CHÔMAGE, POLLUTION, MISERE, REPRESSION, EXPLOITATION...
LE CAPITALISME, C'EST LA CRISE !

Assassin - Shoota Babylone

Article du mercredi 29 décembre 2010

NON À L’ÉTAT D’ALERTE DÉCRÉTÉ EN ESPAGNE

Article du mercredi 29 décembre 2010

Le gouvernement espagnol a déclaré l’état d’alerte pour répondre à la grève des aiguilleurs et des contrôleurs aériens. Cela suppose la militarisation de l’espace aérien espagnol pour une durée indéterminée. Un conflit qui relève du monde du travail a donc provoqué la suspension, à effets pratiques, des droits constitutionnels et l’intervention de l’armée. Cette situation exceptionnelle est en vigueur depuis le 4 décembre et n’a pas été levée ; elle risque de devenir indéfinie si le gouvernement ne trouve pas une solution convenable au conflit qui l’oppose aux contrôleurs.

Ceci est un antécédent gravissime, car il suppose la suspension, à effets pratiques, des droits constitutionnels - et donc du droit de grève, entre autres, dans n’importe quel secteur. Ceci pourrait être, à l’avenir, pris comme une mesure d’exception, efficace de l’avis du gouvernement, pour mettre fin à n’importe quel mouvement de grève et pour réprimer toute riposte sociale.

La problématique de fond relève d’une mauvaise gestion, de la part du gouvernement, dans un conflit qui date de loin et qui l’oppose de façon récurrente à une corporation : le problème qui se pose ici est tout d’abord la mauvaise gestion de la part du gouvernement, qui a favorisé la privatisation d’AENA (Aéroports espagnols et navigation aéronautique) et l’enrichissement de la classe patronale. En effet, le gouvernement a décidé de vendre AENA pour percevoir l’argent qui lui est nécessaire afin de payer la dette publique. Ensuite, la promulgation de l’état d’alerte comme mesure pour résoudre un conflit d’ordre social suppose une des plus fortes attaques contre le droit du travail et les droits sociaux, jamais subies en Espagne depuis la consolidation de la démocratie, en 1982.

Le recours à l’armée est donc l’issue de secours prise par le gouvernement pour résoudre les problèmes sociaux qu’il a lui-même provoqués !

Ceci n’est pas nouveau : la crise et ses effets sont devenus les arguments en or qui justifient le mépris absolu et l’autoritarisme du gouvernement de José Luis Rodríguez Zapatero. Ainsi donc ce gouvernement, qui se veut socialiste, fait le choix d’agir à coups de décrets-loi, en refusant le droit à la négociation collective, le droit du travail et les droits sociaux.

Face à la violence de l’état, de la classe patronale et de leurs sbires, la grève et le non-accomplissement des règles sont tout aussi légitimes.

C’est pourquoi la CNT française manifeste son indignation contre la militarisation, de l’espace aérien espagnol. La CNT, en solidarité avec l’ensemble des travailleurs et la CGT - espagnole, dénonce l’attitude autoritaire du gouvernement espagnol qui, incapable de résoudre les manières par la voie démocratique, fait ainsi preuve d’une claire dérive néolibérale.

Le SI - CNT

Grève générale contre la réforme des retraite dans le nord

Article du mardi 28 décembre 2010

[Juridique] La confidentialité du courrier électronique

Article du mardi 28 décembre 2010

Introduction

Le contrôle de l'activité des salarié-e-s est une question sensible au sein des entreprises. 
La tentation est grande pour les directions de surveiller ses salarié-e-s par l'intermédiaire de la messagerie électronique. 
Récemment, le tribunal correctionnel a condamné 3 responsables de l'Ecole Supérieure de Physique et Chimie Industrielle pour violation de correspondance effectuée par voie de télécommunications" envers un étudiant. 
Il est manifeste que la confidentialité du courrier électronique devient se pose, notamment au sein des entreprises informatiques, et qu'il est nécessaire de rappeler

1/ dispositif juridique 

2/ la situation en entreprise
3/ les sanctions



1/ Dispositif juridique

Il est nécessaire de rappeler l'état du droit, bien maigre, en ce qui concerne la violation du courrier électronique.

a/ Dispositions légales

Les dispositions juridiques applicables en matière de protection de la vie privée, en particulier au travail sont: 



Article 9 du code civil

" Chacun a droit au respect de sa vie privée. Les juges peuvent, sans préjudice de la réparation du dommage subi, prescrire toutes mesures, tel que séquestre, saisie et autres, propres à empêcher ou faire cesser une atteinte à l'intimité de la vie privée : ces mesures peuvent, s'il y a urgence, être ordonnées en référé. "

Article 226-15 du code pénal
" Le fait, commis de mauvaise foi, d'ouvrir, de supprimer, de retarder ou de détourner des correspondances arrivées ou non à destination et adressés à des tiers, en d'en prendre frauduleusement connaissance, est puni d'un an d'emprisonnement et de 300 000 F d'amende. Est puni des mêmes peine le fait, commis de mauvaise foi, d'intercepter, de détourner, d'utiliser ou de divulguer des correspondances émises, transmisses ou recues par la voie de télécommunications ou de procéder à l'installation d'appareils conçus pour réaliser de telles interceptions. " 



Article L422-1 du code du travail
" Si un délégué du personnel constate, notamment par l'intermédiaire d'un salarié, qu'il existe une atteinte aux droits des personnes ou aux libertés individuelles dans l'entreprise qui ne serait pas justifiée par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnée ua but recherché, il en saisit immédiatement l'employeur." 



Article L432-2-1 du code du travail
" [...] le comité d'entreprise est informé et consulté, préalablement à la décision de mise en oeuvre dans l'entreprise, sur les moyens ou les techniques permettant un contrôle de l'activité des salariés. " 
Il est clair que le droit pénal, le droit civil et le droit du travail protègent le salarié d'une intrusion de la part de l'employeur dans sa vie privé qui peut aussi s'exercer le lieu de travail".

b/ Jurisprudence

L'affaire cité en introduction et qui a eu droit à une couverture médiatique rappelle fermement que la violation de toute correspondace électronique à titre privé est délit répréhensible. 
Le tribunal a reconnu que " l'envoi d'un message électronique de personne à personne constitue de la correspondance privé ". 
Par conséquent, dans l'affaire évoquée, le courrier électronique violé constitue une correspondance, au sens classique, et d'autre part qu'il entre dans le cadre de la vie privé même s'il était rédigé sur un lieu de travail. 
Par conséquent, prendre connaissance du contenu du courrier électronique privé de ses salariés est un délit pénal. 
Cependant, l'usage répétif du de l'outil de travail à titre privé et ce durant les heures de travail sans autorisation de travail peut constituer une faute. 
L'envoi de nombreux courriers électroniques à l'extérieur remplit la condition ci-dessus et peut constituer une faute pouvant justifier une sanction (lettre d'avertissement, mise à pied, ...). 
Tel a été le jugement porté par un tribunal des prud'hommes dans une affaire opposant une P.M.E. à un salarié accusé d'avoir envoyé à de nombreux courriers électroniques à un ancien salarié. 
D'autre part, le fait pour un employeur d'espionner n'est pas un droit pour l'employeur comme la chambre sociale de la cours de cassation l'a plusieurs fois rappelé.

