Article du
lundi 31 janvier 2011
Aujourd'hui, les organisations syndicales SUD, CNT, CGT appellent tous les salariés de
la BASS, CC51, CC66, CCLC, CHRS, CROIX ROUGE...
à se mobiliser pour une action de grève et de débrayage.
le 3 février 2011 de 8h00 à 12h00.
Devant le château de Montchat,
51 rue Charles Richard, 69003 (tram T3, station reconnaissance Balzac)
Afin de réserver comme il se doit une salve d'accueil à l'assemblée générale de la FEHAP qui se
tiendra ce jour!

Il est important d'apporter des banderoles avec les conventions clairement identifiées.
Dans un contexte économique et social difficile,
nous, salariés des établissements sociaux, et
médicaux sociaux sommes confrontés à la mise en
concurrence généralisée du secteur.
Des associations fusionnent, se regroupent, et
disparaissent afin dit-on de préparer cette mise à
concurrence et de répondre aux procédures
« d'appels à projets » contenues dans la loi HPST,
dite loi Bachelot.
L'un des grands effets de cette loi est d'offrir
comme perspective aux salariés du secteur une
baisse du coût du travail par la réduction des
salaires, l'augmentation du temps de travail et la
remise en cause des métiers. D'où l'attaque
généralisée faites à nos conventions.
Les patrons associatifs du secteur et leurs
organisations syndicales (Fegapei, Syneas, Fehap,
Fédération des clcc...) sont LES RESPONSABLES
de cette casse. Ce sont EUX qui depuis 1999
proposent les révisions, les refontes et menacent
de dénoncer les conventions collectives. A ce
titre, ils doivent être tous interpellés localement,
régionalement et nationalement.
Aujourd'hui, il est important de comprendre que
c'est toute notre branche des associations
Sanitaires et Sociales, appelée BASS, qui doit
s'engager dans un mouvement de résistance afin
de défendre ses droit et ses conventions. Il faut
désormais une convergence des luttes pour faire
bloc en force et en nombre face aux projets
d'anéantissement de nos conventions. Rappelez
vous que l'organisation patronale de la CC51, la
FEHAP, à déclaré vouloir être le fer de lance et
l'instigateur d'une convention unique.
(Une convention unique? Pourquoi pas! Mais à la
seule condition qu'elle soit plus avantageuse que
nos conventions actuelles!!)
Pour ce qui est de la convention unique de la
FEHAP, ne nous faisons aucune idée!!! La CC51
s'est vue dépouillée de tous ses droits et acquis
depuis 1999 et aujourd'hui encore, la FEHAP tente
d'imposer à la CC51 une individualisation du
salaire aggravée, pire : « un minimum
conventionnel qui pourrait être amélioré en
fonction des résultats des établissements et des
situations de concurrences locales », une
progression à l'ancienneté à la baisse, des
reprises à l'ancienneté pour les embauches à 20%,
et encore mieux, la possibilité de virer n'importe
quel salarié pour faute sérieuse sans
avertissement!!!!
VOUS VOULEZ D'UNE TELLE CONVENTION ????
CAR COMPRENEZ QUE POUR NOS PATRONS, IL S'AGIT DE DEGOMMER LA CC51 POUR MIEUX
FUSILLER LA CC66 ET TOUTES LES AUTRES CONVENTIONS!
Il est important plus que jamais de maintenir une pression constante à l'égard de nos
employeurs et d'être prêt en toute circonstance à réagir par des actions locales,
régionales et nationales.
SUD 2 rue Chavanne 69001 Lyon Tel: 04.78.30.09.45
CNT 44 rue Burdeau 69001 Lyon Contact :
cnt.sanso69@free.fr
CGT 1 pl Guichard 69003 LYON Tel : 04 78 60 09 57
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Article du
dimanche 30 janvier 2011
1910 - NAISSANCE DE LA CNT, Congrès de constitution, Barcelone, Palais des Beaux-Arts, 30octobre – 1er novembre 1910, éditions CNT-RP
Il y a cent ans, l’immense majorité des délégués ouvriers présents au 2nd congrès (30 octobre-1er novembre 1910) de la confédération catalane Solidaridad Obrera décidaient, dès la deuxième session de leur assemblée, de transformer l’organisation régionale catalane en une confédération nationale, regroupant toutes les sociétés ouvrières espagnoles restées à l’écart de l’Union générale des travailleurs, d’obédience socialiste. Constituée en juin 1907 dans le but de rassembler tous les travailleurs de Barcelone sur des bases purement économiques, Solidaridad Obrera avait indiqué le chemin à suivre pour permettre au mouvement ouvrier barcelonais de sortir peu à peu du marasme causé par le fort chômage existant dans la ville et l’échec de la grève générale de 1902. En septembre 1908, au cours du 1 er congrès de l’organisation ouvrière, celle-ci s’était transformée en une confédération régionale, au sein de laquelle coexistaient encore républicains fédéraux, socialistes et anarchistes. Prévu pour l’été 1909, le congrès suivant devait envisager la transformation de SO en une confédération nationale mais les événements de la fin juillet 1909 – la « Semaine tragique », le nom donné aux sept jours pendant lesquels la capitale catalane, la légendaire « Rose de feu », s’embrasa une fois de plus – en décideraient autrement.
Reporté à la fin du mois d’octobre de l’année 1910, le congrès organisé au Palacio de Bellas Artes allait entériner la naissance d’une nouvelle confédération ouvrière, fondée sur le principe de l’action directe, et très proche dans son inspiration de la CGT française de l’époque, encore dominée alors par le courant syndicaliste révolutionnaire. Le présent volume est la traduction du compte rendu paru le 4 novembre 1910 dans les colonnes de « Solidaridad Obrera », l’organe hebdomadaire de la confédération SO depuis 1907.
À défaut des actes de ce congrès, ce compte rendu – inédit à ce jour en langue française – est le seul document que nous ayons sur la naissance de la Confederación Nacional del Trabajo, le syndicat qui sera appelé à marquer de sa forte empreinte l’histoire sociale espagnole des décennies suivantes.
Les Éditions CNT-RP se devaient de le publier, à l’occasion du centenaire de la fondation d’une organisation qui reste aujourd’hui encore, par le courage et l’intransigeance de ses militants, un exemple à suivre pour les travailleurs du monde entier.
1910 - NAISSANCE DE LA CNT, Congrès de constitution, Barcelone, Palais des Beaux-Arts, 30octobre – 1er novembre 1910, éditions CNT-RP Prix 15 euros frais de port 2,30 euros
À commander à CNT Service Librairie, 33, rue des Vignoles 75020 Paris Chèques à l’ordre de CNT-SL
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Article du
dimanche 30 janvier 2011
La CNT invite ses militant-e-s à venir soutenir Pierre Joanny
lors du rassemblement qui aura lieu le 1er février 2011 devant le tribunal correctionnel de Lyon, de 12 à 14 heures.
67 rue Servient Lyon 03
(Métro B station Place Guichard Bourse du travail, ou tramway T1 arrêt palais de justice mairie du 3ème)
Le 4 mars 2009, Pierre Joanny, secrétaire national du syndicat SUD Travail Affaires sociales, était renvoyé devant le tribunal correctionnel de Lyon pour « injures publiques envers une administration publique ». Le procès aura lieu le 1er février 2011 au tribunal correctionnel.
