Après moins d’un an d’expérimentation à l’Inrap, le contrat d’activité a fait l’unanimité... contre lui. Le principe est simple : le salarié est embauché pour une activité, une tâche et son contrat se termine une fois cette tâche réalisée. En réalité, c’est l’employeur qui décide quand cette tâche prend fin. C’est un contrat précaire et flexible.
Il existe trois types de contrat de travail à l’Inrap : le CDI, le CDD et le CDA. L’expérimentation du CDA a généré un surcroît d’activité pour l’administration. Elle a entraîné de très graves retards dans le paiement des salaires, du chômage, de l’envoie des contrats travail etc.
Entre janvier et octobre 2010, 370 archéologues ont été embauchés en contrat d’activité pour des périodes allant de quelques jours à quelques mois. Le nombre d’équivalent temps plein en CDD (200 ETP CDD) est systématiquement le même depuis plusieurs années. Ce nombre d’ETP CDD est intégré chaque année dans le budget de l’Inrap. Il n’est donc plus à démontrer que l’Inrap ne recoure pas aux contrats CDD pour un besoin lié à un surcroît temporaire d’activité, mais pour un besoin permanent. L’Inrap se trouve dans l’illégalité pour utilisation abusive de contrats à durée déterminée. Entre CDD et CDA, l’Inrap alimente la précarité.
Il est prévu que ce type de contrats flexibles soit étendu à l’ensemble de la fonction publique. Encore une arme de plus du gouvernement contre les travailleurs et pour continuer la casse du service public et privatiser ce qui reste à l’être.
Le mardi 30 novembre 2010, une huile du ministère de la Culture devra rendre un pré-rapport sur le bilan du contrat d’activité (CDA). Nous ne doutons pas que des propositions d’aménagement seront avancées. Nous n’accepterons pas ces quelques miettes. La précarité ne se négocie pas. La seule conclusion acceptable de ce rapport sera l’arrêt immédiat de l’expérimentation du contrat d’activité à l’Inrap. Nous nous opposerons à toute extension, sous quelques formes que ce soit, dans la fonction publique.
L’intersyndicale de l’Inrap (CNT-FSU-SUD-CGT) appelle tous les salariés à se mobiliser le 30 novembre prochain. Nous devons faire plier le ministère de la Culture et la direction de l’Inrap sur la question du CDA. La CNT exige la requalification de tous les contrats précaires (CDD et CDA) en CDI.
QUI SEME LA MISERE RECOLTE LA COLERE
TOUTES ET TOUS EN GREVE, LE 30 NOVEMBRE !!!
Fédération Communication Culture Spectacle
Secteur Archéologie et Patrimoine
section Inrap – mail : cnt@inrap.fr - tel : 06 74 33 47 28
LE COMBAT CONTINUE pour la défense de nos retraites, de la Sécurité Sociale, des services publics… Soirée « solidarité et culture » en soutien au mouvement social Le lundi 29 novembre 2010, Salle Charlie Chaplin à Vaulx-en-Velin
Soirée « solidarité et culture » en soutien au mouvement social
Cette soirée doit être un encouragement à nous battre tous ensemble pour
nos retraites, défendre la sécurité sociale et les services publics.
Le bénéfice sera versé aux organisations syndicales des salariés en lutte
(Feyzin, cheminots, municipaux?), et aux associations défendant les droits
des citoyens vaudais (Le Monde Réel, -Sans Papiers de
Vaulx-en-Velin-le collectif des précaires et privés d?emploi, la LDH pour
la vérité sur les «pratiques» policières pendant les manifestations de
lycéens?).
Soirée organisée par : la CGT de Vaulx-en-Velin (UL et municipaux), des
lycéens vaudais, les collectifs « On Vaulx mieux que ça » et « Retraite
unitaire 69 Vaulx-en-Velin»,
soutenue à Vaulx-en-Velin par : SUD et CNT éduc, le PAS, UFICT CGT, le
collectif « des Précaires et Privés d'Emploi de Vaulx-en-Velin,», le PCF,
PG, Front de gauche, les Alternatifs, IC, PS,
soutenue dans la région lyonnaise par : UD CGT, Solidaires Rhône, UD CNT,
collectif départemental unitaire 69, SUD lycéens, CGT Vinatier, Ugict CGT
tertiaire / Renault Trucks, NPA, LDH 69, le COVRA de Villeurbanne,
Gauche Unitaire.
