Pas de grève d’envergure, pas d’occupation, à peine quelques patrons séquestrés ... Depuis le mouvement contre le CPE, on a plus connu de grande grève. Pourquoi ?
Pourtant les étincelles n’ont pas manqué depuis : on a vu les étudiant se débattre contre la LRU, les lycéens se faire matraquer dans l’indifférence, des centre de rétention ont flambé, les Conti ont fait parlé d’eux, et les postiers se rebellent encore ...
Le capitalisme se porte à merveille.
Mais le système capitaliste, soutenu qu’il a été en permanence par l’État, a désormais les mains libres. Il n’est ni affaibli, ni vieillissant : au contraire. Il se durcit encore. Non seulement il exploite toutes les richesses à sa portée, sociales et naturelles, mais il peut à présent traiter les travailleur.euse.s comme un problème superflu, sans se soucier des contre-pouvoirs institutionnels qui lui ont laissé le champ libre. Dans ce contexte, qui peut croire encore à la promesse du libéralisme lorsque les capitalistes, si sûrs de leur emprise sur le monde, vampirisent le domaine public et se gavent des richesses de l’économie. Ces richesses sont les heures impayées, les salaires gelés, les postes supprimés, le congés pas pris, et les retraites rognées. Elles sont aussi les loyers volés, les prix qui grimpent, et les services sociaux qui ferment. C’est là que nous voulons nous battre.
Partageons le travail pour travailler moins, et partager les richesses.
Un système social qui réduit et licencie ses fonctionnaires ne laisse pas de doute sur le sort qu’il nous réserve : ceux qui ne paieront pas iront grossir les rangs des mal logés, mal soignés, mal nourris. Et les « partenaires sociaux » continueront probablement de vouloir « sauver le service public », quand il ne restera plus rien à sauver. Sortir du capitalisme signifie abandonner le régime de surproduction, mais surtout ce système de production tout court : cela passe aussi par la répartition du travail pour ralentir les cadences, menant à une forte diminution du temps de travail pour chacun.e. Cela passe aussi par le développement de nouvelles formes de travail, financées collectivement et tournées vers la collectivité, ce qui implique l’orientation de la production vers les besoins sociaux collectifs. Il n’est pas acceptable de se laisser gouverner par la peur du chômage, qui pressure et asservit les travailleur.euse.s. Pas plus qu’il n’est logique de retarder les retraites, quand la majorité du temps de travail est vouée à augmenter les bénéfices des actionnaires, les vrais fainéants.
Autogestion des luttes.
Il nous faut être capable de gérer nos luttes si nous voulons changer le travail, et avec lui tous les rapports sociaux. Cela implique de sortir de l’inertie, et de ne plus attendre le retour d’une quelconque réforme sociale. Elle est devenue une utopie ! Les alternatives existent, certaines sont déjà à l’oeuvre : il suffit de nous en emparer. Car nous ne sommes pas seulement confrontés à la mondialisation, mais surtout à notre propre capacité d’en sortir, et nous ne sommes pas prisonnier du capitalisme : à nous de mettre en oeuvre d’autres modes de production, et d’organisation sociale.
Et au final nous n’aurons que ce que nous prendrons.
Appel des syndicats CNT du Rhône pour un 1er Mai d’espoir et de combat.
Manif 1er mai / cortège CNT
Le 01/05/2010 à 10:30
place Jean-Jaurès 69007 Lyon
SeulEs nous ne pouvons rien, uniEs nous pouvons tout !
La crise est le prétexte utilisé par le patronat et l’État pour accentuer son offensive contre les droits sociaux. Branche par branche (Éducation, SNCF, métallurgie, etc.), entreprise par entreprise (Continental, Sodimatex, etc.), les salariéEs se sont mobiliséEs, chacunE de leur côté, parfois avec des méthodes d’action que l’on ne « devait plus voir » (dixit les gouvernements…). Certes la « paix sociale » est une chimère et les grèves et mouvements locaux se multiplient, mais pour quel résultat ? Des primes de licenciement supplémentaires, des cellules de reclassement floues, quelques postes d’enseignantEs arrachés… Des pansements sur une jambe de bois. La solidarité interprofessionnelle doit être au cœur de la stratégie syndicale.
Un coup contre l’unE d’entre nous est un coup contre touTEs !
Loin des directions syndicales bureaucratisées, les salariéEs et leurs syndicats doivent s’unir. L’exemple de Continental est édifiant : appuyéEs par un front syndical large, les salariéEs ont fait infléchir un verdict inique à leur encontre, malgré l’absence remarquée des « grands chefs ». La force d’une centrale syndicale doit être de pouvoir apporter un soutien sans faille à ses sections en lutte. À l’image de la mobilisation, depuis deux mois, de notre confédération aux côtés de la section CNT-People and Baby, où les salariées syndiquées qui ont fait grève ont été purement et simplement licenciées. Décloisonner les luttes, pour mieux soutenir les camarades victimes d’atteintes aux libertés syndicales, développer un syndicalisme offensif et déterminé, pour reconstruire pas à pas l’espoir d’un autre futur.
Face à un patronat et un État de combat, avant de négocier et de
quémander, créons le rapport de force qui nous permettra de discuter
sur un pied d’égalité. Notre force est notre nombre et notre capacité à
bloquer la production : construisons la grève générale reconductible
public-privé, seule stratégie susceptible d’arrêter le rouleau
compresseur et de renverser la vapeur.
Travaillons tous, moins et autrement
À la veille de la grande bataille pour la défense des retraites, la
passivité des instances des centrales syndicales laisse présager le
pire. Il faudra se souvenir des journées d’action qui ne mènent à rien,
des grèves d’un jour non reconduites sans autre effet que la perte de
salaire, des manifestations en ordre dispersé qui nous divisent. Cette
stratégie n’a conduit, année après année, qu’à la capitulation.