2/ La situation en entreprise

Il est donné à l'employeur un pouvoir de contrôle sur ses employés et leur activité. Pour ce qui concerne l'usage d'internet, notamment le courrier électronique, les entreprise mettent en place des chartes de bonnes conduites.

a/ Droit de contrôle
L'employeur a tout à fait le droit de contrôler et de surveiller l'activité des salariés. 
L'article L432-2-1 du code du travail le stipule. 
Il peut donc librement surveiller l'utilisation d'Internet ou intercepter les mails. 
En revanche, il ne pourra pas utiliser les informations récupérées comme mode de preuve s'il n'a pas informé les salarié-e-s que l'utilisation de la messagerie peut être contrôlée et être utilisée dans le d'une procédure disciplinaire. 
Attention, lorsqu'on parle d'intercepter les mails, il s'agit de vérifier les destinataires ou les expéditeurs des emails mais en aucun cas de lire le contenu du mail. 
Si c'était le cas, l'employeur commettrait un délit prévu à l'article 226-15 alinéa 2 du nouveau Code pénal qui protège le secret des correspondances. 
Il existe un équilibre fragile entre protection de la vie privé du salarié et droit de contrôle de l'employeur.

b/ Charte de bonne conduite
Afin de limiter un usage personnel excessif des outils informatiques (email, web), les entreprises mettent en place des chartes de bonnes conduites ou réglements régissant l'usage de l'ordinateur. 
Attention, la mise en place de tels dispositifs donnent à l'employeur une meilleure sécurité juridique pour contrôler le salarié en ce qui concerne l'usage du courrier électronique en limitant les risques de contentieux grâce à une information préalable. 
Toutefois la violation de courrier électronique non professionnel demeure un délit. 
Cependant, il faut être prudent notamment sur le plan du droit du travail où une faute peut être reprochée au salarié dès lors qu'il a été averti des règles de bonne conduite.

3/ Sanctions
Avant tout, il est nécessaire de cerner les auteurs et ensuite de dire quels sont les sanctions attachés à la violation du courrier électronique sur un plan pénal et civil.

a/ Auteurs
Si l'employeur cherche à prendre connaissance illégalement du courrier électronique d'un salarié, sa responsabilité est directement engagée. 
Si la demande de prise de connaissance vient d'un supérieur hiérarchique qui ordonne à l'administrateur de la messagerie de s'introduire par "effraction", dès lors la responsabilité de ce dernier peut être mise en avant si l'ordre est illicite. 
Cette responsabilité ne saurait être engagée vis à vis du salarié dont le courrier électronique aura été violé car, par un principe de pénal bien établi, seule la responsabilité du dirigeant sera engagée car il est responsable tant sur un plan pénal et civil des actes fautifs commis par ses salariés. 
Cependant, il peut se voir reprocher ue faute par son employeur pour avoir obéi à un ordre illégal donné par un supérieur hiérarchique.

b/ Sanctions
Conformément aux dispositions de l'article 225-15 du code pénal, la sanction est d'un an d'emprisonnement et de 300 000F d'amende. 
D'autre part, le salarié qui s'est vu violé sa messagerie électronique peut sur la base de l'article 9 du code civil demander réparation du préjudice subi. 
Ainsi dans l'affaire citée dans notre introduction, les trois prévenus ont été condamnés à des amendes comprises entre 5 000 et 10 000 francs, en plus des 10 000 francs à verser au plaignant à titre de dommages et intérêts.

Syndicat CNT de l'Industrie Informatique

Ne lâchons rien

Article du mardi 28 décembre 2010

Les patrons sont-ils indispensables?

Article du lundi 27 décembre 2010


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Les Temps maudits n° 28 Octobre 2010

Article du samedi 25 décembre 2010

Les Temps maudits n° 28 Novembre 2010 - 128 pages - 7 €



Le numéro 28 de la revue anarchosyndicaliste et syndicaliste révolutionnaire éditée par la CNT (Confédération nationale du travail) vient de paraître.

En voici le sommaire :

Éditorial

Notre numéro des Temps maudits aborde diverses problématiques liées aux droits de l’Homme. Il nous parait difficile de parler de droits de l’Homme uniquement du point de vue politique et juridique, en escamotant sous un voile impudique les aspects économiques de notre condition d’êtres humains grégaires. C’est pourquoi, en guise de préambule à ce vingt-huitième opus de notre revue, nous aimerions nous interroger sur la légitimité, le droit, de certaines actions syndicales: occupations, séquestrations, saccages de locaux et autres menaces de pollution ou de « faire sauter la taule »...

Dossier « Droits de l’Homme »

« Les droits de l’homme entre États-valets et États-voyous », par Anne Vernet, syndicat CNT Culture Spectacle RP (8 p.)

« Après que le concept d’universalité eut été dénié par un communautarisme qui devint, dès 1992 et la chute de l’URSS, le seul fond de commerce des politiques (démocraties et dictatures confondues), il fallait s’attendre à ce que les droits de l’homme se voient, de session en session du Conseil onusien prétendument chargé de veiller sur eux, réduits à peau de chagrin. Tolérant ça et là le particularisme religieux en référent du droit – et tout aussi empressé de servir partout (et là sans états d’âme) l’universalité du capitalisme – le relativisme culturel s’est érigé en éthique. En conséquence, le droit commercial, coutumier, tend à supplanter les lois civiles. […] Souffrance physique, morale et sociale ; une évidence anthropologique. »

« L’Union Européenne et l’Argentine. Les manipulations des droits de l’homme par les pouvoirs en place », par Frank Mintz, CNT Interco 91 (8 p.)

« L es soutiens venus d’Europe en faveur de tous les organismes des droits de l’homme durant la dernière dictature militaire de 1976-1983 en Argentine constituent un aspect important et encore actuel : des diplomates allemands et italiens ont donné une aide qui sauva la vie de nombreuses personnes ; des journalistes espagnols, hollandais et anglo-saxons ont transmis des informations sur la répression ; des associations hollandaises ont offert des sommes d’argent aux Mères de la place de Mai. En revanche, les gouvernements européens ne dirent rien publiquement contre la dictature… »

« Interview d’Apti Bisultanov », réalisée et traduite par Günter Dobbers et Valentin Tschepego (11 p.)

