CHÔMAGE, POLLUTION, MISERE, REPRESSION, EXPLOITATION...
LE CAPITALISME, C'EST LA CRISE !

[International] Soutien de nos camarades rouges et noirs de la CGT espagnole pour le 7 septembre

Article du lundi 6 septembre 2010

Soutien de la CGT d’Espagne à la grève générale du 7 septembre en France



Nous ne paierons pas leur crise

La CGT d’Espagne désir exprimer son soutien et sa solidarité à la grève générale contre l’augmentation de l’âge de départ en retraite, qui aura lieu en France le 7 septembre. Nous envoyons notre soutien à toute la classe ouvrière et aux organisations qui appellent à cette grève, avec une mention spéciale pour les camarades de la CNT-f et de Solidaires.

Nous sommes dans une crise sans précédents causée par les abus du système capitaliste, une crise qui touche toute la classe ouvrière et les citoyens en général et très particulièrement les classes les plus défavorisées. Loin de réfléchir et de chercher une issue basée sur la répartition équitable de la richesse, les différents gouvernements européens ignorent les appels que nous lançons, nous les personnes souffrant de la crise. Les gouvernements appuient à nouveau les mesures et les propositions faites par le système capitaliste. Incompréhensiblement la classe politique veut résoudre la crise avec les propositions des responsables de cette crise. C’est une fuite en avant en en refusant les conséquences.

La Confederación General del Trabajo d’Espagne appuie la mobilisation française du 7 septembre. Nous considérons la grève générale comme un instrument nécessaire pour faire face à la dictature du capital.

Dans différents pays européens des processus de mobilisations sont en marche. Ce n’est pas la première grève générale en France, de même qu’en Grèce et dans d’autres pays. En Espagne, après plusieurs mois d’actions il y aura une grève générale le 29 septembre. Nous pensons que le moment est arrivé de dire ÇA SUFFIT, mais pas seulement contre les marchés, également contre les différents États qui continuent à suivre les instructions des institutions privées.

En tant que Secrétariat permanent de la CGT-e nous considérons nécessaire d’œuvrer de façon coordonnée et aussi efficace. Coordonnée pour frapper ensemble et efficace pour ne pas tomber dans des solutions médiocres qui ne serviraient qu’à nettoyer la face du système, des multinationales et des gouvernements.

Pour la répartition du travail et de la richesse

Vers une grève générale européenne

Salutations et beaucoup de chance dans la Lutte.


Le Secrétariat permanent du Comité confédéral de la CGT-e






Apoyo de la CGT del Estado Español a la huelga general del 7 de septiembre en Francia.

No pagaremos su crisis.

La CGT del Estado Español quiere manifestar su apoyo y solidaridad a la Huelga General contra el aumento de la edad de jubilación, que tendrá lugar en Francia el día 7 de septiembre. Enviamos nuestro apoyo a toda la clase trabajadora y organizaciones que la convocan, con especial mención a nuestros compañeros y compañeras de CNT-F y Solidaires.

Nos encontramos en una crisis sin precedentes originada por los abusos del sistema capitalista, una crisis que afecta a toda la clase trabajadora y a la ciudadanía en general y muy especialmente a las clases más desfavorecidas. Lejos de reflexionar e intentar buscar una solución basada en el reparto equitativo de la riqueza, los diferentes gobiernos europeos ignoran los llamamientos que hacemos las personas que estamos padeciendo la crisis y vuelven a respaldar las medidas y propuestas que hace el sistema capitalista. Incomprensiblemente la clase política quiere solucionar la crisis con las propuestas de los responsables de dicha crisis. Es una huída hacia delante de negativas consecuencias.

La Confederación General del Trabajo del Estado Español valora positivamente la movilización francesa del día 7 de septiembre. Consideramos la Huelga General un instrumento necesario para plantar cara a la dictadura del capital.

En diferentes países europeos se han puesto en marcha procesos de movilización. Esta no es la primera huelga General en Francia, al igual que en Grecia y en otros países. En el Estado Español, tras varios meses de acciones se celebrará una Huelga General el día 29 de septiembre. Pensamos que ha llegado el momento de decir BASTA, pero no sólo a los mercados, sino también a los diferentes Estados que siguen las instrucciones de las instituciones privadas. Desde el Secretariado Permanente de la CGT consideramos necesario trabajar de forma coordinada, pero también contundente. Coordinada para golpear conjuntamente y contundente para no caer en soluciones mediocres que sólo sirvan para lavarle la cara al sistema, las multinacionales y los gobiernos.

Por el reparto del trabajo y la riqueza.

Hacia una Huelga General Europea.

Salud y suerte en la lucha.


Secretariado Permanente del Comité Confederal de la CGT

Le 7 septembre, ne battons pas en retraite, préparons la grève générale reconductible

Article du lundi 6 septembre 2010

L'UD CNT 69 appelle à la grève et à rejoindre la manifestation

Le mardi 07 septembre 2010 à 10:30

à la Manufacture des Tabacs, Lyon


Le RDV à la manif pour le cortège CNT se fera à la sortie de métro "sans soucis"




tract



RETRAITES, FONCTION PUBLIQUE, licenciements massifs, dérives sécuritaires, stagnation des salaires, chômage partiel, précarité galopante… combien de mots encore pour qualifier l’impasse sociale dans laquelle nous plonge le capitalisme ? La crise devait tout changer et rien n’a bougé. Étonnant ? Pas vraiment, car quand le patronat et l’État défendent leurs intérêts, la croissance des profits et la continuation de leur domination économique, politique et sociale, ils ne font pas dans l’humanisme.

La belle crise que voilà… Pourtant, la crise financière n’a pas fait mal à tous, elle sert plutôt de prétexte pour accentuer la pression sur les droits sociaux. Les salariés l’ont vécu de plein fouet, mais les patrons, dirigeants politiques et autres gestionnaires du système capitaliste ne s’en portent que mieux.
Après les larmes de crocodile versées sur le risque d’effondrement et de faillite du système financier mondial, est venu le temps de l’appel aux sacrifices… pour les travailleurs. Jusqu’à expliquer que franchement, non, ce n’est plus possible de continuer comme avant, il faut réguler.
Et plutôt que faire rendre gorge aux infâmes traders et spéculateurs, on réduit les dépenses publiques, on gèle les salaires, on procède à des licenciements économiques de masse, on précarise et on réforme les retraites. Étrange raccourci non ?

