CHÔMAGE, POLLUTION, MISERE, REPRESSION, EXPLOITATION...
LE CAPITALISME, C'EST LA CRISE !

[Santé] 2 avril 2011 : action nationale santé

Article du mercredi 30 mars 2011

manifestation
place Guichard à 15 heures


Notre santé en danger
Usager es, pro fessionel le S de la santé , élu Es,
il est temps de réagir ensemble !


La santé de chacune et chacun passe par un service public de santé et des soins de qualité et de proximité avec des personnels en nombre et formés.
Arrêtons la casse de la santé!
Après des années d’une politique de réduction des moyens et de réformes successives, la mise en place par la loi Hôpital Patient Santé Territoire (loi BACHELOT) des Agences Régionales de Santé (ARS) accélère la privatisation de notre système de santé. Pour le service public cela se traduit par des fermetures de services, fusions d’hôpitaux et réductions de personnels... Cela aboutit à de véritables déserts médicaux, dans les secteurs urbains comme à la campagne. La permanence des soins est menacée. Pour les malades et leurs proches, les distances augmentent, avec tous les risques et les coûts supplémentaires que cela comporte.
Les directeurs des ARS, nommés par le gouvernement, sont des superpréfets sanitaires régionaux. Ils détiennent tous les pouvoirs pour organiser la santé dans son ensemble, en appliquant les directives gouvernementales. La représentation des usagere- s, des salarié-e-s, des personnels et des élu-e-s est réduite. Planifiant la désorganisation et la réduction des soins publics, les ARS favorisent le transfert vers le privé lucratif des soins les plus rentables pour le plus grand profit des groupes financiers de la santé et de leurs actionnaires.
Le nombre de centres de santé, de services de PMI diminue, la médecine scolaire est en voie de disparition, la médecine du travail risque d’être totalement sous le contrôle du patronat…

Les maternités de proximité ferment les unes après les autres, et sont remplacées par des usines à bébés. Pour l’IVG, les objectifs sont aussi de concentrer leur pratique dans quelques centres, et le développement abusif de l’IVG médicamenteuse.
La psychiatrie peu à peu privée de ses moyens de soin devient un instrument de contrôle social s’appuyant sur le tout sécuritaire.

La sécurité sociale financée par les cotisations en fonction des revenus doit permettre à chacun de bénéficier des soins selon ses besoins : c’est un principe solidaire.

Arrêtons la casse de la sécu!
De nombreuses mesures ont fait reculer ce principe solidaire : forfaits, franchises, dépassements d’honoraires, pénalités, déremboursements... Ce qui reste à la charge des foyers ne cesse d’augmenter.
Tout cela pousse vers l’assurance privée individuelle celles et ceux qui en ont encore les moyens et c’est par millions aujourd’hui que des gens diffèrent ou renoncent aux soins.
Le gouvernement veut privatiser la protection sociale en favorisant la création d’un marché pour les assurances privées. Chaque annonce d’exonération de cotisation pour une entreprise ou un emploi, met à mal le financement solidaire de la sécurité sociale.
Le projet sur la dépendance prévoit l’obligation de souscrire une assurance individuelle privée dès l’âge de cinquante ans ce qui remet en cause le principe fondamental de solidarité.

POUR SAUVEGARDER ET PROMOUVOIR LA SANTÉ PUBLIQUE

POUR LA SECURITE SOCIALE UNIVERSELLE ET SOLIDAIRE

JOURNÉE NATIONALE D’ACTION
LE 2 AVRIL 2011

TOUS ENSEMBLE DANS TOUTES LES RÉGIONS

ACCÈS AUX SOINS PARTOUT,
POUR TOUTES ET TOUS :
c’est un DROIT ! DÉFENDONS-LE !


Action Consommation, ACT UP, AIDES, AMI, ANCIC, ANECR, ANESF, ANSFT, APF, Appel des Appels, ATTAC, ,CADAC, CASSF, CIANE, Coordination des Élèves Infirmiers, CNAFAL, CNCF, Collectif des Déchaînée, Collectif Hypertension, CNDF,CNCDHMP, CNCDPSP, CNSF, Collège des sages femmes, Collectif des 39, Convergence services publics, EGSP, Ensemble pour une Santé Solidaire, Femmes Égalité, Femmes libres radio libertaire, Femmes Solidaires, LSPM, Le Planning Familial, LDH, Mais c’est un Homme, Manifeste des Médecins Solidaires, MIFT,MFSO, Ni Pauvre Ni Soumis, Résistance sociale, SF Formation, ONSSF, UFAL, UNGMS, UNRPA UNSSF, AMUF, confédération CGT, CGT Santé Action Sociale, CGT FNPOS, CFTC, CPH, FSU, SMG, SNASS-CGT, SNPHAR-E, SNPST, SUD Santé Sociaux, SUD Union Fédérale Protection Sociale, UCMSF, UFMICT-CGT, USP, Solidaires, EELV, FASE, GU, JRG, Les Alternatifs, M’PEP, MRC, NPA, PCF, PRG, PCOF, PG, Parti Occitan, PS, République et Socialisme, UDB, Et 97 comités, collectifs et syndicats locaux ou d’entreprise.

Fin du plan froid: 31 mars, appel à mobilisation nationalede la FNARS .

Article du mercredi 30 mars 2011

ENSEMBLE, COMBATTRE LES INEGALITES !

31 mars 2011 11h00– Préfecture – Lyon

Dans une urgence absolue, par des mesures technocratiques et budgétaires, le gouvernement veut réformer le secteur de l’hébergement et de l’insertion,
La baisse des crédits (-2,9 % par rapport à 2010) menace nos actions en faveur des publics défavorisés,
Le traitement hivernal de l’exclusion ne respecte pas les besoins des personnes à la rue toute l’année,
Nous dénonçons l’absence de cohérence dans les politiques de lutte contre l’exclusion
Nous refusons la baisse des crédits dédiés à l’accueil, l’hébergement et l’insertion
Nous demandons :
- Une vraie reconnaissance du travail des acteurs qui accueillent, hébergent et accompagnent les personnes en difficulté
- Un moratoire sur la restructuration engagée par le gouvernement
- Une concertation sur les nouvelles orientations et sur l’évolution des dispositifs
- Des financements stables et à la hauteur des besoins du territoire
Délégation FNARS Rhône Alpes - 13 rue Raoul Servant – 69007 Lyon 04.37.70.19.19 / 06.83.05.59.59 secretariat@fnars-ra.org www.fnars-ra.org

> Communiqué de presse de la fnars du 28 mars 2011:

Fin de l’hiver, 0 degré de solidarité !
Des milliers de personnes sont remises à la rue