Nous publions cette interview qui démontre une finesse d’analyse de la Russie actuelle, de l’islam à un état relativement populaire et une absence d’envergure sur d’autres impérialismes présents dans le Caucase. Né en 1953 en Tchétchénie, Apti Bisultanov reçut un prix en 1992 pour son recueil de poèmes sur les victimes tchéchènes de la période stalinienne. Cela peut expliquer son rejet de la politique et sa vision personnelle de l’islam qu’il exprime dans l’entretien.

« Orlando Zapata Tamayo (1967-2010) », par Frank Mintz, CNT Interco 91 (6 p.)

Brève présentation des droits de l’homme à Cuba en deux approches, quelques interrogations et une réponse à vif. Orlando est mort à 42 ans, le 23 février 2010, des suites d’une grève de la faim de quatre-vingt-cinq jours. Il réclamait simplement des conditions de détention semblables à celles dont avait bénéficié Castro lors de son incarcération en 1953. Maçon, plombier, militant des droits de l’Homme, il avait été condamné à trente-six ans d’emprisonnement pour « outrage, désordre public et rébellion ».

« Sur la critique proudhonienne de l’économie capitaliste », par Luc Bonet, CNT Interco Poitiers (12 p.)

« Dans les pays capitalistes avancés, le tiers exclu sur lequel s’est érigé la critique socialiste – on est soit salarié, soit capitaliste, mais pas les deux - n’est pas l’unique ‘problème ’. Il suffit d’évoquer la question du salaire, revenu théoriquement limité à ce qui assure la simple reproduction de la ‘force de travail ’. Qu’en est-il du cadre de direction, de l’ingénieur, de la prof’, du technicien, de l’ouvrière, avec un écart de trois par rapport au salaire moyen ? Et qu’en est-il, par voie de conséquence, de la solidarité de classe et des rapports entre ces salariés dans un syndicat, même en excluant le cadre de direction ? Et l’on pourrait allonger indéfiniment la liste de tout ce qui ne correspond pas dans la réalité aux analyses économiques sur lesquelles on continue de s’appuyer, un siècle et demi après leur élaboration. »

« Du conflit structurant au conflit déstructurant. À propos de la rationalité du conflit », par Philippe Coutant, CNT Interco 44 (20 p.)

« Aborder la question de la rationalité des conflits implique de constater que les conflits sont partout et innombrables. Essayer de classer ces conflits aboutit à se demander quel ordonnancement conceptuel est pertinent. La modélisation a un côté un peu arbitraire et schématique. Mais cette étape de la pensée est nécessaire pour comprendre ce qui est à l’oeuvre et les enjeux. Nous devons admettre que nos conclusions peuvent se lire en termes de tendances, puisque tout ne correspond pas exactement au schéma proposé. Malgré ces difficultés, proposer des hypothèses est nécessaire et c’est l’objet de notre philosophie comme théorie du général… »

« Entretien avec Noam Chomsky », traduit en français par Fabien Delmotte, syndicat CNT des travailleurs et travailleuses de l’Éducation 92 (10 p.)

Les occupations sur le lieu de travail et l’avenir du mouvement syndical radical. Cet entretien a été réalisé par Diane Krauthamer (IWW, Industrial Workers of the World) le 9 octobre 2009, dans le bureau du professeur Noam Chomsky au Massachusetts Institute of Technology, à Cambridge (Massachusetts).

« Sciences, techniques et autogestion ? Autogestion des sciences », par Antonio Martín Bellido, syndicat CNT des industries de l’informatique RP (11 p.)

« La science commence dès le moment où l’Homme prend conscience de son environnement et systématise sa curiosité – produit de son instinct de survie – pour le comprendre et l’expliquer. Cette curiosité innée fonde la science et devrait être toujours présente au coeur de l’activité scientifique. Cet objectif de la science, comprendre et expliquer, s’applique à ce que sont les choses et les phénomènes, ce que nous observons et ce que nous sentons. La technique commence lorsque nous voulons tirer de l’utile de ce savoir ; alors entrent en jeu les intérêts particuliers des Hommes, et inévitablement les polémiques et les affrontements. Mais ce n’est plus de science qu’il s’agit... »

« Travailleurs français et immigrés, même patrons, même syndicats… », par Étienne Deschamps, juriste auprès du syndicat CNT du Nettoyage et Bernard, CNT Santé social RP (10 p.) De congrès en congrès, la CNT affirme comme priorité l’action en direction des plus précaires et son soutien à la lutte des sans papiers, confirmée par l’engagement de la région parisienne lors de l’occupation de l’église Saint-Bernard. La mobilisation depuis 2008, de plusieurs milliers de travailleurs sans papiers avec comme arme première les syndicats, interroge et nous met face à de nouveaux défis. Livres et revues
Recensions de parutions récentes

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Chèques à l’ordre de la CNT. Rédaction: Syndicat de l'Éducation CNT, 4 Résidence du Parc, 91120 Palaiseau

REFUSONS LA DOMESTICATION DE NOS VIES, REFUSONS LA LOPPSI 2 !

Article du vendredi 24 décembre 2010

Depuis 2002, les gouvernements successifs ont fait voter une quinzaine de lois pour étendre l’arsenal sécuritaire du pouvoir. Cette frénésie juridique est officiellement justifiée par la volonté d’adapter les outils répressifs aux nouvelles formes de criminalité, notamment les phénomènes de bande et les délits liés aux nouvelles technologies. Derrière ces prétextes agrémentés de cas particuliers croustillants (agressions envers les personnes âgées, « pédopornographie »…), se dessine un contrôle de plus en plus étroit de nos espaces de libertés et la privatisation croissante de ce contrôle. Dans cette optique, les nouvelles technologies, moins décriées quand utilisées par le pouvoir, sont largement mobilisées pour généraliser et automatiser la surveillance des populations. Nouvelle incarnation de ce mouvement de fond, la Loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi 2) étend encore les possibilités techniques et juridiques de soumission de toutes les facettes de nos vies à une logique de contrôle tous azimuts. Petit tour d’horizon des régressions en cours.