Avec la participation de la librairie «Terre des Livres», 86, rue de
Marseille 69007 Lyon.
BARRIO POPULO
Les très jeunes musiciens de Barrio Populo (quartier populaire) proposent, dans une énergie débordante, un répertoire résolument rock. Leur musique est un condensé détonnant, cuivré et festif, percutant et mélodique. Mais comment parler de Barrio Populo sans affirmer haut et fort leur amour pour la scène ? Ils y déploient une telle énergie communicative que leur public ne s’y trompe pas : il aime.
TRIO SOULAŸRÈS
« …Quatre musiciens aux origines et passés différents se sont rassemblés autour d’une même passion musicale. Leur travail est le fruit de différentes inspirations musicales (Suzanne de la Vega, Lhasa ou Loreena Mc Kennitt) et ouvre l’horizon vers ailleurs… »
Jean-Baptiste Veujoz
"Les textes tendres et fantaisistes n’en stigmatisent pas moins, pour la plupart, les travers de notre quotidien : souffrance de l’exclusion
André BONHOMME
"il y a des gens comme ça" Soirée chez l’habitant André poursuit son petit bonhomme de chemin, ignorant les modes et le monde du showbiz, d’ailleurs son âme de poète est suffisamment libre pour vagabonder sur d’autres chemins.
Jean-Philippe RAMOS
Depuis 5 ans Jean-Philippe RAMOS rend hommage à celui qu’il considère comme son père en musique : Robert WYATT. Après plusieurs avatars, le spectacle est arrivé à sa forme actuelle : saxes, ordinateur et vidéos. Dans « The chansons of Robert WYATT et moi… », spectacle intime, voire intimiste, il préfère jouer seul afin d’en préserver la subjectivité, la règle du Je. C’est aussi un travail de mémoire à propos de temps pas si lointains où l’utopie pouvait encore exister...
LE COMBAT CONTINUE pour la défense de nos retraites, de la Sécurité Sociale, des services publics…
Le 20 février 1926, mort de Jules Gustave DURAND, né le 6 septembre 1880 au Havre.
Anarchiste, syndicaliste révolutionnaire, secrétaire du syndicat des charbonniers du Havre.
Initiateur de la grève illimitée d'août 1910, il sera victime d'une machination politico-judiciaire suite à la mort d'un "jaune" lors d'une rixe. On essayera de prouver que Durand avait fait voter la mort de ce dernier dans son syndicat. La corruption de plusieurs témoins et une campagne ignominieuse de la presse locale entraînèrent, le 25 novembre 1910, sa condamnation à mort. Mais le 28 novembre, par solidarité et pour lutter contre cette injustice, la grève est générale au Havre, et s'étend au secteur international des docks anglais et américain. Puis une protestation générale, initiée par la Ligue des Droits de l'homme, aboutit à sa libération, le 15 février 1911. Malheureusement, Jules Durand, maintenu 40 jours en camisole de force, était devenu fou, et finit sa vie à l'asile.
La révision de son procès, le 15 juin 1918, l'innocenta totalement.
Le secrétaire d'Etat à la justice, le socialiste Jean-Marie Bockel, vient de rendre un énième rapport sur la prévention de la délinquance au président de la république. Il comporte 15 propositions. Après la loi relative à la prévention de la délinquance de 2007, le plan prévention de la délinquance de 2009, ce nouveau rapport n'est que l'aveu d'un échec du gouvernement dans l'application de ses politiques répressives envers la jeunesse.
Une des mesures phares de la loi de 2007 consacrait le maire comme pivot de cette politique. Si cette mesure commence à s'appliquer, notamment dans les villes acquises à la majorité présidentielle (telles que Meaux, Orléans ou Nice), c'est sans la collaboration de tous les acteurs initialement prévus que sont les professionnels du social, du médico-social et de l'éducation.
Le secrétaire d'Etat qui fait l'éloge de toutes les mesures répressives adoptées depuis 2002, note cependant qu'elles n'ont pas enrayé « l'augmentation de la délinquance ». Jean-Marie Bockel est donc tout à fait conscient qu'il va droit dans le mur mais continue donc dans le même sens.
