CHÔMAGE, POLLUTION, MISERE, REPRESSION, EXPLOITATION...
LE CAPITALISME, C'EST LA CRISE !

Marchand d'acier "tueur de région" VERSION FINALE

Article du vendredi 29 janvier 2010

Combat Syndicaliste N°346 de janvier 2010

Article du vendredi 29 janvier 2010






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[CNT Education] Vendredi 29 janvier 19h30 : soirée pédagogique autour de l’évaluation

Article du jeudi 28 janvier 2010

SOIREE PEDAGOGIQUE AUTOUR DE L’EVALUATION
vendredi 29 janvier a 19h30 au local de la CNT Educ,
44 rue Burdeau 69001 LYON.






Pourquoi une soirée autour de l’évaluation ?

La problématique de l’évaluation est interprofessionnelle, elle touche tous les champs du travail social, du soin, de l’éducation, de la culture… La CNT éduc 69 défend des pratiques de classe différentes « instruire pour révolter », oui, mais pas n’importe comment, et ce de la maternelle à l’université : toutes les expériences, points de vue sont donc les bienvenus. Il nous semble important également que les syndicats reprennent l’initiative d’une offensive pédagogique.

Comment et pourquoi valide-t-on l’acquisition d’un savoir à l’école : est-ce pour donner des repères aux élèves, pour communiquer aux parents, ou pour rentrer dans une entreprise de contrôle social ?

Cette soirée est conçue comme un échange de pratiques, pour cela, il est fait appel à contribution de militant-es ou non, syndiqué-es ou non. Cet appel à contribution invite les collègues à présenter un système d’évaluation qui ne stigmatiserait pas les élèves, et il est demandé dans la mesure du possible d’amener du matériel.

S’ensuivra un moment de discussions informelles qui permettra d’approfondir nos réflexions et de lancer des pistes pour d’autres soirées !

Évaluations : quelles logiques, quels enjeux ?

- Texte extrait "Tartagueule" de la CNT-Educ 69

L’année dernière, les évaluations de CM2 et de CE1 ont provoqué une indignation générale. A la fois pour des raisons qui tiennent à la nature de l’épreuve : la confusion entre bilan et diagnostic, les questions sur une partie du programme non étudiée, les items non adaptés aux cursus général des élèves, le codage binaire des réponses, l’impossibilité de cerner, à partir de ce test, les compétences réelles des élèves, et bien sûr le caractère ultra sélectif de certains items et du temps accordé. A cause, aussi, du but avoué par la hiérarchie, d’en faire un moyen pour vérifier la bonne application des « nouveaux programmes » dont personne ne veut, et de servir de critère pour la mise en place de l’aide personnalisée, alors que justement la forme du test ne permet pas de comprendre d’où viennent les difficultés rencontrées par les élèves. Et puis pour des raisons plus essentielles qui tiennent à la fonction que les évaluations jouent dans la politique gouvernementale ; le fait qu’elles soient sans cesse présentées comme un « outil de mesure par les résultats pour gouverner ».

Ces critiques émanant des enseignants, comme des parents d’élèves, ont donné lieu à de nombreuses tentatives pour empêcher leur mise en place : boycott, refus de faire passer certains items, refus de faire remonter les résultats, confiscation des livrets d’évaluation par des parents d’élèves, grève des enseignants concernés le jours de passation de ces « examens ». Toutes ces stratégies ont été largement freinées par la timidité du soutien des centrales syndicales et par les pressions exercées par les inspecteurs sur les enseignants récalcitrants mais souvent isolés. En de nombreux endroits, les résultats ont malgré tout été faussés ou ne sont pas remontés, ce qui n’a pas empêché les inspections de les mettre en avant pour valoriser ou menacer certaines écoles et obliger les RASED à en faire leur principal outil d’analyse et de fonctionnement. Les critiques qui ont été faites l’année dernière sont toujours d’actualité dans la mesure où le ministère compte renouveler l’expérience telle quelle.

De toutes façons, la justification générale de toute évaluation depuis 89 , et qui était de nouveau avancée par Darcos de « mesurer objectivement les acquis des élèves », n’est plus en fait qu’une vague incantation rituelle dépourvue de toute réalité, un simple alibi pour ce qui est une opération de pouvoir, de disqualification, de gestion autoritaire de ce que doit devenir l’école soumise à la culture du résultat, la mesure de la performance, le classement et lacomparaison, l’assignation à des normes de réussite, tant pour les élèves que les enseignants et les établissements. Les conditions de passation largement détournées, adaptées, hétérogènes, la diversité des formes de remontée des résultats, 22% officiels de non remise des livrets, les pressions et menaces sur certains IEN pour carrément trafiquer les résultats, le fait que l’administration ait voulu à tout prix les utiliser malgré leur peu de fiabilité et leur non sens montre bien que l’objectif affiché de « mesurer les acquis » n’est qu’un prétexte, et que l’objectif est bien ailleurs.

Dans l’ensemble de la fonction publique, l’évaluation des personnels devient un outil de contrôle et de gestion essentiel, et il serait étonnant que l’Éducation Nationale échappe à cette logique. Ces évaluations nationales de masse sont amenées à être un des instruments privilégiés d’un fonctionnement au mérite (classement des écoles puis des enseignants), et d’une politique d’économies et de surveillance. A terme, l’objectif visé est de mettre au pas les enseignants afin de revenir aux suposés fondamentaux d’une école dont nous ne voulons pas qui produit de la différentiation, sélectionne, trie, oriente, reproduit les inégalités sociales et relégue le plus grand nombre…

C’est pour cela que nous pensons que tous les enseignants doivent manifester leur refus de mettre en place ces évaluations en fonction des possibilités et dynamiques locales. Dans certaines académies, comme Paris et Montpellier, ce refus s’exprime même par un mouvement de grève le lundi 18 janvier. Sur Lyon, la CNT Éducation a choisi de profiter de cette occasion pour vous inviter à une soirée-débat sur ce thème.

Mais où est passée la note ?


- Texte extrait du journal "N’autre école" et écrit par la section CNT du collège Henri Barbusse de Vaulx-en-Velin

Contexte :

Le collège Henri Barbusse est situé à Vaulx-en-Velin, en banlieue lyonnaise. C’est un établissement présenté comme « difficile » : d’abord REP, puis prévention violence et enfin RAR (réseau ambition réussite). Les difficultés sociales des familles y sont très importantes. En 2002, quasiment 90% des familles étaient classées dans la catégorie sociale « défavorisée » avec 65% d’élèves boursiers. A titre de comparaison, la moyenne des REP était alors de 40% d’élèves boursiers et 63% de familles défavorisées. Dans ce contexte où les résultats aux évaluations de 6ème étaient très faibles et inférieurs de 10% à la moyenne des REP (53% de réussite en français et 45% en mathématiques), la question de travailler autrement pour aider tous les élèves (ceux en grande difficulté tout comme les élèves en réussite) tout en conservant l’hétérogénéité (le regroupement des élèves par niveaux étant considéré comme éthiquement irrecevable par l’équipe pédagogique) au sein des classes s’est imposée. Retour sur un peu plus de 10 ans d’expérimentation.

Dix ans déjà…

C’est ainsi qu’il y a dix ans, un petit groupe d’enseignants motivés s’est réuni pour réfléchir à cette question. Leur réflexion s’appuyait, au départ, sur le travail en compétences, sans note, utilisé en SEGPA. L’objectif était de faire un diagnostic précis à la fin de chaque trimestre et/ou contrôle pour connaître les points forts et faibles des élèves puis imaginer des solutions pour les retravailler avec eux. Le « travailler différemment » permettrait peut-être d’échapper à la stigmatisation de la note. C’était même une des préoccupations majeures des enseignants qui se sont lancés dans cette aventure : sortir de la note, souvent dévalorisante, parfois source de décrochage des élèves en difficulté (un élève en grande difficulté qui après de gros efforts passe de 5 à 8 en tire très peu voire aucune motivation pour la suite) et opter pour une évaluation qui permette ou tente à l’élève de se rendre réellement compte de ses progrès.