Face à la propagande actuelle sur « l’indispensable réforme » du
système par répartition et les terribles déficits publics, le constat est
simple : des profits colossaux sont faits par les entreprises, et cet
argent, fruit du travail des salariés, se concentre dans les mains de
quelques-uns… Imposons qu’il soit redistribué égalitairement et faisons
en sorte que les progrès technologiques et la hausse de la productivité
nous permettent à tous de travailler moins et autrement.
L’augmentation significative des salaires devient une urgence sociale
et politique. Alors que les profits s’accumulent toujours pour les plus
riches, que les loyers augmentent, que les soins sont de moins en
moins remboursés et que les conditions de l’inflation des prix sont
réunies, les salaires stagnent. Le but principal est que les bas salaires
restent au plus bas et pour longtemps : environ 1 salarié sur 5 est payé
au Smic et n’a aucune chance de voir évoluer son salaire, les patrons
pratiquant ce niveau de salaire étant exonérés de charges sociales par
l’État. Ce qui représente environ 24 milliards d’euros d’exonérations. Au
regard de ce qui manque dans les caisses de retraite, cela fait rêver.
Pour améliorer les salaires, il faut revendiquer auprès des employeurs
et faire pression sur l’État pour que ce palace fiscal soit restitué.
L’augmentation des salaires permet de mieux vivre tout de suite, de
réalimenter les caisses sociales et de commencer à récupérer ce qui a
été volé aux salariés depuis trente ans.
Pour un syndicalisme
de lutte de classe
et d’émancipation sociale !
Au 18 février 2010 a eu lieu sur le chantier pôle loisirs et commerces des
Confluences un rassemblement en hommage à Nordine Llourdai, père de 5
enfants, décédé et Jean Michel Payet lourdement blessé.
Parmi les causes probables, la non-révision de la pelleteuse qui a
littéralement écrasé nos deux compagnons … On est en droit de se
questionner sur la responsabilité de l'employeur dans cet incident tragique.
Rappelons que le BTP est un secteur particulièrement touché par les
accidents du travail.
- 1 accident de travail (entraînant un arrêt de travail ) chaque minute
- 1 accident entraînant une incapacité tous les quart d'heures
- 1 accident mortel tous les deux jours
La responsabilité des employeurs est souvent de mise dans ces accidents.
L'ambition du Groupe Eiffage est à la mesure de sa violence vis à vis de ses
salariés puisqu'il a tout de même tenté et réussi à faire travailler ses salariés
malgré leurs contestations lors des intempéries (pluie, gel, neige, etc.)
Eiffage n'hésite donc pas à mettre en danger ses salariés pour une question
de simple rentabilité. Et cela c'est inadmissible !
Profit patronal = accident du travail
Respect des Procédures de sécurité !
CNT-Construction
Syndicat Unique du Bâtiment – SUB 69
44, rue Burdeau 69001 Lyon – Tel : 04 78 27 05 80
Permanences tous les 1ers mardis de chaque mois de 18h à 19h
et le 3e samedi du mois au marché du Mas du Taureau à Vaulx-en-Velin
Mail : sub69@cnt-f.org
www.cnt-f.org/sub69
19 h Les portes s’ouvrent pour boire, manger, profiter du jardin & dicuter. On pourra découvrir une exposition sensationnelle : « le musée des horreurs du bâtiment » installée par le SUB 38 [syndicat unifié du batiment], et fouiller sur les tables de presse.
20h « Le travail en coopérative » : un potentiel d’organisation autogestionnaire ? Un outil de transformation sociale ? Une réponse aux fermetures d’entreprises ? Alternative ou intégration au système capitaliste ? On accueillera, pour un temps d’échange sur ces questions, Sylvain, de la Scop La Péniche (coopérative de rédaction, Fontaine). [programmé par le syndicat santé-social & coll. territoriales]
Samedi 8 mai 2010
10h « Pédagogies libertaires » : Alors que l’éducation risque de passer à la moulinette de la privatisation, préserver l’école telle qu’elle est ne suffit pas : il faut en reconstruire les bases. Rencontre avec Marie & Jean-Luc de la Cnt 73, qui viendront nous parler de leurs expériences pratiques d’enseignement libertaire, et échanger autours du projet pédagogique axé sur la liberté et l’émancipation porté par la CNT [programmé par le syndicat des travailleur.euses de l’éducation].
14h « Lieux de vie » : les lieux de vie comme alternatives aux institutions du secteur médico-social ? Le « vivre avec », l’hétérogénéité et l’ouverture sur la cité comme principes avancés contre la psychiatrie, l’enfermement, la normalisation, la spécialisation, le morcellement … Avec Hervé Philippeau du lieu de vie Le Coral [programmé par le syndicat santé-social & coll. territoriales].
17h « Antifascisme & syndicalisme » : ces dernières années l’Italie a été marquée par la présence grandissante des formes totalitaires. Au gouvernement, dans la rue, sur les lieux de travail, la démocratie libérale a favorisé la gangrène. En invitant pendant ces trois jours Giuseppe, compagnon de la section romaine de l’USI [Unione sindacale italiana], agitateur du mouvement syndicaliste & libertaire des dernières décennies, on voudrait ouvrir un espace d’échanges, de réflexion et de critique sur l’antifascisme radical, ses pratiques, ses stratégies, mais aussi sur les formes quotidiennes de lutte contre les mutations totalitaires ici et là-bas : dépolitisation, machinisation, autoritarisme, sexisme, hiérarchisation. Cette rencontre et les discussions informelles autours serviront de support à l’élaboration d’une brochure [programmé par l’union des syndicats de l’Isère].
- concert :Fuck da Tourist [Punk rock / Annecy] & Faux Depart [Piano morbide & enquêtes critiques / Greville] On pourra boire et manger avant, le concert commence à 20h30. prix libre.
