CHÔMAGE, POLLUTION, MISERE, REPRESSION, EXPLOITATION...
LE CAPITALISME, C'EST LA CRISE !

Communiqué de la CGT de Côte d’Ivoire

Article du lundi 28 février 2011




LA CGT-CI DENONCE LES MESURES DU GOUVERNEMENT GBAGBO RELATIVES AU PAIEMENT DES SALAIRES DES TRAVAILLEURS

Les travailleurs qui ont espéré la fin de leurs souffrances avec la tenue de l’élection présidentielle vont encore déchanter du fait du blocage de la situation sociopolitique.
La Confédération Générale des Travailleurs de Côte d’Ivoire (CGT-CI) note entre autres que : (i) le blocage de la situation sociopolitique né du refus du candidat de « La Majorité Présidentielle » Laurent Gbagbo de respecter la souveraineté populaire exprimée le 28 novembre 2010 a pour conséquence l’aggravation des conditions sociales des travailleurs déjà marquées par la paupérisation accrue, la baisse drastique du pouvoir d’achat, le chômage endémique, l’insécurité, etc. ; (ii) face à la psychose généralisée de non-paiement des salaires des travailleurs de février 2011, subséquemment au dérèglement du système financier et bancaire, le gouvernement Gbagbo se propose de faire payer les salaires des travailleurs du secteur public par les banques à capitaux nationaux. Cette mesure exclut donc de facto les travailleurs du privé et les retraités tant du public que du privé.

La CGT-CI, s’étonne par ailleurs qu’après avoir procéder à la nationalisation et à l’ouverture des succursales des deux banques françaises (BICICI et SGBCI), le gouvernement Gbagbo s’évertue à délocaliser les comptes bancaires des fonctionnaires et agents de l’Etat dans certaines banques nationales. Ledit gouvernement agit comme s’il ne s’agissait que d’un gouvernement au service des seuls fonctionnaires et agents de l’Etat.
En conséquence de ce qui précède, la CGT-CI :
DENONCE :
1°/ le blocage de la situation sociopolitique qui ne fait qu’accentuer l’inexorable descente aux enfers des travailleurs.
2°/ l’incohérence des mesures du gouvernement Gbagbo relatives au paiement des salaires des travailleurs par les banques nationales, mesures qui risquent de gêner davantage le fonctionnement de l’administration ivoirienne. A moins que ces mesures ne soient une autre astuce pour rouler les travailleurs dans la farine !
3°/ la politique de deux poids, deux mesures du gouvernement Gbagbo à l’égard des retraités et des travailleurs du secteur privé abandonnés à leur triste sort.
INVITE : 1°/ La classe politique à trouver le pus rapidement possible une issue pacifique à cette crise et à faire en sorte de mettre fin à la guerre civile en cours. 2°/ Les travailleurs à ne pas céder au découragement, à la résignation, mais à s’engager résolument dans les luttes organisées et à se mobiliser ; afin de ne point aggraver leurs tristes conditions de vie et de travail.

Fait à Abidjan, le 26 février 2011

LE SECRETARIAT GENERAL CONFEDERAL

[Communiqué confédéral] HALTE A LA BOUCHERIE EN LIBYE

Article du lundi 28 février 2011



La CNT-F exprime son indignation face à la forte répression que subit le peuple libyen depuis quelques jours : au moins un millier de personnes a perdu la vie depuis que les manifestations ont éclaté pour exiger le départ du dictateur Muammar Kadhafi.

Les forces de l’ordre ouvrent systématiquement le feu sur la population, et ont également recours à des roquettes antichars pour disperser les manifestants. Plusieurs villes du pays sont, pour l’heure, le théâtre de violents combats. Le pays est au bord de la guerre civile ; les dernières déclarations de Khadafi laissent à penser qu’il a choisi les massacres et le bain de sang pour étouffer la juste révolte du peuple contre son régime.

Nous réaffirmons notre soutien au peuple libyen en lutte et exigeons l’arrêt immédiat des massacres. La CNT-F dénonce une fois de plus les positions néo-coloniales et complices de la France, de l’Europe et des Etats-Unis et rappelle la nécessité de l’autodétermination des peuples. La simple condamnation, de la part des gouvernements qui se lavent les mains et n’attendent que la suite des événements pour se positionner, est insuffisante !

La CNT-F appelle à rejoindre toutes les initiatives de soutien à la lutte du peuple libyen contre la dictature. Partout dans le monde : le peuple uni ne sera pas vaincu !

Halte aux massacres ! A bas la dictature de Khadafi !

— Secrétariat International de la CNT-F
33, rue des Vignoles
75020 Paris
www.cnt-f.org/international

Publié le 24 février 2011.

[communiqué CNT FTE] Non à la répression contre les étudiants algériens

Article du lundi 28 février 2011



La Fédération des Travailleurs de l’Éducation de la CNT manifeste, par le biais de son secrétariat international, son indignation contre la forte répression que subissent les étudiants algériens. Lundi dernier, alors qu’ils manifestaient pacifiquement devant le ministère de l’Enseignement Supérieur, les forces de l’ordre ont violemment réprimé le rassemblement, en blessant grièvement plusieurs d’entre eux. Les forces de l’ordre essayaient de bloquer le passage et de disperser les manifestants ; cela n’a pas empêché le rassemblement pacifique.