Le travail entrepris s’est d’abord centré sur les classes de 6ème. Le but était de permettre aux élèves de réussir la transition de l’école primaire au collège. Chaque matière a mis à plat ses compétences disciplinaires. D’autres compétences, transversales, ont été élaborées. Elles correspondaient à des exigences et/ou savoir-faire communs à toutes les disciplines : avoir son matériel, tenir correctement ses cahiers, s’exprimer à l’oral et à l’écrit, trouver des informations dans différents supports, réutiliser ses connaissances dans des contextes variés… Le but de ces compétences transversales était de pouvoir faire un bilan précis et clair des difficultés de chaque élève afin de les surmonter et permettre à chacun-e d’avoir les outils nécessaires pour suivre dans chaque matière. Un temps était consacré en cours à l’auto-évaluation des compétences disciplinaires et, en vie de classe, à l’auto-évaluation des compétences transversales. Le but recherché étant d’amener les élèves à s’investir davantage dans leurs apprentissages. L’auto-évaluation était ensuite discutée avec l’élève et comparée avec l’évaluation de l’enseignant. Ce travail a mené l’ensemble des équipes pédagogiques de classe et disciplinaires à fournir un vrai travail en commun, qui a permis la mise en place d’exigences communes. Ceci était primordial pour la mise en réussite des élèves dans un collège qui ne « tournait pas rond » : outre les résultats « catastrophiques » des élèves, les problèmes de discipline, de refus de travail étaient nombreux. Il s’agissait donc d’instaurer un climat de confiance entre les adultes et les élèves pour rendre les apprentissages non seulement possibles mais aussi sereins.

Les balbutiements

Ce travail s’est mis en place progressivement et a considérablement évolué. Ainsi, au début, chaque compétence était évaluée selon 3 niveaux d’acquisition : A (compétence acquise), E (en cours d’acquisition) et N (non acquis). Or il est apparu que le niveau d’acquisition E était très large et vague entre un élève qui saisissait tout juste ce qui lui était demandé et un élève qui avait quasiment acquis une compétence. De plus, les élèves ont vite eu tendance à se mettre E à presque toutes les compétences. Ce niveau a donc été séparé en deux avec D (début d’acquisition) et P (presque acquis). Ensuite, afin de pouvoir apprécier au mieux l’acquisition d’une compétence et ne pas être uniquement dans le ressenti, des critères correspondant à chaque niveau d’acquisition ont été élaborés ainsi que des situations d’évaluation spécifiques par matière. Par exemple, pour la compétence « Je sais m’exprimer à l’écrit » l’équipe s’est mise d’accord sur les critères de réussite suivants :
A : Je sais répondre en faisant des phrases et en utilisant le vocabulaire spécifique de la discipline
P : Je sais répondre en faisant des phrases (Sujet + Verbe + Complément)
D : Je sais répondre sans faire de phrases
N : je n’arrive pas à formuler de réponse à l’écrit

Cette évolution s’est faite progressivement, sur 3 années. Nous sommes passés de 2 classes où des professeurs travaillaient en compétences à 4 classes puis toutes les classes de 6ème où l’ensemble des professeurs prenant des classes de ce niveau acceptait de s’insérer dans la dynamique du projet.

Parallèlement et graduellement, le bulletin trimestriel « classique » a été remplacé par un nouveau bulletin où n’apparaissait plus les notes mais les compétences transversales. Une deuxième partie du bulletin était consacrée aux enseignements disciplinaires : chaque enseignant renseignait également le niveau d’acquisition de l’élève dans sa discipline (A, P, D, le « N » étant souvent proscrit) ainsi que des conseils pour progresser. Ces conseils, le plus précis possible, devant remplacer les traditionnelles remarques telles que « peut- mieux faire » ou « n’apprend pas ses leçons » jugées trop superficielles et qui n’apporte rien à l’élève. Ces évolutions ont été le fruit de nombreuses heures de concertation et de travail qui ont amené des doutes, de tâtonnements, de retours en arrière. Certains points ont fait l’objet d’âpres discussions avant leur mise en place. Ce fut le cas en particulier de l’élaboration des critères d’acquisition des compétences. Ce travail n’a été possible qu’avec la mise en place de concertations sur un créneau de 2 heures chaque semaine. A la suite de nombreuses demandes, ces heures ont donc été intégrées dans les emplois du temps (ajoutées au temps de service). En plus de cela, les enseignants se sont régulièrement mobilisés pour conserver des heures supplémentaires dans la DHG (dotation horaire globale), afin de mettre en place des espaces de remédiation : groupes de besoin constitués grâce à l’attribution de trois professeurs pour deux classes, heures d’ATP (aide méthodologique, faites par des enseignants) ou de TDS (remédiation ou approfondissement disciplinaire). S’il est intéressant de pouvoir cibler les difficultés de chaque élève, il est indispensable de pouvoir proposer aux élèves des moments où il leur est possible de tenter d’acquérir les compétences non acquises que ce soit au niveau disciplinaire ou au niveau transversal. Ceci a constitué et constitue encore, une priorité pour une bonne partie de l’équipe éducative.

Réactions

Ces « changements » ont été possibles par la volonté et l’investissement d’un certain nombre d’enseignants mais également par le soutien apporté par la direction de l’établissement lors des premières années, notamment dans la défense auprès de l’IA d’un projet très « coûteux » en heures poste et en paiement des concertations. Par ailleurs, les enseignants investis en classe de 6ème ont intégré le PASI (Pôle académique de soutien à l’innovation). Les équipes du collège ont récemment décidé de cesser leur travail avec le PASI, celui-ci devenant de plus en plus un outil de l’administration pour tenter de mener à bien la casse du système éducatif en tentant, par exemple, de s’approprier un dispositif pédagogique innovant et en le détournant de son but initial, pour mettre en avant le socle commun.

Au sein de l’établissement les réactions ont été variées. Un certain nombre d’enseignants ont toujours eu une certaine méfiance face au travail mené, celui-ci étant jugé trop lourd (bulletins plus longs à remplir, gestion de plusieurs grilles de compétences) Certains ont donc « choisi » de ne plus prendre en charge de classe de 6ème. Les élèves quant à eux se sont assez facilement intégrés dans ce mode de fonctionnement qui ressemble souvent à ce qui est pratiqué en école primaire. Lors d’une étude en 2006, plus de 75% des élèves disaient être satisfaits du fonctionnement. En revanche, la plupart d’entre eux précisaient être déstabilisés par le fait de ne pas avoir de notes. Cette remarque a également été faite par une petite majorité de parents qui, avec ce mode d’évaluation disait ne pas arriver à « situer » leur enfant par rapport à un niveau global. De manière à être le mieux compris possible des parents, le projet était (et continue d’être) présenté très tôt dans l’année, en général fin septembre, lorsque les enseignants communiquent les résultats des élèves aux évaluations nationales. Les bulletins étant remis en main propre aux parents et à l’élève, celui-ci est en général bien compris et leur permet de mieux connaître les points forts et faibles de leur enfant.

Evolution

Au cours des cinq dernières années, les enseignants ont tenté d’élargir cette expérience aux autres niveaux du collège, en particulier pour les 5ème et 4ème. Deux obstacles se sont alors interposés : tout d’abord, la réticence d’un certain nombre d’enseignants et la « lassitude » de certains face à la nécessité de toujours devoir « revendiquer » pour pouvoir ne serait-ce que maintenir l’existant. Le travail en compétences n’a donc pas pu être aussi abouti qu’en 6ème sur les autres niveaux. Des collègues le poursuivent néanmoins dans plusieurs matières (anglais, espagnol, français, maths, EPS). Des grilles de compétences communes sont mises en place et permettent de construire les apprentissages sur des objectifs communs dans les niveaux 5ème, 4ème et 3ème. Une classe de 5ème et une classe de 4ème expérimentent la mise en place de compétences transversales sur ces niveaux cette année.

Le travail mené au sein du collège Barbusse a été labellisé innovant par le rectorat. Des enseignants ont souvent été sollicités pour aller le présenter lors de formation. Or, à chaque rentrée, les heures des dispositifs sont menacées. Le chantage aux heures s’est fait, au fil des années, de plus en plus pressant. Le discours institutionnel est à chaque fois le même : vous êtes un établissement surdoté, soit vous gardez les dispositifs mais on augmente les effectifs, soit vous avez des effectifs corrects, mais plus de dispositifs. Des préavis de grève sont régulièrement posés pour la rentrée, et ont déjà été utilisés pour des questions de moyens.

L’évaluation : une question d’éthique et un enjeu idéologique

Le travail engagé en 2001est souvent entré en contradiction avec les valeurs dominantes dans la société, prégnantes aussi bien chez les collègues, chez les élèves et chez les parents d’élèves : le besoin de classer, de hiérarchiser, bref, de noter. Les discussions occasionnées par ces confrontations de valeurs ont souvent été très riches. Actuellement, le projet entre en totale opposition avec l’Institution, avec la mise en place du socle commun des connaissances et des compétences. L’ensemble du projet barbussien, en se basant sur les « compétences » avait été construit dans un but émancipateur pour les élèves et pour pouvoir donner du sens à leurs apprentissages. Les valeurs portées ici sont bien loin de la soupe idéologique sous-tendue par le socle commun. C’est encore la position de la majorité des enseignants, et des sections syndicales qui, depuis le début l’activité syndicale de l’établissement se retrouvent sur une position de refus du socle.