En mars, la température monte et le niveau de solidarité descend. Des centres d’hébergement vont fermer et des personnes vont être remises à la rue. 800 à Paris, 400 à Lille, 180 à Nantes, 150 à Bordeaux, 100 à Rennes et à Strasbourg… Sans oublier tous ceux qui ne sont pas comptabilisés parce qu’ils ne demandent plus rien et qu’ils restent à la rue, même l’hiver.
Depuis trois ans, le gouvernement plaide pour sa réforme de l’hébergement. Il affirme qu’il applique le principe de non remise à la rue. Il répète que toute personne accueillie dans un centre d’hébergement d’urgence devra se voir proposer un lieu de vie plus pérenne, un accompagnement d’insertion, un logement.
Mais cette année encore, les engagements ne seront pas tenus. Les centres ferment parce qu’ils n’ont pas les moyens financiers de fonctionner toute l’année. Les équipes mobiles cessent leur travail de maraude et ne peuvent pas poursuivre leur mission d’aller vers les plus fragiles. Les travailleurs sociaux interrompent l’accompagnement social parce qu’ils ne sont pas assez nombreux.
Les associations dénoncent cette politique saccadée qui fait que les personnes sans abri retournent à la rue au printemps et reviennent encore plus désocialisées l’hiver suivant.
• Elles demandent l’ouverture des lieux d’accueil tout au long de l’année et la fermeture des centres indignes. Elles demandent qu’on assure aux personnes sans abri un accompagnement social qui leur permette de s’engager dans un parcours d’insertion, de s’occuper de leur santé, de reprendre une activité, de trouver un hébergement pérenne ou un logement. Elles demandent l’application effective du principe de non abandon et l’application de l’accueil inconditionnel, y compris pour les étrangers sans papiers.
• Depuis 2008, les associations se sont engagées dans la réforme du secteur de l’hébergement et de l’accès au logement. Aujourd’hui, elles en constatent l’enlisement. La réforme se soldera par un échec cuisant si l’Etat ne suit que des considérations financières, si la réduction des coûts est son seul critère. Les associations défendent une réforme au service des personnes en situation d’exclusion.
Contre la remise à la rue des sans abri
Pour l’insertion et l’accompagnement social

[La Poste] En grève le 29 mars !

Article du mardi 29 mars 2011

FÉDÉRATION CNT PTT

La Poste annonce une augmentation de 3,5 % de ses bénéfices nets pour l’année 2010. Mais à quel prix ?

Pour le courrier si, malgré de nombreux mouvements de résistance, la DOTC a réussi à imposer le plan « facteur d’avenir » dans la plupart des bureaux, il nous est bien resté en travers de la gorge.

La sécable, en veux-tu ? En voilà !!!

Ah la belle escroquerie !! Au début, réservée aux jours faibles, aux absences inopinées et au mois d’août (ce qui fait déjà beaucoup !!!), la tournée sécable nous est maintenant imposée à chaque période de vacances et même pour remplacer les longues maladies. La flexibilité pour gérer la baisse des effectifs... La Poste a maintenant un outil diabolique pour faire assumer à son personnel les suppressions d’emplois (11’700 rien que pour l’année 2010) : la « sécabilité » des tournées qui entraîne une surcharge de travail, des journées à rallonge, le tout avec des risques accrus en terme de sécurité au travail et de santé.

Diviser, contrôler, culpabiliser pour mieux régner …

Depuis peu, un nouveau mode de management hérité du privé s’est imposé dans notre entreprise : une intensification des contrôles sur les agents, les casiers de tri, les véhicules. Avec l’introduction de la culture du résultat basée sur des critères douteux - comment quantifier le qualitatif ? - avec la mise en compétition des bureaux, des agents divisés en équipes et pénalisés en cas d’arrêt maladie ou d’accident du travail lors de l’attribution de la prime Facteur d’Avenir. Toutes ces mesures induisent une perte d’autonomie dans notre travail et génèrent une montée du stress et un sentiment de culpabilité. Elles sont également, par essence, incompatibles avec la mission de service public basé sur l’engagement des agents pour l’intérêt général et non la recherche de profits.

Précarité au sein de la boîte ...

Alors que l’enseigne se targue d’être une entreprise « sociale », de nombreux collègues ne voient aucune issue favorable à leurs CDD à répétition …et ce pour être finalement jetés comme des « mal propres » après quelques années de bons et loyaux services … Ils sont utilisés comme de véritables variables d’ajustement, précaires et donc corvéables à merci, privés de tout leurs droits (maladie, grève…) du fait de la fragilité de leur situation. Le gel des embauches ne fait qu’accentuer une situation déjà inacceptable.

Nous n’aurons que ce que nous prendrons !!!

De nombreux bureaux se battent ou se sont battus contre cette situation, comme à Marseille 2 où, après 139 jours de grève, les agents unis dans la lutte, toutes fonctions confondues, ont obtenu l’embauche en CDI des intérimaires et l’annulation des suppressions de postes.

Nous devons maintenant intensifier et unir nos luttes pour inverser le rapport de force, nous réunir en assemblées générales dans chaque bureau pour poser les problèmes et décider des actions à mener.

Isolés nous pouvons rien, unis et solidaire, nous pouvons tout !!!

- retrait immédiat du plan « facteur d’avenir » et de la sécabilité des tournées
- Reconversion immédiate de tous les contrats précaires en CDI
- Embauches massives

Tous et toutes en grève le 29 mars pour construire un large mouvement reconductible.

FEDERATION CNT PTT
33,Rue des Vignoles 75020 Paris
http://www.cnt-f.org/fedeptt
fede.ptt@cnt-f.org
05 57 89 21 72


Tract en pdf

[CNT Savoie] Concert de soutien aux sans-papier le 26 mars

Article du samedi 26 mars 2011



Concert de soutien aux travailleurs sans-papier en lutte

Salle polyvalente du Vernet
311 chemin du vernet 01300 Virignin

Prix libre

18H30: projection débat

20h30: concert

Skuds and panic people




Protocol Rebel

Total Recup

Ce soir samedi 26 mars, repas de soutien au CSA à l'Atelier 20H

Article du samedi 26 mars 2011

Ce soir à partir de 20h le Centre Social Autogéré X.Rousse et l’Atelier des Canulars vous invi­tent à un repas de sou­tien au projet du CSA !! Comme vous le savez, le CSA a encore et tou­jours besoin de sou­tien finan­cier.. Pour que l’expé­rience conti­nue, venez nom­breux et nom­breu­ses à l’Atelier pour sou­te­nir le projet du lieu autour d’un menu enso­leillé et convi­vial !!

Contre l'extrême-droite, la résistance s'organise.

Article du samedi 26 mars 2011



Le 23 février, nous étions entre 600 et 700 rassemblé-e-s devant la mairie de Lyon 7ème, pour réclamer la fermeture du local néo-nazi de Gerland et l’arrêt des agressions fascistes. Une délégation a été reçue par le maire de l’arrondissement et des adjoint-e-s. Ils ont indiqué étudier des solutions et mettre le local sous surveillance administrative.

A la CNT, nous disions déjà qu'il ne fallait pas trop compter sur la mairie et qu'il faut continuer à maintenir la pression par la lutte.

Le collectif 69 de vigilence contre l'extrême droite (collectifvigilance69@gmail.com - http://collectifvigilance69.over-blog.com) organise:

Une réunion publique d'information sur le local néo-nazi se trouvant dans le quartier de Gerland.
Lundi 28 mars à 19h
salle des pavillons
(place des pavillons, 232 Rue Mérieux, Lyon 7è)
Métro Debourg ou Stade de Gerland

Ce sera l'occasion pour ses membres de vous présenter le collectif et de vous montrer ce qui se passe réellement dans ce local.