Tais-toi et marche ! Et pour parfaire le tout, rien de mieux que de mettre au pas ceux qui osent contester. Le plus simple, c’est de prendre le mal à la racine et d’entraver ce qui fait la force des travailleurs : le syndicat.
Depuis plusieurs mois, la CNT doit faire face à une vague de répression violente, entre contestations de ses créations de sections syndicales (Baud et Sévelnord par exemple), licenciements massifs de ses nouveaux syndiqués (People and Baby) et tentative de déstabilisation de ses sections déjà très bien implantées (Cinémathèque). Tout comme ce fût le cas aussi pour les travailleurs de Continental, Total, Caterpillar, Sony, 3M, Phillips-EGP Dreux, Brodard Graphique, et de bien d’autres encore.

Leur logique et la nôtre Quelques évidences subsistent : notamment que les richesses n’ont pas disparu, mais qu’elles sont juste toujours plus concentrées entre les mains d’une minorité.

De même que les prétendus déficits publics sont créés de toutes pièces : gel des cotisations patronales, exonérations massives de cotisations sur les bas salaires, généralisation des mécanismes d’intéressement (stock-options, épargne salariale, actionnariat d’entreprise, participation, primes diverses), tous exonérés de cotisations, dettes de l’État vis-à-vis des régimes sociaux, politique de bas salaires et donc de faibles cotisations et médiocres contributions au financement des régimes sociaux, chômage de masse et donc perte de cotisations, fraude massive des entreprises, placements financiers soumis à aucune cotisation sociale, etc.

Combien de dizaines de milliards d’euros au final pour un prétendu déficit de quelque 30 milliards ? Et on voudrait nous faire croire qu’avec le non-remplacement d’un fonctionnaire à la retraite sur deux et le report de l’âge de la retraite, on va arranger les choses.

Mais en toute logique, si certains travaillent plus vieux, les jeunes seront au chômage, et si on supprime des emplois dans la fonction publique, le chômage va encore augmenter… Réduire les déficits en augmentant le chômage, en voilà une belle idée. La seule force des travailleurs c’est leur nombre et leur capacité à bloquer la production des richesses qui font les jours heureux et les yachts classieux du patronat.

Plutôt que perdre quelques demi-journées de salaire tous les deux ou trois mois pour ne rien obtenir, ne vaudrait-il pas mieux tout arrêter quelques jours ? D’autres l’ont fait avant nous, lors des grèves de 1936 par exemple, personne ne s’en plaint aujourd’hui, surtout pendant ses congés payés. Reconstruisons un syndicalisme intransigeant, qui oppose la solidarité des travailleurs à la violence patronale, qui privilégie la mainmise des salariés sur leurs luttes plutôt que de déléguer leur voix à quelques permanents éloignés des réalités du monde du travail ! Le capitalisme n’est pas la fin de l’histoire.

Pour un syndicalisme de classe et d’émancipation sociale, ne battons pas en retraite, grève générale ! Pour la justice sociale !



Il n’ y a rien à négocier ! Abrogation immédiate de toutes les contre-réformes depuis 1993 !

• Âge du départ à la retraite à taux plein à 60 ans et 55 ans pour les salariés ayant effectué des travaux pénibles !
• Retour aux 37,5 annuités ! (Public/Privé)
• Indexation des pensions sur les salaires !
• Garantie d’un taux de remplacement de 75% du salaire brut (calcul sur la base des 6 meilleurs mois) !
• Pas de pension inférieure au SMIC !
• Refus des retraites par capitalisation
• Exclusion du patronat des instances de gestion des organismes de solidarité et gestion par les salariés eux-mêmes.

Toutes & tous en grève le 7 septembre 2010 ! Et au-delà !!

Article du lundi 6 septembre 2010

Même massives, les journées d’action éparpillées dans l’année (revendication après revendication, région après région, secteur après secteur, entreprise par entreprise) n’ont servi et ne servent à rien ou à pas grand chose. Seule la lutte continuelle peut amener un changement radical et total pour les travailleurs-se-s. N’attendons pas les mots d’ordre d’organisations syndicales corrompues par l’État et le patronat. Réagissons nous-mêmes. Organisons-nous à la base. Arrêtons de croire ces professionnels du syndicalisme plan-plan subventionné par l’État pour casser les luttes ! La CNT ne croit pas aux parlottes de salon, que ce soit à l’Élysée ou en commissions paritaires, conseils d’administration et comités d’entreprise. Par l’action, réapproprions-nous les débats et notre outil de production.

Le pouvoir aux travailleurs : vive la grève !

Nous pouvons faire reculer l’État et le patronat, on l’a vu avec la lutte du peuple antillais contre les propriétaires ! De même, nous salarié-e-s, en bloquant l’économie, nous pouvons instaurer un rapport de force décisif vis à vis de l’État et du patronat. C’est ce que permet la grève générale reconductible. Convergeons entre secteurs en lutte pour ne pas rester isolés et mettre en place une véritable solidarité.

Comment ?

Nous devons dès aujourd’hui préparer la reconduction de la grève générale :
- en créant des sections syndicales CNT sur nos lieux de travail (ou en renforçant celles qui existent) ;
- et en organisant des AG * dans nos entreprises, nos bureaux, nos écoles, nos quartiers (car les décisions sont prises par la totalité du personnel et non pas par un actionnaire qui ne produit rien !). OU
- en nous bougeant et en faisant pression sur les délégués CGT, CFDT, FO, etc. présents sur nos lieux de travail ;
- et en nous organisant collectivement sans eux quand ils sont trop mous ou trop absents.

