CHÔMAGE, POLLUTION, MISERE, REPRESSION, EXPLOITATION...
LE CAPITALISME, C'EST LA CRISE !

[CNT 38] Nous n’aurons que ce que nous prendrons !

Article du vendredi 30 avril 2010

Pas de grève d’envergure, pas d’occupation, à peine quelques patrons séquestrés ... Depuis le mouvement contre le CPE, on a plus connu de grande grève. Pourquoi ?

Pourtant les étincelles n’ont pas manqué depuis : on a vu les étudiant se débattre contre la LRU, les lycéens se faire matraquer dans l’indifférence, des centre de rétention ont flambé, les Conti ont fait parlé d’eux, et les postiers se rebellent encore ...

Le capitalisme se porte à merveille.

Mais le système capitaliste, soutenu qu’il a été en permanence par l’État, a désormais les mains libres. Il n’est ni affaibli, ni vieillissant : au contraire. Il se durcit encore. Non seulement il exploite toutes les richesses à sa portée, sociales et naturelles, mais il peut à présent traiter les travailleur.euse.s comme un problème superflu, sans se soucier des contre-pouvoirs institutionnels qui lui ont laissé le champ libre. Dans ce contexte, qui peut croire encore à la promesse du libéralisme lorsque les capitalistes, si sûrs de leur emprise sur le monde, vampirisent le domaine public et se gavent des richesses de l’économie. Ces richesses sont les heures impayées, les salaires gelés, les postes supprimés, le congés pas pris, et les retraites rognées. Elles sont aussi les loyers volés, les prix qui grimpent, et les services sociaux qui ferment. C’est là que nous voulons nous battre.

Partageons le travail pour travailler moins, et partager les richesses.

Un système social qui réduit et licencie ses fonctionnaires ne laisse pas de doute sur le sort qu’il nous réserve : ceux qui ne paieront pas iront grossir les rangs des mal logés, mal soignés, mal nourris. Et les « partenaires sociaux » continueront probablement de vouloir « sauver le service public », quand il ne restera plus rien à sauver. Sortir du capitalisme signifie abandonner le régime de surproduction, mais surtout ce système de production tout court : cela passe aussi par la répartition du travail pour ralentir les cadences, menant à une forte diminution du temps de travail pour chacun.e. Cela passe aussi par le développement de nouvelles formes de travail, financées collectivement et tournées vers la collectivité, ce qui implique l’orientation de la production vers les besoins sociaux collectifs. Il n’est pas acceptable de se laisser gouverner par la peur du chômage, qui pressure et asservit les travailleur.euse.s. Pas plus qu’il n’est logique de retarder les retraites, quand la majorité du temps de travail est vouée à augmenter les bénéfices des actionnaires, les vrais fainéants.

Autogestion des luttes.

Il nous faut être capable de gérer nos luttes si nous voulons changer le travail, et avec lui tous les rapports sociaux. Cela implique de sortir de l’inertie, et de ne plus attendre le retour d’une quelconque réforme sociale. Elle est devenue une utopie ! Les alternatives existent, certaines sont déjà à l’oeuvre : il suffit de nous en emparer. Car nous ne sommes pas seulement confrontés à la mondialisation, mais surtout à notre propre capacité d’en sortir, et nous ne sommes pas prisonnier du capitalisme : à nous de mettre en oeuvre d’autres modes de production, et d’organisation sociale.

Et au final nous n’aurons que ce que nous prendrons.

Pour un 1er Mai d’espoir et de combat

Article du vendredi 30 avril 2010



Appel des syndicats CNT du Rhône pour un 1er Mai d’espoir et de combat.

Manif 1er mai / cortège CNT
Le 01/05/2010 à 10:30
place Jean-Jaurès 69007 Lyon


SeulEs nous ne pouvons rien, uniEs nous pouvons tout !

La crise est le prétexte utilisé par le patronat et l’État pour accentuer son offensive contre les droits sociaux. Branche par branche (Éducation, SNCF, métallurgie, etc.), entreprise par entreprise (Continental, Sodimatex, etc.), les salariéEs se sont mobiliséEs, chacunE de leur côté, parfois avec des méthodes d’action que l’on ne « devait plus voir » (dixit les gouvernements…). Certes la « paix sociale » est une chimère et les grèves et mouvements locaux se multiplient, mais pour quel résultat ? Des primes de licenciement supplémentaires, des cellules de reclassement floues, quelques postes d’enseignantEs arrachés… Des pansements sur une jambe de bois. La solidarité interprofessionnelle doit être au cœur de la stratégie syndicale.

Un coup contre l’unE d’entre nous est un coup contre touTEs !

