CHÔMAGE, POLLUTION, MISERE, REPRESSION, EXPLOITATION...
LE CAPITALISME, C'EST LA CRISE !

[1er mai] Si tu veux gagner la lutte des classes... Prépare toi... syndique-toi !

Article du samedi 30 avril 2011



A Lyon le départ de la manif intersyndicale aura lieu à 10H30 place Jean Macé.

CNT Infos n°4, spécial 1er mai

Le 1er mai, à la fois un jour de souvenir et un jour d’avenir !

Jour de souvenir car il est le symbole de toutes les luttes de l’histoire du mouvement ouvrier. C’est en quelque sorte un jour anniversaire de la lutte des classes. Il revient chaque année et partout sur la planète comme un jour d’affirmation de la lutte des classes, même en temps de défaite sociale.
Ce jour inscrit chaque camarade y participant dans l’histoire des luttes sociales. C’est aussi un jour qui permet de ne pas oublier nos anciens, ceux et celles qui se sont battus avant nous parfois au prix de leur vie. L’histoire de nos anciens c’est aussi l’histoire de leurs organisations de luttes syndicales.
N’oublions pas que toutes ces luttes et victoires ont été le fruit de l’organisation syndicale : l’organisation de tous les travailleurs contre les patrons. Une lutte ne se gagne pas en claquant des doigts, nous l’avons vu lors du mouvement sur les retraites. Cela nécessite de l’analyse, de la stratégie, des moyens financiers et humains… bref une organisation.
Mais c’est aussi un jour d’avenir en tant que jour de revendication et de manifestation. C’est toujours l’occasion de faire le point sur l’actualité sociale et de revendiquer.

Un 1ermai de lutte des classes

Contrairement à Ce que nous disaient les médias et les politiciens la lutte des classes n’a pas disparu. Bien au contraire, sa théorisation revient au goût du jour.
Nous sommes dans une période de recul depuis quelques décennies. Cela se traduit par un appauvrissement général de notre classe et par l’enrichissement de nos ennemis. La part des salaires dans la richesse produite a baissé au bénéfice des profits. Du côté des patrons et des actionnaires, la vie est belle. L’argent n’a plus de valeur pour ces gens qui gagnent en un an plusieurs vies de Smicard. Les valeurs s’emballent, les actionnaires veulent toujours plus de dividendes, les patrons plus de stock options, les traders plus de bonus… ils ont tous très faim ! Ils en veulent toujours plus sans se rendre compte qu’ils sont en train de détruire les entreprises et les hommes et femmes qui y travaillent sans parler de la planète. Nous sommes dans une société de plus en plus financiarisée, qui repose de plus en plus sur la spéculation et donc sur du vent. Un petit coup de vent et c’est toute l’économie mondiale qui est en crise, bravo !
Mais gare au vent de la révolte, gare à la tempête sociale ! Les récentes révolutions dans les pays arabes ont une nouvelle fois montré que, du jour au lendemain, le peuple peut décider de renverser ses tyrans. Aussi ce premier mai fêté internationalement doit être un témoignage de soutien à tous les peuples en lutte, que ce soit dans les pays du Maghreb, au Chiapas ou dans le reste du monde.

Un 1ermai de combat

Faisons de ce 1er mai le point de départ d’une nouvelle phase de combat. Tournons la page de la défaite sur les retraites. Tournons la page de toutes nos défaites. Retroussons- nous les manches et pensons à nos anciens qui ont commencé la lutte alors qu’ils n’en n’avaient même pas le temps matériel tant ils bossaient, nos anciens qui se faisaient tirer dessus dans les manifs ! Au regard de leur histoire, notre lutte ne paraît pas si illusoire. Alors tous en lutte. Tous au combat pour reprendre nos vies en mains et inverser la vapeur sur les services publics qui disparaissent, les retraites et la sécu qui s’amenuisent, les salaires qui stagnent, les prix qui flambent, les profits qui s’envolent…
L’enjeu central de ce 1er mai est bien sûr la lutte contre la vie chère tant ce problème nous touche tous et toutes, mais aussi pour une vie digne et libre. Une grande inquiétude envahit les esprits : comment allons nous pouvoir continuer à payer l’essence qui nous permet d’aller bosser ? Comment allons-nous pouvoir continuer à payer nos loyers qui ne cessent d’augmenter ? Comment allonsnous pouvoir payer nos prochaines factures de gaz ?… De plus en plus de gens se voient glisser vers la misère : plus assez d’argent pour se chauffer, manger autre chose que des pâtes, se loger (et finir par habiter dans une voiture)…
Et pourtant, il suffirait qu’on se mette à protester tous ensemble pour casser cette chute. Tous ensemble nous pouvons imposer d’autres choix économiques : arrêter de gaver quelques riches individus (patrons, actionnaires) pour assurer une vie décente à l’ensemble de ceux et celles qui produisent (les travailleurs).

Revendiquer un autre futur !

Nous exigeons :
- la revalorisation du SMIC à 1 600 € net par mois.
- l’augmentation des salaires selon une échelle décroissante de 300 euros net pour les salaires les moins élevés à rien pour les salaires audes sus de deux fois le SMIC réévalué.
- un chômage (total ou partiel) payé à 100 %.
- pas de retraites inférieures au SMIC.
- le plafonnement des loyers, de l’énergie et des produits de première nécessité.
- la gratuité des transports en commun et des soins médicaux.
Et au-delà c’est vers une autre forme de société qu’il nous faut aller si l’on ne veut pas voir notre humanité disparaître. À travers ses crises successives, qu’elles soient économiques ou écologiques, le capitalisme nous montre qu’il est bien incapable d’apporter le bonheur à tous les humains. Il nous faut mettre en place une société qui ne soit plus basée sur l’argent mais sur l’humain si on veut retrouver du sens dans nos vies, une société basée sur le travail de tous et toutes sans hiérarchies ni jugement de valeur, une société libre et solidaire…

Bulletin mensuel de la CNT-Education 69 / mars 2011

Article du vendredi 29 avril 2011



Sommaire
FIN DE LA NOTE PÉDAGOGIQUE !

L’anarchosyndicalisme expliqué à mes filles, épisode 3 populisme et démocratie

Là où l’Etat se désengage, Pôle emploi engage

Contre La logique « d’excellence » du gouvernement dans le supérieur

Fin du plan grand froid et expulsions.

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Ne laissons pas Lyon devenir un laboratoire de l’extrême-droite ! Samedi 14 mai à 14h : manifestation départ Place des Terreaux

Article du vendredi 29 avril 2011

Le 14 mai : une marche des cochons anodine ? Non un test pour les fascistes !

Jusqu’à présent, les fascistes ne s’étaient pas sentis assez nombreux et forts pour défiler dans nos rues et propager leur idées nauséabondes. Aujourd’hui, ils organisent leur marche nationale des cochons surfant sur l’islamophobie ambiante. Il s’agit pour eux de « dénoncer la vente de viande halal » qui incarnerait « l’islamisation de la France ». Utilisant « l’humour » en défilant avec des masques de cochons, ils cachent le véritable but de leur action : stigmatiser une partie de la population et diffuser un discours raciste, se compter et provoquer, tel est leur objectif. Pour cela, une alliance entre les Jeunesses Identitaires et les néo-nazis de Gerland a été scellée.

Un contexte national qui décomplexe les idéologies les plus nauséabondes et les violences physiques
La politique actuelle du gouvernement désigne des boucs émissaires : chasse aux sans-papiers, organisation de débats racistes (cette fois sur l’islam), nouvelle réduction des droits des étranger-e-s et délit de solidarité (loi Besson). Ceci afin de casser les solidarités et faire taire la contestation contre l’accroissement des inégalités sociales. Les « dérapages » verbaux de membres du gouvernement se succèdent, la droite décomplexée la plus réactionnaire revient aux affaires. Ces discours contaminent à présent l’ensemble du gouvernement et de l’espace public. Le FN profite de sa nouvelle porte-parole pour essayer de se faire passer pour social, alors que son programme ne vise qu’à diviser les classes populaires afin de briser tout mouvement solidaire et d’ampleur en leur sein.
Cette « normalisation » du FN et de ses discours entraînent, par rejeu, le développement de groupuscules encore plus violents. Nous en voyons les conséquences directes à Lyon, où les agressions racistes et fascistes se multiplient. Nous devons combattre cette banalisation des discours racistes, antisémites, islamophobes, sexistes et homophobes qui encouragent la haine de l’autre et poussent à la violence.