* Les AG (assemblées générales) sont nécessaires dans un mouvement revendicatif car elles permettent à tous et toutes de s’exprimer et de prendre acte collectivement (reconduire ou suspendre une grève, autogérer de manière horizontale la production donc sans hiérarchies de statuts ou salariales). Elles doivent fonctionner de manière à être une instance de démocratie directe et non un instrument de manipulation. L’AG est souveraine : ce sont les décisions élaborées par elle qui doivent primer, non des décisions venues d’ailleurs (de directions syndicales ou politiques). Tous et toutes ont la parole (syndiqué-e-s ou non syndiqué-e-s). On peut parler en son nom propre et, si l’on est mandaté, de son collectif ou de son syndicat (sans pour autant utiliser l’AG comme « tribune syndicale »). Un compte rendu des résolutions prises doit être fait puis diffusé et rendu accessible. S’il y a besoin d’élire des délégués, leurs mandats doivent être précis et impératifs. Ils sont désignés à chaque fois pour éviter les « professionnels de la délégation ». Après délégation, ils doivent rendre compte de ce qu’ils ont dit ou signé.

Ho hisse !

Une grève reconductible se ne décrète pas en appuyant sur un bouton. Et la plupart des organisations syndicales appelleront à la grève reconductible que poussées par la « base ». Alors, allons-y, poussons ! Que les plus motivé-e-s d’entre nous montrent le chemin !



Quelques rappels sur le droit de grève :

1. Le droit de grève dans le privé

La grève se définit comme une cessation collective et concertée du travail en vue d’appuyer des revendications professionnelles. Si la grève est limitée à une entreprise ou si les revendications sont exclusivement spécifiques à cette entreprise, elle doit réunir au moins 2 personnes de l’entreprise. S’il s’agit un mouvement dont les revendications vont au delà du cadre de l’entreprise, on peut être le seul de son entreprise à se déclarer gréviste.

Si dans le secteur public la loi a réglementé précisément l’exercice du droit de grève (cf. ci-dessous), dans le secteur privé la réglementation est moins contraignante.

Ainsi, les syndicats (qu’ils soient représentatifs ou pas) n’ont pas de rôle exclusif dans le déclenchement d’une grève. Leur intervention n’est nullement obligatoire même si, dans la pratique, il est fréquent que les organisations syndicales initient ou appuient le mouvement.

D’autre part, aucun préavis légal n’existe. Les grévistes peuvent donc cesser le travail dès que l’employeur a eu connaissance de leurs revendications (à ce propos, attention, les grévistes doivent s’assurer que l’employeur ne pourra pas les attaquer par la suite en prétextant ne pas avoir été mis au courant de la grève).

Par ailleurs, la grève n’est pas limitée dans le temps (heures, jours, semaines...).

Enfin, une convention collective ne peut pas fixer de durée de préavis dans la mesure où celle-ci ne peut avoir pour effet de limiter ou de réglementer pour les salariés l’exercice du droit de grève constitutionnellement reconnu ; seule la loi peut créer un délai de préavis de grève s’imposant à eux (Cour de cassation, Chambre sociale, arrêt du 7 juin 1995).

A propos des revendications :
- Les revendications des salariés grévistes peuvent dépasser le simple cadre de l’entreprise (grèves générales pour les salaires, les retraites, etc.).
- Les grèves « mixtes » (revendications qui revêtent à la fois un aspect politique et un aspect professionnel ; par exemple grève contre la politique économique et sociale du gouvernement) sont licites.
- Les grèves de solidarité (mouvements consistant pour certains salariés à faire grève afin de défendre les intérêts d’autres salariés) sont licites si les grévistes peuvent se prévaloir d’un intérêt collectif et/ou de revendications professionnelles les concernant eux-mêmes.

Préavis de grève pour les entreprises privées chargées d’une mission de service public ou d’intérêt général : Le code du travail impose un préavis de 5 jours francs motivé aux salariés travaillant dans une entreprise chargée d’une mission de service public ou d’intérêt général avant tout déclenchement de grève. Ce préavis doit émaner des organisations syndicales représentatives et doit permettre, selon la loi, d’éviter la grève par la négociation. Le non-respect du préavis constitue une faute. Ce texte est issu de la loi du 31 juillet 1963. Un décret d’application de cette loi (D.134-1 du code du travail) cite les entreprises privées soumises au préavis de grève. D’autre part, il faut savoir que la jurisprudence fait une différence entre les salariés qui sont à la production ou qui sont en contact du public et ceux qui ont une tâche administrative interne à l’entreprise (les premiers sont soumis au préavis, les autres pas).

2. Le droit de grève dans le public

Dans la fonction publique, le dépôt d’un préavis précis est obligatoire 5 jours francs avant la grève (même si, dans certaines circonstances, la grève spontanée est tolérée).

Les délégués syndicaux savent si des préavis ont été déposés (dans l’éducation par exemple, des préavis de grève illimitée ou à la semaine couvrent à tout moment l’ensemble des personnels). Vérifiez auprès des instances régionales ou nationales des syndicats, car certains délégués peuvent ne pas savoir ou vouloir la grève. Si aucun préavis n’a été déposé dans votre secteur, faites pression sur les délégués syndicaux et leurs instances.

A la SNCF ainsi que pour les écoles maternelles et élémentaires, en raison des nouvelles lois sur le service minimum (à la SNCF) et sur le service d’accueil des élèves (dans le 1er degré), tout dépôt de préavis doit être précédé d’une demande de « négociations préalables ».

Dans l‘éducation (1er degré), la procédure restreint le droit de grève (cf. BO n° 6 du 5 février 2009). En effet, la ou les organisations syndicales doivent tout d’abord notifier à l’autorité administrative les motifs qui pourraient la/les conduire à envisager un préavis de grève. Puis, l’autorité administrative est tenue de réunir dans un délai maximal de trois jours la/les organisations syndicales représentatives ayant procédé à cette notification. Ensuite, si les négociations échouent, un préavis légal de grève (de 5 jours francs) doit être déposé au plus tôt à l’issue des 8 jours francs de négociations. Nota bene : le dépôt d’un nouveau préavis portant sur les mêmes motifs que le précédent et avant que celui-ci ne soit arrivé à échéance (« préavis glissant ») est désormais interdit pour les enseignants du 1er degré. Dans tous les cas, l’enseignant du 1er degré doit déclarer à son inspecteur de circonscription 48 heures avant la grève (avec au moins un jour ouvré) « son intention d’y prendre part » (suite à cette déclaration, il n’est pas obligé de faire grève). L’enseignant qui fait cette déclaration d’intention sur la base d’un préavis de grève illimité (article L. 2512-2 du code du travail) ne se déclare qu’une fois au début de la grève quelque soit sa durée. La loi du 21/08/08 sur le service minimum ne pose donc pas d’obstacle à une grève reconductible.

