CHÔMAGE, POLLUTION, MISERE, REPRESSION, EXPLOITATION...
LE CAPITALISME, C'EST LA CRISE !

[CNT 42] Généraliser les pratiques de lutte, aujourd’hui et demain...

Article du samedi 30 octobre 2010



Malgré huit journées d’action particulièrement suivies, il apparaît que même avec 3,5 millions de personnes dans les rues, les défilés ne permettent pas d’être correctement entendus. Ce n’est pas vraiment une surprise, mais beaucoup d’entre nous l’avaient un peu oublié.

Partout en France, les blocages dans les raffineries, dans les centres de traitement des ordures et dans bien d’autres sites se multiplient. Incontestablement, l’obstination de l’État et du patronat à imposer leur réforme des retraites pousse la lutte à retrouver des pratiques syndicales disparues depuis trop longtemps.



L’unité à la base
Le mouvement social actuel permet de retrouver des pratiques intersyndicales à la base, fondées sur une représentativité de terrain. Malgré les divergences entre syndicats, les travailleurs et travailleuses privilégient leurs intérêts en développant une mobilisation commune, loin des défilés par cortèges syndicaux cloisonnés.

L’interprofessionnalisme
Alors que depuis plusieurs années, l’heure était plutôt au repli sur soi et à la lutte catégorielle ou par entreprise, la mobilisation contre la réforme des retraites permet de retrouver des actions où se mêlent tous les corps de métiers et d’industrie, chacun soutenant l’autre avec un même objectif.

Et si nous arrivons au retrait de la réforme ?
Rien ne sera gagné car les luttes défensives sont toujours un aveu de faiblesse. Il nous faut porter des perspectives nouvelles. À la CNT, nous pensons que la gestion des caisses d'assurances doit être assurée par les travailleurs eux-mêmes comme ce fut le cas dans le passé avec les sociétés de secours mutuels. Utopique ? Non, car il ne s’agit que d’étendre les pratiques de lutte aujourd’hui en place. Que les patrons paient leurs cotisations sociales sans exonérations, nous saurons très bien les redistribuer égalitairement par nous-mêmes !

L’unité face aux provocations policières
L’État sait bien que quand les intérêts de ses maîtres financiers sont menacés, il faut utiliser la répression. Fermetures administratives d’universités, police devant (voire dans) les établissements scolaires, CRS envoyés sur les piquets de grève ou les opérations de blocage, réquisition des travailleurs par décrets, utilisation de l’armée pour nettoyer les rues, installation de la terreur par l’utilisation du Flash-Ball ou de gaz lacrymogènes, harcèlement des jeunes des quartiers populaires, instrumentalisation de l’extrême droite, et surtout vrais policiers déguisés en faux « casseurs » pour faire dégénérer les manifestations. Ne cédons pas aux rumeurs et aux différentes provocations étatiques. La seule réponse à ces provocations est le maintien de la prise de décisions à la base par les travailleurs eux-mêmes et la construction d’un rapport de force collectif et solidaire.

L’action directe des travailleurs
Souvent montrée du doigt, l’action directe des travailleurs s’est largement développée depuis quelques semaines, dans son sens premier : loin de la violence individuelle ou d’une avant-garde éclairée, qui reste sans effet, il s’agit de mettre en avant l’action collective des travailleurs et travailleuses sans passer par des intermédiaires ni procuration. Plus concrètement, organiser des actions syndicales à la base sans attendre le feu vert des dirigeants syndicaux ni déléguer à des représentants qui négocient et décident sans tenir compte de l’avis des travailleurs et travailleuses.

L’autogestion des luttes
Les assemblées générales souveraines se sont multipliées, dans le public comme le privé, sectorielles ou interprofessionnelles, pour décider collectivement de la grève, de sa reconduction ou non, ainsi que des actions syndicales à mener. Avec, en outre, un respect des décisions prises par chacun, vers une réelle autonomie des travailleurs et de leurs collectifs de travail.

La solidarité de classe
Tous les salariés ne pouvant faire grève en même temps – notamment les précaires et/ou isolés –, les syndicats ont repris à leur compte les idées de caisse de grève, de blocage par des camarades extérieurs à l’entreprise, pour éviter les sanctions pour les travailleurs de l’entreprise elle-même. Ce mouvement renforce la conscience de classe de tous : face au patronat et à l’État, nous avons tous les mêmes intérêts, et nous sommes solidaires pour gagner.

Le blocage de l’Économie
Contrairement à ce qu’affirme la propagande d’État, les grèves reconductibles et les blocages ne sont pas un choix mais une nécessité ! Comment penser sérieusement que des grèves peuvent se résumer à des défilés dans les rues, encadrés par les forces de l’ordre ? L’histoire, notamment en juin 1936, a souvent montré que nos droits, nos acquis sociaux ont été arrachés (et pas demandés poliment) à l’issue de luttes très dures et généralement en utilisant le seul moyen à la disposition des travailleurs et des travailleuses : la grève et le blocage de la production sur le lieu de travail. C’est ce que nous redécouvrons dans le mouvement actuel !



Généraliser, aujourd’hui et demain...

Ce sont ces pratiques de lutte, intergénérationnelles, fondées sur l’action collective et la solidarité de classe, qui peuvent nous permettre de gagner aujourd’hui et de forcer le gouvernement et les patrons à reculer. Cette lutte nous sert de base pour renforcer les réflexes et pratiques nécessaires à nos victoires actuelles et futures. Soyons sûrs de notre force, car c’est bien nous qui travaillons et qui produisons les richesses : unis nous pouvons tout, isolés nous ne pouvons rien.

Ne lâchons rien ; continuons de développer, dans le mouvement actuel, comme dans ceux qui suivront
– l’unité syndicale à la base ;
– les prises de décisions collectives en assemblées générales souveraines pour permettre à tous les grévistes de s’approprier la lutte ;
– les actions collectives de blocage d’entreprises et voies d’accès aux zones où sont produites les richesses ;
– le partage des informations sur les luttes et initiatives ;
– la solidarité interprofessionnelle ;
– les caisses de grève pour nous permettre de tenir et de gagner ;
– les grèves reconductibles ou tournantes, qui bloquent la production des richesses et donc des profits…


C’est nous qui travaillons,
C’est nous qui décidons !
C’est tous ensemble qu’il faut lutter,
C’est tous ensemble qu’on va gagner !



tract à télécharger

Flics avec des autocollants CNT

Article du samedi 30 octobre 2010

Puisqu'on vous dit que ces pratiques n'existent pas ...


Flic avec un autocollant CNT (manif parisienne)

Vidéo sur la Bac avec des autocollants CGT (19 octobre)

Vidéos CNT manif 28 octobre 2010

Article du vendredi 29 octobre 2010







Photos Manif Retraite 28 octobre 2010 Lyon

Article du jeudi 28 octobre 2010

Occupation symbolique du siège de l’entreprise Malakoff Mederic à Paris

Article du mercredi 27 octobre 2010

Occupation symbolique du siège de l’entreprise Malakoff Mederic à Paris, dans le cadre de la lutte syndicale contre la réforme des retraites, a été levée sans heurts, au bout d’une heure.