Deux locaux pour propager la haine
Un local néo-nazi à Gerland, impasse de l’Asphalte : Dans ce local, sont organisés des concerts, des entraînements au combat, la diffusion de matchs de l’Olympique Lyonnais pour les interdits de stade et autres « activités culturelles ». Lors des concerts, des groupes néo-nazis français et européens sont invités, les saluts nazis fusent, accompagnés de la formule «Sieg, heil ». Grâce à ce local, ils propagent leur idéologie de haine raciale et de violence qu'ils n'hésitent pas à mettre en pratique dans les rues de Lyon.
La « Traboule » rue du Change à Saint-Jean
Le nouveau lieu de diffusion des idées de l’extrême-droite a ouvert depuis octobre 2010, mais il n’a été officialisé qu’après une grave agression perpétrée par l’extrême droite à proximité de ce local le 9 avril. Il propose, selon ses occupants, « de faire la promotion de l’identité lyonnaise, française et européenne ». Ce local est en réalité un véritable outil au service d’une idéologie haineuse et nauséabonde : bibliothèque, ciné-club, salle de conférence, bar associatif et bien évidemment une salle pour les sports de combat. Tout est réuni pour une véritable propagande des idées racistes et nationalistes développées par ce groupuscule d’extrême-droite en lien avec le Bloc Identitaire.

De nombreuses agressions perpétrées par les groupuscules de l’extrême droite :
A Lyon, depuis un peu plus d’un an, de nombreuses agressions violentes ont eu lieu. Bilan, pour les seules agressions connues et recensées : une jambe cassée, de multiples fractures à la mâchoire, coups de batte de baseball à la tête, coups de cutter…soit 230 jours d’Incapacité Totale de Travail et des séquelles à vie, pour certain-e-s des agressé-e-s.

Une marche qui va à l’encontre des valeurs que nous portons :
Nous, militant-e-s, habitant-e-s, organisations de Lyon et de son agglomération qui nous sommes toujours battus pour la défense des droits humains et la solidarité entre tou-te-s, ne supportons plus que nos valeurs soient ainsi bafouées, la laïcité instrumentalisée au service de la stigmatisation de millions de nos concitoyen-ne-s, la xénophobie banalisée dans les propos de ministres et de députés qui prétendent parler en notre nom.
Par notre mobilisation, nous entendons faire barrage à l'implantation de l'extrême droite sous toutes ses formes sur Lyon et à la banalisation des idées racistes et réactionnaires. Au delà, nous entendons replacer le débat public sur le combat pour une réelle égalité entre tou-te-s, sur la solidarité, la tolérance et l'entraide. Ces valeurs communes aux mouvements progressistes, loin d'être dépassées comme d'aucuns semblent le prétendre, sont la seule manière d'en finir avec la logique d'exclusion et de division qui fait le lit de l'extrême droite.

Samedi 14 mai à 14h : manifestation départ Place des Terreaux

Pour la fermeture du local néo-nazi de Gerland et du local des identitaires de Saint-Jean.
Pour dire stop à l’extrême-droite et à ses agressions physiques.
Pour que Lyon ne devienne pas un laboratoire de la haine de l’autre.
Pour dire NON à la propagation de la haine et de la violence racistes et xénophobes.
Pour dire OUI à l’égalité des droits humains et sociaux pour tous et toutes.


mail: apa69@riseup.net
blog: http://collectifvigilance69.over-blog.com/

Signataires : CCRASS, CGA, CGT Vinatier, FSE, Gauche Unitaire, Jeunes Ecologistes, JCML, LDH 8ème, LDH Caluire-Rillieux, MJS, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti de Gauche, Parti Socialiste, PIR, Planning Familial, la Rafal, Ras L’Front, Résistance Citoyenne Ouest lyonnais, ROC ML, SUD Éducation, UD CNT, UJFP, UNEF, les Voraces..

Tract PDF

Prud’hommes : comment ça marche ?

Article du mercredi 27 avril 2011

Petite présentation vidéo de la formation « Prud’hommes » organisée le 1er avril 2011 à l’union locale CNT de Lille par le syndicat des travailleurs de l’industrie et des services du Nord (STIS-CNT 59).



Lire et télécharger la vidéo (Durée : 2:36) sur le site du secteur vidéo de la CNT.

Pour en savoir plus sur les Prud’hommes :

* site du Ministère de la Justice (un article, un annuaire des juridictions par région et trois vidéos : la conciliation, l’audience, le délibéré et le jugement)
* document pdf de 5 pages sur la procédure prud’homale


Bolivie : une semaine de grève générale de la COB

Article du mercredi 27 avril 2011



La Centrale ouvrière bolivienne a débuté le 6 avril une grève générale illimitée avec des mobilisations menées par des instituteurs, des mineurs, des ouvriers et des travailleurs de la santé. La grève a été lancée après que la police de La Paz a réprimé avec des lacrymogènes et plusieurs arrestations les colonnes de mineurs qui voulaient se rendre sur la Place Murillo, devant la maison du gouvernement. Même si la grève générale est très limitée, elle a eu un écho national grâce aux grandes mobilisations de 10 000 travailleurs à La Paz et des mobilisations dans d’autres villes qui se répètent tous les jours. La revendication est celle d’une augmentation salariale supérieure au 10 % qu’a décrété le gouvernement pour une partie seulement des travailleurs de l’État (santé, instituteurs, policiers et militaires) et a dit qu’il s’agissait d’un « guide » pour la discussion salariale dans le secteur privé. Mais les aliments ont augmenté de plus de 30 % en moyenne sur les derniers mois. Une autre demande concerne la dérogation au décret suprême 21060, datant des temps du néolibéralisme, qui garantit la « liberté des contrats », rend possible la tertiarisation du travail et empêche le contrôle des prix. Evo Morales refusait de recevoir les grévistes, mais entre dimanche et lundi il s’est réuni seize heures durant avec la délégation de la COB. Il a cependant refusé une augmentation salariale supérieure à 10 %. Comme les gouvernements néolibéraux, il allègue qu’une augmentation salariale de 15 % « provoquerait de l’hyperinflation ». Sans prendre en considération la hausse des prix, des aliments en particulier, qui existait bien avant, sans qu’il n’y ait eu aucune augmentation salariale, et que cela ait amené des millions de boliviens au bord de la famine.

La COB, dans sa « contre-proposition », a réclamé 15 % (avant qu’elle n’ait précisé combien elle réclamait, seuls les ouvriers parlaient de 30 %, les 15 % que réclame maintenant la COB n’ont été discutés dans aucune base syndicale).

Les autres secteurs sociaux non salariés ou informels ne participent pas à la grève générale. La direction de la COB n’a porté ni les demandes des paysans ni les demandes populaires. Cependant il y a des exemples de soutien, comme une rencontre d’ayllus indigène (organisation traditionnelle), le Mouvement sans terre et des représentants de la FEJUVE (Federación de Juntas Vecinales, fédération des comités de quartier) d’El Alto, qui se sont réunis à Cochabamba et se sont solidarisés avec les grévistes. La direction bureaucratique de la COB, emmenée par le mineur Pedro Montes, a reporté le congrès de la centrale depuis deux ans et est arrivée pour aider le gouvernement. Elle s’est vue obligée de lancer la lutte à cause de la pression des bases sur le thème des salaires et ensuite la grève générale à cause de la répression.

Le gouvernement a déclaré la grève illégale et a menacé de retenues salariales et de mises à pied des grévistes, et a également menacé de réprimer ceux qui bloquent les rues et les routes. Il tente aussi de mobiliser les secteurs paysans contre la grève, avec les directions syndicales qu’il contrôle, c’est à dire la CSUTCB (une centrale paysanne) et les Bartolinas (femmes paysannes) même si jusqu’à maintenant il n’y a pas réussi. Il y a beaucoup d’indices de ce qu’une grande partie de la paysannerie est aussi profondément mécontente de la marche de l’économie. Des récents sondages indiquent qu’Evo Morales obtient seulement 33 % d’opinions favorables. La détérioration du gouvernement est notoire depuis décembre dernier quand il a décrété une augmentation de l’essence de 85 %. Ce décret a provoqué une gigantesque réaction populaire, avec des mobilisations et des blocages qui menaçaient de renverser le gouvernement. « Ou il retire le décret ou il s’en va », se on disait dans les rues. Le 31 décembre le gouvernement a annulé le décret. Mais cela a eu pour effet de générer également une grande instabilité des prix, une augmentation des aliments, qui existait déjà mais qui s’est accélérée depuis. Des millions de personnes ont compris que le gouvernement d’Evo n’était pas le « gouvernement des paysans » ou « des mouvements sociaux », comme il s’auto-proclame, mais un gouvernement subordonné aux capitalistes, aux transnationales et des propriétaires fonciers. Malgré les discours, Evo n’a pas touché à la grande propriété terrienne et les hydrocarbures sont toujours dans les mains des transnationales. Le décret sur la hausse de l’essence s’est faite sur une demande expresse de la Chambre bolivienne des hydrocarbures (qui n’a rien de bolivienne mais qui est l’émanation des transnationales Petrobrás, Repsol et d’autres).