Une Manifestation
samedi 9 avril 14h30
départ place Bellecour

Tract du collectif PDF

[Saint-Etienne] Soirée d’information et d’échanges sur les UHSA Vendredi 25 mars à 19h30

Article du lundi 21 mars 2011

Le collectif "Mur-Mures\Manuela Rodriguez"en lutte contre les prisons & la CGT du Vinatier organisent
UNE SOIRÉE D’INFORMATION ET D’ÉCHANGE SUR LES UHSA
(Unités Hospitalières Spécialement Aménagées)
Nouvelles structures psychiatriques pour détenu-e-s

La CNT Santé Social 42 sera également présente pendant le débat.

Notre région a vu ouvrir le premier établissement de ce type (à Lyon sur le site de l’hôpital psychiatrique du Vinatier) et nous voulons amener le débat ici, à St-Etienne, pour discuter des conséquences de cette nouvelle phase de la politique de l’enfermement et faire connaître les analyses et la dynamique construites par le "collectif du 09 mars" qui se mobilise contre cet hôpital-prison.

Buffet prix libre

Vendredi 25 mars 2011, à 19h30
Au Remue-méninges, 59 rue Désiré Claude 42100 Saint-Etienne
(Arrêt de Tram Tréfilerie)

http://www.cnt-f.org/cnt42/article744.html

[Livre] Résister à la chaîne

Article du samedi 19 mars 2011



*RESISTER A LA CHAINE*
Dialogue entre un ouvrier de Peugeot et un sociologue
Christian Corouge - Michel Pialoux
http://atheles.org/agone/memoiressociales/resisteralachaine

/ Introduction de Michel Pialoux

"Pendant quatre jours je t'ai raconte des trucs sur le travail, les lois Auroux, les trente-huit heures… Seulement ca, je vais te le dire, ca cree un desequilibre complet, parce qu'une semaine comme ca, c'est pas facile de la vivre quand tu travailles en chaine et que t'as en plus plein de boulot syndical a faire. C'est pas facile.
Alors mes mains, dans tout ca, qu'est-ce qu'elles deviennent, mes mains? On dit: "Bon, en 1974, il avait mal aux mains. Maintenant ca a l'air de passer. Il est devenu beaucoup plus intellectuel, il n'a plus mal aux mains, il a mal à la tête…"Il est fou, quoi. Seulement, moi, je travaille encore avec mes mains! Et ca, ca me fait toujours mal. Mais maintenant je me tais. Parce que, pendant dix ans, tu en souffres tout seul. Et en meme temps, tu as l'impression d'etre une espece de coba… aussi bien de la part des copains… qui veulent surtout pas écrire ce genre de truc avec moi, alors qu’en fait, a mon avis, leur boulot de militant – c'est a eux que je devrais le dire –, ca aurait ete de faire ce livre avec moi."

Au debut des annees 1980, le sociologue Michel Pialoux rencontre Christian Corouge, ouvrier et syndicaliste chez Peugeot-Sochaux. Ils entament un long dialogue sur le travail a la chaine, l'entraide dans les ateliers et la vie quotidienne des familles ouvrieres. A partir de l'histoire singuliere d'un ouvrier, devenu porte-parole de son atelier sans jamais le quitter, sont abordees les difficultes de la constitution d'une resistance syndicale.

Michel Pialoux a notamment écrit (avec Stéphane Beaud) *Retour sur la condition ouvrière. Enquête aux usines Peugeot de Sochaux-Montbéliard* (Fayard, 1999).

En librairie depuis le 17 mars 2011
Collection Mémoires sociales, 464 pages, 23 euros

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Lire une autre chronique de la chaîne Peugeot :
*Grain de sable sous le capot. Résistance & contre-culture ouvrière :
les chaînes de montage de Peugeot (1972–2003)*
http://agone.org/graindesablesouslecapot/

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Editions Agone, BP 70072, 13192 Marseille cedex 20
<http://agone.org>
<http://blog.agone.org/>

[Confédération] création du site Secteur Vidéo

Article du samedi 19 mars 2011



en ligne sur la toile

Le « Secteur Vidéo » confédéral de la CNT, c'est quoi ?

Depuis quelques années, des syndicalistes de la CNT produisent de la vidéo à caractère syndical mais pas seulement. Un grand nombre de ces vidéos est visible sur des sites d’hébergement gratuits parfois peu recommandables mais, pour les « sans pognon », c'est encore le seul moyen d'exister sur la Toile.

En octobre 2010, la CNT décide de se doter d'une commission confédérale « Secteur Vidéo » qui répond à un quadruple besoin :
- mettre un espace de travail collaboratif à disposition des « vidéastes » de la CNT,
- mutualiser leurs productions ainsi que leurs compétences techniques et syndicales,
- diffuser ces productions par le biais d’un site CNT spécifiquement dédié à la vidéo,
- s'opposer à la propagande de l'État et du patronat délivrée à travers les mass-médias.

En février 2011, sur la base de l'entraide, du volontariat et du savoir faire, deux camarades du Syndicat de l'Industrie Informatique (SII-CNT) aident la commission « Secteur Vidéo » à élaborer son site. Salah en construit l'architecture et Karine en crée le logo et la maquette.

À cette époque, la CNT dispose déjà de plusieurs outils médiatiques. Citons par exemple :
- un secteur « propagande » (pour la production et la diffusion d’affiches et d’autocollants),
- un secrétariat « de relations avec les médias » (pour la diffusion de communiqués de presse),
- un journal mensuel confédéral (« Le Combat syndicaliste »),
- une revue théorique confédérale (« Les Temps maudits »),
- des revues locales, régionales et fédérales (comme « N’Autre école », la revue de la fédération éducation).
- des émissions radiophoniques transmises par des stations associatives indépendantes dans plusieurs villes.

Depuis le 18 mars 2011, le site « Secteur Vidéo » s’ajoute à cette liste d'outils médiatiques.

Présentement, nous constatons que la Confédération Nationale du Travail est encore très marginalisée dans les mass-médias et que le traitement dont elle fait l’objet sur le plan audio-visuel est souvent négatif ou erroné, voire proche du « tout et n'importe quoi » ! Comme beaucoup d'autres sites CNT (syndicats, fédérations...), le « Secteur Vidéo » te fera donc découvrir une autre réalité de la CNT par la diffusion centralisée de vidéos présentant les différentes luttes dans lesquelles ses syndicats se sont engagés en France, et dans le reste du monde en lien avec ses organisations sœurs,

Déjà réalisées ou à venir, les productions vidéos de documentaires, films de fiction et créations artistiques en lutte ont bien sûr toute leur place ici. Tu trouveras aussi sur ce site de l'information purement syndicale ainsi que des liens nous semblant cohérents avec notre démarche.

Le « Secteur Vidéo » est autogéré par des syndicalistes de la CNT sur leurs heures de loisirs. Nous ne sommes pas des professionnels de la vidéo, mais de simples militant.e.s luttant avec un caméscope au poing !

Tu peux commenter les vidéos présentes sur le site et/ou les télécharger librement. Tu peux aussi nous en proposer d’autres en écrivant à secteur-video@cnt-f.org. Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. et nous te répondrons très rapidement.

Bon visionnage « en rouge et noir » !

Confédération Nationale du Travail
Secteur Vidéo

Sortir du nucléaire ? Le minimum syndical !