[CNT Education] Communiqué des enseignants du collège Henri Barbusse (Vaulx-en-Velin)

Article du jeudi 28 janvier 2010

COLLEGE HENRI BARBUSSE :
REFUS DES « STAGES 108 HEURES »




Les enseignants refusent que des étudiants préparant le concours du CAPES soient utilisés comme « main d'oeuvre » bon marché et viennent remplacer des enseignants titulaires partant en stage pendant une semaine.

Les personnels du collège Henri Barbusse, réunis en heure d'information syndicale ce mardi 19 janvier 2010 viennent d'apprendre avec stupeur que trois enseignants du collège, titulaires , devant effectuer un stage de formation continue d'une semaine dans le courant du mois de mars devraient être remplacés pendant leur absence par des étudiants candidats au CAPES dans le cadre des stages dits « stages 108 heures ».

Les personnels présents s'indignent que des étudiants n'ayant acquis aucune expérience préalable soient utilisés comme moyen de remplacement bon marché alors même que le ministère n’a eu de cesse de réduire les emplois d’enseignants depuis des années (encore 3000 emplois de TZR supprimés cette année !) et qu'on les place en responsabilité devant des classes pendant une semaine. Ils s'interrogent d'autre part sur les effets néfastes d'un tel dispositif, et ce particulièrement dans un établissement comme le nôtre, classé Ambition Réussite, qui accueille un public d'élèves dont certains sont parfois en grande difficultés scolaire ou sociale et pour lesquels la présence d'adultes référents stables est indispensable pour instaurer la confiance nécessaire à tout apprentissage.

Comment prétendre qu'un étudiant, quelle que soit sa bonne volonté, « parachuté » seul devant une classe et cela pour une semaine, puisse faire cours? Que penseront les parents d'élèves d'une telle initiative? Que leurs enfants ne méritent pas d'avoir un personnel qualifié en face d'eux? Le métier d'enseignant n'est-il pas un métier qui s'apprend? Quelle image donnée à cet étudiant du métier d’enseignant se retrouvant seul face à une classe sans outil pédagogique ou didactique ?Comment penser que la mise en place d'un tutorat ponctuel par un enseignant de la matière concernée suffira à permettre à cet étudiant de faire cours pendant une semaine à la place d'un professeur ayant en charge les élèves depuis le début de l'année?

Les enseignants de l'équipe des équipes concernées ont déjà fait savoir qu'aucun d'eux n'accepterait d'être tuteur d'un étudiant dans de telles conditions.

Les personnels ont souligné que nombre d'entre eux ont déjà accueilli dans leurs classes des étudiants en observation, ce qui leur paraît être une démarche naturelle et nécessaire. Ils insistent sur les dangers de la mise en place de tels « stages » qui, pourraient, à terme, se substituer à une véritable formation professionnelle dans le cadre de la masterisation des concours. Dans le cas présent, la mise en situation d'étudiants non formés leur paraît dangereuse pour l'équilibre des classes, des équipes éducatives et inefficace pour faire découvrir dans des conditions décentes le métier d'enseignant et susciter des vocations.

En conséquence, les personnels ont demandé à l'Inspectrice d'Académie et au Recteur d'abandonner purement et simplement ce projet. Ils se tiendront d'informés des suites données à leur demande et se réuniront de nouveau pour adopter une position collective par rapport à cette question et en informer les parents d'élèves.

[CNT Santé-Social] Jeudi 28 Janvier 14 h : Rassemblement à la Préfecture en faveur des SDF

Article du jeudi 28 janvier 2010

Réseau des professionnels engagés auprès des personnes SDF

Plus de 3 500 signatures à la pétition pour un Réel Engagement en Faveur des Personnes SDF… et aucune réponse satisfaisante



APPEL A LA GREVE
MANIFESTATION
Jeudi 28 Janvier 2010
A 14h – DEVANT LA PREFECTURE (3ème arr.)


Parce que les pouvoirs publics NE REPONDENT PAS à nos demandes
Contre le MANQUE DE PLACES dans les structures d’hébergements
Contre le principe des PLACES TOURNANTES
Pour la CREATION DE PLACES D’HEBERGEMENTS supplémentaires
Pour le RESPECT DE LA LOI : « Toute personne accueillie dans une structure d’hébergement d’urgence doit pouvoir (…) y demeurer, dès lors qu’elle le souhaite, jusqu’à ce qu’une orientation lui soit proposée ». Article 73 loi Mobilisation pour le Logement et de Lutte contre l’Exclusion.

Pour exercer les missions qui sont confiées aux professionnels avec des moyens réels et suffisants

Tous ceux qui souhaitent nous rejoindre sont les bienvenus !!!

Au-delà de la symbolique, pour rendre ce mouvement visible, que tous ceux qui le peuvent, viennent manifester avec une couverture de survie.


Affiche à télécharger

La Canaille "L'Usine"

Article du jeudi 28 janvier 2010

[Soutien urgent] Meryam MEHDI suite...

Article du mercredi 27 janvier 2010

C'est un bon signe, mais il semble que le mail de l'ambassade d'Algérie soit bloqué.

Peut être à cause de la multitude de messages reçus en soutien à Meryam ?

Il faut dire qu'au delà des syndicats CNT le Secrétariat International de la CNT a diffusé l'info à tous nos contacts africains entres autres.

On vous invite donc à varier les cibles de mails. Vous pouvez par exemple envoyer des mails de soutien à Meryam à :

consulat-general-algerie@Wanadoo.fr

Sinon des consulats d'Algérie existent un peu partout :

http://www.consulat-algerie.com

Continuons par contre à mailer aux responsables de la British Gas.

Secrétariat International de la CNT


Pour en savoir plus

Kanaky : Libération de Gérard Jodar (USTKE)

Article du mercredi 27 janvier 2010

La CNT salue la libération le jeudi 12 janvier 2010 du secrétaire général de l’USTKE (Union syndicale des travailleurs kanaks et des exploités), Gérard Jodar, ainsi que la remise en liberté des autres militants syndicalistes de l’USTKE.



Gérard Jodar, tout comme l’USTKE, subissent depuis quelques mois une répression féroce de l’état colonial français en Kanaky. Gérard Jodar était emprisonné depuis le mois de juin, suite à une action syndicale menée dans le cadre d’un conflit social au sein de la société Air Calédonie.

Depuis cette date, l’USTKE n’a cessé de revendiquer la libération de ses camarades emprisonnés, en particulier lors d’une grève générale de 10 jours en août 2009.

Lors de son incarcération au Camp-Est (seule prison de Kanaky), Gérard Jodar s’est rendu compte des ignobles conditions de détention que subissent les emprisonnés, il a ainsi pu dresser un bilan précis de ce qui se passe dans les geôles d’une colonie française.

Nous continuerons à soutenir nos camarades de l’USTKE dans leur lutte pour la libération de tous les syndicalistes encore emprisonnés en Kanaky, ainsi que dans leur lutte pour la libération du peuple kanak.

Vive l’USTKE !

Michael, CNT 69




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extrait d'une lettre de Jodar après sa libération :
Le bagne calédonien : l'exemple français dans le Pacifique

Le Camp-Est est le seul centre pénitentiaire de Nouvelle-Calédonie. Il est conçu pour 192 détenus et en héberge actuellement 425.

Il se décompose en 6 structures :
· La maison d'arrêt pour les femmes qui date de peu et qui accueille 8 détenues logées individuellement.
· La centrale pour les jeunes qui est en cours d?agrandissement et surpeuplée.
· La centrale pour les adultes qui purgent de longues peines surpeuplée aussi.
· Le dépôt pour les peines supérieures à un an également surpeuplé.
· Le centre de semi-liberté où il n'y a plus de place pour dormir y compris parterre.
· Et enfin la maison d'arrêt pour les hommes où je suis détenu et qui est la structure la plus surpeuplée actuellement à 282 %. Dans cette maison d'arrêt, nous sommes 5 et plus souvent 6 par cellule de 13 m2 . Il y a 3 lits superposés d?un côté et 2 de l'autre. Ces lits sont fabriqués en tube d'acier carré et boulonnés aux murs. Le sixième détenu dort parterre entre les deux colonnes de lits.

