CHÔMAGE, POLLUTION, MISERE, REPRESSION, EXPLOITATION...
LE CAPITALISME, C'EST LA CRISE !

[Voisinage] Procès pour rebellion à Grenoble le 4 septembre

Article du vendredi 28 août 2009

nos camarades Xavier (militant CNT Isère) et Patrice passent en procès le vendredi 4 septembre 2009 à partir de 14h00 ; cela, suite à une plainte déposée par les forces de police pour « rebellions », « coups et blessures sur agents »(sic), « refus de prélèvement d’ADN ». Cela fait suite à la manifestation du 1er mai 2009, à Grenoble, où la BAC, au parc Paul Mistral, en fin de manifestation, a interpellé et violenté nos camarades (voir l'article).

Le procès se tiendra au tribunal de Grenoble, place Firmin Gautier (derrière la gare de Grenoble), rendez –vous à 13h30 à l’entrée du tribunal.

Soyons nombreux au procès : un coup contre l’un d'entre nous, est un coup contre tous ! à faire tourner dans les syndicats si possible...


Communiqué de presse :

Les organisations soussignées dénoncent les dérives des forces de l'ordre à l'occasion de la manifestation du 1er mai 2009 à Grenoble. Ces dérives consistent en : - provocation policière aux abords de la manifestation et à l'entrée du parc P.Mistral. - arrestation arbitraires de manifestants et syndicalistes. - plainte pour rébellion à l'encontre des personnes arrêtées.

Nous condamnons la situation de tension créée volontairement par les forces de l'ordre et exigeons l'abandon pur et simple des poursuites éventuelles à l'encontre des personnes interpellées.

Premiers signataires :
UD CNT 38, Verts 38, NPA 38, CGT Euriware, ATTAC 38, CIIP, etc.

Grève générale en Kanaky !

Article du lundi 17 août 2009

La CNT salue la lutte de nos camarades de l'USTKE (Union syndicale des travailleurs kanaks et des exploités) qui ont appelé à la grève générale à partir du 27 juillet. Celle-ci s'est développée au fil des jours en prenant la forme de blocages d'axes routiers stratégiques (blocage de la seule route menant au sud du pays pendant 2 jours, blocage du port autonome empêchant la sortie de diverses matières premières nécessaires à l'économie et blocages de la zone commerciale et industrielle de Nouméa) en réponse à la violence policière importante, notamment au cours des premiers jours, et à la volonté de pourrissement d'Aircal (Air Calédonie, société de transport aérien desservant les îles de nouvelle Calédonie) qui refusait de signer un protocole d'accord de fin de conflit. En effet au cours des premiers mois de l'année, les salariés d'Aircal ont fait 3 mois de grève suite au licenciement abusif d'une employée. Cette affaire doit passer en jugement devant le tribunal du travail dans les prochains mois.

Après plus d'une semaine de lutte déterminée, L'USTKE a réussi à imposer la signature du protocole d'accord au patron d'Aircal. La grève a été levée mais des actions se poursuivront dans les prochains jours, notamment avec une grande marche le 22 août, pour exiger la libération de Gérard Jodar (président de l'USTKE) et de 6 autres militants emprisonnés depuis le 29 juin suite à une action fin mai dans le cadre du conflit avec Aircal.

La CNT réclame la libération immédiate de tous les militants syndicaux emprisonnés.

VIVE LA GREVE GENERALE!

VIVE L'USTKE!



plus d'infos ici

Quelques photos prises sur place par des camarades lyonnais :





Article de Charlie Hebdo sur la CNT (N°892 du 22 juillet 2009)

Article du lundi 17 août 2009



Voilà le nouveau danger, les nouveaux loups qui menacent la République. Ils sont environ 5000, ils n'hésitent pas à en découdre avec les forces de l'ordre si nécessaire, et, n'en doutons pas, ils vont faire trembler l'État!

Eux, c'est ceux de Vignoles. On dit « les Vignoles ». du nom de la rue du XXe où ils se sont installés. Les Vignoles, donc, mettent la police sur les dents. Ils seraient partout, plus nombreux, bien plus nombreux qu'on ne l'imagine, gangrèneraient les manifs les plus pacifiques, seraient derrière les mouvements les plus « extrémistes ». Pas plus tard que le 13 juillet dernier, les forces de l'ordre les ont rendus responsables des heurts violents survenus à Montreuil lors de l'évacuation d'un squat. Diantre. Voilà qui vaut une petite explication.
Les Vignoles. c'est en fait la CNT, Confédération nationale du travail, fondée en 1946 par des militants espagnols en exil de la Confederacion Nacional del Ttabajo. L'organisation est syndicale, l'objectif reste encore aujourd'hui le communisme libertaire. La CNT connaît diverses scissions et demeure assez largement groupusculaire jusque dans les années 90.

La bombe de la grève générale
Paradoxalement, l'année 1993, qui voit le mouvement connaître une nouvelle et importante scission, est aussi celle du renouveau. Unité de la CNT se fracasse sur la délicate question des élections professionnelles faut-il ou non y participer pour s'implanter dans des entreprises où la situation des salariés est tendue, précaire, marquée par la violence ? Pourquoi pas, répond une partie de l'organisation, qui ne s'inter dit pas non plus des actions au sein d'intersyndicales, tandis que l'autre campe sur une position de non-partici. pation absolue. Le point de divergence est tout sauf anecdotique, et se traduit par l'exclusion des « participationnistes ». Il y a donc désormais les « Vignoles » et la CNT-AIT.
Exclus, les Vignoles développent leurs liens avec d'autres syndicats européens proches de leurs idées, comme la CGT espagnole ou la SAC suédoise. Ils sont également très proches des SCALP (Section carrément anti-Le Pen) depuis le milieu des années 8o et s'impliquent fortement dans le mouvement de soutien aux sans-papiers. Leurs choix leur réussissent plutôt sur le plan de l'audience, puisque c'est précisément dans ces années-là que la CNT attire pas mal de jeunes et de nouuveaux militants, à travers le combat contre le CIP du gouvernement Balladur (1994), le mouvement contre la réforme Juppé (1995) ou encore la mobilisation contre le CPE (2006) ou la loi d'autonomie des universités, dite loi LRU (2008). Implantée sur tout le territoire, la CNT est présente dans le monde de l'éducation, écoutée des étudiants, des chercheurs, des lycéens et des salariés de université.
La CNT fait-elle l'apologie dé la violence ? L’« action directe », revendiquée par la CNT, c'est la grève générale, dont les anarchistes s'étaient faits les apôtres juste avant la Première Guerre mondiale, le boycott, le sabotage. mais aussi les grèves gestionnaires, comme celle de Lip, véritable référence de la pensée politique anarchiste. La violence n'est pas mythifiée, elle fait simplement partie des moyens de lutte.
À tous ceux qui gobent le discours du moment sur le « danger anarchiste » (après « le danger NPA »!), on rappellera que, de tous les mouvements sociaux et politiques qui ont traversé le siècle, il n'en existe pas un qui ait été moins meurtrier...

ANNE-SOPHIE MERCIER



note du blog : l'article est livré ici tel quel et représente l'avis de son auteure, néanmoins nous invitons le lecteur qui souhaiterai avoir une vision plus précise de ce qu'est la CNT à lire les articles de la rubrique "Syndicalisme" du présent blog