Le peuple bolivien commence de nouveau à réclamer les solutions de fond qui ont motivé la « Guerre du gaz » en 2003, l’Agenda d’octobre 2003, l’expropriation et l’expulsion des transnationales, l’industrialisation des hydrocarbures et des minéraux dans le pays, la confiscation des propriétés terriennes et leur remise aux paysans et indigènes sous forme de propriété collective. La grève de la COB est à un carrefour dangereux. Le gouvernement tente de la diviser. La direction vient de refuser de convoquer à un élargissement ouvert aux bases et n’a pas non plus convoqué les autres secteurs populaires. De cette manière elle facilite les manœuvres du gouvernement. La Protesta vient d’impulser le soutien à la lutte des travailleurs de la COB, mais en avertissant que le gouvernement voulait les diviser et les mettre en déroute. Un élargissement national avec des délégués de tous les secteurs choisis par la base qui élabore un cahier de doléances ouvrières, populaire, paysanne et indigène est nécessaire. Chaque peuple indigène, chaque région du pays, chaque quartier populaire - le peuple d’El Alto ou celui de Potosí - ont des demandes propres totalement légitimes, toutes doivent être reconnues dans un cahier unique qui accompagne la pétition salariale pour réussir une mobilisation unie et radicale qui impulse un programme économique au service des majorités populaires.

Source : http://www.laclase.info/internacion...

IKEA ET LES NAO : INACCEPTABLE POUR LES SALARIES !

Article du mardi 26 avril 2011

Jeudi 21 avril 2011, s’est tenue à Fos sur Mer, la dernière journée de négociation annuelle obligatoire. Dès 5H du matin, la section CNT Ikéa Metz Dépôt tenait un piquet de grève. C’est la première action du syndicat depuis qu’il a désigné cette semaine un Représentant de la Section Syndicale.

Cette action s’est faite en lien avec la section CGT qui a rejoint le mouvement sur le poste de l’après midi.

La CNT peut annoncer un taux de gréviste de 20% le matin et de 15% l’après midi. La grève a perturbé le service réception des marchandises, le transit, et le contrôle.

A 17H, les négociations se sont conclues sans qu’un accord ne soit trouvé. Les syndicats représentatifs ont refusé de signer le protocole proposé par la direction : 1,8% d’augmentation générale plus une augmentation individuelle calculée sur les évaluations. Note 1 : 0%, Note 2 : 0,2%, Note 3 : 0,6% Note 4 : 3,2%. Ces propositions sont une insulte au travail fourni par les salariés tout au long de l’année. Travail ayant permis à Ikéa de faire progresser son chiffre d’affaire et sa marge bénéficiaire. A l’heure où le coût de la vie est de plus en plus élevé, une des entreprises ayant traversée la crise avec succès plonge ses salariés dans la précarité et la misère. Le fameux modèle suédois vole en éclat et ne laisse plus entrevoir que la réalité : celle d’une entreprise capitaliste comme les autres exploitants ses salariés comme les autres.

Toutefois, la CNT se félicite de la combativité affichée par les salariés grévistes de Fos sur Mer et de Metz ainsi que de la solidarité interprofessionnelle manifestée aujourd’hui par ses adhérents. La section CNT s’est ainsi renforcée grâce à son action et à de nouvelles adhésions.

Elle donne rendez vous aux salariés prochainement, ainsi qu’aux autres organisations syndicales, afin de définir, à la base, les modes d’actions nécessaires pour que les justes revendications exprimées dans cette grève soient satisfaites le plus rapidement possible.

Elle appelle le maximum de salariés à rejoindre ses rangs pour développer un syndicalisme interprofessionnel, de lutte de classe, émancipateur et libertaire.

Le Secrétariat Relations Médias de la CNT pour la section CNT Ikéa

CNT - Infos n°3 Bulletin d’information confédéral

Article du mardi 26 avril 2011

CNT - Infos est un bulletin d’information confédéral mensuel. A lire en ligne et à télécharger pour diffuser massivement autour de vous !

Pour s’abonner à la newsletter ou pour faire remonter vos informations écrivez à : cntinfo@cnt-f.org

- Lire en ligne

- Télécharger :

PDF - 1.1 Mo
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Au sommaire :

- Edito : divisr pour mieux régner !
- La Bourse des travailleurs
- Infos d’ici... et d’ailleurs
- International
- Communiqués

[Santé-Social 42] La santé n’est pas une marchandise, l’hôpital n’est pas une entreprise, la sécu n’est pas une entreprise !

Article du mardi 26 avril 2011



Quand la solidarité fait face au capital …

Malgré les multiples bouleversements engendrés dans le milieu de la santé (Loi Bachelot, reclassement infirmier, fermetures des structures, réductions des effectifs,,,) la logique financière contrôle de plus en plus la politique de gestion de notre système de santé. Nos hôpitaux, nos maternités, nos centres IVG… sont asphyxiés par des agences régionales de santé et des dirigeants qui ne cessent de flatter l’intérêt des grands groupes financiers.

Les conséquences sont multiples pour les usager.e.s : éloignement des structures, manque de temps/de places pour l’accueil et l’écoute des malades ainsi que des familles, augmentation du coût des soins, malaise et difficultés du personnel hospitalier. Bref, tout est fait pour que les usager.e.s se tournent vers des structures de soins privées, réservées encore une fois aux classes les plus aisées.

Que dire de l’accès aux soins, les franchises médicales, les déremboursements, le démantèlement de la sécurité sociale, les dépassements d’honoraires……Il semblerait que le principe de gratuité et d’accès universel aux soins ne rivalise plus, face aux pressions des actionnaires privé.e.s.

… C’est la riposte générale !!!

Il nous appartient de refuser la casse de notre système de santé par le rouleau compresseur des investisseur.se.s et des puissant.e.s, car il s’agit bien de notre système de santé, basé sur un principe de solidarité, de redistribution et un accès gratuit à des soins de qualité quelques soient ses revenus.

Au delà du système de santé c’est une lutte qui englobe tous les niveaux de la société, une lutte qui réaffirme sa volonté de refus du contrôle social par l’argent, une lutte qui vise à l’émancipation des travailleurs et des travailleuses.
Nous voulons un système de santé gratuit et de bonne qualité qui soit le même pour tous et toutes. A ce titre nous condamnons la logique de rentabilité qui est imposée actuellement et qui, petit à petit nous achemine vers un système de santé à deux vitesses.

CNT -Santé-social 42

[confédération] Contre la vie chère

Article du jeudi 21 avril 2011



Des années que ça Dure, des années qu’on se demande comment on va faire si ça continue. Des années qu’on nous saoûle avec la crise et comme si ça suffisait pas ils arrivent à nous pondre une crise en plus de la crise permanente. ils sont balaises ! Ils nous tondent la laine sur le dos et pour pas qu’on bouge ils nous font flipper en nous disant que sans ces sacrifices ce serait pire. Mais qu’ils prennent gare car à force de tout nous enlever: pouvoir d’achat, chômage, retraite, sécu... on n’aura plus rien à perdre. Ces dernières décennies le Capital a regagné du terrain contre nos salaires. Notre pouvoir d’achat n’a pas évolué pendant qu’on assistait à l’explosion des profits et des redistributions aux actionnaires.

Des millions de gens travaillent pour qu’une poignée d ’actionnaires empochent les bénéfices de notre travail sans rien foutre. Une société de parasites (les actionnaires) qui s’en fout de savoir si la bête qu’elle vampirise (le travailleur, l’entreprise) va tenir le coup ou pas puisqu’il y en a plein d’ autres. Ils peuvent faire monter les prix des aliments de première nécessité à des niveaux records juste pour faire du fric. Que ça tue quelques milliers d’affamés et déclenche des guerres, cela ne les intéresse pas. De par leurs jeux financiers, leurs spéculations meurtrières et leurs conquêtes des services publics et autres solidarités ces quelques humains pourrissent la vie de la totalité des habitants de cette planète. Il est temps de se réveiller et de crier stop une bonne fois pour toutes comme le font les travailleurs des pays arabes. Ou comme l’avaient fait les Guadeloupéens (notamment) du 20 janvier au 5 mars 2009: grève générale contre la vie chère.

ils nous montrent le chemin, engouffrons-nous et faisons souffler le vent de la révolte au-delà des pays arabes. Retrouvons le goût de la révolte si cher à notre histoire. Organisons partout où c’est possible des manifestations contre la vie chère. Préparons dès maintenant des plateformes revendicatives sur cette vie qu’on arrive plus à mener.