De l’argent, il y en a dans les poches de Guillaume Sarkozy ! Pourquoi occuper symboliquement le siège de Malakoff Médéric ?

L’explication est assez simple : Malakoff Médéric, dirigée – est-ce un hasard ? – par Guillaume Sarkozy, frère aîné du président des riches, a déjà préparé l’application de la contre-réforme des retraites...

Cette entreprise, premier groupe paritaire de protection sociale en France, a créé récemment avec la Caisse nationale de prévoyance (CNP Assurances, premier assureur de personnes, qui assure notamment la gestion des régimes Préfon, fonds de pension destiné aux agents de la fonction publique, et Fonpel, fonds de pension destiné aux élus locaux), une société appelée Sevriena, dont le but est de rafler le marché juteux de l’épargne retraite à partir de janvier 2011...



Preuve en est le document confidentiel de mars 2009 disponible sur le site du journal Politis, intitulé : « Projet de regroupement des activités d’épargne retraite et d’épargne salariale de CNP assurance, de Malakoff Médéric et de Quatrem » : « À l’horizon 2020, une baisse du taux de remplacement de l’ordre de 8 % est attendue pour une carrière complète. Cette baisse est toutefois variable selon le niveau du salaire et le profil de carrière [...]. Pour les salariés qui auront subi des “trous” de carrière et pour les générations qui prendront leur retraite après 2020, la baisse du taux de remplacement sera plus forte ». Le montant potentiel de collecte d’épargne retraite nécessaire pour financer le maintien du niveau de vie des futurs retraités en 2020 est estimé – dans ce document – à une belle somme « comprise entre 40 et 110 milliards d’euros, suivant les hypothèses de comportement des individus ».

Et encore une fois, comme par hasard, le projet de loi du gouvernement comporte un titre V, peu ébruité par les médias, qui vise à développer la retraite par capitalisation : « Mesures relatives à l’épargne retraite. »

Nous aurait-on encore menti ? La réforme actuelle n’aurait-elle pour but que de faire baisser les pensions par répartition afin d’imposer à ceux qui en auront les moyens de souscrire à des retraites individuelles par capitalisation ? Le calendrier extrêmement bien articulé de la création de la nouvelle entreprise de Guillaume Sarkozy et de la réforme de son frère chef de l’État semble finalement un hasard bien préparé...



Le projet du gouvernement et du patronat (Guillaume Sarkozy a d’ailleurs été vice-président du Medef jusqu’en 2006) est clair : détruire petit à petit le régime de retraite par répartition en baissant le niveau des pensions et en forçant de fait les salariés à avoir recours à la retraite par capitalisation... engraissant ainsi encore une fois des entreprises privées !
Face à la casse des retraites par répartition et au népotisme, ne baissons pas la garde.
Prenons sur les profits pour payer les retraites !
Aujourd’hui à Médéric-Malakoff ; demain on continue !




Confédération nationale du travail (CNT-RP) Solidaires Paris.

Bulletin "La Grève" sur les mobilisations en cours : Mercredi 27 octobre

Article du mercredi 27 octobre 2010






Lyon

Ce matin a eu lieu un tractage et Manif dans la zone industrielle Corbas/saint Priest/venissieux au rond-point du pôle agro-alimentaire, 69 rue Marcel Mérieux à Corbas.
Proposée par les grévistes de Rhodia CRTL et de la CGT du site



12h : Apéro dinatoire sur le piquet de grève SNCF de La Mouche - rue Pierre Sémard Lyon 7eme.

18 h : Rassemblement au Terreaux



Infos à Lyon :
http://rebellyon.info/
Radio Canut (102.2 Mhz): 8h 13h 19h

Annecy

Le dépôt de carburant de Vovray, près d'Annecy, a été débloqué vers 5h30 ce mardi 26 octobre. Des gendarmes mobiles sont intervenus très rapidement, seulement 1 heure 30 après le début du barrage.

Ce dépôt a été bloqué par des militants CGT qui ont visiblement disposé des palettes, empêchant l'entrée et la sortie des camions-citernes. Une scène similaire avait eu lieu le 21 octobre. Les manifestants avaient été délogés après 8 heures sur place.

Bourgogne

Dijon
Depuis ce matin 7 heures, on bloque les dépôts de carburant de Dijon-Longvic à environ 50 de militants : cnt, fsu, fse, sud, attac et des militants des Tanneries…



Infos à Dijon:
http://www.brassicanigra.org/

Grenoble

Blocage du centre de tri et du dépôt Semitag à Sassenage - 27 octobre Aujourd’hui mercredi 27 octobre de 3h30 à 9 heures le centre de tri postal de Sassenage et le dépôt TAG qui est à côté ont été bloqués, par des personnes mobilisées contre la réforme des retraites (et plus encore), représentant leurs syndicats, elleux-mêmes ou l’AG Interluttes. Quelques 150 personnes étaient au rendez-vous.

Infos dans la Loire :


http://www.cnt-f.org/cnt42/

http://www.lautreprogres.org

Saint-Etienne

aujourd hui à 8h30 manifestation devant le siège du medef à Mont reynaud avec CGT FO CFDT CNT SOLIDAIRE SUD, une centaine d oeufs ont été jeté sur la facade du medef ainsi que celle de quelques policiers aux alentours. Des tags ont également été tracés aux portes du bâtiments.

Ont eu lieu cette semaine : blocage de la zone easy deas à andrezieux, blocage de centre de tri postale, blocage de la decharge, 2 OPERATIONS PEAGE GRATUIT QUI A PERMIS DE RECOLTER 1800 euros pour le soutien des piquets de grèves et l'organisations des futurs actions, blocage de deux agences banquaires (LCL et BP) dans l'hyper centre de Saint-Etienne.

A l’appel de la Coordination inter-secteur de la Loire, une centaine de manifestants a bloqué le centre de tri de La Poste de Saint-Just-Saint-Rambert de 4h à 9h



Sources d’infos :
Sur le mouvement en France :
http://www.7septembre2010.fr/
http://www.lesmutins.org/
http://engreve.wordpress.com/
http://www.sudrail.fr/
http://www.frontsyndical-classe.org/
http://jacques.tourtaux.over-blog.com.over-blog.com/

Quand les routiers manifestent :
http://www.truckblog.fr/

Leur presse la moins pire où faut faire le tri :
http://www.lyoncapitale.fr/
http://www.france-info.com/
http://www.leprogres.fr/fr/index.html?iCategorieRedactionnelle=177

Soutien financier : http://www.bizimugi.eu/grevesolidaire/

International

Suisse :
La raffinerie de Cressier, dans le canton de Neuchâtel, a été fermée, annonce mardi le groupe zougois Petroplus. Une décision prise en raison de la grève qui affecte la source d'approvisionnement de la raffinerie, le terminal pétrolier de Fos-sur-Mer, dans le sud de la France.