Dimanche 9 mai 2010
À midi, repas autogéré & champêtre ouvert à tou.tes, chacun.e amène à boire et à manger et on partage, balançoire et hamac à volonté.
Quant à l’économie de ces trois jours, comme tous les événements programmés au 102, ces activités sont organisées sans subvention et sans salariat : l’argent gagné pendant le concert, aux tables de presse et dans la caisse de solidarité servira à l’autofinancement. Les groupes jouent en soutien au Festival, et on les remercie !
Du forçat de la pige au galérien du stage, du standardiste en intérim au collaborateur régulier, la précarité dans les boîtes de presse se porte plutôt bien.
Très bien même puisque, malgré une concurrence acharnée, la presse, avec un tiers de travailleurs précaires, se maintient gaillardement dans le peloton de tête des activités les plus précarisées. Encore ce tiers ne concerne-t-il que le "cœur de métier", c’est-à-dire les journalistes au sens des conventions collectives, et ne prend-il pas en compte les activités dites "annexes" (informatique, secrétariat, documentation, etc.) d’une boîte.
Mais un taux de précarité élevé n’est pas le seul titre de gloire du secteur presse. Vieux briscard du contournement du CDI, la presse se distingue aussi par le nombre et la variété de ses statuts précaires, témoignant encore une fois de l’imagination dont savent faire preuve les patrons quand il s’agit de gros sous.
Car le travail précaire, c’est d’abord un enjeu financier : exigence de productivité, durée de contrat adaptée aux besoins de l’entreprise, indemnités de fin de contrat minimales voire inexistantes, rémunérations inférieures au CDI et constamment revues à la baisse, baisse ou exonération des cotisations sociales...
C’est aussi un enjeu social, notamment pour ce qui concerne le droit du travail : difficile en effet pour un précaire, le plus souvent isolé, déconnecté de la vie de l’entreprise, soumis à un chantage à l’emploi permanent, de le faire respecter - une situation d’autant plus prégnante dans le secteur presse que s’y développe le télétravail, avec ses risques d’atomisation accrue des travailleurs. Quant à la défense collective des travailleurs, si les précaires peuvent (sous certaines conditions tout de même) être délégués syndicaux ou représentants du personnel, l’exercice relève du parcours du combattant, version kamikaze.
Il est aussi un enjeu social par les divisions qu’il génère entre les travailleurs : entre CDI et non-CDI, mais aussi entre les différents statuts précaires.
C’est enfin, pour le secteur presse, un enjeu idéologique : difficile, là encore, pour un précaire, de s’opposer au contrôle de l’info, et donc de l’opinion, exercé par gouvernement et patronat, et de contester et/ou dénoncer censure et gros mensonges imposés par sa direction. Ou de s’opposer au contrôle exercé par les annonceurs et l’idéologie qu’ils véhiculent.
Vu sa redoutable efficacité comme machine à fric et comme outil de déconstruction sociale, on comprend l’engouement patronal pour le contrat précaire, quelle que soit sa forme. Un engouement tel, d’ailleurs, que pour Mme Parisot et le Medef, la priorité des priorités, c’est le fameux contrat de travail unique, en lieu et place de tous les contrats existants, un contrat précaire bien entendu.
Peut-être, alors, les travailleurs verront-ils mieux la nécessité de ne pas dissocier leurs luttes en fonction de leur statut ?
- Tour de piste de la presse précaire
Profession pigiste "Tu fais quoi, toi, dans la vie ? - Moi ? je suis pigiste." Une réplique fréquente ces derniers temps, au cinéma comme à la télé. Le détournement du terme "pigiste", qui désigne le statut d’un journaliste rémunéré à la tâche, pour lui attribuer le sens de "profession journaliste" n’est pas anodin : en assimilant un statut à une profession il banalise et institutionnalise la précarité dans la presse. Et si la "profession pigiste" est très valorisée par les médias comme par l’industrie culturelle, la réalité est beaucoup moins valorisante. Numéro 1 de la précarité dans la presse, ce statut, réservé à l’origine à certaines professions non postées et à des compétences spécifiques (photographes, rédacteurs, dessinateurs, etc.), s’applique à présent à tous les métiers du journalisme. En 2004, il concernait 20 % des journalistes, un taux en constante augmentation (+ 50 % en 10 ans). Car la pige est une bonne affaire pour les patrons : pas d’indemnités de fin de contrat, congés payés souvent inclus dans le salaire brut, des salaires de base dépassant à peine le smic, et... pas de contrat. Les patrons ont en effet pris la mauvaise habitude de considérer et d’imposer la pige comme une forme de contrat de travail, dans la plus parfaite illégalité, et malgré la loi Cressard (1974), qui rappelle que la pige n’est qu’un mode de rémunération, et que l’absence de contrat équivaut à un CDI. Trente ans après, la quasi-totalité des pigistes continuent de travailler sans contrat et de miser sur la bonne foi de leurs patrons...
Le petit vernis de la précarité : le CDD Il présente quelques avantages non négligeables : prime de précarité, congés payés non compris dans le salaire brut. De plus, soumis à un encadrement juridique strict, il est relativement protecteur du droit du travail : rupture de contrat motivée, égalité de traitement avec les CDI (en principe)... C’est sans doute la raison pour laquelle le recours au CDD plutôt qu’à la pige est généralement le fruit d’un combat syndical, et non du bon vouloir patronal.
Services "annexes" Pour ces services (personnel administratif, informatique, accueil, entretien, etc.), c’est le plus souvent par le biais de l’externalisation que s’est instaurée la précarité. Des services revendus à des sous-traitants, généralement des sociétés de services qui font leur beurre en se débarrassant des CDI pour les remplacer par des intérimaires. Coup double pour la boîte de presse : un intérimaire externe, ça revient moins cher et, ne faisant pas partie de la boîte, ça ne revendique pas.