A commencer par les retrouvailles avec les relents xénophobes du rapport Bénisti. Les étrangers - de préférences africains et musulmans- vivant en France dans les quartiers les plus défavorisés sont une fois de plus stigmatisés, et les analyses qui se veulent scientifiques n'ont rien à envier aux idées les plus nauséabondes du front national.
Aussi, comme l'objectif affiché de ces 15 propositions est de prévenir la délinquance, nous avons droit à l'utilisation de l'enquête de l'INSERM de 2005.Celle-ci préconisait le dépistage des risques de troubles du comportement dès le 4ème mois de grossesse. Cette fois-ci, ils ont décidé d'attendre la naissance et de mettre en place dès l'âge de 2 ans « un repérage précoce des enfants en souffrance ». Outre le fait que cela va stigmatiser, dès le plus jeune âge, des enfants en leur collant l'étiquette de potentiels délinquants, c'est aussi laisser penser que les enseignants qui constatent des difficultés pour certains de leurs élèves fermeraient les yeux et n'orienteraient jamais les familles pour qu'elles trouvent du soutien. Par contre il est bon de rappeler que le nombre d'adultes à l'école est en constante diminution et que c'est ce même gouvernement qui organise par exemple la disparition des RASED.
Comme les enfants ne deviennent pas délinquants par hasard, le rapport préconise de se préoccuper fortement des responsables légaux, les parents. On notera des propositions innovantes en terme de soutien : le « coaching parental » façon super Nanny , le développement des stages de responsabilité parentale , des « stages de remise à niveau linguistique et républicaine » ou encore des contrats de responsabilité parentale avec à la clé, la possibilité de suspendre les allocations familiales. Au delà de ce formidable soutien, il est aussi préconisé de renforcer la sanction vis à vis des « parents défaillants ». Par exemple, un parent qui ne se rendrait pas à une convocation à l'école pourrait être convoqué la fois suivante par les services de police. De quoi faire aimer l'école aux parents !
Enfin, ce rapport rappelle l'importance de la mise en application de la loi du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance avec le maire comme pivot de cette politique de contrôle et de répression. Il réinvite également les différents acteurs (police, justice, enseignants et travailleurs du social et médico-social) à coopérer en participant, entre autres, aux instances telles que les conseils locaux de sécurité et de prévention de la délinquance ou les conseils pour les droits et devoirs des familles. L'éducation spécialisée est particulièrement visée. Les éducateurs de rue ne remplieraient plus leur mission de contrôle social attribuée par l'Etat il y a plus d'un demi siècle.
Ainsi comme les précédents textes, ce rapport ne laisse aucun doute quant à son idéologie :
-restaurer les valeurs d'une République du travail, même s'il n'y en a pas,
-prôner l'autoritarisme en utilisant les concepts comportementalistes,
-réprimer celles et ceux qui ne se soumettraient pas,
-promouvoir le respect des valeurs culturelles d'une certaine France et notamment ses valeurs chrétiennes.
Comme cela a été le cas depuis 2003, nous continuerons, aux côtés des organisations du Collectifs national unitaire de résistance à la délation et de tous les collectifs à résister pour n'être ni flic ni délateur.
Parce que s’il est vain de chercher à prédire l’avenir, il nous semble indispensable de tenter de nous projeter dans le futur pour avoir une prise sur lui.
Alors, 2020 : rêve ou cauchemar ?
Dans tous les cas l’avenir ne se construira pas sans nous et nous avons dès aujourd’hui notre mot à dire (ou à écrire) pour que celui-ci soit un peu plus conforme à nos aspirations.
Cette nouvelle livraison de la revue propose des analyses — la cohérence des contre-réformes en cours, le programme CLAIR, le tout sécuritaire, le jargon technocratique et les ambitions de nos petits chefs, etc. — mais fait aussi la part belle aux résistances et aux rêves d’une autre école.
Le sujet était tellement porteur que nous n’avons pas pu regrouper toutes les contributions sur un seul numéro, le 28 traitera donc du même thème et proposera de nouvelles fictions.