Travail - Famille - Pavillon
Au nom de la prévention d’éventuels « risques pour la salubrité, la sécurité ou la tranquillité publiques », le texte donne la possibilité au préfet d’expulser sous quarante-huit heures les occupants d’habitations hors normes ou illicites. Ces dénominations recouvrent pêle-mêle les campements, bidonvilles, mobil-home, maisons sans permis de construire ou les habitats choisis (yourtes, tipis, cabanes, caravances…). Les habitations incriminées pourront être détruites tandis que les occupants et les propriétaires des terrains, publics comme privés, se verront condamnés à de fortes amendes. Assimilant l’ensemble des populations concernées par ces types d’habitat à l’image repoussoir du « pauvre », le pouvoir instrumentalise la misère qu’il a lui-même contribué à créer pour imposer un modèle de vie. Quelle comparaison établir entre la situation d’un sans-abri survivant sous tente au pied d’un pilier d’autoroute urbaine, et celle d’une famille établie en yourte au fin fond de la campagne bretonne ? Aucune si ce n’est qu’elles s’inscrivent toutes deux en marge du mode vie dominant.
En gommant les distinctions entre ces marginalités, l’une subie, l’autre choisie, le pouvoir fait coup double : il accentue encore la gestion purement sécuritaire des exclus du système, et institue la prohibition des choix de vie réfractaires au système.Combiner droits de propriété et normes sanitaires et d’édification, est une figure de style classique des pouvoirs pour réduire l’emprise des populations sur leur choix de vie. Et toutes les occasions seront bonnes pour encore élargir les normes à respecter : détecteurs de fumée bientôt obligatoires, certification écologique… _ Autant de critères qui imposeront l’utilisation de matériaux, de techniques ou même de technologies spécifiques, ainsi que la contribution d’experts « agréés ». Autant de limitations de l’autonomie des populations quant au choix de leur mode de vie. Autant d’injonctions à embrasser un modèle fondé d’un côté sur le salariat, et de l’autre la sollicitation de prestataires rémunérés pour chaque aspect de nos vies.

La réalité devient télévisée
Vous avez aimé la vidéosurveillance ? Vous allez adorer la « vidéoprotection ». Armé de ce doux euphémisme, le texte autorise l’installation de caméras par les pouvoirs publics partout où bon leur semble. Les entreprises privées pourront faire de même aux abords de leurs locaux. Avec la miniaturisation des appareils, ceux-ci sont de plus en plus difficilement détectables. La couverture du territoire par vidéosurveillance est une « priorité » pour le gouvernement qui subventionne l’équipement des communes.
Impossible de traiter toutes les images issues de ces dispositifs ? Que nenni, le texte s’appuie sur les solutions logicielles de traitement automatique de flux de données. Le pouvoir s’octroie la possibilité de vérifier la conformité de nos comportements dans l’espace public avec ce qu’il en attend ; et ce en tout lieu et à chaque instant. Un pas de côté qui n’entre pas dans les grilles d’analyse des sentinelles humaines ou numériques ? Ces dernières interpréteront votre attitude comme hostile, subversive ou simplement suspecte et lanceront la réaction « appropriée ». Au nom de notre protection, c’est l’usage de notre espace commun qui se trouvera réduit à ce que nos gouvernants estiment légitime : aller bosser, consommer.

@« Premier Life » , « Second Life » : Même surveillance
Beaucoup considèrent que les réseaux de communication numériques constituent de nouveaux espaces de liberté, loin des velléités sécuritaires des pouvoirs en place. Le gouvernement ne l’entend pas de cette oreille, car nul ne peut ignorer que la Toile est un sombre repère de terroristes et autres pédophiles. Le texte prévoit donc la possibilité d’intercepter les communications électroniques et de pénétrer à distance dans les machines des particuliers. Le pouvoir est aidé en ce sens par la structure de plus en plus centralisée des réseaux, et leur gestion par quelques grosses entreprises promptes à collaborer pour maintenir leurs bénéfices. Tout comme l’espace public, les réseaux numériques une fois nettoyés n’auront plus qu’une seule utilisation autorisée : les échanges commerciaux.

Fichage judiciaire : marquage à vie du sceau de l’infamie
Jusqu’à une époque récente, une personne condamnée par la justice pouvait bénéficier d’un « droit à l’oubli ». Les années écoulées effaçaient progressivement les « erreurs de jeunesse » de la mémoire collective, et les outils bureaucratiques permettaient encore l’« enfouissement » des dossiers. Avec l’instauration des fichiers numériques judiciaires et de police, la donne est radicalement changée. Car un fichier ne s’efface pas de lui-même et a rarement des trous de mémoire. Or la Loppsi propose d’étendre les possibilités d’inscription d’un individu dans ces fichiers. Les données relatives à une personne innocentée ne seront plus systématiquement supprimées.
Alors que la taille excessive de ces fichiers et la véracité des éléments qu’ils contiennent sont largement remises en cause, il va être encore plus difficile d’en sortir. En outre, le texte prévoit l’interconnexion entre plusieurs de ces fichiers. Les recherches croisées au travers de ces différents fichiers réduiront encore les mailles du filet bureaucratique. La constitution de cette base de données conduira à la mise en place d’une mémoire institutionnelle revancharde, rappelant ad vitam aeternam que tel individu a un jour enfreint la loi.

Embaucher la moitié de la classe populaire pour surveiller l’autre…
La mise en application des mesures de la Loppsi et des lois qui l’ont précédée va générer activité et richesse, en quantité proportionnelle aux atteintes pour nos libertés que constituent ces textes, c’est-à-dire beaucoup. Or, dans notre système capitaliste, aucune richesse ne saurait échapper à la voracité des « entrepreneurs » et autres « investisseurs ». Les délégations de service public se multiplient et le marché de la sécurité intérieure explose. Devant le nombre croissant d’acteurs privés intervenant dans le domaine, le texte prévoit la mise en place d’un « conseil national des activités privées de sécurité », chargé entre autre « d’assurer la discipline de la profession » et de « préparer un code de déontologie ». En affichant une volonté régulatrice voire « moralisatrice » du domaine d’activité, ce conseil n’a qu’un but : légitimer les appétits des officines privées pour le formidable gâteau sécuritaire. Au passage, cela permet de désamorcer les critiques d’esprits obtus, susceptibles de s’alarmer de la présence de motivations commerciales dans un domaine si sensible pour nos libertés individuelles. « Dormez tranquilles » semble nous répondre ce conseil, puisque la solution ultime est simplement de « surveiller les surveillants ».

À qui profite LOPPSI ?
Un pas de plus dans la soumission de nos vies à la logique capitaliste. Un outil de destruction des autonomies populaires, visant à nous plonger dans le moule du salarié-consommateur, à criminaliser les alternatives à ce modèle et traquer ses réfractaires par un contrôle généralisé. Comble du cynisme ou simple cohérence idéologique, la gestion de ce contrôle accru est elle-même considérée comme source de profits.

Tract en pdf

Nevrotic Explosion "I wanna know"

Article du vendredi 24 décembre 2010

[Côte d'Ivoire] Communiqué de la CGT-CI

Article du jeudi 23 décembre 2010

CRISE SOCIO-POLITIQUE POST ECLECTORALE : LA CGT-CI APPELLE A LA RECONNAISSANCE DU VERDICT DES URNES POUR EVITER L’AGGRAVATION DES DIFFICULTES DES TRAVAILLEURS




Après moult tergiversations et reports, l’élection présidentielle s’est enfin tenue et s’est soldée par la victoire du candidat du Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), Alassane OUATTARA, avec 54,10 % des voix.