Brésil :
Le syndicat des métallurgistes de Campinas (région de Sao Paulo - Brésil), membre de Intersindical (www.intersindical.org.fr) et représentant 52.000 travailleurs a affirmé sa solidarité avec les travailleurs de France en manifestant devant le siège local de l'entreprise française Valeo. Cliquez sur l'image pour agrandir et lire le texte de leur banderole.


Rendez-vous :
Jeudi 28 : Grève interprofessionnelle.
10h30 : Manifestation interpro. Rendez-vous au niveau de l’ arrêt de métro Monplaisir.
13h30 : Action Spectacle en Lutte (après la manif)
15h30 : AG interpro à la Bourse du travail

Vendredi 29
A l'appel de l'Union locale de Vaulx en velin, vendredi 29 : rendez vous à 4h15 à l'Union locale,
Maison de quartier, rue Bataillon Carmagnole, pour une action.
Samedi 06 novembre : Manifestation


Bulletin à télécharger

Manif et grève nationale jeudi 28 octobre : rassemblement à Lyon : place Ambroise Courtois à 10h30

Article du mercredi 27 octobre 2010



Tract en pdf :

Ne lâchons rien ! Grève générale pour la justice sociale !

Article du mercredi 27 octobre 2010

S'ils commencent à compter, c'est qu'on commence à gagner !

Article du mercredi 27 octobre 2010

Ces derniers jours le Medef et le patronat en général se sont mis à estimer le coût de la grève. On apprend ainsi que chaque journée du mouvement actuel coûterait entre 100 et 200 millions d’euros de manque à gagner. Un communiqué de l’organisation patronale est même sorti. Il fait le décompte des pertes et se termine par un appel aux entreprises à être indulgentes les unes envers les autres. À l’heure du capitalisme triomphant, on croit rêver !

En tous cas ceci nous montre une chose : on tape enfin là où ça leur fait mal : au porte-monnaie !

Tant qu’il n’y avait que des manifestations sporadiques, le patronat ne comptait pas les manifestants. Maintenant que les salariés bloquent les flux économiques, ils commencent à craindre pour leurs finances.

La CNT appelle donc tous les syndicalistes et tous les militants à organiser, à poursuivre et à multiplier les actions de blocages partout où sont produites les richesses.

C’est maintenant que nous pouvons gagner : d’une part en faisant de ce jeudi 28 octobre une journée de grève et de manifestation d’ampleur, qui montrera que le mouvement social ne s’essouffle ni dans la rue, ni dans les aspirations du peuple à défendre sa retraite et à se battre pour un véritable partage des richesses. Mais nous gagnerons surtout en prolongeant la marche sociale amorcée : en organisant des assemblées générales pour construire la suite, en décidant de reconduire la grève, en décidant des actions de blocages, en décidant de mettre en place des caisses de grève afin de poursuivre plus longtemps ce mouvement social.

Nous sommes en plein rapport de force entre deux classes. Il est temps de mettre en œuvre tous les outils du syndicalisme : la grève est le plus efficace de tous, continuons à défendre sa nécessité et à la mettre en place partout où c'est possible !

La victoire est à notre portée, une victoire retentissante des oppressés sur les possédants. Une victoire qui en appellera d’autres. Nous ne pouvons plus reculer. Depuis des années nous n'avons pas eu un rapport de forces aussi favorable, il serait irresponsable pour le mouvement social tout entier de faire machine arrière.

C’est maintenant que tout se joue pour :

— La retraite à taux plein à 60 ans pour tous et à 55 ans pour les salarié.e.s ayant effectué des travaux pénibles,

— Le retour aux 37,5 annuités public-privé,

— L’indexation des pensions sur les salaires,

— La garantie d’un taux de remplacement de 75% du salaire brut (calcul sur la base des 6 derniers mois),

— Pas de pensions inférieures au smic (réévalué à la hausse),

— Le refus des retraites par capitalisation,

— La gestion des organismes de solidarité par les salarié.e.s eux-mêmes,

— La hausse des salaires, induisant automatiquement une augmentation des cotisations.



De l’argent il y en a dans les poches du patronat,

partage des richesses !

Bulletin "La Grève" sur les mobilisations en cours : Mardi 26 octobre

Article du mardi 26 octobre 2010




Lyon et Alentours (69)

Collectivités territoriales :
Reconduction des communaux de Vaulx en Velin

PTT: La Poste en grève illimitée "suite aux difficultés rencontrées par les personnels lors de la mise en place de leur nouvelle organisation de travail " à Lyon 3e. et 8e.

SNCF :
Reconduction au piquet cheminot de la Mouche.

Santé :
6h00 à 9h00 collecte de soutien aux grévistes organisée à l’appel de la CGT Vinatier au niveau du rond point devant l’hôpital, 95 Bd Pinel.

Interprofessionnel :
Diff de tract au rond point de solaize 6H 50 personnes. CGT, CFDT, SUD, CNT

Blocage du tramway à 12h
Soixante-dix manifestants ont bloqué le tramway et le Rhônexpress (navette de l’aéroport)




Rassemblement devant le siège de l’UMP de 14H à 15H30.
500 personnes




Rassemblement 18h place des terreaux
350 personnes.





Mise en place de caisse de grève pour les travailleurs-euses des raffineries et/ou des cheminot-e-s :

Les enseignants de Vaulx-en-Velin en lutte (grève du 12 octobre au 22 octobre jour des vacances) ont effectué une collecte au profit des des grévistes cheminots et raffineurs. Ils ont ainsi récolté 817 euros qui ont été partagé en part égale entre la raffinerie et le dépôt de la Mouche.
L'initiative de cette caisse de solidarité a été lancé et porté par des enseignants de la CNT Education. En effet suite au mouvement de 2003 (7 semaines de grève), la CNT Education a mis en place une caisse de grève au sein du syndicat, et les militants de la CNT essaient de promouvoir cela au sein des différents collectifs dans lesquels ils interviennent.
La CNT Education 69 a également réussi à collecter 420 euros qui ont été remis aux grévistes de la raffinerie de Feyzin. La solidarité est une arme !

Solidarité avec les grévistes de la raffinerie de Feyzin : chèque à l'ordre de "solidarité" compte commun CFDT -CGT de la raffinerie


Annecy

bloqué dès 4h du matin. Débloqué à 5h30.

Isère

- La CGT de l’Isère a bloqué le site de STMicroelectronics à Crolles

Niveau National

Chimie : Les raffineries de redémarreront pas http://www.7septembre2010.fr/post/2010/10/26/LES-RAFFINERIES-NE-RED%C3%89MARRERONT-PAS-!!!

http://www.7septembre2010.fr/post/2010/10/26/Ils-ont-jet%C3%A9-leur-t%C3%A9l%C3%A9-par-la-poubelle%2C-et-du-coup%2C-aujourd-hui....