Préparons nous dès maintenant dans nos syndicats pour organiser la révolte et ses suites !

Hausse des prix...
–le gaz a augmenté de 5,2 % le 1er avril. Ca fait +21 % en 1 an et +61 % en 5 ans.
–les prix des carburants ont augmentés de 17,3 % en 1 an.
–les prix des produits alimentaires devraient encore augmenter de 2 % mais c’est une moyenne certains produits comme la farine prendront 15 à 20 %.

...hausse des profits...
–Le CAC 40 se porte bien avec ses 82 milliards de profits pour 2010. On notera : GDF +3 % avec 4,6 milliards de profit,Total +25 % avec 10 milliards, LVMH (luxe)+73 % avec 3 milliards.
–les rémunérations des patrons du CAC 40 représentent en moyenne 190 fois le SMIC soit 3,1 millions d’ euros par an.
–40 milliards d’euros de divi- dendes versés pour 2010.

… et nos salaires !
–Le revenu salarial moyen stagne depuis 1978.
–50 % des français gagnent moins de 1427 euros.
–90 % des français gagnent moins de 2973 euros.
–10 % des français gagne moins de 877 euros.
–Fin 2009, 3,5 millions de personnes étaient allocataires de minimas sociaux.


Tract à télécharger

[CNT Ikea Moselle] Mouvement social dans les dépôts Ikéa : La CNT dans la lutte !!!

Article du jeudi 21 avril 2011

Ce lundi 18 avril, 3 dépôts Ikéa sur 4 ont été perturbés par des mouvements de débrayages et des blocages à des degrés divers.

Ces actions font suites aux provocations de la direction qui propose en plus de la hausse obligatoire de 1,4% des hausses de salaires indexées aux évaluations (note 1 : 0%, note 2 : 0%, note 3 : 0,6% et note 4 : 1%) . Hausse misérable et propositions indécentes : voilà le fameux modèle social tant vanté par Ikéa.

Ce mouvement concerne les sites de Metz La Maxe (57), St Quentin Fallavier (69) et Chatres (77). Le site de Fos sur Mer sera en grève jeudi, dernier jour des Négociations Annuelles Obligatoires.

Les revendications portent sur la grille des salaires, la sauvegarde des emplois et le retrait de la GEPEC, ainsi que le retrait du projet de modulation des horaires (annualisation et flexibilisation du temps de travail).

La Section CNT du syndicat des Employés, des Travailleurs et des Précaires des Industries, du Commerce et des Services de la Moselle Nord et de la Moselle Sud appellent l’ensemble des travailleurs du dépôt Ikéa La Maxe à la grève ce jeudi 21 avril.

Elle fixe, en lien avec les sections CGT et CFDT, rendez vous à partir de 5H du matin devant le dépôt pour une assemblée générale.

En lien avec son syndicat et son Union Départementale, la section CNT appelle l’ensemble de ses adhérents et sympathisants à venir soutenir ce mouvement pour la justice sociale.

C’est nous qui travaillons alors c’est nous qui décidons ! De l’argent il y en a dans les caisses du patronat !

[collectif vigilance] Un nouveau local de l'extrême-droite dans le centre de Lyon

Article du jeudi 21 avril 2011

Communiqué du collectif 69 de vigilance contre l'extrême droite Lyon le 17/04/2011

Mercredi 13 avril, les identitaires lyonnais, par le biais de leur site internet, ont officialisé leur local "La Traboule" situé montée du change dans le 5ème arrondissement.
Ce nouveau lieu de diffusion des idées de l'extrême-droite ouvert depuis octobre 2010 propose selon ses occupants de faire la promotion de l'identité lyonnaise, française et européenne.
Ce local est en réalité un véritable outil au service d'une idéologie haineuse et nauséabonde : bibliothèque, ciné-club, salle de conférence, bar associatif et bien évidemment une salle pour les sports de combat qui accueille l'association identitaire "Lugdunum Torgnole".
Tout est réunit pour une véritable propagande des idées racistes et nationalistes développées par ce groupuscule d'extrême-droite en lien avec le Bloc Identitaire.

Mais qui sont ces identitaires lyonnais qui depuis deux ans salissent la ville de leurs autocollants xénophobes ou par leur pseudo action politique?

Nés lors d'une réunion en 2002 regroupant des militants ex-Unité Radicale, ex-MNR et du Front National, les identitaires créent deux groupes distincts : les Jeunesse Identitaires et le Bloc Identitaire (parti politique officialisé en 2003).
Ils développent une conception raciale de l'identité européenne entendue comme identité blanche qui les conduit à une focalisation quasi systématique sur l'immigration extra-européenne et l'islam (en témoigne leur campagne anti-racailles, les perturbations des rassemblements en soutien aux étrangers, le faux apéro saucisson-pinard...).
Cela ne les empêche pas de s'inviter également aux côtés des catholiques intégristes comme en juin dernier lors du kiss-in à Saint-Jean organisé par les associations homosexuelles de Lyon.

Le collectif 69 de vigilance contre l'extrême-droite alerte les habitant-e-s lyonnaises-s sur l'existence de ce lieu qui vise à diffuser une idéologie de haine envers une partie de la population et de faire de ce quartier, déjà bien entaché par les diverses agressions racistes , un bastion de l'extrême-droite lyonnaise.

De plus, nous nous interrogeons fortement sur les liens des personnes fréquentant ce local et l'agression de deux personnes par quinze fascistes samedi 9 avril.
Pour rappel, deux personnes quittant la manifestation antifasciste étaient tombées dans un véritable guet-apens et littéralement lynchées à coups de barres de fers et de battes de base-ball . Le plus durement touché (21 jours d'ITT) a du subir une lourde intervention chirurgicale à la mâchoire.

Et où s'est déroulée cette agression?
A quelques mètres en contrebas de la montée du change, juste à côté du local des identitaires...
Divers témoignages confirment que les agresseurs armés seraient directement sortis du local. On peut donc se demander avec sérieux si l'officialisation d'un lieu ouvert depuis 6 mois a un lien avec cette agression?

Des identitaires adhérents de la Traboule sont-ils impliqués dans celle-ci?

Nous espérons que la vérité sera faite sur cette énième agression et que si le lien est démontré entre les agresseurs et le local identitaire, que celui-ci soit fermé définitivement.
Nous n'accepterons pas que les violences fascistes s'installent dans ce quartier, ou près du local de Gerland, et dans n'importe quel lieu de la ville.
Nous invitons tous ceux et toutes celles qui ne souhaitent pas vivre à côté d'un tel lieu de le faire savoir aux autorités compétentes.

Collectif 69 de vigilance contre l'extrême droite / apa69@riseup.net _

Francois Béranger "TANGO DE L ENNUI"

Article du dimanche 17 avril 2011

Communiqué du collectif 69 de vigilance contre l'extrême droite

Article du mardi 12 avril 2011

Lyon le 11/04/2011

Objet : Énième agression fasciste dans le quartier Saint-Jean.

Ça n'en finit plus. Samedi 9 avril, une manifestation unitaire antifasciste avait lieu pour dénoncer les violences d'extrême-droite à Lyon et l'implantation d'une salle de concerts néo-nazis. Alors qu'ils quittaient la manifestation et rejoignaient un groupe d'amis dans le quartier Saint-Jean, deux manifestants ont été sauvagement attaqués par des militants d'extrême-droite.

Ils auraient été suivis lors de la dispersion de la manifestation des Terreaux jusqu'au lieu de l'agression par quatre militants fascistes.

Arrivés dans le quartier Saint-Jean, les deux militants antifascistes ont été interpellés et provoqués par ces derniers. C'était en fait un véritable guet-apens : une quinzaine d'agresseurs ont simultanément surgi d'un coin de rue, armés de barres de fer, de battes de baseball et de manches de pioche. Se ruant sur eux, ils les ont littéralement lynchés place du Change.