Ce procès fait suite à une plainte déposée par l'Institut national du travail (INTEFP), l’institut de formation du ministère du Travail qui forme notamment les contrôleurs et les inspecteurs du travail. En cause : un texte caustique et pamphlétaire intitulé « brûler l’INT » paru en mai 2009 dans le bulletin syndical de SUD Travail Tout va mieux, mettant en cause les méthodes de formation des inspecteurs du travail et dénonçant les non-titularisations d’inspecteurs-élèves et les sanctions envers certains autres au bout de 18 mois de formation.
En déposant cette plainte, la direction de l'INT, et derrière elle le ministère du Travail, ont fait le choix d'attaquer frontalement la liberté d’expression syndicale. L’INT, véritable cheval de troie du patronat dans le ministère du travail, vise ainsi à faire taire un syndicalisme critique à l’égard de la vision patronale et ouverte aux intérêts privés qui prévaut aujourd’hui dans les formations de l’INT.
Nous ne pouvons tolérer une telle mise en cause de l’expression d’un syndicat.
Nous continuerons de dénoncer la politique actuelle de formation de l’INT.
Nous continuerons de défendre un véritable service public d’inspection du travail et son indépendance pour la défense des droits des salariés soumis à l'arbitraire patronal.
La CNT apporte son total soutien à Pierre Joanny et dénonce fermement cette tentative de mettre au pas, par la voie judiciaire, le syndicat SUD Travail.
Communiqué de la fédération Santé-Social de la CNT
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Article du
vendredi 28 janvier 2011
à partir de 15 h :
Café pédagogique : éducation et société ?
21 h concert de "Rature"
Rature, c’est du hip hop qui prend sa source dans la vieille école du Bronx, influencé par l’armée de l’enemy public et qui voit dans un vieux nounours sale et bâtard, un maître.
Rature, c’est du hip hop en vrai yaourt, de la fête, de la danse, du dada, de l’engagement, de la musique libre avec Damien Grange, le MC beatboxeur, et Sébastien Finck, le batteur homme-orchestre…
www.myspace.com/rature1
Le site de Rature
Au bar de l'autre côté du pont
25 cours Gambetta
69003 Lyon
Avec la
CNT éducation
du Rhône
permanences les 1er et 2e
mercredis du mois : 18h à 19h
44 rue Burdeau 69001 Lyon
educ69@cnt-f.org
cnt.sup-recherche69@no-log.org
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Article du
vendredi 28 janvier 2011
Télécharger le Combat Syndicaliste n°355 de novembre 2010 ici
Sommaire:
ACTUS
La CNT en action et en images
Cinémathèque : vive l’hypocrisie !
INTERNATIONAL
La coopérative Aseela des femmes
palestiniennes
JURIDIQUE
Élections syndicales dans les TPE
HUMEUR
Ben aime les gens !
VIE SYNDICALE
Le marteau et la truelle
Généraliser les pratiques de lutte
CULTURE
Rencontre avec la Rabia
PÊLE-MÊLE
Répression féroce à Lyon
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Article du
vendredi 28 janvier 2011
Départ à 15h de la place Antonin Poncet (près Bellecour)
La manifestation sera précédée, dès 14h d’une exposition présentant la loi Besson, et d’une signature de lettre aux sénateurs, place Antonin Poncet.
Après son adoption par les députés en octobre, la loi Besson doit être discutée au sénat à partir du 2 février. Cette cinquième loi sur l’immigration en sept ans s’inscrit dans une longue période de régression des droits et des conditions d’accueil des étrangers en France. La loi Besson réduit gravement le droit des étrangers, avec entre-autres :
- La peine de bannissement qui implique l’interdiction de retour sur le territoire français de 2 à 5 ans,
- L’allongement de la durée maximale de rétention de 32 à 45 jours, pour des personnes qui n’ont commis aucun délit,
- La privation de liberté durant 5 jours sur décision administrative avant que le juge de la liberté et de la détention, pourtant seul garant de la liberté individuelle, ne soit saisi,
- Le délit de solidarité toujours d’actualité,
- La création de zones d’attente spéciales. Désormais, n’importe quel lieu sur le territoire peut devenir une zone de rétention afin d’expulser plus rapidement les personnes qui viennent d’entrer sur le territoire tout en les privant des conditions normales d’accès à l’asile,
- La restriction massive du droit au séjour pour des raisons de santé,
- La déchéance possible de nationalité pour les personnes naturalisées,
- Un conjoint de Français « aux intentions matrimoniales douteuses » risque jusqu’à 7 ans d’emprisonnement et 30.000 euros d’amendes.
le collectif pour le retrait de la loi Besson : Agir Ensemble Pour les
Droits de l’Homme, Les Alternatifs 69, CFDT 69, CGA, CGT Educ Action Rhône, CIMADE, CNT Santé Social 69, Collectif de soutien aux sans papiers de Villefranche sur saône, COVRA, CSP 69, FASE, FSU, Gauche Unitaire, LDH, Lutte Ouvrière, MRAP 69, NPA, PCF 69, RESF, Resovigi, RUSF, Solidaires 69, SUD éducation 69, UJFP, Union pour le communisme, rom1Voie prolétarienne/Partisan…
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Article du
jeudi 27 janvier 2011
La CGT espagnole appelle à des mobilisations en Catalogne, Pays Basque, Galice, Navarre et Valence le 27 janvier.
La CNT française, par le biais de son Secrétariat International, veut ici manifester sa solidarité avec les luttes que les travailleurs espagnols ont décidé de mener cette semaine contre la prochaine réforme des retraites, décidée par le gouvernement de José Luis Rodríguez Zapatero.
En Espagne, en France, et partout en Europe, les capitalistes nous font le coup de la crise - qu’ils ont eux même provoquée, pour imposer des mesures qui sont de véritables atteintes à nos droits fondamentaux. Travailler plus longtemps, c’est accroître leurs bénéfices, et certainement pas obtenir une juste répartition des richesses, qui est bien la seule solution pour assurer à tous une amélioration de nos conditions de vie.
De plus, comme on a pu le voir l’automne dernier en France, les populations économiquement et socialement en grande difficulté (les femmes, les immigré.e.s), les précaires) seront une fois de plus les plus touchées par cette nouvelle loi. Non, nous ne paierons pas leur crise !
Comme en France, ce projet de réforme n’est ni amendable ni négociable : la retraite doit rester un droit universel, accessible et équitable, et non pas un objet de consommation dont profiteraient toute sorte d’organismes privés.
Aussi, nous rejoignons nos camarades dans leurs justes revendications et nous les soutenons pour cette nouvelle journée de grève générale du 27 janvier.
Nous exprimons également notre solidarité avec les camarades qui ont entamé une grève de la faim à Madrid contre la réforme.
Un coup porté contre l’un d’entre nous est un coup contre tous !
CNT - Secrétariat International
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Article du
mercredi 26 janvier 2011
Jeudi 27 janvier, à 8h30, devant le palais de justice
Le syndicat Interco de la Savoie et la CNT expriment leur soutien aux 6 personnes poursuivies par la justice à Chambéry suite au mouvement sur les retraites.
Nous appelons au rassemblement du 27 janvier à Chambéry et exigeons la « Relaxe pour les six de Savoie ! ».
- Ci-dessous le communiqué du Collectif Chambérien Unitaire Interpro et Citoyen (CCUIC).
***************************
Communiqué du CUIC
***************************
Relaxe pour les six de Savoie
Le 27 janvier, à 8h30, 5 militants syndicaux et 1 journaliste sont convoqués devant le tribunal correctionnel de Chambéry : ils risquent jusqu’à 6 mois de prison ferme et une amende conséquente.