Nous dénonçons également les intimidations et les pressions contre les marches et les rassemblements, les arrestations, la violence déployée par les forces de l’ordre lors de celles-ci et également contre les chômeurs dans plusieurs wilayas.

La CNT-F demande la libération de toutes les personnes interpelées lors de ces manifestations et lors des émeutes du mois de janvier. Nous réitérons notre soutien aux syndicats autonomes algériens et au peuple algérien dans son combat pour la liberté et contre le système en place, système fondé sur la corruption, l’injustice et le mépris. Nous appelons à rejoindre les initiatives locales de soutien au peuple algérien.

Jeudi 24 février

[Radio CNT Santé Social Paris] Le Monde merveilleux du travail

Article du lundi 28 février 2011



lundi 28 février 2011 de 19h30 à 21h animé par le syndicat santé-social et collectivités territoriales de la région parisienne de la CNT

L'équipe de l'émission le Monde merveilleux du travail consacrera sa prochaine émission aux luttes dans la petite enfance. Nous recevrons un militant CNT investi dans le collectif Pas de bébés à la consigne. Ce collectif, créé pour s'opposer au décret Morano, lutte pour contrer la dégradation des conditions d'accueil du jeune enfant.
Nous ferons également un point sur les échéances juridiques concernant la section People and baby et plus généralement le procès opposant cette entreprise, gestionnaire de crèches, à la CNT.
Vous pouvez nous écouter sur radio libertaire 89.4.

Pour celles et ceux qui ne sont pas en région parisienne vous pouvez écouter l'émission sur internet en cliquant sur le lien suivant :

http://ecoutez.radio-libertaire.org:8080/radiolib.m3u

Vous pouvez aussi joindre le studio au 01 43 71 89 40

L'équipe su syndicat santé social et CT RP du monde merveilleux du travail.

[CNT ASEA, Villefranche] grève nationale des professionnels de l'urgence sociale

Article du dimanche 27 février 2011



La section CNT ASEA de Villefranche a décidé de ne pas participer à cette journée de grève, l’objectif étant de rencontrer le Préfet et d’échanger avec lui sur plus d’hébergement.
Cette revendication est estimé stérile par notre section et en décalage avec la réalité des personnes SDF que nous remettons à la rue faute de place quotidiennement.
Nous pensons que d’autres actions plus revendicatives doivent être entreprises ; les discussions sont stériles et n’ont amené aucunes places supplémentaires d’hébergement.
Il nous semble important de sortir de revendication d’un réseau qui s’inscrit dans du corporatisme pour se fédérer autour d’autres luttes actuelles en s’associant a celle-ci.

grève nationale des professionnels de l'urgence sociale le jeudi 3 mars

Article du dimanche 27 février 2011




« Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique et sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d'hébergement d'urgence ». Art L 345-2-2 Code de l’action sociale et des familles.
« Toute personne accueillie dans une structure d'hébergement d'urgence doit pouvoir y bénéficier d'un accompagnement personnalisé et y demeurer, dès lors qu'elle le souhaite, jusqu'à ce qu'une orientation lui soit proposée.» Art.L 345-2-3.

Cet hiver, dans de nombreuses villes de France plusieurs dizaines de personnes ont été contraintes de dormir dehors bien qu’ayant sollicité le 115. A la fin de l’hiver, lorsque les structures ouvertes pour la période de froid fermeront leurs portes, elles seront plusieurs centaines dans chacune des grandes agglomérations de notre pays.

Cette situation est hors la loi, inacceptable et contre productive en termes de dépense publique.
Nous savons combien les remises à la rue mettent à mal les projets de réinsertion formés durant l’hiver, condamnant les personnes à se dégrader physiquement et psychiquement.

Parce que, dans les conditions actuelles, nous nous trouvons dans l’incapacité d’effectuer les missions qui nous sont confiées (mise à l’abri, prendre soin et accompagnement social)
Parce que nous ne voulons plus, par notre silence, être complices des dysfonctionnements du dispositif,

Nous, professionnels de l’urgence sociale, serons en grève
le jeudi 3 Mars
et en appellerons publiquement au Président de la République

Nous demandons :
- Conformément à la loi, la non remise à la rue des personnes hébergées dans des conditions précaires durant l’hiver.
- Un effort tangible en matière de création de formes de logement adapté et, pour ce faire, un réel financement du chantier de la Refondation.

Rassemblement à 14h devant la préfecture rue Dunoir Lyon 3e



Rassemblement contre la violence de l'extrême-droite.

Article du jeudi 24 février 2011

Au moins 500 personnes étaient présentes au rassemblement devant la mairie du 7e arrondissement de Lyon suite à l’appel du collectif vigilance69 pour dénoncer la propagation de la haine et de la violence, engendrées par le local nazi au coeur de Gerland . La place Jean-Macé pour ne pas dire le quartier, était quadrillé de flics. Deux banderoles ont été déployées, « Ripostons au fascisme » et « Fermeture du local néo-nazi » ainsi que les drapeaux des organisations. Une prise de parole a eu lieu sur les marches de la Mairie. Une délégation a été reçue mais il ne faudra pas trop compter sur la mairie qui se contente d’une surveillance administrative du local.