Le plus durement touché a 21 jours d'ITT en raison de plusieurs fractures et d'une mâchoire brisée due à la multiplication des coups portés à la tête. Il devra prochainement subir une lourde opération chirurgicale. L'autre personne s'en tire avec quelques contusions.

Ce n'est malheureusement pas (et de loin) la première agression orchestrée par des nervis appartenant à la mouvance identitaire et fasciste lyonnaise dans ce quartier. Trois syndicalistes en avait déjà fait les frais en mars 2010. Un exemple parmi d'autres.

Voici plus d'un an que nous, collectif 69 de vigilance contre l'extrême droite, pointons la recrudescence des violences fascistes dans l'agglomération lyonnaise. Trois jours avant cette agression, une autre s'était déroulée devant le lycée Jean-Paul Sartre à Bron où deux personnes diffusant des tracts pour la manifestation antifasciste avaient été attaqués.

Malheureusement, nous devons une fois de plus condamner une énième agression de la part des nervis fascistes et/ou identitaires à l'encontre de ceux qui ne leur plaisent pas : jeunes issus de l'immigration, actrices-eurs des mouvements sociaux, militantes-militants de gauche ou libertaires...

Une fois encore nous interrogeons les pouvoirs publics sur cette situation, sur leur capacité à y remédier, et sur leur volonté d'agir enfin contre ce que nous sommes contraints d'appeler une véritable résurgence de l'extrême-droite radicale à Lyon. La violence des agressions étant chaque fois plus intense nous nous interrogeons : faudra-t-il un mort pour qu'une prise de conscience politique et médiatique- ait lieu ?

Banalisation du discours raciste, débats nauséabonds, opprobre jetée sur une partie de la population française, chasse aux sans-papiers : les politiques portent leur lot de responsabilités dans la situation que nous subissons aujourd'hui. Nous tenons à interpeller toutes-s les lyonnaises-s sur la dangerosité croissante que font peser les diverses composantes de cette droite extrême en recomposition - des identitaires aux néo-nazis en passant par le Front National et divers groupuscules, les frontières entre ces groupes étant largement perméables selon nous.

Nous alertons les habitantes-s de St Jean et les personnes qui y travaillent sur cette triste réalité, à savoir que leur quartier risque aujourd'hui de devenir un véritable bastion de l'extrême droite violente.

Nous ne nous laisserons pas intimider par ce déchaînement de violence et nous continuerons plus que jamais le combat sur le terrain politique et populaire !

Collectif 69 de vigilance contre l'extrême-droite
apa69@riseup.net

[CNT Sup' Recherche] Contre-Exez-vous !

Article du lundi 11 avril 2011

Contre-Exez-vous !



La logique « d'excellence » du gouvernement est sur le point d'anéantir totalement la collégialité, la créativité et la solidarité au sein des établissements d'enseignement supérieur et de recherche : laboratoires d'excellence, équipements d'excellence, pôles d'excellence, chaires d'excellence, initiatives d'excellence, etc. Des évaluations opaques réalisées par des réseaux d'influence de plus en plus forts déterminent maintenant l'avenir de deux catégories d'établissements et de personnels :

les « excellents » et les autres ! Devinez à qui est distribué l'argent ?
La machine est finement bâtie pour promouvoir l'individualisme, le clientélisme et la mise en concurrence des personnels. Dans un refus de participer à la généralisation de ce système absurde, contre-productif et qui compromet la transmission du savoir, une initiative de boycott de la prime d'excellence a été mise en place à l'université Lyon 1.
Contre-Exez-vous avec nous !


Lettre de refus de participer à la Prime d'Excellence Scientifique envoyée au président de l'université Lyon 1.

Nous considérons que :

- Notre travail n'est en aucun cas le strict fruit de nos travaux individuels, mais au contraire le fruit d’une dynamique de réseau et d’un travail collaboratif impliquant tous les personnels et tous les étudiants. L'individualisme, la compétition inter-individuelle et le productivisme promus par les primes individuelles ne favorisent pas l’épanouissement des passions, de la créativité et de la rigueur ;

- L’excellence est devenue un mot vide de sens, employé à toutes les sauces depuis quelques mois (IDEX, laboratoires d'excellence, etc.) et qui cache des principes d'évaluation et de mérite plus que hasardeux (notamment lorsqu'il s'agit du facteur d'impact des revues dans lesquelles nous publions). Les critères d’évaluation de ce qui constitue une « contribution exceptionnelle à la recherche » ne sauraient reposer sur le critère exclusif de distinction par un prix scientifique, notamment du fait de l’extrême hétérogénéité des modalités d’attribution de ces prix ;

- La PES se substitue à la PEDR qui était attribuée au niveau national sur des montants forfaitaires. La PES est distribuée au sein de nos établissements selon des critères locaux, s'appuyant (provisoirement jusqu'en 2012) sur des notes (A, B ou C) attribuées par une instance nationale sous des contraintes absurdes de quotas. Ces modalités d'attribution de primes participent à la généralisation de l'usage d'indicateurs quantitatifs "d'excellence" et de "performance". Leurs effets délétères mettent en péril l'avenir de la recherche ;

- Le choix des bénéficiaires et des montants de la PES par les Conseils Scientifiques change la nature de leur rôle en les rendant acteurs de la rémunération de leurs collègues. Ce système contribue au recul de notre statut national, qui a été précisément instauré pour garantir notre indépendance et notre liberté afin de remplir au mieux nos missions. La PES, comme le développement des financements sur projets et le renforcement des pouvoirs des directions universitaires sur nos missions et nos rémunérations, compromet gravement cette indépendance indispensable à la création et la transmission des savoirs ;

- L’attribution de primes individualisées ne saurait remplacer ni les revalorisations salariales, ni les créations de postes. Ces primes non seulement ne répondent pas aux besoins et aux aspirations de la communauté universitaire, mais elles ajoutent des tâches d’évaluation inutiles et contre-productives.

Nous déclarons refuser individuellement de candidater à la Prime d'Excellence Scientifique.

Nous nous opposons à l’extension et la généralisation d’un système de primes individuelles qui nourrissent le clientélisme et la concurrence au sein de l’Université, quand nos missions de service public appellent à la solidarité et à l’esprit d’équipe.

Veuillez agréer, monsieur le président, l'expression de nos respectueuses salutations.

Premiers signataires : Fabien Perrin, Thomas Blossier, Sylvie Benzoni, Fabien De Marchi, Raphaël Sablong, Michel Fodimbi, Olivier Dezellus, Hubert Hansen, Florence Piola, Cédric Desroches, Olivier Gluck, Christian Gautier, Christophe Bruel, Lionel Médini, Dominique de Ligny, Muriel Vander Donckt, Karine Monteil, Michaël Beuve, Bernard Cellot, Fernand Chassagneux, Marie-Cécile Guernier, Muriel Rabilloud, Marie-Ange Lebeault, Véronique Deslandres, Michael Mrissa, Dominique Berger, Rouchdi Bahloul, Serge Fenet, Nadia Baskali-Bouregaa, Catherine Morlay, Jean Pierre Sautot, Marc Philippe, Thierry Lafouge, François Bonneton, Benoît Encelle, Eric Chabanat, Etienne Testa, Marc Bailly-Bechet.


Initiative soutenue par la CNT Sup' Recherche, la FERC CGT, SLR, le SNESUP FSU et Sud Éducation

[Villefranche] Concert de solidarité envers les sans-papiers.

Article du lundi 11 avril 2011


Affiche en PDF

Le Collectif de soutien aux sans-papiers de Villefranche S/Saône présente Concert Solidaire

Samedi 23 Avril 2011
Au caveau Jacques Higelin
Rue de la quarantaine
Villefranche sur Saône

Entrée : plein tarif 10 € - tarif réduit 6 € (chômeurs, étudiants, - 12 ans)

Les sommes récoltées durant ce concert sont versées intégralement aux personnes sans papiers pour des besoins divers (administratifs : avocats, timbres pour titre de séjour et besoin quotidien : alimentation, logement et autres)

Docteur Lester



i-Overdrive Trio



Manif antifasciste du 9 avril

Article du lundi 11 avril 2011

Environ 2OOO personnes ont défilé sous un soleil d'été de Bellecour à Jean Macé contre la recrudescence des violences fascistes et pour demander la fermeture du local néo-nazi de gerland. Beaucoup d'antifas venus d'ailleurs et nous les en remercions.