Correspondants locaux de presse (CLP) Le chouchou de la PQR. Traditionnellement instits, notables ou élus locaux, les CLP ne bénéficient pas du statut de journaliste. Mieux, travaillant sans contrat, payés en honoraires, les CLP ne relèvent même pas du statut salariés et sont assimilés à des travailleurs indépendants. Pas de cotisations sociales, pas de rémunération minimale, pas de contraintes liées au droit du travail : une aubaine pour les patrons de presse locale, qui, en l’absence d’encadrement juridique du recours au CLP, ne se gênent pas pour appliquer ce statut à un nombre croissant de journalistes professionnels (25 000 en 2004). Payés une misère, ne bénéficiant ni de la protection du Code du travail ni de protection sociale, les CLP constituent le Lumpenprolétariat du journalisme.
Le CDD d’usage Réservé à certains secteurs d’activité à caractère saisonnier (dont l’information et l’audiovisuel) et "aux emplois par nature temporaires", il est très prisé dans l’audiovisuel. Au contraire du CDD classique, il peut être renouvelé indéfiniment. Conclu et conçu pour des durées très courtes (un à plusieurs jours), il est le contrat flexible idéal. Et, cerise sur le gâteau, il permet aux patrons de s’exonérer de la prime de précarité.
Stagiaires Qui n’a jamais vu un service ou une rédaction tenir sur les épaules d’un stagiaire, conventionné ou non, bien entendu pas payé ou tout juste indemnisé. Notamment pendant ces glorieuses périodes estivales où, les journaux devant bien paraître tout de même, le stagiaire devient souvent presque le maître des lieux... Sans parler de la non-existence fréquente de tuteur et de réel suivi. Et pourtant on sait bien que le stage est un passage presque obligé pour entrer dans une entreprise de presse à la sortie de la formation. En gros, un bon cheptel de jeunes arrivants corvéables et taillables à merci, sans droit, sans salaire et donc... sans problème !
Travailleur indépendant En pleine expansion en Europe et en France, le statut indépendant chez les journalistes fait d’abord un tabac dans les pays de l’ex-URSS (80 % des journalistes) comme dans les pays anglo-saxons, dont il symbolise parfaitement l’idéologie qui y règne en maître (laisser-faire économique et marché roi). Vendu comme un contrat "de gré à gré", censé résulter à la fois des lois du marché et d’une négociation entre deux parties égales et complémentaires, le "contrat" indépendant est présenté comme la forme idéale de la relation employeur-travailleur. Idéale pour l’employeur, sans aucun doute : d’une part, vu l’état du "marché du travail", c’est lui qui impose les conditions du contrat, d’autre part les termes (rémunération, temps et conditions de travail...) de la relation de travail étant tous "négociés" "de gré à gré", ils ne relèvent pas du droit du travail et ne garantissent aucun filet de protection au travailleur... Pour le travailleur, par contre, c’est une autre histoire : la marge de "négociation " est quasi nulle, il ne bénéficie d’aucune protection, que ce soit sur le plan du droit du travail ou sur celui de la protection sociale.
- Face au développement de la précarité, luttons pour obtenir :
• la transformation en CDI de tous les postes fixes ;
• le paiement en salaire de tous les collaborateurs de presse (Agessa, CLP...) ;
• l’alignement des droits des précaires sur ceux des CDI, en application du Code du travail ;
• l’alignement des droits des CDD d’usage sur ceux des CDD ;
• l’élargissement de l’indemnisation chômage à tous les précaires ;
• la rémunération des stagiaires au tarif du poste occupé ;
• la réintégration des emplois et fonctions sous-traités ;
• un réduction du temps de travail réelle, sans diminution de salaire, et avec embauches en CDI correspondantes.
La manifestation unitaire contre l’extrême droite et la haine de samedi a
été un succès. 3000 personnes y ont participé. Elle a montré que le
mouvement social, syndical et politique ne se laisserait pas intimider par
les actions des groupuscules fascistes (action de harcèlement auprès des
bibliothèques du 4e et du 8e, attaque d’un rassemblement contre la tenue
du débat sur l’identité nationale, encerclements, intimidations et
agressions de militant-e-s, etc).
L’UD CNT 69 continuera à se battre contre la résurgence de l’extrême
droite, favorisée aujourd’hui par un Etat de plus en plus autoritaire et
xénophobe. Nous répondrons à la stigmatisation des étrangers, au racisme
et la xénophobie par la solidarité de classe et un combat sans concession
contre le patronat.
MANIFESTATION - Environ 2.000 personnes (1.800 selon la police, 2.500 personnes selon les organisateurs) ont manifesté samedi après-midi à Lyon "contre l'extrême-droite et la haine", à l'appel de partis, associations et syndicats de gauche et d'extrême-gauche. Sous un beau soleil et regroupés derrière une banderole proclamant "ripostons au racisme", les manifestants ont défilé de la place Bellecour à la place de la République en passant par le Vieux-Lyon. Peu avant d'atteindre la place de l'Hôtel de ville, quelques échauffourées ont eu lieu entre les manifestants et des militants d'extrême-droite...
"On a assisté à des jets de bouteilles de part et d'autre, mais il n'y a pas eu de blessé, ni d'interpellation", a-t-on précisé de source policière. Dans la foule, flottaient au vent des drapeaux ou des banderoles de la CNT, du NPA, du PCF, du Parti de Gauche, des Jeunesses socialistes, du Mrap, mais également de la CGT, de RESF et des Amoureux au banc public. "Suite à la recrudescence d'actes d'intimidation et de violences de divers groupes d'extrême droite à Lyon", un "Réseau de vigilance 69", constitué de dizaines d'associations, syndicats et partis, avait décidé il y a quelques jours de prendre l'initiative de cette "manifestation unitaire et d'affirmation politique".