Téléchargez le N°82 de "Tartagueule" septembre 2010 (mensuel de la CNT Education 69)

Article du lundi 6 septembre 2010

Cliquer ici ou sur l'image pour télécharger le numéro 82 de septembre 2010



Pour le lire en ligne :





Anciens numéros

CNT SUTE du Rhônes 69

Adresse électronique educ69@cnt-f.org

Téléphone 04 78 27 05 80 fax :04 78 30 98 65

Adresse postale Palais du travail, 9 place Lazare Goujon, 69100 Villeurbanne

Permanences : 2e mercredi du mois, 18h/19h
au local de la CNT 69 : 44 rue Burdeau 69001 Lyon.

Site de la Fédération de l'Education

[CNT 38] Rassemblement en soutien à notre camarade en procès mercredi 8 septembre 2010 à 14h au tribunal de Grande Instance de Grenoble (derrière la gare)

Article du lundi 6 septembre 2010

Nous demandons de nouveau justice pour notre camarade le mercredi 8 septembre



Le premier mai 2010, les syndicats CNT de l’Isère ont pris part, en tant qu’organisations syndicales, au défilé organisé à Grenoble. Sur le parcours de la manifestation, deux caméras sont démontées par des opposant.es à la vidéo-surveillance. Après la manifestation, une de nos camarades est arrêtée pour l’exemple, un autre s’écroule, violemment frappé à la tête par les forces de police. La presse patronale relaye aussitôt les allégations policières qui désignent notre camarade comme coupable.

Voilà deux années de suite (2009 et 2010) que les syndicalistes de la CNT sont visé.es le 1er mai. Si certain.es en doutaient, le rôle de la police n’est pas de protéger la population. Elle assume par contre sans complexe son rôle de police politique. Et à chaque fois la presse s’est empressée de servir de porte-voix aux forces de répression. Si pour nous, syndicalistes de la CNT, ces pratiques policières et « journalistiques » ne sont pas nouvelles, elles méritent cependant une réponse à la hauteur de l’attaque.

Notre camarade est innocente des faits dont on l’accuse, elle a manifesté ce jour-là à visage découvert sans jamais quitter le cortège de la CNT. Les accusations à charge sont donc sciemment mensongères. Elle a comparu le 19 mai 2010 devant le tribunal non pour répondre de faits qu’elle n’a pas commis, mais parce qu’elle lutte pour un changement radical de notre société et plus de justice sociale.

Après un premier report du délibéré le 7 juin 2010, le Tribunal a demandé un complément d’information le 21 juin 2010, ce qui aboutit à un nouveau procès le mercredi 8 septembre 2010.

La CNT s’interroge sur les raisons de ce nouveau procès, sachant que face à la totale vacuité de l’accusation la seule réponse possible était la relaxe pure et simple de notre camarade.

Face à l’acharnement judiciaire et policier, nous réaffirmons notre totale solidarité avec notre camarade, et dénonçons la pression maintenue sur notre organisation et ses militant-e-s.

Rendez vous le mercredi 8 septembre 2010 à 14h au tribunal de Grande Instance de Grenoble

Voir aussi

- http://www.cnt-f.org/ul38/spip.php?rubrique13

- http://grenoble.indymedia.org

- On s’use toute l’année au travail, et le premier mai c’est encore notre fête !

Travailleur, travailleuse : le 1er mai c'est ta fête !

Appel à témoins

UL38

Répression de la manifestation du 1er mai à Grenoble

[Indymedia Grenoble] Premier Mai, quand l’AFP déraille

[Indymedia Grenoble] Manif du 1er mai : Deux caméras à la trappe, Cellard dérape

6 et 7 septembre dans la rue... Après on continue !!!

Article du dimanche 5 septembre 2010



L’actualité en est à la régression sociale généralisée, notamment une "réforme" des retraites qui fait payer la crise capitaliste par les travailleur-euses, l’Education Nationale n’est pas en reste avec ses suppressions massives de postes, la précarisation de ses personnels et l’introduction de techniques de management qui détournent ses missions de service public au profit des entreprises privées. La CNT-FTE considère qu’il faut une mobilisation dans l’éducation le 6 et le 7 septembre 2010 afin de construire dès le premier trimestre, un mouvement social puissant et durable. Ce n’est que par une mobilisation à la base et solidaire entre les établissements que nous pourrons gagner. Cela passe donc par des assemblées générales d’établissement, de secteur, de région, voire même nationales comme ce fut le cas en 2008-2009. Depuis 6 ans ce sont 46 000 postes qui ont été sacrifiés par les ministères successifs faisant entre autres augmenter le nombre d’élèves par classe au détriment évident de la qualité de l’enseignement. Le gouvernement nous impose également la réforme du recrutement des enseignant-es et la disparition des IUFM. Les professeurs stagiaires vont faire une entrée catastrophique dans le métier avec un plein temps en responsabilité et parfois sans aide (refus en masse, justifié, de la fonction de tuteur). La multiplication de statuts différents au sein de l’EN, y compris les empois précaires rend plus ardue la mise en place d’actions collectives de solidarité et de lutte. La formation professionnelle est dévalorisée avec la disparition des BEP et le Bac pro en 3 ans, ce qui permet une suppression de 10 000 postes ! Le ministère nous impose ses orientations élitistes au travers d’un socle commun au collège et d’une réforme des lycées ! Globalement, ce sont bien nos conditions de travail et celles de vie des enfants qui se dégrade !

Il est urgent d’articuler l’exigence de moyens à un projet alternatif d’école. Nous voulons un autre budget pour une autre école, nous voulons relancer les fonctions démocratique et émancipatrice de l’école. Nous voulons éduquer, c’est-à-dire émanciper.