Article du jeudi 17 mars 2011

Communiqué confédéral

Les effroyables incidents nucléaires japonais mettent une nouvelle fois en lumière la nécessité de remettre en cause l’industrie atomique au profit d’une alternative écologique



Les récents séismes et tsunamis au Japon ont déjà eu des conséquences dramatiques sur la population, entrainant la mort de plusieurs milliers de personnes. A ce drame, se rajoute aujourd’hui une insupportable épée de Damoclès à travers le risque d’explosion de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi et de rejet massif de composants hautement radioactifs. L’emballement de cette centrale nucléaire fait courir un immense risque sanitaire à toute la planète.

Les difficultés de refroidissement des réacteurs montrent que la prévision du risque nucléaire et la maîtrise des aléas liés à cette technologie ne sont absolument pas maîtrisés par l’homme. Pour rappel les incidents sont réguliers en France (récent incident à la centrale du Tricastin) comme à l’étranger et la gestion de ces dangers radioactifs par les puissances capitalistes ne peut que nous inquiéter au plus haut point, tant on sait que l’intérêt économique prime, pour eux, sur tout le reste. Dominant pratiquement la planète entière, ne cessant de vouloir tout réduire à de la marchandise, le capitalisme dans sa logique productiviste gaspille, épuise et détruit une à une les ressources de la nature.
A tout ceci s’ajoute une communication fantaisiste du gouvernement japonais, alternant entre le mensonge sanitaire éhonté et le positivisme forcené, prouvant une nouvelle fois que des affaires aussi primordiales que la production énergétique ne doivent pas être laissées aux seules mains des politiques et autres industriels.

Malgré les périls liés à l’exploitation nucléaire, l’Europe et surtout la France s’entêtent à développer le nombre de centrales. Ainsi bien qu’on compte 58 réacteurs en France (sur 158 réacteurs dans toute l’Europe), le gouvernement français a confié à Areva (dont le bénéfice a augmenté de 60% en 2010) l’implantation de nouveaux réacteurs à Flamanville, à travers la construction d’un EPR au bord de la Manche…
Ce sont les populations et bien sur les salariés du secteur, en première ligne (voir le sacrifice actuel des employés de la centrale japonaise), qui payent de leur vie ou de leur santé l’impasse atomique et se retrouvent de fait victimes silencieuses du capitalisme.

Dans ce contexte, la volonté de sortir du nucléaire constitue une revendication légitime. Mais ceci ne peut se faire sans remettre en cause nos modes de vie et nos façons de produire ni sans revendiquer un autre projet de société tel que celui porté par la CNT.
C’est parce que la défense de l’environnement participe pleinement à la remise en cause du capitalisme que notre syndicalisme de classe est écologiste et favorable à la décroissance.

Aussi la CNT appelle à se joindre aux différents rassemblements anti-nucléaires organisés partout où il y en a !

CNT - Secrétariat média

Tract du Syndicat de la Chimie, des Mines, des Energies et de l’Eau de Bretagne

Canut-infos sur le sujet sur radio canut 102.2

A Lyon:
Samedi 19 mars 15h00
Rassemblement de Lyon anti-nucléaire
Préfecture 106 rue Pierre Corneille (Lyon 3e) (Tramway T1- Bus 25, 99)
http://rebellyon.info/A-Lyon-au-coeur-de-la-region-la.html

De l’argent ? Il y en a dans les poches du CAC 40 !

Article du jeudi 17 mars 2011

On vit dans la crise. Ca dure depuis 30 ans et, on le sait tous, ça va encore durer. Nos politiciens s’emploient assez à nous le répéter : il va falloir se serrer la ceinture et renoncer encore à quelques acquis sociaux car on ne peut vraiment pas faire autrement.



Pourtant c’est sans aucune honte que les entreprises du Cac 40 qui, à travers le Medef et le gouvernement s’emploient à « détricoter les acquis sociaux », viennent d’annoncer 83 milliards d’euros de bénéfices pour 2010.

Une partie de ces milliards, accumulés par la sueur des salariés, permettraient très largement d’assurer les besoins élémentaires de toute la population hexagonale et de maintenir et de développer les solidarités. Et comme une partie de ces sommes provient des activités d’entreprises françaises à l’étranger, la distribution des richesses à tous les travailleurs de ces régions serait, plus que jamais, le meilleur moyen de lutter contre la pauvreté. Au lieu de ça plus de 40 de ces milliards seront reversés aux actionnaires sous forme de dividendes, creusant encore un peu plus les inégalités sociales entre riches et précaires, entre rentiers et travailleurs. Pour rappel, les profits des entreprises du CAC 40 ont augmenté de 89% depuis 2009. Pas mal en pleine « crise ».

Il faudra bien rappeler ce genre de chiffres aux escrocs qui veulent nous faire croire que cette crise touche tout le monde alors qu’elle n’est rien d’autre qu’un argument des capitalistes pour justifier leurs politiques toujours plus antisociales.

En tous cas, comme le chantent les cortèges de la CNT, « De l’argent, il y en a dans les caisses du patronat » et un mouvement social d’ampleur, comme celui de l’automne dernier, serait l’occasion de rappeler quelques principes de justice sociale à ceux qui nous gouvernent. En attendant de partager nous-mêmes le gâteau !

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CNT Secrétariat média

[CNT71] conférences et concerts le 19 mars à Montceau

Article du mardi 15 mars 2011



télécharger l'affiche

samedi prochain 19 mars, la CNT Intercorporatif de Saône et Loire co-organise la "Journée des luttes sociales de Montceau les Mines" à partir de 16 h, salle du Magny, 25 rue Lucy à Montceau les Mines.

Le programme comprendra 2 conférences et 2 concerts

- 16 h : "Ecologie et mouvement social" par Philippe Pelletier

- 17 h 30 : "Histoire des grèves dans le bassin minier" par Yves Meunier

- 20 h 30 : concerts Rap / Hip Hop du Collectif Mary Read puis du groupe La Fibre.



http://www.ujo.lautre.net/cmr/index.php



http://leblog-jsk.over-blog.com/article-chronique-du-1er-album-de-la-fibre-rap-de-combat-64184926.html Entrée à prix libre / Buvette.

Le Syndicat Intercorporatif CNT de Saône et Loire BP 3 - 71290 Cuisery interco71@cnt-f.org / 06 01 22 17 94 www.cnt-f.org

Les temps sont durs

Article du lundi 14 mars 2011

De l'Argent il y en a dans les caisses du Patronat !!!

Pour voir le powerpoint cliquer ici ou sur l'image ci-dessous

Benoît Broutchoux Nouveau site de ressources

Article du dimanche 13 mars 2011



Au début du 20° siècle, Benoît Broutchoux fut un véritable héros populaire dans le bassin minier du Pas-de-Calais. Anarcho-syndicaliste, co-fondateur du syndicat CGT des mineurs et défenseur avant l’heure de la libre maternité, il se bagarra sans trêve contre l’ordre des compagnies minières et la mollesse des socialos réformistes en s’illustrant notamment pendant la grève qui suivit le « crime de Courrières » (un coup de grisou qui fit 1101 morts à Courrières le 10 mars 1906).

L’ancien site de la CNT 59/62 lui avait consacré une page spéciale. Benoît Broutchoux dispose maintenant d’un site entier à lui tout seul !