Loin des directions syndicales bureaucratisées, les salariéEs et leurs syndicats doivent s’unir. L’exemple de Continental est édifiant : appuyéEs par un front syndical large, les salariéEs ont fait infléchir un verdict inique à leur encontre, malgré l’absence remarquée des « grands chefs ». La force d’une centrale syndicale doit être de pouvoir apporter un soutien sans faille à ses sections en lutte. À l’image de la mobilisation, depuis deux mois, de notre confédération aux côtés de la section CNT-People and Baby, où les salariées syndiquées qui ont fait grève ont été purement et simplement licenciées. Décloisonner les luttes, pour mieux soutenir les camarades victimes d’atteintes aux libertés syndicales, développer un syndicalisme offensif et déterminé, pour reconstruire pas à pas l’espoir d’un autre futur.



Face à un patronat et un État de combat, avant de négocier et de quémander, créons le rapport de force qui nous permettra de discuter sur un pied d’égalité. Notre force est notre nombre et notre capacité à bloquer la production : construisons la grève générale reconductible public-privé, seule stratégie susceptible d’arrêter le rouleau compresseur et de renverser la vapeur.

Travaillons tous, moins et autrement

À la veille de la grande bataille pour la défense des retraites, la passivité des instances des centrales syndicales laisse présager le pire. Il faudra se souvenir des journées d’action qui ne mènent à rien, des grèves d’un jour non reconduites sans autre effet que la perte de salaire, des manifestations en ordre dispersé qui nous divisent. Cette stratégie n’a conduit, année après année, qu’à la capitulation. Face à la propagande actuelle sur « l’indispensable réforme » du système par répartition et les terribles déficits publics, le constat est simple : des profits colossaux sont faits par les entreprises, et cet argent, fruit du travail des salariés, se concentre dans les mains de quelques-uns… Imposons qu’il soit redistribué égalitairement et faisons en sorte que les progrès technologiques et la hausse de la productivité nous permettent à tous de travailler moins et autrement. L’augmentation significative des salaires devient une urgence sociale et politique. Alors que les profits s’accumulent toujours pour les plus riches, que les loyers augmentent, que les soins sont de moins en moins remboursés et que les conditions de l’inflation des prix sont réunies, les salaires stagnent. Le but principal est que les bas salaires restent au plus bas et pour longtemps : environ 1 salarié sur 5 est payé au Smic et n’a aucune chance de voir évoluer son salaire, les patrons pratiquant ce niveau de salaire étant exonérés de charges sociales par l’État. Ce qui représente environ 24 milliards d’euros d’exonérations. Au regard de ce qui manque dans les caisses de retraite, cela fait rêver. Pour améliorer les salaires, il faut revendiquer auprès des employeurs et faire pression sur l’État pour que ce palace fiscal soit restitué. L’augmentation des salaires permet de mieux vivre tout de suite, de réalimenter les caisses sociales et de commencer à récupérer ce qui a été volé aux salariés depuis trente ans.

Pour un syndicalisme de lutte de classe et d’émancipation sociale !

Tract 1er mai

"Confluences" Le carnage continue !

Article du vendredi 30 avril 2010

Au 18 février 2010 a eu lieu sur le chantier pôle loisirs et commerces des Confluences un rassemblement en hommage à Nordine Llourdai, père de 5 enfants, décédé et Jean Michel Payet lourdement blessé.

Parmi les causes probables, la non-révision de la pelleteuse qui a littéralement écrasé nos deux compagnons … On est en droit de se questionner sur la responsabilité de l'employeur dans cet incident tragique.

Rappelons que le BTP est un secteur particulièrement touché par les accidents du travail.

- 1 accident de travail (entraînant un arrêt de travail ) chaque minute
- 1 accident entraînant une incapacité tous les quart d'heures
- 1 accident mortel tous les deux jours

La responsabilité des employeurs est souvent de mise dans ces accidents. L'ambition du Groupe Eiffage est à la mesure de sa violence vis à vis de ses salariés puisqu'il a tout de même tenté et réussi à faire travailler ses salariés malgré leurs contestations lors des intempéries (pluie, gel, neige, etc.) Eiffage n'hésite donc pas à mettre en danger ses salariés pour une question de simple rentabilité. Et cela c'est inadmissible !

Profit patronal = accident du travail
Respect des Procédures de sécurité !




CNT-Construction
Syndicat Unique du Bâtiment – SUB 69
44, rue Burdeau 69001 Lyon – Tel : 04 78 27 05 80
Permanences tous les 1ers mardis de chaque mois de 18h à 19h
et le 3e samedi du mois au marché du Mas du Taureau à Vaulx-en-Velin
Mail : sub69@cnt-f.org
www.cnt-f.org/sub69


Tract en pdf


"Lyon-Confluence" : pôle loisirs et commerces Ras le bol !