C ’est dans ce but que nous encourageons l’ensemble des personnels de l’éducation nationale à se réunir dès la rentrée pour décider des actions à mener. Pour l’ensemble de la CNT-FTE, il est urgent de :

- se concerter sur notre lieu et notre temps de travail pour définir les moyens dont nous avons besoin.

- se battre pour la titularisation des précaires, contractuels et vacataires, sans condition de concours ni de de nationalité !

- refuser l’application des mesures pédagogiques réactionnaires (note de vie scolaire, socle commun, nouveaux programmes du primaire, évaluations nationales, etc.)

- refuser les heures supplémentaires car les accepter, c’est cautionner les suppressions de postes !

- défendre une formation professionnelle coopérative, c’est à dire en co-apprentissage et tout au long de la carrière Lutter contre le remodelage en profondeur de notre métier à travers des orientations antipédagogiques et sécuritaires (fichiers Base-élève et Sconet, évaluations nationales, projet CLAIR, brigades d’interventions dans le secondaire, biométrie …)

L’Education n’est pas le seul secteur touché malheureusement puisque la logique de l’Etat est globale. Nous devons donc nous opposer nous opposer collectivement, sans distinction, au delà des corporatismes professionnels dans lesquels on nous contraint. Il s’agit pour toutes et tous, par une grève générale interprofessionnelle, de lutter pour travailler tous, moins et autrement, en répartissant toutes les richesses.

TOUS ET TOUTES EN GREVE POUR OBTENIR SATISFACTION DES REVENDICATIONS, DEFENDRE UN SERVICE PUBLIC DE QUALITE ET L’ENSEMBLE DES DROITS SOCIAUX DONT LES RETRAITES !

4 septembre : manif contre la haine

Article du vendredi 3 septembre 2010

Samedi 4 septembre Place Bellecour à 14h00



tract recto/verso en pdf

Retraites : ce hold up qui se prépare

Article du vendredi 3 septembre 2010



4 pages retraite en pdf

Lire le 4 pages d'analyse en ligne :

Communiqué de presse des personnels de l'Education du premier degré de Vaulx-en-Velin : grève à la rentrée

Article du jeudi 2 septembre 2010

Une centaine d'enseignants du premier degré de Vaulx-en-Velin, seront en grève jeudi 2 septembre 2010, jour de la rentrée des écoliers. Les enseignants grévistes accueilleront les parents jusqu'à 9h30, puis se réuniront en Assemblée Générale à l’école maternelle Makarenko A, de 10h00 à 11h30 avec les parents d'élèves. A midi, se tiendront une conférence de presse et un pique-nique devant la mairie de Vaulx-en-Velin. Les enseignants dénoncent encore et toujours les économies budgétaires réalisées par l'Inspection Académique du Rhône sur le dos des RASED, donc des élèves en grande difficulté. Neuf postes d'enseignants spécialisés sur tout le département du Rhône sont redéployés dans d'autres secteurs. Or, tous les besoins RASED du département doivent être couverts.

Cette journée fait suite à deux rassemblements devant l'IEN de Vaulx-en-Velin en mars et en avril, à quatre rencontres avec l'Inspectrice d'Académie, et à une journée de grève des enseignants le 8 juin. L'Inspectrice d'Académie a affirmé, pour justifier les redéploiements, que "l'apport de l'aide personnalisée dans trois circonscriptions (Vaulx-en-Velin, Décines et Jonage) est actuellement équivalent à 50 postes" dédiés à la difficulté scolaire. Depuis la première audience, les enseignants n'ont cessé de lui affirmer que l'aide personnalisée ne pouvait pas se substituer aux enseignants spécialisés des RASED. Lors de la négociation préalable au préavis de grève du 2 septembre, l'Inspectrice d'Académie a proposé de mettre à disposition, pour un an seulement, sur la circonscription de Vaulx-en-Velin, trois enseignants remplaçants et non spécialisés à la place des 3 postes RASED supprimés.

L'Inspection académique doit :

- réouvrir ces trois postes

- affecter des enseignants formés à titre définitif sur ces postes pour pérenniser l'aide spécialisée à la grande difficulté scolaire

Le nombre de places pour la formation des enseignants spécialisés doit augmenter afin de répondre aux besoins du terrain

L'enseignement spécialisé n'est pas une variable d'ajustement permettant la mise en place du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite dans le cadre de la Révision Générale des Politiques Publiques.

La CNT Education 69 est bien sûr partie prenante de ce mouvement, n'hésitez pas à nous contacter.

La CNT sera présente au Salon du livre libertaire de Cuisery (Saône-et-Loire) Dimanche 5 septembre

Article du dimanche 8 août 2010




Dimanche 5 septembre 2010 de 10 heures à 19 heures.
La librairie associative Les Chats noirs, le groupe libertaire de Saône et Loire et le groupe La Vache Noire de la Fédération anarchiste organisent la 3e édition du Salon du livre libertaire de Cuisery.

Il offrira une vitrine régionale à l’édition libertaire et de lutte. Il y aura une restauration à prix libre, une buvette, des débats, de la musique et de la poésie.

La veille, une conférence débat sur l’anarchisme sera organisée à 17 heures, elle sera suivie d'un repas festif et d'un concert d'Arsène Lupunk (sous réserve).

La CNT sera présente d'abord sous la forme d'ouvrages des Editions CNT-RP et des diverses revues de la CNT et de ses fédérations (Combat Syndicaliste, N'Autre Ecole, le réveil du Bâtiment...) que vous pourrez vous procurer particulièrement à la librairie "Les chats noirs"

et également par un débat avec Hugues Lenoir autour de son livre "Eduquer pour émanciper" paru aux Editions CNT-RP
dont nous avions signalé la parution

D'autres débats auront lieu lors du salon voir détails dans le programme ci-dessous

Adresse : Salle du temps libre, 71290 Cuisery (courriel : leperepeinard@no-log.org). Cuisery se trouve 10 kilomètres à l'est de Tournus.