France 3 était présente.
Le reportage à 00.44'.
une vidéo surtout de l'après manif

Après la manif une arrestation mouvementée a eu lieu dans le métro. Des participants à la manifestation ont cherché à savoir pourquoi des policiers s’en prenaient violemment à une personne interpellée. Plus tard rue Jaboulais, une personne qui rentrait chez elle après la manifestation, s’est faite arrêté. Son signalement correspondrait à une personne qui aurait agressé un policier durant l’interpellation dans le métro. Elle a été mise en garde à vu.
Bonne nouvelle elle a été relâché sans poursuites (les vidéos ne correspondais pas à ses habits).

[Leur presse] LyonMag: Lyon : forte mobilisation pour dénoncer le local « néo-nazi » de Gerland

Article du jeudi 24 février 2011

Ce sont près de 700 manifestants qui se sont retrouvés mercredi aux alentours de 18h30 place Jean Macé pour demander la fermeture du local à Gerland abritant l’association « Lyon Dissident », brocardée comme « néo-nazie » par les manifestants. Une délégation du collectif 69 contre l’extrême-droite, à l’initiative de la manifestation, a été reçu par le maire du 7e, qui n’a pas pu apporter une réponse immédiate à leur requête.
Jean-Pierre Flaconnèche a mis le local sous surveillance administrative. Impossible de faire plus pour le moment eu égard à la forme juridique du contrat de location du local : un bail privé qui lie l’association au propriétaire. « Le procureur pourrait également s’auto-saisir au regard de la gravité des faits » déclare Bruno Guichard du collectif A Tire d’Aile, qui reproche à l’association ses activités néo-nazies. L’homme a également confié l’inquiétude du collectif à voir se multiplier dans l’agglomération les agressions de l’extrême-droite. Le dernière en date de la fin du mois de janvier, où cinq militants de l’extrême-droite s’en sont violemment pris à une femme de 35 ans frappée au visage à coups de batte de base-ball. Le collectif promet d’ailleurs une manifestation au sortir des vacances de Février pour maintenir la vigilance sur cette recrudescence constatées. « On ira les débusquer jusque dans leur local s’il le faut » s’écrit un participant particulièrement remonté, foulard sur le visage.

La manifestation se disperse confusément
S’il n’y a pas eu d’échauffourées entre les militants des deux extrêmes, les participants les plus véhéments ont tenté de charger les CRS, présents en nombre mercredi soir pour sécuriser le place Jean Macé. Si quelques canettes ont volé, il n’y pas eu d’affrontement, mais le face à face a contraint à fermer pendant une vingtaine de minutes. Un jeune a également été interpelé sur le quai. Les manifestants, suivis sur l’avenue de Saxe par les forces de police, se sont dispersées dans le calme.

[Leur presse]Le Progrès: La gauche extrême en force contre la montée de l’extrême droite radicale

Article du jeudi 24 février 2011






Près de 700 personnes ont manifesté, hier, à Lyon, pour demander la fermeture d’un local abritant une association présentée comme proche de l’extrême-droite radicale
Pas de réponses juridiques. C’est en substance la réponse apportée par le maire du 7 e arrondissement, Jean-Pierre Flaconnèche, (PS,) à la demande de fermeture d’un local abritant l’association « Lyon Dissident ». Une association, selon les promoteurs du rassemblement, proches de l’extrême-gauche, qui abriterait des militants de la mouvance nationaliste et radicale, logée au fond d’une impasse à proximité de la place Jean-Macé. Le local, lui, est officiellement destiné à accueillir des groupes de musique.

C’est donc devant la mairie du 7 e, place Jean-Macé, que se sont réunis entre cinq et sept cents manifestants issus de mouvements et parti politiques de gauche et d’extrême-gauche. Un rassemblement largement encadré par les forces de police qui voulaient avant tout éviter un éventuel affrontement entre les deux parties dont certains membres étaient prêts, et s’étaient même équipés, à en découdre.

La veille, sur leur site internet, les membres de Lyon Dissident avaient mis en garde leurs contradicteurs : « Les associations signataires seront les uniques responsables d’éventuels incidents ou de représailles », écrivaient-ils. C’est donc toute une compagnie de CRS et des policiers de la Compagnie départementale d’intervention qui ont assuré la sécurité aux abords de la place, établissant un véritable cordon sanitaire autour des manifestants.

Le local en question est loué dans le cadre d’un bail de droit privé et aucune infraction n’a été relevée à l’encontre des responsables de l’association. Ce qui rend juridiquement impossible une fermeture des lieux. Les élus n’ont pu qu’envisager « une surveillance administrative ». Trop peu pour les manifestants qui envisagent, à l’issue des vacances scolaires, d’organiser une marche dans les rues de Lyon. Car les manifestants ont une autre crainte, c’est celle de l’augmentation des agressions initiées par des membres de l’extrême-droite. Un chiffre qui serait effectivement en augmentation dans l’agglomération lyonnaise.