- Une centaine de personnes ont bloqué un dépôt de carburant (pendant 1h30), ce matin, à Grigny (Essonne)
- Une quarantaine de personnes bloquaient depuis lundi soir un site logistique qui approvisionne le groupe Carrefour, à Bassens (Gironde)
- Environ 70 personnes ont bloqué, entre 6h et 9h ce matin, le dépôt RATP de Neuilly sur Marne
- Une vingtaine de personnes ont bloqué, ce matin, l’accès aux Papeteries de Mauduit à Quimperlé
- Plusieurs barrages routiers ont été organisés tout au long de la journée, à Rennes
- Un collectif a rendu le péage gratuit, à St Jean de Védas, en fin d'après-midi,dans l'Hérault
http://www.7septembre2010.fr/post/2010/10/26/Blocage-du-d%C3%A9pot-de-carburant-de-brive-la-gaillarde-depuis-ce-matin-5h

- Le dépôt de carburant de Brive a été bloqué ce matin
- Une quarantaine de personnes ont bloqué, ce matin, l’accès aux trois entrées du siège du conseil général UMP de l’Orne à Alençon
- Dès 4h30, ce matin, le dépôt des bus était bloqué, sur la zone industrielle de Saint-Barthélemy
- Même scénario à Nantes, où les dépôts de bus et de trams ont été bloqués
- Plus d'une dizaine de lycées perturbés, des opérations de blocages de routes, 2000 jeunes mobilisés ce matin sur l'Île de la Réunion
- Les syndicats Sud et CNT ont bloqué ce matin le dépôt de bus Transpole de Sequedin. Leurs collègues de la CGT et de la CFDT, de leur côté, ont retardé le départ de plusieurs TGV en gare de Lille.
- Les dépôts de carburant de Dijon-Longvic étaient bloqués dès 7h du matin
- "http://lorraine-champagne-ardenne.france3.fr/info/champagne-ardenne/blocage-itinerant-dans-les-ardennes-65571077.html"
Plus de 500 personnes ont participé au blocage des routes dans le département des Ardennes, à l'initiative de l'intersyndicale.
- Limoges : barrages filtrants sur les routes avec distribution de tracts
- A Caen, plus de 250 étudiants ont bloqué vers 15h le périphérique dans les deux sens
- A Rennes, cet après-midi, plusieurs dizaines de jeunes ont organisé une opération "poubelles barricades" en bloquant l'Avenue Janvier
- Plus de 500 personnes se sont rassemblées devant le Medef de Nantes, à midi
- Affichage de banderoles et mobilisation de plus de 200 personnes, Place de la Comédie, à Montpellier
- Des manifestants ont bloqué les accès à la zone industrielle de Lamballe 
- Toulouse : 200 manifestants se sont installés rues Deville et du Collège de Foix pour bloquer quelques heures toute entrée et sortie des camions de la Banque de France. C’est la série des «un jour, une action» censée tenir son monde mobilisé jusqu’à la manifestation nationale de ce jeudi (Source : Libération)
- Plusieurs universités étaient bloquées aujourd'hui. La Sorbonne est fermée administrativement depuis 12h30. Une AG devait avoir lieu...
- Plus d'un millier de personnes se sont rassemblées devant le Sénat, à Paris, cet après-midi
- A Lorient, plus d'une centaine de lycéens, étudiants et représentants syndicaux (FO et CGT) ont bloqué dans l'après-midi la voie ferrée, au niveau du cours de Chazelles.
- Etc., etc.


International

Belgique :
En geste de solidarité avec le mouvement de protestation contre la réforme des retraites en France, le Setca a décidé de bloquer des dépôts de carburants à Tertre et à Feluy. L'objectif est d'empêcher que des camions ne viennent s'approvisionner chez nous, pour ensuite remplir les stations service françaises qui sont à sec à cause de la grève.


Rendez-vous :

Mercredi 27 octobre 6h30 : tractage et Manif dans la zone industrielle Corbas/saint Priest/venissieux au rond-point du pôle agro-alimentaire, 69 rue Marcel Mérieux à Corbas.
Proposée par les grévistes de Rhodia CRTL et de la CGT du site


AG interuniversitaire, Mercredi 27 octobre à 12h, Amphi 1 du déambulatoire
Campus de la Doua

12h : Apéro dinatoire sur le piquet de grève SNCF de La Mouche - rue Pierre Sémard Lyon 7eme.

Jeudi 28 : Grève interprofessionnelle.

10h30 : Manifestation interpro. Rendez-vous au niveau de l’ arrêt de métro Monplaisir.
13h30 : "http://rebellyon.info/action-Spectacle-en-Lutte-jeudi.html" Action Spectacle en Lutte (après la manif)
15h30 : AG interpro à la Bourse du travail

Vendredi 29
A l'appel de l'Union locale de Vaulx en velin, vendredi 29 : rendez vous à 4h15 à l'Union locale, Maison de quartier, rue Bataillon Carmagnole, pour une action.

Samedi 06 novembre : Manifestation nationale

[Leur Presse] Lyon Capital : 200 à 300 manifestants devant le siège de l'UMP

Article du mardi 26 octobre 2010





L'ambiance était bon enfant mardi après-midi entre 14h et 15h30, devant le siège de la fédération UMP du Rhône. Syndicalistes, organisations étudiantes et lycéennes ainsi que des citoyens non-affiliés, en majorité des jeunes, ont entonné les refrains contestataires, sous les fenêtres, restées closes, du 25 de la rue Edouard Herriot. Ils sont venus, une nouvelle fois, protester contre la réforme des retraites.

Ils étaient une petite centaine à 14h, devant le 25 de la rue du président Edouard Herriot. Au mégaphone, Raphaël, assistant social de 31 ans, non affilié et fier de l'être, a demandé à chacun de reprendre en coeur le refrain : « les jeunes dans la galère ! Les jeunes dans la misère ! On n'en veut pas de cette société là ! », poursuivant quelques minutes plus tard avec des variantes : "Jeunes ! Actifs ! Et retraités ! C'est tous ensemble, qu'on va gagner " puis, "c'est pas les salariés ! c'est pas les immigrés ! C'est Sarkozy, qu'il faut virer !" . Une jeune fille brandit une pancarte en carton "Sarkozy, regarde ta Rolex, c'est l'heure de la révolte ! ".

Journalistes et photographes de presse sont venus en masse. Un porte-drapeau de l'UNEF(organisation étudiante) et un autre de l'UNL (organisation lycéenne) se postent derrière Raphaël qui tient le mégaphone. Ils font flotter leurs logos dans le champ des caméras. Tandis que Jacques, improvisé vigile du service d'ordre des syndicats, brassard en tissu bariolé accroché au bras, joue du pipeau en plastique sur un air péruvien, pour détendre l'atmosphère entre deux slogans.