Rappelons que le parcours devait se terminer place Jean-Jaurès mais il a été raccourcis par la préfecture pour que le cortège ne passe pas près du local de Lyon Dissident. Autre bizarrerie que nous ne pouvons que regretter, la Préfecture a fait annuler la journée mondiale du peuple Rrom qui devait avoir lieu place Raspail parce-que sur le parcours de la manifestion. Mais dans l'incohérence la plus totale, la préfecture avait proposé comme autre lieu pour ce rassemblement, la place Jean-Jaurès!!!

S'il y avait un peu moins de monde que l'année dernière et donc moins de dynamisme, la détermination est toujours là. Une fois à Jean Macé, un cortège s'est organisé pour un joli retour de 2OO à 300 personnes,vers les Terreaux via l'avenue Jean jaurès,, la Guil', et rue Edouard Hérriot.

Les flics étaient nombreux mais plus discrets que ces derniers temps, peut-être qu'ils ne voulaient pas que ça parte en vrille. Ils avaient bloqués l'avenue J Jaurès avec des barrières anti-émeute et étaient sur les quais de Saone pour empêcher un éventuel passage à St Jean. Vidéo diffusé sur le site des Voraces:



Revue de presse:

Presse nationale:

http://www.humanite.fr/10_04_2011-manifestation-anti-fasciste-%C3%A0-lyon-469649

Lyon:

http://www.lyonmag.com/article/22996/une-manifestation-antifasciste-ce-samedi-A-lyon

Progres de samedi

http://www.leprogres.fr/rhone/2011/04/09/l-extreme-droite-radicale-a-lyon-le-retour-de-baton

http://www.leprogres.fr/rhone/2011/04/09/lyon-dissident-le-bal-des-cranes-rases

http://www.leprogres.fr/rhone/2011/04/09/bron-deux-jeunes-d-un-collectif-antifasciste-agresses-au-gomme-cogne

Progrès après la manif:

http://www.leprogres.fr/rhone/2011/04/09/2000-manifestants-ont-defile-contre-l-extreme-droite-a-lyon

Local Néonazi, Agressions fascistes, racisme d'Etat: STOP!!!

Article du vendredi 8 avril 2011



local néo-nazi à Gerland (Lyon 7e), multiplication des agressions fascistes, racisme d’État.

Ne laissons pas le racisme d’État, la xénophobie et la stigmatisation de boucs émissaires gangrener notre société

Manifestation
Samedi 9 avril 14H30
départ Place Bellecour

télécharger le tract en PDF

La politique actuelle du gouvernement vise à désigner des boucs émissaires : chasse aux sans-papiers, lancement d’un débat raciste (cette fois sur l’islam), nouvelle réduction des droits des étrangerEs et délit de solidarité (loi Besson). Ceci afi n de casser les solidarités et faire taire la contestation contre l’accroissement des inégalités sociales et contre celles et ceux qui ont profi té de la crise.

Les « dérapages » verbaux de membres du gouvernement se succèdent, la droite décomplexée la plus réactionnaire revient aux affaires. Ces discours contaminent à présent l’ensemble de la classe politique et de l’espace public.

Le FN profite de sa nouvelle porte-parole pour essayer de se faire passer pour social, alors que son programme ne vise qu’à diviser les classes populaires afi n de briser tout mouvement solidaire et d’ampleur en leur sein. Nous voyons les conséquences directes de cette banalisation à Lyon, où les agressions néo-fascistes se sont multipliées.

Combattons cette banalisation des discours racistes, antisémites, islamophobes, sexistes et homophobes, qui encouragent la haine de l’autre et poussent à la violence.

Ces faits, inquiétants, ne sont malheureusement que la partie la plus visible du développement et de la diffusion des idées racistes, haineuses des partis d’extrême-droite.

Ces partis, et les groupuscules qui leur sont associés, représentent un danger réel sur le plan politique, quand ils déforment les réalités sociales à leurs fi ns pour développer un discours de haine et d’exclusion de l’autre.

Des membres de l’extrême-droite occupent l’espace public et s’en prennent à des manifestantEs

quelques illustrations:

■ l’attaque d’un rassemblement contre le débat sur l’identité nationale : un blessé grave (janvier 2010).
■ l’agression de cheminots tenant un piquet de grève à la gare de Perrache, pendant le mouvement de défense des retraites (octobre 2010).
■ le tabassage d’un jeune à Saint-Jean, parce qu’il portait un pin’s de Che Guevara (08/12/10).
■ l’agression à coups de batte de base-ball d’un couple à la sortie d’un concert de solidarité à Villeurbanne, occasionnant de graves blessures et des séquelles à vie (15/01/11).
■ l’attaque à coups de cutter d’une lycéenne après un rassemblement (04/02/11).
■ le vol de titres de séjours à des étrangerEs lors d’agressions.



Un local néo-nazi, le Bunker Korps Lyon, a pignon sur rue dans le 7e arrondissement de Lyon

Dans ce local, situé au 22, impasse de l’Asphalte, sont organisés des concerts, des entraînements au combat, la diffusion des matchs de l’Olympique Lyonnais pour les interdits de stade et autres « activités culturelles » qui diffusent les idées fascistes. Lors de leurs concerts où sont invités des groupes néo-nazis européens, les saluts hitlériens fusent, accompagnés de « sieg, heil ». Leur logo contient le dessin d’une tête de mort, l’emblème des SS chargés de l’encadrement des camps de concentration et d’extermination. Ils utilisent comme paravent l’appellation Lyon Dissident et se sont signalés en tentant d’organiser un concert néo-nazi en 2008 à Vaise (le concert avait été annulé suite à une campagne d’information). À travers ce local, ils propagent leur idéologie de haine raciale et violence réactionnaire.

Après les succès du rassemblement du 23 février et de la réunion du 28 mars, touTEs ensemble contre l’extrême droite !

Le 23 février, nous étions entre 600 et 700 rassembléEs devant la mairie de Lyon 7e, pour réclamer la fermeture du local néo-nazi de Gerland et l’arrêt des agressions fascistes. Une délégation a été reçue par le maire de l’arrondissement et des adjointEs. Ils ont indiqué étudier des solutions et mettre le local sous surveillance administrative. Pour les personnes présentes, pour les riverainEs qui continuent à subir les menaces, provocations et autres intimidations des nazis, cela n’est pas suffi sant. La mairie centrale et le Préfet doivent prendre leurs responsabilités. Tout le monde est menacé par les agressions de ces franges les plus radicales de l’extrême-droite.
Lundi 28 mars, une réunion publique a été organisée avec succès dans le quartier de Gerland pour informer les habitantEs du quartier.

Rejoignez le collectif de vigilance contre l’extrême-droite et manifestez

  • pour dire NON à la propagation de la haine et de la violence racistes et xénophobes.
  • pour l’égalité des droits humains et sociaux pour tous et toutes.
  • pour la fermeture du local néo-nazi de Gerland.
  • pour dire stop à l’extrême-droite et à ses agressions physiques.


premiers signataires, par ordre alphabétique :
CGA, FSE, JCML, LDH Lyon 8e, MJCF, NPA, la Rafal, Ras l’Front, Résistances Mornantaises, ROC ML, Union syndicale Solidaires, SUD Éducation, Union départementale CNT, UJFP, les Voraces.

[Cinéma] "De mémoires d'ouvriers" de Gilles Perret

Article du jeudi 7 avril 2011



production La vaka
et la cinémathèque des Pays de Savoie et de l'Ain


Sortie en Savoie et Haute-Savoie le 25 mars

Prochaines projections

De l'évocation de la fusillade de Cluses (1904) où les patrons tirèrent sur les ouvriers grévistes au témoignage d'un ouvrier d'aujourd'hui à l'usine de La Bâthie, le film de Gilles Perret, utilisant les images d'archives de la Cinémathèque des Pays de Savoie et de l'Ain, construit la mémoire des ouvriers des montagnes de Savoie. Il fait vivre ses interlocuteurs d'aujourd'hui (ouvriers de la métallurgie, ouvriers-paysans en retraite, prêtre-ouvrier, ouvriers du bâtiment, syndicalistes, cadres d'entreprise, historiens) par la saveur, l'émotion, le naturel de leur parole qu'il intègre à l'espace et aux gestes de leur vie.
Il confronte avec sympathie leurs souvenirs avec des images d'archives qui restituent la vie ordinaire des ouvriers d'autrefois, à l'usine, au chantier, à la campagne, une vie qui n'est pas dite par des mots. En passant de l'activité industrielle suivie par les grands travaux des Alpes, puis par la construction des stations de ski qui voit l'économie de service supplanter l'économie de production, c'est aussi l'histoire économique du dernier siècle qui est racontée. Sur fond de rapports sociaux plus ou moins favorables à la classe ouvrière, ce sont des hommes droits et lucides qui expriment leurs souvenirs.
Au-delà du seul territoire savoyard, le film atteste sans nostalgie de la mutation d'un monde ouvrier qu'on ne voit plus, menacé de disparition par la logique économique de la mondialisation. Il interroge une histoire en train de se faire, celle des oubliés de l'histoire, rendant dignité à des visages anonymes, à des gestes perdus, à des convictions incarnées. C'est si vrai, la puissance d'illusion du cinéma est si forte que l'émotion est au cœur du film.




http://www.dememoiresdouvriers.com

[Communiqué de presse] Nouvelle agression fasciste

Article du jeudi 7 avril 2011

*Nouvelle agression par des nervis fascistes lors d’une diffusion de tracts appelant à la manifestation antifasciste unitaire de ce samedi 09 avril.*

Mercredi 6 avril 2011, après une diffusion de tracts à la sortie du Lycée Jean-Paul Sartre de Bron, des militants ont été très violemment agressés par trois fascistes armés, dont un lycéen sortant de cours.