- page spéciale « Benoît Broutchoux » sur l’ancien site de la CNT 59/62

- site de ressources sur Benoît Broutchoux créé tout récemment

D’autre part, le compte-rendu sténographique d’une conférence sur la vie chère faite par Broutchoux à Aniche le 10 septembre 1911 a été numérisée (merci KD !). Le document PFD est disponible ici (27 pages - 333 ko) :



A propos du mouvement de lutte contre la vie chère dans le Nord Pas-de-Calais (été 1911), lire l’article qui lui est consacré sur le site de ressources dont l’adresse est indiquée ci-dessus ou sur le nouveau site de la CNT Nord Pas-de-Calais.

[Cinéma] Route Irish de Ken Loach

Article du dimanche 13 mars 2011

Sortie le 16 mars 2011

Grèce : Victoire( partielle) pour les sans papiers en grève de la Faim

Article du samedi 12 mars 2011

Les 286 travailleurs sans-papiers, en grève de la faim depuis 44 jours à Athènes et Salonique, ont mis fin à leur mouvement mercredi soir, après avoir reçu la satisfaction d’une partie de leurs revendications de la part du ministre de l’Intérieur...

L’abolition de l’État ? Toujours une « valeur républicaine » !

Article du samedi 12 mars 2011

Le 13 octobre dernier, la Chambre sociale de la Cour de Cassation avait rejeté le pourvoi formé par la société Baud (groupe Casino), soutenu par l’UD 94 de FO, qui attaquait la nomination d’un Représentant de la Section Syndicale (RSS) de la CNT sur la notion de « respect des valeurs républicaines », une des conditions auxquelles un syndicat doit satisfaire pour être autorisé à désigner un RSS en application de l’article L.2142-1 du Code du travail.

Deux nouvelles procédures judiciaires viennent confirmer, en ce début d’année, la compatibilité des statuts de la CNT avec ce critère issu de la loi de 2008.



Jugement favorable à Sevelnord (groupe PSA)…
Depuis 1 an le syndicat CNT STIS 59-62 essayait d’implanter une section à Sevelnord (groupe PSA, 3 000 salariés). Après une première contestation sur la forme de la nomination du Représentant de la Section Syndicale, la direction a ensuite contesté sa nomination sur le fond, en invoquant les caractères « non républicains » des statuts de la CNT (gestion de la production par les travailleurs, abolition de l’État…). Le 11 février 2011, le Tribunal d’Instance de Valenciennes jugeait finalement que rien ne prouvait que la CNT ne respectait pas les « valeurs républicaines ».

… et à Intrabus l’avocat des patrons jette l’éponge avant sa plaidoirie !
Intrabus, société de transport de voyageurs basée à Orly avait aussi décidé, le 28 janvier dernier, de contester, sur les mêmes bases, devant le Tribunal d’Instance d’Ivry, la nomination par le SGTL CNT d’un représentant syndical. Aux vues des conclusions envoyées la veille à la partie adverse, l’avocat d’Intrabus n’a pas voulu tenter la bataille et a demandé à Intrabus d’annuler la contestation. Le RSS était donc reconnu par la direction.

Au-delà de tout triomphalisme, ces deux nouveaux épisodes judiciaires renforcent les capacités d’implantation syndicale de la CNT dans le secteur privé. Effectivement, les employeurs devront bien réfléchir avant de contester sous cet angle nos « représentant-e-s », pour ne pas subir la même cuisante déconvenue que ceux de Baud, Sevelnord ou Intrabus...

Loin de l’agitation médiatique, le projet syndical porté par la CNT (autogestion, rotation des mandats, refus des permanents, revendication d’un projet de société alternatif au capitalisme…) continue son développement par un militantisme de terrain.

Les réussites d’aujourd’hui préparent les victoires de demain !

CNT - Secrétariat média

L’Etat, ce grand pourvoyeur de pauvres

Article du samedi 12 mars 2011

Le Ministre du Budget a présenté le 7 mars ses conclusions dans le cadre de la résorption de la précarité dans la fonction publique. L’occasion de mettre en lumière l’abus de contrats précaires par les services de l’Etat.




Les statistiques sont honteuses. Plus de 870 000 personnes, étaient employées par les différentes fonctions publiques sous des contrats précaires. EVS / AVS ou profs contractuels dans l’Education Nationale, agents de services ou personnels techniques dans les hôpitaux, on les retrouve à tous les postes dans la fonction publique territoriale.

Outre la précarité leur point commun est qu’ils occupent généralement des postes représentant un besoin des institutions. Alors qu’un contrat à durée déterminée doit dans le privé correspondre à un besoin temporaire, l’administration se complait à maintenir en contrats précaires des emplois correspondant à des postes de titulaires.

Face à cette situation le gouvernement avait promis de mettre en place des dispositifs de « résorption de l’emploi précaire ». Pourtant, alors que 23% des postes de la fonction publique sont occupés par des précaires et qu’une bonne partie d’entre eux reçoit un salaire inférieur au seuil de pauvreté, le gouvernement ne propose aucune avancée concrète. La promesse de 40 000 titularisations (sous conditions) ne garantit en rien la résorption de la précarité. En effet, le refus de remplacer les départs en retraites par des titularisations aura tôt fait de ramener les effectifs de précaires au stade actuel, si ce n’est pire !

A l’opposé de toute politique de création de postes de titulaires, le gouvernement prévoit de mettre en place un véritable parcours du combattant avec à l’issue de nombreuses années de CDD, un passage par 6 années de CDI avant une possible titularisation suite à des concours généralement déconnectés de la réalité des emplois occupés.

Encore pire, alors que ces contrats continuent à paupériser des pans entiers de la population, le gouvernement teste le Contrat d’Activité (CDA). Ce nouveaux contrat est limité dans le temps à la réalisation de la mission confiée au salarié sans aucune possibilité de déboucher sur une titularisation. C’est une véritable mise en place d’une précarité à vie.

La CNT condamne cette précarisation des travailleurs et réclame :

- l’arrêt du Contrat d’Activité
- la création de nouveaux corps pour les emplois correspondant à des besoins (AVS / EVS dans l’Education Nationale...)
- la titularisation des CDI de la fonction publique
- la titularisation sans condition de tous les contrats précaires de la fonction publique

CNT - secrétariat média

[international] Manifestations pour la vérité et la justice au Burkina Faso

Article du vendredi 11 mars 2011

Suite au décès de l’élève Justin ZONGO dimanche 20 février victime de sévices infligés par la police, des manifestations, réprimées violemment, ont eu lieu dans différentes localités du pays.

C’est à Koudougou que les premières manifestations ont eu lieu dès le lundi 21 février. Les élèves et les étudiants de la ville de Koudougou sont sortis massivement pour exprimer leur mécontentement et exiger que toute la lumière soit faite.

Mardi 22 février, une dizaine d’élèves a été arrêtée par la police et de nombreux blessés et dégâts matériels ont été enregistrés. Le soir même le procureur de Koudougou a fait fermer les écoles de la région pour éviter tout regroupement. Les "autorités" (Ministre de la santé, Gouverneur, Procureur, Docteur, Directeur de la Police etc.) ont déclaré que Justin ZONGO était mort de méningite, ce qui a fait monter la tension encore plus et échauffé les esprits.

Le lendemain une nouvelle manifestation à Koudougou a opposé des milliers d’élèves et d’étudiants (qui exigeaient le départ du gouverneur et la libération de leurs camarades arrêtés) et les forces de l’ordre. Ces dernières ont fait usage de grenades lacrymogènes, de matraques, et de tirs à balles réelles. Deux manifestants ont été tués au cours d’échauffourées qui ont également fait de nombreux blessés. Dans leur colère, les manifestants ont incendié une douzaine de véhicules appartenant à la police, à la gendarmerie et au gouvernorat de la région. Le bâtiment du gouverneur a aussi été incendié.