Le 2 novembre, à Chambéry, dans le contexte du mouvement de lutte contre la casse des retraites, une délégation de salariés et étudiants en lutte est allée rejoindre l’AG que tenait les cheminots en grève.
Le 6 décembre, 5 militants syndicaux de la CGT et de SUD et 1 journaliste, présents sur les lieux, ont été convoqués au commissariat où il leur a été annoncé qu’ils avaient été photographiés en train de traverser les voies et qu’ils étaient assignés devant le tribunal correctionnel de Chambéry le jeudi 27 janvier, à la suite d’une plainte de la SNCF pour « entrave à la liberté de circulation des trains ».
Ils risquent 6 mois de prison ferme, une amende et 17 000 euros de dommages et intérêts que la SNCF leur réclame.
Le Collectif Chambérien Unitaire Interpro et Citoyen (CCUIC) exige l’arrêt immédiat des poursuites et appelle à un rassemblement de solidarité le jeudi 27 janvier, à 8h30, devant le palais de justice.
Collectif Chambérien Unitaire Interpro et Citoyen (CCUIC)
Contact : 06-24-55-20-61
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Article du
mardi 25 janvier 2011
Lundi 10 janvier et mardi 11 janvier, l’ensemble des chefs d’établissements concernés par le dispositif CLAIR se sont réunis à Poitiers sous l’impulsion du ministre Luc Chatel.
Alors que la mise en place de ce dispositif se voit chaque jour critiquée par les travailleurs de l’Éducation, le ministre et ses affidés entendent continuer le passage en force.
Depuis le mois de septembre, 105 établissements scolaires ont été choisis de manière autoritaire afin de servir de laboratoires à ce dispositif. Celui-ci ne propose rien d’autre que la casse des ZEP et la privatisation partielle de l’Éducation : personnels recrutés par les chefs d’établissements, contrats d’objectifs, création d’une hiérarchie intermédiaire avec les fameux "préfets des études", rapprochement avec la police, les motifs d’inquiétude ne manquent pas.
Mais la résistance s’organise localement. Le refus majoritaire de CLAIR a pu s’exprimer dans ces établissements par des motions en CA ou lors d’heures syndicales, des interpellations des recteurs par des pétitions ou par des lettres des personnels, jusqu’à la grève comme dans deux LP de Marseille en décembre… Des collectifs ou des intersyndicales se sont crées dans les académies, organisant rassemblements et délégations. La lutte s’intensifie démontrant que les travailleurs ne sont pas prêts à baisser les bras.
Face à l’organisation du ministre, des recteurs et des chefs d’établissements, nous répondons que nous sommes également organisés pour la lutte. Des réunions de collectifs chargés de riposter se sont engagées dans de nombreuses villes afin de continuer la résistance contre CLAIR.
Nous appelons tous les personnels de l’Éducation à construire le combat contre la destruction de l’Éducation pour tous ! Monsieur Chatel, les personnels et les élèves ne sont pas des cobayes dans vos laboratoires du libéralisme et nous ne voulons pas de vos expériences de savant fou !
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Article du
mardi 25 janvier 2011

La CNT 30 est partie prenante de la mobilisation sur Nîmes en soutien à Abdel, porte parole du Forum gardois des Migrants, qui a été arrêté mercredi en centre ville par la PAF. Suite à sa garde à vue, il a été transféré au centre de rétention, le CRA de Nîmes.
Il est un des militants les plus en vue du Forum gardois des Migrants . Il avait fait le choix en tant que sans papier de sortir de la clandestinité et de s’assumer publiquement. Il a fait l’objet de nombreux articles dans les journaux locaux.
Actions et Comité de soutien
Jeudi soir, nous étions une cinquantaine devant le centre de rétention dès 18h pour le soutenir.
Dès vendredi, au local de la CNT 30, nous avons convoqué une réunion unitaire afin de constituer un Comité de soutien à Abdel. Pour l’heure, ce Comité est composé de la CNT mais aussi du Forum gardois des Migrants, NPA, Solidaires, l’APTI, No Pasaran, FA.
Samedi 22 janvier à 10h, Abdel était convoqué au tribunal. Sur décision du Juge des Libertés et Détentions, il a été prolongé au CRA. Dans les jours prochains, Abdel sera amené de consulat en consulat afin de déterminer son pays d’origine et justifier ainsi son expulsion.
Cette semaine seront prises différentes initiatives (rassemblements devant le CRA et la Préfecture, collages d’affiches, diffs de tracts en centre ville et dans les quartiers populaires).
Appel à la solidarité active !
La CNT 30 appelle à participer à la campagne de solidarité en envoyant des mails de protestation à la préfecture du Gard.<br />
Le modèle de mail peut être :
"Je demande la libération immédiate et sans condition d’Abdel AZIZI détenu au CRA de Nîmes.
Solidarité avec les sans papiers !
Liberté pour Abdel !
(Signature : exemple : Paul CNT 45)"
Le mail est le suivant :
contact@gard.pref.gouv.fr
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Article du
lundi 24 janvier 2011
Le 1er février 2011 Pierre Joanny, secrétaire national de SUD Travail passe en procès au tribunal correctionnel suite à la plainte de l’INT.
L’INT a porté plainte contre SUD pour « injure publique envers une administration publique », rien que ça, pour un papier intitulé « Brûler l’int » dans leur journal Tout va mieux.
Le ton incisif et pamphlétaire de ce papier n’a manifestement pas plu à la direction de l’INT à l’époque très chatouilleuse dans un contexte de lutte des IET pour leurs conditions de formation et pour la titularisation de leurs collègues de promo.
Voilà bien l’INT tel qu’on le connaît : tendre et bienveillant envers le patronat et les intérêts privés ; dur et intransigeant envers un syndicalisme critique et les agents de contrôle en formation qu’il faut mater pour les faire rentrer dans le moule.
Car à quoi sert l’INT ?
Telle était au départ la question posée par le papier incriminé. En voilà une question qu’elle est intéressante ! Officiellement à former les agents du ministère du travail en formation initiale et continue. Plus sûrement l’INT est aujourd’hui le véritable cheval de troie du patronat dans le ministère du travail et le grand promoteur de la nouvelle politique managériale du ministère faite de politique du chiffre, de piétinement du service public et de « partenariats » très intéressés.
De ce point de vue parler d’ « injure publique envers une administration publique » frise la publicité mensongère tant la politique menée par la direction l’INT est éloignée de tout idée de service public au service des salariés et pour le respect de leurs droits.
Car si l’INT souhaite porter plainte contre les injures envers une administration publique ou ses agents, nous attendons toujours par exemple sa plainte contre certains intervenants extérieurs payés par l’INT et qui sont venus notamment nous expliquer que les fonctionnaires sont des « privilégiés-responsables-de-la-précarité-dans-une-société-duale » (vécu en formation initiale de contrôleur en 2008).
Mais c’est oublier que le MEDEF siège au CA de l’INT et que « l’institut de l’entreprise » (lobby patronal historique) vient régulièrement manger à l’INT.
Ne nous trompons donc pas de débat. Derrière la plainte de l’INT contre un article, il s’agit de mettre au pas l’expression d’un syndicalisme de lutte contre les orientations actuelles de l’INT et du ministère.
Pour toutes ces raisons il faut apporter notre soutien à Pierre JOANNY lors de son procès le 1er février.