Le sol de la cellule est en béton ce qui rend l'entretien difficile et ne facilite pas l'hygiène.
Il y a un w-c à la Turc que nous utilisons aussi comme douche à l'aide d'un bidon en plastique en prenant l'eau de la chasse d'eau. Accroché au muret qui cache une partie du w-c, se trouve un bac en béton de 85 cm de long pour 50 cm de profondeur.
Tout le linge des prisonniers reste dans leurs sacs, sous les deux lits du bas, par manque de place.
Pour éclairer la cellule, il n'y a qu'une ampoule encastrée dans un trou du mur au dessus de la porte. Pour la lumière du jour, il y a un trou avec des barreaux, sans fenêtre située à 2 mètres de hauteur dans le mur opposé à la porte. Ce trou mesure 1,48 m de long par 50 cm de haut. La lumière tant extérieure qu'intérieure est donc très faible d'autant qu'un mur d'enceinte est proche des cellules.
Il y a un téléviseur de 36 cm posé au dessus de l'armoire métallique vissée au mur. Il n'y a qu'une seule prise de courant que nous ne pouvons pour ainsi dire pas utiliser car le réseau électrique est défaillant et disjoncte souvent à la moindre consommation électrique. C'est ainsi qu'on nous refuse les bouilloires électriques qui pourtant seraient pratiques pour préparer le café, le thé ou des soupes.

Pour terminer, un ventilateur est accroché au mur dans les cellules mais pas toutes. Il faut savoir qu'actuellement l'été arrive et il va faire entre 35 et 40 degrés ce qui fait que nous sommes obligés de dormir torse nu et à l'air libre alors que nous sommes envahis par les moustiques, les souris et les cafards, cafards que nous retrouvons parfois dans nos plateaux repas.
A six dans une cellule, nous disposons donc de 3,80 mètres carrés pour circuler, à six ? Ceci est impossible et oblige tout le temps 2 à 3 d'entre nous à rester couchés sur nos lits car nous ne pouvons pas non plus nous asseoir dessus ces lits étant verticalement séparés de 60 cm .
Les promenades commencent le matin à 6h30 pour la première pour se terminer à 16h pour la dernière. Elles durent ½ heure le matin et ½ heure l'après midi car dans la maison d'arrêt pour 196 détenus répartis en 4 blocs, il n'y a que 2 gardiens. Cela dit, nous avons tout de même sport le lundi, mercredi et vendredi matin pendant 1h30, ce qui fait que ces jours là, nous sommes enfermés dans la cellule pendant 22 heures sur 24 au lieu des 23 tous les autres jours.

Pour la nourriture, en dehors du fait que c'est toujours la même chose et parfois immangeable on nous donne de l'eau chaude, des sachets de café, sucre et thé, le matin à 5h30, pour le repas de midi, il nous est donné dans la cellule entre 10h30 et 10h45 et celui du soir entre 16h30 et 16h45. Ces repas se résument à une barquette inox contenant le plat principal et un fruit, un gâteau sec ou un yaourt. Comme je l'ai dit plus haut à plusieurs reprises, nous avons trouvé des cafards, des chenilles et même un bout de caoutchouc dans le plat principal.

Enfin pour les visites, nous ne disposons que de 2 visites d'une demi heure par semaine alors que le code de procédure pénale, le guide du prisonnier de l'OIP et le recueil « droits et devoirs de la personne détenue » du Ministère de la Justice diffusé et applicable depuis janvier 2009 stipulent que les prévenus doivent avoir au minimum 3 visites par semaines. En nombre de visites nous sommes donc en deçà de la loi et pour le temps de visite minimum légal. J'ai saisi officiellement la direction du Centre Pénitentiaire en leur demandant de respecter la loi et les directives du Ministère mais à ce jour rien n'a changé.
Sachez aussi qu'il n'y a aucune structure de formation permettant une réinsertion efficace des jeunes ce qui fait que beaucoup d'entre eux entrent en prison pour de petits délits, s'endurcissent pendant leur détention et à leur sortie deviennent des petits caïds. Depuis 5 mois que je suis là, j'en ai vu sortir un bon nombre qui est revenus pour de nouveaux faits quelques jours ou semaines plus tard. A peu près 97 % de la population carcérale sont des jeunes kanaks et pour des faits identiques, j'ai remarqué que ces jeunes sont plus facilement et plus lourdement condamnés. Je doute franchement de l'indépendance de la justice ici chez nous. Pour ce qui concerne, l'accès aux soins, il y a un médecin et deux infirmiers. Le médecin est là les jours ouvrables et un infirmier passe les jours non ouvrables pour les soins uniquement. Un dentiste vient 2 fois par semaine ce qui fait que les patients attendent au minimum 2 à 3 mois pour être reçus.

Le Camp-Est est une prison d?un autre temps, délabrée, construite il y a plus d'un siècle. Je pense que certains blocs de détention ont été construits avec des matériaux qui renferment de l'amiante ce qui est le cas d'une majorité de monuments de cette époque.
Nous détenons le record de France d'évasions avec 14 depuis début 2009.
Ceci ne me choque pas car les détenus dont la famille est dans le Nord ou les îles n'ont presque jamais de visites. Aucune cabine téléphonique n'est mise à disposition au moins pour ces détenus. Je m'étonne d'ailleurs qu'il n'y ait pas plus de suicides.

[...]

Il y a un peu plus de 70 gardiens, effectif théorique car dans la pratique avec les congés, les arrêts maladie dus souvent au stress il n'en reste que 45 à 50 pour gérer 24h sur 24 plus de 420 détenus. Certains dimanche, il n'y a eu dans le Camp-Est que 4 gardiens, un pour 100 détenus, invraisemblable et pourtant vrai. Beaucoup de gardiens, dont certains de mon syndicat n'aspirent qu'à une seule chose, être mutés dans une autre administration. Ils sont totalement démotivés.

Pour ce qui me concerne je ne vais pas rester ici une éternité mais je crains beaucoup pour tout le monde que ce soit détenus ou gardiens. Il faut dans les plus brefs délais apporter des changements radicaux, faute de quoi on va à la catastrophe. Maintenant que je connais la réalité du Camp-Est, je vais me battre pour faire changer les choses.

Je vous remercie d'avoir pris de votre temps pour lire ce petit état des lieux de la prison qui à mon sens aujourd'hui se classe à la dernière place des prisons dites françaises. La patrie des droits de l'homme n'a vraiment pas de quoi être fière de ce qu'elle fait ici dans notre Pays.

Gérard JODAR
Président de l'USTKE
Détenu au Bloc 1 Cellule 4
Centre Pénitentiaire de Nouméa

[Soutien urgent] Algérie : Meryam MEHDI en danger de mort

Article du lundi 25 janvier 2010

Meryam MEHDI vit et travaille à Alger. Elle a été licenciée par la multinationale British Gas de manière abusive, suite à son refus de mutation imposée dans le sud de l’Algérie à Hassi Mesaoud en plein désert.



Son licenciement est d’autant plus abusif que Meryam était censée être protégée de ce type de décision arbitraire par son contrat à durée indéterminée.

Elle a alors saisi l’inspection du travail suite à quoi British Gas lui a proposé un accord à l’ « amiable » en lui offrant une indemnisation de licenciement équivalent à 6 mois de salaire.

Refus de Meryam. Étant dans son droit, elle exige son maintien sur le site algérois de la multinationale et l’annulation de la procédure de licenciement. En vain. Le gouvernement algérien, soucieux de ne surtout pas contrarier les multinationales rechigne à intervenir dans le conflit. Bristh Gas de son côté fait la sourde oreille et n’entend pas revenir sur sa décision.

L’absence de syndicat à British Gas, comme dans toutes les multinationales présentes sur le sol algérien, oblige Meryam à lutter seule. Elle est néanmoins soutenue par le syndicat autonome SNAPAP et en particulier sa Commission femmes. C’est d’ailleurs depuis la Maison des Syndicats à Alger (qui abrite différents syndicats autonomes) que Meryam a entrepris, pour faire pression, une grève de la faim, le 9 décembre 2009.

« Son état de santé est critique » (Commission Femmes du SNAPAP)





45 jours ont passé et la British Gas comme l’Etat algérien restent inflexibles. Cela est d’autant plus choquant que l’état de santé de Meryam s’affaiblit et ne cesse de s’aggraver au point de devenir préoccupant.

Un récent communiqué du SNAPAP daté du 23 janvier indiquait à ce sujet : « Son état de santé est critique. On constate une pâleur très apparente avec fatigue générale, une perte de poids chiffrée à plus de 60%, une hypoglycémie à 0,65g/l. En outre, elle présente une toux très gênante. Sa radio du thorax montre des signes de bronchite aiguë comme le diagnostique le médecin pneumo-phtisiologue du DAT de Belfort. La vie de Meryem Mehdi est menacée par l’aggravation de ses signes cliniques et biologiques sur le plan respiratoire et rénal. M. Mehdi a été évacuée plusieurs fois aux hôpitaux d’Alger même en clinique privée, hospitalisée plusieurs fois au service de réanimation pour choc septique. »

Le secrétariat international (SI) de la CNT assure tout son soutien à Meryam ainsi qu’au syndicat SNAPAP et à sa Commission Femmes.