La Confédération Générale des Travailleurs de Côte d’Ivoire (CGT-CI), note cependant que cette élection présentée par la classe politique dirigeante comme le remède censé mettre définitivement fin à la crise sociopolitique que traverse la Côte d’Ivoire depuis dix ans, a malheureusement abouti à un bicéphalisme à la tête de l’Etat. Cette situation est la conséquence du refus du candidat de « La Majorité Présidentielle » Laurent GBAGBO de reconnaître sa défaite comme il l’avait pourtant promis lors du face-à-face télévisé du 25 novembre 2010.

La CGT-CI, estime que les masses populaires, les travailleurs en particulier, ont déjà assez souffert de la crise militaro-politique déclenchée le 19 septembre 2002. Une crise post électorale prolongée aggraverait les conditions de vie et de travail déjà marquées par la paupérisation accrue, la baisse drastique du pouvoir d’achat, le chômage endémique, l’insécurité, etc.

La CGT-CI, invite par conséquent les responsables politiques à trouver le plus rapidement possible une solution pacifique à cette crise électorale et à faire en sorte qu’elle ne plonge pas le pays dans une crise plus grave. Elle invite, particulièrement, le perdant de l’élection du 28 novembre 2010, le candidat de « La Majorité Présidentielle » Laurent GBAGBO à faire preuve de sagesse et à accepter sa défaite ; afin, d’une part, d’épargner de nouvelles souffrances aux masses populaires et aux travailleurs en particulier ; et d’autre part, de ne pas hypothéquer l’avenir de la Côte d’Ivoire.

Fait à Abidjan, le 15 novembre 2010

Le Secrétaire Général Confédéral
SIBAHI KOUADIO


Siège Social : Adjamé 220 Logements, Bloc Manivelle, Bât. L, Esc. F Porte 281
Tél/Fax : 20 38 31 14. Cel : (225) 05 93 87 71 ou (225) 05 00 05 90 / E-mail : cgtci2004@yahoo.fr


Tract en pdf

soutien CNT 42 crèche de Rive de Gier

Article du mercredi 22 décembre 2010

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Le syndicat CNT Santé-Social 42 apporte tout son soutien aux salariés de la crèche de Rive de Gier.

Quand bébé rime avec business, que la direction voit des euros à la place des enfants les décisions patronales s’exercent avec violence contre les personnels et les enfants.

Notre syndicat est outré de la légèreté de la procédure utilisée. Comment est-il possible d’annoncer le jeudi pour le vendredi suivant la fermeture d’une structure mettant ainsi des salariés au chômage et des parents sans solution de garde pour leurs enfants car si vendredi les salariés sont mis à la porte, les enfants eux restent.

Notre syndicat est scandalisé par le non respect des procédures : pas de réunion de Délégués du Personnel, décision prise sans l’accord de l’inspection du travail qui est encore dans l’attente du dossier.

Nous contestons les procédés mis en œuvre par People and Baby qui intercepte les appels téléphoniques.

Parce que nous n’acceptons pas qu’une équipe soit jetée comme des couches nous maintiendrons la pression sur la direction de People and Baby.


Fonction publique : après les suppressions de postes, les licenciements !?

Article du mercredi 22 décembre 2010

Dans le cadre de la loi sur la mobilité dans la fonction publique de 2009, un décret sur la réorientation professionnelle des fonctionnaires d’État a été publié au J.O. du 16 Novembre 2010.

Ce texte prévoit qu’un fonctionnaire « dont l’emploi est susceptible d’être supprimé, en cas de restructuration d’une administration de l’État ou de l’un de ses établissement publics administratifs (…) peut être placé en situation de réorientation professionnelle, en l’absence de possibilité de réaffectation sur un emploi correspondant à son grade ». Notons au passage le flou du terme susceptible…

Pendant cette réorientation, l’administration établira un « projet personnalisé d’évolution professionnelle du fonctionnaire ». Ce dispositif contraignant qui isole l’agent concerné en tête à tête avec la DRH, vise à étudier des propositions de changements d’emplois, l’attribution de missions provisoires où des formations pour se reconvertir.

Pendant toute cette période, le fonctionnaire « reste à la disposition de l’administration qui peut lui demander d’accomplir (…) des missions pour son compte ou celui d’une autre administration », sans restrictions particulières notamment géographiques et pour une durée de trois mois maximum. Les agents concernés seront corvéables sans trop de choix pour boucher provisoirement les trous créés par leur politique d’économies budgétaires…

Avec ce décret, le licenciement est désormais possible et interviendra en deux temps. Si le fonctionnaire « a refusé successivement trois offres d’emplois » (à grade équivalent mais sans restriction de corps ou administration) en remplacement de son poste perdu, il sera mis en disponibilité sans traitements ni indemnités.

Si il refuse trois nouvelles propositions de postes, en vue de sa réintégration dans son corps d’origine (celui où on a supprimé son poste, cherchez l’erreur !), il sera alors définitivement licencié. A ce propos, le délinquant Woerth alors encore ministre dégainait l’argument massue : si « la personne refuse, c’est qu’au fond, elle n’a plus envie de travailler dans l’administration ». Ce qu’il ne précisait pas c’est que ce texte n’indique aucune restriction ferme, d’ordre géographique ou professionnel, à ces offres. Rien n’empêche donc l’administration de provoquer ces refus avec des méthodes musclées de management : placardisation, changements brutaux de métiers ou administrations, mutations forcées sur tout le territoire. Des méthodes testées avec succès à France Télécom lors de la privatisation pour se débarrasser rapidement des personnels à statuts.

Ces situations devraient donc se multiplier dans les prochaines années avec la poursuite de la politique de suppressions massives de postes. Ce premier coin enfoncé dans la garantie d’emploi va surtout d’abord servir de mesure coercitive pour forcer les fonctionnaires à la mobilité et à la flexibilité, instiller la peur avec le chantage à l’emploi. Gageons que faute de réactions, ils ne laisserons pas longtemps autant de restrictions à ces licenciements économiques de la fonction publique.

LA MEILLEURE FAÇON D’Y FAIRE BARRAGE EST DE MENER UNE LUTTE GLOBALE CONTRE LES RESTRUCTURATIONS DES SERVICES PUBLICS ET LES SUPPRESSIONS DE POSTES !

CNT-FTE


Source : Décret n° 2010-1402 du 12 novembre 2010 relatif à la situation de réorientation professionnelle des fonctionnaires de l’Etat

Loppsi 2 : quand la rue dit non !

Article du mardi 21 décembre 2010

Communiqué confédéral

4 jours après le début de la deuxième relecture de la loi Loppsi 2 à l’Assemblée Nationale, des dizaines de villes françaises ont été le théâtre de rassemblements et de manifestations auxquels les syndicats CNT ont participé afin de dénoncer cette loi liberticide. Après le recul sur le fichier Edvige il y a quelques mois, un front de défense des libertés individuelles commence à s’organiser.