Le rassemblement s’est dissous vers 20 heures, après que les CRS aient évacué, manu militari, la place Jean-Macé. Une légère bousculade a provoqué la fermeture de la station de métro une petite demi-heure. Encadré de policiers, une cinquantaine de militants a poursuivi son chemin sur l’avenue Jean-Jaurès.
Geoffrey Mercier

Publié le 24/02/2011

Calavera Antifasciste

Article du mercredi 23 février 2011

Combat Syndicaliste N°356 de décembre 2010 à télécharger

Article du mercredi 23 février 2011



Télécharger le Combat Syndicaliste n°355 de novembre 2010 ici


SOMMAIRE

ACTUS
- Baud : la CNT gagne en cassation : p 2
- Représentativité chez People & Baby : p 2
- La sarkonnection : p 3

VIE SYNDICALE
- Dans les tranchées du BTP : p 5

JURIDIQUE
- Immigration rime avec discrimination : p 6

HUMEUR
- De la défaite à la victoire : p 7

INTERNATIONAL Retour de Palestine : p 8

CULTURE
- Jolie môme en scène : p 10

PÊLE-MÊLE
- Salut Valérie : p 11
- 84 ans de combat syndicaliste : p 11

Sans-papiers : que faire en cas d’arrestation ?

Article du lundi 21 février 2011

Un document audio a été transmis pour informer les sans-papiers sur leurs droits en cas d’arrestation. Ce document est actuellement disponible en français, soninke, bambara et peul. Il est en cours de traduction dans d’autres langues. A diffuser massivement !

http://www.cnt-f.org/59-62/2011/02/sans-papiers-que-faire-en-cas-darrestation/

Nouvelles menaces contre le rassemblement du 23 dans le 7°

Article du dimanche 20 février 2011



L'Union Départementale 69 de la CNT appelle à être nombreux le mercredi 23 février à 18h30 devant la mairie du 7° pour demander la fermeture du local neo-nazi se situant impasse de l'Asphalte.

Ce local sert de repaire à des activistes d'extrême droite qui s'en servent comme base pour organiser des intimidations et des agressions sur l'agglomération lyonnaise depuis plusieurs mois (voir dossier de presse)

Dans la nuit de samedi 19 à dimanche 20 des individus ont bombé un local associatif avec de nouvelles menaces sur le rassemblement de mercredi.

Nous nous laisserons pas intimider.

Il est important que ce rassemblement unitaire soir une réussite pour montrer que des nostalgiques de l'idéologie nazie n'ont pas à disposer d'un local où propager leur haine.

L'ud CNT 69

[Education] Préavis de grève : semaine du 21 au 26 février 2011

Article du dimanche 20 février 2011



La CNT FTE dépose chaque semaine des préavis de grève pour couvrir les mobilisations des personnels. Il s’agit pour nous de permettre à tous les établissements et collègues le souhaitant, de débrayer pour protester contre tous problèmes liés aux conditions dégradées de travail tant au niveau local que national ainsi que contre la chasse aux sans-papiers. Les réformes en cours dans les lycées professionnels, les conséquences des suppressions de postes, les différentes attaques que subissent l’ensemble des personnels, le développement de la précarité rendent indispensable la lutte collective. C’est à cela qu’œuvre la CNT-FTE.

Préavis généraliste :

Ce préavis couvre tous les collègues souhaitant débrayer pour protester contre tous les problèmes liés à la dégradation du service public d’éducation tant au niveau local que national, ainsi que pour défendre des élèves menacés d’expulsion pour défaut de papiers. Il s’agit pour nous de permettre à tous les établissements et collègues le souhaitant de se mettre en grève.

http://www.cnt-f.org/fte/?Preavis-de-greve-semaine-du-21-au

[International] Compte rendu marche de soutien des manifestations en Algérie

Article du dimanche 20 février 2011



Nous étions une centaine à nous rassembler aux Broteaux ce samedi matin Pour soutenir les manifestations en Algérie. Surtout des militants des divers organisations appelant à cette marche. Quelque militants de la CNT.
Nous avons manifesté jusqu'au consulat algérien quelques rue plus loin. Là des barrières de la police nous empêchaient de nous approcher trop prêt. Les manifestants ont continué de brandir leurs pancartes, le sociologue Lahouari ADDI à pris la parole et les manifestants ont fait une minute de silence.

[international] Algérie : communiqué de soutien de la CNT-F

Article du vendredi 18 février 2011

Marche de soutien
samedi 19 février à 10h 00 aux Brotteaux (métro Brotteaux) Lyon 6ème


Paris, le 13 février 2011

La Confédération Nationale du Travail (CNT-F) dénonce les intimidations et pressions qu’ont subi les membres de la CNCD notamment dans les jours précédant les marches et rassemblements du 12 février ; le dispositif policier mis en place pour empêcher ces marches et rassemblements ; les arrestations nombreuses lors de ces rassemblements ; la violence utilisée par les forces de l’ordre contre les manifestants.

La CNT-F demande la libération de toutes les personnes interpelées lors de ces manifestations et lors des émeutes du mois de janvier. La CNT-F réitère son soutien aux syndicats autonomes algériens et au peuple algérien dans son combat pour la liberté et contre le système en place, système fondé sur la corruption, l’injustice et le mépris.

La CNT-F appelle à rejoindre les initiatives locales de soutien à la marche du 19 février.

Le Secrétariat International de la CNT-F

[film] LA FIN DE LA PAUVRETÉ ?

Article du vendredi 18 février 2011

dimanche 20/02 à 19h au Cinéma le Zola

Projection suivie d’un débat animé par ATTAC et LIP, dans le cadre du cycle Autres Regards.