Le gouvernement burkinabè a réaffirmé la thèse de la méningite et « condamné fermement ces actes de vandalisme », tout en promettant que « des enquêtes seraient diligentées ».

Jeudi 24 février, les manifestations se sont étendues à tout le territoire à Nandiala (25 km de Koudougou) et à Kokologho (55 km de Koudougou). Les élèves des différents établissements secondaires de la ville de Ouahigouya ont déserté les classes. A Ouagadougou, la capitale, s’est déroulée une manifestation devant le palais de justice et le bâtiment du ministère des Enseignements secondaire et supérieur et celui de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation. Les élèves ont envahi l’enceinte de leur ministère de tutelle. Deux élèves et un policier ont été tués à Poa et à Kindi, alors qu’au même moment les manifestants séquestraient les policiers de Réo. Un étudiant de l’université de Koudougou a succombé à ses blessures, alors qu’il avait été admis la veille à l’Hôpital, suite à un traumatisme crânien. Le gouvernement a ordonné la fermeture des écoles, collèges et lycées dans tout le pays jusqu’au lundi. Le bilan de ces quatre jours de manifestations est de 6 morts et des centaines de blessés. Le gouvernorat du centre Ouest, des hauts commissariats, des commissariats de police etc ont été incendiés.

Lundi 28 février, élèves et étudiants de Koudougou se sont rendus au siège du gouvernorat lors d’une marche pacifique pour exiger que la « lumière soit faite sur les assassinats de leurs camarades ».

Pour tenter de calmer le jeu, le gouverneur a été relevé de ses fonctions samedi 26 février puis le directeur régional de la police a été limogé. Une délégation composée de ministres est allée présenter les condoléances aux familles des victimes à Koudougou. Le gouvernement à annoncé le 02 mars, des mesures d’arrestations des policiers mis en cause et l’ouverture de trois enquêtes : sur les événements de Koudougou, sur ceux de Kindi et sur ceux de Poa. L’enquête suite à la plainte de Justin Zongo pour coups et blessures est maintenue.

Les établissements scolaires du primaire à l’université sont restés fermés jusqu’au lundi 7 mars.

Ces mesures d’apaisement n’ont pas suffit pour empêcher la population de manifester pour réclamer vérité et justice. C’est comme si les élèves et la population ne croyaient pas les promesse du Gouvernement.

Lundi, une dizaine de localités ont en effet enregistré des manifestations plus ou moins violentes (quatre commissariats et une direction régionale de la police, ont été incendiés, des prisonniers libérés, des édifices publics attaqués, des barricades érigées, des grèves et marches organisée). Des manifestations aussi à Bobo Dioulasso, deuxième ville du pays, Koudougou , Gaoua , Fada N’Gourma , Tenkodogo , Pô et Léo.

Mardi 8 mars, difficile de savoir ce qui s’est passé ce jour si ce n’est qu’à Kindi les élèves se sont joints aux femmes pour une procession de 5 km jusqu’au domicile du regretté Michel. Le gouvernement a, de nouveau, annoncé la fermeture des établissements scolaires à partir de mercredi et jusqu’à nouvel ordre tout en haussant le ton contre les manifestants.

Mercredi 09 mars, jour annoncé par l’ANEB pour une marche pacifique à Ouga. C’est à Ouahigouya que des élèves, aidés par des citoyens en colère ont cassé et brûlé des emblèmes des services publics (le siège du CDP (parti au pouvoir), la résidence du gouverneur, tous les démembrements de la police, le Conseil régional, la mairie, la douane et une partie du Palais de justice). Il y a aussi eu des manifestations à Koupéla, Pouytenga, Gourcy, Yako, Dori, Boulsa, Diapaga, Fada N’Gourma.

Hier, jeudi 10 mars lors d’une conférence de presse le CCVC (Coordination de la coalition nationale de lutte contre la vie chère, la corruption, la fraude, l’impunité et pour les libertés ) a appelé à un meeting de protestation et de mobilisation le samedi 19 mars 2011. La coalition dénonce l’attitude des autorités qui ont « usé du mensonge pour étouffer la vérité », et l’utilisation de « la violence injustifiée pour réprimer les manifestations légitimes des populations de Koudougou ». Le CCVC exige que « cesse l’usage des armes à feu dans le maintien de l’ordre ». Elle en a profité pour exprimer sa réprobation et son indignation contre l’enchérissement des coûts des produits de première nécessité et rappeler que c’est dans ce contexte que le maire de la commune de Ouagadougou a annoncé le contrôle de la taxe de développement communal pour fin mars 2011.

Aujourd’hui vendredi 11 mars, Des militaires se seraient postés à différents points stratégiques de Bobo-Dioulasso (deuxième ville). Selon l’observateur Paalga dans la capitale, la police et la gendarmerie ont eu aussi le soutien des militaires. l’ANEB et l’UGEB appelaient à une nouvelle marche pacifiste à Ouagadougou. Toujours selon l’observateur Paalga, le cortège des étudiants et des élèves s’est heurté aux barricades dressées par les forces de l’ordre. Très vite, les affrontements ont commencé entre manifestants et forces de répression (jets de pierre contre tirs de gaz lacrymogènes et de balles blanches). Les manifestants ont été dispersés mais les échauffourées se sont poursuivies dans certains quartiers de la capitale jouxtant l’université de Ouagadougou.

A noter qu’au Burkina Faso comme en France, la presse parle de casseurs, voyous, vandales, pillages (…) pour parler des actions de protestation des élèves.

Chacun dans un communiqué, le collectif syndical CGT-B, l’Union d’action syndicale, le mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples (MBDHP) et l’ Union Générale des Etudiants Burkinabè ­­ (UGEB) rappellent que ce n’est pas la première fois que le pouvoir tente de couvrir des coupables et des dérives policières par des mensonges : Assassinat en 1990 de l’étudiant en médecine, DABO Boukary ; mort par bal dans le dos de deux élèves lors d’une manifestation des scolaires à Garango en 1995 ; assassinat du journaliste Norbert ZONGO en 1998 ; mort du jeune NEBIE Flavien tué par un gendarme lors d’une manifestation des scolaires pour exiger vérité et justice pour Norbert ZONGO et ses compagnons en 2000 ; les cas de GAOUA, POUYTENGA, BANFORA, REO, Commissariat de WEMTENGA à OUAGADOUGOU….

La CNT-F est solidaire de la CGT-B qui :
1. exprime toute sa compassion et son soutien aux familles éplorées ainsi qu’aux nombreux blessés à qui il souhaite prompt rétablissement ;
2. Condamne fermement la répression inqualifiable abattue sur les manifestants ;
3. Exige des autorités toute la lumière et la vérité sur la mort de l’élève Justin L. ZONGO et sur les six autres victimes de la répression ;
4. Exige la traduction en justice des auteurs et des complices de la mort de l’élève Justin L. ZONGO et des six autres victimes de la répression, ainsi que des nombreux blessés, afin qu’ils soient punis conformément à la loi ;
5. Exige le dédommagement des familles des victimes décédées et la prise en charge de tous les frais d’hospitalisation, de soins des nombreux blessés et leur dédommagement.