Suivant une logique affichée depuis de nombreuses années, le gouvernement tente de faire passer une loi fourre-tout qui réduira de manière drastique nos libertés collectives et individuelles et attaquera, une fois encore, la part de la population la plus vulnérable.

Cette Loi d’Orientation et de Programmation pour la Performance de la Sécurité Intérieure (LOPPSI 2 ou LOPPSI 2009) c’est :

- Le couvre-feu pour les mineurs de moins de 13 ans, une procédure proche de la comparution immédiate devant le tribunal pour enfants (qui achèvera d’aligner la justice des mineurs sur celle des majeurs).

- Expulsions et destructions des logements précaires et/ou alternatifs, des squats : pénalisation arbitraire, procédure d’exception à l’encontre des habitants « _illicites_ » de terrains... Rroms, gens du voyage, habitants de bidonvilles, mais aussi de yourtes, de cabanes, de maisons sans permis de construire et de toutes formes d’habitats légers, mobiles et éphémères. Tous sont visés...

- La systématisation du fichage de la population, notamment en croisant les fichiers (fichier Périclès), l’extension de la vidéo-surveillance sur la voie publique, dans les immeubles d’habitation, sur les lieux de manifestations, de rassemblements, aux abords des entreprises. Tout cela met en danger les libertés publiques et place la société dans son ensemble sous une surveillance policière constante.

- Le contrôle d’Internet ; l’article 23 permettra d’installer des « _mouchards_ », logiciels espions (« _trojan_ », cheval de Troie) qui permettent d’accéder à toutes vos données, au sein même de vos ordinateurs pour espionner vos moindres faits et gestes.

- L’augmentation des pouvoirs de la police municipale, la création d’une milice policière baptisée « _réserve civile_ », l’instauration d’un vague Conseil national des activités privées de sécurité (qui entérine et annonce la privatisation croissante de la sécurité).

- Le dépistage contraint du VIH. Et bien d’autres choses, mais ce projet de loi c’est 190 pages et une flopée d’articles, tout cela dans un but évident de transparence…

Bordeaux, Lille, Grenoble, Marseille, Paris et même Figeac ou Saintes les nombreuses manifestations de ce week-end sont autant d’avertissements au gouvernement pour dire non à ces nouvelles lois liberticides. Ce week-end a clairement permis de montrer la contestation de la loi Loppsi 2.
Amplifions cette mobilisation pour mettre fin à ces nouvelles lois sécuritaires : continuons la lutte contre cette loi et organisons nous sur le long terme dans nos orgas de classes pour contrer ces attaques !

CNT - secrétariat médias

CNT : après la mobilisation, un congrès pour aller de l’avant !

Article du mardi 21 décembre 2010

Communiqué confédéral



La Confédération Nationale du Travail (CNT) tenait son Congrès Confédéral les 10, 11 et 12 décembre à la bourse du Travail de Saint-Étienne (42).

Au sortir d’une mobilisation contre la réforme des retraites pendant laquelle la CNT est régulièrement apparue sur l’ensemble du territoire, que ce soit en créant des caisses de grève, en prolongeant les manifestations unitaires ou en organisant des blocages économiques, les syndicats de la CNT étaient rassemblés pour la tenue du 31ème Congrès Confédéral.

Conformément à ses principes autogestionnaires, les mandatés de chaque syndicat de la CNT ont pu débattre des orientations de la confédération pour les 2 prochaines années et se prononcer notamment sur l’orientation stratégique de l’organisation.
Stratégies d’implantation des sections syndicales, projets de développements de nouvelles fédérations dans le secteur privé, représentativité, formation… les décisions prises montrent une volonté renforcée de développer un syndicalisme ancré dans les réalités des travailleurs et porteur d’un véritable projet de société.

Dans le respect de la démocratie directe, les mandats confédéraux, en particulier ceux du bureau confédéral, on été profondément renouvelés, illustrant encore une fois que la rotation des tâches n’est pas un vain mot dans notre organisation.

Pour la CNT, les deux années la séparant de son prochain Congrès seront l’occasion de poursuivre son développement dans le privé comme dans le public. Ainsi elle continuera à porter un discours et des pratiques autogestionnaires et s’efforcera d’amener les travailleurs à se les approprier afin de faire vivre un syndicalisme de combat dans lequel ceux qui travaillent soient ceux qui décident !

CNT - secrétariat Média






Des délégations de syndicats et de mouvements de luttes, avec lesquels la CNT travaille régulièrement au niveau international ont été présentes au XXXI Congrès.

- Marta Pérez Pineda du FPDT (Front des Villages en Défense de la Terre) de San Salvador Atenco.



Naji Owdah, coordinateur du Centre Al Feineq implanté dans le camp de réfugiés de Dheisheh dans la banlieue de Bethlehem.



- USI Italie

Rapport de l’USI ITALIE (en pièce jointe)

- Délégation Espagnole.

France 3 : congrès CNT à Saint-Etienne

Article du lundi 20 décembre 2010

Vidéo-surveillance à Grenoble : le procès, suite et fin

Article du jeudi 16 décembre 2010

Retour sur un acharnement policier et judiciaire

1er mai 2009 : Un militant de la CNT avait été arrêté suite à la manifestation avant d’être relaxé quelques mois plus tard par la justice.

1er mai 2010 : Les syndicats de la Confédération Nationale du Travail (CNT) de l’Isère participent à la manifestation de Grenoble. Sur le parcours, deux caméras sont démontées par des opposant.es à la vidéo-surveillance. Après la manifestation, une camarade est arrêtée arbitrairement, un autre s’écroule, violemment frappé à la tête par les forces de police. La militante est poursuivie, commence une longue séquence judiciaire.

19 mai : À l’audience le procureur et la partie civile représentant la mairie demandent de fortes amendes, nous demandons la relaxe.

7 juin : Le délibéré qui devait être rendu est reporté.

21 juin : La juge demande un complément d’information et une nouvelle audience le 8 septembre.

8 septembre : La police n’ayant pas daigné fournir les pièces demandées, l’audience est à nouveau repoussée.

16 novembre : Deuxième audience, le procureur demande l’audition des témoins ce qui aurait prolongé exagérément la procédure.

26 novembre 2010 : La relaxe est enfin prononcée.

Si notre camarade a été innocentée, elle a dû supporter pendant 7 mois une situation absurde et stressante.

Nous dénonçons l’acharnement policier. Nous constatons que deux années de suite, des militant-e-s de la CNT ont été ciblé-e-s et arrêté-e-s violemment et arbitrairement. Si ces deux fois nos camarades ont été relaxé-e-s, ils ont dû faire face à une situation de pression policière et judiciaire durable. Ainsi, l’accusation n’ayant aucune preuve, elle a cherché à faire durer la procédure judiciaire contre notre camarade. À travers nos militant-e-s c’est notre syndicat qui est visé.