Pour rendre hommage aux efforts de l’INT dans la mise en place de la nouvelle politique managériale du ministère, voici une petite compilation des formations les plus rigolotes de l’INT sur 2010 et 2011 :
« Connaître les règles de gestion RH »
« pilotage par la performance et contrôle de gestion »
« la cessation d’activité des agents de la Fonction Publique d’Etat »
« conduite des entretiens professionnels »
En partenariat avec le Réseau des écoles de service public, c’est encore plus rigolo :
« L’autorité dans la fonction managériale »
« La conduite du changement dans le cadre de la RGPP »
« Secret professionnel et partage d’informations dans les pratiques d’intervention sociale »
« La dimension émotionnelle dans le management »
« Quels outils RH pour accompagner les agents publics face aux réformes structurelles ? »
« Le manager public confronté aux évolutions des valeurs et des pratiques du service public »
Et soudain, l’INT s’emballe, atteint d’un trouble obsessionnel compulsif de la performance :
« Performance publique : pour une démarche globale et cohérente de l’action Publique »
« Performance économique et financière »
« Performance managériale et organisationnelle »
« Performance des politiques publiques »
D’ores et déjà on leur propose plusieurs idées de formations pour continuer notre nécessaire modernisation et adaptation en 2012 :
- « performance dans la destruction des emplois publics »
- « la dimension émotionnelle de la RGPP »
- « l’autorité dans la mobilité vers l’extérieur »
- « la carotte et le bâton : la performance dans l’attribution des primes »
- « Connaître les règles d’obtention de la légion d’honneur », etc.
Vivement le calendrier 2012 !
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lundi 24 janvier 2011
En pleine semaine des évaluations nationales de CM2, des syndicats de la CNT Éducation proposeront ce mercredi aux passants de réaliser quelques exercices issus de ces évaluations tant décriées afin de voir si vraiment « le niveau baisse ».
Depuis des années, les différents ministres se sont toujours appuyés sur l’argument du niveau des élèves qui baisse pour justifier leurs réformes qui petit à petit ont tenté de bâtir « un système qualité » basé sur le « pilotage par les résultats » dans l’éducation, faisant fi du fait que nous avons devant nous des élèves bien vivants et non des carottes qu’on devrait calibrer.
De la même façon que « avant il n’y avait pas de violence », que « avant il n’y avait pas de vols », avant « on savait lire et écrire »… Il y a maintenant si longtemps que « le niveau baisse » que décidément les élèves de fin de primaire doivent à peine savoir lire, tandis que leurs glorieux ainés, volontaires et tous durs à la tache et à l’exercice de français devaient être de vrais érudits ! Croire en ce discours, c’est oublier que pendant des décennies les statistiques dans l’éducation n’existaient pratiquement pas, hormis le taux de réussite aux différents examens (que tous ne passaient pas). C’est aussi oublier que le contenu des enseignements et les connaissances scientifiques ont changé , par exemple le programme de sciences qui a considérablement augmenté (les élèves abordent la génétique en troisième). C’est aussi oublier que depuis 20 ans le nombre de matières enseignées au primaire n’a cessé d’augmenter alors que par le passé le français et les mathématiques représentaient à eux-seuls la quasi intégralité des heures de cours.
Alors que les évaluations nationales de CM2 font l’actualité, plusieurs syndicats de la CNT-FTE se proposent de faire passer ces évaluations à la population dans plusieurs villes de France. Ce mercredi 19 janvier.
Ce sera l’occasion pour nous de comparer le niveau moyen de la population avec celui exigé en CM2. On pourra ainsi juger de la pertinence de ce système d’évaluation basé sur des compétences segmentées sans aucun lien entre elles et sans aucune réalité pour les élèves en voyant ce qu’il en reste chez les adultes d’aujourd’hui.
Avec l’annonce de la mise en place de nouvelles évaluations en plus de celles de CM2 et de CE1, ce sera pour une fois à nous de juger le travail du ministère.
Site de la CNT FTE
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Article du
lundi 24 janvier 2011
Les années précédentes, nous nous étions mobilisé-es contre les absurdes et dangereuses évaluations nationales des CM2et des CE1.
En 2008, un grand nombre d’enseignant-es n’avait pas fait passer les évaluations, ou n’avait pas renvoyé les résultats, dans le cadre des mobilisations contre les réformes Darcos. D’autres avaient fait le choix d’une passation non conforme aux injonctions ministérielles. Des parents avaient même "subtilisé" les livrets de leurs enfants ou n’avaient pas envoyé ces derniers à l’école.
Cette année, les évaluations reviennent et les raisons de les refuser sont toujours les mêmes :
* refus d’évaluer les élèves sur des compétences non abordées en cours d’année, de les mettre en échec et d’instaurer un climat de classe et une relation à l’opposé de ce que nous souhaitons
* refus de voir les écoles mises en concurrence (les résultats aux dernières évaluations ont été comparés par les inspections qui ont pointé certaines « mauvaises » écoles )
* refus d’une vision élitiste et productiviste de l’école et de l’enseignement
Le seul moyen efficace pour permettre que les élèves de CM2 ne passent pas les évaluations est la GRÈVE. Cela a fonctionné en 2009 : les enfants de classes d’enseignant-es grévistes, notamment à Paris et à Montpellier, n’ont pas subi les tests. Personne ne peut faire passer les évaluations à notre place car ce serait illégal ! Aucune sanction n’a été possible, la grève reste un droit : utilisons-le !
Un préavis de grève national est déposé par la FTE pour toute la semaine des évaluations. Une solidarité peut se mettre en place dans les écoles pour que les enseignant-es de CM2 ne soient pas laissé-es seul-es face à ces évaluations et leur refus. Nous sommes tous-tes concerné-es !
site de la CNT FTE
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Article du
lundi 24 janvier 2011
Communiqué confédéral
Alors que « leur crise » a plongé des centaines de milliers de travailleurs de plus dans le chômage. Alors qu’on a annoncé 1 million de chômeurs en fin de droit pour 2010. Alors que près de 40 000 chômeurs sont radiés chaque mois. Alors que les indemnités sont bien trop faibles pour pouvoir vivre décemment. Alors que la moitié des chômeurs ne perçoivent pas d’indemnités, on nous annonce que cette négociation * s’orienterait vers une reconduction du dispositif de l’ancienne convention !
La CNT dénonce ce cynisme scandaleux et revendique une meilleure indemnisation des chômeurs avec :
- Taux de remplacement à 100 % de l’ancien salaire en parallèle d’une hausse des salaires
- Arrêt des exonérations de cotisations sociales qui par ailleurs n’ont jamais prouvé leur efficacité en terme d’emploi
- Arrêt des radiations
- Non basculement des chômeurs en fin de droits vers la charité nationale pour rester dans un régime de solidarité.
Bien sûr le partage du travail et des richesses produites entre toutes et tous reste l’objectif pour lequel nous luttons.
Le MEDEF ne l’entend pas de cette oreille et souhaite reconduire cette situation misérable. Les travailleurs sont de plus en plus précarisés et soumis à la peur du chômage. Les chômeurs sont de plus en plus surveillés et soumis à la peur de la radiation. Les gens en sont réduits à accepter des conditions de travail de plus en plus dégradées et des salaires de plus en plus bas. Et cela nous ne pouvons l’accepter.
En tant qu’organisation syndicale nous observerons avec attention cette négociation et continuerons à lutter contre cette vaste escroquerie qu’est le chômage, épée de Damoclès du patronat au-dessus des travailleurs.