[antifascisme] stop à la violence de l’extrême-droite et à la violence d’État qui la nourrit

Article du mercredi 16 février 2011

Rassemblement mercredi 23 fevrier à 18h30
devant la mairie du 7ème arrondissement
place Jean Macé métro ligne B tramway ligne 2


tract

Depuis plusieurs mois maintenant l’extrême-droite lyonnaise tend à s’installer durablement sur le département, en particulier à Lyon. Les nombreuses agressions depuis six mois (voir encadré) montrent cette implantation dans nos quartiers.
Ces faits, inquiétants, ne sont malheureusement que la partie la plus visible du développement et de la diffusion des idées racistes, haineuses et populistes des partis d’extrême-droite. Ces partis, et les groupuscules qui leur sont associés, représentent un danger réel sur le plan politique quand ils utilisent les réalités sociales à leurs fi ns pour développer un discours de haine et d’exclusion de l’autre.

implantation d’un local néo-nazi à Gerland

côté jardin : la « culture »
Retransmission des matchs de l’OL aux « hooligans » interdits de stade, concerts de groupes de rock d’extrême-droite distillant une idéologie raciste et de haine de l’autre, livres et revues révisionnistes faisant l’apologie du nazisme…
côté cour : la « culture physique »
Entraînement aux sports de combat, exercices pratiques « de terrain » : agressions verbales et physiques des Arabes, des noirs, des « pédés » et des « gouines », des juifs, des féministes, des altermondialistes, des socialo-communistes, des gauchistes… dans différents bars et quartiers de Lyon ou de sa banlieue.

le 15 janvier et le 4 février, une escalade gravissime dans la violence physique des fascistes

Dans la nuit du 15 au 16 janvier, un groupe d’extrême-droite patrouille durant plusieurs heures, insultant, provoquant des personnes qui se rendaient à une soirée de soutien à l’ouverture d’un centre social. Vers minuit, un couple est violemment agressé. Après intervention des pompiers, ils resteront hospitalisés plus d’une semaine. Bilan : 20 et 60 jours d’ITT, ainsi que des séquelles neurologiques à vie pour la jeune fi lle. L’instruction est en cours.
Le 4 février vers 19h aux Terreaux, une lycéenne revenant d’un rassemblement est violemment agressée par deux fascistes à coups de cutter, alors qu’elle attendait le bus. Bilan : 10 jours d’ITT.

c h r o n o l o g i e n o n e x h a u s t i v e d e s a g r e s s i o n s d e s g r o u p u s c u l e s d ’ e x t r ê m e - d r o i t e

septembre 2009 : actions de harcèlement auprès des bibliothèques du 4e et du 8e, afi n de faire interdire une exposition photo sur les sans-papiers.
janvier 2010 : une trentaine d’individus attaquent un rassemblement appelé par plusieurs organisations politiques qui protestaient contre la tenue du débat sur l’identité nationale à la Préfecture. Un blessé grave (jambe cassée)
février 2010 : meeting d’Alain Soral d’Egalité & Réconciliation (« Gauche du travail, droite des valeurs, pour une réconciliation nationale »…) à Vaulxen- Velin.
9 mars 2010 : agression violente de militants syndicalistes à Saint-Jean (instruction en cours).
24 mars 2010 : manifestation du FN contre la mosquée de Vénissieux.
18 mai 2010 : lors du kiss-in à Saint- Jean, une vingtaine de fascistes poursuivant leur campagne homophobe vient provoquer la manifestation. Ils agressent dans le métro plusieurs manifestantEs qui rentraient chez eux.
18 juin 2010 : à Saint-Jean et aux Terreaux, une cinquantaine de jeunes d’extrême-droite descendent dans la rue et scandent des propos nationalistes, fascistes et racistes (« 1, 2, 3 retourne en Algérie »…), et s’en prennent physiquement à des personnes. La police n’intervient pas tout de suite et mollement, laissant ces jeunes déambuler et frapper pendant une quarantaine de minutes.
25 septembre 2010 : des identitaires viennent provoquer les participantEs à la manifestation contre la nouvelle loi Besson sur l’immigration.
1er octobre 2010 : une vingtaine de membres de l’extrême-droite lyonnaise et des anti-choix se rassemblent devant l’Hôtel-Dieu, protégés par la police, au passage d’une manifestation contre le démantèlement de l’Hôpital public et la suppression des centres IVG.
22 octobre 2010 : une marche « anti- racaille », regroupant identitaires et hooligans, est organisée rue Victor Hugo contre le mouvement de lutte contre la réforme des retraites et pour le retour des étrangerEs chez eux/ elles (distribution de faux billets d’avion). Ces manifestantEs essaient d’attaquer une nouvelle fois le piquet de grève des cheminots à Perrache.
24 novembre 2010 : à Grigny, perturbation du référendum sur le droit de vote des étrangerEs dans les élections locales par des membres du Bloc Identitaire, venus réclamer l’expulsion des délinquantEs étrangerEs.
7 décembre 2010 : après un rassemblement en soutien au peuple palestinien, un militant de l’UJFP (Union Juive Française pour la Paix), est suivi dans le métro lyonnais par trois individus qui lui lancent des paroles antisémites : « Juden, raus ! ».
8 décembre 2010 : agressions dans le quartier Saint-Jean, notamment celle de N., agressé car il portait un pin’s « Che Guevara » sur son sac : 45 jours d’ITT (instruction en cours).

stop à la violence de l’extrême-droite et à la violence d’État qui la nourrit

Le racisme, la xénophobie, le négationnisme et le révisionnisme historique dont le FN a fait un fonds de commerce distillent une idéologie de haine de l’étranger et de l’autre qui pousse à l’acte violent les franges les plus radicales de l’extrême-droite, dont se réclament les « utilisateurs » du local de Gerland.

