Dans la nuit du 15 au 16 janvier, à Villeurbanne, un groupe d'extrême droite a patrouillé durant plusieurs heures, insultant, provocant des personnes se rendant à une soirée de soutien à l'ouverture d'un centre social. Vers minuit, un couple se fera violemment agresser nécessitant l'intervention des pompiers et leur hospitalisation. Cette dernière agression fait suite à une longue série, ces derniers mois: attaques à caractères racistes et antisémites dans le quartier Saint-Jean et ailleurs , passage à tabac de militants d'extrême gauche, libertaires et associatifs, dégradations de lieux de culte musulman, de piquets de grève, attaques à la bombe incendiaire de lieux alternatifs... Nous sommes en droit de nous interroger sur l'impunité dont semblent bénéficier ces groupuscules violents et sur le silence des autorités locales.

Faudra-t-il attendre un mort pour qu'enfin les autorités réagissent? Faudra-t-il intervenir par nous mêmes pour que cessent ces exactions criminelles motivées par une idéologie fascisante?

Ces actes scélérats interviennent dans un contexte politique et social qui entretient ce climat délétère: rafles de sans-papiers, destruction des camps de roms, débat sur l'identité nationale orchestré par le gouvernement l'an passé, propos racistes d'un ministre toujours en exercice. Ajoutons à cela, un congrès du FN bénificiant d'une couverture médiatique encore jamais atteinte !

La CNT, organisation syndicale antifasciste et antiraciste, sera toujours présente pour dénoncer et organiser la riposte aux exactions et idées xénophobes ou réactionnaires.

Face à la racaille fasciste ne reste pas seul, syndique toi !


Communiqué UD CNT 69