Affiche

Détails du programme et horaire des différentes conférences







[Ephéméride] Le 6 août 1936, mort de Ramón ACIN AQUILUE, assassiné par les franquistes à Huesca

Article du vendredi 6 août 2010

Militant anarcho-syndicaliste, pédagogue, écrivain et artiste d'avant-garde.



Né le 30 août 1888, à Huesca (Aragon), il commence en 1908, à Zaragoza, des études de sciences, mais les abandonne un an plus tard pour se consacrer à sa vocation artistique.
Dès 1913, il s'intéresse aux idées anarchistes et prend part à Barcelone à la création de la revue "La Ira"(La Colère).
A Madrid entre 1916 et 1917, il devient l'ami de Garcia Lorca, puis il est nommé professeur de dessin à l'école normale de Huesca.




En 1918, il adhère à la C.N.T et participera aux divers congrès en tant que représentant de sa ville (Huesca) où il jouit d'une grande popularité.
En 1922, il crée une académie de dessin à son domicile où il s'inspire de la pédagogie rationaliste de Francisco Ferrer, puis plus tard des réalisations le Célestin Freinet.

Il milite également pour créer un mouvement de jeunes, et donne des cours du soir aux ouvriers et des conférences en faveur des prisonniers politiques.
Un article de soutien à l'anarchiste Juan ACHER (condamné à mort après un attentat) lui vaudra d'être emprisonné en 1924.
Sa participation à des soulèvements l'obligent ensuite à s'exiler un temps à Paris, en 1926, puis en 1931. Il donne de nombreux articles à la presse libertaire où, outre des critiques d'art ou idéologiques, il manifeste un intérêt pour l'écologie, le végétarisme, le naturisme où bien encore la défense animale.

Son oeuvre artistique est très variée : dessins, caricatures, toiles peintes (notamment une vue de Grenade), mais aussi sculptures et collages surréalistes. Ami de Buñuel, il va produire (grâce à un gros lot de loterie) son film "Terre sans pain".

En 1936, à Huesca, l'armée et la garde civile prennent part au coup d'Etat et organisent la répression. Parmi les nombreux fusillés se trouvent Ramón ACIN et sa compagne Conchita MONRAS.

(source : Ephéméride anarchiste)





Article du CIRA

Biographie en anglais

Le Monument à las Pajaritas

Anci et Bunuel "Terre sans pain"

Dessins des enfants d'un camarade sans-papiers dédicacés pour la CNT, merci à eux !!!

Article du jeudi 29 juillet 2010





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[BILLET D’HUMEUR] Ça sent les vacances !

Article du lundi 26 juillet 2010

J’en entends de plus en plus parler au boulot.
Chacun a fixé ses dates et plus ou moins ses projets. On se raconte tout ça comme si on voulait y goûter un peu avant d’y être vraiment. Et puis après, on se racontera nos vacances pour les faire durer un peu. L’un part au bled voir sa famille, l’autre aux States visiter les canyons, le troisième à la campagne dans un gîte et puis il y aura bien quelques travaux à faire chez soi ou ailleurs… mais surtout les vacances, c’est le farniente. Le bonheur du travailleur, c’est le farniente : soir, week-end, vacances. Mais, en fait, on ne fait jamais rien. Quand on voyage ou même quand on sort simplement de chez soi, on part à la découverte, on va à la rencontre, on visite, on s’ouvre. Certains profitent de tous ces instants de « farniente », ces instants hors travail pour jardiner, lire, peindre et tout autre types d’activités sportives, culturelles et associatives.

On ne peut vraiment pas dire que l’on ne fasse rien. En fait, cette sensation est dûe au fait qu’hors travail, on ne fait pas les choses sous la contrainte, dans l’obligation de travailler pour vivre, sous la domination du patron et de ses nombreux souschefs.
Non, on fait les choses librement en pouvant écouter nos désirs. Il y a dans cette soif de week-end et de vacances qu’on a tous un profond germe de la lutte des classes : l’envie de se libérer du patron, être libre ! On voit bien qu’il n’y a pas que dans le marché qu’existent la production et la création.
Tous les jours, hors du marché capitaliste, il y a de la production agricole, artistique, artisanale, de services, mais aussi culturelle, scientifique ou encore de luttes, de fraternité, d’amour… Toute la question est d’arriver à ce que le marché se vide et que toute la production humaine soit libre et desirée.
Qu’on soit en vacances toute l’année, bordel ! Et on pourra alors réapprendre à aimer le mot travail.

Au lieu de ça, nos tristes ennemis luttent sans relâche pour nous ramener vers l’esclavage. La journée de 8 heures, les congés payés, la retraite à 60 ans : tout ça, ils l’ont en travers de la gorge et ils entendent bien nous le reprendre. Il n’y a qu’à voir ce qui se passe en ce moment sur les retraites. Les patrons n’ont qu’un but : maximiser leurs profits et donc par conséquent nous payer le moins possible pour un temps de production le plus long possible. C’est une belle photographie de la lutte des classes que ce combat entre la réduction du temps de travail et la maximisation du profit. Et force est de constater qu’on perd du terrain ces derniers temps !
Alors, profitons des vacances pour nous préparer à la lutte. Faut pas qu’on laisse passer sur les retraites. Faut qu’on revienne à la rentrée regonflés à bloc pour leur foutre sur la gueule ! Profitons des vacances pour bien nous reposer avant d’attaquer une longue et dure lutte. Se reposer, ne rien faire, buller, pioncer… ça aussi c’est important. Pour le corps. Pour la tête. Se détendre, se ressourcer…
Ah, le Farniente !

Ben Sub 69

Combat Syndicaliste N°352 de juillet 2010

Article du lundi 26 juillet 2010

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Sommaire :


People & Baby
Les filles ne lâchent toujours rien !

Cinémathèque
Vague de répression

Sanitaire et social
Haro sur les conventions

Bordeaux
Bilan de la manif pro-choix

Sevelnord
La CNT met le turbo

Jurisprudence
Un point après la loi du 20 août

Billet d’humeur
Ca sent les vacances !

Coupe du monde
Pompe à fric

FAU
Un syndicat de combat !