Dans le rassemblement, deux lycéens se tiennent droit dans leurs bottes : "le retrait de la réforme, on n'y croit pas trop ", reconnaît Emile, inscrit en STI (sciences et techniques industrielles) au lycée Aragon de Givors. Olivier, même âge, même cursus, poursuit : "c'est important de montrer qu'on n'est pas d'accord ". Les deux lycéens regrettent que l'UMP soit "majoritaire à l'Assemblée et au Sénat ". Ils voudraient que "tout le monde se bouge et descende dans la rue " pour faire plier le gouvernement. Ils disent que oui, ils sont plus politisés aujourd'hui qu'avant les manifestations. Olivier explique que "ça [l'] oblige à regarder les informations chaque soir, à [se] renseigner" sur le processus démocratique. L'information sur la manifestation, il l'a eue grâce aux médias, BFM T et, France 2 en ont parlé à la mi-journée. Les deux amis ont vérifié sur Internet, sur le site Rebellyon.info, comme beaucoup.

Aucun signe de la fédération UMP


A 15h, le rassemblement a enflé, 200 à 300 personnes sont maintenant sur place. Les syndicalistes CGT de Feyzin ont rejoint les manifestants, ainsi que les fonctionnaires de la région. Ces derniers, plutôt remontés, font brûler un ou deux fumigènes. Les photographes se précipitent pour immortaliser l'événement.

Plus haut, toujours rien. Pas même une fenêtre ouverte au troisième étage, siège de la fédération UMP du Rhône, visé par la manifestation. Quatre CRS sont postés devant la porte de l'immeuble. Au bout de la rue, les gendarmes mobiles attendent tranquillement la fin de la manifestation. Un étudiant de l'Unef tient maintenant le mégaphone. Il reprend des slogans étudiants, mais la CNT lui pique la vedette en chantant plus haut et plus fort : "Union ! Action ! Autogestion ! ". Un instant, on se croirait à Gerland un soir de match, lorsque les supporters se répondent.

La CGT Chômeurs et précaires du Rhône est présente aussi. Ses membres, une cinquantaine dans le Rhône sont inquiets. Philippe Baot, leur représentant explique que déjà aujourd'hui les précaires partent à 65 ans, qu'en sera-t-il demain avec la réforme ? Il évoque aussi l'expérience du CPE et du CNE. "La loi avait été votée , rappelle-t-il, et pourtant, les décrets d'application ne sont jamais parus. Le gouvernement a reculé, souvenez-vous ".

Prochain rassemblement à 18h, place des Terreaux. Les jeunes, très marqués par l'opération policière de jeudi dernier place Bellecour, appellent maintenant à manifester sur la place dessiné par Buren, chaque soir, jusqu'à nouvel ordre.

Par Lucie Blanchard

[Leur presse] Le Progrès : Lyon: le Rhônexpress et le tram T3 bloqués par des manifestants

Article du mardi 26 octobre 2010




Photo d'archives Philippe Juste

Depuis midi, environ 70 manifestants se sont installés sur les voies du tram T3 et du Rhônexpress dans le 3e arrondissement de Lyon, bloquant la circulation de la ligne reliant la Part-Dieu à Meyzieu et de la liaison vers l'aéroport Saint-Exupéry.

Environ soixante-dix manifestants, militants CGT, CNT ou encore Sud (SNUI Trésor Solidaires notamment), bloquent depuis midi le tramway T3, reliant la gare de Part-Dieu à Meyzieu, et le Rhônexpress, la liaison vers l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry.

Pour protester contre la réforme des retraites, ils se sont installés sur les voies dans le 3e arrondissement, au carrefour de l'avenue Pompidou et la rue de la Villette. La circulation automobile n'a elle pas été bloquée. Elle est régulée par quelques policiers présents sur place.

Cette occupation des rails devrait se poursuivre jusqu'à 14 heures.

Communiqué de presse UD CNT 69

Article du mardi 26 octobre 2010

L’'UD CNT du Rhône condamne la répression policière qui s'’est abattue sur la manifestation des lycéens organisée jeudi 21 octobre à 14h Place Bellecour et le déploiement disproportionné de forces de l’'ordre. Une véritable souricière a été organisée afin de piéger les lycéens. Ceux-ci ont été empêchés de rejoindre le rassemblement prévu Place Antonin Poncet. Après avoir violemment repoussé les manifestants présents Place Antonin Poncet, les forces de l’ordre se sont acharnés pendant plusieurs heures sur les jeunes restés prisonniers Place Bellecour.

Nous n'’acceptons pas cette tentative d'’intimidation et de division du mouvement social.

Bulletin "La Grève" sur les mobilisations en cours : Lundi 25 octobre

Article du lundi 25 octobre 2010





Lyon et alentours

Université :
Lyon 2 a été fermée administrativement sur décision de la présidence. La mobilisation prend de l’ampleur malgré la forte répression dans les manifestations. l'AG interfacs (Lyon 1, INSA, Lyon 2, CNRS, IEP)marque une préférence pour soutenir les actions interpros et s'organiser en comité de lutte. Un tract sera diffusé sur les restos de la doua.

Journée de manifestation demain mardi à Lyon

Raffinerie de Feyzin :



Les 377 salariés présents ont voté "à 75% pour la reconduction illimitée du mouvement de grève" contre le projet de réforme des retraites, vendredi dernier

SNCF :



Les cheminots grévistes du dépôt de la mouche qui bloquait la rue ce matin se sont fait dégagé par les flic et repoussé sur leur piquet.

Les cheminots grévistes de Perrache ont indiqué qu'ils iraient donner leur sang mardi, dans l'un des sites de collecte à Lyon.Le but est de compenser une baisse de dons du sang dans la région était due en partie à la grève dans les transports, empêchant les donneurs de se rendre dans les lieux de collecte.

Lycéens :
Les lycées sont très mobilisés. En ce qui concerne la répression policière, une association existe à Lyon pour organiser la solidarité et la mise en place d’une caisse de soutien. Les lycéen-ne-s sont informé-e-s par cette association et les personnes arrêtées sont recensées pour être soutenues.

A noter : à la suite des derniers événements de la semaine dernière en Presqu'Ile, André Gerin, député PCF, demande la tenue d'une commission d'enquête. Ce dernier s'inquiète d'une "dérive inquiétante " de la société française, rappelant les "étés chauds des Minguettes ", les émeutes de 2005 et la Villeneuve de 2010. Il souhaite qu'une étude porte sur "les liens qui s'établissent entre des jeunes de lycées, des éléments extérieurs, une majorité de mineurs, des majeurs en cagoule, des pilleurs professionnels ". Il voudrait comprendre "comment a été organisée la journée de mardi, et les jours suivants ". Pour lui, les casseurs sont "des trafiquants de drogue, de mafias et d'intégristes ". "Sur fond de pauvreté, de chômage aggravé et d'une misère endémique, ces groupes exploitent sans scrupules les difficultés des familles ", sacré Gérin...!!!

Vaulx-en-Velin :



Il y a eu 2 manifs à Vaux-en-Velin 1 jeudi avec environ 1000 à 1200 personnes et 1 vendredi après le blocage du carré de soie.