Le SI de la CNT s’engage à faire pression sur British Gas ainsi que sur le gouvernement algérien afin que la légitime revendication de réintégration de Meryam soit obtenue.

Le SI de la CNT sera vigilant quant à l’évolution de la situation de Meryam.

Un coup contre l’un-e d’entre nous est un coup contre nous tous et toutes !

Le cas de la grève de la faim de Meryam s’inscrit dans un contexte de durcissement du régime algérien à l’égard des revendications sociales et ouvrières. Dans le viseur du pouvoir algérien : les syndicats autonomes comme le SNAPAP, le SATEF ou le CLA de plus en plus victimes de la répression.

Cette répression objective peut s’accompagner en certaines circonstances de la complicité du gouvernement français. Samedi 23 octobre 2010, à Marseille, avait lieu la 5ème rencontre de la Coordination syndicale Euro-Maghreb. Nos camarades algériens du SNAPAP qui étaient attendus, ne sont pas venus. Et pour cause : le Consulat de France à Annaba leur refusait leurs demandes de visas.

C’est pour soutenir ce syndicalisme de lutte de classe en Algérie, que la CNT vient d’adhérer, comme la CGT espagnole et l’USI italiennne, au Comité International de soutien au Syndicalisme autonome en Algérie (CISA), initié par Solidaires.

Contre l’injustice et l’arrogance des riches et des puissants répondons par la solidarité internationale ouvrière !

Jérémie pour le SI de la CNT.




Notre sœur et compatriote, Meriem Mehdi se meurt à petit feu depuis plus de 25 jours, dans un silence assourdissant, non seulement des responsables de sa compagnie et des autorités nationales mais aussi de la société civile.

Notre compatriote qui a été licenciée abusivement et de manière arbitraire le 8 novembre 2009 par British Gas, une multinationale installée à Hassi Messaoud, entame pratiquement son premier mois de grève de la faim, qu’elle a commencée le 10 décembre dernier.

Avant de recourir à cette ultime arme de l’opprimé sans défense, Mme Mehdi avait engagé les procédures légales auprès de l’inspection du travail qui ont abouti à un PV de non-conciliation. Une plainte en justice va être introduite par la victime de l’arbitraire pour licenciement abusif. Toutes ces procédures semblent être ignorées par le premier responsable du secteur du « travail », à la lecture de la presse.

Malgré la mobilisation du comité national de soutien regroupant des syndicalistes autonomes, militants politiques et des droits de l’homme et à l’action médiatique menée par de braves et courageux jeunes journalistes, le mutisme semble de règle à la fois de la part de la direction de British Gas et des autorités nationales sensées défendre la dignité du citoyen et les droits légitimes des travailleurs.

En réalité, l’arbitraire subi par Meriem Mehdi, semble être de l’ordre du multiple, selon de nombreux témoignages recueillis auprès de syndicalistes libres et de travailleurs du sud Algérien.

L’Eldorado saharien semble se transformer en catimini, en véritable protectorat anglo-américain où la législation algérienne du travail est bafouée et foulée au sol.

Notre compatriote Meriem Mehdi, par son action courageuse et son sacrifice vient de donner un coup de pied dans la fourmilière des multinationales et de déchirer le voile qui couvrait leurs pratiques qui ne sont pas sans rappeler l’époque de l’indigénat de sinistre mémoire.

La prolongation de cette grève de la faim par cette dame déterminée à arracher ses droits et rien que ses droits, risque d’avoir de très graves répercussions sur sa santé avec des lésions organiques irréversibles.

Nous tenons pour responsables de ce drame qui se profile à l’horizon, la direction de British Gas emmurée dans un silence criminel face aux souffrances de notre compatriote qui, sous d’autres cieux, auraient provoqué un tollé général.

Nous dénonçons le silence complice des autorités nationales devant ce cas d’injustice flagrante et face au non respect de la législation algérienne du travail par ces multinationales agissant pratiquement en territoire conquis.

Nous en appelons à l’opinion publique nationale et internationale afin de se mobiliser pour sauver la vie de notre compatriote en danger de mort.

Docteurs Salah-Eddine Sidhoum et Kameleddine Fekhar. Militants des Droits de l’Homme

Alger – Ghardaïa le 04 janvier 2010
Source : Algeria-Watch





infos sur le syndicalisme algérien

Historique du syndicalisme en Algérie


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Soutenez Meryam MEHDI !

Le SI de la CNT appelle tous les syndicats de la CNT ainsi que tous ses militant-es et sympathisant-es à envoyer à l’Ambassade d’Algérie en France, aux responsables de la British Gas et au SNAPAP (Commission Femmes) le message suivant :

« J’attire votre attention sur la situation critique de notre camarade Meryam MEHDI, en grève de la fin depuis le 9 décembre 2009 à Alger.

Je soutiens Meryam dans sa légitime lutte pour imposer à la multinationale British Gas sa revendication de réintégration suite à son licenciement abusif.

(Signature individuelle ou de syndicat CNT x »


Mail de l’ambassade d’Algérie en France :

chancellerie@amb-algerie.fr

Mail des responsables de la British Gas :

peter.haynes@bg-group.com

frank.chapman@bg-group.com

Mail (en copie à la Commission Femmes du SNAPAP) :

femmesnapap@yahoo.fr

[Vendredi 29 janvier à 19h30] Évaluations à l'école : quelles logiques, quels enjeux ?

Article du dimanche 24 janvier 2010

L’année dernière, les évaluations de CM2 et de CE1 ont provoqué une indignation générale.
À la fois pour des raisons qui tiennent à la nature de l’épreuve : la confusion entre bilan et diagnostic, les questions sur une partie du programme non étudiée, les items non adaptés aux cursus général des élèves, le codage binaire des réponses, l’impossibilité de cerner, à partir de ce test, les compétences réelles des élèves, et bien sûr le caractère ultra sélectif de certains items et du temps accordé.
À cause, aussi, du but avoué par la hiérarchie, d’en faire un moyen pour vérifier la bonne application des «nouveaux programmes» dont personne ne veut, et de servir de critère pour la mise en place de l’aide personnalisée, alors que justement la forme du test ne permet pas de comprendre d’où viennent les difficultés rencontrées par les élèves.
Et puis pour des raisons plus essentielles qui tiennent à la fonction que les évaluations jouent dans la politique gouvernementale ; le fait qu’elles soient sans cesse présentées comme un «outil de mesure par les résultats pour gouverner».

Ces critiques émanant des enseignants, comme des parents d’élèves, ont donné lieu à de nombreuses tentatives pour empêcher leur mise en place : boycott, refus de faire passer certains items, refus de faire remonter les résultats, confiscation des livrets d’évaluation par des parents d’élèves, grève des enseignants concernés le jours de passation de ces «examens».
Toutes ces stratégies ont été largement freinées par la timidité du soutien des centrales syndicales et par les pressions exercées par les inspecteurs sur les enseignants récalcitrants mais souvent isolés. En de nombreux endroits, les résultats ont malgré tout été faussés ou ne sont pas remontés, ce qui n’a pas empêché les inspections de les mettre en avant pour valoriser ou menacer certaines écoles et obliger les RASED à en faire leur principal outil d’analyse et de fonctionnement.
Les critiques qui ont été faites l’année dernière sont toujours d’actualité dans la mesure où le ministère compte renouveler l’expérience telle quelle.



De toutes façons, la justification générale de toute évaluation depuis 89, et qui était de nouveau avancée par Darcos de «mesurer objectivement les acquis des élèves», n’est plus en fait qu’une vague incantation rituelle dépourvue de toute réalité, un simple alibi pour ce qui est une opération de pouvoir, de disqualification, de gestion autoritaire de ce que doit devenir l’école soumise à la culture du résultat, la mesure de la performance, le classement et la comparaison, l’assignation à des normes de réussite, tant pour les élèves que les enseignants et les établissements.
Les conditions de passation largement détournées, adaptées, hétérogènes, la diversité des formes de remontée des résultats, 22% officiels de non remise des livrets, les pressions et menaces sur certains IEN pour carrément trafiquer les résultats, le fait que l’administration ait voulu à tout prix les utiliser malgré leur peu de fiabilité et leur non sens montre bien que l’objectif affiché de «mesurer les acquis» n’est qu’un prétexte, et que l’objectif est bien ailleurs.
Dans l’ensemble de la fonction publique, l’évaluation des personnels devient un outil de contrôle et de gestion essentiel, et il serait étonnant que l’Éducation Nationale échappe à cette logique. Ces évaluations nationales de masse sont amenées à être un des instruments privilégiés d’un fonctionnement au mérite (classement des écoles puis des enseignants), et d’une politique d’économies et de surveillance. À terme, l’objectif visé est de mettre au pas les enseignants afin de revenir aux supposés fondamentaux d’une école dont nous ne voulons pas qui produit de la différentiation, sélectionne, trie, oriente, reproduit les inégalités sociales et relègue le plus grand nombre…

C’est pour cela que nous pensons que tous les enseignants doivent manifester leur refus de mettre en place ces évaluations en fonction des possibilités et dynamiques locales. Dans certaines académies, comme Paris et Montpellier, ce refus s’exprime même par un mouvement de grève le lundi 18 janvier. Sur Lyon, la CNT Éducation a choisi de profiter de cette occasion pour vous inviter à une soirée-débat sur ce thème.