La CNT-F soutien le syndicat CGT-B dans son « appel à la mobilisation à l’ensemble de ses militantes et militants, à tous les travailleurs et à tous les citoyens épris de vérité et de justice, pour soutenir la juste lutte en cours, en vue de contraindre le pouvoir de la quatrième République à mettre fin à la culture de l’impunité et à la démagogie ».

La CNT-F rejoint l’unité d’action syndicale (UAS) pour saluer la mobilisation et la détermination de la jeunesse, celle scolaire en particulier dans l’exigence de vérité et de justice. Les réactions des élèves dans diverses localités témoignent d’une prise de conscience véritable de la jeunesse sur les dangers de l’impunité.

La CNT-F est solidaire de l’UGEB qui appelle à une mobilisation sans faille pour que la lumière soit faite sur ces crimes.

Vérité et justice pour Justin ZONGO et pour tous les jeunes qui ont perdu la vie pour avoir réclamé plus de liberté et de justice !

http://www.cnt-f.org/international/spip.php?article548

Déclaration du collectif CGT-B (01/03/2011)

Déclaration de l'UAS (Union Action Syndicale)( 03/03/2011)

Déclaration de l'UGED (Union Général des Etudiants Burkinabé) (01/03/20111)

Déclaration du MBDHP (Mouvement Burkinabé des Droits de l'Homme et des Peuples) (28/02/2011)


PS: Aujourd'hui vendredi 11 mars, la répression s'est une nouvelle fois abattue sur la manifestation à Ouagadougou. La police a poursuivit les manifestants dans les rues et jusque dans les résidences universitaires! Un enfant a été tué par bal dans le marché. L'ANEB syndicat étudiant appelle à une grève de 96 heures.

[Education] Préavis de grève : semaine du 14 au 19 mars 2011

Article du vendredi 11 mars 2011

http://www.cnt-f.org/fte/?Preavis-de-greve-semaine-du-14-au,3456

La CNT FTE dépose chaque semaine des préavis de grève pour couvrir les mobilisations des personnels. Il s’agit pour nous de permettre à tous les établissements et collègues le souhaitant, de débrayer pour protester contre tous problèmes liés aux conditions dégradées de travail tant au niveau local que national ainsi que contre la chasse aux sans-papiers. Les réformes en cours dans les lycées professionnels, les conséquences des suppressions de postes, les différentes attaques que subissent l’ensemble des personnels, le développement de la précarité rendent indispensable la lutte collective. C’est à cela qu’œuvre la CNT-FTE.

Préavis généraliste :

Ce préavis couvre tous les collègues souhaitant débrayer pour protester contre tous les problèmes liés à la dégradation du service public d’éducation tant au niveau local que national, ainsi que pour défendre des élèves menacés d’expulsion pour défaut de papiers. Il s’agit pour nous de permettre à tous les établissements et collègues le souhaitant de se mettre en grève.

LA CNT CONTRE LE GAZ DE SCHISTE

Article du jeudi 10 mars 2011


PDF gaz de schiste dans le sud-est

Plusieurs milliers de personnes, ont convergé samedi 26 février en Ardèche pour le premier rassemblement national contre l’exploitation du gaz de schiste. Derrière le slogan "No gazaran", 20 000 personnes ont fait, le temps d’un après-midi, du petit bourg de Villeneuve-sur-Berg l’épicentre de l’opposition croissante à l’exploitation de ce gaz emprisonné à 3 000 mètres sous terre.

Ce refus repose notamment sur les éléments suivants :

• la dangerosité du procédé d’exploration comme d’extraction, appelé fracturation hydraulique. Il utilise des millions de litres d‘eau mélangées à plusieurs centaines de produits chimiques qui se déverseront dans les sous-sols et les cours d’eau ;

• l’absence totale d’information de la population et de débats publics ; les conséquences environnementales désastreuses : pollution des réserves d’eau potable, du sol, des sous-sols et de l’air ;

• l’aberration énergétique que constitue la poursuite de l’utilisation d’énergie fossile à l’heure de la lutte contre le changement climatique et de la nécessité de mettre en avant la sobriété énergétique ;

• l’impact sur le monde socio-économique : agriculture, tourisme ;

• les atteintes irréversibles à la santé : produits mutagènes, reprotoxiques et cancérigènes comme nous le démontre l’expérience des Etats-Unis et du Canada.

Les industriels Schuepbach Energy et GDF-Suez ont obtenu un permis pour explorer 930 km2 autour de Villeneuve. Deux autres permis, dits de Nant (Aveyron) et Montélimar (Drôme), ont été accordés en mars 2010 par les services de l’ancien ministre de l’environnement, Jean-Louis Borloo.

.........................

Communiqué de la CNT 07 :

La légitime émotion et la très forte colère de la population ardéchoise contre le projet de forages en vue de l’exploitation du gaz de schiste a entrainé « l’union sacrée » de toutes les forces : politiques, associatives, syndicale ou à titre individuel.

Une telle union, renforcée par une mobilisation de cette ampleur, peut permettre de faire capoter - momentanément ? - la prospection dans notre région du moins, mais ailleurs ?

Nous sommes cependant convaincus qu’il est indispensable et urgent de s’attaquer aux causes réelles motivant la décision des « pétroliers » et du gouvernement.

La société capitaliste, qui traverse une grave crise financière et énergétique, est prête à tout pour perpétuer son système inique basé sur l’exploitation démesurée des ressources énergétique fossiles, de la nature et de l’Homme ; et ce pour le seul profit d’une minorité de privilégiés.

C’est contre ce système que nous devons axer nos efforts : réorienter la production et la distribution des biens et des services pour satisfaire les besoins des humains sur toute la planète. Vaste programme... Mais c’est bien la réunion de toutes les luttes (sociales, écologiques...) contre nos exploiteurs qui permettra d’atteindre une société libre, juste, égalitaire et fraternelle.

Confédération Nationale du Travail CNT - Interpro 07
18, Avenue de Sierre
07200 AUBENAS
06 79 37 32 87

Algérie : communiqué contre la répression

Article du mercredi 9 mars 2011

Paris, le 7 mars 2011

La Confédération Nationale du Travail (CNT, France) a pris connaissance de la répression qu’ont subi les militants oranais lors de la marche prévue par la Coordination Nationale pour le Changement et la Démocratie – Oran, ce samedi 5 mars. Malgré les déclarations du président Abdelazziz Bouteflika et la levée de l’état d’urgence, les marches demeurent dans les faits interdites et les méthodes employées pour empêcher le peuple algérien de s’exprimer ne changent guère. Cette fois-ci, une centaine de personnes ont été arrêtées et les arrestations étaient ciblées, les policiers en civil présents utilisant des photos, une liste de noms et des indicateurs. Parmi les personnes arrêtées, figuraient une dizaine de journalistes et des militants de la CNCD-Oran.

La CNT-F dénonce une fois de plus la répression que le pouvoir algérien oppose systématiquement à la contestation, et notamment les arrestations, ainsi que la volonté du système algérien de museler la presse.

La CNT-F réaffirme son soutien aux luttes des peuples pour leur liberté et leur dignité, et notamment aux luttes du peuple algérien. Le Secrétariat International de la CNT-F

8 mars : journée de lutte des femmes !