Mairie de Vaulx-en-Velin toujours en grève, ainsi que l'établissement pour la petite enfance Jardin mosaïque et le conservatoire de musique et de danse

Interpro :



Des grévistes de Feyzin, cheminots, des étudiants... ont avancé lentement direction Vienne. Plusieurs kilomètres de bouchons se sont formés en amont. Puis les grévistes ont ensuite organisé une opération péage gratuit à Vienne.

Une opération escargot a eu lieu sur l'A7 pendant plusieurs heures vendredi soir.





Ain


Actions journalières (blocage du dépôt de carburants de Chignin plusieurs fois, autoroutes sans péage, permanence devant le MEDEF)

piquets de grève devant le Centre Technique des Agents Territoriaux, Cheminots en grève depuis le 12/10 (cgt, Sud Rail, unsa, cfdt),

piquets de grève, services municipaux : médiathèque, Cité des Arts, personnels d' entretien,

Ainsi que devant CAMIVA (camions de pompiers, anesthésistes, entreprises industrielles Timet, Césus, Ugitech (Tarentaise), Rio Tinto (Maurienne)...

Cheminots en grève (dont cheminots CNT).

De très violents incidents ont eu lieu dans la semaine passé avec les CRS et la BAC a procédé à une vingtaine d' arrestations très musclées, une dizaine de blessés

Deux comparutions immédiates au TGI ont eu lieu, une mineure condamnée à 72 heures de TIG et un majeur à 2 mois d 'emprisonnement ferme ! Les accusations de la Police : des jets de pierres et canettes contre les gaz des CRS ! Tous les jours, le collectif intersyndical composé de Solidaires, l' UL CGT, la CNT... réalisent des "opérations coup de poing" en direction d' un dépôt de carburants, de l' autoroute (gratuité), la SNCF, le MEDEF, la Chambre de Commerce, les banques, les hypermarchés.

Violemment évacués du dépôt pétrolier puis relâchés suite au "chantage" de la libération du site.Des dépôts de plaintes sont en cours avec la LDH et les Avocats.

La nouvelle semaine qui commence sera marquée par de nouvelles "action coup de poing" dès ce lundi 25 octobre.

Mardi 26 octobre, manifestations des lycéens-étudiants auxquelles se joindra l' intersyndicale "des luttes".


Loire


Roanne :
Les Transports en Commun star de Grand Roanne Agglomération ont été bloqués tôt ce matin.

Pendant les vacances scolaires les lycéens se réuniront en AG à la Bourse du Travail de Saint-Étienne mise à la disposition de la coordination.

Demain matin, à partir de 7 heures, une distribution de tracts (dans le périmètre du Technopole à Saint-Étienne. A 8 h 30, un cortège se dirigera devant les portes du Medef, situé à la Cité des Entreprises, dans ce même secteur.


Savoie


Chambéry :

Interpro :
La mise en place d’un comité de mobilisation permet de rassembler davantage d’étudiant-e-s en assemblée générale. Des assemblées générales « de ville » se tiennent tous les jours. Les étudiant-e-s ont participé aux côtés des salarié-e-s au blocage des dépôts de bus mardi matin, et aux actions de péage gratuit.

Lycéens : En plus de subir les violences policières, les lycéen-ne-s sont aussi victimes de répression au sein des établissements. En effet des lettres sont envoyées a tous les parents par le rectorat sur la question du blocage et de leur assiduité (lettre immédiate envoyée en cas d’absence d’un lycéen, appels du CPE qui peuvent aller jusqu’au renvoi).


International

Il y aura demain une manifestation devant l'ambassade de France à Athènes pour protester contre la répression et en solidarité avec les travailleurs français en lutte¨

[Leur presse] Le Progrès - Ain : Une opération péage libre dans l'Ain

Article du lundi 25 octobre 2010



Opération «péage libre» à la Vavrette

Avec les départs en vacances de ce week-end, la pression est momentanément retombée autour de la réforme des retraites. Aucune manifestation de lycéens n'a ainsi été enregistrée hier dans le département et les «hostilités» ont été au moins provisoirement suspendues sur le site de stockage de gaz d'Étrez. En revanche, et parce que la journée d'hier marquait précisément le début des vacances de Toussaint, c'est au péage de la Vavrette à Tossiat, sur l'A40, qu'une quarantaine de manifestants (soixante selon l'intersyndicale), s'est invitée peu après midi. Pour une opération «péage libre» au sortir de l'autoroute qui, si elle a surpris les automobilistes, leur a permis de faire l'économie du péage ou de soutenir les grévistes qui invitaient les usagers de l'A40 à abandonner quelques euros dans la caisse du «collectif départemental pour la grève générale». Une action qui avait reçu le soutien de la CGT, des cheminots, de la CNT (Confédération nationale du travail) et de Solidaires (Sud rail, Sud éducation, Sud commerces et services, Solidaires douanes). Et celle de quelques salariés du privé.



Les automobilistes ont réservé un bon accueil aux manifestants, «à part quelques conducteurs de grosses cylindrées qui ont spontanément refusé le tract qu'on proposait», commentait un manifestant. Un tract dénonçant la contre réforme des retraites et appelant à la mobilisation générale pour exiger son retrait total. Les gendarmes, présents sur les lieux, ne sont pas intervenus, mais un huissier est venu constater l'ouverture des barrières de péage. L'opération a pris fin à 13 heures, sur la promesse d'autres actions pour la semaine prochaine.

Aux pompes à essence, pour finir, la situation était loin de s'améliorer, hier, dans le département. Où l'on comptabilisait 60 stations fermées et soixante en rupture de gazole et/ou d'essence, pour 20 stations fonctionnant normalement, en début d'après-midi. Et c'est dans le Val-de-Saône et la Bresse, qu'on recense les plus grosses difficultés de ravitaillement.

publié le 24.10.2010

[Leur presse] Le Progrès - Ambérieu-en-Bugey : Des manifestants ont perturbé la fin de la journée du Pôle emploi

Article du lundi 25 octobre 2010





Vers 16 heures hier, 80 manifestants, parmi lesquels de nombreux militants de différents syndicats (CGT, SUD et CNT entre autres) se sont introduits à l'Espace 1 500, perturbant ainsi la fin de la journée « 1 semaine pour 1 emploi », organisée pour le Pôle emploi local. La présence pour la clôture de l'événement du sous-préfet de Belley était l'une de leur principale motivation. Mais Didier Doré n'est finalement jamais venu. Seuls Josiane Exposito, maire d'Ambérieu, l'un de ses adjoints, et Damien Abad, arrivé vers 17 heures une fois la journée terminée, étaient présents.

publié le 22.10.2010

[Soutien] Réintégration immédiate de la déléguée syndicale CNT et élue CE au sein de la Cinémathèque Française

Article du dimanche 24 octobre 2010



Valérie, Déléguée syndicale et élue du CE, LICENCIÉE !!!