Soirée pédagogique autour de l’évaluation

Vendredi 29 janvier à 19h30
au local de la CNT 69,
44 rue Burdeau, 69001 Lyon.


Soirée annoncée et soutenue par : CGT, PAS, SUD et CNT, réunis lors de la demi journée d’information syndicale du 21 octobre, ainsi que par le SNUIPP.

[Voisinage] Grenoble 28 janvier 20h : projection-débat du film "il s’agit de ne pas se rendre" par la CNT 38

Article du dimanche 24 janvier 2010



Projection d’un documentaire "il s’agit de ne pas se rendre" sur le mouvement anti-CPE réalisé par Naïma Bouferkas et Nicolas Potin (1h07, 2008)
Ce film a reçu les Prix INA de la première œuvre et Prix René Vautier au Festival de l’Acharnière 2008.

Suivie d’une discussion en présence de la réalisatrice et du réalisateur (à confirmer)documentaire sur le mouvement anti-CPE réalisé par Naïma Bouferkas et Nicolas Potin (1h07, 2008)





Printemps 2006, Toulouse. La rue déborde, le gouvernement "entend ceux qui manifestent, mais aussi ceux qui ne manifestent pas ". Grèves, cortèges monstres, occupations et blocages. Le décor est planté, c'est le mouvement « anti CPE ». Deux mois de routine brisée, c'est peu, mais ça laisse du temps pour discuter, s'organiser, se confronter. Grévistes, salariés, syndicalistes, policiers, usagers « pris en otage » : on est aux premières loges. Savoir terminer une grève ? Ne pas se rendre. (titre inspiré d’une phrase écrite en prison par le poète Nazim Hikmet)

jeudi 28 janvier 2010 à 20h00
au 102 rue d’Alembert

Grenoble

Projection et discussion organisées par la CNT 38

[Ephemeride] 23 janvier 1972 : mort de Miguel GARCIA VIVANCOS

Article du samedi 23 janvier 2010

Le 23 janvier 1972, mort de Miguel GARCIA VIVANCOS, à Cordou (Andalousie).

Militant et combattant anarcho-syndicaliste espagnol puis artiste peintre.




Miguel Garcia Vivancos avait appris la mécanique à l’âge de 13 ans à Cartagène avant d’émigrer en 1909 à Barcelone où il allait être rapidement orphelin de père.
En 1917 il participait aux barricades de Barcelone. Puis, dès sa création en 1922, il intégrait le groupe d’action Los Solidarios avec entre autres B. Durruti, F. Ascaso et Juan Garcia Oliver et allait participer à la plupart des actions du groupe.
Après l’attaque en août 1923 de la Banque d’Espagne à Gijon, où, il avait servit de chauffeur, il avait tenté de faire évader de la prison d’Oviedo Rafael Torres Escartin arrêté en septembre 1923 ; après avoir établi un contact avec un des soldats de la prison, il avait été arrêté et emprisonné trois mois, mais ses faux papiers avaient résisté aux investigations policières et il avait été libéré.



Après être rapidement parti d’Oviedo , il avait regagné Barcelone en novembre puis était parti pour Paris avec la plupart des membres du groupe.
A Paris il fut chargé de trouver des armes pour organiser la lutte contre la dictature de Primo de Rivera. Après avoir obtenu fusils et munitions auprès d’un traficant belge, il participait le 7 novembre 1924 à l’opération de Vera de Bidasoa.
Début 1925 il rejoignait Ascaso et Durruti en Amérique latine, mais décidait assez vite de rentrer en France où dès son retour il était arrêté, emprisonné puis expulsé en Belgique. En 1926 il revenait clandestinement en France avant de regagner Barcelone où il allait travailler comme chauffeur de taxi et docker. Dès la proclamation de la République, il se montra très proche de Garcia Oliver dont il partageait les thèses sur « la gymnastique révolutionnaire » et participait au groupe Nosotros et à tous les évènements de l’époque : insurrections libertaires, opposition au trentisme et au réformisme au sein de la CNT.

En juillet 1936 il allait être très actif et servir de chauffeur à Garcia Oliver. Puis il combattait au sein de la Colonne Los Aguiluchos et devenait l’adjoint de Gregorio Jover avant de commander diverses divisions républicaines : commandant adjoint de la 28e Division, commandant de la 128e Brigade, commandant de la 28e Division (septembre 1937).
Au moment des évènements de mai 1937 et défenseur de la ligne officielle de la CNT, il aurait empêché Maximo Franco Cavero et Manuel Lozano Guillen de quitter le front avec leurs troupes poir aller écraser les staliniens à Barcelone.
Il participa à la prise de Belchite puis de Teruel où en janvier 1938 il était blessé.
Nommé lieutenant colonel, il était à la fin de la guerre responsable du secteur de Puigcerda et s’ occupait de l’évacuation avant lui-même de passer en France le 13 février 1939.
Interné aux camps du Vernet puis de Saint Cyprien où il restera quatre ans avant d’être libéré en 1944 par les maquisards avec qui il participera aux combats jusqu’à la libération.



Favorable aux thèses des régionales d’origine, il était exclu de la fédération locale de Marseille de la CNT en 1945. A la fin des années 1940 il était un des responsables du groupe espérantiste libertaire et de leur revue Senstatano.
Puis il commençait à peindre, bénéficiait de l’appui de Picasso et devenait un peintre naïf d’une certaine réputation.
Une de ses premières expositions à la galerie Mirada de Paris sera présentée par André Breton (cf. Le Libertaire, n°225). Bien qu’ayant cessé de militer activement, il continuait toutefois de collaborer au mouvement libertaire.

Miguel Garcia Vivancos est mort le 23 janvier 1972 lors d’un voyage à Cordoba.

Oeuvres : - Aclaracion obligada al libro de Ricardo Sanz « El sundicalismo y la politica » (Paris 1967) ; - El combate continua (Paris, 1960).

(Source : Dictionnaire des militants anarchiste)

[Conférence-Débat] 23 janvier : Aspects et originalité du Syndicalisme Révolutionnaire dans le Bâtiment lyonnais

Article du samedi 23 janvier 2010



Jean-Luc de Ochandiano, historien, nous parlera du syndicalisme dans le secteur du Bâtiment d'avant-guerre, qui resta très longtemps attaché au Syndicalisme Révolutionnaire et garda une vitalité très forte, particulièrement à Lyon, malgré le recul et les échecs du mouvement ouvrier au niveau national.
Loin de s'enfermer dans une célébration passéiste, le débat qui suivra sera l'occasion de s'interroger sur les échos que peuvent aavoir les diverses stratégies syndicales de l'époque sur nos luttes d'aujourd'hui.

Le 23 janvier 2010 à 14h30 au local de la CNT, 44 rue Burdeau, 69001 Lyon


Suivi à 19 h d'un repas africain (Maffé) à prix libre en soutien à Djibril, travailleur du BTP sans-papier




Affiche A3 pdf

Blog de Jean-Luc de Ochandiano


Article de J-L de Ochandiano sur "Syndicalisme et défense de l'identité ouvrière dans le bâtiment lyonnais (1920-1939)"

[23 janvier 19h] Soirée de soutien à Djibril Travailleur sans papiers du BTP

Article du samedi 23 janvier 2010



Soirée de soutien à DJIBRIL
Travailleur sans papiers du BTP


Djibril n'a plus aucune ressource depuis maintenant TROIS mois.

La solidarité doit jouer !