Il ne s’agit pas là d’opinions mais de délits punis par la loi, dontles premières victimes sont toujours les classes populaires et les populations les plus fragiles.

Nous n’acceptons pas que cette idéologie de haine qui pousse à l’agression violente contre certains de nos concitoyenNEs soit distillée, revendiquée (vidéos, internet…) et cultivée impunément au coeur de la ville, dans un local semi public.


nous demandons des explications aux autorités de la ville de Lyon et au préfet

Cette recrudescence de la violence des ultra-radicaux de l’extrême-droite accompagne la remontée de celle-ci sur fond de banalisation des idées racistes et du programme du FN.

La violence d’État telle qu’elle s’est manifestée place Bellecour le 21 octobre ainsi que sa politique actuelle (chasse aux sanspapiers, débat haineux et raciste sur l’identité nationale, délit de solidarité…) constituent également un encouragement à une fuite en avant dans la violence de ces groupes d’extrême-droite.

Dès le 22 octobre, les « identitaires » s’affichaient place Bellecour autour de slogans haineux et racistes, dans un rassemblement non autorisé, rencontrant à la fois une grande complaisance policière et instrumentalisé par la Préfecture pour renvoyer dos à dos ces authentiques fascistes et ceux qui les combattent.

Nous appelons à un rassemblement :
  • contre la propagation de la haine et de laviolence, engendrées par le local nazi au coeur de Gerland,
  • pour dire stop à la violence de l’extrême-droite,
  • pour dire stop aux agressions physiques. Respect de l’égalité des droits humains et sociaux, partout, pour tous et toutes !


p r e m i e r s s i g n a t a i r e s , p a r o r d r e a l p h a b é t i q u e : A t t a c , C C R A S S , C G A , F S E , G a u c h e U n i t a i r e , J e u n e s C o m m u n i s t e s , L D H Ly o n 8 e , M J S , N PA , P a r t i d e G a u c h e , P l a n n i n g F a m i l i a l , l a R a f a l , R a s l ' F r o n t , U n i o n s y n d i c a l e S o l i d a i r e s , S U D É d u c a t i o n , U D C N T, U E C , U J F P, l e s Vo r a c e s .

[sup'recherche] Précarité: l'intersyndicale s'invite au CA de Lyon 1

Article du mercredi 16 février 2011



Nous étions entre 40 et 50 (+ 1 journaliste du progres) devant le bâtiment "présidence" aujourd'hui entre 13h30 et 15h [à l'appel de CGT, CNT, FO, Sud].
Nous avons accueilli les membres du CA et les 3 candidats à la présidence qui se réunissaient pour élire le prochain président de l'université Lyon 1.
Nous avions préalablement envoyé une lettre [CFDT (SGEN), CGT (FERCsup-SNTRS, CNT (FTE SR), FO (SDPREES), FSU (SNESup-SNASUB), Solidaires, UNSA (SNPTES) ]qui faisait état de nos revendications concernant la précarité et qui demandait aux candidats un positionnement clair. Bien sûr les réponses obtenues pour 2 des 3 candidats étaient de la pure langue de bois. Nous avions demandé une audience pendant le CA pour lire la lettre et entendre les réponses des candidats, notre demande a été refusée (on préfère museler les précaires en démocratie !).
Nous n'avons pas forcé les portes de la présidence car (pas seulement !) un service d'ordre privé et musclé d'au moins 5 personnes nous attendait !

Suite de l'histoire : nous sommes en train de constituer une délégation de personnels contractuels et de syndiqués pour une entrevue avec le secrétaire général de l'université le lundi 21 février (on y portera les mêmes revendications notamment la titularisation de personnels précaires).

Il est nécessaire de construire un rapport de force suffisant pour que ces négociations aboutissent à quelque chose.

[concert] Arsène Lupunk Trio le Retour !

Article du mardi 15 février 2011

Vendredi 18 février 2011
Arsène Lupunk Trio le Retour !

Ils avaient connu la rue Pierre Blanc, ils viennent inaugurer à leur façon les nouveaux locaux de la Plume noire, rue Diderot !

Trois musiciens chanteurs reprennent les standards Punk Rock des années 80. Voyage au pays des Béru, des Sheriff, des Wampas, et autres Ludwig et Parabellum...
Une performance acoustique à la dynamite !

