L’actualité en est à la régression sociale généralisée, notamment une "réforme" des retraites qui fait payer la crise capitaliste par les travailleur-euses, l’Education Nationale n’est pas en reste avec ses suppressions massives de postes, la précarisation de ses personnels et l’introduction de techniques de management qui détournent ses missions de service public au profit des entreprises privées. La CNT-FTE considère qu’il faut une mobilisation dans l’éducation le 6 et le 7 septembre 2010 afin de construire dès le premier trimestre, un mouvement social puissant et durable. Ce n’est que par une mobilisation à la base et solidaire entre les établissements que nous pourrons gagner. Cela passe donc par des assemblées générales d’établissement, de secteur, de région, voire même nationales comme ce fut le cas en 2008-2009. Depuis 6 ans ce sont 46 000 postes qui ont été sacrifiés par les ministères successifs faisant entre autres augmenter le nombre d’élèves par classe au détriment évident de la qualité de l’enseignement. Le gouvernement nous impose également la réforme du recrutement des enseignant-es et la disparition des IUFM. Les professeurs stagiaires vont faire une entrée catastrophique dans le métier avec un plein temps en responsabilité et parfois sans aide (refus en masse, justifié, de la fonction de tuteur). La multiplication de statuts différents au sein de l’EN, y compris les empois précaires rend plus ardue la mise en place d’actions collectives de solidarité et de lutte. La formation professionnelle est dévalorisée avec la disparition des BEP et le Bac pro en 3 ans, ce qui permet une suppression de 10 000 postes ! Le ministère nous impose ses orientations élitistes au travers d’un socle commun au collège et d’une réforme des lycées ! Globalement, ce sont bien nos conditions de travail et celles de vie des enfants qui se dégrade !

Il est urgent d’articuler l’exigence de moyens à un projet alternatif d’école. Nous voulons un autre budget pour une autre école, nous voulons relancer les fonctions démocratique et émancipatrice de l’école. Nous voulons éduquer, c’est-à-dire émanciper.

C ’est dans ce but que nous encourageons l’ensemble des personnels de l’éducation nationale à se réunir dès la rentrée pour décider des actions à mener. Pour l’ensemble de la CNT-FTE, il est urgent de :

- se concerter sur notre lieu et notre temps de travail pour définir les moyens dont nous avons besoin.

- se battre pour la titularisation des précaires, contractuels et vacataires, sans condition de concours ni de de nationalité !

- refuser l’application des mesures pédagogiques réactionnaires (note de vie scolaire, socle commun, nouveaux programmes du primaire, évaluations nationales, etc.)

- refuser les heures supplémentaires car les accepter, c’est cautionner les suppressions de postes !

- défendre une formation professionnelle coopérative, c’est à dire en co-apprentissage et tout au long de la carrière Lutter contre le remodelage en profondeur de notre métier à travers des orientations antipédagogiques et sécuritaires (fichiers Base-élève et Sconet, évaluations nationales, projet CLAIR, brigades d’interventions dans le secondaire, biométrie …)

L’Education n’est pas le seul secteur touché malheureusement puisque la logique de l’Etat est globale. Nous devons donc nous opposer nous opposer collectivement, sans distinction, au delà des corporatismes professionnels dans lesquels on nous contraint. Il s’agit pour toutes et tous, par une grève générale interprofessionnelle, de lutter pour travailler tous, moins et autrement, en répartissant toutes les richesses.

TOUS ET TOUTES EN GREVE POUR OBTENIR SATISFACTION DES REVENDICATIONS, DEFENDRE UN SERVICE PUBLIC DE QUALITE ET L’ENSEMBLE DES DROITS SOCIAUX DONT LES RETRAITES !