Repas Chaud (Maffé) + Musique

Prix libre

Au local de la CNT
44 rue burdeau
69001 Lyon


Affiche en pdf

Quelques photos de la manif du 21 janvier

Article du jeudi 21 janvier 2010









[CNT Construction] Conférence sur le Syndicalisme Révolutionnaire + repas de soutien à Djibril

Article du jeudi 21 janvier 2010



14h30 : Aspects et originalité du Syndicalisme Révolutionnaire dans le Bâtiment lyonnais

19h : Soirée de soutien à Djibril Travailleur sans papiers du BTP

à venir : 6 février : débat sur les SCOP

Téléchargez le N°78 de "Tartagueule" (mensuel de la CNT Education 69)

Article du mercredi 20 janvier 2010

Cliquer ici ou sur l'image pour télécharger le numéro 78 de janvier 2010



Pour le lire en ligne :





Anciens numéros

CNT SUTE du Rhônes 69

Adresse électronique educ69@cnt-f.org

Téléphone 04 78 27 05 80 fax :04 78 30 98 65

Adresse postale Palais du travail, 9 place Lazare Goujon, 69100 Villeurbanne

Permanences : 2e mercredi du mois, 18h/19h
au local de la CNT 69 : 44 rue Burdeau 69001 Lyon.

Site de la Fédération de l'Education

1910-2010 : 100 ans d'anarchosyndicalisme

Article du mardi 19 janvier 2010

D'après une affiche de la CGT espagnole

Fonction publique : grève jeudi 21 janvier...

Article du mardi 19 janvier 2010



Transports, Poste, santé, éducation,..., depuis plusieurs années, c’est tous les services publics qui sont petit à petit laminés, démantelés.

Autant de services rendus à la population livrés aux intérêts privés, à la marchandisation. Nous assistons à une véritable casse programmée des services publics visant, par la réduction drastique des moyens, une attaque sans précédent des statuts et par une précarisation toujours plus massive, à orchestrer plus certainement leur privatisation.

Le plan gouvernemental « Fonction Publique 2012 » prévoit d’ici là et sur 5 ans le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Cela a bien entendu des conséquences dramatiques au niveau des personnels, de la qualité du service rendu mais aussi au niveau des recrutements.

Dans l’Éducation nationale par exemple, les postes ouverts aux concours,toutes disciplines confondues, ont été divisés par plus de deux en 10 ans, passant de plus de 20 000 en 2000 a à peine plus de 9 000 cette année, en 2010. Tous secteurs confondus, ce sont 60 000 suppressions de postes par an qui sont prévues dans les services publics depuis 2009. Les suppressions de postes auront lieu dans les écoles, les collèges et lycées, les hôpitaux, les administrations, au mépris des usagers, alors que pour lutter contre le chômage et améliorer ces services ce sont des embauches massives dont nous avons besoin. Autant d’attaques auxquelles se rajoute pour les personnels la casse des statuts. La RGPP (Réforme générale des politiques publiques) prévoit entre autre au travers de la loi sur la « mobilité de l’emploi dans la fonction publique » la remise en cause du statut de fonctionnaire et de la garantie de l’emploi. À l’ANPE par exemple, les salariés ont déjà reçu des lettres individuelles leur proposant un reclassement sous statut privé.

La qualité des services publics offerts va profondément se dégrader et l’on sait que ce sont les classes populaires qui en subissent les plus grands méfaits, renforçant ainsi les inégalités sociales.

La place du service public dans une société est le reflet des choix sociétaires de celle-ci et aujourd’hui se dessine une société capitaliste de plus en plus inégalitaire et autoritaire. Les nouveaux coups portés contre les services mais plus généralement contre l’ensemble des travailleurs-ses sont une nouvelle occasion de se mobiliser et de lutter ensemble, pour défendre des conquêtes sociales fondamentales... et d’en obtenir de nouvelles.

Nous savons cependant que, contre ce gouvernement, une journée de grève ne suffit pas pour gagner. Nous savons aussi que pour gagner il faut que tous les secteurs se battent ensemble. Dans cette démarche, rappelons-nous et prenons exemple sur le mouvement de grève générale de l’an dernier en Guadeloupe : un mouvement fort et victorieux car unitaire, interprofessionnel, reconductible jusqu’à satisfaction et axé sur une plate-forme de revendications précises et concrètes.

Alors mettons-nous toutes et tous en grève le 21 janvier avec l’ensemble de la fonction publique. Réunissons-nous et organisons-nous en Assemblées Générales et mettons en débat nos revendications et la construction de la lutte interprofessionnelle.


[Bradouchka] Sandouville

Article du dimanche 17 janvier 2010

La CNT tient à saluer les camarades de Continental

Article du mardi 12 janvier 2010

CNT - Communiqué de presse confédéral du 10 janvier 2009

ABANDON DES POURSUITES CONTRE LES OUVRIERS DE CONTINENTAL !

Ce mercredi 13 janvier aura lieu au tribunal d’Amiens le procès en appel des six "contis" qui sont accusés d’avoir saccagé la sous-préfecture de Compiègne au printemps dernier. Solidaire face à ces attaques, la CNT tient à saluer les camarades de Continental pour la lutte exemplaire qu’ils ont mené en 2009 contre la fermeture de leur entreprise, symbole d’espoir et source de courage pour tous les travailleurs en lutte pour leur emploi et contre la dictature que nous impose le système capitaliste dans les entreprises.

Et c’est bien ce symbole, dans un contexte où le capitalisme financiarisé et mondialisé prend l’eau de toutes parts, que le gouvernement français a tenté de détruire par la répression des six contis, dans le but de dissuader tous les autres travailleurs de s’en prendre au système économique et à son gendarme : l’État.

En l’absence de preuves, le gouvernement a donc concocté un montage judiciaire suivi malheureusement par une justice plus sensible au maintien de l’ordre qu’à l’avenir des 1120 salariés de Clairoix, sacrifié sur l’autel des profits. Le procureur de la république du tribunal de Compiègne a déterré pour l’occasion la loi "anti-casseurs", abrogée par Badinter en 1981, afin de condamner les contis sans preuve de leur culpabilité mais simplement du fait qu’ils étaient présents au moment des faits. Le gouvernement aimerait ainsi créer une "jurisprudence Continental", qui permettrait de criminaliser les mobilisations à venir.

Voilà pourquoi le soutien aux camarades de Continental est essentiel pour faire preuve de la solidarité de classe nécessaire à notre temps, et empêcher l’État d’ajouter une nouvelle pierre à son entreprise de répression pénale de l’action militante et de la solidarité sociale.

La CNT exige donc l’abandon des poursuites à l’encontre des six camarades de Continental injustement poursuivis.

TOUS A AMIENS LE 13 JANVIER ! RELAXE POUR LES SIX OUVRIERS DE CONTINENTAL ! JUSTICE SOCIALE !

Confédération Nationale du Travail (CNT) Bureau confédéral

cnt@cnt-f.org

www.cnt-f.org

Rendez-vous le 13 janvier 2009 à 11h devant la gare d’Amiens (et à partir de 12h devant le palais de justice).





Guide du manifestant arrêté (mise à jour de décembre 2009)

Article du lundi 11 janvier 2010

Ca peut toujours servir...:



Le Syndicat de la magistrature a mis à jour le Guide du manifestant arrêté qui avait été diffusé pour la première fois en 2003. La réactualisation de ce document correspond à une attente régulièrement exprimées par nos partenaires du mouvement social, dont les actions sont l’objet d’une pénalisation croissante.



[Epheméride] Il y a 70 ans en Suède : Syndikalismen

Article du dimanche 10 janvier 2010



En janvier 1939, il y a donc 70 ans, sortie en Suède du premier numéro de la revue anarcho-syndicaliste "Syndikalismen".

[International] Le syndicat FAU-AIT (anarchosyndicaliste) déclarée illégale à Berlin (Allemagne)

Article du jeudi 7 janvier 2010





Le 5 janvier 2010, à l'occasion de la révision de l'arrêt du 11/12/2009 demandée par la FAU, le tribunal a confirmé l'interdiction de la FAU-B !



La manif du 19/12 avait été un succès : 300 personnes dans la rue (à -13°C), un an après le premier rassemblement devant le cinéma, la FAU y est retourné en force. concernant la situation dans le cinéma, la convention collective de ver.di n'est pas encore en vigueur (c'est-ce qui était prévu pour le 01/01/10).






www.fau.org

Tract


Pour plus d'infos voir les textes ci-dessous :


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Le groupe de Berlin de la FAU - AIT (anarcho-syndicaliste) mène depuis plusieurs mois une lutte dans les Cinémas Babylon de Berlin.



Vu la résistance acharnée qu’ont mené les compagnons et les salariés, Ver.di, le syndicat réformiste local est venu jouer les intermédiaires entre le gentil patron et les pauvres employés manipulés par les vilains gauchistes anarchistes.


