index.html