Makhno
Textes et Mémoires

Festivals
La Belle Rouge et Résistances


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Leny Escudero "El paso del Ebro"

Article du dimanche 18 juillet 2010



Chant anarchiste de la Révolution espagnole, composé à l'origine en 1808 contre l'envahisseur français pendant la Guerre d'indépendance espagnole et réactualisé par les soldats républicains pendant la guerre civile. Chanté ici par Leny Escudero

"El Ejército del Ebro
Rumba la rumba la rum bam bam !
Una noche el río pasó,
Ay Carmela, ay Carmela.
Y a las tropas invasoras
Rumba la rumba la rum bam bam !
Buena paliza les dió,
Ay Carmela, ay Carmela.
El furor de los traidores
Rumba la rumba la rum bam bam !
Lo descarga su aviación,
Ay Carmela, ay Carmela.
Pero nada pueden bombas
Rumba la rumba la rum bam bam !
Donde sobra corazón,
Ay Carmela, ay Carmela.
Contrataques muy rabiosos
Rumba la rumba la rum bam bam !
Deberemos resistir,
Ay Carmela, ay Carmela.
Pero igual que combatimos
Rumba la rumba la rum bam bam !
Prometemos combatir,
Ay Carmela, ay Carmela."

Vente de Tee shirts en soutien à la CNT

Article du lundi 12 juillet 2010



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Tee Shirt noir logo rouge en soutien à la CNT: 10 euros

Tee shirt classique : m/l/xl

Tee shirt cintré col rond : s/m/l/xl


Tee shirts disponibles au local CNT pendant les permanences


Commandes par la poste à l'adresse :
CNT 69 - Textile - 44 rue Burdeau - 69001 Lyon

chèque à l'ordre de UD CNT 69

frais de port : 1 TS = 2.5 euros (soit 12.5 euros), 2 TS = 3.5 (soit 23.5), au delà de 2 TS = 4.50 de frais de port + TS
N'oubliez pas de préciser les tailles

Iggy Pop / Jacques Prévert : "Les feuilles mortes"

Article du samedi 10 juillet 2010

[CNT Education] Menaces sur l’éducation prioritaire : c’est CLAIR !

Article du mardi 6 juillet 2010



Nous prenons actuellement connaissance des établissements du second degré qui expérimenteront le programme CLAIR à la rentrée 2010. Ce dispositif devrait être généralisé à la rentrée 2011, dans le cadre d’une large « redéfinition de la carte de l’éducation prioritaire », pour les établissements qui en relèveraient encore. Il remplacera alors les dispositifs existants. Annoncé par Châtel lors de la clôture des « états généraux de la sécurité à l’école », ce programme encore bien flou, est supposé être une réponse aux violences mais permettra surtout d’expérimenter la gestion libérale de l’école de demain. Il comporte 3 mesures :

Recrutement direct par les chefs d’établissements

Les postes vacants et ceux qui se libèreront en cours de mouvement intra 2010 seront bloqués. Les candidats qui manifesteront leur envie d’être affectés dans ces collèges seront triés par le chef d’établissement et seront affectés en fonction du choix de celuici. Sans préciser, le ministre indique qu’ils auront « les moyens pour attirer les professeurs déterminés ». Parle-t-il de salaire au mérite ou autres formes de primes, on ne sait pas encore. Les chefs vont donc pouvoir se choisir une vraie garde rapprochée sans rendre de comptes à quiconque. Cela va dans la logique actuelle de l’augmentation de leurs pouvoirs pédagogiques comme administratifs : recrutement du personnel de vie scolaire, extension des prérogatives du conseil pédagogique, possibilité d’imposer encore plus facilement la DHG, autonomie croissante et contractualisation des établissements... Petit à petit les pièces s’assemblent et la perspective d’EPLE géré à la façon de mini-entreprises par des « managers publics » n’est plus une caricature.

Recentrage exclusif sur le socle commun.

Là encore ce que nous craignions et dénoncions de longue date à propos de ce SMIC scolaire finit par se réaliser. Pour le ministre, c’est clair, dans ces établissements concentrant le plus de difficultés « seule doit compter la validation du socle commun ». Ce n’est pas grave si cela prive ces élèves de l’accès à des connaissances inscrites dans les programmes disciplinaires mais absentes du socle ou s’ils ne connaitront les sciences humaines seulement à travers une sorte de compilation de culture générale... Le ministre doit certainement se dire que cela n’en vaut pas la peine pour finir en LP ou apprenti ? La fameuse « égalité des chances » est toujours plus un mythe et l’école à plusieurs vitesses, une réalité...

Installation d’un « préfet des études » par niveau

Sorte de « super CPE », il sera responsable de la vie scolaire et du suivi personnalisé des élèves pour un niveau donné. Cela pose un certain nombre de questions. Quel statut pour ces personnels ? CPE, professeurs volontaires déchargés ou payés en heure sup’ voir carrément nouveaux personnels précaires à l’instar des « médiateurs de la réussite scolaire » recrutés en CAE en 2009 ? Quelles relations avec les personnels en place (CPE, PP...) alors qu’il est dit qu’ils auront « l’entière responsabilité sur le plan pédagogique et éducatif » de leur niveau respectif ? La Vie Scolaire aurait surtout besoin de plus de stabilité et de statuts décents pour ses personnels dont la situation ne cesse de se dégrader depuis la fin des MI-SE. Ajouter une couche au mille-feuille ne ferra donc pas forcement du bien... Pourquoi ne pas tout simplement acter la nomination d’un CPE par niveau dans ces établissements ? En parallèle à ces mesures phares, le ministère annonce pour les CLAIR, une plus grande liberté dans l’organisation et les horaires, dans le projet pédagogique, ainsi qu’une ouverture à « l’expérimentation ». Pour nous il ne s’agit là que d’un trompel’oeil. En effet quelle réelle innovation pédagogique est possible dans le cadre tronqué du socle commun et d’une autonomie qui ressemble plus à une dictature managériale du chef d’établissement qu’à de l’autogestion !?