...........
*
La convention sera négociée, à partir du 24/01/11, entre "partenaires sociaux" , organisations patronales et les organisations syndicales voulant bien se prêter à cette comédie.
CNT - secrétariat média
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Article du
samedi 22 janvier 2011
Que ce soit en Algérie, en Tunisie ou au Maroc, les luttes sont partout les mêmes et poursuivent des objectifs similaires : dénoncer la politique de précarité et d’exclusion, dénoncer la hausse des prix, exiger le respect des libertés fondamentales et l’amélioration des conditions de vie, condamner enfin l’escalade de terreur que, depuis plusieurs semaines, subissent les manifestants.
Malgré le dédain de la communauté internationale qui, par un laconique appel de Ban Ki-moon à « la retenue et au dialogue » choisit de passer sous silence ces événements, malgré la désinformation intéressée des médias, toujours frileux à l’heure de décrire l’envergure de la répression, le nombre des victimes, et l’importance de cette révolte, la mobilisation spontanée, solidaire, massive, ne cesse de s’étendre : en Tunisie, elle a finit par gagner la capitale, où la répression est brutale.
La rébellion se généralise. Les mobilisations en cours dans ces trois pays sont l’expression du mécontentement, de la colère et du désespoir de la population -et en particulier, de la jeunesse- contre une politique totalitaire qui non seulement dégrade les conditions de travail et de vie de la population, mais applique aussi la stratégie de la terreur pour étouffer la moindre revendication.
Le bilan des affrontements demeure incertain : le nombre de victimes ne cesse de s’alourdir. Les chiffres avancés ne sont que des estimations qui laissent à penser à une réalité encore plus inquiétante, lorsqu’on apprend que les émeutes du week-end ont laissé des blessés si nombreux qu’on ne peut plus les compter. La répression est sanglante : les policiers, et à présent l’armée, sont dans la rue depuis le début du mouvement. Des gaz lacrymogènes très forts ont été massivement utilisés. Les agressions physiques, les enlèvements, les disparitions se multiplient. La police tire à balles réelles sur les manifestants et certaines villes subissent un état de siège depuis plusieurs jours.
L’Algérie connaît depuis quelques jours des épisodes de révolte qui ont également fait plusieurs morts, des blessés et plus de mille personnes ont été arbitrairement arrêtées. Au Maroc, la répression est tout aussi sanglante : des blessés lors des manifestations, des personnes arrêtées qui ont subi des tortures, les rassemblements de soutien à la Tunisie ont été interdits.
À présent, Ben Ali a quitté le pouvoir, promettant ainsi le retour au calme et le relâchement des personnes détenues. Or ceci est peu rassurant face à la présence de plus en plus massive de militaires dans les rues, le maintien de l’état d’urgence et du couvre feu imposés. L’espace aérien est interdit et la population vit toujours sous la crainte de nouvelles escalades de violence.
La Confédération Nationale du Travail réitère son indignation face à la violence subie par la population de ces pays. Nous dénonçons, une fois de plus, les politiques de terreur et nous exigeons l’arrêt immédiat des tueries, la libération immédiate des personnes incarcérées ainsi que l’arrêt des oursuites judiciaires entamées à leur encontre.
Nous condamnons également le collaborationisme de l’état français qui, non content de piller systématiquement ces pays, propose ouvertement, par la voix de M. Alliot-Marie, son aide à la répression.
Nous appelons à des actions, à des mobilisations, ici et ailleurs, pour exiger la fin immédiate de la répression. Nous appelons à la solidarité urgente, dans chaque ville, dans chaque pays, avec nos camarades algériens, tunisiens, marocains.
Un coup contre l’un d’entre nous est un coup contre tous !
http://www.cnt-f.org/international/
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Article du
mardi 18 janvier 2011
Cliquer ici ou sur l'image pour télécharger le numéro 86 de janvier 2011
Sommaire :
-Fonction publique : après les suppressions de postes, les licenciements !
-L’anarchosyndicalisme expliqué à mes filles épisode 1 : l’Assemblée Générale
-J’suis prof de physique mais j’enseigne les maths…
-Le Père Noël est une ordure ! (cadeaux aux recteurs méritants !)
Pour le lire en ligne :
Anciens numéros
CNT SUTE du Rhônes 69
Adresse électronique
educ69@cnt-f.org
Téléphone 04 78 27 05 80 fax :04 78 30 98 65
Adresse postale Palais du travail, 9 place Lazare Goujon, 69100 Villeurbanne
Permanences : 2e mercredi du mois, 18h/19h
au local de la CNT 69 : 44 rue Burdeau 69001 Lyon.
Site de la Fédération de l'Éducation
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Article du
mardi 18 janvier 2011
Dans la nuit du 15 au 16 janvier, à Villeurbanne, un groupe d'extrême droite a patrouillé durant plusieurs heures, insultant, provocant des personnes se rendant à une soirée de soutien à l'ouverture d'un centre social. Vers minuit, un couple se fera violemment agresser nécessitant l'intervention des pompiers et leur hospitalisation. Cette dernière agression fait suite à une longue série, ces derniers mois: attaques à caractères racistes et antisémites dans le quartier Saint-Jean et ailleurs , passage à tabac de militants d'extrême gauche, libertaires et associatifs, dégradations de lieux de culte musulman, de piquets de grève, attaques à la bombe incendiaire de lieux alternatifs...
Nous sommes en droit de nous interroger sur l'impunité dont semblent bénéficier ces groupuscules violents et sur le silence des autorités locales.
Faudra-t-il attendre un mort pour qu'enfin les autorités réagissent? Faudra-t-il intervenir par nous mêmes pour que cessent ces exactions criminelles motivées par une idéologie fascisante?
Ces actes scélérats interviennent dans un contexte politique et social qui entretient ce climat délétère: rafles de sans-papiers, destruction des camps de roms, débat sur l'identité nationale orchestré par le gouvernement l'an passé, propos racistes d'un ministre toujours en exercice. Ajoutons à cela, un congrès du FN bénificiant d'une couverture médiatique encore jamais atteinte !
La CNT, organisation syndicale antifasciste et antiraciste, sera toujours présente pour dénoncer et organiser la riposte aux exactions et idées xénophobes ou réactionnaires.
Face à la racaille fasciste ne reste pas seul, syndique toi !
Communiqué UD CNT 69
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Article du
mardi 18 janvier 2011
Manifestation contre la répression
Départ place des terreaux
Samedi 15 janvier 14h00
et
Rassemblement devant le TGI
(point de rendez-vous à 13h30 pour celles et ceux qui souhaitent les soutenir à l’intérieur)
mardi 18 janvier 14h00
Le mouvement contre la réforme des retraites a pris à Lyon, à la fin du mois d’octobre, une ampleur sans précédent, entre blocage économique des grévistes et manifestations lycéennes. Face à ce phénomène, aux liens se tissant entre les différents acteurs/actrices de cette lutte et aux destructions matérielles qu’occasionnèrent les manifestations en centre ville (les fameux « casseurs » des journaux télévisés), la préfecture et l’État ont répondu avec un déploiement policier inégalé : 800 CRS et gardes mobiles, BAC, blindés de la police avec lance à eau, hélicoptère, GIPN, etc.
La répression a été orchestrée politiquement dans le but de stopper net le mouvement. La meilleure preuve de cette évolution reste l’enfermement le jeudi 21 octobre, pendant plusieurs heures, de plus de 600 personnes sur la place Bellecour, transformée en prison à ciel ouvert, où pleuvaient lacrymo et lance à eau, sans possibilité de répit ou de sortie.