La Direction a obtenu l’autorisation de licencier une salariée protégée : Valérie, Déléguée syndicale CNT, élue au Comité d’entreprise. Du dossier conséquent que celle-ci a présenté pour sa défense, des preuves qu’elle a apportées, rien n’a été pris en compte. Ni par la Direction, ni par l’Inspection du Travail.

Alors qu’elle avait dénoncé dès octobre 2009 le harcèlement dont elle faisait l’objet (baisse continuelle de ses activités, compte-rendu d’entretien professionnel 2009 tronqué et inexact que sa chef de service refusait de réviser) en alertant le Directeur général adjoint, alors qu’elle avait aussi alerté les délégués du personnel, puis saisi le CHSCT en janvier 2010, C’EST ELLE QUI SE RETROUVE ACCUSÉE DE HARCELER SES COLLEGUES DE TRAVAIL !

Sans attendre les résultats de l’enquête ouverte par le CHSCT, refusant aussi d’attendre que le cabinet d’expert mandaté pour l’expertise psychosociale mène une enquête impartiale, la Direction a très rapidement tranché : LICENCIEMENT !

Il s’agit d’une enquête à charge menée contre elle !

Sur la foi de témoignages à charge pour lesquels aucune preuve tangible n’a été communiquée, une mère célibataire de 45 ans va perdre son travail dans un contexte de crise économique tenace. On la sacrifie sans autre forme de procès. Pourquoi Valérie ? Parce qu’en tant qu’élue CE et déléguée CNT elle incarne une résistance devant une direction qui s’évertue à rogner peu à peu nos acquis sociaux. Elle a toujours été présente quand il a fallu défendre les salariés, notamment au cours de différents dossiers et négociations.

Ceci intervient au lendemain de la décision de justice autorisant une enquête pour risques psychosociaux au sein de la Cinémathèque française. Les éléments présentés par le CHSCT ont été examinés par la justice qui, au vu de l’ampleur du malaise des salariés, a reconnu que l’intervention d’un cabinet d’expertise se justifiait pleinement.
Le malaise de certains a permis de manière complaisante le licenciement Valérie !

Cette décision de licencier une salariée protégée est l’aboutissement d’un processus que nous dénonçons depuis des mois. Est-ce un hasard ?

► En quelques mois, pour des motifs futiles, sept salariés se sont vu convoqués pour sanctions disciplinaires, tous élus des instances salariales.
► Le taux de démissions s’est accru de façon symptomatique.
► Les arrêts maladie pour dépression, provoqués par un harcèlement hiérarchique, se succèdent.

Pendant ce temps la Direction prépare une réorganisation de nombreux services pour 2011

Malgré les demandes des fédérations CGT culture et CNT communication-culture-spectacle représentées dans l’entreprise, la direction refuse toute discussion !

En intimidant et en éliminant les représentants du personnel les plus combatifs, la Direction aura les mains libres pour imposer toutes ses volontés. Les dirigeants de la Cinémathèque veulent-ils mettre en place un système de management pervers, semblable à celui - tristement célèbre - qui a sévi à France Télécom ?

À propos de France Télécom : le Directeur Général de cette entreprise, où il fait bon vivre et mourir, vient d’être nommé par le Ministère de la Culture Personnalité Qualifiée à la Cinémathèque française, au sein du Conseil d’Administration!

Autre bonne nouvelle : Bertrand Méheut est nommé lui aussi Personnalité Qualifiée au sein du conseil d’administration. Bertrand Méheut, c’est le président de CANAL+, qui suivant la doctrine patronale pour « redresser l’entreprise » est responsable de plusieurs plans de licenciements (de très nombreux salariés sont victimes de cette purge, depuis 2003 le Groupe Canal+ passe de 5000 salariés environ à ... 2500 ! 375 salariés virés, des milliers externalisés... Source CFE CGC Canal+ - communiqué du 08/03/2010 : http://cfecgc-canal.blogspot.com/2010/03/bertrand-meheut-8-reussites-1-echec.html).

Accepter le licenciement d’un(e) délégué(e) syndical(e), de quelque appartenance qu’il soit, c’est mettre en danger l’ensemble des salariés.
Au-delà de la Cinémathèque française, c’est la légitimité du droit syndical dans son ensemble qui est ainsi remise en cause !

Vous pouvez également adresser des messages de soutien à l'adresse suivante : intersyndicale.cinematheque@gmx.com

Pétition : Réintégration immédiate de la déléguée syndicale CNT et élue CE au sein de la Cinémathèque Française

Réintégration immédiate de la déléguée syndicale CNT et élue CE au sein de la Cinémathèque Française

Se syndiquer pourquoi, comment ?

Article du samedi 23 octobre 2010

Face aux attaques de l’État et du patronat, Ne te résigne pas, syndique-toi



Un syndicat pourquoi faire ?

* Défendre ses conditions de travail (salaire, temps de travail, dignité, etc.)
* Ne pas rester seul face à sa hiérarchie
* Connaître ses droits
* Savoir ce qui se passe dans l’entreprise et dans les administrations
* Se tenir informé des événements hors de nos lieux de travail


Un syndicat, c’est choisir :

* La solidarité contre l’individualisme et l’isolement
* La lutte collective contre le chacun pour soi
* L’espoir contre la résignation
* L’esprit critique contre les fausses évidences du pouvoir et des médias


La CNT est Une confédération syndicale :

Autogestionnaire : parce que personne ne travaille à notre place, personne ne décide à notre place.
De lutte de classe : parce que patrons et travailleurs n’ont jamais eu les mêmes intérêts.
Anticapitaliste : parce que les richesses ne doivent plus être aux mains d’une minorité.
Révolutionnaire : parce que capitalisme et libéralisme ne sont pas le seul avenir possible.
Antiautoritaire : parce que nos libertés sont sans cesse menacées et niées.
Interprofessionnelle : parce les travailleurs ont toujours les mêmes intérêts. D’action sociale : parce que la lutte se mène aussi hors de nos lieux de travail.
Internationaliste : parce que le capitalisme n’ a pas de frontières, nous non plus !


Comment créer une section syndicale?

* Contacter le syndicat CNT le plus proche de l’endroit où tu vis ou travailles
* Dans le public, il suffit de déclarer la section syndicale et de désigner un représentant
* Dans le privé, il faut être au moins deux adhérents du syndicat sur l’entreprise : c’est un minimum pour avoir le droit de créer une section syndicale
* Nommer un représentant de la section syndicale (il doit être délégué du personnel dans une entreprise de moins de 50 salariés) Ensuite, l’activité syndicale peut se développer (tracts, réunions, etc.).

Bien entendu, vous ne serez pas seuls : le syndicat sera toujours à vos côtés pour vous soutenir dans cette démarche, vous conseiller si besoin, etc.


Chômeurs, précaires, Travailleurs en formation, en activité ou a la retraite...