Ouverture des portes à 19H30, début du concert à 20H30 précise !
Prix libre à La Plume noire, 8, rue Diderot, Lyon 1er

http://www.laroulotteruche.org/lupunk/index.html

[sup' recherche] Mobilisations contre la précarité sur les campus lyonnais

Article du dimanche 13 février 2011



La faible présence des étudiantes-s et personnels des universités pendant le mouvement contre la réforme des retraites pourrait laisser croire que la LRU1 a pacifié les campus. Pourtant les dérives de cette loi, dénoncées deux ans auparavant par la plus grosse mobilisation universitaire depuis 1968, sont bien réelles et ont des conséquences désastreuses. En effet, la course à "l'excellence" (campus d'excellence, laboratoires d'excellence, prime d'excellence...) qui se traduit par la mise en concurrence des uns contre les autres, le « grand emprunt » qui financera bientôt la recherche par la spéculation sur les marchés financiers, l'orientation des recherches par des financements ciblés sur des thèmes "prioritaires", le flicageévaluation permanent par l'AERES2, l'adoption des démarches managériales, l'entrée des entreprises dans les instances décisionnelles, le regroupement en super-PRES3 des établissements qui introduit de nouvelles règles et conseils complètement opaques... ne sont que quelques exemples de la libéralisation et de la confiscation des processus de décision au sein de l'enseignement supérieur et de la recherche.
Ces bouleversements ont des conséquences directes sur l'emploi, puisque "l'autonomie" des universités a accentué la précarité des personnels, notamment par un recours accru aux CDD et l'externalisation des services. La multiplication des types de contrats est évidement un puissant vecteur de division des travailleuses-rs car elle rend difficile l'émergence de revendications communes. Un grand nombre de personnels sont maintenus dans la précarité sans aucune justification. Certain-es, enchaînant CDD sur CDD, attendent leur CDI depuis 7 ans ou 10 ans.

La flexibilité nous est présentée comme une capacité nouvelle de choix, mais qui peut choisir quand il est peu diplômé, âgé, jeune ou récemment arrivé en France ? Les personnes en situation précaire sont soumises au bon vouloir de leur hiérarchie qui peut les licencier en réaction à toute contestation. Cette précarité se retrouve à tous les niveaux de l'université, autant parmi les personnels administratifs ou d'entretien, que parmi les doctorantes-s, les enseignantes-s-vacataires ou les jeunes chercheurs.
Face à ces injustices, de nombreux mouvements ont émergé partout en France. A Lyon 2, 56 emplois « aidés » devraient être supprimés suite à l'externalisation des missions d'entretien. Une AG est organisée par les étudiants de la CNT courant février afin d'informer les étudiantes-s sur les situations inacceptables de celles et ceux qu'elles-ils côtoient tous les jours et afin d'obtenir la titularisation des personnels contractuels. A l'ENS Lyon aussi, des étudiants et des personnels, syndiqués à Sud et à la CNT, organisent le 10 février une AG pour créer un rapport de force et formuler des revendications. A Lyon 1, alors que le président sortant avait fait de la lutte contre la précarité son argument de campagne, le bilan social affiche une augmentation de 6% des CDD ! Les personnels contractuels se mobilisent actuellement et s'inviteront, avec l'intersyndicale CGT, CNT, FO, Sud, au conseil d'administration du 15 février, qui nommera le prochain président, pour dénoncer le recours de plus en plus systématique aux CDD et pour interpeller les candidats à la présidence.

Contre l'exploitation, les pressions, les non-renouvellements de contrats, contre la volonté du gouvernement et des directions d'établissement de précariser nos vies, il est nécessaire de mettre en place une mobilisation forte, d'établir un véritable rapport de force et exiger la titularisation sans conditions de tous les personnels contractuels !

1 Loi dite d'autonomie des universités
2 Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur
3 Pôle de recherche et d'enseignement supérieur, comme l'Université de Lyon qui regroupe l'ensemble des universités et grandes écoles de Lyon et Saint Etienne

[Terre/environnement] Nouveau site de la FTTE-CNT

Article du dimanche 13 février 2011



La fédération des travailleurs-euses de la terre et de l’environnement (FTTE) se dote d’un nouveau site Internet :
http://www.cnt-f.org/ftte

Vous y trouverez différents textes de la FTTE édités depuis sa création : tous les n° du journal fédéral Le Vent Se Lève, la plateforme revendicative, des brochures syndicales téléchargeables et le matériel de propagande.

Secrétariat Fédéral CNT-FTTE
36 rue Sanche de Pomier
33000 Bordeaux
tel/fax : 05 57 89 21 72
mail : ftte@cnt-f.org

> Téléchargez le n°87 de "Tartagueule" Février 2011 (mensuel de la CNT Education 69)

Article du samedi 12 février 2011

Cliquer ici ou sur l'image pour télécharger le numéro 87 de février 2011



Sommaire

-Journée de grève du 10 février: organisons-nous dès maintenant et et préparons une grève dure et combative!

-L'anarchosyndicalisme expliqué à mes filles, épisode 2 :Les mandats

-Mobilisations contre la précarité sur les campus lyonnais

-Agression fasciste à Villeurbanne

-la DHG nouvelle est arrivée !

Anciens numéros

CNT SUTE du Rhônes 69
educ69@cnt-f.org
Téléphone: 04 78 27 05 80; fax :04 78 30 98 65
Palais du travail, 9 place Lazare Goujon, 69100 Villeurbanne

Permanences : 2e mercredi du mois, 18h/19h
au local de la CNT 69 : 44 rue Burdeau 69001 Lyon.

site de la fédération de l'éducation

[confédération] Bulletin d’information de la CNT n°1

Article du vendredi 11 février 2011

CNT - Infos N° 1, février 2011

Au sommaire :

- Contre les parasites, un syndicalisme de lutte de classe !
- La Bourse des travailleurs
- Infos d’ici... et d’ailleurs
- Communiqués

cnt info n°1 PDF

Edito

Contre les parasites, un syndicalisme de lutte de classe !