Le bilan de cette répression a de quoi faire peur : plus de 300 arrestations en moins de deux semaines et des dizaines de blessé‑e-s. Depuis, les condamnations pleuvent : prison pour beaucoup, dommages et intérêts pour les policiers, amendes, etc.
D’autres procès politiques sont en cours ! Le mardi 18 janvier 2011 trois compagnons libertaires et antifascistes, poursuivis pour avoir voulu soutenir les piquets de grève alors qu’une manifestation fasciste menaçait les grévistes.Ils passeront en procès au Tribunal de Grand Instance de Lyon. Poursuivis sous le prétexte fallacieux d’ «attroupement armé », c’est pour avoir fait preuve de solidarité avec les grévistes que la justice veut les condamner.
Contre cette répression notre arme est la solidarité face à la machine judiciaire. Soutenir les nombreux inculpé-e-s, par notre présence lors des procès ou par notre soutien financier et continuer à diffuser l’information sur ce qui c’est réellement passé à Lyon, loin des caricatures médiatiques de la presse bourgeoise. Mais aussi poursuivre la lutte, au delà de la simple réforme des retraites, sous les nombreuses formes que celle-ci prendra pas la suite, prouver que nos luttes ne peuvent être abattues par la répression policière et judiciaire.
La solidarité et l’information sont des armes, nos armes !
Abandon des poursuites pour tou-te-s les inculpé-e-s !
Premiers signataires : CGA-Lyon, UD CNT 69, Les Voraces, OCL, MRAP, UPC, FSE, JCML69, ROCML69, UEC, MJCF, Solidaires 69, SUD éducation 69, Planning Familial 69...
Tract à télécharger
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Article du
lundi 17 janvier 2011
Samedi 15 janvier au soir, à Villeurbanne, avait lieu un concert de soutien à la création d’un Centre Culturel et Social Populaire. Cette initiative populaire a été la cible de la part de nervis fascistes par l’agression de deux jeunes revenant du concert.
Alors que le concert est une réussite, avec une participation importante pour soutenir ce projet, plusieurs fachos sont repérés dans les rues alentours par des personnes venant ou repartant du concert. Ce sont d’abord plusieurs personnes qui sont violemment pris à partie sur le trajet entre le métro et le lieu du concert (soit environ 800m). Agressions clairement motivées par l’engagement politique des agressé-e-s, comme en témoigne les insultes proférées par les fachos. Plusieurs participant-e-s au concert, mis au courant, organisent alors des trajets groupés pour assurer la sécurité et récupérer les individu-e-s isolé-e-s.
Peu avant minuit, alors que plusieurs personnes commençaient à quitter le lieu pour prendre le dernier métro, un couple sur le chemin du retour est pris dans un véritable guet-apens sur le parking du carrefour Villeurbanne, à proximité de la station essence. Agressé-e-s car identifié-e-s comme militant-e-s ou sympathisant-e-s du milieu libertaire et antifasciste, ils ont subi un véritable lynchage, l’acharnement de fascistes en nombre provoquant des blessures importantes, particulièrement à la tête. Ils ont été rapidement pris en charge par les pompiers. L’arrivée d’un groupe plus important de personnes revenant du concert a permis de mettre en fuite les nervis fascistes. Les graves blessures de nos camarades font qu’ils sont toujours hospitalisés à l’heure d’écriture de ce texte (dimanche 16/01/2011 à 18h). Nous nous inquiétons pour leur état de santé et les assurons de tout notre soutien.
Nous étions plusieurs milliers à manifester le 10 avril 2010 dans les rues de Lyon, pour pointer la recrudescence de la violence d’extrême-droite à Lyon et affirmer un antifascisme sans concession. Notre constat est toujours d’actualité aujourd’hui. Entre le laisser-faire des pouvoirs publics et la popularisation du discours et des politiques fascistes par l’actuel gouvernement, les fachos de toutes sortes ont le vent en poupe et se sentent la capacité de menacer physiquement les initiatives du mouvement social comme d’agresser des camarades dans la rue en toute impunité.
Nous ne tolèrerons pas plus longtemps les exactions de quelques nervis fascistes, et nous y opposerons tant sur le terrain politique que sur celui de la sécurité de nos camarades, de nos lieux, de nos initiatives. Nous affirmons, après l’agression de nos camarades plus que jamais, que nous ne laisserons pas les idées fascisantes s’implanter à Lyon ou ailleurs, que ce soit sous la forme de nervis agressifs ou de politique xénophobe.
Pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartiers pour les fachos !
Premiers signataires : CGA-Lyon, UD CNT 69, Les Voraces, le Centre Culturel et Social Populaire, FSE, OCL Lyon, UPC, collectif libertaire anti-sexiste, la RAFAL, Sud Education 69, Les jeunes Verts - Lyon, Gauche Unitaire, JCML69, UJFP,
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Article du
lundi 17 janvier 2011
Ça suffit ! Entre la Côte d’Ivoire, le Niger, l’Algérie et la Tunisie, l’État français a plus que prouvé qu’il n’est bon à rien d’autre qu’à défendre ses propres intérêts politiques et économiques en jetant de l’huile sur le feu ou en soutenant des dictatures.
Et qui peut oublier l’opération Turquoise du Rwanda en 1994, l’opération Licorne en Côte d’Ivoire depuis 2002, le soutien aux Déby, Compaoré, Eyadema, Bongo, Omar Guelleh et autres dictateurs néo-coloniaux ?
Et qui peut oublier les présences d’Areva, Bolloré, Bouygues, France Télécom, EDF, Total, etc. dans tous ces pays ; autant de multinationales françaises et de leurs filiales, qui asservissent et exploitent les populations locales, pillent les richesses naturelles et détruisent les terres ?
Il est temps que l’État français se taise et se désengage militairement et politiquement de toutes ses anciennes colonies où elle n’a de cesse, depuis les pseudo-indépendances, de laisser faire voire de soutenir le pire pour conserver son pré-carré politique ou ses intérêts économiques. Il est temps que les multinationales françaises cessent de piller ces pays et d’arroser les dirigeants locaux pour gagner de nouveaux marchés ou conserver ceux qu’ils ont déjà. Il est temps que l’État français arrête d’expulser des immigrés qu’il a lui-même forcé à quitter leurs pays en soutenant des dictatures ou empêchant tout développement économique et progrès social. Il est temps que les dirigeants français arrêtent de jouer aux innocents humanistes aux mains propres et aux "porteurs de paix".
Car comment l’État français peut-il s’insurger contre les prises d’otage au Niger, quand Areva surexploite les Nigériens, pille leur uranium et pollue leurs terres sans vergogne ? Car comment Michèle Alliot-Marie peut-elle oser proposer "le savoir faire, reconnu dans le monde entier, de nos forces de sécurité" ? Alors que la police française forme aussi la police haïtienne, la PFP mexicaine ou les OMON russes, entre autres - pays où ne règne pas vraiment la liberté des peuples ? Comment peut-elle ne faire que "déplorer les violences" en Tunisie et Algérie sans remettre en question son soutien indéfectible à Bouteflika et Ben Ali, que Nicolas Sarkozy n’a de cesse de présenter comme des porteurs de démocratie et de progrès sociaux ? Comment encore peut-elle oser dire que "la France n’a pas de leçons à donner" à ces dirigeants, quand elle se permet chaque jour d’en donner à tant d’autres à travers le monde ? Vraiment il est temps que l’État français se taisent une bonne fois pour toute et retire ses armées, ses bases militaires, ses "aides au développement" et autres outils de conquête néo-coloniale.
