Suite au communiqué des camarades de l’Isère, nous voulons affirmer notre soutien aux deux lycéens victimes de la police. Le mardi 9 novembre, pendant la manifestation à Grenoble, un de nos camarades a chuté d’un pont en essayant d’échapper à la police. Il a été blessé aux vertèbres et au bassin. Nous condamnons le phénomène de terreur que produit les forces de répression qui mette les personnes en danger. Un autre camarade a été frappé puis arrêté. Il est passé en comparution immédiate et a été condamné à 500 euros d’amende et 4 mois avec sursis : double peine qui consiste à être frappé puis condamné par le témoignage des mêmes policiers qui l’ont roué de coups.

Nous condamnons cette peine qui montre une fois de plus la forte répression utilisée contre les manifestants lors du mouvement contre la réforme des retraites. Depuis le début des manifestations, les jeunes, souvent désignés comme étant des casseurs, sont la cible des médias du pouvoir (selon le Figaro du 20 octobre, les lycéens de banlieue seraient majoritaires chez les casseurs) et de la police. Ce n’est pas la première fois que la répression est utilisée face aux jeunes lorsque ceux-ci expriment leur colère contre un État qui impose ses lois à la population : ouverture de force des lycées par la police, tir de flash-ball sur un lycéen à Montreuil, utilisation de gaz lacrymogènes, garde à vue des jeunes ( environ une soixantaine à Paris le 18 octobre ).

Nous soutenons tous les lycéens victimes de répression lors des mouvements sociaux.

Fédération des travailleurs de l'éducation de la CNT