Lundi 10 janvier et mardi 11 janvier, l’ensemble des chefs d’établissements concernés par le dispositif CLAIR se sont réunis à Poitiers sous l’impulsion du ministre Luc Chatel.

Alors que la mise en place de ce dispositif se voit chaque jour critiquée par les travailleurs de l’Éducation, le ministre et ses affidés entendent continuer le passage en force.

Depuis le mois de septembre, 105 établissements scolaires ont été choisis de manière autoritaire afin de servir de laboratoires à ce dispositif. Celui-ci ne propose rien d’autre que la casse des ZEP et la privatisation partielle de l’Éducation : personnels recrutés par les chefs d’établissements, contrats d’objectifs, création d’une hiérarchie intermédiaire avec les fameux "préfets des études", rapprochement avec la police, les motifs d’inquiétude ne manquent pas.

Mais la résistance s’organise localement. Le refus majoritaire de CLAIR a pu s’exprimer dans ces établissements par des motions en CA ou lors d’heures syndicales, des interpellations des recteurs par des pétitions ou par des lettres des personnels, jusqu’à la grève comme dans deux LP de Marseille en décembre… Des collectifs ou des intersyndicales se sont crées dans les académies, organisant rassemblements et délégations. La lutte s’intensifie démontrant que les travailleurs ne sont pas prêts à baisser les bras.

Face à l’organisation du ministre, des recteurs et des chefs d’établissements, nous répondons que nous sommes également organisés pour la lutte. Des réunions de collectifs chargés de riposter se sont engagées dans de nombreuses villes afin de continuer la résistance contre CLAIR.

Nous appelons tous les personnels de l’Éducation à construire le combat contre la destruction de l’Éducation pour tous ! Monsieur Chatel, les personnels et les élèves ne sont pas des cobayes dans vos laboratoires du libéralisme et nous ne voulons pas de vos expériences de savant fou !