Vous connaissez le groupe Wendel ? Et la famille du même nom ?
Quand on plonge dans leur univers on se croirait revenu au 19e siècle. Que ce temps semble revenir n’est pas étranger à l’action de ce groupe composé de familles aux consonances « 200 familles ». Si le nom Wendel ne vous dit rien peut-être que celui d’Ernest Antoine Seillière (grande figure de cette famille et de ce groupe) vous dit quelque chose : un ennemi de classe de taille ! Il fut le patron des patrons français avant Laurence Parisot puis le patron des patrons européens. Un homme que les médias et les politiques ont coutume de nous présenter comme un exemple, un bâtisseur, une figure historique.
Alors que ce type de personnage est le cauchemar de l’humanité. Alors que cet homme est prêt à trahir sa propre famille pour se faire du fric. En effet, lors d’un montage financier frauduleux qui bénéficiait aux principaux dirigeants du groupe, ceux-ci se sont partagés 4,5 % du capital du groupe soit 324 millions d’euros en faisant acheter au groupe une boîte qu’ils ont liquidé par la suite. Dans l’affaire, Seillière a palpé 65 millions d’euros. C’est une de ses petites cousines qui avait dénoncé l’histoire mais bon elle n’avait pas sa carrure et sa plainte a été classée sans suite. Le 24 décembre, le fisc a décidé d’attaquer en réclamant 50 millions d’euros à Ernest, il réclame des sommes similaires aux autres bénéficiaires de cette arnaque (100 millions à Lafonta, ex patron de Wendel, par exemple). Dernièrement, la société Wendel et Lafonta viennent d’être condamné à 1,5 millions d’euros d’amende chacun de la part de l’AMF (Autorité des Marchés Financiers) pour des histoires d’escroqueries sur les marchés.
Voilà donc nos exemples de vertus, nos modèles décorés de la légion d’honneur... baignant dans le pognon et la fourberie et n’ayant pour seule valeur que le fric ! Ces patrons escroquent, poussent des régions entières vers la misère, détruisent notre planète mais jamais on ne les envoie en taule ! On leur colle des amendes mais ils s’en tamponnent tant ils ont d’argent : 10 % des ménages les plus riches concentrent 25 % des revenus et 50 % du patrimoine ce qui leur permet d’empocher 60 % des 150 milliards d’euros des revenus financiers et immobiliers annuels en France.

Alors que de l’autre côté les travailleurs, ceux qui produisent les richesses, n’ont que des miettes, peinent à se loger et voient leur santé se dégrader, ces charognards de patrons se battront toujours pour supprimer le SMIC et baisser les salaires. Pourtant, la hausse annuelle des salaires n’est que justice puisque les prix (qu’ils fixent) ne cessent d’augmenter. Les NAO (Négociations Annuelles Obligatoires) qui ont lieu actuellement sont toujours le moment de mettre en avant la justice sociale.
Une justice sociale basée sur la lutte des classes et portée par un syndicalisme de combat.

http://www.cnt-f.org/spip.php?article1489

Servier : quand les vautours pharmaceutiques décident de la politique de santé

Article du jeudi 10 février 2011

Depuis plusieurs semaines, apparaissent au grand jour, à travers l’affaire du Mediator les conflits d’intérêts qui président malheureusement une bonne partie de la politique de santé de la France.

C’est ainsi que l’on découvre pêle-mêle qu’un médicament soupçonné de dangerosité depuis 1999 a pu encore être commercialisé pendant 11 ans, qu’une partie des conseillers de l’Afssaps qui délivre les autorisations de mise sur le marché travaillent en même temps pour les grands laboratoires, que ces mêmes laboratoires se livrent aux pires méthodes de merchandising ou de lobbying auprès des médecins afin de favoriser les prescriptions de leurs molécules ou que le cynisme du fondateur de Servier lui permet même d’ironiser sur le nombre de victimes faites par son médicament.

Mais cette offrande au marché du secteur de la santé a aussi de nombreuses autres conséquences comme par exemple la médicalisation de tous les petits troubles que la population peut rencontrer ou la lutte des grands laboratoires contre les médicaments génériques. Autant de moyens pour ces vautours pharmaceutiques d’organiser le siphonage des caisses de la Sécurité Sociale.

Toutes ces révélations ne sont pas surprenantes quand on se rappelle, il y a seulement un an, à quel point la campagne de vaccination contre le virus H1N1 avait déjà été entachée de prises d’intérêts de la part des gros labos.

Face à cette situation, la CNT appelle à la sortie du capitalisme du système de santé et à sa gestion par les travailleurs eux-mêmes. La politique pharmaceutique doit être organisée seulement dans l’intérêt de la population. Il est aberrant que les profits puissent prendre le pas sur la santé de tous et les décès dus à ces médicaments nuisibles sont à ajouter à la longue liste des victimes du capitalisme.

C’est nous qui finançons la Sécu par nos cotisations sociales, c’est à nous de décider de son fonctionnement !

CNT - secrétariat média & Fédération des travaileurs-euses de la Santé et du Social