Après les avoir arrosés de gaz lacrymogène, les nervis ont sortis des matraques télescopiques, puis ils les ont visés et ont touchés l’un d’entre eux avec un gomme-cogne (arme de catégorie 7 sorte de mini-flashball très puissant armes interdite de port et de transport sans autorisation ou déclaration ou motif légitime et soumises à déclaration).

Cette nouvelle agression prouve une fois encore que l’appel à la manifestation antifasciste unitaire du collectif de vigilance contre l’extrême-droite pour dénoncer la propagation de la haine et de la violence racistes et xénophobes, pour l’égalité des droits humains et sociaux pour tous et toutes, pour la fermeture du local néo-nazi de Gerland et pour dire stop à l’extrême-droite et à sa violence (voir l’appel sur * http://rebellyon.info/*) n’est pas anodin.

Les discours racistes du gouvernement, les pseudo-débats sur l’identité nationale ou la laïcité et la banalisation d’un FN toujours ancré dans des idées sécuritaires et haineuses ne font que renforcer les fascistes, qui n’hésitent plus à attaquer y compris à proximité d’établissements scolaires,

Il est inacceptable que de telles violences, qui nous révoltent, puissent se produire et nous les condamnons fermement.

Mobilisons-nous tous et toutes samedi 9 avril à 14h30 place Bellecour !

Le collectif 69 de vigilance contre l’extrême-droite.

[International] communiqués de soutien aux IWW du Wisconsi en lutte

Article du jeudi 7 avril 2011



lundi 28 mars 2011, par le secrétariat international

Minneapolis : des sandwichs dégueulasses

Nos camarades IWW de Minneapolis (Minnesota) mènent actuellement une lutte dans un des magasins franchisé de la chaîne Jimmy John’s, chaîne qui vend sandwichs « gourmet », s’il vous plaît. Ce qui n’est pas très gourmet, c’est d’avoir licencié le 22 mars 6 travailleurs parce qu’ils s’organisent et réclament de pouvoir s’arrêter de travailler quand ils sont malades et sans avoir à trouver un remplaçant, et que ces jours d’arrêts-maladie soient payés. Ils ont notamment affiché des posters présentant des sandwichs confectionnés par un salarié malade et par un salarié en pleine santé : ils sont identiques. « Vous ne voyez pas la différence ? On espère que votre système immunitaire est prêt, parce que vous vous apprêtez à faire le test. »

Wisconsin : acte de guerre… de classe

Dans le Wisconsin - dont la capitale est Madison-, le gouverneur républicain récemment élu Scott Walker a entériné le 11 mars dernier des mesures drastiques prises à cause de la crise ; non pour aider les habitants, mais pour boucler le budget de l’Etat. Les traditionnelles coupes dans les budgets des services publics (police et prisons, certes, mais aussi et surtout dans l’aide sociale – les allocations pour les pauvres, quoi -, l’éducation, ou encore le réseau routier) sont ici assorties de mesures bien particulières attaquant les syndicats et les droits collectifs. On a vu ainsi apparaître le doublement des cotisations retraite et maladie (donc une baisse de salaire direct), des journées chômées obligatoires, des limitations du pouvoir et du rôle des syndicats (interdits de négocier sur certains thèmes). De plus, le droit de grève est évidemment attaqué, mais pas frontalement : des conditions strictes de sa mise en place ramènent son application presque impossible. En bref, la revendication collective devient beaucoup plus dure. Scott Walker justifie ces mesures par le trou de 137 millions de dollars dans le budget de l’Etat, qui pourrait en deux ans se monter à de 3,6 milliards… à moins que les travailleurs ne passent à la caisse. Encore une fois. Du coup, la réaction des habitants de l’Etat ne s’est pas faite attendre : écoles fermées, manifs monstres, campement devant le parlement de l’Etat et occupation massive de ce dernier… Ce qui inquiète les autorités, c’est que le mouvement fasse tâche d’huile et s’étendent aux autres Etats ayant adopté des mesures similaires – quoique souvent moins extrêmes – toujours au nom de la crise et du « trou dans le budget ». Et c’est ce qui est en train de se passer. Nos camarades IWW participent activement à cette lutte et exigent le retrait de ces brutales et injustes mesures. Le gouverneur Walker est incité à prendre l’argent où il est : notamment dans les poches des frères Koch, horribles industriels libertariens qu’il a pour mentors et dont le compte en banque n’est excédé que par ceux de Bill Gates et Warren Buffet.

[International] Ni tyran ni occident : pour une Libye libre !

Article du jeudi 7 avril 2011



lundi 28 mars 2011 secrétariat international

Il a fallu des semaines d’atermoiements et de tergiversations pour que les gouvernements occidentaux se décident à envoyer les troupes de l’ONU pour mettre fin, disent-ils, à la boucherie de Mouammar Kadhafi contre le peuple libyen. Nous n’avons aucune confiance en ces dirigeants occidentaux qui depuis des décennies n’ont fait qu’appuyer des dictateurs qui ont préservé leurs intérêts néo-coloniaux. Toutes leurs interventions militaires n’ont eu pour but que d’accaparer les richesses économiques ou de défendre des intérêts géo-politiques. Que ce soit en Irak, ou en Afghanistan. L’argument a toujours été celui d’une guerre juste, nécessaire pour garantir la chute du tyran et la protection des civils. Or c’est une nécessité à géométrie toujours variable : combien de satrapes et de marionnettes néo-coloniales n’ont-ils pas protégés, et protègent toujours, quand leurs intérêts le demandent ? Kadhafi, dictateur sanguinaire et bourreau de son peuple, uniquement motivé par la défense des privilèges de son clan, est lui même devenu un de ces supplétifs, après avoir tenté de promouvoir, pendant des décennies, une pseudo-unité africaine qui répondait à son ambition hégémonique. Pour cela, il a dépensé sans limites, en puisant dans la manne pétrolière, de quoi acheter et soutenir tous les dictateurs et corrompus du continent africain. Par moments, ses intérêts ont pu se trouver en contradiction avec les intérêts des néo-colonialistes occidentaux, ce qui lui a permis de se forger une image d’anticolonialiste. Mais après l’échec de ses projets, il s’est vite rallié au camp de la domination impérialiste et est devenu le chien de garde de l’Occident en enfermant, entre autres, les travailleurs migrants qui désiraient venir en Europe. Et en adhérant sans réserves à la politique américano-européenne. C’est lui qui, comme Michèle Alliot-Marie et le gouvernement français, regrettait le départ de Ben Ali. Et plus tard de Moubarak. Au moins, on ne peut l’accuser de la même hypocrisie que tous les ralliés de la 25 ème heure aux révolutions populaires arabes que sont Sarkozy et Obama. Aujourd’hui il est très difficile de voir clair dans ce qui se passe en Libye, de savoir qui sont les insurgés. Mais une chose est certaine : ils participent de ce vaste mouvement populaire qui secoue le monde arabe et africain. De cette volonté de se débarrasser de ces tyrans corrompus qui vivent sur le dos du peuple. Bien entendu, les impérialistes de toujours y voient aussi une occasion d’avancer leurs pions et de tenter de s’approprier les richesses pétrolières libyennes et, aussi en Tunisie ou en Egypte, de bloquer l’élan révolutionnaire pour imposer de nouveaux dirigeants à leur solde. Derrière la soi-disant défense de la démocratie il n’y a que la soif de pillage et de contrôle des richesses et matières premières. La résolution de l’ONU et l’intervention de l’OTAN signent l’échec de la Ligue Arabe et de l’UA a intervenir pour défendre les justes revendications de liberté de la population libyenne. La révolution arabe et africaine en cours devra s’en souvenir et reconstruire des organisations qui prendront réellement en compte la défense des peuples. Le mouvement de soutien à la révolution arabe et africaine ne doit pas se laisser berner par les intentions des impérialistes. De même la population française ne doit pas se laisser manipuler par Sarkozy qui tente de se servir des souffrances du peuple libyen pour de la basse politique intérieure. La machine de propagande est de nouveau lancée dans tous les médias et on voudrait nous faire croire que la France dirigerait quoi que ce soit dans cette guerre. Alors que tout le commandement est américain et que la grande majorité des moyens militaires engagés l’est aussi. Toute cette propagande mensongère ne sert qu’à redorer l’image bien ternie de celui qui nous impose les politiques anti-sociales les plus injustes. Celui qui diffuse la haine et pousse à la montée du FN.