Une partie historique (le centenaire de L’École émancipée) et une abondante rubrique lecture et littérature jeunesse, complètent ce numéro.
Le numéro est à feuilleter en ligne et à commander (4 € en version papier, 2 € en version électronique ou par abonnement : 20 € pour 5 numéros à revue N’Autre école, CNT-FTE, 33, rue des Vignoles, 75020 Paris, chèques à l’ordre de CNT-FTE).
Pour feuilleter le nouveau numéro en ligne, cliquez sur le lien ou sur l’animation ci-dessous…
Suite au communiqué des camarades de l’Isère, nous voulons affirmer notre soutien aux deux lycéens victimes de la police. Le mardi 9 novembre, pendant la manifestation à Grenoble, un de nos camarades a chuté d’un pont en essayant d’échapper à la police. Il a été blessé aux vertèbres et au bassin. Nous condamnons le phénomène de terreur que produit les forces de répression qui mette les personnes en danger. Un autre camarade a été frappé puis arrêté. Il est passé en comparution immédiate et a été condamné à 500 euros d’amende et 4 mois avec sursis : double peine qui consiste à être frappé puis condamné par le témoignage des mêmes policiers qui l’ont roué de coups.
Nous condamnons cette peine qui montre une fois de plus la forte répression utilisée contre les manifestants lors du mouvement contre la réforme des retraites. Depuis le début des manifestations, les jeunes, souvent désignés comme étant des casseurs, sont la cible des médias du pouvoir (selon le Figaro du 20 octobre, les lycéens de banlieue seraient majoritaires chez les casseurs) et de la police. Ce n’est pas la première fois que la répression est utilisée face aux jeunes lorsque ceux-ci expriment leur colère contre un État qui impose ses lois à la population : ouverture de force des lycées par la police, tir de flash-ball sur un lycéen à Montreuil, utilisation de gaz lacrymogènes, garde à vue des jeunes ( environ une soixantaine à Paris le 18 octobre ).
Nous soutenons tous les lycéens victimes de répression lors des mouvements sociaux.
Fédération des travailleurs de l'éducation de la CNT
Nos militants ont largement participé aux mobilisations sur les retraites,
y compris souvent par de nombreuses journées de grève reconductible.
Notre conception de la grève et des autre actions de mobilisation est
d'instaurer un rapport de force pour gagner sur nos revendications.
Nous avons le sentiment que la journée du 23 sera plus une journée de
témoignage, voire un triste enterrement de la puissante mobilisation sur
les retraites.D'autant que l'appel à une journée de grève n'est pas clair.
Nous préférons dans ce cas nous préserver pour des mobilisations
capables d'instaurer ce rapport de forces nécessaire face aux politiques
antisociales du gouvernement et du patronat.
Hausse des frais d’inscription et coupes budgétaires
Alors que les libéraux-démocrates, membres de la coalition au pouvoir, s’étaient engagés à abolir les frais d’inscription à l’université, David Willetts, le secrétaire d’Etat britannique chargé des universités, a annoncé en octobre que le coût d’une année à l’université pourrait désormais s’élever à 9 000 livres par an (10 597 euros), soit près du double du montant actuel. Rappelons que les frais de scolarité ont déjà triplé ces vingt dernières années, interdisant l’accès à l’éducation supérieure d’une immense majorité de la population. Le gouvernement prévoit par ailleurs de réduire la part allouée à l’éducation dans son budget d’environ 40% dès 2012.
50 000 étudiants défient le gouvernement
C’est pourquoi le 10 novembre, près de 50 000 étudiants et travailleurs de l’éducation se sont rassemblés à Londres pour manifester contre cette augmentation des droits d’inscription et les coupes budgétaires. Pendant la manifestation, plusieurs centaines d’étudiants ont décidé d’occuper les locaux du parti conservateur. Depuis les bâtiments de Millbank, les occupants ont fait circuler le communiqué suivant : « Nous sommes opposés à toute coupe budgétaire et à la marchandisation de l’éducation. Nous occupons le toit du siège du parti conservateur afin de démontrer notre opposition au système conservateur qui consiste à attaquer les pauvres et à venir en aide aux plus riches. Ce n’est qu’un début. »
Des tabloïds au service de la répression
Dans les heures qui ont suivi l’annonce de l’occupation, le premier ministre, le maire de Londres ou encore Aaron Porter, président de la National Union of Students [1], ont condamné les faits de « violence et d’irresponsabilité » d’une « minorité » non « représentative » « d’idiots » et « d’extrémistes ». Le Daily Mail titrait dès le lendemain sur le « détournement d’une manifestation de classes moyennes par les anarchistes ». Alors que plus d’une cinquantaine d’arrestations ont eu lieu et que la police, ainsi que certains tabloïds, sont lancés dans ce qu’un appel collectif relayé par la National Campaign Against Fees and Cuts [2] dénonce comme une « réelle chasse aux sorcières », la solidarité s’est déjà mise en marche outre-Manche.
