Plus le temps passe, plus les gens dépriment, plus la morosité s’installe. On en est à l’âge de la désillusion ! Les gens ne croient plus en rien, n’espèrent plus et se désespèrent à la moindre information servie par nos merdias.
Tout est fait pour que la population garde la tête sous l’eau. Le communisme est mort (si tant est qu’il était vivant) et avec lui tout espoir d’alternative s’est envolé. Le capitalisme a triomphé et la pensée unique s’est installée.
C’est la fin de l’histoire ! Il y a de quoi se tirer une balle ! Effectivement, on est en plein recul social et sociétal, effectivement le chômage et la précarité nous bouffe.
Et surtout la Gauche avec un grand G prise dans son ensemble (partis et syndicats) a trahi tout espoir de changement de société. Les stratégies révolutionnaires ont échoué, les stratégies sociales- démocrates aussi et l’acompagnement du système n’apporte rien.

Oh! C’est pas fini ces jérémiades.
Je croise de plus en plus ce type de discours, ce fatalisme ambiant, ce regard tourné vers la défaite, ces cerveaux pervertis par la propagande capitaliste à la sauce TF1. À chaque fois, je m’efforce de faire un récapitulatif des choses positives qui se passent. Tant de boîtes sont en luttes, les gens résistent de toute part au rouleau compresseur : que ce soit à la précarité, à la fermeture de leur boîte, à la casse des services publics, à la destruction de nos caisses de solidarité… Il y en a même qui se paient le luxe de se battre pour de nouveaux droits et ils ne sont pas si minoritaires que ça.
Et puis, il y a tous ces gens qui cherchent à expérimenter de nouvelles manières de faire, à squeezer le système à leur manière : le plus flagrant se passant dans le domaine de l’agriculture et des réseaux de distribution directe entre producteurs et consommateurs. Les résistants sont légions, les alternatives sont multiples. Mais il faut se bouger, militer, expérimenter.
Et surtout, ce qui manque aujourd’hui, c’est la fédération de toutes ces énergies, de toutes ces résistances… C’est encore une fois la démonstration éclatante de l’échec de la Gauche historique et de son syndicalisme moribond. Car enfin, c’est bien au syndicalisme de fédérer toute initiative propre à améliorer la vie des producteurs, toute initiative permettant d’avancer vers un autre futur. Reconstruisons un syndicalisme de combat qui nous permette de fédérer nos luttes au lieu de cet autre syndicalisme qui les segmente pour mieux les anéantir. Reconstruisons un syndicalisme d’action directe où nous serons acteurs de notre émancipation à travers nos multiples alternatives sociales, culturelles, alimentaires… Je vous le dit, nous vivons une époque formidable où tout semble à reconstruire.
Profitons-en, tirons les conclusions du passé et lançons-nous à fond dans la construction d’une nouvelle société. Fédérons toutes nos luttes qu’elles soient économiques, sociales ou philosophiques. Revendiquons sans cesse une démocratie maximale : la démocratie directe. Construisons l’organisation des producteurs, le Syndicat : embryon de la société future !

Nous n’avons pas grand-chose à perdre et nous avons la chaleur de la camaraderie à y gagner. Et comme le dit le Ministère des Affaires Populaires : « La vie c’est pas facile mais faut pas se laisser aller ! ». Allez, l’hiver est fini !

Ben SUB 69