"A Lyon et dans plusieurs villes de France, nous assistons à une véritable recrudescence des groupuscules fascistes", affirmait un communiqué distribué aux passants, dénonçant une "véritable politique de recrutement en masse de la jeunesse". Les manifestants, jeunes pour la plupart, ont notamment chanté "pas de quartier pour les fascistes, pas de fascistes dans nos quartiers" et "contre le fascisme et la misère, c'est la lutte sociale qui est nécessaire" ou bien encore "le fascisme, c'est la gangrène".
Samedi après-midi, plus de 2000 personnes ont défilé à Lyon de la place Bellecour aux Cordeliers “contre l’extrême droite et la haine”. Un succès pour les organisateurs*, malgré la quarantaine d’individus venus provoquer la manifestation.
L’appel à manifester contre la “recrudescence d’actions d’une extrême droite violente” a été lancé par le réseau Vigilance 69 regroupant une trentaine d’organisations* (lire notre article précédent). Dans les rues de Lyon, ce sont plus de 2000 personnes (selon la police et les organisateurs) qui ont défilé derrière la banderole “riposte au fascisme”. Dans le cortège, s’affichaient notamment les banderoles et drapeaux de la CNT, du NPA, du PC, du Parti de gauche, des jeunes socialistes, de SUD et de la CGT. Parti de Bellecour, le cortège a gagné le Vieux Lyon. A Saint-Paul, à l’angle du pont Lafeuillé et du quai Bondy, un groupe d’une quarantaine de personnes attendaient les manifestants au cri de la “France aux Français” et en chantant la Marseillaise (voir la vidéo).
Les cars de gendarmes mobiles et les CRS ont créé un cordon pour séparer les manifestants des contre-manifestants d’extrême droite. Des jets de canettes de bière et de pierres ont alors été échangés de part et d’autre, sans faire de blessés. Les CRS ont finalement repoussé la quarantaine de personnes cinq cent mètres plus loin. Il n’y a eu aucune interpellation. La manifestation a pu continuer sans incident jusqu’aux Cordeliers. A l’arrivée, l’un des porte-paroles du collectif tirait le bilan, mégaphone à la bouche : “face aux intimidations de quelques dizaines d’extrémistes, nous sommes plus de 2000. C’est un succès”.
* Alternatifs, Alternative Libertaire, Amoureux au ban public, attac-Rhône, Cabiria, CCRASS, CGA, CGT Educ’action, Collectif 69 de défense des sans papiers, COVRA, CRI, FA, FASE69, FCPE, FSE, Gauche unitaire, JCML, Planning familial, MRAP, NPA, OCL, PAG69, Parti de Gauche, Ras l’Front, RESF, RUSF, Solidaires, Sud éducation, Sud culture, Tous ensemble69, TEMOINS, UD CNT69, CNT Interpro 73-74, UJFP, UPC, Les Voraces,...
Le début des vacances de Pâques aurait pu jouer contre elle. Le temps en revanche était de son côté. En réunissant plus de deux mille personnes dans les rues de Lyon hier après-midi, la manifestation antifasciste organisée par le Comité vigilance 69 a été un réel succès. Sous haute protection policière, et avec un service d'ordre remarquablement organisé, aucun incident ne s'est produit en dépit des provocations de quelques dizaines de jeunes militants d'extrême-droite à proximité de Saint-Paul.
Parti de la place Bellecour vers 15 h 30 derrière une large banderole « Ripostons au fascisme », le cortège s'est disloqué deux heures plus tard aux Cordeliers. Entre-temps, il avait traversé une première fois la Saône au pont Bonaparte pour rejoindre la place Saint-Jean. Là David, de la CNT (Confédération nationale du travail, anarchiste) mais intervenant au nom de l'ensemble du Comité, rappelle le contexte de ce rassemblement : « Depuis quelques mois à Lyon, les fascistes tentent d'imposer leur parole en usant de violences. Nous sommes là pour dénoncer ces pratiques […] la meilleure réponse contre ces quelques dizaines de personnes c'est une réponse populaire, massive et politique ». L'orateur faisait allusion à divers incidents récents comme les agressions contre les manifestants de gauche lors de la venue d'Eric Besson à la préfecture du Rhône pour un débat sur l'identité nationale ou encore de syndicalistes à Saint-Jean ou de sans papiers.
Le cortège, dans lequel il y a énormément de jeunes, beaucoup d'anarchistes et où flottent nombre de drapeaux de la CNT, du Parti de gauche, du NPA, du MRAP ou encore du Mouvement de la jeunesse socialiste, reprend les quais de Saône jusqu'au pont de la Feuillée où la confrontation avec les militants d'extrême droite se limite au jet de deux ou trois canettes et pétards qui tombent aux pieds des forces de l'ordre faisant tampon entre l'importante manifestation et la poignée d'agitateurs. Après quelques minutes de flottement, la marche reprend vers les Terreaux puis redescend tranquillement jusqu'au palais de la bourse.
Une manifestation anti fasciste a réuni plus de 2000 personnes samedi après midi dans les rues de Lyon.
Ce rassemblement était organisé par le Comité Vigilance 69. On a pu y voir entre autre les anarchistes de la Confédération nationale du travail, mais également des membres du NPA d'Olivier Besancenot et des sympathisants de gauche. Les manifestants protestaient contre des agressions imputées à des groupuscules d’extrême droite. Aucun incident n’a été à déplorer.
Samedi 10 avril, plus de 2.500 personnes ont répondu présent à l’appel antifasciste unitaire qui faisait suite à une série d’attaque des nazillons sur Lyon. Manifestation à travers la presqu’île et le Vieux Lyon et prises de parole derrière une banderole unitaire « Ripostons au fascisme ». Récit et photos.