Où est la violence ?
Le 11 novembre, les étudiants de Manchester ont occupé pacifiquement une partie de leurs locaux pour lutter contre la privatisation de leurs universités. Des personnels et étudiants du Goldsmiths College ont également tenu à témoigner publiquement leur solidarité avec les occupants de Millbank en rappelant que la « violence réelle […] n’est pas celle liée aux fenêtres brisées mais à l’impact destructeur des coupes budgétaires et de la privatisation… ».
Un contexte européen de privatisation de l’enseignement
Les années précédentes, en Grèce, en Allemagne, en Italie, et plus récemment encore à Dublin, les étudiants ont amorcé des luttes contre la politique européenne de privatisation de l’enseignement supérieur et de mise en concurrence des établissements. L’éducation, en devenant un « marché », s’assujettit aux mêmes règles économiques qu’une entreprise : coupes budgétaires, nécessaire rentabilité passant par la hausse des frais d’inscription, restructuration et licenciements, utilisation de personnels précaires.
Solidarité internationale
Le syndicat CNT de l’éducation, et ses sections Supérieur Recherche, tiennent à affirmer leur solidarité avec la lutte des étudiants et personnels des universités en Grande-Bretagne. Leur lutte est la notre.
Contre la privatisation européenne des universités, la précarisation des personnels, et contre la répression des mouvements sociaux, « solidarity with the National Campaign against Fees and Cuts »
[[1. Le NUS (National Union of Students), syndicat étudiant emmené par Aaron Porter, propose la création d’une graduate tax. Mais des étudiants représentant un grand nombre d’universités du pays ont décidé de se constituer en coordination dans la « National Campaign against Fees and Cuts » afin de demander la gratuité de l’éducation et l’arrêt des coupes budgétaires en matière d’éducation (http://anticuts.com/).] [2.http://anticuts.com/2010/11/11/stan… Pétition de soutien aux MilkBank protestors : http://teneleventen.wordpress.com/s…]
Confédération Nationale du Travail Syndicat de l’Education, Sections Supérieur/Recherche 33, rue des Vignoles 75020 Paris 06 08 80 78 86 • http://www.cnt-f.org/fte
C’est place de l’Alma, où le peuple vient parfois honorer la mémoire d’une princesse défunte, et tout près d’un zouave qui devrait bien plus souvent servir de thermomètre social, que la fédération Construction de la CNT à voulu qu’en ce jour de commémoration on se souvienne de travailleurs sacrifiés à une logique de profit, et trop vite oubliés.
Pour 1 584 916 salariés du BTP, on a compté en 2009 :
- 120 386 accidents de travail motivant arrêt
- 8 712 accidents de travail avec incapacité permanente
- 141 décès, dont 26 dus à des maladies professionnelles
Pour 514 793 salariés du Bois, de l’Ameublement, Papier-Carton et Textile, on a compté en 2009 :
- 25 396 accidents de travail motivant arrêt
- 2 090 accidents de travail avec incapacité permanente
- 22 décès
A cette triste comptabilité il faudrait ajouter toute une partie des travailleurs intérimaires dont plus de 20% travaillent dans le BTP, et qui pour 3 017 372 équivalents temps pleins (toutes industries confondues), on a compté en 2009 :
- 127 268 accidents de travail motivant arrêt
- 8 602 accidents de travail avec incapacité permanente
- 57 décès
Ces chiffres énoncés, restent impuissants à illustrer la douleur, des centaines de familles et de camarades de travail, que ces disparitions prématurées provoquent .