Pour la CNT, la lutte des chômeurs et précaires est liée à celle des salariés en CDI ou fonctionnaires. Nous avons les mêmes intérêts : défendre nos droits face aux patrons et à l’État. Chacun a sa place dans notre syndicat, d’autant plus que précarité et chômage sont souvent synonymes de surexploitation, d’isolement et de mépris. Dans cette situation, se syndiquer, c’est oser l’arme de la solidarité et de la lutte !

Tract pour en savoir plus

Communiqué de presse inter-orga suite aux arrestations

Article du samedi 23 octobre 2010

Au cours de cette semaine, dans un contexte par­ti­cu­liè­re­ment tendu de répres­sion du mou­ve­ment social, plus de 280 per­son­nes lut­tant contre la poli­ti­que injuste du gou­ver­ne­ment, ont été arrê­tées à Lyon et pla­cées en garde-à-vue. Nous tenons aussi à dénon­cer les nom­breu­ses pro­vo­ca­tions de l’extrême-droite qui ont atteint aujourd’hui, ven­dredi 22 octo­bre 2010, leur apogée.

La répres­sion extrême, dont ce mou­ve­ment social est la cible, a pris de nom­breu­ses formes : arres­ta­tions, vio­len­tes et sys­té­ma­ti­ques sans preu­ves pro­ban­tes, tirs de lacry­mo­gè­nes ou de balles de fla­sh­ball, uti­li­sa­tions d’outils poli­ciers dis­pro­por­tion­nés : GIPN, lances à eau, héli­co­ptè­res, trans­for­ma­tion de la place Bellecour en anti­cham­bre de garde-à-vue... Cette répres­sion est iné­dite pour un mou­ve­ment social et inac­cep­ta­ble.

Aujourd’hui, la pré­fec­ture, non contente d’avoir trans­formé la presqu’île de Lyon en zone de guerre et de non-droit, nous res­sort l’épouvantail anar­chiste pour stig­ma­ti­ser les per­son­nes lut­tant pour leur avenir, après avoir uti­lisé celui du jeune de ban­lieue.

Nous exi­geons aujourd’hui la libé­ra­tion, sans condi­tion et sans pour­suite, de l’inté­gra­lité des vic­ti­mes de la répres­sion poli­cière. Nous ne sau­rons tolé­rer que l’Etat fran­çais enferme ceux qui lut­tent et résis­tent. Nous nous insur­geons également contre le matra­quage média­ti­que dont cette lutte, et la ville de Lyon en par­ti­cu­lier, est la cible.

Libération immé­diate de nos cama­ra­des !
Notre déter­mi­na­tion est plus forte que votre répres­sion !

Premiers signataires : CGA-Lyon, CNT 69, NPA 69, FSE, JCML69, La Rafal, UPC, Les Voraces, Vienne-Antifa, SUD-étudiants Lyon, SUD Education 69, Comité de mobilisation Université Lumière Lyon 2, CILL, ...

Les Cheminots à Lyon continuent le conflit

Article du samedi 23 octobre 2010






vidéos de Gilbert Brun

[Vidéos] Manif 21 Octobre 2010 place Antonin Poncet - gazage

Article du vendredi 22 octobre 2010

Mobilisations 22 octobre en cours (mise à jour 15h30)

Article du vendredi 22 octobre 2010


Piquet de grève au dépôt SNCF "La Mouche"

Entre 12h00 et 13h, une trentaine d'étudiants en droit de l'IDRAC, université catholique et Lyon III) a manifesté entre la Place Carnot et la place Bellecour avec une banderole "stop à la casse" contre les "casseurs". ils ont été applaudis par quelques commerçants et surtout traités de fachos par des passants.
Dans le même temps des groupes de fachos se déplacent en centre-ville (rue Victor Hugo), méfiance....
Une centaine d'élèves du lycée Saint-Exupéry à la Croix-Rousse se sont réunis ce matin vers 9h devant leur établissement pour un sit in pacifique, bloquant ainsi la circulation avant d'être dégagés par les forces de l'ordre. Une jeune lycéenne se serait fait violemment arrachée la chemise et serait en état de choc. Les parents d'élèves de la FCPE présents ont fait l'interface avec la Police pour calmer le jeu.

A 10 h 30 environ 300 syndicalistes ont occupés le centre commercial Carré de Soie.avec plusieurs centaines de lycéens. 400 gendarmes mobiles les attendaient. Les rideaux de fer ont été baissés par les commerçant préférant fermer boutique.

Vers 4h30 une cinquantaine de militants ont investi le dépôt TCL de la Soie provoquant des retards, ils ont été accueillis chaleureusement par les salmariés de TCL.

Cet après midi les salariés de Total, de la chimie et les routiers mèneront une opération escargot entre la raffinerie et le péage de Vienne sur l'A7.


Ce matin 300 personnes se sont regroupés devant l'usine Bluestar silicones à Saint-Fons. Ils ont été rejoins par salariés d'Arkéma, de la raffinerie Total, de Bosch ainsi que des communaux de Givors.

A 12h, un barbecue revendicatif se tiendra au piquet de grève devant l'entrée de la raffinerie de Feyzin. AG 14h pour décider de la poursuite de la grève.

A 15h30, les salariés de la raffinerie mèneront une nouvelle action à Vienne.

A Lyon de nombreux CRS sont présents à la Croix-Rousse

Classe en lutte : édition quotidienne 22 octobre 2010

Article du vendredi 22 octobre 2010




Classe en lutte à télécharger

Photos rassemblement 21 octobre 2010

Article du jeudi 21 octobre 2010

[CNT 38] Blocage du centre de tri postal de Sassenage

Article du jeudi 21 octobre 2010

A Sassenage se trouve le centre de tri postal isérois, lieu crucial pour la distribution du courrier dans le département.

Ce mercredi 20 octobre, dans le cadre du mouvement contre la réforme des retraites, pour participer au blocage en cours de l’économie par divers moyens, plus d’une centaine de personnes (principalement des postier-e-s ou autres employé-e-s de la Poste, mais aussi des personnes extérieures à la Poste, le tout regroupant des syndicalistes de SUD, de la CGT et de la CNT, mais aussi pas mal de non-syndiqué-e-s) se sont retrouvées dans l’après-midi pour empêcher les camions de livraison de courrier d’atteindre le centre de tri.

Opération 100% réussie, puisque le blocage s’est déroulé très tranquillement jusqu’à sa fin, en début de soirée, quand on a appris que tous les camions de livraison étaient détournés vers le centre de tri du Rhône (ce qui va obliger tout le courrier isérois à patienter encore un peu car il devra de toute façon transiter par Sassenage).

Signalons que seuls quelques gendarmes étaient sur place pour regarder de loin comment se déroulait le blocage (ils n’auront peut-être pas remarqué que l’ambiance était bonne, entre discussions, trucs à boire et à grignoter, et ballon de foot pour se réchauffer).

Que la lutte continue,
bloquons tout,
jusqu’à la fin de ce gouvernement,
jusqu’à la fin de tous les gouvernements !


http://grenoble.indymedia.org/2010-10-21-Retraites-Blocage-du-centre-de-tri