La manifestation, partie sur les coups de 15h de la place Bellecour, a rejoint le Vieux Lyon et la place Saint Jean, lieu connu pour sa fréquentation par les nazillons et par le fait que s’y est produit une des dernières attaques attribuées aux fascistes.
Sur place, entre les drapeaux noirs, ceux de la CNT et des autres organisations et les banderoles antifasciste, une prise de parole a eu lieu, afin de rappeler les dernières exactions de l’extrême-droite lyonnaise et la nécessité du combat antifasciste. Les slogans rappelant que "le fascisme c’est la gangrène, on l’élimine ou on en crève" ou la nécessité de la lutte sociale face à l’état et aux fascistes, ainsi que la solidarité avec les sans-papiers et les travailleurs immigrés, ont fusé pendant plusieurs minutes.
Le cortège, divers tout autant que déterminé, des militantEs du Pink Bloc à celles et ceux du groupe antifasciste radical Les Voraces présents en nombre et masqués comme une partie du cortège, a ensuite repris les quais de Saône en direction de Saint-Paul entre fumigènes et slogans antifascistes. Arrivés à proximité de la place Saint-Paul et du pont menant à l’Hôtel de Ville, le service d’ordre de la manif, alerté de la présence de quelques nervis fascistes cachés derrière des gardes mobiles, a formé un bloc pour y faire face, de même qu’un grand nombre de manifestantEs.
La petite quarantaine de fachos, hools de Gerland et identitaires, s’époumonaient à brailler "bleu blanc rouge, la france aux français", rapidement couverts par les slogans des manifestants : "alerta alerta antifascista" "No pasaran" et autres "antifa".
Les mobiles, après avoir fait un double rang entre les nombreux manifestants et le petit groupe de fachos, ont fini par faire reculer de quelques centaines de mètres les fafs, après que de nombreux projectiles divers soient tombés indifféremment sur les flics et les fachos.
Au bout de quelques minutes, les manifestants abandonnent les fachos à leurs cris réactionnaires et poursuivent la manifestation en direction des Terreaux, puis des Cordeliers, où a eu lieu une dernière prise de parole avant la dispersion de la manifestation.
Face aux exactions violentes de quelques nervis d’extrême-droite, les manifestants ont répondu par l’affirmation politique et populaire d’un antifascisme sans concession.
Aujourd’hui comme hier :
Pas de fachos dans les quartiers,
Pas de quartier pour les fachos !
Entre 1.800 et 2.500 manifestants, selon la police ou selon les organisateurs, ont défilé samedi à Lyon pour dénoncer "l'extrême-droite et la haine". La manifestation a été organisée à l'initiative de partis politiques, d'associations et de syndicats de gauche et d'extrême-gauche. Quelques heurts se sont produits entre des manifestants et des militants d'extrême-droite, sans qu'ils ne donnent lieu à des interpellations. "Suite à la recrudescence d'actes d'intimidation et de violences de divers groupes d'extrême droite à Lyon", un "Réseau de vigilance 69", constitué de dizaines d'associations, syndicats et partis, avait décidé il y a quelques jours de prendre l'initiative de cette "manifestation unitaire et d'affirmation politique".
De 1.800 à 2.500 personnes, selon la police ou les organisateurs, ont manifesté cet après-midi à Lyon "contre l'extrême-droite et la haine", à l'appel de partis, associations et syndicats de gauche et d'extrême-gauche, a constaté une journaliste de l'AFP.
Sous un beau soleil et regroupés derrière une banderole proclamant "ripostons au racisme", les manifestants ont défilé de la place Bellecour à la place de la République en passant par le Vieux-Lyon. Peu avant d'atteindre la place de l'Hôtel de ville, quelques échauffourées ont eu lieu entre les manifestants et des militants d'extrême-droite. "On a assisté à des jets de bouteilles de part et d'autre, mais il n'y a pas eu de blessé, ni d'interpellation", a-t-on précisé de source policière.
Dans la foule, flottaient au vent des drapeaux ou des banderoles de la CNT, du NPA, du PCF, du Parti de Gauche, des Jeunesses socialistes, du Mrap, mais également de la CGT, de RESF et des Amoureux au banc public.
"Suite à la recrudescence d'actes d'intimidation et de violences de divers groupes d'extrême droite à Lyon", un "Réseau de vigilance 69", constitué de dizaines d'associations, syndicats et partis, avait décidé il y a quelques jours de prendre l'initiative de cette "manifestation unitaire et d'affirmation politique".
"A Lyon et dans plusieurs villes de France, nous assistons à une véritable recrudescence des groupuscules fascistes", affirmait un communiqué distribué aux passants, dénonçant une "véritable politique de recrutement en masse de la jeunesse".
Manif antifasciste et unitaire :
samedi 10 avril 2010,
15h place Bellecour à Lyon
L'importance de l'extrême droite à Lyon n'est pas une nouveauté.
Lyon a souvent été le terreau d'une extrême droite virulente tissant ses théories racistes et négationnistes notamment à l'Université. Depuis plusieurs mois maintenant l'extrême droite lyonnaise, sous l'égide des jeunesses identitaires, tend à s'installer durablement sur le département, en particulier à Lyon. Jusqu'alors leurs actions de terrain se limitaient à perturber, avec une dizaine de militant-e-s, les rassemblements dont nous sommes partie prenante (Soutien aux sans-papiers/sans-papières, délit de solidarité, défense de l'IVG, Marche des Fiertés LGBTI).