L’abolition de l’État : une valeur républicaine ? Communiqué de presse confédéral du 16 novembre 2010
Par son arrêt rendu le 13 octobre 2010, la Chambre sociale de la Cour de Cassation a rejeté le pourvoi formé par la société Baud (groupe Casino), soutenu par l’UD 94 de FO, confirmant ainsi le jugement rendu par le Tribunal d’instance de Boissy-Saint-Léger le 11 février 2010 au bénéfice du Syndicat du commerce région parisienne de la Confédération nationale du travail (SCIAL-RP CNT), rejetant la contestation patronale de la désignation de son représentant de section syndicale (RSS) chez Baud (Arrêt n°1955 FS-P+B) / Pourvoi n° R 10-60.130).
La Cour de Cassation était ainsi invitée par le pourvoi formé par la société Baud contre ce jugement du 11 février 2010 à se prononcer, pour la première fois, sur la notion de « respect des valeurs républicaines » par un syndicat, soit l’une des conditions auxquelles il doit satisfaire pour être autorisé à désigner un représentant de section syndicale en application de l’article L.2142-1 du Code du travail dans sa rédaction résultant de la loi du 20 août 2008, le législateur s’étant gardé de toute précision à ce sujet.
La Cour de Cassation, au motif que c’est à celui qui conteste le respect par une organisation syndicale des « valeurs républicaines » et que le Tribunal d’instance avait constaté que cette preuve n’avait pas été rapportée ni par la société Baud ni par l’UD 94 de FO, a rejeté les arguments de la société Baud selon lesquels,
– d’une part, les références à l’« action directe » autogérée par les travailleurs eux-mêmes dans les luttes syndicales feraient automatiquement l’apologie d’actions violentes et,
– d’autre part, que l’« abolition de l’État » (cf. les statuts du SCIAL-RP CNT) comme étape de l’accomplissement d’une société débarrassée de l’aliénation du travail salarié au profit d’une société sans classe et autogérée serait contraire aux « valeurs républicaines », au motif confusionnel seriné par la défense de la société Baud et de FO que l’État serait la seule forme possible de République !?
La CNT peut se féliciter d’un tel arrêt, quand bien même elle n’entend aucunement soumettre son existence et ses actions aux diktats de la justice bourgeoise.
En outre, à l’heure où l’unité syndicale devrait prévaloir face à l’offensive générale orchestrée notamment par le couple MEDEF-UMP contre les travailleurs, la CNT dénonce le rôle néfaste que l’UD 94 de FO a joué dans cette affaire. Celle-ci s’est honteusement distinguée en s’associant tout au long de la procédure aux patrons de la société Baud, autrement dit ceux du groupe Casino ! Rappelons à ces « bons camarades » que Casino est l’un des principaux fleurons du grand capitalisme français, et qu’il est dirigé par Jean-Charles Naouri, qui est entre autres le père de la déréglementation des marchés financiers et celui qui s’est engraissé sur le dos des Moulinex, après en avoir licencié des milliers !
Enfin, dans un temps où l’action directe par la grève et les blocages des outils de production par les travailleurs est au cœur du combat syndical contre la réforme des retraites, chacun prendra aisément conscience que si l’alliance a priori incompréhensible entre la société Baud et l’UD 94 de FO avait gagné ce procès, cela signifiait la criminalisation du syndicalisme de combat et d’action directe, pour le plus grand avantage des patrons.
Le jeudi 18 novembre à 20h la CNT 38 propose une rencontre/débat avec Seydou Mossi Garba secrétaire général du SYNISEN / CNT-Niger au local autogéré à Grenoble.
Débat autour de la privatisation des ressources et luttes syndicales en Afrique, les combats du syndicat de l’industrie et de l’eau au Niger.
16 novembre. La salle d’audience était pleine. Il y avait quelques journalistes (Daubé, France 3, France Bleu).
La juge n’était pas la même que celle qui avait demandé le complément d’information.
La police avait enfin communiqué la commission rogatoire, c’est-à-dire des photos disponibles sur le site de Grenews. Elle ne s’est exécutée que sur relance du tribunal, le 10 novembre.