La liberté et l’émancipation des peuples ne viendra jamais d’une ingérence extérieure, et surtout pas d’un État au passé et au présent aussi chargé que la France.
C’est à nous, qui résidons sur le territoire français, que revient de lutter aujourd’hui comme hier contre l’État et les entreprises qui poursuivent, sous d’autres formes, la colonisation.
Anticolonialiste toujours, toujours anticapitaliste !
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Article du
vendredi 14 janvier 2011
ce samedi 15 janvier 2011
à partir de 10H30 de la Place Jules Ferry (en Face de la gare des Brotteaux)
à la Prefecture (150 Rue Molière), en passant par les
consulats d’Algérie (126 rue Vauban) et de Tunisie (14 avenue Foch)
Un mouvement social d’une grande ampleur secoue la Tunisie, depuis bientôt
un mois, et l’Algérie depuis
plus d’une semaine. Même si la situation dans les deux pays diffère à plus
d’un égard (structures du pouvoir,
politique économique, étendue et durée du mouvement en cours, ampleur de
la répression et nombre incomparable de
ses victimes, etc.), les causes du mécontentement à l’origine de ce
mouvement sont similaires : échec des
politiques des pouvoirs en place depuis des décennies, chômage massif des
jeunes, augmentation des prix,
dégradation des conditions de vie, absence de liberté, refus de prendre en
compte les aspirations démocratiques de
la société, corruption, main basse sur les richesses nationales accaparées
par les clans et les familles proches
du pouvoir. Ces maux qui rongent les deux pays sont la cible du mouvement
social actuel.
Au lieu de reconnaître
leur échec et d’entendre les revendications légitimes de leurs
populations, les pouvoirs s’enferment dans le
déni de la réalité et persistent dans la voie qui a conduit au soulèvement
: criminalisation du mouvement
social pour justifier la répression, promesses démagogiques que personne ne
prend au sérieux.
Le
régime tunisien va jusqu’à accuser les media étrangers et imputer à des «
mouvements extrémistes » des actes «
terroristes » pour justifier la répression et les tirs à balles réelles qui
ont fait des dizaines de victimes.
Malgré l’ampleur du mouvement social et la solidarité nationale et
internationale, et malgré les appels de
l’ONU, de la communauté Européenne et de certains pays « amis »
habituellement silencieux sur ce qui se passe au
Maghreb, les régimes en place persistent dans leur aveuglement.
Dans le cadre de la journée de solidarité internationale, les organisations
signataires de cet appel vous invitent à
venir nombreux à la manifestation qu’elles organisent
- Pour exprimer notre solidarité avec les luttes des peuples tunisien et
algérien pour le travail, la liberté,
la dignité et la démocratie,
- Pour exiger des pouvoirs tunisiens et algériens la prise en compte des
revendications légitimes de leurs
populations, une meilleure « répartition des richesses », « la fin de la
corruption et du népotisme”,
- la libération de toutes les personnes arrêtées dans le cadre de ce
mouvement et la poursuite des responsables de la
répression
- Pour demander aux autorités françaises et européennes
d’exiger des gouvernements tunisien et algérien
d’honorer leurs engagements internationaux concernant le
respect des droits humains et de tenir compte des
aspirations légitimes de leurs sociétés
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Article du
vendredi 14 janvier 2011
Les 15 et 16 janvier, le Front National réunit son 14e Congrès. Congrès fortement médiatisé puisqu’il marque la fin de la présidence de Jean-Marie Le Pen.
Quoiqu’il en soit, ce parti pilier de l’extrême droite française de ces dernières décennies, continuera de jouer son rôle de chien de garde du Capital, son rôle de défenseur des intérêts de la bourgeoisie (à l’image de la fortune de Mr Le Pen).
Et ce n’est pas le changement de présidence qui transformera ce parti comme tente de nous le faire croire la moderne communicante Marine Le Pen. Cette femme politique tente de se faire passer pour une femme progressiste tandis qu’elle montre son vrai visage lorsqu’elle compare les musulmans faisant la prière dans la rue aux occupants nazis.
Ce parti est le champion de la stratégie Sarkozyste : diviser pour mieux régner. Diviser entre bons et mauvais français, musulmans et catholiques, blancs et arabes, hommes et femmes... Or, en tant que syndicalistes nous savons que c’est l’union qui fait la force. C’est l’union de tous les travailleurs quelque soit leur nationalité, couleur de peau, religion ou sexe qui permettra d’en finir avec cette société de classe et d’aboutir à une juste répartition des richesses. Toute stratégie de division ne vise en réalité qu’à maintenir l’hégémonie des possédants du Capital.
Présenter le FN comme un ardent défenseur des petites gens est un mensonge populiste permanent. Il est intéressant de constater qu’à chaque mouvement social ce parti se tait. Lui qui se présente comme un défenseur des travailleurs ne peut dans ces moments communiquer tant ses positions sont aux antipodes de celles qu’expriment la majorité des français durant ces mouvement sociaux. Il en fut ainsi lors du récent mouvement sur les retraites.
Assurément, ce parti et son congrès n’ont rien de bon à apporter aux travailleurs. Il trouvera toujours sur son chemin la CNT pour lui barrer la route.
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Article du
mardi 11 janvier 2011
C’est la nouvelle année ! Mais rien de bien neuf à se mettre sous la dent. Les salaires sont toujours aussi bas. Et c’est pas la hausse minable du SMIC qui va inverser la vapeur.
D’ailleurs on va finir par croire que ce salaire minimum devient le salaire maximum (selon l’INSEE, en 2008, 25 % des travailleurs gagnaient moins de 0,73 smic et les 25 % suivants gagnaient de 0,73 à 1,36 smic). Le smic va donc s’établir à 1073 € quand beaucoup s ’accordent pour dire qu’on commence à ne pouvoir vivre décemment qu’à partir de 1500 €.
Pendant ce temps les prix continuent de grimper, du gaz à l’essence ça devient hallucinant, à quand le litre de gasoil à 1,50 € ! Bientôt ça coûtera trop cher d’aller bosser ! Mais c’est la crise, faut se serrer la ceinture nous disent les intelligents d’en haut.
Mais elle est où la crise quand on voit les résultats des entreprises du CAC 40 ? Les prévisions pour 2010 parlent de près de 80 milliards de résultat pour ces entreprises, soit une hausse de près de 100 % par rapport à l’année précédente. 2009 fut moins fructueuse et pourtant, cette année là, les patrons de ces grandes boîtes ont palpé en moyenne 3,06 millions d’euros de rémunération pour l’année soit 190 années de smic !
C’est une moyenne parce que par exemple Carlos Ghosn, pdg de Renault, avait touché 9,2 millions d’euros pour 2009. Ca nous rappelle que la prime à la casse s’arrête enfin, c’est à dire qu’on va arrêter de financer l’industrie automobile avec nos impôts pour leur permettre de nous faire des réductions sur le prix des voitures. En gros on a assuré ces derniers temps les profits, les dividendes et les salaires astronomiques des dirigeants de ces industries avec de l’argent public. Mais il n’y en a pas pour sauver la sécu, les retraites... attention, on vous voit venir !