Sauf que pour bien faire comprendre qu’il ne fallait plus traiter avec ces affreux méchants, Ver.di avec le concours de ses amis de la municipalité de Berlin (alliance socio-démocrates et Die Link (gauche anti-libérale ) a carrément fait interdire la FAU !

Du jamais vu depuis les lois d’exceptions nazis de 1933 !


Dans la loi allemande, une ordonnance de restriction est prise sans entendre la partie contre laquelle elle s’exerce, ni même sans lui notifier.

En effet, une ordonnance de restriction du Haut tribunal des Prudhommes de Berlin-Brandebourg vient d’interdire à l’union locale de la FAU de Berlin d’utiliser le terme "syndicat’ ou "syndicat alternatif", et menace tout individu qui s’y risquerait d’une amende de 250 000 euros.

Cette ordonnance de restriction est une partie d’un conflit entre la direction du Cinéma Babylon et le syndicat local de la FAU sur les salaires, les conditions de travail et la régularisation des travailleurs temporaires dans cette entreprise.

La direction est soutenu dans ce conflit par le gouvernement local de la municipalité de Berlin et par Ver.di, le syndicat "unique" (monopolistique) du secteur public au sein de la confédération DGB.

Si cette sentence ne peut pas être rejeté, ce sera alors la première fois qu’en Allemagne un syndicat sera interdit de fait, depuis le régime Nazi en 1933. Et cela pourra servir de précédent autoritaire contre toute tentative en Allemagne de créer un syndicat en dehors du cadre de la confédération réformiste monopoliste de la DGB.


FAU-AIT Berlin



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Le syndicat FAU Berlin interdit !
Appel urgent à la solidarité internationale !


Depuis, le 11/12/2009, le syndicat FAU Berlin est interdit de fait. L’arrêt a été prononcé sans audience contradictoire. Le fait même que l’entreprise « Neue Babylon GmbH » ait entamé une action judiciaire n‘avait pas été communiqué à la FAU Berlin, impliquée depuis plusieurs mois dans un conflit social avec cette entreprise.
L’arrêt va bien au-delà de la privation pour la FAU Berlin de ses droits syndicaux au niveau de l’entreprise puisqu’elle n’a même plus le droit de se désigner comme "syndicat". L’interdiction prend effet immédiatement.



Le prélude

Depuis juillet 2009, la FAU Berlin et sa section syndicale sont impliqués dans un conflit social avec ce cinéma, le seul partiellement communal de Berlin, recevant des subventions publiques et dans lequel on n’offre pas des salaires décents et ignore les droits de salariés.
Dans ce cinéma une partie considérable du personnel est syndiquée à la FAU Berlin.

Ce conflit social, qui est le premier conflit social majeur pour la FAU Berlin, encore bien petite, a rencontré un fort écho, non seulement à Berlin, mais dans toute la république. Les anarcho-syndicalistes lancés dans un conflit social, s’appuyant sur un boycottage très médiatisé et efficace pour gagner sur des revendications amples et innovantes, avec une participation, inhabituelle pour le syndicalisme allemand, des salariés eux-mêmes : tout cela a impressionné largement le public.

Quand la pression a atteint un niveau tel que la direction ne pouvait plus éviter les négociations, ce ne sont pas seulement la municipalité, mais aussi le syndicat DGB ver.di qui sont intervenus. Bien que ce syndicat ne dispose pas d’une base syndicale dans l’entreprise, ver.di a entamé des négociations avec la direction sans y être mandaté. Malgré son indignation, le personnel concerné n’a pas été impliqué.
Il est clair qu'un marché entre le syndicat ver.di, la municipalité et la direction est à l’origine de ces négociations afin de débarquer la FAU Berlin et de rétablir le calme dans la boîte. Mais les salariés et la FAU ne s’étant pas résignés, il s’est suivi plusieurs « coups de matraque » judiciaires et une campagne de ver.di contre la FAU.
Ainsi, les modes d’actions de ce conflit social, comme le boycottage, ont été proscrits par un tribunal. Ce même tribunal mettait en doute la « représentativité » du syndicat qui est en Allemagne une condition préalable pour enclencher des conflits sociaux.
Dans le même temps, il y a eu d’autres procédures en diffamations initiées par la direction du cinéma. Mais la FAU Berlin ne reculant toujours pas, cela a mené à l’arrêt récent qui interdit quasiment la FAU en tant que syndicat.




La situation en Allemagne

Dès le début, la FAU Berlin a estimé qu’il s’agissait dans ce conflit social, si petit soit-il, non pas seulement de l’amélioration de conditions de travail, mais aussi des libertés syndicales en Allemagne. La tradition d’un syndicalisme de combat en Allemagne a pris fin en 1933.

Outre-Rhin, le DGB, soi-disant « confédération unitaire », dispose presque d’un monopole dans la représentation des salariés (corporatisme) qui est bien sanctuarisé par la jurisprudence et qui empêche les syndicats alternatifs de s’établir. À cause de ce système syndical spécifique, l’autogestion et la décentralisation dans les syndicats ne sont ni reconnues ni souhaitées au niveau juridique.
Ce conflit social modeste animé par la FAU Berlin a montré pour la première fois en RFA qu’il existe une alternative syndicale. Visiblement ceci ne pouvait pas être toléré par les syndicats établis et les partis politiques qui craignaient évidemment les conséquences de cet exemple.
C’est dans ce contexte que le travail syndical de la FAU a été rendu illégal. Les implications de cet arrêt sont graves. Si la décision du tribunal est maintenue, cela rendrait impossible de fonder et de construire des syndicats reconnus juridiquement, le statut de syndicat dépendant a priori de la reconnaissance par la justice.
Or les salariés entamant des conflits sociaux sans le statut de syndicat risquent des peines massives. Deux fois déjà, la FAU a été menacée d’une amende de 250.000 euros, ou le cas échéant d’emprisonnement du secrétaire, si elle poursuivrait ses actions syndicales. Cet arrêt rend impossible le travail syndical légal de la FAU Berlin dans tous les domaines. Ainsi, les anarcho-syndicalistes allemands sont menacés de nouveau, après la première guerre mondiale et le troisième Reich, d’une prohibition.

Cet arrêt est d’autant plus scandaleux qu’il est le résultat d’une procédure d’urgence sans quelconques auditions ou autre possibilité de défense de la part de la FAU. Ceci alors qu’il n’existe en Allemagne aucune définition juridique claire d’un syndicat et que le pouvoir est apparemment capable de se mêler arbitrairement de la jurisprudence concernant les syndicats.
Bien que l’Allemagne ait ratifié certaines conventions de l’OIT, elles n’y ont aucune valeur pratique comme ce sont essentiellement les syndicats unitaires, et désormais même le patronat, qui dictent ce qu’est un syndicat.
Même sous l’Empire au XIXe siècle et dans les années vingt, les syndicalistes disposaient de davantage de droits. Avec cet arrêt, la situation en Allemagne devient ressemblante à la situation misérable des syndicats en Turquie, traditionnellement hostile au syndicalisme.
Bien sûr il existe la possibilité d’une révision de cet arrêt. Mais la FAU Berlin ne veut pas se faire d’illusions sur cette question. Entre-temps, tout semble possible alors que l’ingérence politique dans cette affaire et la volonté d’étouffer dans l’œuf une alternative syndicale sont évidentes.



La portée

La portée de l’arrêt est déjà considérable, mais son caractère durable serait une catastrophe. Depuis le 11/12, la FAU Berlin peut être considérée comme un syndicat interdit. De fait, cet arrêt est également susceptible de toucher tous les syndicats FAU en Allemagne. En tant que précédent il va nuire à tout le mouvement syndical et aux droits des salariés. Dans la foulée de cette jurisprudence, une quelconque alternative syndicale en Allemagne ne peut pas se construire.
Ce cas de figure est une nouveauté dans la lutte anti-syndicale menée par les entreprises en Allemagne. Suite à cette décision judiciaire, le patron lui-même peut non seulement choisir le syndicat dans son entreprise, mais aussi définir ce qu’est même un syndicat !

L’autogestion des organisations de travailleurs, dans le cinéma Babylon à Berlin ou ailleurs, est rendu illégale et l’institutionnalisation de la mise sous tutelle de la classe ouvrière progresse.
Le syndicat ver.di porte une lourde responsabilité dans cet arrêt, avec son intervention hostile, contraire à toute solidarité syndicale. Hostilité volontaire, ver.di ayant déjà déclaré par écrit qu’il considère la FAU Berlin comme une organisation concurrente contre laquelle on doit agir !

Solidarité !


1910 : création de la CNT espagnole

Article du mercredi 6 janvier 2010


D'après une affiche de la CGT espagnole