Le procureur n’a pas fait de véritable réquisitoire, il a proposé un complément d’information, un report d’audience qui permettrait d’auditionner la vingtaine ou trentaine de témoins qui ont fait des attestations dans le dossier.
L’avocat a mis en avant deux points. Premièrement, le fait que (photos à l’appui), l’accusée a les mêmes vêtements au début et à la fin de la manifestation. Deuxièmement, le fait que la police cherche à charger la CNT qu’elle considère comme un «ennemi», et qu’il est donc difficile de croire à son impartialité. Il a illustré son propos par la garde à vue musclée de cénétistes le premier mai précédent, et le comportement de la police lors de l’histoire du pont la semaine dernière. Il a rappelé que toutes les pièces du dossier avaient déjà été présentées au tribunal il y a plusieurs mois, alors que c’était un peu gros de demander maintenant des auditions de témoins. Il a demandé l’acquitement.
L’accusée a dit qu’elle commençait à en avoir un peu marre d’être sous pression et de venir régulièrement au tribunal.
La juge n’a pas accordé le report d’audience. Le verdict sera annoncé le 26 novembre.
La fédération Construction de la CNT a été créée il y a 10 ans les 7 et 8 octobre 2000 à Paris, avec l'accord de
syndicats locaux déjà existants, les SUB-TP.
Elle s'inspire des principes de la première fédération du bâtiment créée en 1907 au sein de la CGT alors syndicat
révolutionnaire, première fédération d'industrie dont elle a repris, en les réactualisant, les statuts. Fidèle a ses principes
révolutionnaires, d'égalité et de solidarité entre tous les travailleurs, hommes et femmes, la Fédération
Construction lutte contre le corporatisme induit par la division capitalisme du travail et a vocation à fédérer l'ensemble
des métiers qui concourent à la réalisation du cadre bâti, des infrastructures par le transport et de l'équipement,
qui englobent l'exploitation et l'extraction du bois et des matériaux de construction, métiers qui opèrent de
la transformation à la distribution de produits finis.
Elle regroupe ainsi tout naturellement au sein de ses syndicats locaux, les SUB-TP – Syndicats Unifiés du Bâtiment
et des Travaux Publics – les camarades, sans distinction de statut ou de fonction, et les sections syndicales d'entreprises
des différentes branches d'activités de notre industrie.
En accord avec son projet révolutionnaire de transformation sociale, la Fédération Construction de la CNT tend à
développer un syndicalisme qui englobe l'ensemble des branches professionnelles de notre industrie afin d'être en
capacité le moment opportun de se substituer au patronat, en réorganisant la production sur une base anti-capitaliste
et autogestionnaire et définir un autre modèle de société.
Bien que minorité révolutionnaire dans le cadre actuel d'un taux de syndicalisation très faible (8% de syndiqués et
à peine 5% dans la construction) où les grandes Confédérations majoritairement réformistes et collaborationnistes,
accompagnent l'évolution du capitalisme, la Fédération Construction, à travers ses syndicats locaux, se veut d'abord
l'expression d'un syndicalisme authentique de lutte de classes animée au jour le jour sur le lieu de travail, par des
hommes et des femmes en opposition permanente et sans concession avec leurs patrons.
Car aujourd'hui encore, le syndicat, organisation indépendante de tout parti politique et seule organisation spécifique
des travailleurs au sein des entreprises est capable, avec les moyens qui sont les siens, comme la grève, d'arracher
aux patrons et à l'État les améliorations nécessaires et indispensables pour répondre aux besoins de la population
qui souffre.
L'augmentation du pouvoir d'achat, la hausse des salaires, la réduction du temps de travail, l'opposition aux licenciements,
la réforme des retraites, … sont avant tout du domaine exclusif de la lutte des travailleurs et en particulier
celui de l'organisation syndicale.
C'est dans cette perspective que la Fédération Construction de la CNT à l'occasion de son 10e anniversaire entend
mener une campagne spécifique sur les accidents de travail et la pénibilité, sujets qui furent l'objet de discussion depuis
2003 entre les partenaires sociaux agréés et le gouvernement dans le cadre de la réforme des retraites mais qui n'aboutira
à rien, faute évidemment d'une remise en cause profonde de l'organisation du travail dans notre industrie.