Ces derniers mois, l’extrême droite a cherché à accentuer sa présence sur la ville en multipliant ses actions sur le terrain, et faisant recours de plus en plus souvent à la violence :
• Actions de harcèlement auprès des bibliothèques du 4ème et du 8ème afin de faire interdire une exposition de photo sur les sans-papiers et sans-papières;
• Manifestations du FN contre la mosquée de Vénissieux, puis de 80 militant-e-s devant le Conseil Régional contre le financement public de l'Institut français du culte musulman (Jeunesses identitaires, FN, MPF), non par principe laïque mais par haine de l’Islam.
• Manifestation contre le droit à l’avortement.
• Janvier, une trentaine d’individus attaquent un rassemblement appelé par plusieurs organisations politiques qui protestaient contre la tenue du débat sur l’identité national à la Préfecture.
• Février, meeting d’Alain Soral d'Egalité & Réconciliation nationale (« Gauche du travail, droite des valeurs, pour une réconciliation nationale ») à Vaulx-en-Velin.
• Mars, l’activisme d’extrême droite s’est débridé : occupation islamophobe du Quick halal de Villeurbanne par une cinquantaine d’identitaires masqués en cochon, agressions violentes de militants à St Jean, attaque à la bombe incendiaire d’un squat politique, intimidation et menaces exercées par des groupes de 40 à 60 nationalistes radicaux contre des militant-e-s de gauche reconnus sur les pentes de la Croix-Rousse, infiltration d’un meeting du NPA par des nationalistes et découverte d’un coktail molotov, campagne d’affichage islamophobe par le FN, multiplication des tags racistes et antisémites dans les rues et les lycées…
Ces faits, inquiétants, ne sont malheureusement que la partie la plus visible du développement et de la diffusion des idées racistes, haineuses et populistes des partis d’extrême droite. Ces partis, et les groupuscules qui leur sont associés, représentent un danger réel, sur le plan politique quand ils utilisent les réalités sociales à leurs fins pour développer un discours de haine et d’exclusion de l’autre, les soraliens allant même jusqu’à tenter de s’implanter en banlieue pour détourner a leur profit la radicalisation de la jeunesse. La situation économique et les politiques associées de la part de l'État aggravent la marginalisation des hommes et des femmes allant jusqu’à les déshumaniser.
Ces faits prolongent la politique actuelle du gouvernement (chasse aux sans-papiers/sans-papières, débat haineux et raciste sur l’identité nationale et délit de solidarité) d'une droite décomplexée surfant sur les idées traditionnellement utilisées par l’extrême droite (stigmatisation d’une partie de la population, montée de la haine de l’autre,, retour aux valeurs familiales traditionnelles, prises de positions sur le terrain religieux), désignant des boucs émissaires dans le but de casser les solidarités et faire taire toute contestation. On assiste à une normalisation des discours et des pratiques racistes sous la forme de discours islamophobes, antisémites, sexistes, et homo-lesbophobes. Jour après jour, les « dérapages » verbaux de membres du gouvernement se succèdent, ces discours contaminent a présent l’ensemble de la classe politique, un tabou est tombé.
La répression et les lois liberticides réduisent de plus en plus nos libertés individuelles et collectives tout en favorisant la criminalisation des opposant-e-s et la stigmatisation d’une partie de la population.
C'est en construisant un front unitaire que nous pourrons mettre fin à ces actions racistes et haineuses et à leur propagation.
Construisons ensemble cette riposte
Déterminons ses contours et ses modalités d’actions
Rejoignez nous pour en débattre
Manif antifasciste et unitaire : samedi 10 avril 2010,
15h place Bellecour à Lyon
Premiers signataires : Les amoureux au ban public, ATTAC Rhône, CABIRIA, CCRASS, CGA, Collectif contre le Racisme et l’Islamophobie, Covra, FASE69, Gauche unitaire, MRAP, NPA, PAG69, Planning familial, Ras l’front, US Solidaires, Collectif Tous ensemble 69, CNT 69, UJFP Lyon, Union pour le communisme…
Premiers soutiens : Collectif 69 de défense des sans-papiers et demandeurs d’asile
Stop à la répression antisyndicale à People and Baby !
Aujourd’hui mercredi 7 avril, à 16 h, La CNT Santé-social 69 a occupé pacifiquement le siège administratif de la société « People and baby », à Lyon.
L’objectif de cette manifestation syndicale était de dénoncer la répression qui s’abat sur les salariées parisiennes membres de la section CNT et le refus de la part de la direction de People and Baby de tout dialogue concernant la réintégration des salariées licenciées. Cette occupation fut l’occasion de constater l’absence de panneau d’affichage syndical. Ceci constitue un délit d’entrave, la direction de l’entreprise foulant ainsi au pied le droit du travail le plus élémentaire. Nous demandons la mise en place immédiate de ce panneau.
Nous ne lâcherons pas la pression tant que les salariées ne seront pas toutes réintégrées et que la direction de People and Baby n’aura pas ouvert de négociations pour répondre aux revendications sur les conditions de travail de tou(te)s les salarié(e)s de l’entreprise.
Ces revendications sont :
- la réintégration dans la halte-garderie Giono des salariées licenciées ou mutées de force,
- la suppression des heures supplémentaires « imposées »,
- l’augmentation des salaires,
- l’embauche de personnel formé,
- 8 semaines de congés pour tous et toutes,
- l’arrêt des vacances imposées,
- un réel droit à la formation et à l’information,
POUR TOU-T-E-S LES SALARIÉ-E-S DE PEOPLE AND BABY !
A Lyon, le 07 avril 2010
CONFEDERATION NATIONALE DU TRAVAIL
SYNDICAT CNT SANTE-SOCIAL DU RHONE
44, rue Burdeau 69001 Lyon
tel : 04 78 27 05 80
mél : cnt.sanso69@free.fr
Après plusieurs journées d’action et de grève nationale dans le secteur de la petite enfance, le gouvernement reste sourd aux revendications des professionnel-le-s. Voici maintenant plusieurs années que la casse du service public d’accueil des jeunes enfants s’accélère. Les réformes et décrets ne visent qu’à améliorer la "productivité" des établissements aux dépens de la qualité du service d’accueil et des conditions de travail des salarié-e-s.