Plus que jamais, l’heure est à l’organisation. La lutte de cet automne a montré combien le Syndicalisme Révolutionnaire et l’Anarchosyndicalisme étaient efficaces et d’actualité.
La tactique du blocage de l’économie a prouvé son efficacité. Il faut maintenant construire des syndicats capables d’aller plus loin dans ce blocage par le développement des caisses de grèves, la formation à l’autogestion des luttes et bien sûr la formation à la reprise des moyens de production.
Lutter au quotidien, s’organiser, se syndiquer CNT.
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Article du
mardi 11 janvier 2011
Entrée de la "Maison des Fédérations" siège de la C.G.T
rue de La Grange-aux-Belles à Paris 10e en 1913
Le 11 janvier 1924, à Paris, 33 rue de la Grange-aux-Belles, dans les locaux syndicaux de la "C.G.T.Unitaire", un affrontement sanglant a lieu durant un meeting du "Parti Communiste". Les militants anarcho-syndicalistes opposés à l'emploi du local syndical à des fins politiciennes sont venus pour porter la contradiction. Mais à la première invective, les jeunes gardes communistes provoquent une bagarre générale. Soudain, des coups de feux sont tirés depuis les rangs communistes; deux ouvriers anarcho-syndicalistes s'écroulent mort: il s'agit d'Adrien Poncet et de Nicolas Clos; d'autres sont blessés comme: Francis Boudoux, Pecastaing et Michel. Le lendemain, le journal communiste "L'Humanité" tente d'inverser les rôles. "Le Libertaire" quant à lui, titre: "Les premières balles bolchevistes sont pour les ouvriers".
Ces crimes resteront impunis et, comble du cynisme, le P.C récupèrera la mort de Nicolas Clos en organisant ses funérailles, affirmant qu'il était communiste, ce que contestera formellement "Le Libertaire".
A l'appel du "Libertaire", 4000 personnes suivront, le 18 janvier, l'enterrement d'Adrien Poncet. La militante May Picqueray, présente durant cet affrontement, a témoigné de ces assassinats dans son livre: May la réfractaire.
Le 11 janvier 2004, soit 80 ans plus tard, quelques libertaires se sont rendus au 33 rue de la Grange-aux-Belles pour marquer le souvenir de ses militants assassinés ou blessés par les tenants de l'idéologie communiste autoritaire.
Ephemeride anarchiste
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Article du
lundi 10 janvier 2011
La CNT apporte sa solidarité aux mouvements sociaux qui se déroulent actuellement en Tunisie comme en Algérie et dénonce fermement leur répression de plus en plus brutale.
Algérie : "Qui sème la misère, récolte la colère !"
Les émeutes qui se multiplient ces derniers jours en Algérie sont les conséquences des politiques mises en place par les gouvernements algériens successifs, de la corruption et du népotisme qui caractérisent ces deniers, de la misère et de l’oppression dans lesquels ces dirigeants ont maintenus la population algérienne, du mal être dans laquelle elle vit.
La CNT dénonce une fois de plus ces politiques autoritaires qui ne servent que quelques uns au détriment du reste de la population de ce pays. La CNT affirme son soutien aux luttes en cours et son opposition à la répression qui s’abat sur les manifestants. La CNT demande la libération des personnes détenues et l’arrêt des poursuites contre les émeutiers ainsi que la levée de l’état d’urgence.
Solidarité entre les peuples !
Tunisie :
Après les mobilisations à Gafsa en 2008 et Bengardane en 2010, la Tunisie connaît, depuis plusieurs semaines , un fort mouvement de contestation,premier mouvement de cette ampleur depuis 23 ans et le début du régime de Ben Ali.
La réaction immédiate des habitants de Sidi Bouzid suite à la mort d’un jeune diplômé qui s’est immolé en décembre 2010, acte de désespoir face au harcellement policier et à la précarité, a été relayée dans plusieurs villes.
Sur l’ensemble du territoire, le peuple tunisien est rapidement descendu dans la rue, en soutien ; pour défendre leurs condition de travail, la liberté d’expression, et contre la précarité, la répression et la terreur installée par ce régime policier.
Depuis la rentrée scolaire et universitaire début janvier 2011, ce sont les collégiens, les lycéens, certains enseignants et les étudiants qui ont rejoint la mobilisation des travailleurs, chômeurs et de la jeunesse.
Malgré le silence et la désinformation des médias internationaux, la mobilisation spontannée de la population, soutenue et rejointe par les syndicalistes ne fait que se renforcer et s’étendre. Les Tunisiens sont déterminés à faire entendre leurs revendications concernant leurs conditions de vie et de travail par tous les moyens.
Si la répression des manifestants et des syndicalistes, ainsi que la censure et la désinformation, sont depuis longtemps les méthodes du pouvoir tunisien, Ben Ali et ses sbires ont franchi une nouvelle étape dans la violence de la repression pour étouffer ce mouvement. Les policiers ont dès le début été très présents et l’armée a été très rapidement envoyée dans la rue. Dès le début de la mobilisation des gazes lacrymogènes très forts ( qui en temps normal sont utilisés contre des animaux ou en situation de guerre) ont été massivement utilisés. Les agressions physiques sur des manifestants et des journalistes, les enlèvements et disparitions se sont multipliés.
Depuis plusieurs semaines la police tire à balles réelles sur les manifestants, faisant un premier blessé grave le 23 décembre 2010, puis de nombreux autres par la suite.
Certaines villes subissent un état de siège comme à Feriana, Tela, et la population est entrée dans une résistance continue depuis plusieurs jours.
Mais depuis la nuit du 7 janvier 2011, c’est un épisode sanglant que vivent les habitants de la région de Kasserine (Tela, Kasserine, Feriana...) et de la ville de Meknessi (région de Sidi Bouzid). Ainsi dans la nuit du 7 janvier 5 personnes ont été tuées par balles et 5 autres ont été grièvement blessées à Kasserine. Dans la nuit du 8 au 9 janvier, les affrontements dans ces villes ont fait au moins 10 morts suite aux tirs à balles réelles des forces de l’ordre, 9 de source officielle, une vingtaine minimum de sources syndicales et selon la population. Un jeune de 17 ans s’est suicidé en s’immolant à Kasserine.
La Confédération Nationale du Travail – France condamne la violence que subit depuis des semaines le peuple tunisien. Nous dénonçons la politique du gouvernement, qui répond au mouvement des travailleurs par la terreur. Nous exigeons l’arrêt immédiat des violences et des tueries orchestrées par des forces de l’ordre, la libération immédiate des personnes emprisonnées ainsi que l’arrêt des poursuites entamées à leur encontre, en raison de leur participation à ce mouvement.
Par ailleurs, il est temps que l’Etat français condamne clairement la dictature de Ben Ali et qu’il arrête de présenter la Tunisie comme un espace "où les liberté progressent", comme un pays dont la stabilité politique et économique serait un moteur pour le Maghreb. Les intérêts économiques néocolonialistes de la France ou les arrangements entre les amis Sarkozy et Ben Ali sur la "gestion des flux migratoires" doivent cesser, et l’Etat français définitvement arrêter son soutien à cette dictature.
La CNT soutient les travailleurs tunisiens dans leur lutte et condamne la répression violente qu’utilise l’Etat tunisien pour faire taire le peuple, et ceci avec le soutien de l’Etat français.
Un coup contre l’un d’entre nous est un coup contre tous !
Vive la solidarité internationale !
Le Secrétariat International (S.I) de la CNT
Affiche Maghreb
Affiche Tunisie
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