Sans oublier bien sûr la grève, les pistes de résistance sont multiples : boycott du conseil pédagogique, refus de remplir les livrets de compétence du socle commun, refus collectifs de toute individualisation des objectifs par les chefs d’établissements, refus de la contractualisation des moyens... Tous ces actes de « sabotage » pédagogique et administratif n’auront bien sur de sens et de poids que si ils sont décidés collectivement à l’échelle des établissements voir coordonnés au sein des bassins ou réseaux. Nous encourageons la création rapide d’intersyndicales ou collectifs locaux pour mobiliser sur ces questions.

Pour la CNT- FTE, c’est donc CLAIR, il faut mettre en échec cette nouvelle attaque contre l’éducation prioritaire, non seulement dans la centaine de bahuts concernés dès 2010 mais aussi avec le soutien de tous ceux qui seront touchés en 2011.

Tract en pdf

[CNT Archeologie] La Précarité ne se négocie pas ! Elle se combat !!

Article du mardi 6 juillet 2010



Après 6 mois de mise en place, les dysfonctionnements du contrat d’activité se multiplient.

Après la forte mobilisation des agents au début de l’année 2010, les salariés précaires ont obtenu le simple respect de leur droit au chômage dont ni le ministère, ni l’Inrap n’avait jugé bon de respecter. Le contrat d’activité serait enfin reconnu par le Pôle Emploi sous forme d’un … CDD !!?

Nous ne reviendrons pas sur les très gros problèmes administratifs liés à l’utilisation et à la gestion du Contrat à Durée Approximative. La surcharge de travail, pour le personnel administratif, liée aux lourdeurs d’utilisation du CDA. La mise en place d’un travail à la tache par le découpage des activités de l’archéologue. En plus d’être une remise en cause des savoirs-faires et des connaissances des archéologues, il entraîne un nombre infini de cas de dysfonctionnement pour les affectations des archéologues précaires, le calcul de leurs congés, le renouvellement de leurs contrats, leur participation à la post-fouille pendant la phase terrain, etc...

Un nouveau problème de taille : le NON PAIEMENT de l’indemnité de précarité.

Cette indemnité est perçue à la fin du contrat par tous les salariés précaires (si l’agent ne s’est pas fait virer ou bien n’a pas démissionné). Elle correspond à 1/24e du salaire net perçu lors de la durée de ce contrat. Sur la base d’un salaire net mensuel de 1200€, cela donne 50€ à multiplier par le nombre de mois du contrat. On nous a imposé ce contrat flexible et vendu la prime de précarité comme une véritable avancée sociale. Mais, après 6 mois d’utilisation du contrat précaire, personne n’a vu la couleur de la prime.

A la question du non paiement de cette prime, la CNT s’est vu répondre par la DRH que l’Inrap n’avait pas l’argent pour la payer !!!! Non content de pouvoir abuser des travailleurs précaires, l’Inrap se paye également le luxe de ne pas les payer ??? Encore un « oubli » comme celui, inadmissible, de ne pas avoir transmis le statut du CDA à l’Unedic ?

Cette prime est un droit et un recours au Tribunal Administratif sera envisagé si l’Inrap continue à se croire au-dessus des lois. Afin de faire valoir leur droit, nous demandons aux agents de garder les traces des difficultés financières qu’aurait pu entrainer le non-paiement de cette indemnité.

La CNT-Inrap exige :

- Le paiement de la prime de précarité.
- La suppression du contrat d’activité.
- La requalification de tous les contrats précaires (CDD/CDA) en CDI.

FACE A LA PRECARITE NE RESTE PAS SEUL(E), SYNDIQUE-TOI !!

Pour contacter la section CNT-Inrap : cnt@inrap.fr ou secteur-archeologie@cnt-f.org

[Ephémeride] 5 juillet 1940 : mort de Carl EINSTEIN

Article du dimanche 4 juillet 2010



Le 5 juillet 1940, mort de Carl EINSTEIN, à Betharram (Pyrénées Atlantiques).

Poète, écrivain, historien d'art et combattant anarchiste.

Juif allemand, il naît le 26 avril 1885 à Neuwied (Allemagne). En 1918, il prend part à la révolution spartakiste. Passionné par l'art, il fréquente les milieux artistiques et devient un représentant du mouvement expressionniste en Allemagne, où il fait découvrir Picasso, le cubisme, mais aussi l'art africain. Son oeuvre "L'Art du 20e siècle" publiée en 1926, révolutionne la façon d'aborder la peinture et les Arts Plastiques.

En 1928, il s'installe en France et fonde avec Georges Bataille et Michel Leiris la revue "Documents". Epris de liberté et profondément révolté, en 1936, il part en Espagne, avec d'autres compatriotes comme Helmut Rudiger combattre dans les rangs de la C.N.T anarchiste. Il s'intègre au sein du Groupe international de la Colonne Durruti, mais il est blessé durant les combats. Il est à Barcelone, le 22 novembre 1936, pour prononcer l'oraison funèbre de Durruti.

La guerre terminée, il passe les Pyrénées et se retrouve interné dans les camps du sud de la France avec les combattants antifascistes et la population espagnole fuyant les exactions des troupes franquistes. En 1940, sans illusions sur ce qui l'attend s'il tombe aux mains des nazis, il se donne la mort en se jettant dans le Gave de Pau. Une stèle dans le cimetière de Boel-Bezing (Pyrénées Atlantiques) rappelle son combat pour la liberté.

"Où que pénètre la Colonne, on collectivise. La terre est donnée à la communauté, les prolétaires agricoles, d'esclaves des caciques qu'ils étaient, se métamorphosent en hommes libres. On passe du féodalisme agraire au libre communisme."
Extrait de l'oraison à Durruti.

Lire sa biographie écrite par Liliane Meffre (publiée en 2002): Carl Einstein,1885-1940. Itinéraires d'une pensée moderne.


Tiré de http://www.ephemanar.net


Pour en savoir plus :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Carl_Einstein

http://plusloin.org/acontretemps/n13/AC13PorreEinstein.pdf

http://raforum.info/dissertations/spip.php?article132

http://www.universalis.fr/encyclopedie/carl-einstein/

http://agoras.typepad.fr/regard_eloigne/carl_einstein/