Parallèlement à ces politiques, c’est tout l’univers de la petite enfance qui est attaqué. Par exemple, suite aux fermetures de classes en école maternelle découlant des dizaines de milliers de suppressions de postes depuis dix ans, des enfants se retrouvent chaque année sans lieux d’accueil à la rentrée.
Concrètement, afin de subvenir aux besoins d’accueil des enfants, l’état plutôt que de choisir de développer les capacités d’accueil en augmentant le personnel, en diminuant le temps de travail pour favoriser la qualité du service, en favorisant l’accès à la formation, choisit la politique la plus destructrice :
• L’augmentation de la capacité d’accueil des assistantes maternelles de 3 à 4 enfants, donc plus de charge pour le personnel et moins d’attention pour les enfants
• Même logique dans la création de regroupements d’assistantes maternelles pouvant accueillir jusqu’à 16 enfants sans aucune règle collective de fonctionnement
• Enfin la création expérimentale de 8000 places de jardins d’éveil d’ici 2012 pour les enfants de deux à trois ans, prévoyant un taux d’encadrement d’un adulte pour 8 à 12 enfants au lieu d’un pour 8 enfants en âge de marcher actuellement pratiqué dans les crèches
Les conséquences :
• Pour le personnel, des conditions de travail plus difficiles, la diminution des professionnel-le-s qualifié-e-s, une perte de sens dans la pratique de leur profession, une quête de la rentabilité toujours plus poussée.
• Pour les enfants, un environnement moins dédié à l’épanouissement et l’éveil car les établissements n’auront pour ambition que d’être de simples garderies de masse. Souvenons nous des propos du ministre Darcos considérant les enseignants de maternelle comme de simples « changeurs de couches ». Enfin cette politique provoque une augmentation des risques liés à la diminution du taux d’encadrement.
• Pour les parents, la baisse du taux de scolarisation aboutira à la nécessité de recourir plus fréquemment aux établissements d’accueil de jeunes enfants, les privant ainsi d’une possibilité de choix, augmentant leurs dépenses et favorisant de fait les inégalités sociales. Les familles les plus aisées seront donc les seules à pouvoir offrir à leurs enfants un service de qualité.
La Fédération CNT des travailleur-se-s de la santé et du social dénonce les politiques mises en oeuvre par le gouvernement. Une nouvelle fois, ce n’est pas la qualité du service public et les conditions de travail des personnels qui sont défendues mais la seule volonté de rentabiliser le secteur. Pourtant, depuis longtemps, nous savons que pour les enfants, l’essentiel se joue avant cinq ans. Cette politique s’attaquant aux crèches comme aux écoles, nous estimons indispensable de s’organiser conjointement entre parents, professionnel-le-s de la petite enfance et enseignant-e-s.
La CNT, signataire de l’appel "pas de bébés à la consigne"*, se joint à ses revendications et soutient partout les mouvements des travailleuses et des travailleurs des établissements d’accueil des jeunes enfants dans la défense de leurs emplois, de leurs sites, de leurs conditions de travail et de leurs pratiques professionnelles. Le projet du gouvernement est d’ouvrir le marché aux entreprises privées dont les objectifs sont loin de l’épanouissement des enfants, mais plutôt de réaliser des profits sur le dos des salarié-e-s sous payé-e-s et précarisé-e-s.
Le ton monte à People & Baby. La direction joue la carte de la répression contre les grévistes et la section syndicale CNT fer de lance de la contestation. Un appel à souscription est lancé. Face à la répression patronale, organisons la solidarité syndicale.
- Zone ambition sacrifiée
Le gouvernement poursuit sa politique de démolition de l’éducation. En effet, en cette période où tombent les DHG (dotation horaire globale), qui correspondent aux moyens dont seront dotés les établissements scolaires à la rentrée prochaine, il est clair que le ministère souhaite économiser sur le dos de cette institution même au risque de sacrifier l’avenir de nos bambins.
- Du rififi à la cinémathèque
La section CNT cinémathèque passe à l’offensive judiciaire. Nos camarades n’en sont pas à leur coup d’essai contre leur direction. Aussi quand ils l’assignent en justice, celle-ci a du souci à se faire ! Il s’agit ici de contrer des arrangements obscurs concoctés par la direction ou bien des passages en force (ou en loucedé) de cette dernière, maîtrisant les entorses au droit du travail et les limites de l’expression syndicale.
- Un syndicat sort ses griffes
Que ce soit dans la presse, le nettoyage, l’industrie automobile, le bâtiment, ou l’agroalimentaire, la CNT marque de plus en plus le paysage syndical hexagonal de son empreinte. Le Combat syndicaliste vous propose un tour d’horizon de ces nouvelles sections d’entreprise.
- Ne battons pas en retraite
Des années décisives, notre système de retraites en a déjà connu depuis 1993 : 1995, 2000 (pour les retraites complémentaires du secteur privé), 2003… Mais 2010 sera de nouveau une année décisive parce que le gouvernement et le Medef ne sont pas encore arrivés à leurs fins et qu’ils comptent bien utiliser le déficit record laissé par la crise (produit direct de leurs politiques) pour aller encore plus loin.
- International : Italie
Des travailleurs africains de Rosarno (Calabre) regroupés à Rome, après leur « évacuation » par la police suite aux émeutes racistes du 8 janvier dernier, expriment dans une déclaration (voir ci-contre) leur révolte. Ils veulent signifier à l’Italie tout entière le rôle économique qu’ils jouent dans l’agriculture de ce pays.
- Hommage à Roldán
Francisco Roldán nous a quittés le vendredi 12 mars. Il avait 95 ans.
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