Nous remercions tous les soutiens reçus pendant ces 7 mois, les individus et organisations qui ont été présent-e-s du 1er mai au 26 novembre. Nous dénonçons le silence et l’absence de solidarité de classe des principales confédérations syndicales (CGT, FO, CFDT, CGC, CFTC). Nous dénonçons l’attitude de l’UD CGT de l’Isère qui le premier mai refusait de donner le micro pour soutenir nos camarades (une en garde à vue, un à l’hôpital) considérant que «ce sont toujours les mêmes qui foutent la merde» défendant ainsi la répression policière. De même, en acceptant de faire partie du soit-disant comité d’éthique de la vidéo-surveillance, le secrétaire de l’UL CGT favorise l’implantation et l’extension annoncées des systèmes de contrôle.

Nous dénonçons l’attitude de l’AFP, et des journaux reprenant sa dépêche telle quelle, qui a écrit, entre autres, suite à la manifestation du 1er mai «une jeune femme a été arrêtée à la fin de la manifestation par les policiers alors qu’elle venait de casser une caméra de vidéosurveillance en se hissant sur une échelle», aujourd’hui que la relaxe a été prononcée, nous demandons à l’AFP de reconnaître ses torts et d’arrêter de s’empresser de recracher sans vérification les propos policiers.

Ces cas ne sont pas isolés, nationalement les syndicalistes CNT sont régulièrement réprimé-e-s par la police. Cette répression s’inscrit dans un mouvement plus large de violence contre les mouvements sociaux (comme l’attestent dernièrement les violences policières pendant le mouvement des retraites).

Cela participe d’une logique sécuritaire globale de contrôle de la population (vidéo-surveillance comme à Grenoble, fichage ADN, biométrie, base-élève, fichier Edwige, lois sécuritaires Perben Sarkozy, Lopsi…) pour la soumettre et la mettre au pas alors que les politiques et le patronat organisent l’accaparement des richesses et du pouvoir au profit d’une minorité.

Le système capitaliste a besoin de classes sociales pauvres, précaires et dociles et les gouvernements qui servent et profitent des intérêts du capital n’hésitent pas à se servir des moyens de répression dont ils sont dotés. On met en place des politiques contre les travailleurs-ses et les élu-es de droite comme de gauche imposent plus de contrôle social pour faire taire la contestation.

Nous continuerons à nous mobiliser pour imposer nos revendications : baisse du temps de travail, partage des richesses, hausse des salaires, autogestion ! Ce n’est pas la répression qui nous fera nous taire, nous continuerons à lutter contre l’État, le patronat et les forces répressives qui les défendent.

Nous prenons acte de la volonté des collectivités d’installer des caméras dans l’espace public et les lieux de travail (rue, école, administration). La CNT appelle les travailleurs-ses et leurs organisations à s’y opposer.

Décembre 2010 - Les syndicats CNT de l’Isère.



Compte-rendu du procès de la militante accusée d'avoir cassé des caméras de vidéo-surveillance le 1er mai 2010

Rassemblement en soutien à notre camarade en procès mercredi 8 septembre 2010 à 14h au tribunal de Grande Instance de Grenoble (derrière la gare)

- http://www.cnt-f.org/ul38/spip.php?rubrique13

- http://grenoble.indymedia.org

- On s’use toute l’année au travail, et le premier mai c’est encore notre fête !

Travailleur, travailleuse : le 1er mai c'est ta fête !

Appel à témoins

UL38

Répression de la manifestation du 1er mai à Grenoble

[Indymedia Grenoble] Premier Mai, quand l’AFP déraille

[Indymedia Grenoble] Manif du 1er mai : Deux caméras à la trappe, Cellard dérape

Classes en Lutte N°117 décembre 2010

Article du mercredi 15 décembre 2010



Classes en lutte N°117

Soutien à Alain Refalo

Article du mercredi 15 décembre 2010

Refusant de suivre la recommandation du Conseil Supérieur de la Fonction Publique de l’Etat, l’inspecteur d’académie de la Haute-Garonne maintient la sanction disciplinaire à l’encontre d’Alain Refalo.

Tout notre soutien à Alain face à cette sanction prise dans le cadre d’une lutte collective contre les réformes du primaire.

La Fédération CNT des Travailleur-euses de l’Éducation

Sanction disciplinaire maintenue contre Alain Refalo, malgré la recommandation du CSFPE.

Soirée Free Palestine le lundi 13 décembre à 19h

Article du lundi 13 décembre 2010



Free Palestine : lundi 13 décembre à 19h au local CNT 69, 44 rue Burdeau, Lyon 1er

Débat avec un militant palestinien de Deisheh et des personnes de retour de mission

Repas de soutien au HWC pour la construction d'une clinique à Hébron

Affiche

Kyma "Souffler sur les braises"

Article du dimanche 12 décembre 2010

[Leur presse] « St-Etienne, historique du combat ouvrier »

Article du dimanche 12 décembre 2010







En quoi consiste le Congrès confédéral organisé ce week-end à Saint-Etienne par la Confédération Nationale du Travail ?

Deux fois par an, les syndicats CNT de France se retrouvent pour discuter des orientations politiques. Nous attendons entre 150 et 180 militants, ainsi que des représentants de délégations étrangères (Mexique, Italie, Palestine, Espagne).

Pourquoi avoir choisi Saint-Etienne ?

Saint-Etienne est historique dans le combat du mouvement ouvrier. La particularité de la CNT dans la Loire est que nous disposons d’un pied-à-terre à la Bourse depuis notre création en 1946. Cela nous permet d’accueillir le congrès dans des conditions matérielles confortables.

En quoi l’anarcho-syndicalisme est-il différent des autres syndicats ?

On fonctionne sans permanents syndicaux, sur la base des statuts de la CGT de 1895 : l’abolition de l’État et du salariat. C’est celui qui travaille qui doit décider, pas le patron. La spécificité de nos luttes syndicales, c’est notre projet de changer radicalement la société. Nous ne sommes pas un syndicalisme d’accompagnement ou de cogestion, nous ne percevons aucune subvention. Nous avons une centaine d’adhérents dans la Loire.

Recueilli par Marie Perrin


http://www.leprogres.fr/fr/permalien/article/4297372/St-Etienne-historique-du-combat-ouvrier.html

[Leur presse] Congrès Confédéral de la CNT à Saint-Etienne

Article du dimanche 12 décembre 2010





Saint-Etienne accueille le XXXIe Congrès Confédéral de la Confédération Nationale du Travail. Les Congrès de la CNT ont lieu environ tous les deux ans. La dernière fois c'était à Lille. C'est dans la grande salle des fêtes de la Bourse du Travail, pavoisée aux couleurs rouges et noires, qu'on retrouve Bernard, Elian, Loïc et Lucien. Ils travaillent à la Poste, dans l'Education ou à la Sécurité sociale. Lucien est retraité.