Le secteur de la construction étant le premier touché par la mortalité au travail, par le nombre d'accidents et l'un
des plus pénibles, notre Fédération souhaite sensibiliser et mobiliser l'ensemble des travailleurs pour obtenir des
résultats concrets afin de réduire réellement et durablement les risques au travail, et permettre aux salariés ayant
des conditions de travail particulièrement difficiles de partir à la retraite de manière anticipée…
Des mesures immédiates sont possibles. Il faut les définir et les imposer. La réduction du temps de travail, reste un dispositif
déterminant pour réduire le temps d'exposition aux risques que présentent certains métiers. Dans le contexte
d'intensification et de précarisation actuel, la lutte contre les mauvaises conditions de travail doit être constante. Si une
prise de conscience individuelle de la part des salariés est nécessaire, l'engagement collectif de l'organisation syndicale
est indispensable pour contraindre le patronat à respecter et à étendre les mesures de sécurité et d'hygiène au travail.
Plus que jamais, la mobilisation doit se développer pour faire reculer la mortalité au travail et réduire les accidents.
La Fédération Construction de la CNT, à travers ses syndicats locaux, appelle l'ensemble des salariés du BTP à
rejoindre la lutte pour la sécurité dans le travail afin de ne plus courir le risque de perdre la vie à la gagner.
Le lycéen arrêté est passé en comparution immédiate, a pris du sursis (4 mois) et 500€ d'amende [dommages-intérêts ?] par les cinq flics qui se sont portés partie civile (ceux qui l'avaient roué de coups). Mais il est libre.
Le frère à l'hosto est fatigué mais tient le coup, il en a pour 45 jours d'hôpital plus la rééduc.
Pour info il y a eu un rassemblement mardi 9 novembre sur les lieux du drame et un mercredi 10 devant l'hôpital. Plus d'infos à suivre.
Aujourd’hui mardi 9 novembre 2010 à Grenoble, pendant la manifestation contre la loi de réforme des retraites, un lycéen a été gravement blessé (bassin et vertèbre fracturés) en chutant d’un pont en tentant d’échapper à la police, qui avait bloqué les deux accès pour charger les manifestants. Blessé à la colonne vertébrale par sa chute, il a pourtant été déplacé sans précaution sous le pont par la police pour le dissimuler aux regards de ses camarades, des passants et des médias. Un second lycéen déjà au sol a été frappé à la tête par plusieurs policiers puis arrêté. À cette heure, il est toujours en garde à vue. La CNT saura organiser la solidarité pour nos camarades blessés qui risquent la prison.
Nous avons assisté, aujourd’hui encore, à la violence d’adultes armés par l’État contre la jeunesse la plus mobilisée pour son avenir et notre présent.
Ce matin, nous étions une dizaine de camarades de la CNT venu soutenir
Djibril au Tribunal administratif.
Sous le coup d’une Obligation de Quitter le Territoire Français, Djibril
S. risque une expulsion imminente. D’origine malienne, Djibril vit en
France depuis 10 ans. Récemment, Djibril est devenu papa. Dans ses
démarches de régularisation, Djibril a reçu l’appui du syndicat CNT. Son
avocat a fait un recours de l’Obligation de Quitter le Territoire Français
devant le tribunal administratif.
Le rapporteur public après avoir rappelé les faits concernant la procédure
refuse l’argument de la présence depuis plus de 10 ans sur le territoire
français pour faute d’élément prouvant une régularité de cette présence.
Par contre il valide l’argument de la vie privée et familiale. Pour lui la
demande est donc motivée et il demande l’annulation de la décision de la
préfecture, et l’obtention d’une carte de séjour plus 800 euros de frais
de justice. Il n’y avait pas de représentant de la préfecture, et
l’avocat de Djibril a enfoncé le clou sur la vie privée et familiale de
Djibril.
Les Camarades présents sont optimistes, mais nous attendons le délibéré
dans trois semaines.
Soiré projection débat les amoureux au ban public Le 23/02/2012 à 19:00 Local alternatif la Ruche des Citoyens 19 rue de prony à Villefranche sur Saône
soirée conférence-débat « L’Héritage Thatchérien de 1979/2002 » Le 02/03/2012 à 20:00 La ruche des Citoyens 19 Rue de Prony. Villefranche