La CNT soutien le peuple libyen dans sa lutte pour la liberté politique, l’égalité sociale et le plein contrôle de ses ressources.

La CNT s’oppose a toute aventure néo-coloniale en Libye.

La CNT condamne aussi toute exaction commise à l’encontre des populations civiles, des étrangers et des migrants.

Vive la solidarité internationale des travailleurs !

Et à Kadhafi nous renvoyons la proposition qu’il avait faite aux dirigeants de l’OLP assiégés par l’armée sioniste à Beyrouth en 1982 : « Suicidez vous !!! »

[Communiqué de presse du COLLECTIF 69 VIGILANCE ] La préfecture a-t-elle choisie son camp ? Un parcours imposé pour une manifestation contre le fascisme !

Article du mercredi 6 avril 2011

Le Collectif 69 de Vigilance contre l’extrême droite proteste contre le refus du Préfet du parcours proposé pour la manifestation anti-fasciste du samedi 9 avril. En effet, le Collectif souhaitait passer au plus près du local néo-nazi situé au 22 impasse de l’Asphalte à Gerland.

C’est pourtant ce local et ceux qui le fréquentent qui violent les lois en exaltant et mettant en pratique la haine de l’autre, de l’étranger à travers de valeurs nauséabondes et en usant la violence contre ceux et celles qui ont le malheur de les croiser.

Cette protection du local néo-nazi et cette restriction au droit de manifester, de la part du Préfet est inadmissible et doit être dénoncés fortement par tous les anti-fascistes et les démocrates.
Nous vous serons reconnaissants de bien vouloir informer vos lecteurs, auditeurs, téléspectateurs de notre initiative.
Nous ne lâcherons rien et appelons à être nombreux et nombreuses à la manifestation du 9 avril à 14H30 à Bellecour.

Avec nos salutations cordiales.

Collectif 69 de Vigilance contre l’extrême droite

[Cinéma] Les Chemins de la mémoire

Article du dimanche 3 avril 2011



Date de sortie cinéma : 16 mars 2011

Réalisé par Jose Luis Peñafuerte
Avec Marisa Paredes, Jose Luis Peñafuerte, Francisco Etxeberría

Titre original : Los caminos de la memoria
Long-métrage belge , espagnol . Genre : Documentaire
Durée : 01h36min Année de production : 2009
Distributeur : Colifilms Diffusion

Espagne, 1975 : mort du dictateur Franco, au terme de 40 ans d'un régime répressif qui a fait des centaines de milliers de victimes - orphelins, prisonniers, exilés, déportés, torturés.
Aujourd'hui, plus de 30 ans après, l'Espagne commence à lever le voile sur cette période, et à rendre justice aux victimes du franquisme.
Pour la première fois, un film rend compte de ce processus de reconnaissance et de deuil, qui devrait permettre à l'Espagne de vivre en paix avec son terrible passé.









[Ephéméride] Le 2 avril 1996, mort d'Antonio ORTIZ RAMIREZ à Barcelone

Article du samedi 2 avril 2011



Militant anarchiste et anarcho-syndicaliste espagnol, combattant antifranquiste puis antifasciste.
Il naît le 13 avril 1907 dans le quartier de Poble Nou à Barcelone. Il quitte l'école primaire à 11 ans pour travailler comme menuisier. A quatorze ans (1921), il adhère au syndicat du bois de la CNT. En 1923, il rejoint le groupe affinitaire "Los Solidarios". Après la proclamation de la République (1931), il fait partie du comité syndical du quartier de Poble Nou et, en novembre 1932, est nommé président de "l'Union syndicale du Bois" au moment où éclate une grève importante des menuisiers ébénistes qui durera de novembre 1932 à avril 1933. Durant cette période (janvier 1933) se produit également le mouvement insurrectionnel qui lui vaudra d'être emprisonné avec d'autres grévistes. Il se lie avec Juan Garcia Oliver et rejoint, en 1934, le groupe anarchiste "Nosotros"et coordonne les groupes de défense confédéraux de Barcelone. En 1935, il est de nouveau emprisonné. Durant le premier semestre de 1936, il participe à de nombreux meeting à travers la Catalogne. Les 19 et 20 juillet 1936, à Barcelone, il participe à l'assaut contre les casernes.
Le 24 juillet 36, peu après le départ de la Colonne Durruti, il dirige la deuxième colonne de 800 combattant(e)s "Sur-Ebro" appelée aussi "Colonna Roja y Negra" (Rouge et Noire) qui prend la direction de Caspe sur le Front aragonais et qui libérera une partie de l'Aragon, permettant le développement des collectivités libertaires. En octobre 1936, il participe à la réunion décisive de Bujaraloz qui sera à l'orgine de la création du "Conseil d'Aragon" avec à sa tête Joaquín Ascaso (cousin de Francisco Ascaso). Après la militarisation des milices (imposée par les communistes), il dirige la 25 ème Division militaire. Mais, accusé d'abus de pouvoir, on lui retire le commandement en septembre 1937 (c'est surtout son opposition aux staliniens qui semble en être la raison). En décembre 1937, il intègre l'Ecole Populaire de l'Etat Major, puis prend la tête de la 24 ème Division à la Seu d'Urgell (Pyrénées catalanes). Mais en juillet 1938, il en est destitué alors que courent des rumeurs de son assassinat par les staliniens. Il passe alors en France avec Joaquín Ascaso et dix autres collaborateurs, fuite qui provoque de virulentes critiques de la part de certains dirigeants de la CNT qui l'accusent de désertion. On tente ensuite de l'empoisonner en France, avec Joaquín Ascaso.
Après la déroute républicaine, il est interné à partir de février 1939 dans les camps de concentration du sud de la France : St Cyprien, Le Vernet, et séjourne aussi à la prison de Collioure. Il est ensuite envoyé dans un camp en Algérie, à Djelfa, dont il sortira en 1942. Il s'enrôle ensuite dans l'armée de libération de De Lattre de Tassigny, et combat dans divers pays d'Afrique. Il sera décoré à plusieurs reprises. Il prend part au débarquement en Provence (le 16 août 1944) et à la Libération du Sud de la France, de la Vallée du Rhône, de l'Alsace et du Territoire de Belfort où il obtiendra une distinction du Général De Gaulle. Il poursuivra ensuite l'offensive anti-nazi en Allemagne sur Karlsruhe et Pforzheim, où il sera blessé et évacué.
Après la Libération, il se fixe à Saverdun, en Ariège, où il crée une scierie. Le 12 septembre 1948, il prend part avec Primitivo Gómez et José Pérez à une tentative de bombardement avec un petit avion de tourisme (modifié), de la tribune officielle que doit occuper Franco, à San Sebastián. Ils sont interceptés par des avions de chasse espagnols, mais parviennent cependant à revenir se poser en France. Après ce dernier baroud d'honneur, Ortiz s'exile en Amérique Latine, Bolivie (1951), Pérou (jusqu'en 1955) et au Vénézuela où, aux côtés des compagnons Joaquín Ascaso, Valeriano Gordo et Martín Terrer, il continue de militer. En 1966, il est secrétaire de la coordination de la CNT vénézuelienne. En 1987, il retourne à Barcelone.
Une biographie, réalisée en 1999 par José M. Márquez et Juan J. Gallardo, retrace la vie de cet anarchiste injustement méconnu : "Ortiz, général sans dieu ni maître".
Voir également le film portant le même titre.

Source : http://www.ephemanar.net



http://www.plusloin.org/acontretemps/n5/folle_epope.pdf

http://www.christiebooks.com/Film%20Database/anarquismo/details/10137.html

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Article du vendredi 1 avril 2011