Qu'est ce que la CNT et comment s'organise-t-elle ?

C'est une Confédération syndicale anarcho-syndicaliste. Elle a été créée en France en 1946 par des anciens de la CNT espagnole, fondée d'ailleurs il y a 100 ans cette année, et des membres de la CGT syndicaliste-révolutionnaire. On a pour base les syndicats, comme les autres organisations syndicales, avec dans chaque département une Union des syndicats - on n'a rien inventé. La CNT s'organise aussi en fédérations, par branches, l'Education par exemple. Ce qui nous distingue, c'est qu'on se revendique du syndicalisme des origines. Nous n'avons pas de permanents appointés ni d'organisation verticale/pyramidale. Et ce qu'on appelle notre bureau ou secrétariat confédéral n'a qu'une fonction administrative, et non politique.

Dans quels secteurs est-elle présente, en France et dans la Loire ?

Dans la Loire, essentiellement dans l'Education et la Santé. Nous ne sommes pas très nombreux même si nous avons aussi bénéficié un peu de l'effet "retraites". Au niveau français, dans le Bâtiment, l'Education, les PTT - la Poste qui avait décidé de nous interdire l'exercice syndical et qu'on a attaquée avec succès auprès du Conseil d'Etat. Des personnes aussi se sont regroupées autour des travailleurs de la terre pour réfléchir à d'autres formes de production et de distribution par des coopératives... Mais ce Congrès c'est l'occasion justement de faire le point. Voir un peu de quels horizons viennent nos camarades...

Combien de personnes attendez-vous et pourquoi à Saint-Etienne ?

Environ 150 personnes mandatées par les différents syndicats. Il y aura aussi des gens d'autres pays. Pourquoi Saint-Etienne ? Il n'y a jamais eu de Congrès national ici. Il se trouve aussi que nous sommes un des rares syndicats de la CNT dans toute la France a être à l'intérieur d'une Bourse du Travail. Et les Bourses du travail sont un symbole fort des luttes sociales.

Comment ça se passe un Congrès ? Il y a un ordre du jour ?

Soixante motions ont été écrites il y a déjà plus de six mois par les différents syndicats. Chaque syndicat a discuté chacune de ces motions et au cours du Congrès, leurs points de vue seront confrontés à ceux des autres. Les motions seront adoptées collectivement, ou pas. Il y a aussi dans l'anarcho-syndicalisme ce qu'on appelle la rotation des tâches. Une personne ou un syndicat est mandaté au Congrès pour faire telle ou telle tâche, jusqu'au Congrès suivant. Par exemple, la distribution de notre revue, Les temps maudits, ou l'imprimerie des affiches... Ce sera aussi l'occasion d'écouter certains de nos camarades élus sur la manière dont ils vivent leur expérience dans les comités d'entreprises, toutes ces instances où, traditionnellement, la CNT ne demande pas à aller; puisqu'elle considère que ce sont des instruments de cogestion avec le patronat.

Quelles sont vos relations à Saint-Etienne avec les autres organisations ?

Globalement, on a des relations... cordiales, sans plus. Le fait d'être à la Bourse joue un peu.



Notes de la rédaction:
Il s'agit ici de la CNT dite " de Vignoles", du nom du siège parisien de l'organisation, même si on lit encore le sigle "CNT AIT" à l'accueil du rez-de-chaussée de la Bourse. Il y eut une scission en 1993 et on trouve aujourd'hui deux CNT: la CNT AIT et la CNT de Vignoles. C'est notamment la question des élections professionnelles qui est à l'origine de cette scission. " La question de la mesure de l'audience est difficile, dit Lucien. Dans la mesure où on ne met pas de candidats en lice, il est impossible de savoir quel nombre de voix ils pourraient récolter. Il n'empêche que les messages qu'on propage sont entendus dans les milieux où nous sommes présents."



A Saint-Etienne, la CNT est à l'origine du Cabas noir, une coopérative qui regroupe des producteurs agricoles et qui propose un marché paysan au local La Dérive, 31 rue Basse des Rives. Elle a monté le collectif les Fourmis, une "bourse du travail du salarié et du particulier". Les Fourmis proposent des travaux et services au domicile de l'employeur (couture, jardinage, repassage, cuisine, garde d'enfants...). Le salarié est rémunéré en Chèque emploi service universel. Elle intervient aussi, comme d'autres, aux côtés des salariés dans les petites entreprises dépourvues de délégués. Elle organise chaque année (sauf en 2010) le Salon de l'Autre Livre dont la dernière édition, consacrée à la guerre d'Espagne, a rencontré un vif succès.

Écrit par FI

http://www.forez-info.com/actualite/divers/15305-congres-confederal-de-la-cnt-a-saint-etienne.html

Concert de soutien aux grévistes (Havre)

Article du vendredi 10 décembre 2010

Photos soirée Chat Teigne

Article du jeudi 9 décembre 2010


[Communiqué de presse CNT] 10-12 décembre 2010 : 31e congrès confédéral de la CNT

Article du mardi 7 décembre 2010



Les 10, 11 et 12 décembre 2010 se tiendra, à la bourse du travail de Saint-Etienne, le 31e congrès de la Confédération nationale du travail(CNT). L'occasion pour l'ensemble des syndicats qui la composent de définir les grandes orientations stratégiques pour les deux années à venir.

Un congrès qui prend une importance toute particulière alors qu'un mouvement social de grande ampleur vient d'avoir lieu et que la CNT y a réellement tenu une place non négligeable, tant par le nombre de ses militants investis que par l'actualité de ses slogans et positions, ou encore le développement de pratiques de lutte et d'organisation (interprofessionnalisme, caisses de grève, action directe des travailleurs, etc.). Certains journalistes ont même parlé de "retour des anarcho-syndicalistes".

Ce congrès sera également l'occasion de faire le bilan de la réforme du droit syndical dans le secteur privé du 20 août 2008, des créations de nouvelles sections syndicales que cela a pu amener et de la stratégie à adopter quant à notre expérience dans ce domaine.

Par ailleurs, des délégations de syndicats avec lesquels la CNT travaille régulièrement au niveau international seront également présentes à ce congrès.

Enfin, le congrès se conclura par les mandatements d'un nouveau bureau confédéral, ainsi que de camarades en charge des relations avec les médias notamment.

Afin de venir partager avec ces anciens et nouveaux mandatés, ainsi que de prendre connaissance des orientations et de la stratégie syndicale adoptée par les syndicats de la CNT réunis en congrès, nous vous invitons à une conférence de presse dimanche 12 décembre 2010 à 11h à la bourse du travail de Saint-Etienne (en cas d'impossibilité de votre part, vous pouvez nous joindre aux contacts indiqués ci-dessous).

Le secrétariat confédéral aux relations médias de la CNT

Contacts

Site Internet : www.cnt-f.org

Courriel : relations-medias@cnt-f.org