Article du mercredi 9 mars 2011



Le 8 mars est la journée internationale des luttes des femmes. Il est tentant de considérer une journée unique de commémoration et de revendication des luttes des femmes comme désuète et insuffisante. Pourtant la réalité des chiffres est bien là...


Si l’émancipation des femmes est en partie liée à leur émancipation économique, et donc à leur accès au travail, n’oublions pas que là aussi elles continuent à subir harcèlements, exploitations ou précarité de manière plus forte encore que leurs homologues masculins dont la solidarité n’est souvent pas aussi forte qu’elle devrait l’être.

C’est pour cela que Clara Zetkin, militante allemande, fit adopter en 1910 à Copenhague par la conférence de la IIe Internationale socialiste l’idée d’une journée internationale des luttes des Femmes. Ce sera le 8 mars. Le temps et la mémoire s’effaçant, cette journée n’est souvent plus présentée que comme une simple journée de la Femme, qui bientôt, si nous n’y prenons garde, ne comptera guère plus que la Fête des mères instaurée par Pétain ou la Journée des secrétaires.

Depuis les combats et avancées gagnés par les mouvements féministes des années 70, les luttes des femmes et leurs militantes subissent opprobre et attaques diffamatoires. Aujourd’hui, selon le discours dominant, nous serions tentés de croire que les dernières conquêtes féministes encore d’actualité seraient la parité parlementaire ou au sein des conseils d’administration des grandes entreprises.

Pourtant les chiffres sont là :
- le revenu moyen des femmes est inférieur de 30% à celui des hommes.
- le salaire horaire est inférieur de plus de 20% ; atteignant même 29% pour certaines catégories.
- le taux de chômage est plus élevé de 15% pour les femmes, allant même jusqu’à 50% après 50 ans.
- 30% des femmes travaillent à temps partiel, contre 5% des hommes. Plus d’un million d’entre elles ne l’ont pas choisi.
- une femme à la retraite touche en moyenne moitié moins qu’un homme.

CNT - secrétariat média

[Fédération santé-social] 11 mars grève et manifestation nationales petite enfance

Article du lundi 7 mars 2011



Il y aura bientôt un an démarrait le plus grand mouvement unitaire de la petite enfance. Contre le décret "Morano" aujourd'hui validé et en activité, contre la réforme de la formation des maîtres et pour un accueil du jeune enfant de qualité, pris en charge par la collectivité, pour le développement des formations au métier de la petite enfance, le collectif pas de bébés à la consigne, duquel la fédération santé-social est signataire, n'a depuis pas éteint sa réflexion ni son activité.
Le 11 mars sera donc présenté publiquement la plan d'urgence pour la petite enfance que le collectif promouvera désormais, regroupant constat et proposition sur l'état et l'avenir des lieux d'accueil de la petite enfance.

La fédération santé-social de la CNT soutient donc le collectif ainsi que les propositions du plan d'urgence et appelle à une grève nationale tous les travailleurs-ses du secteur de la petite enfance. Pour que la petite enfance ne fasse pas les frais de leur crise. Multiples manifestations à travers toute la France. Liste ci-après.

-Pour une augmentation générale des salaires, par révision des conventions collectives et des modes de financement ( non aux parents-patrons ! )
-Pour un développement et un financement collectif des formations , pour une pérennisation systématique des acquis
-Pour la création de centres de formation supplémentaires permettant à terme l'ouverture d'un plus grand nombre de lieux d'accueil de façon sereine
-Pour le retrait du décret de juin 2010 dit "Morano" et révision vers le haut, tant sur la formation que sur les taux d'encadrement, du décret de février 2007.
-Pour la dissolution des entreprises de crèches (association à but lucratif) avec reprise par les collectivités ou par des associations à but non lucratif -Ni MAM, ni jardin d'éveil, non aux lieux d'accueil "low cost" !

http://www.pasdebebesalaconsigne.com/

Soutien à la section People & Baby de la région parisienne, un an et toujours en lutte ! Rassemblement le 9 mars devant le siège de People & Baby, avenue Hoche,à 12h et soirée de soutien au 33 rue des Vignoles paris XXème à partir de 19h).
http://petiteenfanceenlutte.over-blog.com/

Rhône :
Lyon: 11 mars, de 12 H à 15 H, rassemblement devant la préfecture du Rhône rue Dunoir


Isère
place de Grenette à 13h30, puis défilé jusqu'à la préfecture. Une délégation sera reçue à 16h30

les Savoies
11 mars à 14h devant la mairie d'Annecy

Finistère
Brest: 11 mars, rassemblement devant la Mairie de Brest, 14h (heure à confirmer).

Gironde
Bordeaux: 11 mars, place de la mairie à 10h30 (pour un départ à 11h); rendez vous chez le Préfet à 11h45

Haute Vienne
Limoges: rassemblement devant la préfecture à 17h30

Ile de France :
Paris: Rassemblement à 10h RER Luxembourg

[Livre] ¡ Duro Compañer@s ! Oaxaca 2006 : récits d’une insurrection mexicaine

Article du dimanche 6 mars 2011

Pauline Rosen-Cros



Mexique, 2006 : une ville entière se soulève contre un gouverneur détesté et contre tout un système économique et social autoritaire. Plusieurs attaques de la police sont repoussées par les habitants, qui barricadent leur ville et s’organisent au sein de l’Assemblée populaire des peuples d’Oaxaca (APPO). Pendant six mois, ils combattent l’État au quotidien et tentent d’instaurer un nouvel ordre social. Cette lutte multiforme rassemble des secteurs extrêmement variés de la population et s’étend dans tout l’État.
Pour raconter ce bouleversement, Pauline Rosen-Cros a choisi d’alterner un récit personnel, des entretiens et une très riche compilation de documents mexicains, jusqu’ici inaccessibles au public francophone.
Pauline Rosen-Cros, 25 ans, licenciée de sciences politiques à l’Université Lyon 2, a participé à l’écriture collective du livre Le CPE est mort, pas la précarité (2007), en écrivant parallèlement des articles sur le site d’informations rebellyon.info. Depuis 2007, elle a principalement habité à Oaxaca.

Les forces dites de l’ordre sont en possession de la place centrale, la défendent contre l’étau qui se resserre de plus en plus autour d’elles, et je dois changer une deuxième fois de pellicule. Nous descendons rapidement vers le sud et voyons qu’un combat principal se dessine dans une rue qui mène à la place à reconquérir. Pierres, gaz, pierres, gaz, pierres, gaz… Environ une heure plus tard, j’entends un bruit bizarre, comme une course de chevaux. Je tourne la tête et ce ne sont pas des sabots, mais des bottes qui trottent. « Ils fuient, ils se replient ! »

Entretien avec L. :

« C’était en septembre, pour la toute première assemblée d’État de l’APPO, l’Assemblée populaire des peuples d’Oaxaca. (…) C’était le seul espace qui donnait un référent commun, qui menait la lutte de front et qui assumait une responsabilité, une attitude face à tout un mouvement. Je pensais que nous ne devions pas laisser cet espace se vider de la voix de ceux qui n’en ont pas. J’y ai participé pour dire pourquoi on était en train de lutter, quel changement on revendiquait. C’est ça qui m’a amené à croire réellement en l’APPO. J’étais réticent au début, je n’y croyais pas, mais quand j’ai connu peu à peu les organisations qui s’engageaient, les villages qui venaient, tout ça, je me suis dit : “Wouah…” »